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FEUILLE FEDERALE SUISSE.

Xlll. ANNÉE. VOLUME l.

No 22.

LUNDI, 27 MAI 1861.

RAPPORT présenté à la haute Assemblée fédérale par le Conseil fédéral suisse sur sa gestion pendant l'année 1860.

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Département de l'Intérieur.

Chancellerie fédérale.

L'Assemblée fédérale ayant été convoquée quatre fois dans le courant de l'année 1860 et la question de Savoie ayant surgi pendant ce même exercice, la Chancellerie fédérale a dû réunir toutes ses forces pour faire face à ses obligations pendant celte même période. On sait qu'il lui incombe en premier lieu la tenue des protocoles et des missives des Conseils législatifs et du Conseil fédéral, avec registres, contrôles et imprimés y relatifs, comme aussi les légalisations. Pour ce qui concerne les protocoles du Conseil national, du Conseil des Etats et de l'Assemblée fédérale pour l'année de l'exercice, ils ont été complètement mis au net, collationnés et pourvus de registres. Il en est de même des comptes rendus des 183 séances du Conseil fédéral, qui produisent 5.548 numéros d'affaires traitées, 18 de moins que pendant l'année précédente. Les différents contrôles ont été également mis complètement en ordre. Il convient de mentionner spécialement le contrôle des légalisations, le nombre desquelles s'est élevé à 10,738, tandis que dans l'année 1859 elles n'ont atteint que le numéro 6,491 Cette augmentation provient principalement du licenciement des troupes suisses à Naples, lequel a nécessité en outre Feuille fédérale. XIII, année. Vol. 1.

50

Carto

658 pour la Chancellerie fédérale une volumineuse correspondance concernant les pensions militaires, jusqu'à ce qu'enfin l'automne passé lo Département militaire a assumé cette tâche. 3,502 légalisations ont été accordées gratuitement, parmi lesquelles 3,246 en faveur d'anciens sous-officiers et soldats pour la perception de pensions napolitaines. Déduction faite des pièces militaires de légitimation de cette nature, on a constaté que plus de la moitié des autres légalisations se rapportaient aux passeports pour la France.

Il n'est pas survenu de changement important dans le personnel de la Chancellerie fédérale.

Feuille fédérale. Recueil

officiel.

La publication de la Feuille fédérale en allemand et en français et celle du Recueil officiel dans les trois langues nationales n'ont subi aucun changement. Le nombre des abonnés à la Feuille fédérale est resté à peu près stationnaire : en 1859 il se montait à 849, dont 475 à l'édition allemande et 374 à l'édition française; en 1860 il y a eu 846 abonnements, dont 432 à l'édition allemande et 414 à l'édition française. Ce nombre s'est réparti de la manière suivante entre les différents Cantons et à l'étranger.

Edition allemande.

Zurich . . . .

8Ï Berne . . . .

45 Lucerne . . . . 20 1 Uri Schwyz . . . .

5 Untenvald-le-Bas .

2 Claris 6 Zoug 3 1 Fribourg . . . .

Soleure . . . .

H Baie-Ville . . .

50 5 Baie-Campagne .

Schalïhouse .

14 Âppenzell (Rh. Ex.)

6 S t . Gali . . . .

46 Grisous . . . . 22 Argovie . . . .

64 Thurgovie 31 Tessin . . . .

-- A reporter 413

Edition française.

1 32 -- -- -- --1 -- 28 --

En tout.

b2 77 20 t 5 2

7

3

2a il

-- -- -- 1 2 1 -- 10

50 5 14 6 47 24 65 31 10

76

489

659 Transport Vaud Valais . . . .

Neuchâtel . . .

Genève . . . .

Etranger . . . .

413 2 -- 3 -- 14

76 293 l 26 18 --

489 295 l 29 18 14

432

414

846

Le Gouvernement d'Argovie a réduit de 97 à 40 le nombre de ses abonnements, tandis que celui de Fribourg a demandé 22 abonnements, ce qui explique en très-grande partie la diminution du nombre des abonnés à Pédition allemande et l'augmentation des abonnés à l'édition française.

Il a été expédié d'office 472 exemplaires de la Feuille fédérale (317 allemands et 155 français), par conséquent quelques-uns de plus * qu'auparavant.

Le nombre des abonnés qui ont demandé simplement le Recueil officiel, est monté de 30 à 40. En outre, il a été vendu 78 anciens volumes du Recueil officiel et un certain nombre de collections des années antérieures de la Feuille fédérale.

Les 238 feuilles complémentaires qu'on a publiées pour l'édition allemande du Recueil officiel sont fréquemment demandées; celles destinées à l'édition française sont sous presse. Si par cette mesure on peut encore éviter pour quelque temps les frais d'une nouvelle édition du Recueil officiel, le registre général pour les six premiers volumes y contribuera bien pour sa. part.

Les imprimés de la Chancellerie fédérale pendant le courant de l'année passée se montent, outre la Feuille fédérale et le Recueil officiel, à 158,625 exemplaires, 99,300 allemands, 49,475 français et 9,850 italiens. Sur ces imprimés (lois, arrêtés, budgets, etc.) 765 ont été déposés aux archives fédérales, 49,475 ont été envoyés aux Départements et autres autorités fédérales et 2,058 répartis à des agences diplomatiques suisses et étrangères, et 11,700 ont été annexés à la Feuille fédérale.

Les frais d'impression et d'expédition se sont élevés à la somme de fr. 33,907. 97 ct., dont fr. 14,965. 82 et. pour le Recueil officiel et la Feuille fédérale (celle-ci forme 3 volumes: fr. 2,13'!. 35 poni- les demandes des Départements (tableaux de péages et autres imprimés de ce genre), et fr. 16,^87. 80 et. pour les autres t r a v a u x . Sur cette somme il est rentré fr. 3,722. 25 et. résultat de la vente, dont fr. 3,2(54 provenant d'abonnements.

660

Archives.

La collection officielle des anciens recès fédéraux est généralement reconnue comme un répertoire essentiel et infiniment profitable pour l'utilisation des faits historiques nationaux des périodes antérieures à 1798. Après qu'aux sections déjà publiées de ce grand ouvrage, qui comprend plus de cinq siècles, savoir le I. volume (de 1291 à 1420), la 1. section (1478-1499) du III. volume, et le VIII. volume, est venu s'ajouter la 1. section (1712-1743) du VII. volume travaillée par Mr. le professeur Dr. Fechter, il reste encore le travail et la publication de 4 volumes et de deux sections complémentaires.

Le II. volume (1421-1477), pour lequel les recueils des recAs (en fort petit nombre jusqu'à 1470) avaient été complètement exploités dans le courant de l'année 1859, a encore occupé l'année passée son rédacteur Mr. Antoine-Philippe de Segesser, attendu que pour le compléter il fallait explorer les archives et recueils, les anciens protocoles des villes et des Etats dans les VIII anciens Etats. Le rédacteur s'est livré à cette lâche longue et pénible avec une ardeur infatigable.

La deuxième section (1500-1520) du III. volume, confiée au même rédacteur, n'est pas encore commencée.

La 1. section (1521-1555) du IV. volume est restée an point précédemment annoncé, attendu que son rédacteur, Mr. l'archiviste J.-C. Kriitli, a été occupé par la deuxième section (1556- SôbG), laquelle imprimée l'année passée jusqu'à la 120. feuille, sera publiée dans le courant de celle-ci.

Pendant que Mr. l'archiviste Kriitli s'occupait de la publication de cette section, il ne pouvait continuer son travail pour la I. section (1587-1617) du V. volume. En revanche, la deuxième section (1618-1648) a été considérablement avancée par Mr. le professeur agrégé Dr. Jacques Vogel, qui déjà antérieurement avait rédigé pour cette section 76 recès des années 1618-1624 et a depuis travaillé 110 nouveaux recès des années 1624-1634.

La 1. section (1649-1680) du VI. volume s'est considérablement enrichie par les soins de Mr. le doyen J.-A. Pupikofer qui y a ajouté 195 recès. Cette section est maintenant tellement avancée, que le manuscrit pourra être achevé dans le courant de la présente année. La deuxième section (1681-1712) n'est pas encore commencée.

661 Le rédacteur de la deuxième section (1744-1778) du VII. volume, Mr. Fechter, a l'intention de se mettre bientôt à l'oeuvre.

L'activité du rédacteur en chef, Mr. Kriitli, a été bien souvent mise à réquisition par la correspondance indispensable avec ses 4 collaborateurs, par la .correction de la section publiée dernièrement et de celle qui est sous presse, par des élaborations de rapports, etc.

Le Recueil des documents de la période helvétique n'a pu encore être publié, à cause de-l'accumulation des affaires de la Chancellerie, toutefois le premier cahier doit être publié dans le courant de cette année.

La révision de l'inventaire des volumes des actes de 1803-1848 a été terminée. .On a terminé également le registre des protocoles des Vororts de 1846- 1H48, à l'exception de la mise au net, qui est commencée.

Pour ce qui concerne les actes dès la nouvelle Constitution fédérale, les registres des actes de la première période administrative (1848-1851) ont été entièrement terminés, les actes de la seconde période administrative (1852-1854) ont été coordonnés, et ceux de la troisième période (1855-1857) sont l'objet du même travail, de sorte qu'il pourra bientôt être procédé à la registralion de ces deux périodes. A ce propos, et en ayant égard à l'expérience faite à ce sujet, il y aurait à examiner la question de savoir si les registres doivent être continués dans leur étendue actuelle, laquelle absorbe aujourd'hui l'activité du personnel des archives, ou s'ils doivent être simplifiés en vue des registres complets existants auprès du Conseil fédéral et des Départements. Le règlement des archives devrait dans ce cas subir une modification.

Le nombre des actes délivrés pendant l'année de l'exercice s'élève à 1,193 pièces. C'est avec satisfaction que l'on s'aperçoit qu'en général ces actes rentrent aux archives plus régulièrement qu'auparavant.

Il n'est malheureusement survenu aucune amélioration dans l'état de la santé de Mr. l'archiviste J.-J. Meyer. A ce propos, de même qu'à celui d'une réorganisation devenue nécessaire du bureau des archives fédérales, nous vous présenterons des propositions spéciales.

En attendant, nous n'avons pas manqué de faire usage du crédit supplémentaire pour le personnel des archives par la nomination provisoire d'un aide. Relativement au postulat sur les locaux affectés aux archives, nous renvoyons au rapport sur les Travaux publics.

Bibliothèque.

La Bibliothèque centrale a envoyé à Ja Bibliothèque de l'Ecole polytechnique, sous réserve du droit de les réclamer, cas échéant, 1360 ouvrages, formant 2576 volumes.

662 11 reste à la Bibliothèque centrale .

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3,657 volumes.

En outre, il se trouve dans les collections spéciales à l'usage des Départements: au Département politique .

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21 ,, ,, ,, de l'Intérieur (section de l'Intérieur) 179 ,, à la section de statistique .

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. . 1,093 ,, ,, ,, des Travaux publics .

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420 ,, au Département de Justice et Police .

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236 ,, ,, ,, militaire .

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1,650 ,, ,, ,, d e s Finances .

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70 ,, à l a Monnaie .

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70 ,, au Département du Commerce et des péages .

361 n ,, ,, des Postes 204 ,, à l a Chancellerie fédérale .

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116 ,, 8,077

,,

Ces volumes forment 3,285 ouvrages, qui se répartissent de la manière suivante entre les dilt'érentes branches et ont été portés dans cet ordre à l'index alphabétique dressé à ce sujet : a. philologie e t littérature .

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5 0 ouvrages.

6. histoire, géographie et biographie .

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275 ,, c. statistique, commerce, technologie, emigra- ' tioa, expositions et chemins de fer .

. 1,032 ,, d. mathématiques e t astronomie .

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8 ,, e . physique e t chimie .

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38 ,, /·. militaire 362 ,, g. philosophie, philanthropie, pédagogie-, bibliographie e t miscellanées .

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128 ,, h . théologie e t droit canon .

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26 ,, i, architecture, beaux-arts et génie de construction 23 B j. droit public et jurisprudence .

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813 ,, k . médecine .

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149 ,, l. cartes, dessins, lithographies, reliefs, etc. .

381 ,,

3,265

,,

La diminution numérique de la Bibliothèque centrale ne provient pas uniquement de l'envoi fait à l'Ecole polytechnique, mais encore de ce qu'un grand nombre d'ouvrages surtout de statistique ont été assignés au Bureau de statistique, et d'autres à la Chancellerie fédérale. Sans le triage fait en faveur de l'Ecole polytechnique, l'état numérique de la Bibliothèque fédérale a Berne qui s'élevait il y a 2 ans à 9,064 volumes, serait déjà monté à 10,653 vol., l'augmentation annuelle dans les derniers temps ayant été de près de 800 volumes.

663 Collection des monnaies.

La diminution que la collection numismatique a subie porte sur 74 pièces doubles, de la valeur de fr. 338. 37. Le produit de la vente, plus 100 fr. pris sur Vimprévu du Département ont servi à accroître la collection de 126 pièces, de la valeur de fr. 438. 39.

Les médailles Grenus quoique constituant des doubles, de la valeur de fr. 118. 08, ont été désormais portées par le conservateur à son inventaire, d'où il résulte une augmentation totale de valeur de fr. 2i8. 10.

La collection dans son ensemble atteignait à la fin de l'année passée le chiffre de 3,509 pièces, de la valeur métallique de fr. 9,022. 52.

Rapports de frontières et de territoires des Cantons entre eux.

A l'exception du différend de frontière entre les deux parties du Canton d'Appenzell, il n'a surgi l'année passée aucune difficulté intercantonale de frontière ou de territoire; du reste ce différend n'est pas encore vidé. Nous avons refusé d'accéder à la demande des Rhodes-intérieures en levée du status quo de la propriété Zur Linde, et nous avons rechargé auprès des Rhodes-extérieures pour obtenir prompte communication de la réponse que cette partie du Canton s'est réservé de faire au dernier mémoire des Rhodes-intérieures. Depuis que l'objet a été remis par les parties aux mains d'avocats particuliers, et que les preuves à produire en faveur de prétentions et de droits opposés sont recherchées dans la poussière des archives et dans les actes de plusieurs siècles, il ne faut pas s'attendre que le différend de territoire puisse être vidé jusqu'à ce que les deux parties aient épuisé en répliques et dupliques la production de leurs preuves.

Poids et Mesures.

A propos des poids et mesures, notre premier soin a été de veiller à la conservation absolument intégrale des mesures-types et originales ("poids y compris). En conséquence, nous les avons fait vérifier par un homme expert aux Archives fédérales où elles sont déposées, nous en avons fait mettre la collection en meilleur état, et l'avons complétée par l'achat de subdivisions plus précises du kilogramme, unité originaire du poids. En outre il a été dressé un règlement (Recueil officiel, VI, 590--592) sur la conservation, la vérification annuelle et la manipulation de cette collection.

Unterwalden-le-Haut et Zoug sont venus dans le courant de l'année passée prendre rang parmi les Cantons dont la législation sur les

664 poids et mesures est harmonisée avec les prescriptions fédérales.

Nous nous sommes vus dans l'obligation d'insister auprès de BaieCampagne pour qu'il mette complètement en accord avec la législation fédérale son ordonnance de 18r>6 relative à la chose en question. D'autres Cantons ont envoyé drs assurances satisfaisantes concernant les revisions ou les compléments nécessaires. Jusqu'à quel point y fera-t-on droit, comme aussi en général aux autres exigences de celte n a t u r e , c'est ce que constatera l'examen de l'inspecteur fédéral des poids et mesures. Il en a été nommé un dans la personne de al. le Dr. Henri Wild, professeur de physique et d'astronomie à Berne; ce choix a été notifié à tous les E t a t s , et l'inspecteur luimême a reçu les instructions nécessaires (voir Feuille fédérale de 1860, III, 161) et plein-pouvoir pour se procurer les instruments d'examen et s'adjoindre un aide. L'inspection commença aux vacances d'automne d'abord dans le Canton de Zurich, puis dans les Cantons des Grisons et du Tessin, jusqu'à ce qu'une indisposition vint suspendre ses travaux et que ses obligations académiques le rappelèrent à Berne.

Les résultats obtenus jusqu'à présent sont de nature à justifier la sure prise, et l'on est autorisé à se promettre de l'achèvement de cette inspection dans le courant de cette année une amélioration notable de l'état et de l'emploi des poids et mesures. Jusqu'à ce jour, partout où l'iuspectiou constata des inconvénients ou des défectuosités, on a cherché à s'entendre avec les autorités cantonales respectives. Du reste nous avons été mis par une autre voie encore sur la trace d'irrégularités. C'est ainsi que sur la plainte d'un marchand qui fréquente les marchés de plusieurs Cantons nous nous sommes vus obligés de faire savoir à tons les Gouvernements cantonaux que l'exclusion des poids, mesures et balances régulièrement étalonnés dans un Canton quelconque n'était guère admissible. Il n'a pas été donné suite à une plainte venant du Canton de Schalfhouse contre un étalonneur du Canton de St. Gali, parce que l'arrêté fédéral du 18 Juillet 1856 a abrogé l'art. 10 de l'ordonnance fédérale sur les poids et mesures abandonnant ainsi aux Cantons le jugement de contraventions. (Recueil officiel, tome VI, page 309.)

Il a été fait droit à une demande de l'Etat de Soleure relative au remplacement d'une livre-étalon endommagée, ainsi qu'à celle de l'Etat de Lucerne tendant à lui procurer les subdivisions du loth pour compléter ses mesures de vérification, dans les deux cas aux frais des caisses des dits Cantons.

Police sanitaire.

Les efforts faits dans le but de réaliser un concordat sur la liberté d'établissement du personnel médical suisse ont été continués. C'est ainsi qu'il s'est tenu deux conférences et plusieurs séances

M

r 665 de commissions. Le premier projet de la commission (voir Feuille fédérale 1660, I. 26), après qu'il eut été transmis à tous les Etats en vue de faire d o n n e r des instructions, fut soumis le 30 Juin à une conférence, à laquelle prirent part des délégués de tous les Etats, excepté de Scliwyz, d'Unterwalden-le-Haut, de Zoug, de Vaud, du Valais et de Genève. Mais ce ne fut qu'à la majorité de la voix du président que le projet soumis, après la discussion élevée sur cet objet, fut déclaré pris comme base pour des débats ultérieurs, et il fut laissé à la minorité d'apporter et de présenter en parallèle un projet d'après son système, qui visait essentiellement à amener l'entente sur un règlement commun d'examen, et à laisser en revanche les autorités examinatrices cantonales telles quelles, avec l'unique exception que, au besoin et à tour de rôle, il pourrait leur être adjoint un membre d'un autre Canton. Ce système, proposé par M. le Liindammann Aepli et formulé dans un projet de concordat, fut discuté à la conférence du 16 Juillet, à laquelle Schwyz se fit représenter, mais où ne Reparurent plus les délégués de Fribourg et de Neuchâtel, et il fut de nouveau rejeté à la majorité de la voix du président; toutefois on y eut égard en tant qu'au lieu d'une commission unique d'examen on en admit plusieurs, selon les besoins des langues. En outre, le projet de la commission subit la modification que dans le territoire du concordat les commissions cantonales d'examen actuelles ne seraient plus maintenues que provisoirement pour les étudiants actuels, et qu'il serait accordé des facili lés aux praticiens déjà patentés. C'est à quoi s'étaient employés par voie de pétition entre autres la société médicale des districts st. gallois du Bas-Toggenbourg et du Vieux-Toggenbourg, de Wyl et de Gossau et la société médicale de la Thurgovie-supérieure et de la Thurgovie-médiane, la Société dite ,,Wertbuhlernverein"; pendant qu'une adresse de Wurzbourg exprimait la plus vive satisfaction des étudiants suisses de médecine de cette Université sur la marche progressive de la question. Une commission nommée par la conférence devait élaborer, sur les principes établis, un nouveau projet de concordat, et présenter en même temps un règlement d'examen, basé sur la maturité des études préliminaires, et formuler les conditions d'admission à l'examen. La commission de la conférence fut composée du président, Mr. le conseiller fédéral Pioda, comme Chef du Département de l'Intérieur, et de MM. les conseillers n a t i o n a u x Benz, le Dr. Lehmann, le Dr.

Heer, le conseiller des Etats Âepli, les conseillers nationaux Sulzberger et le Dr. Zürcher, qui, en vertu de ses pleins-pouvoirs, nomma une comr mission d'experts composée de 5 médecins: MM. .Tacq.-Rob. Steiger à Lucerne, Dr. C.-Aug.-Ed. Cornaz à Neuchâtel, Dr. Urech à Königsfeldën, Dr. Ackermann à Soleure et Dr. Locher-Balber à Zurich.

Cette dernière s'acquitta de sa lâche en deux séances tenues à Soleure. (Voir sa ,,Proposition pour un règlement d'examen des

666

médecins, pharmaciens et vétérinaires des Cantons concordataires de la Suisse" avec rapport, Feuille fédérale 1860, III. 363--383). Le rapporteur de la commission de la conférence a également produit le nouveau projet de concordat.

La Pharmacopée que la Société des pharmaciens a entrepris de publier pour fondre en une seule les 6 pharmacopées différentes qui ont cours en Suisse et la rendre praticable pour tous, les Cantons comme pour la Confédération, n'a pus encore tellement progressé dans ses travaux préparatoires que nous eussions pu témoigner notre disposition à venir en aide à cette publication. La commission de la dite Société chargée du remaniement du premier projet a bien eu l'année passée plusieurs séances, mais elle n'est pas encore arrivée à la fin de son travail.

L'état sanitaire de la population n'a pas passé par l'épreuve de maladies dévaslatrices.

L'Etat de St. Gall a adhéré au concordat consenti par 10 Cantons sur la fixation et la garantie des vices rédhibitoires du bétail.

Subventions accordées par la Confédération à des Sociétés suisses à l'intérieur et à l'étranger.

Dans son budget, pour 1880 la haute Assemblée fédérale a mis à notre disposition la somme de 22,000 fr. pour venir en aide à des Sociétés suisses, et nous a invités à ce propos à tenir celles des associations auxquelles une part de ce crédit serait accordée à faire rapport de l'emploi du la s u b v e n t i o n , et elle nous a de plus demandé d'en référer dans le compte-rendu de gestion. (Recueil officiel fédéral, VI, 282). Pour déférer à celte invitation, nous mentionnerons les sociétés suivantes:

667 A. A l'intérieur.

Des 6000 francs destinés à des sociétés d'agriculture, l'Association des agriculteurs suisses a obtenu un tiers.

De cette somme il a été dépensé : 1. pour propagation du 1. cahier de la publication de Schalzmann sur l'économie alpestre .

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fr. 150 2. pour une exposition de produits agricoles à Sursée à l'occasion de l'assemblée générale des agriculteurs .

,, 800 3. pour une exposition semblable à Coire .

, .

,, 300 4. pour propagation de ruches d'abeilles à la Dzierzon et pour des cours sur l'éducation de ces insectes .

,, 300 5. pour établissement et propagation de fourneaux économiques .

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.

