1326

# S T #

8897

MESSAGE du

Conseil fédéral à l'Assemblée fédérale concernant l'ouverture de crédits d'ouvrages pour des bâtiments des postes, téléphones et télégraphes à Baie, Berne, Genève, Horgen, Lugano, Lucerne, Mendrisio et Münchenbuchsee, et pour l'achat d'immeubles à Saint-Gall et Urdorf (Du 29 novembre 1963)

Monsieur le Président et Messieurs, Nous avons l'honneur de vous soumettre un message collectif concernant l'ouverture de crédits d'ouvrages pour a. Des bâtiments des postes et des télécommunications, à savoir: Bâtiments des postes, téléphones Berne et télégraphes Miinchenbuchsee Bâtiments des postes Genève-Cornavin Genève-Plainpalais (agrandissement) Mendrisio Bâtiments des téléphones Bâle-Wallstrasse Horgen Lugano-Viganello Lucerne-Tribschen b. L'achat d'immeubles à

Saint-Gall (St. Leonhardstrasse) Urdorf

En 1962, le produit de l'exploitation de l'entreprise des postes, téléphones et télégraphes a été d'environ 1,55 milliard de francs et le bénéfice net de 71,5 millions dé francs. Ce résultat, fruit du travail de 40 000 agents, est obtenu aussi grâce à l'emploi d'installations techniques d'une valeur d'achat de 3,6 milliards de francs.

1327 Parmi ces installations, les équipements d'exploitation représentent plus de 2,8 milliards de francs, les véhicules 223 millions, le mobilier, machines et appareils 71 millions et les immeubles 49.9 millions de francs. Le développement des installations se maintient à un niveau élevé, et les investissements à cet égard ont été de 65 millions de francs plus élevés que l'année précédente.

En 1962, l'augmentation brute a atteint 423 millions de francs, dont 331 millions pour des installations d'exploitation des télécommunications, presque 22 millions pour des véhicules, 7,5 millions pour du mobilier, des machines et appareils et 63 millions pour des immeubles.

Seul un tel développement permet aux installations de l'entreprise des postes, téléphones et télégraphes de suffire aux exigences techniques et économiques et de faire face au trafic qui, de 1957 à 1962, s'est accru dans les proportions suivantes : Aux télécommunications -- le nombre des raccordements a passé de 909 000 à 1 228 000, -- le nombre total des conversations taxées de 995 à 1399 millions, -- le nombre des communications télex de 4,4 à 9,7 millions.

A la poste, durant la même période, -- le nombre des voyageurs a passé de 24,7 à 28,7 millions, -- celui des objets de correspondance de 1418 à 1863 millions, -- celui des colis de 89 à 103 millions, -- le mouvement de fonds du service des chèques de 163 à 256 milliards de francs.

L'étendue des investissements de l'entreprise est dictée dans une large mesure par l'essor de l'économie générale. Au contraire de l'économie privée, qui peut stabiliser la production et, par exemple, refuser des commandes, les postes, téléphones et télégraphes sont tenus, envers chacun, d'assurer dans leur domaine les prestations imposées par la loi et, pour ce faire, de développer en conséquence leur appareil de production.

Ralentir le développement des installations d'exploitation aurait de graves conséquences pour les télécommunications et la poste. Relevons par exemple que, du 1er janvier 1962 au 30 juin 1963, c'est-à-dire en un an et demi, le nombre des personnes attendant une installation téléphonique a passé de plus de 7000 à 30 000, bien qu'en 1962 l'entreprise ait procédé à 70000 nouveaux raccordements et installé 113 000 nouveaux postes téléphoniques, chiffres jamais atteints jusqu'ici. Les installations des câbles, des centraux et des centres interurbains doivent, elles aussi, être constamment développées, faute de quoi elles ne pourraient faire face ni au trafic local, qui augmente chaque année de 5 à 6 pour cent, ni au trafic interurbain, dont le volume s'est accru de 9pour cent, c'est-à-dire de50 millions de conversations.

1328 La poste, qui a besoin d'un nombreux personnel, souffre non seulement d'une grave pénurie d'agents, mais encore d'une insuffisance de locaux et d'installations à laquelle il convient de remédier si l'on ne veut pas que, jointe à la carence de personnel, elle ne nuise à la qualité du service postal.

Il conviendrait donc de permettre à l'entreprise des postes, téléphones et télégraphes de réaliser le plus rapidement possible les présents projets, qui tous sont urgents. La construction de bâtiments et l'établissement d'installations techniques est de toute façon souvent retardée parce que la situation du marché de la construction ne permet de satisfaire que successivement aux nombreux besoins. C'est pourquoi, après un choix sévère, seuls les projets les plus urgents sont soumis aux chambres. En établissant le programme d'exécution on cherchera à étaler le plus possible la mise en chantier des différents ouvrages.

Les projets ont été élaborés par la direction des constructions fédérales ou, à sa demande, par des architectes privés, en collaboration avec la division des bâtiments de l'entreprise des postes, téléphones et télégraphes et ses services d'exploitation.

  1. Bâtiment des téléphones à Bâle-Wallstrasse A Baie, les services des télécommunications ont besoin de locaux pour: -- trois centraux locaux à 10 000 raccordements chacun, -- l'établissement d'un second centre téléphonique interurbain, destiné à décharger les installations du bâtiment de la poste principale, qu'il est impossible d'agrandir, -- la centralisation des services de construction, d'exploitation et d'administration de la direction d'arrondissement des téléphones, logés actuellement au «Weisses Haus», à la poste principale et à la Zwingerstrasse.

Ces constructions sont nécessaires en premier lieu du fait de l'augmentation du trafic qui, pour le groupe de réseaux de Baie, révèle les données suivantes :

Raccordements principaux Postes téléphoniques . . .

Conversations locales, en Conversations interurbaines de sortie, en millions . . .

Recettes des conversations, en millions de francs . . .

1940

1950

1960

1962

Indice 1962 1940 = 100

27 512 47 442

51 895 89 677

101 625 167 844

113735 187 435

413 395

21,1

47,2

74

77,4

367

10,6

18,7

39,8

47,5

448

6,7

15,1

28,9

35,3

527

1329 Le réseau urbain de Baie compte 92 000 raccordements d'abonnés et 152 000 postes téléphoniques rattachés à sept centraux locaux, un central de quartier extérieur et trois sous-centraux. Au réseau rural sont raccordés 22 000 abonnés avec 35 700 postes téléphoniques ; ils sont reliés par neuf centraux nodaux et 19 centraux terminus au central principal de Baie et par celui-ci au reste de la Suisse et à l'étranger. Baie est un centre tête de lignes important pour la correspondance avec l'Allemagne, la France et les pays nordiques.

Les installations de télécommunication les plus importantes du groupe de réseaux de Baie se trouvent -- exception faite des centraux locaux -- dans le bâtiment principal des postes à la Rüdengasse. Sont logés dans ce bâtiment : -- la station publique desservie avec l'office de dépôt des télégrammes -- les centraux automatiques locaux de Safran II et III avec 20000 organes de raccordement -- le central international manuel avec ses équipements auxiliaires -- le service des renseignements -- les équipements du service international semi-automatique -- les équipements du service interurbain pour la correspondance du groupe de réseaux 061 avec le reste de la Suisse -- la station amplificatrice pour le service interurbain et international et la téléphonie multivoie -- le central principal pour la correspondance avec les centraiix ruraux -- les installations d'énergie, batteries et autres équipements auxiliaires.

Le bâtiment de la poste principale de Baie a été construit en 1853 ; il fut transformé et agrandi entre 1875 et 1880 et abrita pendant longtemps les services d'exploitation et d'administration de la poste, du téléphone et du télégraphe. Depuis 1908, la plupart des services postaux ont dû céder la place au téléphone; en 1964, lorsque le service des chèques postaux aura à son tour abondonné le bâtiment, seul l'office de dépôt de Baie 1 y demeurera encore. Mais les télécommunications ont, elles aussi, commencé il y a déjà 43 ans à loger leurs services à d'autres endroits : -- 1920 Transfert de l'office téléphonique, avec le magasin du matériel et le service de construction, au «Weisses Haus», Rheinsprung 18 -- 1947 Transfert de l'office télégraphique dans des locaux du central de quartier Gundeldingen --- 1948 Début de la décentralisation des raccordements d'abonnés locaux (central de quartier Gundeldingen) -- 1950 Etablissement du central de quartier Morgartenring -- 1953 Etablissement du central de quartier Kleinbasel

1330 -- -- -- --

1954 Transfert du service des dérangements à la Zwingerstrasso 1958 Etablissement du central de quartier St. Jakob 1959 Etablissement du central de quartier St. Johann 1963 Etablissement du central de quartier Binniiigen Entre 1956 et 1958, une construction de six étages fut édifiée dans la cour de la poste principale, afin de permettre de répondre aux besoins du service interurbain et international en plein développement. Aucune possibilité d'agrandissement n'existe depuis lors à la Rudengasse.