. 4 5 0 fr. 2000 II est vrai que l'emploi des sommes affectées à l'éducation des abeilles et aux fourneaux été quelque peu retardé par suite des commandes nécessaires et de conditions favorables qu'il fallait attendre, mais le but n'en sera que' plus complètement atteint. La publication do Schatzmann a été répandue par la distribution de 1000 exemplaires dans les 12 Cantons allemands qui pratiquent le plus l'économie alpestre. Pour l'exposition de Sursée il avait été recueilli en tout fr. 1700 de contribution; il y fut exposé 260 numéros provenant de 8 Cantons (la plus grande partie du Canton de Lucerne) et il a été payé 1460 fr. pour primes. Le concours de Coire n'a attiré que des exposants des Grisons. Pour livraison de ruches d'abeilles selon le système Dzierzon, la Société a après une mise au concours, signé une convention avec les maîtres menuisiers Sonderegger et Peter à Coire, qui lui livrent 100 ruches jumelles à 7 fr. et 100 ruches simples à 5 fr. l'une. Chaque Société agricole locale ou cantonale qui est en relation avec l'Association en reçoit 1 ou 2 exemplaires comme modèles, et les exemplaires restants seront cédés à prix modéré aux membres de l'Association. Jusqu'à présent des modèles de cette nature eut été expédiés ù la Société agricole des Grisons, à 'celle du Canton de Schatîhouse, à celles d'Untenvaldénie-Haut, d'Unterwalden-le-Bas et de la Haute-Argovie. AI. Märki, éleveur d'abeilles à Lenzbourg, indemnisé de ses frais de voyage par l'Association, a donné des leçons publiques sur l'éducation des abeilles dans l'Unterwalden-le-Haut, les Grisons et à Schalïhouse, et il continuera à répondre à des invitations semblables de la part d'aulres Cantons. L'Association s'est employée en outre pour l'inlroductibn d'essaims d'Italie, dont une vingtaine déjà lui ont été commandés. Pour assurer le résultat de sa mise au concours pour obtenir des fourneaux

668

économiques, elle s'est entendue avec la Société économique du Canton de Berne, les Sociétés agricoles des Cantons de Soleure et d'Argovie et l'Association économique et d'utilité publique de la Haule-Argovie, lesquelles contribuent toutes aux primes à accorder, mais elle s'est vue forcée par là de renvoyer à fin Avril 1861 le (erme du concours, en sorte qu'il reste à en attendre le résultat.

Le second tiers de la subvention fédérale pour Sociétés agricoles a été accordé à l'Association centrale des agriculteurs suisses, qui en a fait emploi pour l'exposition suisse d'instruments, laquelle a eu lieu l'automne passé à Berne à l'occasion de l'anniversaire séculaire de la Société économique bernoise et de l'ouverture de l'école cantonale d'agriculture de Borne. A cette occasion 12,000 fr. furent consacrés à la répartition de primes pour les meilleurs instruments aratoires, environ 300 fr. pour indemniser les experts et les membres du jury, et environ 500 fr. pour couvrir les autres frais d'exposition et l'impression du rapport. Cette exposition d'instruments présentait U 4 pièces.

Le troisième tiers a été décerné à la Société d'agriculture des V Cantons de la Suisse romande (Fribourg, Vaud, Valais, Neuchâtel et Genève) pour leur concours (tenu à Bulle du 10 au 13 Septembre dernier) de bêles à cornes et de races porcines, d'instruments d'agriculture et de produits agricoles. Cette exposition a coulé fr. 20,06$. 01 à l'acquittement desquels les Gouvernements de Fribourg, de Vaud et du Valais ont contribué pour 2,800 fr., les autorités locales, des sociétés et des particuliers pour fr. 10,441, les souscriptions et le produit des caries d'entrée pour fr. 2,081. 44. Les primes, y compris 75 instruments remarquables q u i . ont été lotis et de la valeur de fr. 3,734, ont exigé une dépense de fr. 10,675. 40, les constructions et frais d'installation fr. 5,695. 83, les frais d'impression, le fourrage, la paille pour litière, etc., fr. 3,697. 78, de sorte que la Société a à couvrir un déficit de fr. 1,891. 81, après déduction de la subvention fédérale. Il y avait d'exposé 510 têtes de bêtes à cornes, 42 porcs, 194 instruments, 133 fromages et plusieurs sortes de vacherins et de beurre. Malgré le mauvais temps il y a eu un grand concours de spectateurs.

La Société générale d'histoire a perçu la subvention de fr. 3000 pour faire élaborer et publier son Registre de documents. Plus de 30 personnes ont travaillé l'année passée à ce Registre qui, ainsi qu'on le sait, embrasse les plus anciens documents de l'histoire de la Suisse jusqu'en l'an 1353 (alliance des VIII anciens Etals). Les extraits de documents obtenus jusqu'à présent, quelquefois avec des frais considérables de copie, de port et d'indemnités de voyage, se rapportent à tous les Cantons, de la manière suivante:

669 Pièces.

Zurieft, on a lire des documents des archives de l'abbaye du Fraumunster, des archives de l'Etat, des archives des villes de Zurich et de Winterthur et des archives du couvent de Rheinau Berne, des archives de l'Etat, des archives de l'hôpital de l'Ile, de l'hôpital bourgeois, du couvert de Fraub r u n n e n et des archives des villes de Berne, Thoune, Berlhond,. Bienne, Porrentruy (Evêché de Baie) et Delémont Lucerne, des archives de l'Etat, de celles de la ville et des Franciscains à Lucerne, et des archives des collégiales'et couvents de St. Urbain, Neuenkirch , Rathhausen, Ebersegg, Hitzkirch , Heidegg et Hohenrain .

Uri, des archives de l'Etat, des dépôts des églises de Spiringen et de Erstfeld, du couvent de Seedorf, du dép ô t d'Ursern e t d'archives étrangères .

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Schwyz, des archives cantonales et de celles du couvent d'Einsiedeln Unterwaiden, des archives cantonales d'Obwalden et de Nidwalden, et du couvent d'Engelberg .

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Zoug, des archives de la ville et de celles du Canton e t d u couvent d e F r a u e n l h a l .

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.

.

Claris, d e s archives d e l a famille Heer .

.

.

·Baie, des archives ecclésiastiques à Baie , des archives des couvents de St. Alban et de St. Pierre et des archives d'Etat de Baie-Campagne .

.

.

.

.

Fribourg, des archives des couvents de la Part-Dieu, Maigrerauge et Hauterive et de celui de St. Jean à Fribourg .

Soleure, des archives du Slift à Soleure, du couvent de Mariastein et des archives des familles de Roll et de Wallier Schaffhouse, d e s archives d e l'Etat .

.

.

.

Appetiteli, d e différentes archives .

.

.

.

St. Gali, des archives de l'abbaye, de la ville et de l'hôpital de St. Gali, de celles du couvent de Pfäfers et du territoire de Sargans, et par entremise diplomatique de la bibliothèque de la ville à Brème .

.

.

. . .

Grisons, des archives du chapitre de Coire et d'autres archives .

.

.

.

.

.

.

.

.

A reporter

902

2,153

1,093

63 451 305 202 18 817 779 261 102 91

443 3 3 2 8,012

670

Transport Argovie, des archives du couvent d'OIsberg, de Klingnau et lieux circonvoisins , de la ville et de la collégiale de Rheinfelden. de Baden, de Laufenbourg, de la commanderie de Leuggcrn et des châteaux de Wildegg et de Rued Tlmrgovie, des archives des couvents' de Fischingen, Munsterlingen, St. K a l h a r i n e n t h a l , Paradies et Tanikou, et de l a collégiale d e Bischofzell .

.

.

.

.

.

Vaud, de Turia et de différentes autres archives .

Tessin, de VArchino di San Fedele à Milan .

.

Valais, d e différentes archives .

.

.

.

Neuchâtel, d e différentes archives .

.

.

.

Genève, des archives de l'Etat .

.

.

.

Pièces.

8,012

575

459 100 45 299 641 186

10,317 A c e s pièces i l a é t é ajouté .

.

.

.

.

2,453 pièces provenant de différentes sources qui se rapportent à toute la Suisse ou à quelques parties. Dans le nombre lofai de ces 12,770 excerpta il se trouve toutefois un nombre considérable de doubles qui seront éliminés par le rédacteur en chef W. le professeur Dr.

B. Hidber avant de procéder à l'impression. Cette dernière a été acheminée par une mise au concours, et le résultat qu'on en a obtenu fait espérer pour un temps rapproché une solide exécution, et proportionnellement peu coûteuse. Au reste, pendant qu'on recueillait de la manière mentionnée les matières pour un volume d'environ 50 feuilles d'impression, non-seulement la Société continuait à publier son ,,Journal pour l'histoire et l'archéologie suisses" et le 13. volume dus ,,Archives" pour l'histoire de la Suisse, mais elle faisait encore paraître la chronique de Mathias de Neuthâtel et préparait une édition corrigée de la chronique de Berne par Justinger.

La Société suisse des naturalistes a reçu la subvention fédérale de 3,000 fr. qui lui avait élé destinée. Une Commission géologique, à la tête de laquelle se trouva M. le professeur Dr. Bernard S tu der, dirige les travaux de 4 géulogues, qui ont pour but la levée d'une gründe carte géologique de la Suisse. Mr. le professeur 'l'héobald, qui a été chargé de h liivée du Priutigau depuis la frontière du côté du Vorarlberg jusqu'à la Plessur, a reçu duns ce but du bureau à Genève des copies de 9 feuilles des relevés topographiques faits sur l'échelle double de celle de l'atlas fédéral. Il n'a pu employer que 21 jours pour son travail de lovée ; toutefois, le temps presque constamment défavorable,

671 ne l'a pas empêché d'explorer de nouveau et avec beaucoup de persévérance les montagnes les plus sauvages du Rliatikon. Ses trois feuilles sont maintenant coloriées et accompagnées d'un texte explicatif de 144 pages et de beaucoup de dessins de profil. Mr. Slösch, de Brugg, qui a précédemment colorié géologiquement la carte de l'Argovie, publiée en 4 feuilles, s'est chargé de la révision de son travail et de colorier plus en détail les relevés originaux sur double échelle qui existent déjà, et dont le Gouvernement d'Argovie lui a accordé des copies. En 79 jours il a colorié 7 feuilles de ces copies, et pour l'explication il a ajouté 3 feuilles de dessins de profil et 25 pages de texte. Mr. le professeur Kaufmann, à Lacerne, a exploré pendant 29 jours le territoire de formation de grès de Zoug et de St. Gali, en continuation de son travail antécédent sur les grès de Lucerne, en a consigné les résultats sur 4 grandes cartes et les a transmis avec 3 feuilles de dessins de profil et un texte de 144 pages.

Mr. Stutz, de Zurich, a entrepris l'exploration du Jura de l'Est, de Zurich et de Schaffhouse, et il a consigné ses observations, qui sont le résultat de 35 journées de courses, dans 2 grandes cartes, 6 feuilles de profils et 8 pages de texte. La Commission, après un examen attentif de ces livraisons, les a toutes reconnues comme de très-avantageux appoints pour la solution de la question proposée et contribuant essentiellement à établir une connaissance plus précise de la géologie de la Suisse, et elle a exprimé sa plus vive reconnaissante pour les sacrifices et les efforts qu'ont faits les géologues précités.

En comparant les résultats obtenus, elle trouve que dans le peu de temps dont ont pu disposer les explorateurs conviés à ce travail au printemps de l'année passée, il » été fait beaucoup, et que le travail livré, fait sur une plus grande échelle donnée, est plus exact que les travaux antérieurs de même nature. La crainte de ne pouvoir suffire avec le crédit accordé et la réduction des journées de courses causée par la température défavorable, ont laissé un solde de 237 fr., que la Commission a reporté sur Tannée courante. Ses dépenses pour copie des cartes nécessaires se sont élevées à 626 fr. ; pour les 174 journées de courses, à 12 fr. par jour, à 2088 francs, et pour autres bonifications à 49 fr., en tout à 2763 francs.

Comme aucun des 4 travaux remis ne forme encore un tout, mais qu'au contraire sur plusieurs points des terrains explorés il faudra faire un examen plus précis, la publication a dû nécessairement être ajournée. Aussitôt que la levée d'un terrain donné aura été menée à fin, une description précise, avec carte et profils, devra être élaborée par le géologue chargé de cette partie, et la Commission s'occupe déjà d'un règlement d'après lequel chaque géologue est tenu à livrer les descriptions, et celles-ci doivent être coordonnées pour que tout l'.ouvrage soil publié d'après un plan unitaire.

672 Les 5,000 francs accordés l'année passée à la même société en subvention de frais d'un voyage scientifique de Mr. Werner Munzinger ne figureront qu'au compte annuel rie 18(vl ; le référé Je l'emploi de cette somme est donc réservé au rapport do gestion de Tannée prochaine, attendu, en outre, que le voyage de l'explorateur susnommé de l'Afrique centrale n'a été entrepris que tout récemment, en communauté avec Mr. Th. de Heuglin et trois autres savants.

La Société suisse des beaux-arts déclara vers la fio dii premier semestre qu'elle avait destiné la subvention fédérale à l'achat et ù la mise en loterie d'un objet d'art patriotique, si possible de p e i n t u r e historique, et à sa conservation aux soins de la Société artistique suisse que le sort aurait favorisée. Sur s« demande, les 2,000 fr.

consentis lui furent comptés; mais ils no p u r e n t plus être employés la même année, parce que l'exposition artistique, du laquelle on devait profiter, était déjà trop avancée. Du reste, la Sociélé en question a nommé une Commission pour le choix de l'oeuvre artistique à acquérir; elle est composée de MM. J. Meyer-Bielmann, président de la Société des beaux-arts, des peintres F. Didtty, à Genève et Koller, à Zurich, du professeur Burkkardt, à Baie, et du Conseiller des Etats Aepli, à St. G u l l , avec Mr. d'Effinger de Wildegg, à Berne, comme suppléant. Cette Commission pourra à la prochaine exposition artislique faire un d'autant plus beau choix qu'elle dispose désormais de 4,000 fr., ce qui n'est pas trop pour une oeuvre de génie destinée à faire honneur à l'autorité qui encourage et à l'artiste qui exécute.

En revanche, nous n'avons pu déférer à la demande en subvention de l'entrepreneur des représentations théâtrales n Berne et de la Société historique des Grisons.

Dans le dernier rapport de gestion nous avons promis des communications plus détaillées sur l'emploi des 23,000 fr. accordés eu 1859 par l'Assemblée fédérale pour contribuer à la construction d'une église réformée à Lucerne, II nous reste dono à annoncer que 1» dite église a été mise sous toit au mois d'Octobre passé, que le fonds de construction en est monté à la somme de fr. 147,000 fr.

et que 107,000 en sont dépensés. L'église et la tour doivent être achevées dans le courant de cette année, à quoi sont destinés les 40,000 fr. qui restent, et pour le cas où ils ne suffiraient pas, comme aussi pour l'achat des cloches et des orgues, on recueillera de nouveaux dons.

B. A l'étranger.

Il avait été alloué pour 1860 un crédit de 8,000 fr. pour venir en aide aux Sociétés suisses de secours à l'étranger. Parmi les associations dont l'existence est parvenue à notre connaissance, nous n'a-

673

VODS fait parvenir une subvention qu'à celles qui n« se bornent pas à secourir leurs propres membres, mais qui aident aussi les autres compatriotes, notamment ceux de passage, et pour ne laisser aucun doute à ce sujet, nous avons, à l'occasion de l'envoi de chaque subvention, fait expressément mention de cette condition. Four déterminer le montant de la subvention dans les limites d'un minimum de 100 francs et d'un maximum de 1400 francs, on a pris en considération la somme des prestations de chaque Société en secours à des compatriotes nécessiteux. D'après ces principes et sur cette base, qui pourtant ne pouvait exclure la latitude d'arrondir convenablement une somme et d'apprécier certaines circonstances, la répartition a été faite comme il est indiqué par le tableau suivant.

Feuille fédérale. XUf. année. Vol. I.

51

}

'

| i 1

I

i

Mil

-°a _= oo £f

i8. Société suisse de bienfais. à la N. -Orléans

2,421

19. Société du Grulli à Philadelphie . . . .

3,052

Observations.

"3.ZÜ

  1. Société philhehétique à Fr. Ct.

Bruxelles . . . .

650 ICO. -- 3. Soc. d. Suisses à Leipzig 300 ICO.-- 3. Société suisse de bienfaisance à Berlin 470 100.-- 4. Caisse des pauvres du Consulats, à Marseille 1,658 322.85 .5. Société suisse de bienfaisance à Paris .

14,790 1400.-- 6. Société suisse de secours mutuelle à Paris 4,740 6C3.-- 7. Etablissement des pauvres de l'église réformée suisse à Londres 2,802 400. 8. ÂSSOC. de sec. à Milan 1,904 500. -- 9. Société suisse de bienfaisance à Rome .

1,050 2CO.10. Société suisse de bienfaisance à Turin .

834 150.11. Sociétédesec. p. l.Suis.

pauvres à Amsterdam 500 100.-- 12. Société de secours p. 1.

1,034 200.Suissespauv. à Trieste 13. Société suisse de bienfaisance à Barcelone 498 100.-- 14. Société s. à Moscou 1,744 250.-- 15. Société s. à Odessa .

1,849 300.-- 16. Société s. de bienfais.

à St. Petersbourg 6,971 850.-- 17. Société suisse de bienl'aisance à New-York 12,370 1200. -

! 20. Société suisse de bieni faisance à Bahiu .

Ì

des

Destinataire.

Sociétés. ;

l

Prestations!

annuelles t

674

a refusé; il lui a été substitué ensuite la Société du GrutH à 300. -- Washington.

)a refusé; on lui a Afin \ substitué la Société 4UJ. / suisse de secours | de la même ville.

1,191 200. -- 60,844 7,77^.85

675 L'Association de Milan a été dotée a u - d e l à de la mesure ordinaire à cause du grand nombre de Suisses qui y sont résidants ou de passage, Pour le même motif, la caisse des pauvres à Marseille ne pouvait être oubliée, d'autant plus que son compte annuel pour 1860 se solde par un déficit de 696 fr. 85 cent., qui provient originairement d'un détournement commis par l'ancien Consul Brenner. Pour le couvrir entièrement on a employé en premier lieu le montant de 374 fr. restant du crédit pour i m p r é v u , puis la subvention mentionnée plus haut. -- Les destinalaires ont accepté avec reconnaissance les contributions de la Confédération. Seulement la Société de bienfaisance de la Nouvelle-Orléans et la Société du Grulli à Philadelphie ont refusé la somme qui leur était offerte, colle dernière parce qu'elle veut conserver son caractère exclusif d'association mutuelle de secours de ses membres en cas de maladie et.

de décès, la première en partie pour un motif semblable, en partie à cause d'une difficulté survenue entre elle et le Consul, laquelle n'a pas été résolue en faveur de la Société. Cet incident a eu pour suite la formation à Philadelphie d'une autre Association "sous le nom de ,,Société suisse de secours," laquelle répond à notre intention et compte déjà trente-trois membres payant annuellement de 1 à 10 dollars de contribution ; nous lui avons fait compter ensuite, sur sa demande et sur la recommandation du Consulat, les 400 fr. refusés par la Société du Grütli de celle ville, pendant que les 300 fr. qui avaient été destinés pour la Nouvelle-Orléans ont été comptés à la Société du Grütli de Washington par le Consul général suisse de cette ville, aux mains duquel ils étaient revenus, avec notre approbation et dans le but indiqué. Quelque minimes que fussent les subventions de la Confédérattion, elles n'ont pas laissé d'exciter et d'encourager les Suisses à l'étranger y voyant une preuve qu'eux aussi ne sont pas oubliés par la patrie, et le sentiment de la nationalité, comme l'esprit de bienfaisance en ont été fortifiés.

Emploi du montant des sommes remboursées aux Cantons de l'ancien Sonderbund.

Après la série d'années qui se sont écoulées depuis notre remboursement de 653,069 fr. 54 c. aux Cantons d'Uri, d'Unterwalden, de Zoug, de Fribourg et du Valais tenus à payer des dettes de guerre du Sonderbund, nous avons cru qu'il était temps de nous informer si et dans quelle mesure on avait satisfait aux conditions attachées a» r e m b o u r s e m e n t en conformité de la décision fédérale du 13 Août 1852. Les susdits Etats furent donc invités à faire parvenir des rapports et les preuves à l'appui, desquels il résulte que les cinq premiers Cantons ont c o m p l è t e m e n t rempli les obligations contractées, tandis q u e le Valais est resté jusqu'à un certain point en arrière, comme le tout peut, être constaté par l'aperçu qui suit.

676

Fr. Ct.

  1. U r i a employé .

.

.

. H,995. 4 8 pour la formation d'un fonds cantonal d'école de 12,000 fr 23,990. 96 pour constructions de canaux et pour les pauvres, en accordant a. 10,800 fr. au district d'uri, lequel employa, depuis le 4 Avril 1854 jusqu'au 15 Mai 1859, au-delà de 152,662 fr.

97 et. à la continuation de son canal supérieur de la Reuss; 6. 10,791 fr. 81 et. au district d'Uri, qui en fît répartition entre les communes pour le fonds des pauvres ; c. 1,193 fr. 54 c. au district d'Ursern pour constructions de canal, lequel district les employa à l'achèvement du canal supérieur; d. 1,199 fr. 54 c. au district d'Ursern pour ses pauvres, lequel en affecta le montant au bien des pauvres.

' 2. U n t e r w a i d e n - l e - H a u t a employé pour un fonds cantonal d'école et .

.

pour sa maison des malades, des pauvres et des détenus.

3. Unterwalden-le-Bas a employé les pour son fonds central d'école, qui a élé élevé par là à 50,556 fr. Les intérêts en sont répartis annuellement aux communes de district pour leurs éc&les, dans la proportion de 20 centimes par tête.

4. Zoug a épuisé son contingent de en payant 50,000 fr. aux communes, aux fins de former des fonds d'école. Ceux-ci se sont successivement élevés à la somme totale de 287,855 fr, 86 c.

5. Fribourg avait à employer les .

qui lui avaient'été remboursés, en première ligne pour amortir l'emprunt forcé imposé à quelques-uns de ses ressortissants pour faire face à sa dette de guerre, d'après le.s conventions existantes, puis l'excédant

:

Fr.

Ct.

35,986. 44

2,372. 49 4,000. --

A reporter fr!

G,372. 49 5,509. 55

49,346. 50

249,569. 96

346,784. 94

677 Fr.

Transport éventuel pour couvrir les frais du pont de la Glane. L'ancien Gouvernement s'autorisa des conventions existantes pour ne pas payer immédiatement les emprunts forcés.

Le grand pont de la Glane, qui a c o û t é plus d'un demi-million au Canton, n'en fut que plus rapidemenf construit, et le Gouvernement actuel remboursa intégralement ,,l'imposition forcé*!" qui lui a v < i ' été léguée, montant au chiffre de $,i46,37'î l'r. 81 ct., par la levée d'un emprunt volontaire de 5 millions.

6. Valais a employé jusqu'à extinction les contingents suivants : a. Pour le capital destiné à l'introduction de l'enseignement p u b l i c pour l'industrie pratique .

.

.

.

.

Les intérêts de ce capital serviront à couvrir les frais du cours d ' i n d u s t r i e pratique introduit à l'école, moyenne érigée à Sion par l'Etat.

6. Pour la route du St. Bernard .

Depuis l'année 1854 il a même été dépensé pour cette route 114,379 fr. 9 c.

c. Pour la route de Brigue à la frontière d u Canton .

.

.

.

.

d. Pour la route de Viège à Zermatt et à Saas e. Pour l'élargissement de l'entrée nord d e S t . Maurice .

.

.

.

f. Pour construction et correction de chemins d e montagnes .

.

.

.

En revanche, ont été constatés comme restés sans emploi v o u l u les .

.