Bien qu'on ait continué à décentraliser les raccordements locaux, on ne put mettre hors service et démolir que le contrai Safran I parmi les trois centraux Safran de 10 000 raccordements chacun. Il est urgent de remplacer les 20 000 autres unités de raccordement, car ces centraux sont techniquement vieillis et des locaux sont nécessaires pour les équipements du service international (sélection directe par les abonnés). La qualité d'exploitation des centraux Safran laisse à désirer; en outre, il n'est pas possible de les adapter au grand trafic des abonnés urbains, ni à la future correspondance internationale automatique. Alors que l'installation Safran III doit être remplacée le plus tôt possible par un central «Cité» installé dans le même bâtiment, des locaux doivent être aménagés hors de la poste principale pour les raccordements de Safran II.

Les 2492 circuits d'entrée et de sortie des centraux interurbains automatiques I et II peuvent être portés à 3272 et suffiront probablement jusqu'en 1969. De nouveaux équipements seront alors nécessaires. De surcroît, certaines parties d'installations affectées de dérangements devraient être remplacées le plus tôt possible, ce qui ne peut se faire que par étapes avec des équipements plus grands installés dans un nouveau bâtiment.

La station amplificatrice doit également être agrandie, car on ne peut plus monter tous les circuits et amplificateurs qui seront nécessaires pour les installations interurbaines et internationales dans le bâtiment de la poste principale.

L'extension du central rural principal est plus urgente encore; les 1818 circuits d'entrée et de sortie qui existent aujourd'hui l'occupent entièrement et la place manque pour l'agrandir. Des équipements supplémentaires doivent être à disposition dans de nouveaux locaux en 1968 au plus tard.

Le service
technique prenant plus d'importance, un plus grand nombre de locaux accessoires sont nécessaires (ateliers de mécanique et bureaux pour le personnel technique). Le départ de l'office de chèques procurera un certain allégement, mais les installations occuperont la plus grande partie des locaux libérés.

Le manque de place ne concerne pas seulement les installations techniques montées dans le bâtiment de la Rüdengasse ; le « Weisses Haus » acquis

1331 il y a 43 ans ne suffit plus depuis longtemps à loger les services de la direction d'arrondissement des téléphones. Dans l'arrondissement de Baie, les augmentations suivantes ont été enregistrées depuis 1940 : -- raccordements principaux, 313 pour cent (de 27 500 à 114 000), -- recettes des conversations, 426 pour cent (de 6,7 à 35,3 millions de francs), -- concessions de radiodiffusion, télédiffusion et de télévision, 191 pour cent (de 58 000 à 168 000), -- véhicules à moteur, 452 pour cent (de 21 à 116), -- notes d'affaires, 229 pour cent (de 1198 à 3942).

En regard, l'augmentation du personnel de 115 pour cent (807 agents au lieu de 376), apparaît modeste. Elle met cependant les services des télécommunications en face de problèmes difficiles à résoudre. Le «Weisses Haus» a été transformé plusieurs fois depuis 1920 et, en 1954, le transfert des garages et des magasins a libéré un certain nombre de locaux; toutefois la surface disponible pour les bureaux est restreinte. Les locaux aménagés dans ce bâtiment de style rococò sont certes plaisants, mais peu rationnels pour une administration en constant développement.

Il résulte des nombreuses expertises faites par la direction générale des postes, téléphones et télégraphes que seul un nouveau bâtiment permettra de satisfaire aux besoins croissants des services administratifs et techniques des télécommunications à Baie, car ni le bâtiment de la poste principale ni le «Weisses Haus» ne peuvent être agrandis.

En décembre 1961, le demi-canton de Baie-Ville céda aux postes, téléphones et télégraphes un immeuble bien situé à la Wallstrasse, en échange du «Weisses Haus». Les valeurs prises pour base de l'échange sont les suivantes : Fr.

-- Immeuble delà WaUstrasse 1792,5 m 2 -- «Weisses Haus» 1374 m 2 avec les bâtiments Rheinsprung 18 ainsi que Martinsgasse 3 et 5 Différence payée au demi-canton de Baie-Ville . . . .

2600000 1 820 000 780 000

Sur le terrain de la Wallstrasse, en face de l'Elisabethenschanz, où se trouvent deux anciens bâtiments qui vont être démolis, on pourra édifier un bâtiment d'exploitation et d'administration pour les services des télécommunications de Baie. La répartition suivante est prévue : Sous-sol: 5 étages occupant toute la surface de la parcelle 1 entresol en forme de galerie dans la halle du garage Bâtiment Bollwerk : rez-de-chaussée, 6 étages et construction pour les moteurs d'ascenseurs

1332 Bâtiment Wallstrasse : rez-de-chaussée, 4 étages et 1 attique Cour: construction d'un étage pour cantine avec courjardin L'ensemble sera utilisé de la manière suivante: 5e sous-sol : Cave pour câbles Centrale diesel Transformateurs et distribution du courant fort Centrale de chauffage Abris antiaériens 4e sous-sol : Station amplificatrice Répartiteur principal Locaux pour batteries 3e sous-sol : Equipements interurbains Central local I Atelier Centre de climatisation e 2 sous-sol: Equipements interurbains Central local II Centre de la poste pneumatique Centre de climatisation 1er sous-sol : Central local III Remise pour 17 véhicules Vestiaires Centre de climatisation Entresol : Remise pour 10 véhicules Remise pour bicyclettes et scooters Rez-de-chaussée: Halle des guichets de la direction d'arrondissement des téléphones Locaux de repos du personnel Magasins Cantine de 120 places 1er à, 4e étages : Bureaux d'exploitation et d'administration de la direction d'arrondissement des téléphones 5e étage : Bureaux de la direction d'arrondissement des téléphones, 2 logements de service (attique) 6e étage : Bureaux de la direction d'arrondissement des téléphones (bâtiment du Bollwerk seul) Le Conseil d'Etat de Baie-Ville a donné son assentiment de principe à la construction projetée et accordé les autorisations nécessaires.

1333 Le nouveau bâtiment pourra abriter des centraux de quartier comptant ensemble 30 000 numéros. Les locaux que libérera à la poste principale le transfert du central Safran II sont destinés à des équipements du service international manuel et automatique ; ceux de la Zwingerstrasse serviront à l'agrandissement du service télégraphique (télex), qui s'impose depuis longtemps.

Pour les installations interurbaines, la répartition entre deux emplacements et le montage d'équipements dans des sous-sols efficacement protégés procureront une décentralisation et une sécurité bienvenues. Le coût de la plupart des câbles de jonction nécessaires pourra être maintenu assez bas, la distance entre les bâtiments de la Rüdengasse et de la Wallstrasse n'étant que de 750 m. Dans le nouveau bâtiment pourront aboutir 6900 circuits d'entrée et de sortie du service interurbain, alors que la poste principale n'en peut recevoir que 5090. Quatre cents agents pourront travailler dans le nouveau bâtiment lorsqu'il sera complètement achevé.

Les frais de construction seraient les suivants, d'après les calculs détaillés de l'architecte privé et de la direction des constructions fédérales : Fr.

-- Frais de construction en général dont la plus grande partie concerne -- Terrassements, maçonnerie, crépissage . . .

-- Bétonnages -- Clôture de la fosse et isolations contre l'eau de fond -- Constructions en métal -- Installations électriques -- Installations d'aération et de climatisation . .

-- Divers et imprévu -- Démolitions -- Galeries pour câbles -- Travaux d'entourage et clôtures Le crédit nécessaire s'élève ainsi à

16450000 Fr.

1 543 557 4 317 867 1 499 250 1 408 778 1 229 870 1 151 000 875 043 13 956 831 294 204 750 17 500 000

2. Bâtiment des postes, téléphones et télégraphes sur la gare postale de Berne Par message du 1er novembre 1960, nous vous avons proposé d'ouvrir un crédit d'ouvrage de 55,5 millions de francs pour la construction, à la gare de Berne, de bâtiments postaux d'exploitation, comprenant le bâtiment transversal au-dessus des voies, la plate-forme, l'office de dépôt à la Bogenschützeiistrasse, le bâtiment administratif et la gare postale. Le 16 décembre 1960, vous avez accordé le crédit; actuellement, tous ces bâtiments sont on construction.