.

pour la roule d ' H é r e n s e t c o m m e non épuiséles pour constructions de chemins d_- fer, q u i , comme ou le sait, ne sont, pah encore achevées dans ce C a n t o n , mais doivent être continués prochainement de Sion à Brigue.

Nous avons considéré comme ftiffisante la justification de l'emploi de ces .

.

à l'exception, des deux sommes destinées à

Ct.

Fr. Cf.

346,784. 94

41,284. 6 0

75,000. --

25,000. -- 20.,000.

-

10,000. -- 20,000. -- Î5,0()0. -- iCO,000. --

306,284. 60 fr, 653,06;). 54 la construction de la route

678

d'Hérens et à l'établissement de lignes ferrées, de l'emploi desquelles le Valais aura à fournir justification u l t é r i e u r e . * Emigration.

A l'occasion de l'examen de notre gestion de l'année 1859, la Commission du Conseil des Etats chargée de le faire a insisté dans son rapport sur la défectuosité de nos. données statistiques à propos de l'émigration, alléguant entre autres qu'elles se restreignent ordinairement à l'émigration dans les pays d'outre-mer. Il faut dès l'abord faire observer que l'organisation du Département de l'Intérieur n'était pas propre à répoudre au désir manifesté de ommunications plus complètes. Il est vrai qu'il a été agrandi depuis dans celte direction par la création d'un bureau de statistique, mais la première activité a été complètement absorbée par le recensement de la population. Aussitôt que les travaux commandés par cette opération seront terminés, nous ne manquerons pas d'étudier la question de ce qui peut être fait de satisfaisant sous ce rapport par le bureau de statistique. Toujours est-il permis du voir pur les rapports existants des Consulats suisses, et tout particulièrement de celui du Havre, port où s'embarquent la plus grande partie des émigrauts de la Suisse, si l'émigration pour les pays d'outre-mer, qui comprend essentiellement les expatriés qui ne rentrent plus, tend a augmenter ou à diminuer. Dans ce but nous donnons encore cette fois un aperçu par Cantons des Suisses qui se sont embarqués en 1860 au port du Havre, d'après les communications du Consul suisse du cette place, à propos de quoi nous renvoyons, relativement à la première moitié de l'année, à notre publicalion antérieure.** * Voir Feuille fédérale de 1853, vol. H, page 150.

** ,, ,, . ,, ,, 1860, ,, H, ,, 616.

579 - ii

1860.

5

Adu lies.

Enfants.

Embarqués au Havre du Canton de Zurich . .

Berne . .

| Lucerne . .

1 Uri Schwyz . .

Uuterwalden Glaris . .

Zoug . .

Fribourg Soleure . .

Bàie . . .

1 Scliaffliouse .

AppenzellS t . Gali . .

Grisons . .

Argovie Thurgovie Tessin . .

Vaud . .

Valais . .

l Neuchâtel Genève . .

. .

.

. .

. .

. .

. .

Hommes.

Femmes.

100 155 10 1 26 26 25

36 111 4 -- 6 12 17

17

3

11

. .

. .

. .

. .

. .

. .

. .

. .

E u tout . . . .

En 1859 . . .

Augmentationen 1860

52 55

.

>

46 il 57 38 · 162 ·

2V 95 18 121 36 3 1082

766 316

16 'i ^

20 1 22 9

65 9 7

7 34 5 5

397

321 76

14

. 79 4 -- --2

3 -- 3

5 8 10 1 6 20 20 -- 3 -- 56 14 -- 248 247 1

Total. ; i

150 335 18 1 32

i | 1 I '

40 45 7 17 73 81

i

76 ;

13 ; 85 67 247 36 105 25

21 i 55 8

1727 1334 393

En général on a constaté également de Hambourg l'année passée une augmentation de l'émigration ; en revanche au lieu de 898 passeports visés ou délivrés par le Consul suisse à Gênes, il n'y en a eu que 212 (115 de moins qu'en 1859) destinés pour des émigrants dans les pays d'outre-mer, c'est-à-dire 126 pour l'émigration à BuenosAyres, 86 pour celle en Afrique (Algérie, Egypte, etc.). Parmi les 2,568 émigrants embarqués à Anvers il s'en est trouvé 171 de la Suisse, dont ta plupart (14<1) se rendaient à Buenos-Ayres.

6 SO II est arrivé peu de plaintes sur la manière dont les émigrants sont transportés à leur destination ; du reste, on a pris les mesures nécessaires pour leur venir en aide. C'est le port d'Anvers qui semble laisser le plus encore à désirer, entre autres la maison Steinmann et Cie. de celte ville, contre la conduite de laquelle on s'est vu forcé de porler plainte en Belgique. Le Consulat suisse à New-York a cru devoir aussi de son côté prémunir contre l'achat en Europe de billets de transport pour l'intérieur de l'Amérique du Nord, 31) Tessinois qui avaient pris de ces billets s'étant exposés au danger de ne pouvoir continuer leur voyage vers le lieu de leur destination.

Le but de l'émigration suisse dans les pays d'outre-mar continue à être avant tout l'Amérique, et particulièrement les pays qu'on appelle l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud. Nous nous sommes abstenus de donner des conseils à ce propos ou de publier des appréciations. Dans les Etats-Unis de l'Amérique du Nord on se plaint déjà que, au moins pour la classe des gens de commerce et d'affaires, les places, entre autres celles de commis, sont encombrées, ut que par conséquent il n'y a guère plus de perspective de réussite. Il y a là un avenir plus assuré aux émigrants qui se v o u e n t à l'agriculture ou à l'exercice d'un métier. A côté de cela, l'émigration de ces gens de travail pour l'Amérique du Sud continue dans une proportion passablement forte, et celle surtout pour les (erres de la République Argentine, « laquelle Buenos-Ayres a été réincorporé dans les derniers temps, parait prendre des proportions croissantes. Dans les derniers cinq ans il ne s'est pas l'orme moins de 4 colonies dans les provinces argentines de Santa-Fé, et d'EntreRios, colonies habitées en grande partie par des Suisses: en 1856, la colonie Esperanza fondée dans la province de Santa-Fé pur MAI.

Beck et Herzog à Baie, laquelle parmi environ 190 familles de colons un compte une soixantaine de Suisses ; puis, dans la même province, la < olonie fondée par Aron Castellanos et formée de Suisses, de Français, de Piémontais et d'Allemands; en 1857, dans la province Entre-Rios, la colonie San-José fondée sur l'Uruguay par le général Urquiza et administrée par Alexis Peyret, dans laquelle se trouvaient déjà l'année passée 95 familles suisses à côté de 103 piémontaises, allemandes, savoisiennes, françaises, belges, italiennes et américaines ; et eu 1858, la colonie de San-Carlos fondée à Bâle par la ,,Compagnie suisse de colonisation de Santa-Fé", composée de 60 familles suisses et de 17 autres, ensemble 475 personnes. Bien que ces colonies, qui comptent près de mille Suisses, aient encore beaucoup à lutter contre les premières difficultés d'un établissement, il ne nous en est pourtant parvenu aucune plainte. Cependant la clause désavantageuse qui astreint chaque membre d'une famille à répondre solidairement pour

681 les avances faites, est aussi formulée dans les accords des colons de Sun-Carlos.

On sait que dans les derniers temps, pour ce qui concerne l'émigration, notre principale altention a porté sur l'examen et l'amélioration de la position des colons suisses au Brésil. Mr. Jean-Jacques de Tschudi qui y a été délégué dans ce but, arriva à Rio-de-Janeiro peu de temps avant la fin de la première moitié de Tannée et fut très-bien reçu, à quoi n'ont pas peu contribué les bons offices et le bon vouloir du la Légation brésilienne à Berne. Le Gouvernement impérial avait fait précéder son arrivée d'une nouvelle enquête de l'état des colonies dans la province de San-Paulo, et même cette fois par le fiscal de la Repartiçao gérai das terras publicas, Mr. Sebastao Machado Nunez. Le résultat n'en est pas favorable aux colons partiaires suisses: Mr. Nunez avait trouvé que ceux-ci répondent le moins aux exigences à faire à des colons. Le Gouvernement impérial se montra donc pou dispose à assumer les dettes des colons partiaires suisses, alléguant surtout que d'autres Etats pourraient bien venir réclamer la même faveur pour leurs ressortissants, et que par le transfert des colons suisses d'Ubatuba dans ses domaines de la province Espiritu-Santo, il était mis dans la position de devoir encore pendant plusieurs années c o n t i n u e r de les secourir matériellement. Quoique désintéressé dans le système partiaire, il pensait que les Suisses valides qui s'y étaient engagés pouvaient payer par leurs prestations les avances qui leur avaient été faites tout aussi bien que les colons paritaires des autres pays, et pour ce qui regarde leurs autre? ressortissants, les communes, qui devaient parfaitement connaître ce dont ils étaient capables au physique comme au moral avant de les laisser .partir, avaient à supportar elles-mêmes les conséquences de leur manière d'agir. Quand on lui demande des sacrifices pécuniaires il ne fallut pas oublier que ses ressources se réduisent presque exclusivement au produit des droits d'entrée et de sortie, et que même on a prévu dans le budget pour 186! un déficit de 18 millions de francs, en sorte que pour rétablir Péqailibre entre les recettes et les dépenses, l'Etat se voit contraint de recourir à une augmentation des droits d'entrée de 5 % et des droits de sortie de 2 o/o, dont souffrira en premier lieu la consommation et la production de ce pays en grande partie réduit aux ressources du commerce. Dans les conférences de notre envoyé extraordinaire avec le ministère, ce dernier consentit enfin, sous réserve du concours nécessaire de la Suisse, nommément des communes intéressées, à venir en aide aux colons suisses les plus nécessiteux en ce qu'ils seraient transférés dans les domaines de l'Etat et que leurs dettes, après déduction des revenant-bon des communes, .seraient assumées par le Gouvernement, contre l'engagement de la part des colons de les éteindre peu à peu. Dans la suite des négociations pour ar-

682 river à arrêter le point financier, l'envoyé suisse se mit en communication avec Mr. José Vergueiro, chef de la maison Vergueiro et Cie. à Santos.

Celui-ci déclara qu'il n'accorderait plus à aucun commissaire impérial une immixtion dans ses affaires particulières et qu'il avait déjà refusé à Mr. Nunez tout renseignement sur ses colonies ; qu'il avait tout aussi peu à faire à des communes suisses, celles-ci ayant à s'en tenir à son agent le Dr. Fr. Schmidt à Hambourg. Celui-ci de son côté déclara qu'il n'avait reçu aucuns remboursements pour des communes suisses, et que depuis 1856 il était relevé de la charge d'agent de la maison Vergueiro et Cie., que du reste il n'avait reçu dans le temps que d'un très-petit nombre de communes plein-pouvoir pour retirer les remboursements à opérer, et que plus tard il avait chargé sou principal de retenir aux communes du Canton des Grisons environ fr. 5,000, jusqu'à ce que le cautionnement de francs 4,000 qui avait été fourni dans le temps pour le sous-agent Emile de Paravicini et qui lui était retenu par le Gouvernement de ce Canton, lui fût rendu avec les intérêts. Pour mettre Un aussitôt que possible à ces difficultés et complications, l'envoyé suisse f u t , par notre entremise et celle des Gouvernements cantonaux, muni de 54 pleinspouvoirs illimités délivrés par a u t a n t d'aulorités communales et gouvernementales pour en déterminer d'une manière décisive avec les revenant-bon suisses sur Vergueiro et Cie., ou sur les Fazendeiros qui leur ont succédé, et médiatement sur les colons qui leur ont été laissés, et par là l'autorisation donnée à Mr. Fr. Schmidt est déclarée comme étant éteinte. A cette occasion, on a pu constater q u e , outre environ 40 communes des Cantons de Zurich, Berne, Unterwalden-le"Haut, Glaris, Schaffhouse, Grisons, Argovie et Thurgovie, 11 communes fribourgeoises ont fait des avances à leurs ressortissants qui émigraient pour le Brésil et s'engageaient à les payer par leur travail; eus dernières m o n t e n t à fr. 25,472. 21 et. Les réclamations à faire à Vergueiro et Cie. dépasseraient donc fr. 280,000, pour autant qu'elles n'auraient pas été réduiles par des désistements en faveur des colons en question. Depuis le rapport de l'envoyé suisse sur les colons qu'il a visités dans la province de Sau-Paulo, un nombre considérable de communes suisses, de même que la caisse d'Etat d'Argovie, ont expressément renoncé entièrement ou en partie, en faveur de leurs plus malheureux ressortissants, au recouvrement des prêts qu'ils ont faits, et l'on attend encore des déclarations semsemblables de la part d'autres communes.

La visite des colonies de la province de San-Paulo de la part de Mr. J.-J. de Tschudi eut lien dans les .premiers mois de la seconde moitié de l'année. La maison Vergueiro avait refusé à l'envoyé l'accès de ses deux colonies; celui-ci, pour s'édifier sur leur état, fit donc venir à S. Joao do Rio-Claro un certain nombre de colons partiaires suisses de la colonie Ibikaba. Il a fait en Oc-

683 83 tobre passé un rapport circonstancié sur cette colonie partiaire et 22 autres de même nature dans lesquelles se trouvent des Suisses, de même que sur l'étât de ces colonies en général, et il, a signalé nonseulement au Gouvernement impérial, mais encore aux Cantons et aux communes intéressés les mesures qu'il y a à prendre. (Voir Feuille fédérale de 1860, vol 111, p. 241-275). Il résulte de son rapport que l'état des colons partiaires suisses dans la province de San-Paulo n'est pas en général aussi déplorable que Tont prétendu antérieurement plusieurs relations, que dans tout cela il ne faut absoudre de toute faute ni les c o m m u n e s suisses, ni les colons partiaires, et qu'il peut être fait droit aux plaintes les plus importantes si le Gouvernement impérial, et il y a lieu de l'espérer, consent à établir dans la susdite province un centre colonial dans une position plus favorable, où les familles les plus nécessiteuses pourront être accueillis et acquérir une propriété foncière. Mais à cet effet il faut avant tout i n d i s p e n s a b l e m e n t s'entendre avec les Fazendeiros intéressés. Pour l'accélération des négociations avec Mr. de Tschudi il a été nommé de la part du G o u v e r n e m e n t impérial, dans la personne de Mr. le juge d'appel Sebastao Machado Nunez, un commissaire qui est chargé d'élucider la question des colons partiaires.

Dans l'intervalle, le délégué visita aussi de Rio de Janeiro les colonies suisses, dans la direction septentrionale, de Santa-Isabel, SantaLeopoldina et celles de Rio-Novo dans la province d'Espiritu-Santo, course pendant laquelle il toucha au retour Cantagallo et la NouvelleFribourg pour s'informer de lu position de beaucoup de Suisses qui y v i v e n ; . Déjà même avant qu'il commençât ce voyage, qu'il fit en Octobre et eu Novembre, i! lui était parvenu dos plaintes des colons de ces contrées, qui a l l a i e n t jusqu'à accuser d'illégalité la conduite du vice président de la province Aussitôt que le Gouvernement en eui connaissance, il s'empressa de le révoquer et de placer la province sous l'administration d ' u n excellent président. Mr. de Tschudi a consigné le résultat de sou voyage dans un rapport qui aborde tous les inconvénients qui se sont produits, donne des renseignements sur c h a q u e famille suisse et i n d i q u e les moyens convenables d'améliorer lu position des nécessiteux. (Voir Feuille fédérale AU 1861, vol. I., p. 137 (61). 11 résulte de ce rapport que la colonie du Gouvernement SantaIsabel se trouve passablement bien et a la perspective d'un meilleur a v e n i r ; que le terrain de la colonie de S a u t a - L e o p o l d i n a (autrefois Santa-Maria) est trop stérile, et que tes colonies du Rio-* Novo ont beaucoup à souffrir de la mauvaise administration d'une compagnie d'actionnaires à l a q u e l l e elles a p p a r t i e n n e n t , tandis que les Suisses établis dans la c o n t r é e de la Nouvelle-Fribourg se trouvent pour la p l u p a r t dans une heureuse p o s i t i o n . Lu G o u v e r n e m e n t impérial a favorablement accueilli les propositions d'améliorations faites

C84 par notre envoyé, tendant principalement au transfert des colons de Santa-Leopoldina et l'adoption par .le Gouvernement des colonies du Rio-Novo; l'ordre a été immédiatement donné de ne plus diriger des colons (nr Santa-Leopoldina.

Au mois de Février passé le délégué suisse a commencé son voyage de la province Santa-Catharina, pour y visiter les colonies de Donna-Francisca, etc. Il aura aussi à donner des renseignements sur les colons suisses au Mucury. Dans ces voyages aux colonies, il a fait tous ses efforts pour relever le courage abattu de ses compatriotes, dissiper leurs préjugés, les éclairer sur leur position et leur venir en aide. A celte occasion deux colons suisses du Canton de Fribourg qui étaient détenus ont été rendus à la liberté, et il a été donné dus tuteurs aux orphelins mineurs; et quant à la protection ultérieure des colons suisses, il a désormais été pris des mesures, un vice-consulat ayant été érigé à Campinas dans la proVince de SanPaulo, Mr. de Tschudi ayant été muni de pleins-pouvoirs pour conclure avec le Gouvernement impérial une convention relative à la liquidation des successions, et l'assurance ayant été donnée par le Gouvernement brésilien que pour terminer les contestations entre les colons et les entrepreneurs de colonies, il sera institué dans chaque province coloniale un juge ayant compétence pour procéder sommairement, au cas toutefois où les chambres accorderont le crédit qui est nécessaire pour cette création. An surplus nous attendons le résultat des négociations de notre délégué avec le Commissaire impérial spécial Mr. Machado Nunez avec différents ministères et avec la maison Vergueiro et Cie.

2. Ecole polytechnique.

Les prestations de l'Ecole polytechnique fédérale pendant Tannée scolaire 18 59/6o résultent en premier lieu des cours proprement dits et des excursions tenus et faites pendant cette même année.

Le nombre s'en est élevé pendant le semestre d'hiver 5859/60 à 99 et pendant le semestre d'été 1800 à 101. On a cherché à ce propos à se rendre raison de la manière dont les élèves concevaient et travaillaient les matières et à augmenter les garanties qu'ils s'assimilaient les objets de renseignement, et non-seulement on maintiendra ces moyens de faire progresser l'instruction , mais encore on les multipliera au' tant que possible. En vertu du règlement, les excursions des maîtres avec leurs élèves continuent a compléter les cours. On a déjà itérativemenl fait ressortir leur l'importance comme complément trèsutile de l'enseignement théorique, et l'expérience n'a fait que confirmer cette vérité. 11 ne pouvait toutefois échapper à ceux qui sont chargés immédiatement de la surveillance des études, entre

685 autres an Président du Conseil d'école, que ces excursions amènent une assez grande perturbation dans l'enseignement théorique.

Pour réduire ces inconvénients à une mesure aussi restreinte que possible, le Président du Conseil d'école, après avoir demandé le préavis des maîtres intéressés, de M. le Directeur et des préposés aux différentes sections, a publié le règlement qui suit auquel on se conformera à titre d'essai.

  1. Les excursions de plusieurs jours seront renvoyées a la première semaine de Juillet.
  2. L'enseignement obligatoire pour les cours participant aux excursions sera suspendu, en laut qu'il consiste en leçons publiques, pendant la durée de l'absence des élèves; eu revanche tout enseignement non obligatoire, de même que le travail dans les salles de dessin, les laboratoires et les ateliers, sera continué sans interruption.
  3. Les maîtres qui veulent faire des excursions seront tenus de faire connaître, par l'entremise des préposés de leur section scolaire, à tous les maîtres d'enseignement obligatoire de la classe à conduire, les jours de semaine qu'ils veulent y consacrer.
  4. On tiendra strictement à ce qu'il ne s'adjoigne pas à l'excursion d'une classe d'autres élèves de la division ou d'autres divisions, moins encore des élèves de classes inférieures qui n'ont pas encore suivi renseignement à l'édification duquel sert l'excursion.

Dais les excursions faites pendant l'année de l'exercice, d'après les prescriptions du règlement qui précède, il a été visité et examiné : Par l'école des constructeurs: à Schaffhouse, Stein-sur-le-Rhin, Reichenau, Heiligenberg, Mörsburg, Lindau, Brégenz et St. Gall des ponts, des maisons de campagne, d'anciens ouvrages de fortifications, des châteaux, des églises, des hôtels-de-ville, d'anciennes salles célèbres de conseil et de chevaliers et des constructions en bois dans le style tyrolien.

Par l'école des ingénieurs : les constructions de la voie ferrée d'Oron, celles du Franco-suisse et celles du Jura industriel.

Par la section de technologie mécanique, avec M. le professeur Zeuner : emploi de locomotive sur le chemin de fer Nord-Est et emploi de machines à vapeur pour bateaux sur le lac de Constance; avec MM. les professeurs Reuleaux et Kronauer: les ateliers dans la gare d'Olten, des filatures, des machines à vapeur et des turbine" dans le Wiesenthal, des manufactures de tissage, une fabrique de machines, une fabrique de rubans, une papeterie à Hüllstein , Maulburg, Schopfheim et Baie, la tréfilerie de Mr. Stein et la fabrique de machines de la maison Hugueuin, Köchlin et Comp. à Muhlhouse,

68ß de plus les établissements de MM. Escher, Wyss et Comp à Zurich, des moulins, des scieries, une fabrique de parqnelerie, des filatures de lin et de coton à Z u r i c h et dans les environs.

Par la section de chimie industrielle : à IslikOn, Frauenfeld, Herdern, St. Gali, Coire, Sargans, Mels, Glaris des teintureries, des imprimeries, des distilleries, une fabrique de colles et de goudron, une usine, un haut-fourneau, etc.

Par l'école des fnrestiers : les forêts dans les environs de Zurich, sur l'Albis, le Pfaunenstiel, à B u lach, Eglisau, Rafz, Lucerne, sur le Rigi, à Brunnen, Altorf, Schächenlhal, Klausen, vallée de la Linth, Klönthal, etc.

MM. les professeurs Heer et Escher ont entrepris dans l'intérêt des sciences qu'ils enseignent, outre les petiies excursions régulières, une plus grande course qu'ils ont faite ensemble à Einsiedeln, Schwyz, B r u n n e n , Schächenthal, Altorf, Klausen, la vallée de la Linth, Glaris, Klönlhal et Mollis.

Les tableaux de cet exercice présentent Vêlai de fréquentation qui suit : Elèves.

Au commencement à la fin dans le courant 1. Au cours préparatoire de l'année scolaire, de mathématiques .

22 27 30 2. A l'école des constructeurs .

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19 14 19 3. A l'école des ingénieurs .

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49 44 49 4. A l'école de technologie mécanique .

34 47 51 5. A l'école de chimie industrielle .

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13 14 14 8. A l'école des forestiers 10 10 11 7. Dans la VI. section .

19 ^3 21 1 6 6 Î 6 9 1 9 5 Auditeurs pendant le semestre d'hiver 82, pendant l e semestre d'été .

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86 Total des élèves f r é q u e n t a n t l'établissement pendant l'année scolaire 1859/60 . . .

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281 En conséquence il y a pour un cours annuel des 5 branches une répartition de : pour l'école des constructeurs, trois ans de cours 6 à 7 élèves, ,, . ,, ,, ingénieurs ,, ,, ,, ,, 16 à 17 ,, ,, ,, de technologie mécanique ,, ,, ,, ,, ,,17 ,, ,, ,, ,, chimie industrielle deux aus de cours ,, 7 ,, ,, ,, des forestiers, ,, » ,, ,, 5 à 6 ,,

6:7 Des 165 élèves des 6 sections de l'école polytechnique 04 étaient restés de Tannée procèdente. Au commencement et dans le courant de Tannée de l'exercice il en est entré 101. Le total de la fréquentation de l'année précédente était de 109 élèves. L'augmentation dans les (5 sedi >ns se monte à 56 ou 51 u /,j.

Si Ton y joint la classe préparatoire, l'augmentation se monte à ëf> ou 80 °/0.

Parmi les 195 il y en a 58, c'est-ù-dire près de 30 % 1U> sont étrangers.

Les Suisses se répartissent d'après les Gantons dans la proportion suivante : Du canton de Zurich 22 élèves.

,, Barne 14 » n n ,, Yaud li ïi ·n 11 d'Argovie 11 » » du Tessin 1t n ·i de Bàie (ville 5) 10 n 11 10 n K Neiichâlel 11 ,, Sdiaiïhouse 6 » » 6 n M Thurgovie » ,, Genève 6 n » des Grisons 6 n 5) de Lucerne 5 » 11 ,, Soleure 5 « n ,, Si. Gali 4 » n du Valais 2 n n de Schwyz 2 n 11 d'Appenzell 2 11 n « 1 » d'Cntervralden 11 » de Zoug 1 » r> » ÏWéiè^ës.

Parmi les 58 élèves étrangers il en est venu 35 des Etats de la Confédération germanique, 7 de la Norwège, (> de la Russie, 2 de la Pologne et a u t a n t de la Hongrie, 1 de chacun des pays suivants : la Belgique, l'Espagne, les Principautés danubiennes et la Hollande.

Aux renseignements stalistiques et fondamentaux que nous avons déjà donnés d'.ms le dernier rapport de gestion au sujet de l'organisaiion et de l'ouverture du cours préparatoire nous ajouterons encore les suivants qui les complètent. Les élèves de la classe pré-

688

<

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paratoire étaient généralement de 2 à 3 ans plus âgés que les élèves des premières classes dans les sections. A l'époque de l'entrée, 20 avaient dépassé leur 18 année (jusqu'à 26 ans), 7 seulement ne comptaient que 17 ans.

H e n était venu d e l'étranger .

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10 D e l'activité industrielle pratique .

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5 D'établissements supérieurs d e l'étranger .

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1 D'établissements particuliers .

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4 Anciens auditeurs à l'Ecole polytechnique .

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2 Des écoles cantonales, réaies et moyennes; o r d i n a i r e m e n t poussés par les leçons particulières de quelques maîtres .

& Parmi ces derniers il n'en était venu que deux des établissements cantonaux dont les classes supérieures p e u v e n t fournir des écoliers préparés immédiatement pour une de nos sections d'enseignement. Ils se trouvaient dans des conditions toutes particulières et ils avaient été adressés à cette classe avec recommandation expresse des maîtres de ces établissements. Les élèves de langue française ou italienne au cours préparatoire étaient au nombre de 9.

·> A fin de rendre utile aussi aux écoles de chimie et des forestiers la classe préparatoire, qui est spécialement créée pour les sections à tendance mathématique (école des ingénieurs et école de technologie mécanique), il a été fourni, à ceux des élèves qui avaient déclaré vouloir entrer dans les dites sections, occasion de suivre des cours de chimie inorganique et de minéralogie élémentaire, branches qui font partie de l'examen pour ces sections. En revanche on les dispense d'autres branches, par exemple de la géométrie descriptive, de la géométrie ou mécanique pratique , dont l'une ou l'autre sont passablement étrangères au but de la vocation qu'ils ont en vue. Les examens de clôture de cette classe', qui sont, en même temps examen» d'admission pour les sections, ont été minutieux et sévères. Les autorités tiennent beaucoup à ce que la mesure de connaissances exigée à l'examen de clôture de cette classe ne soit en aucune manière inférieure à ce qu'exigé le règlement d'admission et à ce que l'on demande aux aspirants pour les sections qui viennent de toute autre école préparatoire. Les maîtres de la classe forment une conférence ainsi que les maîtres de chacune des 6 sections d'enseignement. Elle est présidée par le préposé de la classe (dans le temps M. le professeur Orelli). On tient strictement à la fréquentation assidue des leçons et des examens et à la remise ponctuelle des travaux. La première année a prouvé d'une manière tré:; rassurante que des résultats fort satisfaisants: peuvent être obtenus dans une classe d'une année, laquelle concentre son application sur quelques bniirciies seulement et compte des élèves d'un âge plus mûr. 24 clé es ont pu être admis :

689 dans l'école d e s constructeurs . . .

,, ,, ,, ingénieurs . . . .

_ de technologie mécanique r ,, ,, ,, chimie industrielle .

,, la sixième section

2 9 8 1 2 2

Tous ceux qui sont fréquemment en contact avec cette classe pendant le cours et qui connaissent parfaitement les résultats des répétitions et des examens de clôture, ont unanimement munifesté la conviction que le cours préparatoire est une annexe complètement suffisante, très-utile et bienfaisante pour toute l'école, de même que pour le raccordement de notre établissement avec les établissements préparatoires et entre autres avec l'activité pratique. Ce même cours préparatoire contribue aussi essentiellement, d'une manière indirecte, à établir plus d'ordre dans les 6 sections, nommément pour le règlement de la question des auditeurs. Car les exigences pour les examens d'admission peuvent être maintenues dans leur rigueur, tandis qu'auparavant, surtout quand il s'agissait d'aspirants d'un certain âge, on se demandait toujours où celui qui avait été refusé trouverait un institut qui lui ouvrirait directement el sans trop de difficultés l'accès des éludes techniques. En ce cas l'institution des auditeurs était souvent mise à profit, comme école préparatoire, d'où naissait l'inconvénient que ceux là précisément d'entre les étudiants qui avaient le »lus besoin de surveillance et de direction devaient être laissés presque sans aucun contrôle. Le cours rend aussi et tout particulièrement de bons services aux candidats à l'enseignement qui veulent profiter de notre école dans le but d'avaiicer de la condition d'instituteurs élémentaires à celle de maîtres des croies moyennes techniques.

Ils cctrent maintenant comme élèves de cette classe avec un bien plus grand profit, qu'ils n'eu trouvaient auparavant comme auditeurs aux sections d'enseignement. Pour les candidats à l'enseignement qui luiit leur troisième année et sont pré; de sortir, cette classe pourra aussi être utilisée à l'avenir d'une manière convenable sous le rapport de l'introduction à l'activité pratique de l'enseignement. Nous avons réuni ici tout ce qui a rapport an cours préparatoire, qui avait à luire ses premières preuves à no're école dans l'année de l'exercice, et nous n'aurons pas besoin d'y revenir plus tard sous la rubrique ,,activité des autorités scolaires".

Nous avons indique da::s notre dernier rapport annuel que plusieurs élèves, qui i.'ont pus l'intention de devenir instituteurs, entrent dan.' la sixième section, parce que le brt qu'ils cherchent dans l'instruction ne se trouve complètement dans aucune des cinq autres sect'ons, et ces élèves travaillent à se faire à leur choix un plan combiné de leçons des cours de plusieurs sections d'enseignement.

Ftuille fédérale. XIII. année. Vol. I.

52

690 li a été examiné d'uà côté jusqu'à quel point il faut autoriser cette tendance et de l'autre quel préjudice il en pourrait résulter. Or, là où pour le but de l'instruction de l'élève une section d'enseignement domine éminemment, les efforts des préposés directeurs et des autorités doivent îendre à assigner l'élève à la section désignée et non à la 6. division, d'aulant plus encore que dans chaque section des dérogations au plan de leçons et l'échange pour des branches d'autres sections peuvent être autorisés. Ce qui commande encore de suivre cette marche, c'est que l'intérêt incontestable de la surveillance des études se trouve précisément là où l'élève va prendre la principale direction de la matière de l'enseignement, et que le préposé et les maîtres de celle division ont ainsi régulièrement sous les yeux l'élève et ses actions. On a agi en conséquence de cette manière de voir pendant cette année scolaire et il en sera fait de même à l'avenir.

En terminant ces observations sur les élèves de la sixième division, nous donnons encore les notices statistiques qui suivent: Des 21 candidats à l'enseignement il en est venu a. du service pratique de l'école 2 instituteurs secondaires, 4 instituteurs primaires et 1 directeur d'établissement privé .

7 6 . d u séminaire d'instituteurs d e l'Argovie .

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1 c . d'écoles cantonales .

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. 10 d. d'écoles étrangères .

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3 La direction de leurs études peut se classifter de la manière suivante, en prenant pour base le plan de leçons de chacun: a. La direction essentiellement mathématique (qui embrasse entre autres les mathématiques transcendantes, la mécanique, la géométrie descriptive, la physique matémathique et toutes les branches de l'école des ingénieurs) a été suivie par' 16 élèves.

6. La direction tendant essentiellement aux sciences naturelles a été suivie par .

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2 ,, c. La direction mixte, participant à peu près également des deux autres, a é t é suivie p a r .

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3 n Ces élèves veulent en grande partie se vouer réellement à renseignement et acquérir les connaissances nécessaires à des maîtres d'écoles moyennes techniques pour mathématiques pures et appliquées et pour sciences naturelles. (Dans cette dernière direction ressortent surtout la chimie, la minéralogie, la botanique). Chaque élève, on pourrait dire sans exception, de la sixième division a suivi l'un ou l'autre des cours littéraires.

Donnant suite aux renseignements détaillés que nous avons fournis, pour déférer à un désir de la Commission d'examen de gestion nommée par le Conseil national, notre dernier rapport annuel concernant la sixième division de notre école (Candidats à renseignement),

69 î nous ajoutons encore aux données statistiques ci-dessus les observations qii suivent: L'expérience de l'établissement a fait ressortir comme grand inconvénient qu'il n'existait pas un contrôle suffisant pour la fixation du plan d'étude des élèves de la sixième division. Le Président du Conseil d'école dans une missive au principal de la division avait désigné les points qu'il fallait régler d'une manière plus'précise, et le Directeur avait exposé statistiquement le désordre qui régnait.

Il arrivait que quelques élèves de cette division s u i v a i e n t au-delà de 44 leçons par semaine, et de plus en même temps des branches des directions les plus opposées. Il a été m a i n t e n a n t arrêté par ordre du président que chaque élève de la sixième division dressera son plan de leçons avec discussion et coopération du principal de la dite division, et l'inscription n'aura lieu que sur production de l'approbation du plan de leçons par le principal. Les points de v u e indiqués par la dite instruction présidentielle comme devant diriger l'activité et le contrôle du principal de la sixième division, se résument ainsi : 1. Il ne doit être présenté ni approuvé un nombre de leçons plus grand que ne le comporte la force d'un individu pour la préparation et l'élaboration convenable des matières.

2. Il doit êire maintenu une direclion principale des études, et évité de prêter la main à une curiosité superficielle de tout effleurer sans limiter le domaine de l'étude.

3. Dans les différents domaines des brandies connexes il doit être suivi une marche plus juste, plus graduée.

Parmi les 82 respectivement 86 auditeurs (82 pendant le semestre d'hiver et 86 pendant le semestre d'été), 40 respectivement 42 étaient des étudiants immatriculés de l'Université de Zurich. Us ont suivi de préférence d'un côté des cours de sciences naturelles, d'un autre côté de littérature et d'histoire. Dans la première direction c'étaient eu grande partie des étudiants en médecine et dans la dernière des étudiants en théologie, en philologie et en droit.

Quant aux autres auditeurs de notre école, on a pu constater ce qui suit : Pendant le semestre d'hiver il s'était fait inscrire 13, pendant le semestre d'été 8 personnes qui ne suivaient chacune à part qu'un seul cours; c'étaient pour la plupart .des hommes d'un certain âge déjà lancés dans la vie pratique qui certainement ne cherchaient pas par-là à se procurer une instruction complète de section. Il reste pour chacun des deux semestres 33 auditeurs, dont les études peuvent être caractérisées approximativement de la manière suivante :

692 En hiver.

En été.

Auditeurs.

Il s'est adjoint à la section de chimie 13 15 (cinq des derniers se sont présentés au commencement de l'année courante pour être admis à l'école de chimie industrielle.)

A l'école des constructeurs 4 3 (un est enlré comme élève.)

A l'école d e technologie mécanique . . .

6 2 (un s'était annoncé plus tôtcommeélève.)

A l'école des forestiers 2 3 (un est élève aujourd'hui.)

A l'école des ingénieurs . . . . . . .

3 3 (un est devenu élève.)

A l a sixième division . . . ' . . . .

1 3 Exclusivement aux branches de dessin . .

4 4 (un est élève aujourd'hui.)

~ 3 3 3 3 Relativement au maintien de l'oi'dre dans l'instilution des auditeurs on s'en est tenu du reste aux principes exposés dans notre dernier rapport annuel.

Pour ce qui concerne ï'application et les progrès des élèves ainsi que la discipline, il a élé établi au commencement de cette année scolaire par le noufèau Directeur nommé, Mr. Bolley, d'intelligence avec le Président du Conseil d'école, la tenue d'un Ihre qui renferme des renseignements détaillés, exposés d'une manière précise et synoptique, i n d i q u a n t : 1. quelles notes a obtenues chaque élève dans chaque branche à son admission à l'école, de même qu'à sa promotion dans une classe plus élevée; 2. quelles notes lui ont été données aux censures trimestrielles; 3. comment ont été appréciés ses travaux de concours ; 4. quelles notes lui ont valu les examens pour le diplôme, et 5. quelle a été sa conduite disciplinaire pendant tout le temps de sa présence à l'école.

De celte manière ou a organisé complètement les moyens de surveillance et de contrôle exposés au long dans notre avant dernier rapport annuel. Ce livre constatant les résultats des examens de répétition et consignant les rapports de toutes les conférences de maîtres, assure en même temps aux autorités de surveillance la facilité de constater d'une manière régulière l'activité consciencieuse d& iciis les maîtres, et offre les moyens nécessaires d'introduire un procédé uniforme et unitaire. On conserve par là en outre à la disposition des parents et des tuteurs une source de renseignements sûrs..

693 Le Directeur et le Président ne croient pas superflu d'insister à faire remarquer dans leurs rapports qu'ils esîiment d'autant plus la haute et salutaire importance de ce contrôle permanent et régulier des élèves dans ce qui les rattache directement à Pccole, que le nombre toujours croissant de ces élèves, ainsi que leur âge et leur sentimeli? d'indépendance, auquel il laut bien avoir égard, ne permettent pas de s'immiscer dans leur vie domestique et sociale, c,e, qui est toujours odieux à la jeunesse d'un certain Age. Dans cette direction, la ligne d'immixtion de la part du Directeur et de l'Autorité scolaire a été constamment m a i n t e n u e telle qu'elle a été délimitée par nos deux derniers rapports annuels. L'application et la conduite généralement bien satisfaisantes des élèves pendant l'année scolaire sont avantageusement attestées en tout premier lieu par le livre de contrôle ment i o n n é ci-dessus, puis par le grand nombre de dessins et de travaux exposés pendant le temps des examens.

Voici le résultat des promotions des classes inférieures dans les classes supérieures: N'ont pas été promus, abstraction faite de quelques-uns qui ont quitté l'école avant l'examen par appréhension peut-être bien fondée en présence du celte épreuve (il va sans dire qu'il y a encore d'autres raisons, très-ho;iorables qui ont pu motiver la sortie anticipée de l'école, p. ex. des r a p p u r t s de famille, l'entrée dans une carrière pratique, des maladies, etc.): a . d u cours préparatoire d e m a t h é m a t i q u e s . . . 5 élèves.

b. de la division des ingénieurs . 4 ,, c.

,, ,, de mécanique 2 ,, Tous les autres ont pu être promus.

Des 41 élèves des cours supérieurs de l'année dans les 5 sections, 2H se sont présentés à V examen pour obtention de diplômes, et parmi eux 25 ont été brévelés par décision du Conseil d'école qui leur a délivré le diplôme dans cet ordre: Avec l a noie très-bien .

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.

.

.

7 * » » bien 11 ,, ,, ,, suffisamment bien, .

.

.

?

Parmi les aspirants :'t renseignement un seul a subi l'examen pour obtention de diplôme, et cela dans los branches mathématiques, et il y a obtenu le diplôme avec la note très-bien, La question mise au concours pour l'école de^ constructeurs, ,,projet d'une bourse d'après programme et plan de situation", a été résolue par Mr. Adolphe Brunner à Zurich, et le premier prix lui a été décerné par le Conseil d'école, sur la base du rapport et de la critique de la conférence des maîtres de l'école des constructeurs.

694 En fait de mesures sévères, cinq menaces d'exclusion ont eu lieu, p r i n c i p a l e m e n t pour cause de négligence habituelle dans l'accomplissement des devoirs. Un nombre passablement r é d u i t , mais toujours trop grand, de cos disciplinaires ont subi la réprimande de» préposés des sections ou du Directeur.

Les élèves des divisions ont suivi, avec assez d'empressement, pendant l'année- de l'exercice, des cours gui n'étaient pas obligatoires: pour eux, en partie dans d'autres sections, en partie dans la sixième division. Pendant le semestre d'hiver 127 élèves ont f r é q u e n t é 163 cours auxquels ils n'étaient pas astreints, parmi lesquels 74 leçons publiques de nature littéraire et historique et d'exercices artistiques.

Pendant le semestre d'été 134 élèves ont fréquenté 194 cours publies qui n'étaient pas obligatoires pour eux, et dont 126 p o r t a i e n t sur des objets littéraires ou historiques et sur des exercices artistiques.

Pour ce qui est des collections, les modèles architectoniques se sont considérablement augmentés dans le c o u r a n t de l'année de l'exercice, en partie par des acquisitions, en p a r t i e par des dons volontaires Ils ont été mis à profil avec b e a u c o u p d'empressement par les élèves et sont bien conservés. Parmi les acquisitions il faut citer entre autres: 600 représentations lithographiques de constructions intéressantes, de même que de précieuses copies d'après les dessins originaux faits par Mr. le professeur Semper. En outre, parmi les dons: deux cartes de dessins de la succession de feu Air. l'architecte et professeur M ü l l e r , de St. Gall, à Vienne, feuilles-modèles lithographiées de l'Institut industriel à Berlin et 20 plans lithographies de l'hôtel de la poste à Baie.

En outre, q u e l q u e s élèves ont encore fait l'année passée d'importants dessins-m odèles de constructions pour l'école, pour la rémunération desquels on leur a cédé quelques lithographies architectoniques.

Les limites du budget ne fournissaient pas les moyens d'augmenter la collection des modèles pour l'école des ingénieurs, comme il serait p o u r t a n t nécessaire de le faire en raison du nombre toujours croissant des élèves. Le crédit de fr. 240 sera entièrement absorbé par la reproduction de quelques dessins faits par les me.lleurs élèves.

Ou a continué l
' a n n é e passée à procéder de même, et de cette manière on a fait au moins en quelque sorte face aux besoins. L'état des feuilles-modèles, par l'emploi fréquent qu'on en fait, n'est plus, il est vrai, pour quelques parties, en état brillant, mais pourtant encore relativement passable.

La collection de modèles pour la technologie mécanique a été utilement augmentée de nouvelles tablettes fixes (aux parois) confectionnées sous la direction de MM. les professeurs Re u l eaux et Zeuner, par un employé spécial. Nous nous sommes déjà exprimés dans notre dernier rapport sur la convenance et rutilile de ces sortes

495 de tablettes fixes. Comme preuve de la vérité de ce que nous avons dit, nous constaterons ici que les élèves de la troisième d i v i s i o n se sont entendus pour faire reproduire autographiquement une partie de ces tablettes.

Four le dessin de figures il a été acquis très-peu de chose, un peu plus pour le dessin de paysages, entre autre une belle partie de dessins originaux à l'aquarelle pour les élèves avancés. Bien que ces deux branches ne soient pas obligatoires, elles ont pourtant «lé fréquemment suivies, et elles le seraient vraisemblablement encore davantage si les salles étaient plus convenables, soit sous le rapport de la lumière, soit sous celui de l'espace.

La collection des matériaux de construction s'est augmentée uniquement par un don de Mr. le Baurath Mithoff, à Hannovre; don consistant en 11 différents échantillons de pierres de construction.

L'état des modèles de constructions est aussi resté le même.

Pour la collection des modèles de machines on a fait l'acquisition de plusieurs pièces importantes, en majeure partie modèles imités de parties de machines. En outre, les deux ateliers ont livré un joli nombre de modèles et de parties de modèles remarquables par l'exactitude et la solidité. Une locomotive d'essai, en ouvrage è l'atelier des métaux de l'établissement, approche de son achèvement, et il pourra en être fait mention dans le prochain rapport annuel. Quant à l'usage de ces collections, nous pouvons encore ajouter que les modèles imités ont servi dans le premier cours pour les levées, dans le second cours pour les indications, l'examen et les explications des leçons publiques et du l'enseignement de constructions.

Les modèles de mécanique industrielle sont en majeure partie destinés pour le troisième cours et l'on se sert souvent dans chaque leçon publique de 20 à 35 articles pour faciliter l'intelligence cl la solution des problèmes difficiles qui se présentent. Par suite de la transformation du local destine jusqu'alors à la conservation des modèles de machines en une salle de dessin, cette collection a dû être disloquée et elle a été reléguée dans des vitrines qui se trouvent sous les combles.

Les instruments géométriques ont été fortement mis à réquisition l'été passé, soit pour les travaux en obtention de diplômes, soit pour les mensurations régulières des élèves de la division des ingénieurs et du cours préparatoire. Il a du en résulter une d'étérioration un peu plus forte et conséquemment des frais de repuration. A cette occasion on a constaté de nouveau que le nombre des plancheties, des niveaux, des chaînes d'arperteur et des jalons est trop petit eu égard EU nombre des élèves, et que par cette raison grand nombre d'entre eux ne peuvent être occupé pendant les travaux

696 d'arpentage ou nß peuvent l'être que d'une manière très-insuffisanle.

Or, comme au crédit annuel le chiffre pour les instruments n'est en aucune proportion avec les prix qu'ils c o û t e n t , il est impossible, dans les conditions actuelles, de compléter cette collection, et par conséquent, il faudra bien prendre en considéralion d'une manière quelconque la demande, présentée par le directeur de celle collection, en augmentation de ce crédit pour l'avenir.

La collection de spécimens et d'instruments de technologie mécanique a obtenu la plus forte augmentation numérique comparativement aux années précédentes, savoir, outre plusieurs dons précieux de spécimens, l'acquisition d'ébauches de quelques fabrications de métaux et d'instruments pour ouvrer le bois, comme parties constituantes d'une collection qui doit être complétée, pendant l'année courante. La collection se trouve en bon état. Dans le but de former une base sûre pour l'établissement de la collection de spécimens et d'instruments de technologie mécanique, le directeur de cette collection, Mr. le professeur Kronauer, a entrepris un voyage de plusieurs mois principalement dans l'intention d'étudier les meilleures collections de ce genre aux écoles polytechniques de l'Allemagne. Il a visité entre autres celles de Hannovre, de Dresde, de Chemnitz, etc., et la manière extrêmement prévenante dont les directeurs de ces collections l'ont accueilli l'a déterminé à se prêter à une entente mutuelle avec eux relativement à un échange de doubles et à une entremise pour l'acquisition d'objets qui se trouvent spécialement dans les pays respectifs ou qui penvont s'y obtenir plus facilement qu'ailleurs. Il sera fait mention sous la rubrique ,,dons" de divers présents en partie très-précieux.