1334 Selon le message, les frais de construction comprenaient un montant de 6 268 200 francs destiné à la gare postale, qui se situera à l'ouest de la Schanzenstrasse, sur l'ancien terrain des services du gaz et des eaux de la commune de Berne. Nous avons relevé à ce sujet qu'il était prévu de construire au-dessus des voies de la gare postale une plate-forme qui pourrait plus tard porter des constructions permettant une utilisation plus complète de ce terrain coûteux.

La gare postale sera distribuée de la manière suivante : 2e sous-sol: abris antiaériens entrepôt archives ateliers réserve pour le trafic des fêtes Un large passage sous la Schanzenstrasse permet une liaison directe avec le 2e sous-sol du bâtiment postal de la Bogenschutzenstrasse er 1 sous-sol : caves et entrepôts pour le bâtiment à construire sur la gare postale Liaison avec le 1er sous-sol du bâtiment de la Bogenschutzenstrasse par le passage sous la Schanzenstrasse Rez-de-chaussée: gare postale, avec voies et quais (au niveau des voies) Un large passage sous la Schanzenstrasse assure la liaison avec les services d'exploitation de la Bogenschutzenstrasse (dépôt des envois en nombre) et les services du bâtiment transversal (offices des colis et des lettres) Dans notre message du 26 février 1963 concernant l'ouverture d'un crédit d'ouvrage en vue de l'achat de terrain et de la construction d'un bâtiment pour la direction générale des postes, téléphones et télégraphes, la question du rehaussement de la gare postale avait déjà été examinée avec soin. Nous relevions que ce bâtiment était d'une grande importance pour le logement futur des services administratifs des postes, téléphones et télégraphes et pour l'agrandissement ultérieur des services postaux; nous ajoutions que le message serait remis aux chambres ultérieurement, car le projet n'était pas tout à fait au point.

Ce projet est maintenant élaboré. Il prévoit d'édifier sur la plate-forme de béton déjà autorisée une construction avec structure en acier, comprenant un étage pour l'exploitation, d'une superficie de 2872 m 2 , surmonté de quatre étages de bureaux, d'une superficie de base de 1415 m2. Afin d'obtenir l'espace voulu entre le bâtiment et les immeubles voisins, les quatre étages supérieurs ont dû être déplacés vers le nord, de sorte qu'ils avancent d'en-

1335 viron 6 mètres sur le terrain des chemins de fer fédéraux, en surplombant la première voie.

Le bâtiment des bureaux se compose de quatre étages rectangulaires, de 70 m de long et de 20 m de large ; le quatrième étage comprendra aussi un logement de service de 4 pièces. Les bureaux seront séparés par de légères parois mobiles qui permettent en tout temps de distribuer la place selon les besoins. Dans le bâtiment, on pourra installer quelque 300 places de travail pour les services administratifs.

Les bâtiments édifiés au-dessus de la gare postale seront pourvus d'un chauffage à eau chaude, alimenté, comme les bâtiments de la Schanzenstrasse et de la Bogenschutzenstrasse, par l'installation de chauffage à distance de la ville de Berne.

Sur la plate-forme on a prévu 24 places de parcage pour automobiles et 16 places pour scooters à l'intention des visiteurs. Les véhicules du personnel trouveront place dans le premier sous-sol de la gare postale, accessible depuis la Bogenschutzenstrasse par une rampe et par le passage sous la Schanzenstrasse.

Malgré de nombreuses difficultés et la complexité des problèmes à résoudre -- construction de la gare et du pont de la Schanze, voies ferrées, problèmes statiques, voie industrielle à la Merkurgässchen, etc. -- il a été possible d'élaborer un projet bien équilibré, qui complète de manière idéale les constructions postales à l'est de la Schanzenstrasse. On peut néanmoins se demander pourquoi les postes, téléphones et télégraphes construisent ce bâtiment maintenant déjà.

Ce sont d'abord des motifs d'ordre architectonique, car toutes les questions du rehaussement de la gare postale doivent être résolues avant la construction de cette gare. La position des éléments porteurs doit, par exemple, tenir compte de l'emplacement du quai et des installations techniques de la gare postale ; la grandeur de la construction influe aussi sur les dimensions des éléments porteurs et des fondations. Il importe donc de connaître la position du bâtiment sur la plate-forme, le nombre des étages et les charges utiles. La disposition du bâtiment influe à son tour sur le nombre et la grandeur des évidements à ménager sur la plate-forme pour les installations techniques, les monte-charge, les cages d'escaliers, les ascenseurs et les installations sanitaires. Coordonner la construction du bâtiment supérieur à celle de la gare postale est organiquement et financièrement nécessaire, afin d'éviter des difficultés. Selon les calculs de la direction des constructions fédérales, le fait de différer la construction du bâtiment supérieur entraînerait un surcroît de frais de plus d'un demi-million de francs. Si à ce moment-là, la nouvelle voie des chemins de fer fédéraux était en service, les mesures de sécurité nécessaires occasionneraient de nouvelles difficultés et de nouveaux frais.

1336 Le nouveau bâtiment doit aussi contribuer à parer aux besoins de place des services administratifs jusqu'au moment où le bâtiment de la direction générale sera terminé, ce qui ne sera guère le cas avant 1969. Comme la direction d'arrondissement des téléphones doit quitter ses locaux du fait de la transformation de la gare de Berne, le manque de bureaux qui en résultera -- 1700 m 2 au moins -- pourra être couvert par le nouveau bâtiment qui, grâce à la construction choisie, sera terminé en 1966 déjà, à la condition toutefois que les travaux ne doivent pas être interrompus après l'achèvement de la gare postale.

A longue échéance toutefois, c'est à Berne que les besoins en bureaux administratifs sont les plus pressants. Dans le message du 26 février 1963, nous avons relevé que la direction générale des postes, téléphones et télégraphes pourrait, pour des décennies, loger ses services administratifs dans le nouveau bâtiment près du Rosengarten et dans ses propres immeubles à la Viktoriaplatz et à la Speichergasse 6, à condition cependant que puisse être réalisée la construction d'un bâtiment administratif et d'exploitation sur la plate-forme de la gare postale. Car, indépendamment des services de la direction générale, la direction d'arrondissement des téléphones, le service du matériel et Radio-Suisse ont besoin de bureaux dont la superficie passera de 4700 m 2 en 1968 à 6100 m 2 en 1975, y compris le service philatélique logé pour l'instant dans des locaux loués à la terrasse de la société anonyme des Grands-Remparts. Même si, après l'achèvement du bâtiment de la direction générale, les services des postes, téléphones et télégraphes n'avaient pas besoin pendant quelques années des bureaux édifiés au-dessus de la gare postale, la carence de ces bureaux finirait par être sensible.

L'étage au niveau de la plate-forme sera construit selon les besoins de l'exploitation postale, afin qu'il puisse se prêter par la suite à l'agrandissement des services postaux à la gare de Berne (distribution et expédition des colis, service de distribution des exprès). Le local de 2250 m 2 et de 4 m de hauteur, dans lequel des véhicules à moteur pourront circuler et qui sera relié à la gare postale et aux sous-sols par des monte-charge et des ascenseurs, pourra provisoirement être loué.

Cette affaire a aussi un
aspect financier. Pour l'expropriation des immeubles à l'ouest de la Schanzenstrasse, l'entreprise des postes, téléphones et télégraphes a dû payer plus de 6 millions de francs, de sorte qu'il y a un notable intérêt à tirer tout le parti possible de ce coûteux terrain.

Le projet, pour lequel le permis de construire est déjà accordé, est d'un coût évalué à 9 846 000 francs.

1337 3. Bâtiment des postes à Gencvc-Cornavin La population de la ville de Genève et de sa banlieue s'accroît chaque année de plus de 10 000 personnes. A Meyrin, on construit une cité satellite pour quelque 20 000 habitants, et la Cité Caroline qui en comptera 50 000 est en plein développement. La forte augmentation du chiffre de la population et l'extraordinaire développement de la ville de Genève ont aussi une répercussion sur les services des postes, téléphones et télégraphes ; le trafic prend des proportions inquiétantes. Des maisons et organismes internationaux se sont établis en grand nombre à Genève, ce qui se traduit par un énorme accroissement de la poste aux lettres, et le mouvement de fonds a doublé en sept ans seulement. Dans les offices de Genève 1 Mont-Blanc et Genève 2 Cornavin, principalement touchés par le présent projet, le trafic s'est développé dans les proportions suivantes : 1940 Mouvement de fonds, en millions d e francs . . . .

Vente de timbres-poste, en millions d e francs . . . .

Objets de correspondance déposés, en millions . . .

Colis déposés, en millions .

Versements, en millions . .

448

1950

969

Indice 1962 1940 = 100

1960

1962

2 050

2 609

582

1,8

4,2

5,9

6,8

378

24,3 0,69 0,61 253 000

33,3 0,90 1,24 398 000

42,9 1,31 1,65 451 000

48,6 1,43 1,70 456 000

200 206

275 180

L'accroissement du trafic a inévitablement entraîné une augmentation de l'effectif du personnel. De 1955 à 1962, le nombre des agents occupés à Genève 1 et 2 a passé de 555 à 767. Aussi ces deux offices souffrent-ils d'un manque de place toujours plus sensible. Dans le bâtiment du Mont-Blanc, les services sont entassés et se gênent l'un l'autre. Le nombre des guichets à l'office de dépôt ne suffit pas et l'installation des cases est trop petite. L'expédition des lettres est installée tant bien que mal au rez-de-chaussée et au 1er étage, en partie dans d'anciens bureaux et dans le corridor de la direction d'arrondissement; le service outre-mer a dû être logé dans une baraque à Montbrillant, ce qui exige chaque jour de nombreux transports à la gare et vice versa. A l'office de distribution des lettres, les 243 agents disposent seulement de 614 m 2 , soit environ 2,5 m 2 par personne ! Les conditions ne sont guère meilleures à la distribution des colis et à l'office de chèques.

L'office de Genève 2 Cornavin et l'office d'ambulants se trouvent à la rue de Lausanne 11 dans des locaux exigus et mal entretenus. Une partie du service d'expédition travaille dans l'ancien garage postal. Les installations techniques ne suffisent plus et il y a trop peu de rampes de chargement pour

1338 fourgons à chariots transportables, le nombre des véhicules à moteur attribués aux offices de Genève 1 et 2 ayant passé de 100 à 170 durant les cinq dernières années.

Travailler dans d'aussi fâcheuses conditions n'est pas seulement irrationnel et contraire à toute économie ; l'ardeur au travail en souffre aussi et les tensions parmi les agents se multiplient. S'il faut chercher ailleurs les principaux motifs de la pénurie de personnel à Genève, les conditions de travail et la question des locaux n'en jouent pas moins un rôle important, ainsi qu'en témoignent les déclarations d'agents démissionnaires.

Cette évolution n'a pas laissé les services postaux indifférents. Depuis 1949, ils ont ouvert 14 succursales à Genève et en banlieue, et 8 autres vont l'être prochainement. Afin de décharger l'hôtel des postes du Mont-Blanc, ils ont en outre transféré à Montbrillant les magasins du service du matériel et la section outre-mer de l'office d'expédition des lettres. De plus, les combles ont été transformés afin d'y installer des bureaux pour la direction d'arrondissement et de procurer ainsi de la place à l'office d'expédition des lettres. Des décentralisations ont permis aussi de décharger quelque peu la distribution des lettres et des colis.

Toutes ces mesures sont toutefois loin de suffire à améliorer radicalement les conditions dans les offices centraux d'exploitation. A cet effet, la construction d'un grand bâtiment semblable à la Sihlpost de Zurich, à la Schanzenpost de Berne et à Lausanne 2 Gare est indispensable.

Les premiers plans élaborés en vue de construire un tel bâtiment remontent à 1930. Depuis lors, l'entreprise des postes, téléphones et télégraphes n'a cessé de chercher une solution, niais en vain. Un projet de 1956 prévoyait par exemple d'installer la distribution des colis dans un local audessous des voies ferrées, mais les chemins de fer fédéraux n'approuvèrent pas le plan et la ville souleva aussi des objections en raison de la forte mise à contribution de la rue de Lausanne par les véhicules à moteur de l'entreprise.

En rapport avec le transfert de la gare des marchandises à la Praille, prévu pour 1965, les chemins de fer fédéraux ont, par la suite, offert un terrain à la rue du Valais. Après qu'un avant-projet avec maquette eut été établi, il se révéla possible d'édifier le bâtiment postal notablement plus près de la gare, à la rue des Gares. Il est projeté de construire là un grand bâtiment, mais on manque encore de précisions en ce qui concerne la hauteur admise, le raccordement au trafic urbain, etc. Comme le terrain ne sera à disposition qu'après le transfert de la gare des marchandises, il ne faut guère compter pouvoir disposer du nouveau bâtiment avant dix ans. Or, maintenir jusque-là l'exploitation postale dans les locaux actuels est chose impossible.

L'amélioration immédiatement nécessaire ne peut être obtenue qu'en construisant un bâtiment suffisamment grand sur le terrain déjà partiellement occupé que les postes, téléphones et télégraphes possèdent près de

1339 4

l'office postal de Genève 2 Cornavin, entre les immeubles de la rue de Lausanne 11 et 19 et le mur de soutènement de la gare. Pour la construction du nouveau bâtiment, l'installation de la rue de Lausanne 17, avec l'expédition des colis et le tri pour Genève, devra être démolie; en revanche, les deux monte-charge reliant les services d'expédition aux quais de la gare seront maintenus. Le bâtiment est principalement destiné aux services d'expédition des lettres et des colis, car ces services sont tributaires du chemin de fer et tout éloignement aurait pour effet de multiplier les transbordements et les transports; cela provoquerait non seulement des pertes de temps, mais exigerait aussi un accroissement de l'effectif qu'il convient actuellement d'éviter à tout prix. Le bâtiment projeté serait réparti de la manière suivante : Rez-de-chaussée: Expédition des colis, tri pour Genève.

Les places de chargement pour les véhicules à moteur du service local de transmission seront portées de 7 à 12.

1er étage : Section outre-mer de l'expédition des lettres et locaux auxiliaires.

2e étage : Expédition des colis, tri pour la Suisse.

Cet étage est au même niveau que les quais et dispose de deux accès au quai 1.

e 3 étage: Expédition des lettres, sans l'outre-mer.

Les étages sont reliés par quatre monte-charge. Le nouveau bâtiment exige de procéder à des adaptations architectoniques dans l'immeuble de la rue de Lausanne 11 qui abrite l'office postal de Genève 2 Cornavin. Au 1er étage, où se trouvent actuellement des locaux d'instruction et des magasins, on installera un réfectoire et des WC supplémentaires, puisque 350 agents travailleront de jour et de nuit dans le nouveau bâtiment. Les transformations au 2e et au 3e étage se limiteront à un agrandissement des toilettes. Tous les étages seront reliés directement au nouveau bâtiment.

Cette solution permet non seulement d'améliorer l'expédition des colis, mais aussi de décharger quelque peu les services logés à la poste principale du Mont-Blanc. Tel est principalement le cas pour l'expédition de la poste aux lettres en provenance et à destination de l'étranger, où l'accroissement du trafic se fait particulièrement sentir. Le transfert de l'expédition des lettres à la gare permettra au surplus de réduire notablement les très nombreuses liaisons entre la gare et la poste et d'employer ainsi plusieurs agents à d'autres tâches. Dans le bâtiment même, divers services -- office de dépôt, cases, distribution des lettres, services des télécommunications à l'usage du public, central télex -- pourront être installés plus commodément.

Le projet de grand immeuble postal à la rue des Gares ne saurait être abandonné pour autant. Le nouveau bâtiment à la rue de Lausanne soulagera certes l'exploitation postale à la gare et apportera à l'hôtel des postes du Mont-Blanc une amélioration absolument indispensable aux différents ser-

1340 vices de la poste et des télécommunications. Si cette solution paraît, dans l'immédiat, être la plus judicieuse et organiquement la plus rationnelle, il convient de relever que, pour la plupart des services, le gain de place est plutôt minime et qu'il ne s'agit pas d'un assainissement à long terme.

Lorsque le nouveau bâtiment central à la rue des Gares sera mis en service, mais vraisemblablement pas avant dix ans, il faudra construire aussi à la rue de Lausanne un immeuble qui, alors, exigera d'éliminer Je bâtiment projeté actuellement. C'est pourquoi on a prévu pour celui-ci une construction légère en éléments préfabriqués, d'un prix plus favorable, encore qu'un certain renchérissement intervienne du fait que l'exploitation postale doit être maintenue pendant les travaux.