La collection de spécimens pour l'enseignement pharmaceutique a été enrichie par l'achat des espèces de rhubarbes qui entrent dans le commerce et par l'aequisitipn de différentes drogues nouvellement importées. En outre, pour remplacer le petit microscope d'Oberhäuser, que l'on a trouvé insuffisant pour l'enseignement, on a acheté un plus grand instrument du même opticien.

La collection zoologique a été conservée dans son bon état ordinaire et a été utilisée comme de coutume pour l'enseignement. Dans l'acquisition de nouveaux animaux on a continué à ?e guider d'après le principe admis d'acheter particulièrement ce qui faisait défaut au musée cantonal de Zurich. Sous ce rapport la collection a acquis entre autres des poissons et des animaux non-vertébrés (à l'exception d'insectes). L'état de la collection en objets exposés comportait à la fin de 1860, selon le catalogue, 1572 numéros. Dans l'intérêt de l'enseignement on a fait pour cette collection l'acquisition de 2 microscopes d'Oberhäiiser.

La collection botanique a été considérablement augmentée par des achats et des échanges; les lacunes se comblent insensiblement.

697 Pour les cryptogames ou a reçu les bryotheca de Rabenhorst et la continuation des lichens du Dr. Hepp , Ses algues de Hohenaker et les champignons de Rabenhorst; pour les phanérogames, l'intéressante collection de plantes de Kurdistan du Dr. Kotschy et parmi elles entre autres de nombreuses nouvelles e pèces de chênes , qui sont aussi d'un intérêt multiple pour les forestiers. Comme la collection manquait encore de plantes du Cap, on a fait l'acquisition d'un très riche herbier de plantes de l'Afrique méridionale d'Eclon et Zeyser. Les graines et fruits découverts dernièrement dans nos anciennes constructions lacustres sont de grande importance pour l'histoire de la culture des plantes et du règne végétal eu général; aussi en a-t-on établi une collection aussi complète que possible. Un monsieur Brügge r des Grisous continue à consacrer 4 heures par jour à la mise en ordre des herbiers. Ainsi qu'il a déjà été dit dans le rapport de l'année précédente, il est formé deux grands herbiers, u n herbarium suisse pour les plantes du pays et un herbarium universel pour la flore de toutes les parties du monde. Mr. Brugger travaille encore aujourd'hui au premier.

De grandes acquisitions pour la collection minéralogique avaient mis à réquisition non-seulement le crédit de l'année précédente, mais encore la plus grande parlie de celui de cette année, en sorte que les acquisitions de cette année, déjà pur ce motif, n'ont que peu d'importance et se réduisent à 175 spécimens seulement, do la valeur totale de 201 fr. 30. Mr. le professeur Dr. Keungott a consacré encore celle année une grande partie de son temps libre à l'ordonnance et à l'arrangement des différentes collections, entre autres à l'accomplissement de la tâche qui lui a été déférée dans le temps de trier et de disposer les spécimens selon leur n a t u r e pour établir une collection caractéristique, une collection manuelle et une collection d'exposilion.

L'augmentation de la collection géologique provient de 100 é c h a n t i l l o n s de roches de Saxe, que l'ancien élève Fornerod avait achetés à Freiberg et qu'il a fait parvenir avec de jolis dons; de plus, des échantillons que les maîtres de l'école ont eu occasion de recueillir et de différents autres cadeaux.

Il a été acquis pour la collection paléontologique : un certain nombre de pétrifications de France; une collection de pétrifications des formations crayeuse et jurassique de la vallée de Vevey, au pays de Vaud, en partie très belles et présentant des spécimens nouveaux ; une quantité d'intéressantes et belles pétrifications de la Haute-Italie, qu'a recueillies en grande partie lui-même M. l'agrégé Mayer pendant son voyage dans ce pays, avec observation soigneuse de tout ce qui concernait leur gisement. Ces objets fournissent de précieuses données jour déterminer l'âge de différentes formations tertiaires. Enfin la

698 collection s'est enrore accrue de pétrifications qui en partie ont été recueillies par les maîtres dans leurs voyages et en partie ont été données par des élèves, de plus de spécimens coulés de pétrifications d'un remarquable dépôt marin qui couvre les plages de la Baltique et contenant de l'ambre jaune.

La collection iithologique est resiée à son ancien état, à l'exception de l'adjonction de quelques présents et dfe quelques échantillons de pierres meulières, pierres à foyer, ciments, chaux hydrauliques, ardoises pour toiture, argile, etc., que M. le professeur Escher de la Linth a eu occasion (le recueillir dans ses courses.

Enfin, pour ce qui concerne la mise à profit des collections minéralogique, géologique, etc., nous nous contenterons de mentionner qu'elles ont été fréquentées et utilisées, en dehors des leçons publiques, par un grand nombre d'élèves, par de nombreux amateurs et professeurs d'histoire naturelle étrangers et du pays, parmi lesquels plusieurs ont fait une étude spéciale de la collection géologique.

La collection des insectes des forêts est restée à son ancien état numérique, a été transportée au bâliment de l'Université et sert pour les cours de Mr. le professeur Frey sur les insectes de cette nature.

Au musée entomologi que, M. le conservateur Dietrich a travaillé pendant l'année de l'exercice les lépidoptères et il a terminé le classement des rliopalocères pour la collection universelle et la collection suisse. Le directeur de ce musée, M. le professeur Heer, a établi, comme pour la bolanique, une collection universelle pour insectes de tous les pays et une collection spéciale suisse, · laquelle offrira avec le temps un tableau aussi complet que possible de la faune entomologique de notre pays et en facilitera l'étude. Toutes les espèces ont été inscrites dans un catalogue, lequel, une fois que tout le musée aura été mis eu ordre, présentera un i n v e n l a i r e complet et précis. Pour pouvoir, en a t t e n d a n t , donner dès à présent un inventaire, bien qu'essentiellement provisoire, on a procédé au dénombrement de tons les insectes, et le résullat de ce travail constate, après déduction de certains nombres °/0 pour exemplaires défectueux: pour la collection Escher-Zollikofer .

67,665 pour la collection de Bremi .

.

.

16,100 ainsi un nombre total de .

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.
83,765 exemplaires, dont la valeur approximative, sans le mobilier, a été estimée à 36,018 francs.

Les acquisitions ont été limitées à l'achat d'un certain nombre de papillons de M. le Dr. Schiiffer, lesquels avaient leur importance, comme types d'espèce, pour la collection à laquelle ils avaient manqué jusqu'alors.

609 La collection est ouverte pour le public chaque mercredi après raidi et elle est fort visitée. Le reste du temps il y a souvent des entomologues qui y travaillent, et, comme nous l'avons déjà dit dans notre précédent rapport, la Société entomologique se réunit 2 fois par mois, avec participation des élèves de l'école polytechnique, pour se livrer à des entretiens scientifiques.

Quant 'à la collection archéologique, nous ne pourrons donner de nouveaux renseignements que Tannée prochaine, quand le professeur appelé pour l'archéologie aura cooperò quelque temps aux Iravaux de notre institut et aura consacré son attention à la collection.

C'est pour ce motif qu'il n'a pas été encore fait d'acquisitions.

La bibliothèque se ressent aussi considérablement de l'augmentation du nombre des élèves. Tandis qu'auparavant on délivrait en moyenne une centaine de reconnaissances pour livres prêtés, le nombre en a doublé à l'heure qu'il est. La bibliothèque elle-même possède environ 6400 volumes et il y est déposé 64 publications périodiques, la plupart de contenu technologique. Les dons, qui c o n t i n u e n t à affluer à la bibliothèque sont toujours inscrits dans un livre à ce destiné. Sous le titre ,,Dons" vous trouvez la liste spéciale des donateurs. Si nous avons cru devoir renoncer à dresser un catalogue détaillé des livres donnés, c'était moins par manque d'intérêt pour les dons que pour ne pas laisser le rapport devenir trop volumineux.

L'atelier de modelage en terre et en plâtre a été fréquenté pendant le semestre d'hiver 1859/60 par 18 élèves et 3 auditeurs ; pendant le semestre d'été 1860 par 4 dlèves et 2 auditeurs, la p l u p a r t des élèves de l'école des constructeurs et auditeurs suivant les cours de cette section. A raison des locaux extrêmement défectueux et irréguliers, des acquisitions de quelque importance, telles que le besoin les dicterait pourtant, sont utiles pour le moment, et c'est pour cette raison que le crédit de cette année n'a été employé qu'eu p a r tie, pour petites acquisitions (matériel, outils, réparalious, ole.).

L'atelier rf«s ouvrages en métal a été fréquenté pendant le semestre d'hiver 1859/60 par 9 élèves et auditeurs, et pendant le semestre d'été 1860 par (i, pendant 12 heures en moyenne par semaine, fréquenlalion qu'on pi;ut qualifier de satisfaisante, si l'on considère que cet enseignement n'est plus obligatoire. Le principal du travail du maître s'est réparti sut- un gra:id nombre de réparations et autres petits ouvrages, et sur la locomotive d'essai dont il a été question quand on a parlé des modèles de mécanique.

A l'atelier pour ouvrages en bois il a été confectionné un certain nombre de modèles de toute espèce, qui se distinguent entre autre par la beauté et la solidité du travail. Cet atelier a été fréquenté pendant l'hiver 1859/60 par 5 élèves et pendant l'été par 2, environ 6 heures par semaine.

700

Le registre des ouvrages, duquel nous avons déjà parlé l'année passée, a continué à être tenu, et il présente un excellent aperçu des prestations dans les ateliers.

Quant à la fréquentation du laboratoire analytique, il a été mis à profit pendant l'hiver 1859/60 par 11 auditeurs et 10 élèves, pendant l'été 1860 par 12 élèves et 7 auditeurs. Parmi les analyses faites 6 ont été publiées, savoir : 2 par Mr. le professeur Sta?deler, 1 ,, ,, l'assistant Nadler, 1 ,, MM. Staedeler et Waechter, 1 ,, Mr. le Dr. Neukomm et 1 ,, ,, l e Dr. Rüge.

Fendant l'année écoulée il a été dépensé pour le laboratoire analytique : 2,500 fr. outre les rétributions des praticiens, lesquelles s'élèvent à la somme de fr. 884; de plus fr. 64 de dédommagement pour les vases cassés par les praticiens.

À l'occasion de la prochaine installation dans la nouvelle construction, Mr. le professeur Staedeler soumettra l'inventaire à une complète révision, et c'est pour cette raison qu'il ne Ta pas complété à l'heure qu'il est.

Le laboratoire technique a été fréquenté : pendant l'hiver, par 8 élèves, ,, 9 auditeurs,

'

pendant l'été par 14 élèves, ,, 7 auditeurs.

Il a été dépensé pour ce laboratoire en tout fr. 3,353, dont fr. 1,649 pour achat principalement d'articles en verre, en porcelaine et en terre glaise, d'ustensiles plats, de préparations, de livres et illustrations pour l'enseignement, le reste pour matériaux à travailler, combustibles, drogues, etc.

Depuis le commencement de l'année scolaire 1860/61 le laboratoire technique se trouve dans les dépendances de la nouvelle école polytechnique. Par suite de ce transfert on a songé à diverses acquisitions d'importance à faire sur le reste existant encore du crédit spécial pour première i n s t a l l a t i o n , acquisitions qui en partie s o n t déjà faites, en partie sont commandées, et au sujet desquelles notre prochain rapport donnera des détails.

Les acquisitions pour la collection d'instruments de physique comprennent dans l'inventaire spécial, un nombre de 39 numéros, dont les suivants méritent une mention particulière, comme appareils d'importance :

701 grande pile de grove, appareil pour le magnétisme de rotation, grande machine optique roulée, appareil pour la propagation de la chaleur, plaques mobiles de condensation.

En outre, on a comblé une série de lacunes existantes. Les grands modèles de l'oeil, de l'oreille et du larynx, dont l'acquisition a été l'aile au moyen d'un crédit spécial extraordinaire, sont des appareils distingués pour leur but. Par l'acquisition d'un système de plus grands poids ou a satisfait enfin à un besoin senti depuis longtemps. Pour toutes ces acquisitions, conjointement avec les autres exigences des ateliers, etc., on a employé le crédit annuel ordinaire du montant de fr. 1,910, ainsi qu'une partie du crédit spécial pour première installation (fr. 643. 45 ct.). On peut dire que l'élat de la collection est satisfaisant, malgré maintes circonstances défavorables, dont il faut relever entre autres l'exiguité de l'espace pour l'exposition, lequel est aussi en partie assigné à la collection cantonale.

Les acquisitions annuelles pour la collection astronomique ne peuvent atteindre l'importance qu'exigerait l'enseignement de l'astronomie, tant à cause de la limite du crédit qu'à cause du manque de place qui se fait sentir surtout ici. Cependant malgré ces conditions défavorables il se p r o d u i t insensiblement une belle augmentation des instruments, des tableaux, des caries et de la collection de reproductions astronomiques commencée par Mr. le professeur Wolf. Li collection s'est enrichie en outre d'un précieux don consistant en plusieurs livres que feu Mr. le Conseiller aulique Horner avait pris avec lui dans son voyage de circumnavigation pour déterminer à volont la latitude en pleine mer, et d'un hyétomètre d'après sa construction L'ordonnance convenable de tous les objets doit être ajournée jusqu'à l'achèvement de l'observatoire, et par suite d», ces inconvénients on est nécessairement réduit a u j o u r d ' h u i à en limiter beaucoup l'utilisation.

Le crédit affecté à la collection pour l'école forestière a été consacré, à l'exception d'une petite partie employée pour réparations, exclusivement à la collection d'insiruments de culture et de bâcherons ; et il en aété acheté : 6 cxtirpateurs, des scies, un stéréomètre, des cisailles, ì cric, des haches, des pies des houes.

Los autres sections (collection de
semence", collection de sections longitudinales et transversales d'espèces de bois indigènes et acclimatés, etc.) n'ont pas subi de changement. Des plans lithographiques déjà mentionnés, dont on se sert dans les exercices de taxation, il a été cédé 10 à des élèves; aujourd'hui la collection compte encore 180 exemplaires.

702 Nous avons uà plaisir tout particulier à constater qu'il a été fait encore celle année un grand nombre de présents aux collections, lesquels ont été adressés de la manière la plus libérale par des compatriotes et des étrangers. Nous en donnons ici l'état.

Collection de modèles architectoniques, Donateurs.

' Dons.

  1. Mr. je Conseiller national Muller, à St.

Gali, en sou nom et en celui de tous les autres frères et soeurs de feu Mr. J. -G.

Muller, de son vivant architecte et professeur à Vienne . Les très-précieux plans et esquisses architectoniques laissés par Mr. J.-G.

Muller.

2. Mr. Ziegler, au Palmgarten à Winterthour Un exemplaire de la collection publiée par Mr Ziegler, de la succession artistique de Mr. J.-G. Muller, professeur à Vienne.

3. Académie royale d'architecturi! à Berlin .. 17 lithographies de d,essins architectoniques. , Collection de modèles pour l'école des ingénieurs.

Direction du chemin de fer du Nord-Est suisse .

Un grand nombre, de profils longitudinaux et de biais, des plans d'aperçus, de situation et de gares, en outre plusieurs plans d'ouvrages d'art relatifs aux différentes lignés du chemin de fer du Nord-Est.

Collection de modèles pour renseignement de la section de mécanique.

Académie royale d'architecture à Berlin .

5 lithographies de dessins de machines.

Collection de modèles pour dessins du paysage.

Acsdémie royale d'architecture à Berlin . .

1 lithographie de dessins de paysage.

703

Collection de matériaux et de modèles de constructions.

Donateurs.

  1. Mr. Jules Siedler, à Zurich . . . .
  2. Mr. le Conseiller arrhitecle Milliolï, à Haunovre . . .

Dons.

20 plans lithographies du nouvel hôtel de la poste à Baie.

H

différents échantillons d e pierres d e construction du royaume de Hannovre.

Collection d'articles et d'instruments de mécanique industrielle.

  1. Mr. l'assistant Hörmann, à Hannovre . . . Un cahier de dessins de machines-instruments.
  2. Mr. Hohl, maître à l'école de tissage à Chemnitz . . . . Dessins originaux d e machines d e filage et de tissage.
  3. Mr. Joseph Asbach, à Chemnitz . . ." . Une très-riche collection de châssis de fil de fer de toute espèce.
  4. Mr. Munich et Comp., à Chemnitz . . . Une collection de châssis fins de fils de fer.
  5. Mr. Hocker et fils à Chemnitz . . . . Chausses pour fabrication d e bas.
  6. Mr. Emile Staub, à Mänedorf . . . . Echantillons d'étoffes d e soie.
  7. MM. Escher, Wyss et Comp., à Zurich . Un arbre de machine de nouvelle construction.
  8. Mr. Karpf, menuisier à Zurich . . . . Echantillons d e feuilles d e placage.

Collection d'articles de chimie industrielle et laboratoire technique.

  1. Mr. Uhden, fabrique de verre, à Buchholz, près de Pade;born . 2 échantillons de fer avec, cassures cristallines merveilleusement belles.
  2. Mr. le Dr. Gastell, à Zurich Une balance chimique avec cloche.

704

Collections minéralogique, géologique et paléontologique.

Donatsurs.

  1. Mr. JeConsul Goundie, au nom d'un Mr. Pourtalés, employé au relevé des côtes de PAméiique du N o r d . .
  2. Mr. Quiquerez, ingénieur des mines de fer à Delémont . . .

Dons.

Une petite boîte avec sable, etc., du fond de la mer.

Flan des travaux de l'exploitation de mines de fer à Delémont.

3. Mr. Fornerod, de Lausanne, à Freiberg . Collection de roches et échantillons de veines métalliques de Freiberg.

4. Mr. le Dr. Hitzenberger, à Constance . Argile de fond tourbeux.

5. MM. les frères Sulzer, à Wintertbour . . 2 échantillons de charbon Boghead.

6. Mr. le colonel Weiss, à Zurich . . . . Coaks de tourbe de St. Jean, près du Landeron.

7. Mr. le Consul Wanner, a u Havre . . . . Très-beaux échantillons d e malachite, d e lapis-lazuli et de pyrite cuivreuse.

8. Mr. Bachmann, du polytechnicum . . . Grès et pétrifications jurassiques.

9. Mr.Ryniker, du polytechnicum . . . Mica ferrugineux de Vissoye dans le Valais.

10. Mr. Wessel, du poiytechnirum . . . Coquillages marins et macracores lapidaires de Thelemarken.

11. Mr. l'inspecteur forestier à Fribourg . Plâtre du Berrà, etc.

12. Mr. Rollier, forestier de district, àMoutiers Ammonites.

13. Mr. l'agrégé Mayer Pétrifications tertiaires et jurassiques.

14. Mr. Eickel, chimiste à Masendorf . . . Indications de houille près de Buxweiler.

705 Bibliothèque.

Donateurs.

Dons, de MM. les professeurs Regnitz, à Eldena, Kohler, à Porrentruy, Dufour a Morges, Brà'ndlin à Schaffhouse, Spitzer à Vienne, « Gallenkamp à Müllheim, Claparède, de Saussure et Thury 'Za, à Genève, Wild, Bolley, Kenngolt, Escher de la Linlh, « ·a Semper, Scherr, Zeuner et Wolf; w a des élèves Fockschaner et Ledergerber; °3 de l'institut I. K. géologique à Vienne; 3 de la Société jurassienne d'émulation; s du U. S. Patent office; \ o ·jì de la Mnitnsonian institution ; a des librairies Meyer et Zeller à Zurich, et Frédéric Schulthess "3, o à Zurich ; ·a de l'Ecole cantonale de St. Gali; «i » to de la Société des naturalistes, à Baie; m u de la Société .technique à Zurich ; > et enfin du Conseil fédéral et des Gouvernements cantonaux <-->3 de Schwyz, Lucerne, Zurich, Berne, Baie-Ville et Argovie. ,' Collection astronomique.

Sir. le bibliothécaire Dr.

Horner, au nom des hé-> ritiers du Conseiller auI que Horner . . . Plusieurs livres que feu Mr. le Conseiller aulique Horner de Zurich avait avec lui dans son voyage autour du monde pour déterminer la position en pleine mer.

Un hyétomètre d'après sa construction.

Activité des autorités scolaires. Le Conseil d'Ecole a traité en 7 séances 85 objets de discussion. Tous ces objets ont été accompagnés de rapports écrits ou verbaux de son Président. Les membres du Conseil d'Ecole ont aussi assisté aux examens de clôture. Le compte-rendu de la présidence constate la tractation de 352 objets d'administration dans l'intervalle des séances.

Nous passons sous silence les affaires qui reviennent toutes les années et qui sont suffisamment connues soit par la loi et le règlement, soit par les premiers rapports annuels, et nous n'avons pas non plus l'intention de revenir sur des objets qui devraient figurer ici, il est vrai, mais dont il a été fait mention dans les précédentes parties de ce rapport. En revanche, nous croyons devoir signaler les cas suivants : Feuille fédérale. XIII. année. Vol. I.

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706

.Pendant l'année de l'exercice Mr. Marchand, de Cherchenay (Berne), professeur de la section des forestiers, est décédé ; Mr. Challemel-Lacour, professeur de littérature française, a donné sa démission ; Mr. le Dr. Schmidt, professeur d'histoire universelle, a été appelé à l'Université de Jéna.

En_ outre, on a mis à concours les places de maîtres pour l'archéologie et l'histoire de l'art, pour les mathématiques transcendantes (en langue française), une seconde place de maître pour la botanique, ainsi qu'une place de maître adjoint pour le dessin technique. Diverses lacunes dans renseignement, résultant de ces circonstances et augmentées encore par une maladie persistante de Mr. le professeur de géométrie descriptive, ont été comblées dans la mesure du possible par voie de suppléance et la coopération méritoire et empressée d'autres maîtres de notre école, comme par l'appel de maîtres auxiliaires extraordinaires.

Dans le courant de Tannée passée nous avons ensuite, sur les propositions du Conseil d'école, fait les nouvelles nominations suivantes : 1. Professeur d'histoire de l'art et d'archéologie: M. le Dr. LUbke, professeur à l'académie d'architecture de Berlin ; 2. Professeur pour l'école des forestiers : M. J. Kopp de Steckborn, inspecteur forestier du Canton de Thurgovie; 3. Professeur d'histoire universelle : M. le Dr. Jean Scherr de Hohenrechberg (Wurtemberg) ; 4. Professeur de littérature française; M. Rambert, jusqu'alors professeur à l'académie de Lausanne ,· 5. Professeur pour les mathématiques transcendantes (en langue française) : M. Méquet de Versailles (pour une période de deux ans).

Enfin, la nomination provisoire de M. le professeur Dedekind (pour mathématiques transcendantes en langue allemande) a été convertie en nomination définitive pour une période de 10 ans. II n'a pas encore été pourvu à la seconde place de professeur de botanique. Le Conseil d'Ecole a autorisé comme agrégés à l'Institut : M. le Dr. Wislicenus de Klein-Eichstadt (Prusse) pour la chimie; M. Stutz de Pfäffikon (Zurich) pour la géologie.

Il s'est fait beaucoup cette année pour Y amélioration des cours des branches spéciales. A l'école des constructeurs il a été donné des cours particuliers sur les mathématiques transcendantes et sur la mécanique. Malheureusement l'insuffisance du personnel enseignant rendra à peine possible de continuer les prochaines années à faire

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donner ce cours de mécanique spéciale pour les constructeurs. On a introduit pour les mécaniciens et les chimistes un plus petit cours de constructions civiles et de dessin de constructions, branche d'enseignement qui ne peut être développée à ces deux divisions dans toute l'étendue que comporte l'école des constructeurs, mais qui peut, en f ê t â t , leur être très-utile. Un cours réduit sur la technologie chimique des matériaux de construction est suivi, conjointement avec les écoles des constructeurs et de chimie industrielle, par les II. et 1!I. divisions.