Les frais de construction sont évalués à 3 120 000 francs, dont 296 000 francs pour l'adaptation du bâtiment de la rue de Lausanne 11. Eu égard au caractère temporaire de la construction, on a sciemment renoncé à de coûteuses installations (caves, etc.). 3,12 millions de francs n'en sont pas moins un prix élevé pour une construction qui devra probablement être démolie dans dix ans. Ce montant n'a toutefois rien d'excessif si l'on considère l'extraordinaire développement de la ville et du canton de Genève, l'essor du trafic postal dans toutes les branches de service, les énormes difficultés en matière de personnel, les ckconstances particulières en ce qui concerne le projet de grand bâtiment, les améliorations sensibles pour presque tous les services centraux ainsi que l'intérêt de la population et de l'économie genevoise au fonctionnement du service postal. Alors qu'en d'autres endroits la solution transitoire a pu consister à louer des immeubles, le seul moyen est ici de construire un bâtiment. Le montant final des frais de construction devrait se réduire de quelque 400 000 francs, car, après la démolition du bâtiment, une partie du matériel de construction normalisé pourra être employé à d'autres fins.

En raison de l'extrême urgence, le Conseil fédéral a, le 8 novembre 1963, sous réserve de l'assentiment de la délégation parlementaire des finances, autorisé l'entreprise des postes, téléphones et télégraphes à commencer les travaux de construction et à procéder aux commandes de matériel nécessaires.

Si l'entreprise
avait dû attendre pour cela la décision des chambres en mars 1964, le bâtiment n'aurait été terminé que vers le milieu de 1965, alors que, grâce à l'autorisation, il pourra être achevé en novembre 1964 et mis à disposition l'année prochaine pour le trafic des fêtes de fin d'année.

4. Agrandissement du bâtiment des postes à Genèvc-Plainpalais Dans son message du 18 janvier 1957, le Conseil fédéral proposait aux chambres d'ouvrir un crédit d'ouvrage de 520 000 francs pour la construction d'un bâtiment des postes à Genève-Plainpalais, où les locaux de l'office

1841 postal ne suffisaient plus aux exigences du trafic. L'Assemblée fédérale a accordé le crédit le 13 mars 1957.

Le projet de construction était fondé sur une planification établie en 1954/1955. Il était alors prévu d'attribuer à la nouvelle succursale le dépôt des envois et la distribution des colis pour le quartier de Plainpalais, et de maintenir la distribution des lettres à l'office principal de Genève 1 Mont-Blanc.

Les plans de la construction étaient largement calculés, puisque le bâtiment permettait de porter l'effectif de 21 à 35 agents.

Ces dispositions furent malheureusement contrariées par les forts retards intervenus dans la réalisation des nouveaux locaux d'exploitation qu'il est prévu de construire à Genève. Comme aucune solution n'avait encore pu être trouvée pour les bâtiments centraux d'exploitation à la gare de Genève, le manque de place à la poste principale est devenu tel qu'il a fallu transférer à l'office de Genève 4 Plainpalais le service de distribution des lettres pour ce quartier et les 39 facteurs attribués à ce service. L'office fut en outre désigné comme office postal d'apprentissage. L'effectif s'en trouva augmenté et est aujourd'hui de 81 agents.

Les chiffres qui suivent montrent quelles ont été les répercussions de la modification organique de l'exploitation sur le trafic de l'office de Genève 4 Plainpalais; 1958 est la dernière année de l'ancienne organisation et I960 la première année où la notable extension du service de distribution se fit pleinement sentir.

Mouvement de fonds, en millions de francs . . .

Vente de timbresposte, on francs .

Objets do correspondance déposés (envois non inscrits) Colis déposés . .

Versements . .

Objets de correspondance distribués (envois non inscrits) . . . .

Colis distribués .

Paiements . . .

I960

1962

Indice ]!)02 1940 100

153,7

174,4

660

511 000

649 000

988 000

540

500 000 101 000 422 000

792 000 132 000 607 000

1 063 000 1 557 000 130 000 136 000 676 000 666 000

396 000 216 000 104 000

630 000 14 600 000 15 650 000 284 000 314 000 321 000 127 000 166 000 169 000

1940

1950

26,4

72,4

183 000

422 000

374 000 48000 225 000

210 000[ 106 000 48000

Feuille fédérale. 115e année. Vol. II.

1958

132

416 283 296

7452 304 353 88

1342 Le fait qu'en raison du transfert de la distribution des lettres à cet office, le nombre des envois distribués a passé de 630000 en 1958 à 14600000 en 1960, explique clairement pourquoi le nouveau bâtiment d'exploitation de Genève 4 Plainpalais devint trop petit dès l'instant où l'entreprise a été obligée d'abandonner sa planification initiale. Cet exemple montre aussi les répercussions défavorables que la suppression ou le renvoi d'un projet de construction peut avoir sur l'exploitation dans un autre bâtiment. Comme les locaux d'exploitation étaient insuffisants pour les nouvelles tâches attribuées à l'office, les anciens locaux loués au boulevard du Pont-d'Arve furent conservés pour la distribution des colis ; seuls les services de dépôt et de distribution des lettres s'installèrent dans le nouveau bâtiment.

L'actuelle organisation est irrationnelle et peu pratique. Il est nécessaire de réunir la distribution des colis au nouvel office. Cela permettra de réduire l'effectif et contribuera ainsi à la rationalisation.

Il se révèle très favorable que les postes, téléphones et télégraphes aient pu acquérir, en septembre 1957 déjà, le terrain de 413 m 2 attenant au bâtiment d'exploitation de Genève 4 Plainpalais. L'agrandissement de l'office postal n'exigera dans les locaux actuels que des modifications relativement minimes. Le vestibule des guichets et le bureau ne seront pas modifiés. En revanche, le local des facteurs doit être agrandi afin que le nombre des places de travail puisse être porté de 44 à 59 ; il en est de même de la salle de théorie.

L'annexe comprendra la distribution des colis et une grande cour couverte, dans laquelle 16 véhicules à moteur pourront être remisés. Le tout sera excavé. Y trouveront place le local des facteurs de messageries, des locaux de réserve pour le service de distribution des colis et pour des véhicules de la poste, des garages pour les bicyclettes et les scooters du personnel, ainsi que des vestiaires.

Comme le service ne peut être interrompu, les travaux de transformation seront effectués en trois étapes : construction de la cour, puis édification de l'annexe reliant la cour au bâtiment actuel et enfin transformation de l'office postal.

Le coût des travaux de construction et de transformation sera de 924 000 francs.

5. Bâtiment des téléphones à Horgen
Par arrêté du 11 décembre 1953, vous avez ouvert un crédit d'ouvrage de 550 000 francs pour l'achat de l'immeuble de la Banque populaire à l'angle Seestrasse/Löwengasse à Horgen ; cet immeuble aurait .dû être transformé et agrandi pour les besoins des services postaux et téléphoniques qui y sont logés. L'exécution de ces travaux fut cependant renvoyée d'année en année, le bâtiment actuel dépassant de 4 à 6,5 m l'alignement provisoire projeté; aucune décision définitive n'a cependant été prise au sujet de l'élargissement

1343 et de l'aménagement de la Seestrasse à l'intérieur de la commune de Horgen.

Celle-ci s'est dès lors développée à un rythme tel que des frais de transformation élevés ne se justifient plus; en effet, ni l'ensemble des services des postes, téléphones et télégraphes, ni les services postaux seuls, ni ceux des télécommunications ne trouveraient place pour longtemps dans ce bâtiment.

En 1962, le nombre des habitants était égal à celui que les autorités communales et les organes de planification régionale avaient prévu pour 1985.

La croissance de la ville de Zurich a exercé ses effets plus tôt qu'on ne l'avait admis; elle a également influé sur les télécommunications, ainsi que le montre le tableau suivant: 1940

Raccordements principaux .

Postes téléphoniques . . .

Conversations locales, en Conversations interurbaines de sortie, en millions . . .

Recettes des conversations, en francs .

. . .

Indice 1962 1940 = 100

1950

I960

1962

1 114

1 263 2 142

2 642 3 982

3 113 4579

429 411

0,3

05

1

1,2

400

0,4

0,9

1,85

2

500

171 000

375 000

757 000

726

841 000

492

Alors qu'il a fallu 65 ans pour arriver au millième abonné, 8 ans et demi ont suffi pour le deuxième millier, 5 et demi pour le troisième et le quatrième sera probablement atteint dans 3 ans et demi. A cet effet, on a dû, en utilisant des pièces d'habitation et des corridors, agrandir rapidement le central téléphonique, logé au premier étage du bâtiment, dont la revision s'impose depuis longtemps et dont la capacité a été portée successivement de 1700 à 4000 raccordements par l'emploi de vieux matériel. Les possibilités de raccordement actuelles ne suffiront que jusqu'en 1965 et tout nouvel agrandissement du central est exclu. De la place sera en outre nécessaire pour de nouveaux équipements à courants porteurs ainsi que pour des lignes de jonction directes avec Zurich, Thalwil, Wadenswil et Hirzel. Seule la construction d'un nouveau bâtiment permettra de satisfaire pour longtemps à tous les besoins.

L'emplacement du nouveau central ne doit pas être trop éloigné de la situation actuelle, sinon le déplacement des câbles occasionnerait des frais très élevés. Après de longs efforts, la direction générale des postes, téléphones et télégraphes a acquis à la Löwengasse deux parcelles bâties jouxtant le terrain qu'elle possède déjà; en empruntant une partie de celui-ci, on pourra édifier sur les nouvelles propriétés le bâtiment décrit ci-après, pour lequel la commune a donné l'autorisation générale de construire :

1344 Sous-sol :

cave pour câbles batteries, installation d'énergie répartiteur interurbain courant fort abri antiaérien chauffage Rez-de-chaussée répartiteur principal et équipements spéciaux bureaux atelier entrée 1er étage : salle des sélecteurs vestiaires 2e étage : salle des sélecteurs vestiaires 3e étage : salle des sélecteurs (réserve) logement de service Les équipements du central nodal, les installations à courants porteurs et 20 000 organes de raccordement d'abonnés trouveront place au 1er et au 2e étage; l'installation initiale comprendra 8000 unités-do raccordement. Le local de réserve du 3e étage sera provisoirement loué.

Les frais de construction s'élèvent à 1 460 000 francs, dont 159 000 francs pour palplanches, fosse en béton, isolation et renforcements sous les propriétés voisines.

6. Bâtiment des téléphones à Lngano-Yiganello Le trafic téléphonique du réseau local de Lugano a fortement augmenté et procure aujourd'hui des recettes représentant près de huit fois celles de 1940.

Réseau local de Lugano

1940

1950

I960

1962

Indice 1962

Raccordements principaux .

Postes téléphoniques . . .

Conversations locales, en millions Conversations interurbaines de sortie, en millions . . .

Recettes des conversations, en millions de francs . . .

3 155 4875

5 986 10 050

11 350 19915

12 891 22611

409 464

2,4

5,1

10,2

11,8

492

2,l( l )

5,5(>)

12,0t1)

14.8H

TOSf 1 )

0,8

2,3

5,4

6,8

(*) de tout le groupe ie réseaux

850

1345 A la fin de mars 1963, le central local, installé à la poste principale, comptait 14 000 unités de raccordement dont 13 351 étaient occupées. En agrandissant le bâtiment on a pu porter à 19 000 raccordements la capacité du central. Etant donné cependant que plus de 800 demandes de raccordement sont pendantes et que le nombre des abonnés s'accroît de 800 par an au minimum, il est nécessaire de décharger le central local en édifiant des centraux de quartier. Il est prévu, comme première étape, d'établir de nouvelles installations dans un bâtiment à construire sur le terrain des postes, téléphones et télégraphes à Lugano-Viganello, actuellement occupé par le bâtiment des garages et magasins.

. Par arrêté fédéral du 22 juin 1961, vous avez ouvert un crédit de 1 270 000 francs pour la transformation et l'agrandissement du bâtiment des postes, téléphones et télégraphes à Lugano. En plus de nombreuses améliorations et transformations, il était prévu primitivement d'exhausser la partie construite en 1949 d'un étage et le corps central de deux étages. Dans notre message du 21 avril 1961, nous relevions cependant que les autorités de Lugano s'opposaient à l'exhaussement de la partie nouvelle et n'autorisaient que l'adjonction d'un étage au corps central; la placo gagnée aurait été minime. On a dû alors déplacer premièrement le service des dérangements du Sottoceneri avec ses contrôleurs et ses monteurs, puis, plus tard, le service de la radio et de la télévision, l'atelier pour les liaisons vidéo mobiles ainsi que la salle d'instruction et d'examen, afin de laisser suffisamment do place aux équipements toujours plus étendus du téléphone. Les extensions doivent être projetées plusieurs années d'avance, de façon qu'un manque subit de locaux n'oblige pas d'établir de coûteuses installations provisoires perdant toute valeur lors de l'agrandissement définitif. La direction générale des postes, téléphones et télégraphes prévoit en conséquence d'aménager dans le nouveau bâtiment de Lugano-Viganello la place nécessaire aux services qui devront prochainement quitter la poste principale.

En outre, des remises sont indispensables pour les fourgonnettes du téléphone; il y en a aujourd'hui 28, dont 25 sont stationnées à Viganello. Le garage actuel abrite 24 véhicules à moteur postaux et 12 du téléphone; la place manque ainsi pour 13 fourgonnettes du téléphone. Il y a lieu de prévoir aussi une réserve de place pour 11 autres véhicules.

Le nouveau bâtiment à construire entre la Via Generale Guisan et la Via Crocette à Viganello serait réparti comme il suit : Partie pour centraux: Sous-sol: cave pour câbles batteries, machines, moteur diesel chauffage courant fort

1346 Rez-de-chaussée : remise pour véhicules à moteur répartiteur 1er étage : salle pour automates 2e étage : salle pour automates Partie pour bureaux : Sous-sol : local des moteurs abri antiaérien Rez-de-chaussée : atelier remise pour bicyclettes 1er étage : local de repos vestiaires 2e étage : bureaux 3e étage : logement de service bureaux Le central téléphonique, dont la capacité finale sera de 20 000 raccordements, pourra être agrandi grâce à un prolongement du bâtiment vers le nord ; il y a lieu en outre de prendre les mesures qui permettront d'exhausser plus tard les deux parties.

Les frais de construction sont évalués à 2 812 000 francs.

7. Bâtiment des téléphones à Lucerne-Tribschen A la fin de 1962, le réseau téléphonique de Lucerne comptait 30 508 raccordements principaux avec 48 571 appareils d'abonnés, répartis entre le central principal, le central de quartier de Maihof et les sous-centraux d'Emmenbrücke, de Kastanienbaum et de Meggen. Un nouveau central de quartier a été mis en service en mars 1963 au Grosshof.

Au cours des douze dernières années, le nombre des raccordements principaux a plus que doublé, ce qui a eu une influence favorable sur les recettes.

1940

Raccordements principaux Postes téléphoniques . . .

Conversations locales, en Conversations interurbaines de sortie, en millions . . .

Recettes des conversations, en millions de francs . . .

. 1962

Indice 1962 1940=100

1950

I960

12036

13 662 23096

27 080 43444

30 508 48571

414 403

72

11,7

21 6

23,9

332

3,5

7,0

24,2

28,2

804

1,9

4,2

8,4

9,9

532

7 381

1347 La moitié environ des abonnés du réseau local de Lucerne sont reliés au central principal de la Bahnhofstrasse, dont la capacité est de 21 000 raccordements. Ces dernières années, le nombre des abonnés s'est accru annuellement de plus de 1600, de sorte que le central principal sera bientôt entièrement occupé. La place encore libre devrait être réservée au remplacement du central local I, vieux de 30 ans et comptant 10 000 unités de raccordement, ainsi qu'aux extensions déjà commandées des équipements interurbains, du central rural principal et de la station amplificatrice. Les services administratifs logés dans le bâtiment du central principal ont également besoin de plus de place, du fait de l'importante augmentation du trafic. L'agrandissement du bâtiment pour magasins et garages à Tribschen a permis d'aménager dans la partie nouvelle des locaux pour "le service de construction et l'atelier d'exploitation, mais, pour décharger le bâtiment de la Bahnhofstrasse et créer la place nécessaire aux installations techniques, il faut encore transférer le service de mise en compte des taxes dans un bâtiment à construire.

La direction générale projette d'édifier un central de quartier pour 20 000 raccordements, avec locaux pour le service de mise en compte des taxes, sur le terrain acquis à Tribschen en 1961 et au printemps 1962, notablement agrandi par l'achat d'un autre immeuble autorisé par l'arrêté fédéral du 19 décembre 1962. La répartition du bâtiment serait la suivante : Sous-sol : cave pour câbles batteries, installation d'énergie matériel abri antiaérien chauffage Rez-de-chaussée: répartiteur salle pour central vestiaires 1er étage salle pour central local pour monteurs 2e étage : salle pour central bureaux du service de mise en compte des taxes vestiaires Le nouveau central, dont la capacité initiale sera de 8000 numéros, desservira un quartier où la construction est très active, ce qui provoque une forte demande de raccordements téléphoniques.

Les frais de construction sont évalués à 1 215 000 francs.