Il y a si peu de conformité dans r organisation des écoles polytechniques supérieures, que le passage des élèves de l'une dans F autre est souvent très-difficile ; du reste, elles ne sont pas toutes organisées par cours de semestre , mais par cours annuels, les uns commençant en a u î o m n e , les aulres au printemps. Des dispositions très-onéreuses de l'ancien règlement d'admission , qui rendaient presque impossible la transition d'une autre école dans la nôtre, ont été iidoucies dans le nouveau règlement; mais il faut aussi l'établissement de cours spéciaux intermédiaires pour que le passage puisse se faire sans préjudice. Nous croyons que l'Ecole a à examiner aussi ces conditions dans l'intérêt de son renom et dans celui des étudiants suisses et des étrangers, et qu'elle ne doit pas même reculer devani des sacrifices pécuniaires. Pour ce motif il a fallu cette année introduire un cours spécial de calcul différentiel et intégral, qui a fourni à un nombre considérable d'élèves le moyen de transition mentionné ci-dessus, et a établi le raccordement avec les cours publics sur la théorie de la technologie mécanique.

Le Conseil d'Ecole a exprimé sa reconnaissance au Directeur de l'Ecole, aux principaux des divisions et surtout au corps enseignant pour leur coopération dans la discussion et l'exécution de semblables mesures.

Un arrêté général, touchant à plusieurs branches, est celui du Conseil d'Ecole du 16 Juillet 1860. Depuis quelque temps déjà le Conseil d'Ecole avait nommé une commission chargée d'examiner la question des auditeurs. Une plainte du Gouvernement de Zurich à cause d'un pretenda relard dans la pourvue à quelques chaires de la, 6. division fut jointe à cette question. Le Conseil d'Ecole examina les prétentions juridiques élevées par l'autorité cantonale, et crut devoir les repousser de la manière la plus absolue. À la même occasion on soumit à un examen circonstancié la ^position des branches ayant trait aux sciences naturelles, dans l'intérêt général de l'instruction, de même que dans leurs rapports avec les études spéciales et comme sciences auxiliaires et on a cherché à faire droit aux deux directions dans la mesure du possible.

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II doit être donné plus d'intensité à l'enseignement de fècole de chimie industrielle par la tenue de cours spéciaux qui devront avoir pour but essentiellement le point de vue scientifique et l'instruction pratique des élèves. Un changement important est survenu dans l'enseignement de la physique. Au lieu d'un seul cours de physique expérimentale et un seul.de physique technique, il doit être tenu 2 cours dans chacune de ces ramifications, c'est-à-dire: physique expérimentale au point de vue élémentaire et un cours de physique expérimentale au point de vue plus élevé de la science pour les élèves plus avancés. A partir du point de vue du programme d'admission et en progressant de ce point, les ingénieurs et les mécaniciens auront un cours de physique technique et les chimistes en auront également un spécial.

Il va sans dire -que ces derniers cours auront tout particulièrement en vue le but pratique qu'on se propose d'atteindre dans les sections en question.

Pour la physique, outre les autres cours déjà existants (physique mathématique), on a prévu aussi des exercices et des observations pratiques, à commencer aussitôt que les locaux permettront de le faire. On a prévu également une double direction des cours de zoologie, de botanique, de géologie, de minéralogie, et il a été organisé 4 nouveaux eours, qui doivent être tenus chacun dans le courant d'une année scolaire, la plupart eii un semestre. La décision préparée par une Commission du Conseil d'Ecole a été préavisée, en vertu du règlement, par la conférence générale des maîtres, et arrêtée .

par le Conseil d'Ecole avec quelques modifications. Nous devons encore ici faire mention de la coopération empressée du personnel enseignant. Cette décision a pris en meilleure considération les branches spéciales et le but pratique, sans que les cours purement scientifiques, autant du moins que la suffisance du personnel enseignant le permet, en aient souffert en aucune manière. La création de ces cour» mettra dans la nécessité d'accorder ça et là quelques gratifications.

Le Gouvernement de Zurich a depuis lors retiré sa plainte. Les autorités de l'Institut fédéral se réservent aussi pour l'avenir d'arrêter les changements convenables dans l'organisation, dans l'intérêt de l'indépendance de l'école.

A cette décision s'en est jointe nne autre propre à atteindre d'une manière sûre les avantages auxquels on vise pour une organisation convenable des cours des branches spéciales. Les conférences spéciales devront dresser, pour tous les cours obligatoires dans les écoles de sections, des programmes détaillés des matières à traiter, lesquels programmes seront naturellement passibles en tout temps

709 d'une révision et d'améliorations commandés par les progrès de la science. Les avantages de semblables programmes, dans les cours obligatoires, sont évidents. Ils donnent un aperçu clair sur l'ensemble des matières à traiter, mesurées à la force de chaque élève en particulier (point qui mérite la plus soigneuse attention), favorisent et assurent la juste combinaison des différentes branches de l'enseignement, offrent à chaque maître en particulier, et surtout aux préposés des branches spéciales, l'occasion de sortir de la sphère de leurs branches spéciales et de déterminer après examen et choix l'ensemble des malières pour toute la -section. Enfin ces programmes offrent par eux-mêmes aux autorités scolaires un moyen de contrôle sûr de la marche et au besoin, de l'élat de l'enseignement dans toutes les branches spéciales, bien entendu sans viser par là à un système pédantesque, faisant le programme de l'heure. Nous comptons aussi avec confiance pour l'exécution de ce travail sur les vues et la bonne volonté de notre personnel enseignant. 11 est bien vrai que jusqu'à présent 0;i n'avait pas été sans aucunes données dans cette direction, mais elles étaient pourtant par trop défectueuses et incomplètes.

Dans le courant de la dernière année scolaire le Conseil d'Ecole nous a de nouveau remis son préavis sur l'adjonction d'une subdivision d'économie agricole à l'école des forestiers.

Notre institut doit fair|s des prétentions bien élevées aux maîtres qu'il veut appeler, soit sous le rapport de la capacité scientifique soit sous celui du talent de l'enseignement; et cependant les honoraires, bien qu'augmentés par la libéralité des Conseils, sont encore modestes comparativement aux prestations et à renchérissement de tous les besoins de la vie. De plus, les personnes que les autorités scolaires doivent chercher les premières à gagner pour l'institut, ont déjà pour la plupart des positions acquises, une nomination à vie et le droit de pension. Il deviendra pour cela d'année en année plus difficile de trouver des hommes convenables. Cette considération qui.

à chaque vacance de chaire fait naître chez les autorités scolaires une préoccupation de plus en plus embarrassante, a éveillé la pensée de chercher s'il n'y aurait pas moyen de prendre, par voie de contrats avec quelque solide établissement de rentes, des précautions économiques pour les maîtres et leurs familles, lesquelles précautions offriraient d'une autre manière presque tous les avantages du système des pensions, qui répugne à l'esprit public dans une république. Un examen sérieux de cette question un peu compliquée a autorisé à croire qu'avec des sacrifices économiques relativement modiques on pourrait obtenir d'importants résultats. Le Conseil d'Ecole est trèsdisposé à traiter plus directement cette question aussitôt qu'il pourra

710 compter à ce sujet sur les dispositions favorables des autorités supérieures.

La fondation Châtelain a permis d'accorder à 6 élèves capables et appliqués des subsides m o n t a n t à la somme (otale de fr. 1,412. 50 cent. Mais le legs est loin d'être suffisant pour pouvoir faire droit aux demandes de tous les élèves qui méritent qu'on leur vienne en aide. Dieu veuille que d'autres suivent l'exemple du noble fondateur!

Si le sort confère à l'un à sa naissance la richesse et une agréable position sociale, il se plait souvent à donner au pauvre, en compensaiion, une plus riche mesure de talent, de force de volonté et de capacité laborieuse pour le faire sortir de la foule. C'est ce que nous pouvons constater à nuire établissement d'une manière consolante.

Ce serait avec plaisir que nous offririons à des aspirants qui y ont de si légitimes droits une subvention plus grande que celle que nous pouvons accorder jusqu'à présent.

La fréquentation de notre i n s t i t u t croissant à vue d'oeil, met en perspective très-rapprochée la nécessité d'augmenter les moyens d'enseignement et les forces enseignantes dans les sections les plus suivies. Sous ce rapport se présente en première ligne l'établissement d'un observatoire d'astronomie et l'activalion d'une chaire entière.

Cet enseignement doté seulement d'un tiers de chaire ne s'est pas moins relevé. Les élèves de la division des ingénieurs sont astreints à le suivre, la plus grande partie des candidats à l'enseignement, c'est-à-dire tous ceux qui suivent la direction des études mathématiques, sont dirigés vers cette branche essentielle. C'est ainsi que déjà dans l'année scolaire 1858/59 le nombre de ceux qui suivaient ces cours était monté à 40. Depuis la fréquentation a augmenté et il faut s'attendre à une nouvelle augmentation croissant dans une forte proportion. Les exercices pratiques et lès observations sont essentiellement et tout particulièrement pris en considération dans cet enseignement, et c'est là que se montre toute l'insuffisance des moyens dont on dispose jusqu'à présent.

C'est dans une misérable petite hutte, qui ne peut contenir en même temps plus de trois élèves, dans laquelle les grands instruments acquis à grands frais ne peuvent pas même être établis, qu'il faut encore aujourd'hui faire les observations astronomiques. Cet état des choses forme un pénible contraste avec l'importance croissante de l'institut en général et de celte branche d'enseignement en particulier. Le Conseil d'Ecole avait appelé l'attention sur cet objet soit dans les négociations de la convention avec Zurich au sujet des collections soit dans des rapports à nous adressés. Un don des héritiers Kunz à Zurich, desiine à ce but, a maintenant avancé la chose dans

711 les derniers temps, et des propositions faites par le Gouvernement zuricois out été accueillies de notre côté. Zurich cédera le montant du legs qu'il a reçu (fr. 25,000), et l'emplacement nécessaire et assumera la servitude du défrai de la sphère d'observation; la Confédération aurait ea revanche à se charger de la construction de l'observatoire. D'après des calculs faits, une somme ultérieure d'environ fr. 85,000 suffirait approximativement. Quant à la surcharge annuelle du budget rendue nécessaire par l'extension de cette branche d'enseignement, les négociations du Conseil d'Ecole entamées, sur pouvoirs donnés, sont si près d'une conclusion qu'il pourra bientôt en être référé en détail.

Les négociations concernant la convention pour l'usage, l'arrangement et la conservation de différentes collections des sciences naturelles, du jardin botanique, de la bibliothèque de la ville et pour rétablissement du mobilier dans le nouveau local, lesquelles étaient pendantes depuis bien longtemps entre le Canton et la ville de Zurich d'une part et les autorités fédérales de l'autre, sont enfin arrivées a une conclusion pendant l'année de l'exercice.

Les rapports très-compliqués qu'il a fallu d'abord débrouiller et ordonner à ce propos mettent dans une impossibilité absolue de donner exposé clair de toute l'affaire dans un référé abrégé. Nous renvoyons aux missives détaillées du Conseil d'Ecole et du Président de ce Conseil des 27 Décembre 1858, 28 Mai 1859 et 9 Janvier 1860. Voici un aperçu succinct des dispositions conventionnelles arrêtées : Les collections des sciences naturelles, entre autres le musée zoologique, les collections de minéraux et de coquillages, les collections géologiques et paléontologiques, sont soumises à la direction unique du Conseil d'Ecole et immédiatement à la surveillance d'une commission choisie par le Gouvernement de Zurich, le Conseil communal de la ville de Zurich et le Conseil d'Ecole suisse. Le Canton et la ville de Zurich paient annuellement la somme qu'ils ont déclaré avoir employée en moyenne jusqu'ici, c'est-à-dire fr. 3,500 par an (l'Etat fr. 2,500 et la ville fr. 1000). Ce qui est exigé de plus pour une conservation et une augmentation convenables est fourni par la caisse d'école du Polytechnicum, sans obligation toutefois de payer plus qu'elle n'a fait jusqu'à présent, lors-même que c'est la plus grande partie des dépenses. Quant aux droits respectifs de propriété, de même qu'à la propriété commune qui commence pour les augmentations futures, il a été arrêté des dispositions précises, assurant les droits de tous. Les accroissements deviennent propriété de chacune des parties contractantes ou prorata des dépenses faites par elles à l'avenir. L'Université et l'Ecole polytechnique utilisent le tout à droit égal. Ces dispositions ne préjudicient en rien à l'indépendance

712 complète des deux instituts. Four la tenue de cours entièrement séparés il peut être facilement créé, à l'un comme à l'autre dfs établissements scientifiques, de petites collections usuelles ; mais la réunion de plusieurs contributions financières assure à ces collections une dotation et une augmentation dignes de. leur b u t , et elle livrera aussi à une époque qui n'est pas éloignée pour le haut enseignement des sciences un attrait puissant dans l'intérêt de l'institut fédéral comme dans celui de rétablissement cantonal.

Relativement au jardin botanique, Zurich se charge des constructions et des agrandissements convenables, de même que de l'entretien du jardin et du chauffage des serres. Zurich est tenu de consacrer tous les ans au jardin les mêmes moyens économiques que jusqu'à présent. La caisse d'école fédérale y contribue annuellement pour 3000 fr., et i200 fr. seront dépensés pour les collections botaniques (arrangement, entrelien et augmentation), qui deviendront dès lors propriété de la Confédération. Le jardin devra servir à l'Ecole polytechnique et à l'Université. Ici non plus il n'est question en aucune manière de communauté d'enseignement de la part des maîtres.

Pour ce qui concerne enfin l'établissement du mobilier de la noiir velie construction, la Confédération prendra à sa charge l'ameublement des locaux exclusivement assignés à l'Ecole polytechnique, de même que l'entretien ultérieur de ce même ameublement. L'auditoire (aula) sera meublé à frais communs. Pendant le provisoire des locaux, Zurich reste chargé des sièges des salles de cours, à une petite exception près. Il a été, arrêté des mesures particulières sur l'augmentation et l'entretien du mobilier des collections réunies.

Si l'on examine ces conventions après connaissance prise de tous les rapports existants, si l'on met en balance les prestations et les droits réciproques et si l'on prend en considération les droits conférés à la Confédération par l'art.' 40 de la loi sur l'établissement d'une école polytechnique, il nous est permis d'espérer qu'un jugement impartial, après appréciation équitable des grands sacrifices financiers à supporter par le Canton de Zurich pour la construction du nouveau bâtiment d'école, considérera la convention mutuelle comme répondant aux circonstances et acceptable pour toutes les parties.Déjà plusieurs de nos rapports ont signalé le grave inconvénient du long provisoire des locaux. Par l'augmentation du concours à l'établissement, cet inconvénient ne pourra qu'augmenter. Il est vrai que Zurich a rendu possible au moins d'ouvrir à la fin de Tannée de l'exercice, respectivement au commencement de l'année scolaire 1860/1861 le nouveau laboratoire technique dans les dépendances de la nouvelle construction. Par là le bâtiment du Stift, utilisé jusqu'alors en grande partie pour l'enseignement de l'école de chimie,

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est devenu entièrement disponible pour l'école des ingénieurs et pour l ' a d m i n i s t r a t i o n , et par suite du déménagement de cette dernière, le Kornamt rcsle exclusivement consacré à l'école des ingénieurs. Mais le nombre des étudiants est déjà aujourd'hui de plus de 400 et les locaux que Ton a gagnés ne suffisent pas pour une pareille augmentation. On fera dans la nécessité de faire de n o u velles demandes aux autorités zuricoises, et nous devons pouvoir nous livrer à l'espoir qu'on y fera droit si le bel essor de l'institut ne doit pas être compromis pour les deux ou trois années prochaines.

Les autorités fédérales ont accordé les crédits exigés pour l'ameublement des dépendances de la nouvelle école. Quelques légères difficultés qui ont surgi, seront, sans aucun doute, levées par une entente amiable.

Le compte annuel a subi quelque changement dans la forme de son établissement par suite d'instructions données par notre Département des finances au caissier de Fècole. Le résultat continue à en être favorable, attendu qu'il a pu être joint au /b?irfs d'école un excédant des recettes sur les dépenses.

Le fonds d'école se m o n t a i t

fin 1860 à ,, 1859 ,,

.

fr. 323,026. 75 ,. 255,496. 98

L'accroissement de fr. 67,529. 73 provient en partie de l'augmentation de l'inventaire des collections et des meubles, eu partie d'une dito du fonds d'école lui-même. L'inventaire s'élevait fin 1860 à .

fr. 197,032. 99 ,, 1859 ,, .

,, 148,088. 70 conséquemment augmentation de fr. 48,944. 29 Le surplus du fonds d'école, consistant en capitaux, avoir d'inlérêts au marc le franc et numéraire se montait fin 1860 à .

fr. 125,993. 72

,, 1859 ,,

.

,,

107,408. 28

conséquemment augmentation de

fr. 18,585. 44

fr. 67,529. 73.

En outre, par suite de liquidation progressante, la fondation Châtelain a pris un accroissement.

Elle se montait

fin 1860 à . fr. 59,406. 01 ,, i859 ,, . ,, 43,575. 18 Accroissement fr. 15,830. 83

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TRAVAUX PUBLICS.

  1. Constructions de routes.
  2. Route du St-Bernard.

<s

Nous avons déjà dit dans le rapport de Pan passé que nous avions pris auprès du gouvernement sarde des informations sur Tétât de la question de l'établissement du tunnel du col de Menouve, et que nous attendions des renseignements qui nous seraient fournis à cet égard. Il nous a été répondu depuis, que le col de Menouve avait bien perdu de son importance par suile des changements accomplis en Italie, qu'en conséquence le gouvernement sarde était d'avis qu'il n'était pas à propos de donner suite à cett« entreprise, d'autant plus que Ton ne pouvait ajouter une entière confiance au devis et que l'établissement de celte roule occasionnerait des dépenses exorbitantes.

Nous donnâmes communication de cette réponse aux gouvernements des Cantons intéressés, Fribourg, Vaud et Valais, en leur faisant observer que nous partagions la manière de voir du gouvernement sarde et que par conséquent le seul parti qu'il y eut à prendre était d'en rester là. Comme les Cantons intéressés ne sont plus revenus sur cette queslion, nous devons supposer "qu'ils sont d'accord avec nous pour ne pas donner suile au projet, et nous considérons dèslors celle affaire comme terminée. Abstraction faite des raisons invoquées pai' le gouvernement sarde, l'abandon du projet FOUS semble encore justifié par le fait que la route du St-Bernard a perdu la plus grande partie de son importance depuis que le chemin de fer est construit jusqu'à Siou et qu'il a des chances d'être continué jusqu'à Brigue.

2. Roule du Briiniy.

Le rayon* de route compris entre Hergiswyl et la frontière lucernoise dont nous disions déjà dans le dernier rapport qu'il était achevé et pi'êt à être livré à la circulation, a été inspecté par MM. les ingénieurs Hartmann et Studer. Comme le rapport de ces experts était tout-à-fait favorable, la section a été définitivement remise au Gouvernement de Nidvvalden, sous réserve de quelques améliorations qui, d'après l'avis des experts, devaient être à la charge d'Obwalden.

Nous avions chargé ces experts de visiter d'abord la section de route en question, puis d'inspecter les autres sections, déjà reçues antérieurement, et notamment les travaux de la route de montagne proprement dite depuis Lungern jusqu'à la frontière bernoise, et de nous soumettre ensuite un rapport sur cette opération.

715 Les experts nous annoncent que les sections déjà reçues antérieurement) frontière du Canton-Gstaad-Alpnach et Giswyl jusqu'à Burglen (Kaiserstuhl) sont en fort bon état.

Le rapport est également favorable à la section nouvellement construite depuis les dernières réceptions (celle qui s'étend entre l'église de Lungern et la maison de tir). Il déclare qu'elle est bien construite et déjà livrée à la circulation. Cependant elle n'a pas encore pu être reçue, parce qu'elle e été endommagée en plusieurs endroits par l'éboulement du mois de Juin de la même année.

Quant aux travaux de la route de montagne proprement dite, nous pouvons déjà annoncer dès à présent qu'ils se poursuivent actitivement, surtout du côté du Canton d'Unterwalden, de sorte qu'il est probable que celle section sera achevée pour la fin de Juin 1861. On a également travaillé sur le territoire bernois; cependant comme cette partie a été commencée p l u s tard et qu'il s'est produit divers incidents fâcheux, il y a toute apparence qu'elle ne pourra être Ouverte à la circulation en même temps que la section d'Obwalden.

Au surplus, pour nous conformer à l'invitation de Part. lr> de l'arrêté fédéral du 20 Juillet 1860, nous vous donnerons dans un rapport spécial des détails plus circonstanciés sur l'état de cette construction, de sorte que nous croyons pouvoir nous borner ici à ces explications préliminaires.

Par suite de cette expertise, il a été fait au gouvernement d'Obwalden, à la date du 15 Août 18(îO, un nouveau versement à compte de la contribution fédérale applicable à la section comprise entre Lungern et la frontière bernoise.

Le paiement du solde de la subvention allouée pour la section d^Eiskeller à la frontière lucernoise (fr. 5,000) a été ajourné jusqu'à nouvel ordre, à cause des réserves faites au sujet des améliorations complémentaires qui doivent encore être faites à teneur du rapport des experts.

Il a été payé jusqu'à présent, à compte du subside fédéral de fr. 390,000 alloué au gouvernement d'Obwalden, une somme totale de ,, 340,000 de manière qu'il reste encore disponible un solde de . fr. 50,001) A la fin de 1860, on avait achevé sur le territoire lucernois à peu près deux tiers de la section qui mesure une longueur totale de 17,000'; de sorle que la nouvelle route est actuellement praticable jusqu'au village de Horw. Il résulte du rapport de notre expert que cette section est exécutée d'une manière irréprochable, et l'on a lieu d'espérer qu'elle ne lardera pas à être terminée jusqu'à Lucerne.

716 3. Pont d'Ackeregg.

Nous avons déjà dit dans notre dernier rapport de gestion que le gouvernement de Nidwalden, modifiant le projet primitif, avait fait dresser le plBn d'un pont de fer destiné à traverser le détroit que le lac forme près d'Acheregg, et que ce plan avait été approuvé, sauf quelques détails qui ont également clé réglés plus tard.

Après l'approbation des plans et le commencement des travaux, il s'éleva inopinément un conflit relatif à la fondation des piles, ainsi qu'à la largeur et à la hauleur de la travée mobile du pont-levis.

Dans son rapport d'expert du 21 Décembre 1859, M. Hartmann, ingénieur en chef, avait déjà fait observer que la fondation des piles sur pilotis, lui paraissait mieux appropriée au but que la fondation sur un caisson d'enrochement projeté par Nidwalden. Il n'avait toutefois pas cru devoir s'opposer à l'exéculion de ce dernier travail.