1348 8. Bâtiment des postes à Mendrisio-Gare Dans le message du 7 janvier 1958 concernant l'octroi de crédits d'ouvrages pour des bâtiments des postes, téléphones et télégraphes, nous avons mentionné que les locaux de service de l'office de poste de Mendrisio-Garo ne suffisent plus en aucune manière au volume actuel du trafic. Sur la base du projet et du devis établis par la direction des constructions fédérales, les chambres ont accordé le 20 mars 1958 un crédit de 598 500 francs pour la construction d'un nouveau bâtiment postal.

Par la suite, en lieu et place du projet approuvé, la direction des constructions fédérales, appuyée par la commune de Mendrisio, élabora un projet architectoniquement nouveau. Au lieu d'une construction adaptée au stylo tessinois, ce nouveau projet prévoyait un bâtiment un peu plus grand, de style moderne qui, selon l'auteur du projet et la commune, convenait mieux à l'endroit prévu près de la gare.

Bien que l'entreprise des postes, téléphones et télégraphes n'eût aucune raison majeure de s'écarter du premier projet et que, de l'avis de la commission du Conseil national pour las postes, téléphones et télégraphes, il n'existât aucun motif de revenir sur la décision prise (il n'y avait pas encore de commission permanente du Conseil des Etats pour les postes, téléphones et télégraphes), la direction des constructions fédérales et les autorités communales de Mendrisio qui ne voulaient pas accorder le permis de construire pour le premier projet, préconisèrent la nouvelle solution. Il a fallu dès lors se rallier au nouveau projet.

Entre-temps, les chemins de fer fédéraux avaient prolongé le passage sous-voies à côté de la gare et construit un large trottoir, afin de permettre aux voyageurs de passer facilement des quais à la place de la gare. Cette transformation obligea les postes, téléphones et télégraphes à abandonner la conception initiale, car entre la gare et le nouveau bâtiment postal il ne restait plus assez de place pour les automobiles postales qui, avec leurs remorques, auraient été obligées d'effectuer de difficiles et dangereuses manoeuvres.

L'actuel projet déplace le bâtiment postal en direction de la gare et prévoit d'installer la station des automobiles postales entre la poste et l'entrepôt de la maison Costruma. Afin que le nouveau bâtiment soit édifié sur un emplacement appartenant aux postes, téléphones et télégraphes, il est nécessaire de conclure un nouvel échange de terrain avec les chemins de fer fédéraux. Ceux-ci mettent à disposition l'aire de la station postale à des conditions analogues à celle du droit de superficie; en remplacement de l'abri pour scooters et bicyclettes qui s'y trouve actuellement, les postes, téléphones et télégraphes devront fournir la place voulue dans le sous-sol du nouveau bâtiment.

1349 Comparés à l'ancien projet, les locaux de service ont été agrandis d'environ un cinquième. C'est là une mesure de prudence, eu égard à la rapidité avec laquelle le trafic s'est développé depuis 1958.

Mouvement de fonds, en millions d e francs . . . .

Vente de timbres-poste, en francs . .

Objets do correspondance déposés (envois non inscrits)

Indico 19G2 19«. -100

1940

1950

1058

1962

16,9

54,8

98,4

179,5

90 500

144 700

243 000

284 000

314

360 100 60 900 19 000

569 000 93 600 45 300

536 100 139 200 71 200

759 800 162 100 101 600

211 277 535

0 57 30 700 13 100 75 700

1,15 73 400 22 700 353 000

1 41 91 500 32 700 748 400

1 03 108 700 38 700 737 600

286 347 295 974

1 063

Objets de correspondance distribués (envois non irisPaiements Voyageurs postaux . . . .

Le projet élaboré par la direction des constructions fédérales prévoit un bâtiment de style moderne, distribué comme suit: Sous-sol : archives abri antiaérien chauffage garage pour bicyclettes et scooters du personnel des postes, téléphones et télégraphes garage pour bicyclettes et scooters du personnel des chemins de fer fédéraux Rez-de-chaussée: vestibule des guichets office de poste local des colis Attique : vestiaires 1 ou 2 appartements ou ateliers Les fondations et les éléments porteurs sont prévus de manière que le bâtiment puisse être exhaussé par la suite.

La place de départ et d'arrivée des automobiles postales se trouve au sud du bâtiment postal et sera complètement couverte.

La commune de Mendrisio approuve le nouveau projet et a déjà accordé un permis de construire provisoire.

La direction des constructions fédérales évalue les frais de construction à 1 800 000 francs. Comparativement au projet initial approuvé par les

1350 chambres, le surcroît de frais est donc d'environ 1,2 million de francs. Cette notable augmentation est due en premier lieu à l'extraordinaire renchérissement de la construction au Tessin; c'est ainsi que pour le même cubage de locaux, il faut compter quelque 600 000 francs de plus qu'en 1957. 200 000 francs du surcroît sont consacrés à l'agrandissement des locaux d'exploitation et 400 000 francs concernent les avant-toits du bâtiment et la couverture de la station postale, dont les frais n'étaient pas compris dans le projet initial. Le crédit de 598 500 francs accordé antérieurement devient ainsi sans objet.

Les frais supplémentaires non imputables au renchérissement sont donc dus à l'amélioration des installations pour le service postal des voyageurs et aussi à un certain agrandissement et à une meilleure disposition des locaux d'exploitation.

9. Bâtiment des postes, téléphones et télégraphes à Münchenbuchsee En raison de l'extension de la ville de Berne, le nombre des habitants de la commune de Münchenbuchsee a fortement augmenté au cours des dernières années. L'office postal est installé depuis 1892 à proximité de la gare dans des locaux loués, qui ont été agrandis en 1937 mais ne répondent plus en aucune façon actuellement aux exigences du trafic. Il y a trop peu de guichets et, faute de place, le personnel distributeur doit trier les colis en plein air.

Le central téléphonique de Münchenbuchsee, qui dessert aussi les communes environnantes, est logé depuis 1938 dans le même bâtiment que la poste. Il comprend 900 raccordements principaux qui seront tous occupés à la fin de 1964 déjà. Ni les locaux postaux ni le central ne peuvent plus être agrandis.

Le rapide essor du trafic postal, téléphonique et télégraphique durant ces dernières années permet aussi de juger de l'évolution future :

Poste Mouvement de fonds, en millions d e francs . . . .

Vente de timbres-poste, en francs Objets de correspondance Colis déposés Objets de correspondance distribués

1940

I960

1900

1962

Indico 1962 1940 "100

8,6

20,4

34,5

40,1

466

44 000

60 000

67 000

77 000

174

227 000 29 000 34 000

208 000 29 000 55 000

254 000 31 000 88 000

302 000 34 000 104 000

133 118 305

431 000 21 000 7 000

532 000 35 000 10000

747 000 1072 000 49 000 45 000 18 000 17 000

249 230 264

1351 1950

1900

1962

Indice 1962 1940; -100

197 243 51 000

355 457 105 000

612 789 160 000

745 943 184 000

378

124 000

252 000

432 000

486 000

394

36 000

88 000

156 000

193 000

531

1940

Téléphone Raccordements principaux .

Postes téléphoniques . . .

Conversations locales . . .

Conversations interurbaines

388 363

Recettes des conversations

En 1961, l'occasion s'offrit à la direction générale des postes, téléphones et télégraphes d'acheter un terrain de 1707 m 2 , favorablement situé à côté de la gare. Eu égard au développement probable de Münchenbuchsee, le projet de construction prévoit des locaux de réserve qui pourront provisoirement être loués. Le bâtiment de deux corps -- un pour la poste, l'autre pour le téléphone -- comprendra les locaux suivants : Poste Sous-sol :

vestiaires et archives abri antiaérien chauffage entrepôt (peut être loué provisoirement) Rez-de-chaussée : vestibule des guichets office postal local des colis et des facteurs local de réserve (peut être loué provisoirement) Téléphone: Sous-sol: chambre des câbles redresseur batteries Rez-de-chaussée : central pour 4200 raccordements 1er étage : local de réserve (peut être loué provisoirement) Les frais de construction sont évalués à 990 000 francs.

10. Achat d'un immeuble pour la poste à Saint-Gall (St-Laonhardstrasse) A Saint-Gall, la distribution des colis et la direction d'arrondissement postal sont, depuis 1957 et 1958, installés à la Sankt-Leonhardstrasse, près de la gare et de la poste principale, dans un immeuble loué à la compagnie

1352 d'assurance Helvetia. Le sous-sol et le rez-de-chaussée du bâtiment principal, ainsi que la halle de tri et de chargement construite dans la cour, sont occupés par le service de distribution des colis, tandis que la direction d'arrondissement est logée au 1er et au 2e étage.

Dès le début, la distribution des colis a eu de la peine à s'installer convenablement dans les locaux à disposition et il n'est resté aucune réserve de place au rez-de-chaussée. Du fait de l'accroissement du trafic et du développement de la motorisation, le service ne s'effectue que très malaisément. Les facteurs de messageries manquent de place, car depuis 1957 l'effectif a passé de 47 à 62 agents. Il en est de même de la distribution des exprès. Les voies d'accès et les places de parcage nécessaires aux véhicules à moteur font défaut.

Indépendamment de la direction d'arrondissement postal et de la distribution des colis, différents services de la direction d'arrondissement des téléphones -- service des lignes et des installations, mise en compte des taxes, service des abonnements et de la clientèle -- ont dû aussi quitter le bâtiment de la poste principale pour faire plao;; à l'exploitation postale et à des équipements du téléphone. Il en est do môme actuellement du service administratif de la direction des téléphones. Aussi la réunion de tous ces services dans un nouveau bâtiment s'impose-t-elle.

La possibilité s'offre d'obtenir la place nécessaire à la poste et au téléphone en agrandissant le bâtiment de la Sankt-Leonhardstrasse sur son côté sud, c'est-à-dire vers la Vadianstrasse. Les sous-sols et le rez-de-chaussée de cette annexe seraient destinés à la poste, tandis que la direction d'arrondissement des téléphones disposerait des étages. Si l'on s'en tient aux prix demandés jusqu'ici, il est fort douteux que les trois immeubles nécessaires à cet effet puissent être achetés directement, de sorte qu'il faudra probablement recourir à l'expropriation. Cela n'est toutefois possible que si l'immeuble de la Sankt-Leonhardstrasse est acquis par la Confédération.

Lors de la conclusion du contrat de bail, dont la durée a été fixée à 20 ans, avec droit unilatéral pour les postes, téléphones et télégraphes de demander une prolongation de 20 ans, l'entreprise a pris la précaution de se faire concéder un droit d'emption. En raison de la longue durée de location, il a été plus favorable pour l'entreprise de payer elle-même l'installation intérieure des locaux qu'elle occupe ainsi que l'annexe construite dans la cour -- d'un coût total de 570 000 francs -- afin de bénéficier ainsi d'un loyer notablement plus bas. Le prix d'achat n'est dès lors que de 2 870 000 francs, dont à déduire l'amortissement annuel de 19 400 francs compris dans le loyer. Le crédit d'ouvrage nécessaire à l'achat de l'immeuble est donc, avec les frais de mutation, de 2 760 000 francs.

1353

11. Achat d'un immeuble pour les téléphones à Urdorî| Les magasins de la direction d'arrondissement des téléphones de Zurich (magasins du matériel de ligne et des appareils, dépôts pour matériel lourd, place de montage des poteaux de transition, magasin d'outillage, atelier de réparation des automobiles, remises), situés actuellement à la Hardturmstrasse/Förrlibuckstrasse, souffrent d'un grave manque de place et ne peuvent plus être agrandis. La consommation de matériel a triplé au cours des dix dernières années ; les mouvements de marchandises ont augmenté en proportion, aussi est-il indispensable d'installer de nouveaux magasins et d'aménager des places de dépôt.

L'occasion s'offre d'acquérir entre Urdorf et Birmensdorf un terrain de 30 000 m 2 environ au prix de 150 francs le m 2 , soit au total 4,5 millions de francs ; le vendeur établirait à ses frais les voies d'accès prévues dans le plan de quartier, le raccordement ferroviaire industriel avec embranchement vers la parcelle dont il s'agit, la canalisation et l'amenée d'eau. Il s'agit d'une occasion unique, car il serait impossible de trouver dans un rayon de 10 km de la ville un autre terrain de cette contenance disposant d'une voie industrielle et, grâce à ses bonnes communications roiitières, se prêtant aussi bien à l'établissement projeté d'un magasin central de matériel téléphonique lourd pour toute la Suisse orientale.

Le vendeur n'étant pas disposé, pour conclure le contrat, à attendre que les chambres fédérales aient approuvé le projet, le Conseil fédéral a autorisé l'entreprise des postes, téléphones et télégraphes, le 3 septembre 1963, à consentir au vendeur un prêt hypothécaire de 2 765 000 francs, garanti par l'immeuble en question, en contrepartie duquel le vendeur accorde un droit d'emption échéant le 31 décembre 1964. Pour pouvoir faire usage de ce droit en temps utile, nous vous demandons d'autoriser cet achat pour le prix de 4 500 000 francs, auquel il faut ajouter 60 000 francs pour les frais de mutation. Le crédit d'ouvrage nécessaire s'élève ainsi à 4 560 000 francs.

Nous fondant sur ce qui précède, nous vous prions de bien vouloir approuver le projet d'arrêté ci-joint concernant l'ouverture de crédits d'ouvrages d'un montant de 39 667 000 francs pour des bâtiments des postes, téléphones et télégraphes à Baie, Berne, Genève, Horgen, Lugano, Lucerne, Mendrisio et Münchenbuchsee, et de crédits d'ouvrages de 7 320 000 francs pour l'achat d'immeubles à Saint-Gali et Urdorf, à l'usage des postes, téléphones et télégraphes.

1354 La question de la constitutionnalité du projet d'arrêté appelle la remarque suivante : La compétence de l'Assemblée fédérale se fonde sur l'article 13, lettre/, de la^loi du 6 octobre 1960 (1) sur l'organisation de l'entreprise des postes, téléphones et télégraphes, laquelle repose sur les articles 36 et 85, chiffre 10, de la constitution.

Veuillez agréer, Monsieur le Président et Messieurs, les assurances de notre haute considération.

Berne, le 29 novembre 1963.

Au nom du Conseil fédéral suisse : Le président de la Confédération, Spiihler Le chancelier de la Confédération, Ch. Oser l1) RO 1961,17.

1355 (Projet)

ARRÊTÉ FÉDÉRAL onvrant

des crédits d'ouvrages pour des bâtiments des postes, téléphones et télégraphes à Baie, Berne, Genève, Borgen, Lugano, Lucerne, Mendrisio et Münchenbuchsee, et pour l'achat d'immeubles à Saint- Gali et Urdorf

L'Assemblée fédérale de la Confédération suisse, vu le message du Conseil fédéral du 29 novembre 1963, arrête: Article premier Les crédits d'ouvrages suivants sont ouverts pour des bâtiments des.

postes, téléphones et télégraphes et pour l'achat d'immeubles: Fr.

  1. Bâtiment des téléphones à Baie-Wallstrasse 2. Bâtiment des postes, téléphones et télégraphes sur la gare postale de Berne 3. Bâtiment des postes à Genève-Cornavin 4. Agrandissement du bâtiment des postes à Genève-Plainpalais .'
  2. Bâtiment des téléphones à Horgen 6. Bâtiment des téléphones à Lugano-Viganello 7. Bâtiment des téléphones à Lucerne-Tribschen 8. Bâtiment des postes à Mendrisio-Gare 9. Bâtiment des postes, téléphones et télégraphes à Münchenbuchsee

17500000 9 846 000 3 120 000 924000 1 460 000 2 812 000 1 215 000 1 800 000 990000

1356 Fr.

10. Achat d'un immeuble pour la poste à Saint-Gall (St-Leonhardstrasse) 2 760 000 11. Achat d'un immeuble pour les téléphones à Urdorf . . .

4 560 000 Les modifications nécessaires pourront être apportées aux projets do construction, dans les limites des crédits ouverts.

Art. 2 Le présent arrêté, qui n'est pas de portée générale, entre immédiatement en vigueur.

Le Conseil fédéral est chargé de l'exécution.

14970

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

MESSAGE du Conseil fédéral à l'Assemblée fédérale concernant l'ouverture de crédits d'ouvrages pour des bâtiments des postes, téléphones et télégraphes à Bâle, Berne, Genève, Horgen, Lugano, Lucerne, Mendrisio et Münchenbuchsee, et pour l'achat d'imm...

In

Bundesblatt

Dans

Feuille fédérale

In

Foglio federale

Jahr

1963

Année Anno Band

2

Volume Volume Heft

49

Cahier Numero Geschäftsnummer

8897

Numéro d'affaire Numero dell'oggetto Datum

12.12.1963

Date Data Seite

1326-1356

Page Pagina Ref. No

10 097 177

Das Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv digitalisiert.

Le document a été digitalisé par les. Archives Fédérales Suisses.

Il documento è stato digitalizzato dell'Archivio federale svizzero.