En conséquence le plan fut approuvé, ainsi que nous l'avons déjà dit, en réservant toutefois que Nidwalden ferait examiner s'il ne conviendrait pas, dans l'intérêt de la solidilé du pont, de fonder les piles sur pilotis. Le gouvernement de Nidwalden promit de renvoyer l'affaire à l'examen de la Commission des routes et de tenir compte des objections soulevées contre le système de fondation adopté, si elles étaient reconnues fondées. Dans une conférence tenue à Lucerne le 28 Février 1860, en vue de régler définitivement quelques difficultés qui s'étaient élevées au sujet de l'usage et de l'enlretien du pont-levis, le gouvernement d'Obwalden et le délégué des sociétés de navigalion à la vapeur demandèrent qne l'on substituât la fondation sur pilotis à la fondation sur caisson, au moins pour la pile sur laquelle le .pontlevis devait reposer. Le gouvernement se montra disposé à prendre des arrangements avec l'entrepreneur dans le sens de la modification proposée, mais celui-ci ne voulut pas renoncer à ce dernier système de fondation, parce qu'il présentait, selon lui, toutes les garanties de solidité désirables. Afin toutefois de prouver qu'il avait sérieusement pris en considération le voeu érnis, le gouvernement de Nidwalden demanda que l'ingénieur en chef M. Hartmann fût chargé d'assister à la pose des caissons, pour qu'il pût se convaincre par lui-même de la solidité de ce genre de construction et dissiper dans son rapport les appréhensions manifestées à ce sujet.

Sur ces entrefaites, le gouvernement d'Obwalden nous adressa une résolution du Landrath en date du 24 Mars 1860, par laquelle il approuvait le protocole de la conférence du 27/28 Février, sur lequel nous reviendrons plus tard, et demandait que la hauteur sous poutre en conlrehaut des plus haules eaux ne pût être moindre de 10 pieds, que l'on mît les caissons de côté pour la construction des piles de la travée principale, que l'on ne diminuât pas le débouché, que la force

717

du courant ne fût point augmentée et qu'enfin l'on remédiât aux inconvénients qui pourraient se produire, en ménageant des ouvertures dans les levées aux abords du pont.

Déférant, au voeu de N i d w a l d e n , nous envoyâmes sur les lieux l'ingénieur en chef, M. Hartmann, en le chargeant d'examiner l'affaire et de travailler à l'aplanissement des difficultés qui s'étaient élevées.

Mais celle expertise n'aboutit de rechef à aucun résultat. Les caissons furent enfoncés, et comme, d'après l'avis de notre expert, il n'y avait pas de raison plausible pour insister sur l'établissement d'une fondation sur pilotis, le différend fut considéré comme vidé nonobstant les démarches que fit encore Obwalden pour obtenir gain de cause en faveur de la modification qu'il avait proposée.

En ce qui touche la hauteur sous poutre de la travée mobile, on donna au gouvernement d'Obwalden des explications tranquillisantes dont il se déclara satisfait pins tard.

Afin d'éviter le remous, le gouvernement de Nidwalden, d'accord avec notre expert, avait réduit de 5 à 3 le nombre des piles du projet primitif, et ménagé en outre une ouverture de 16 pieds de long dans la levée la plus rapprochée de la culée, de façon que. sur eu point encore, il n'y avait pas lieu de donner suite à la réclamation d'Obwalden.

Ces deux incidents, qui ont nécessité plusieurs expertises et uc fréquent échange de correspondances, éiaient à peine vidés qu'Obwalden nous adressa une nouvelle réclamation, relative à l'ouverture de la travée de navigation. L'administration des bateaux à vapeur à Lucerne s'était plaint au gouvernement d'Obwalden de ce que la fondation de la pile sur caissons avait réduit à 46 pieds l'ouverture de la truvée de navigation, bien qu'aux ternies des résolutions de la conférence cette o.iverture dût être de 50 pieds. Peu après la remise de cette nouvelle plainte, Obwalden nous annonça qu'un bateau à vapeur, en faisant le trajet d'Alpnach à Lucerne, avait donné contre la pile et l'avait dérangée à cause du peu de largeur de la travée. Au reçu de cette plainte, nous ordonnâmes une nouvelle expertise afin de constater jusqu'à quel point elle était l'ondée. L'ingénieur en chef, M. H a r t m a n n , auquel on avait adjoint 31. Spengler, directeur des bateaux à vapeur :< Romanshorn, examina de rechef le passage signalé et déclara dans son rapport qu'il avait constaté par un mesurage exact que l'ouverture de la travée de navigation, mesurée au niveau des plus basses eaux, était de 50 pieds, et qu'en conséquence les bateaux à vapeur avaient bien assez de place pour passer sous le pont dans les deux sens en toute suret« (cette assertion est confirmée par le rapport spécial de 91. Spengler). Cependant, pour raffermir les piles, les experts conseillèrent d'établir une rangée de pieux, proposition que Nidwalden adopta sans difficulté.

718 Si nous avons relevé ces incidents, c'est pour faire voir que l'intervention fédérale n'est pas moins utile que son concours financier pour assurer le succès des enlreprises de cette nature, où les intérêts de plusieurs Cantons se trouvent en opposition.

En dépit des obstacles dont nous venons de parler, obstacles qui ont plus d'une fois arrêté la marche des travaux, le pont a été terminé en moins de 8 mois.

La réception, qui a eu lieu le 8-et 9 Octobre en présence de noire expert, a constaté que le pont avait été fidèlement construit d'après les plans et' modifications adoptés par le Conseil fédéral, et.

qu'il avait parfaitement subi l'épreuve t a n t sous le rapport de la résistance que quant à la sûreté et à la facilité de la manoeuvre du mécanisme du pont-levis. Quelques critiques d'une importance secondaire onf été communiquées au gouvernement de Nidwalden', qui en a dûment tenu compte.

A la suite de cette épreuve, la subvention fédérale de fr. 20,000 fut remise à Nidwalden le 19 Novembre dernier.

Les conférences qui furent convoquées au sujet de cette affaire eurent spécialement à s'occuper des dispositions relatives à l'usage du pont-levis. Dans la conférence .tenue le 24 Septembre 1859 sous la direction de M. Peyer im H o f , membre du Conseil n a t i o n a l , et de BI. Hartmann, ingénieur en chef, on adopta les prescriptions suivantes touchant l'ouverture et la fermeture de ce pont: ,,a. La compagnie de navigation à la vapeur siégeant à Lucerne ,,prend à sa charge les dépenses de l'ouverture et de la fermeture du ,,pont pour" le service des bateaux à vapeur."

,,6. Les délégués d'Obwalden et de Lucerne délarent que le pont ,,ne sera point ouvert pour livrer passage aux bateaux à rames, à ,,moins que le propriétaire du bateau ne paie une rétribution pour ces ,,opérations."

Des réclamations s'élevèrent de diverses parts contre les dispositions précitées du protocole, qui fut soumis à la ratification de tous les intéressés. Le Landrath de Nidwalden adhérait aux dispositions relatives à la construction du pont, mais il n'approuvait pas celles qui concernaient l'ouverture et la fermeture du pont-levis. 11 aurait voulu substituer aux articles sus-relatés la rédaction suivante: ,,Le Gouvernement de Nidwalden n'aura point à s'occuper de. la ,,nomination du personnel chargé de l'ouverture et de la fermeture du ,,pont. En conséquence les gouvernements de Lucerne et d'Obwalden, ,,ainsi que les deux administrations ou les propriétaires des bateaux à ,,vapeur supporteront les frais y relatifs; néanmoins le choix du dit ,,personnel sera soumis à l'approbation du gouvernement de Nidwalden, ,,attendu qu'il ne peut lui être indifférent de savoir à qui sera confié ,,le service du pont."

719 ,,Si le pont-levis vient à être endommagé par suite d'une négli,,gence coupable du personnel préposé à ce service, le dommage sera ,,bonifié au gouvernement de Nidwalden."

Afin de faire statuer le plus tôt possible sur ces modifications ainsi que sur celles que le gouvernement d'Obwalden avait proposées relativement à la construction du pont, nous les communiquâmes aux autres intéressés, en les invitant à se mettre d'accord sur les différends qui les séparaient et à nous transmettre leurs déclarations. Cependant comme on ne tarda pas à se convaincre qu'il n'était pas possible d'arriver u un résultat par voie de correspondance, on convoqua une nouvelle conférence qui, ainsi que nous l'avons dit plus haut, se tint le 27,28 Février 1860.

Dans les débats qui s'y engagèrent, on remplaça les propositions de Nidwalden concernant l'ouverture et la fermeture du pont par les résolutions suivantes: ,,Le gouvernement de Nidwalden nommera les employés à l'ouverture et à la fermeture du pont."

,,Le pont sera ouvert: ,,a. A chaque passage des bateaux à vapeur; ,,b. Lors du passage des bateaux à rames et des radeaux, pourvu ,,que les bateliers ou flotteurs le demandent en appelant ou en donnant ,,le signal convenu."

,,Le gouvernement pourvoira à ce que le service du pont soit ,,réglé de telle sorte que les bateaux à vapeur ne soient pas arrêtés ,,dans leur course, et que la marche des autres bateaux ne soit pas ,,sensiblement retardée.

,,Pour assurer le service du pont et préserver celui-ci de dom,,mage autant que faire se pourra, le gouvernement remettra aux em,,ployés commis à ce service un règlement dans lequel seront expliquées leurs obligations envers le Gouvernement comme propriétaire ,,du pont.

,,Afin de couvrir les frais d'ouverture et de fermeture du pont, ,,le Gouvernement est autorisé à percevoir des propriétaires de ra,,deaux ou de bateaux, pour chaque passage à pont ouvert, une ingentilite équitable, qui ne pourra dépasser le maximum que le haut ,,Conseil fédéral fixera pour deux ans d'abord, puis définitivement."

Pour fixer ce maximum, nous prîmes des informations sur les taxes admises à Rapperswyl, à Stein sur le Rhin et à Diessenhofen, localités où il existe des ponts semblables; d'après les renseignements qui nous furent fournis, nous adoptâmes les taxes suivantes pour l'ouverHire du pont d'Acheregg : Pour les bateaux à vapeur .

.

.

.

fr. -- . 8 0 Pour les radeaux et les bateaux à voiles : de jour ,, 1. -- » « n » » « ,, n · de nuis ,, 1. 20

720 Nous nous réservâmes toutefois la faculté de retirer sur le champ et sans indemnité, l'autorisation accordée pour la perception de ces taxes, dans le cas où les circonstances l'exigeraient.

Conformément à la résolution de la conférence du 27/28 Février, le Gouvernement de Nidwalden nous a fourni un règlement concernant l'usage et lé service du pont-lev.is, règlement que nous avons approuvé avec une petite adjonction.

IV. Réseau de routes du Canton des Grisons, Le 27 juin 1860, le Petil-Conseil du Canton des Grisons a adressé à l'Assemblée fédérale, par l'entremise du Conseil fédéral, na mémoire dans lequel il demande que la Confédération lui alloue une subvention pour l'achèvement du réseau gris.on, lei qu'il a été arrêté par le décret du Grand-Conseil de ce Ganion, en date du mois de Juin 1860.

Comme nous avons préparc, sur cette question, un rapport à l'Assemblée fédérale, qui prononcera sur la demande du Canton des Grisons, nous ne croyons pas devoir nous étendre sur les détails consignés dans ce mémoire ainsi que dans les pièces à l'appui.

Ainsi que nous avons l'habitude de le faire dans tous les cas de ceite nature, nous avons chargé des experts d'examiner cette affaire et de vous présenter un rapport ; nous avons également demandé le préavis d'experts militaires, et entamé des négociations avec le Gouvernement des Grisons. Nous avons en outre pris des informations spéciales sur différents points qui nous paraissaient réclamer un examen attentif, et nous ne doutons pas que, maintenant que ces informations nous sont parvenues, la question ne puisse être soumise à l'Assemblée fédérale à sa prochaine session.

V.

Route du St. Gothard.

Le 6 Juillet de l'année courante, le Gouvernement de Lucerne, agissant au nom- d'une conférence tenue le 8 Juin de la même année entre les Cantons et les administrations des chemins de fer les plus directement intéressés à la route du Si. Gothard, a présenté au Conseil fédéral un mémoire où il demande qu'il plaise à cette autorité d'employer tous les efforts pour que la Confédération voue une sollicitude spéciale à la correction du St. Gothard, le plus important de tous les passages des Alpes suisses, que le Conseil fédéral fasse examiner les plans et devis existants et qu'il poursuive les tractations relaiives à cette entreprise afin d'en réaliser l'exécution.

Vu la grande importance de la route du St. Gothard pour la Suisse entière, nous ne fîmes aucune difficulté d'accueillir la demande de Lucerne, et nous fîmes procéder à l'examen des projets et devis.

721 En jetant un coup d'oeil sur le rapport des experts chargés de cette affaire, nous trouvâmes qu'il était en désaccord sur plusieurs points importants avec les projets de 5151. Locher et Comp., qui avaient servi de base au mémoire. Avant d'aller plus loin, nous jugeâmes donc à propos de communiquer au Gouvernement de Lucerne le rapport et les plans de nos experts, pour qu'il pût les faire examiner, nous communiquer ses observations et nous proposer ses modifications suivant le résultat de cette enquête. Nous espérons également nous trouver en mesure de soumettre cette affaire aux délibérations de l'Assemblée fédérale à sa prochaine session.

VI.

Haute surveillance sur les routes-

Nous avons déjà parlé dans notre dernier rnpport de gestion de la route postale qui conduit à travers le bourg d'Âltdorf; sur nos réclamations réitérées le Gouvernement d'Uri nous a fait savoir qu'il ·avait dépensé 2U,0(X) fr. pour la correction de la route principale, et qu'il avait dccrélé une somme de fr. 3000 pour la rue de Schfichenthal, qui est également parcourue par la poste. Il résulte d'un rapport que le Dépar'ement de l'Intérieur a reçu sur cet objet de la Diiection de l'arrondissement postal de Lucerne que la route principale a été mise en bon élat l'été dernier, et que par conséquent elle ne laisse plus rien à désirer.

Quant à la rue de Schachenthal, on en a commencé dernièrement la correction, et il est permis d'espérer que cette section ne tardera pas n être mise dans un état satisfaisant.

Du ix-ste il ne nous, est parvenu dans le courant de cette année aucune nuire réclamation concernant les roules postales.

Si. Correction de cours d'eaux.

I.

Administration de la Linlh.

Comme le rapport annuel de la commission de la Linth se trouvait encor« en relard par suite du décès de son secrétaire à l'époque où nous avons remis notre rapport de gestion de l'an passé, et comme nous n'avons pu dès-lors présenter que quelques considérations générales, nous avons avanl tout à compléter nos observations sur la gestion de celte commission pendant l'année 1859.

Le compte de l'Administration pour 1859 présente les résultais suivants : Les recettes s'élèvent à .

.

.

. fr. 86,052. 23 Les dépenses à ,, 30,143. 22 Excédant des recettes .

. fr. 55,909. 01 Le 31 Décembre 1859, l'actif de l'entreprise ascendait à Feuille fédérale, III. année. Vol. I.

54

722

fr. 400,055. 13 à la même date 1858, il était de ...

,, 344,146. 12 En conséquence il y a une augmentation de fr. 55,909. 01 égal à l'excédant de recettes indiqué ci-dessus.

Voici de quoi se composait l'actif au 31 Décembre 1859 : Inventaire du mobilier .

.

.

.

fr. . 6,439. 68 Inventaire des immeubles ,, 121,690. 53 Capitaux placés ,, 229,079. 52 Créances actives .

.

.

.

.

,, 29,942. 54 Espèces .

.

.

.

.

.

.

.

,, 12,902. 8 6

400,055. 13 Les frais des travaux de la Linth de fr. 23,387. 98, savoir : Pour les travaux du canal Escher Pour les travaux du canal de la Linth Pour frais généraux

ont atteint en 1859 le chiffre fr. 5,773. 08 ,, 13,198. 98 ,, 4,415. 92

23,387. 98 Nous empruntons au rapport de l'administration les données suivantes sur les travaux exécutés au moyen de cette somme : 1. Canal Escher.

La digne en pierres de la rive gauche a été terminée, il a fallu, pour faire ce travail, amener à une assez forte distance 240 voitures de pierre, dont 112 à deux chevaux et 128 à un cheval. En outre on a préparé environ 224 verges de pierres (de 100' cubes chacune), pour mettre en ordre les digues des deux rives en aval du pont de Ntefels. On a également travaillé au prolongement du canal et on a amené sur place 208 voitures 'de pierres à deux chevaux pour la '·digue commencée en cet endroit.

Un travail .très-utile, qui a été exécuté en 1859, est le canal de dérivation (Ableitungskanal) de la Linth. Déjà dans la période de 1830 à 1840, on avait reconnu que pour exécuter plus facilement les travaux du lit de la Linth, il était nécessaire de détourner cette rivière au-dessous du pont de Nsefels dans un canal latéral établi sur la rive droite. Mais les travaux avaient été exécutés d'une manière très-défectueuse faute d'argent, de sorte qu'ils avaient fait plus de mal que de bien ; aussi y avait-on complètement renoncé depuis un certain nombre d'années; mais MAI. Jenni et Comp., fabricants, ayant demandé il y a quelques années à la commission de la Linth la permission d'amener l'eau de la Linth à environ un quart de lieue audessous du pont de Nsefels, pour la conduire à la filature qu'ils se proposaient de construire, cette autorisation leur fut accordée à cou-

723 dition qu'ils conduiraient le canal ainsi que le Kütelibach de Mollis, qui s'y jette, par-dessous la roqte jusqu'au-dessous du Tschingelkopf, et qu'ils ne le feraient déboucher dans la rivière qu'en cet endroit.

MM. Jenni et Comp. souscrivirent à cette condition, et la commission de police de la Linlh put alors espérer que les eaux du Kütelibach cesseraient à l'avenir de refluer, et que tous les travaux de construction et de réparation du canal Escher pourraient s'exécuter lorsque le lit dee la Linlh serait à sec.

MAI. Jenni et Conip. auront ordinairement besoin pendant l'hiver de toutes les eaux de la Linth pour leur établissement et il suffira de fermer p<ar une écluse l'embouchure du canal de la filature usine dans la Linth, et de joindre ce canal avec le canal d'aval extérieur pour que pendant l'hiver toutes les eaux de la Linth se dirigent par ce dernier canal sur le lac de Wallenstadt. Comme ce n'était pas un faible avantage, que de pouvoir exécuter à sec les travaux nécessaires daus le lit de la Linth, on fit espérer une subvention à MM. Jenni et Comp., et la Confédération leur accorda effectivement un subside pour l'établissement d« l'écluse et leur céda gratuitement le terrain dont ils avaient besoin au-dessous du pont de Naefels, terrain qu'elle dût acquérir par voie d'expropriation.

Par suite d'un heureux concours de circonstances le canal entier a pu être terminé pendant l'hiver 1859/60 jusqu'à son embouchure au-dessous du Tschingelkopf, sous la direction et la surveillance de l'ingénieur de la Linth. Le canal de jonction avec le canal inférieur, ou l'ancien canal de dérivation a été à peu près terminé pendant l'hivèr de 1860/1861, comme le constate le rapport présenté par l'Administration pour l'année 1860.

2.

Canal de la Linth.

Le niveau des eaux a été très-défavorable en 1859 aux travaux de dragage entrepris dans le canal de Wesen ; on a pu extraire du lit environ 1,160 verges (soit 116,000 pieds cubes) de gravier et- de terrain détritique. Il a été dépensé "une somme de fr. 16,911. 76 pour ce travail et pour le curage de la rivière.

3. Au canal de Renken, on a continué d'exhausser l'arrièredigue de la rive gauche et d'élargir le canal en amont sur une longueur de 1,750 pieds.

Dans le bassin inférieur de la Linth, on a exécuté en 1859 le nivellement de la plaine comprise entre Tuggen et le canal de la Linth. En abaissant d'un et demi à 2 pieds les eaux du territoire de Tuggen, on a complètement mis à l'abri des inondations, qui, il est vrai, étaient devenues très-rares, 357 arpens, et l'on a enlevé au périmètre ordinaire des débordements 412 autres arpens, qui auparavant étaient très-souvent submergés.

724 ' La Commission de police de la Linlh a chargé un de ses membre» d'établir la plus-vaine qui résulterait du dessèchement pour ce terrain.

Elle estime qu'il sera démontré par ses investigations que l'abaissement de la Linth dans la contrée de Tuggen était une mesure d'intérêt nat i o n a l et que lorsqu'on s'occupera de la question du prolongement de la correction de la Linth en aval de Grynau, il sera peut-être opportun d'examiner s'il ne conviendrait pas de faciliter autant que possible le dessèchement de la rive gauche, puisqu'on a fait tant de sacrifices pour mettre à sec la contrée de la rive droite.

Indépendamment des dépenses occasionnées par les travaux exécutés dans les canaux de la Linth, il a encore été fourni en 1859 une subvention de fr. 2,000 pour l'établissement d'un pont en fer ; cette subvention a été accordée parce qu'en portant de 131 à 135 pieds le débouché .de la rivière et en supprimant les deux anciennes palées on avait considérablement facilité l'écoulement des eaux ainsi que la navigation.

Comme nous l'avons déjà dit plus haut, le compte de l'administration pour 1&59 accuse un excédant actif de fr. 55,909. 01, résultat d'autant plus satisfaisant qu'il y a peu d'années encore l'adminisiration de la Linth avait bien à fuire pour ne pas solder ses comptes par des déficits. Il ne faut cependant pas perdre de vue que les recettes extraordiaires provenant de ventes de terrain faites à l'Union suisse subiront dorénavant des réductions notables, puisque le chemin de fer est maintenant achevé et que les nombreuses parcelles de terrain comprises entre le chemin de ter et le lac de Wultenstadt ne seront pas de bonne défaite.

Passant au rapport relatif à l'exercice de 1860, nous empruntons au compte de l'administration les données suivantes.

Receltes de l'administration de la Linth en 1860 : 1. Fermages fr. 10,240. 77 2 . Intérêts d e s capitaux .

.

.

.

,, 8,739. 7 1 .

3. Contribution à l'entretien du canal Escher .

,, 2,316- 84 4. Contribution au traitement de l'Ingénieur de .la Linth .

.

.

.

.

.

,,· 875. 8 2 5. Rachat du péage de la Linth 15,142. 86 B 6. Recettes diverses ,, 10,743. 90 Ensemble .

.

fr. 4ri,059. 90 Dépenses.

  1. Frais de construction et d'entretien

fr. 36,446. 60 2. Frais d'administration .

3. Décomptes et moins-value

,, 3,130. 94 ,, 840. 88 Ensemble '.

~.

d'où il résulte un excédant de recettes de .

fr. 40,418. 42 fr. 7,641. 48

A la date du 31 Décembre 1860, l'actif de l'entreprise de la Linlh ascendait à .

. ' .

.

.

.

fr. 407,695. 6î Savoir : A. Immeubles fr. 109,977. 48 B. Capitaux .

232,179. 52 C. Somme à recouvrer .

,, 43,924. 92 D. Mobilier .

.

,, 6,456. 25 E.

En caisse .

,, 15,158. 44 Somme égale à celle ci-dessus .

.

fr. 407,696. 6l Les frais de construction et d'entrelieu se décomposent comme suit : A.

B.

C.

D.

Travaux du canal Esclier Travaux du canal de la Linth Frais généraux .

.

.

.

Dépenses imprévues .

.

.

.

.

.

fr. 7,602.

,, 22,!,V!(>.

,, 6,744.

,.

531.

Ensemble

.

fr. 37,825. --

.

.

82 06 79 3!J

Le rapport de la commission de police de la Linth donne sur l'emploi de cette somme les renseignements suivant:;: Au Tschingelkopf, au-dessous du pont de la Linth, on a fait sauter 224 verges de pierres, pour procurer au canal de lu fabrique de MM. J'jnni et Comp., dont il a été question plus explicitement dans le rapport de 185^, une issue dans le fossé inférieur de la rive droite; les pierres provenant de cette opération seront employées, dans la campagne de 1861/1862, au rétablissement des digues de la Liuth les plus rapprochées, qui sont complètement dégradées.

Dans le prolongement du canal sur la rive gauche, on a reconstruit à neuf l'ancienne digue en fascines sur une longueur de mille pieds, et exécuté un certain nombre de réparations. Pendant le premier trimestre et au mois de Décembre on a poursuivi avec beaucoup de succès les travaux de dragage du canal de Wesen, d'où l'on a extrait environ 3300 verges de matériaux. L'Union suisse a payé pour les travaux nécessités par l'établissement du pont du chemin de fer une indemnité, de 50,000 f r . , sur laquelle on a prélevé les dépenses suivantes: E n 1858 .

.

.

.

fr. 9,853. 76 E n 1859 .

.

.

.

,, 6,901. 76 En Î860 ,, 16,119. 84 fr <19 if!f\ '*R -- ir.

o«,u*o.

oo De sorte qu'il reste somme de .

.

encore disponible une .

fr. 17,124. 64

726 L'exhaussement et l'élargissement de l'arrière digue de Denken sur la rive gauche ont été continués comine de coutume sur une longueur de 900 pieds en amont.

En-dessous de Grynau, l'arrière-digue de la rive gauche a élé prolongée de 1000 pieds en aval au moyen d'une digue longitudinale eu fascines, derrière laquelle on 'prolongera également par la suite l'arrière-digue, qui dépassera le n i v e a u des plus hautes e»ux. Ce prolongement de l'arrïère-digue a pour but de procurer «u lit de la Linth un profil régulier dans cette contrée. La pétition collective des membres de la société de la L i n t h , concernant l'achèvement de la correction de celte rivière et dont il a déjà été question dans le rapport de 1858, n'a pu être discutée l'année dernière; l'ajournement de celte affaire a élé motivé surtout par la question de la réorganisation dé l'administration de la Linlh, qui s'est produite dans l'intervalle et sur laquelle nous reviendrons avec plus de détail. La nature de ces deux questions, qui sont connexes entre elles, est telle qu'il nous a paru indispensable de nous occuper avant tout de la réorganisation de l'administration. Aussilôl i:ue l'Assemblée fédérale l'aura arrêtée, nous ne manquerons pas de vouer toute notre attention à la correction de la Linth inférieure.

Le 14 Novembre 1859, le Département fédéral des Postes et des Travaux publics nous a adressé un rapport sur l'entretied des travaux de !a Linth, par lequel nous avons vu, que les corporations de In Linth ne satisfaisaient pas dans une mesure suffisante à l'obligation de l'entretien, qui leur est imposé par l'ordonnance du 6 Juillet 1312. Le Département était d'avis que dans ces conjonctures, il était à propos de suspendre le paiement de l'indemnité annuelle de 10,600 fr. a. val., stipulée pour le rachat du péage par la convention du 24 29 Septembre 1849, ou en d'autres termes de faire dépendre ce paiement du strict accomplissement des devoirs qui incombent aux corporations et aux particuliers inléressés.

A la même occasion le Département fil remarquer que la Commission de navigation de la L i n t h qui subsistait à côté de la commission de police n'avait plus aucun objet dans les circonstances actuelles et que par conséquent il serait tout-à-fait opportun de réunir le fonds de navigation au fonds de dotation et de les placer sous la même a d m i n i s t r a t i o n , attendu que le premier de ces fonds ne pouvait d'après son origine et son caractère avoir d'autres destination que de servir, comme le fonds da dotation, à l'entretien des travaux de la Linlh.

Adoptant les propositions formulées dans ce rapport, nous prîmes, le 21 Novembre de la même année, l'arrêté s u i v a n t : ,,Le paiement ultérieur de l'indemnité due pour la suppression ,,du péage de la Linth sera désormais subordonné à la condition

727 ,,que les corporations et les particuliers intéressés tenus à l'entretien satisferont à leurs obligations.

,,On exigera, en outre, comme seconde condition du verse,.ment ultérieur de la dite indemnité, que le fonds de navigation ,,de la Linth soit réuni au fonds de dotation et que ces deux fonds ,,soient placés sous la même administration. 11 Cet arrêté fut communiqué aux Gouvernements des quatre Cantons intéressés à la correction de la Linth, et on les invita à entrer en négociations à ce sujet avec le Conseil fédéral, en leur faisant observer que si les intéressés étaient en général d'accord avec le Conseil fédéral sur ces principes, les dispositicna de détail pourraient être discutées et réglées à fond dans une conférence.

Dans les réponses qu'ils firent à cette ouverture, les Gouvernements se prononcèrent énergiquement contre la suspension du paiement de l'indemnité; ils se déclarèrent toutefois disposés à entrer en négociations pour améliorer l'administration de la Linth et réunir les deux fonds jusqu'ici administrés séparément.

Par suite de cette déclaration et des démarches ultérieures du Département de. l'Intérieur, la conférence convenue eut lieu à Zurich le 20 et le 21 Octobre de l'année passée. Elle se composait du Chef du Département de l'Intérieur comme représentant du Conseil fédéral, ainsi que des délégués des quatre Cantons intéresses et do la Commission de police de la Linth. Comme on pouvait le prévoir d'après les réponses que les Cantons avaient adressées au Conseil fédéral lorsqu'il leur avait communiqaé son arrêté du 21 Novembre 1859, les délégués' de ces Cantons exigèrent comme première condition de l'entrée en négociations que le Conseil fédéral continuât de payer à l'entreprise de la Linth l'indemnité de péage dont le versement avait été suspendu par l'arrêté dont il s'agit.

Eu conséquence de cette réserve, touies les quesSious soumises aux délibérations de la conférence ne furent traitées qu'éventuellement.

Dans le cours de la discussion, on se montra généralement disposé à accepter les propositions de réforme du Conseil fédéral et l'on tomba d'accord sur les points principaux dans le sens de ces propositions. Le protocole de la conférence fut approuvé par tous les Gouvernements cantonaux sous la réserve mentionnée plus haut.

Voici, d'après ce protocole, quel a
été le résultat de ces délibérations.

  1. La Commission de navigation de la Linth et la Commission de police sont réuuis en une seule Commission qui portera le r.om de Commission de la Linth;

728 6. Le fonds de navigation et celui de dotation sont réunis en un seul fends dit le fonds de la Linth ; c. Le fonds de la Linth sera exclusivement appliqué à l'entretien, à la continuation et à l'achèvement des travaux de la Linth, ainsi qu'au service de la navigation et du halage.

d. La Commission de la Linth se compose d'un membre désigné par le Conseil fédéral en dehors des quatre Cantons intéressés et de quatre membres nommés par les Gouvernements de ces Cantons. Le Conseil fédéral choisira le président. L'ingénieur de la Linth et les autres employés sont à la nomination de la Commission.

e. Tous les devoirs et attributions de la Commission de navigation et de police passent à la Commission de la Linth, qui présentera chaque année au Conseil fédéral son compie, ainsi -qu'un rapport sur ses opérations et sur l'administration du fonds de la Linth, et qui donnera communication de ce rapport et de ce compte aux Cantons intéressés; f. La Commission de la Linth est autorisée à prendre de son chef toutes les dispositions qu'elle croit être dans l'intérêt de l'entreprise de la Linth, à charge par elle de demander l'autorisation du Conseil fédéral pour celles de ces dispositions qui emporteraient diminution du capital du fonds de l a . L i n t h ; g. La Commission de la Linth est chargée d'élaborer sans retard un règlement sur la marche de ses opérations, ainsi qu'un règlement sur la navigation et le halage; elle soumettra ces deux pièces à l'approbation du Conseil fédéral.

En ce qui touche la régularisation de l'obligation d'entretien qui incombe aux membres de !a Société de la L i n t h , régularisation que l'arrêté du Conseil fédéral du 21 Novembre 1859 exigeait en première ligne, les délégués des Cantons intéressés furent d'avis que c'était à l'Administration de la Linth qu'il appartenait de contraindre les sociétaires à remplir leurs engagements, e n - u s a n t ? au besoin, de tous les moyens à sa disposition pour faire respecter ses ordres.

Nous sommes d'autant plus disposés à nous as-ocier à cette opinion, dans les circonstances actuelles, qu'il sera facile de régler d'une manière satisfaisante tout, ce qui se rattache à l'obligation d'entretien lors de la réorganisation de l'Administration de la Linth et de la révision des règlements de police qui doivent être la conséquence de cette mesure. Comme l'organisation antérieure de l'administration de la Linth a été arrêtée dans le temps par la Diète fédérale, nous avons, déjà discuté le projet de nouvelle organisation en nous basant sur les résolutions de la conférence, et nous avons décidé de soumettre ce

projet à la prochaine Assemblée fédérale. Vu le résultat satisfaisant des délibérations de la conférence, mus avons également rapporté dans notre séance du 13 Mars 1861,* l'arrêté du 21 Novembre 1859, qui suspendait lo paiement de l'indemnité a n n u e l l e de fr. 15,142. 86 due pour la suppression du péage de la Linth, en réservant toutefois que cette mesure ne préjugeait n u l l e m e n t la question de d r o i t .

11. Correction du Rhin.

Les démarches que nous avons fuites auprès du Gouvernement autrichien n'ont pas encore abouti en 1860.

Après avoir, comme eu 1859, donné à notre Chargé d'affaires à Vienne l'ordre d'insister sur la prochaine reprise des conférences, nous nous adressâmes directement au ministère de l'Intérieur, en lui proposant de nouveau une conférence par note du 11 Septembre. Il est vrai qu'il n'a pas encore été répondu à cette o u v e r t u r e ; cependant les communications indirectes que nous avons reçues n o u s permettent d'espérer que l'Autriche ne tardera pas à nous donner uns réponse favorable et à faire des dispositions pour la prompte reprise des conférences interrompues en 1858. Dans l'intervalle, le Gou\ ornement de St. Gall nous a présenté une nouvelle demande aux fins d'obtenir un subside fédéral pour les travaux de correction nécessaires. Il a réitéré, depuis, cette demande dans son mémoire du 12 Février 1861 adressé à l'Assemblée fédérale.

Ces deux requêles tendent en substance à ce que les négociations avec l'Autriche pour la rectification de l'embouchure du Rhin dans le lac de Constance (projet de tranchée de Brugg- Fussach) soient promptement conduites à bonne fin, et à ce qu'en a t t e n d a n t la convention à intervenir à ce sujet, la caisse fédérale fournisse, pour l'exécution des travaux de correction depuis Monstein en amont jusqu'à la frontière des Cantons de St. Gall et des Grisons, une subvention proportionnée à l'importance de l'entreprise et aux dépenses qu'elle entraînera.

Comme nous reviendrons explicitement sur cette question dans le message que nous soumettrons à ce sujet à la haute Assemblée fédérale, nous nous bornons pour le moment à mentionner les pétitions qui nous sont parvenues.

III. Correction des eaux du Jura.

Comme les Cantons intéressés à cette entreprise se montrent toujours peu disposés à accéder an projet de convention élaboré dans la conférence du 2 Novembre 1857 et que par conséquent l'occasion de reprendre les négociations ne s'est pas présentée, il en est résulté

C

730

que cette affaire n'a fait aucun progrès dans le courant de Tannée.

Vu les difficultés que l'on a eues de s'entendre jusqu'à présent sur une correction rationnelle, il est très-probable que plusieurs de ces Cantons préféreront des corrections partielles. C'est ainsi que Berne, suivant l'exemple des Cantons de Vaud et de Fribourg, a fait faire cette année des études pour la correction partielle de l'Aar, de la Thièle et de la Lcugenen jusqu'à la frontière soleuroise.

Il est évident qu'en fractionnant ainsi leurs forces les Cantons ne sauraient a t l e i n d r e les résultats qu'ils auraient pu espérer d'une action commune. La suite nous apprendra si ces travaux entrepris isolément ne suffiront pas à amener des améliorations sensibles dans l'état actuel des choses.

« Les observations hydrométriques qui ont été recommencées eu 1858 dans le périmètre de la correction des eaux du Jura suivent une marche régulière. Nous n'avons aucune remarque à faire à ce sujet.

IV. Abaissement du Lac des quatre cantons.

La convention du 9 Octobre 1858*, dont l'objet est de facililer l'écoulement des eaux du lac des quatre cantons à Lucerne, fixe au 1. Mai 1861 l'époque de l'achèvement du barrage de la Reuss. Cependant les travaux ont été poussés avec t a n t d'activité qu'ils étaient terminés en majeure partie en Avril 1860. En conséquence nous invitâmes fa Commission d'experts établie pour ces travaux à procéder à l'expertise de réceplion, parce que nous nous proposions d'ordonner une inspection spéciale des travaux encore inexécutés lorsqu'ils seraient entièrement achevés.

L'expertise eut lieu le 28 Avril en présence des délégués de toutes les parties intéressées. Le rapport des expcrls déclare que l'ouvrage principal a été exécuté dans toutes ses parties conformément aux dispositions établies, et qu'en conséquence il peut être remis à la commune de Lucerne à teneur de l'art. 6 de la convention.

Dans le cours de leurs délibérations sur cette affaire, les délégués réglèrent différents points relatifs à l'achèv émeut et à la consolidation des t r a v a u x ; ils s'entendirent également sur l'organisation des échelles hydrométriques prévues par la convention et sur le paiement des cotisations.

Le protocole.des délibérations fut soumis à la ratification de tous les intéressés. Les Gouvernements d'Uri et de Lucerne, le Directoire du Central suisse et le conseil municipal de Lucerne le ratifièrent sans réserve. En revanche les Gouvernements de Schwyz, d'Obwald et de Nidwald protestèrent contre les résolutions de la conférence qui les astreignaient à contribuer à divers t r a v a u x complémentaires non pré' Voir Recueil officiel, tome VI, page 141.

731 vus par la convention, savoir: la consolidation du mur du quai de la rive gauche et celle des levées des abords, les travaux ayant pour but de protéger les bâtiments du moulin et la pile du pont dit Spreuerbrucke, enfin le curage des canaux du moulin.

Sans attendre le règlement de ces difficultés, nous Haies payer au Gouvernement de Lucerne, pour les travaux exécutés, un à-compte de fr. 10,400, imputable sur la subvention fédérale de fr. 24,250.

Comme il avait déjà été versé fr. 9000 en 1859, il reste encore un solde de fr. 4850 disponible pour les travaux d'achèvement.

Afin de vider définitivement cette affaire, nous invitâmes notre Commission d'experts à réunir une conférence de toutes les parties intéressées dans le but de régler à l'amiable, si possible, toutes les difficultés qui restaient à aplanir.

Différentes circonstances ont empêché cette conférence de se réunir avant le 9 Janvier de cotte année. Elle a eu un résultat satisfaisant, car on s'est entendu sur toutes les questions encore indécises et les résolutions adoptées ont été ratifiées dans le courant du même mois par toutes les parties intéressées.

Par suite de ces résolutions, le Gouvernement de Lucerne, sur la demande expresse de notre Département de l'Intérieur, a déclaré, par arrêté du 13 Mars de l'année courante, que le nouveau barrage de la Reuss et ses dépendances seraient désormais à la charge de la commune de Lucerne, qui aurait à l'avenir u supporter seule toutes les dépenses de leur entretien. Aussitôt que les questions d'une importance secondaire encore pendantes (telles que la note des frais de de la Commission d'experts) seront réglées, nous ferons remettre à Lucerne le solde de fr. 4,850. Nous regardons donc celle affaire du barrage de la Reuss comme entièrement terminée, dans In sens de I» convention du 9 Octobre 1858 et de l'arrêté fédéral y relatif du 26 Janvier 1859*.

Pendant que le barrage de la Reuss était en voie de construction, le Gouvernement d'Uri nous informa que le Gouvernement lucernois avait délivré à Mr. le Docteur Suidter de Lucerne une concession pour l'établissement de bains proche du Wasserthurm, concession contre laquelle il protestait, lui Gouvernement d'Uri, attendu qu'elle était diamétralement contraire au but que l'on s'était proposé d'atteindre par le barrage.

Les Gouvernements de
Schsyz et Nidwalden s'associèrent plus tard à cette réclamation et d e m a n d è r e n t , en se fondant sur l'art. 8 de la convention relative à l'abaissement du Lac des quatre Cantons, que lu construction projetée fut interdite. Cet article porte que ,,le Gou,,vernement de Lucerne veillera à ce qu'il ne soit fait à la décharge * Voir Recueil officiel, tome VI, page 146.

732 ,,du L a c - e t au lit de la Reuss à Lucerne aucune construction ni ap,,porté aucun changement susceptible 'd'entraver d'une manière notable ,,l'écoulement des eaux du lac."

,,S'il n'est pas tenu compte des réclamations que les autres Can,,tons riverains élèveront contre des constructions de cette nature, les ,,Autorités fédérales compétentes prononceront. u Comme le Conseil municipal de Lucerne et Mr. le Dr. Suidter ne voulaient pas renoncer à la concession et que le Gouvernement de Lucerne ne voulait pas la révoquer de sa propre autorité, la contestation dût être déférée au Conseil fédéral. A la première réclamation d'Uri, que ce Canton lui avait adressée directement pour lui représenter l'influence fâcheuse que l'établissement de bains projetée pourrait exercer sur l'écoulement de la Reuss, le Gouvernement de Lucerne s'était fait remettre un rapport par des Ingénieurs lucernois ; ces Ingénieurs avaient été d'avis ,,que la construction en question ne pou»vait entraver d'une manière notable l'écoulement des eaux'" Après avoir pris connaissance de ce rapport, nous fîmes examiner la question par un expert tont-à-fait impartial, Mr. Hartmann, Ingénieur en chef, et nous invilâmes en même temps le Directoire du chemin de fer central à nous communiquer l'opinion de ses Ingénieurs sur cette affaire. Les deux rapports s'accordèrent sur ce point : ,,Que l'établissement de bains près du Wassertliurm à Lucerne ,,devait êlre interdit comme contraire et préjudiciable à la rectification ,,de la décharge du lac." Lorsque nous eûmes communiqué le rapport de noire expert au Gouvernement de Lucerne, il ne put se décider à annuler la concession, et chercha à réfuter le rapport de Mr. Hartmann en lui opposant les observations de ses experts. Après une réplique de Mr. H a r t m a n n , nous décidâmes, en nous fondant sur l'expertise et sur l'avis conforme du Directoire du chemin de fer central, qu'il ne serait point délivré de concession p o u r l'établissement des bains en question.

V. Expertise concernant les torrents et-les forêts situés dans les hautes montagnes.

L'expertise concernant les torrents -'et les forêt? des régions élevées a été terminée vers la fin de l'été, du m o i n s en ce qui regard« les inspections faites sur le terrain. L'expertise de cette année a embrassé les Cantons de Vaud, Valais, 'Fribourg, Neuchâtel, Spleure, Baie-Campagne et le Jura bernois. Quant au rapport final, il est probable que sa présentation sera encore ajournée pendant quelque temps, parce que l'élaboration des matériaux recueillis et la discussion approfondie des conclusions et propositions qui doivent en être le résultat exigeront beaucoup plus de temps que les rapports déjà présentés.

733

En attendant, nous avons fait imprimer et distribuer aux Cantons le rapport de la section forestière sur l'expertise qui a eu lieu en 1858, rapport qui embrasse les Cantons du Tessin, dés Grisons, de St. Gall et d'Appenzell, ainsi que le rapport de 1859, qui embrasse les Cantons de Glaris, Zoug, Schwyz, Uri, Unterwalden, Lucerne et Berne. L'édition française du premier de ces rapports (celui de 1859 est déjà distribué) n'a pas encore paru à cause des relards occasionnes par la t r a d u c t i o n . Il en est de même de la traduction italienne de la partie du rapport de 1858 qui concerne le Canton du Tessin et une partie de celui des Grisons. Nous avons toulel'ois pris des mesures pour en activer l'impression autant que possible.

VI. Correction du Rhône.

Le 12 Novembre 1860, le Gouvernement du Valais nous a adressé un rapport circonstancié sur les inondations qui avaient dévasté la vallée du Rhône dans les journées du 1. au 3 Septembre 1860.

Eu même temps, il nous priait instamment de nous employer pour que la Confédération contribuât, par l'allocation d'un subside, à soulager la détresse des contrées atteintes par le fléau. Nous ne pûmes adhérer à cette demande tant à cause des conséquences qu'elle pouvait avoir, que parce que la constitution fédérale ne prévoit pas l'allocation de subsides semblables. Lorsque nous eûmes communiqué notre réponse et les raisons sur lesquelles elle s'appuyait au Gouvernement du Valais, il nous adressa une nouvelle demande tendant à ce que la Confédération accordât un subside aux fins de subvenir aux frais des travaux de correction qui devront être faits au Rhône et à ses affluents pour prévenir le retour di; pareilles catastrophes.

A la requête étaient joints un projet de correction et un devis accompagnés d'un rapport de la Commission du Rhône chargée par le Gouvernement de l'examen de cette affaire. Eu même temps le comité de secours institué à Genève pour les inondés- suisses de 1860, nous recommande de la manière la plus pressante l'entreprise de la correction radicale du Rhône en nous faisant enlrevoir qu'il contribuerait à cette entreprisa pour une somme de fr. 20,000.

Sur le vu de ces pièces, à l'appui desquelles le Gouvernement du Valais invoquait l'art. 2l de la constitution fédérale, nous résolûmes de renvoyer l'affaire à l'examen d'experts. Nous attendons le résultat de l'expertise ordonnée, pour soumettre en temps opportun nos propositions à la haute Assemblée fédérale.

VU.

Correction de la Reuss dans le Canton d'Uri.

Une demande, semblable à celle dont nous venons de parler nous a é!é présentée le 3 Novembre par le Gouvernement d'Uri. Nous y avons répondu dans le même sens, en faisant observer que nous ne

734 pourrions prendre la requête en considération que lorsqu'elle serait accompagnée d'un projet de correction avec plan et devis.

Aussitôt qu'Uri nous aura fait parvenir les documents demandés, nous ordonnerons une expertise pour examiner cette affaire.

VIII. Travaux (Vendiguement dans le Canton du Tessin* Le 13 Mars 1857 le comité de secours qui s'était constitué en faveur des victimes des inondations des années 1834, 1836 et 1839, nous présenta une demande tendante à ce qu'il plût au Conseil fédéral remplacer le comité, dont la tâche était à peu près accomplie, etse charger de l'administration des secours spécialement affectés à l'exécution des travaux de défense dés rivières tessinoises. Le Conseil fédéral crut ave:', d'autant plus de raison devoir déférer à cette invitation que c'était le Directoire fédéral de Zurich qui avait, dans le temps, pris l'initiative de cette oeuvre d'utilité publique.

Le 17 Avril 1857 le Département fédéral des postes et des travaux publics fut chargé de prendre en mains la surveillance de ces travaux de défense et de présenter chaque année un rapport sur cet objet.

Depuis que le service des travaux publics a été confié au Département de l'Intérieur, celui-ci a voué une sollicitude spéciale à cette question et a présenté des rapports sur sa situation ainsi que sur l'emploi des fonds. Nous nous réservons toutefois de donner à ce sujet des .détails plus explicites dans notre prochain rapport de gestion, parce que nous avons ordonné dernièrement une experlhe pour constater l'état des travaux d'endiguement du ïessin et qae le résultat de cette opération pourra fournir des lumières sur la situation de cette entreprise.

C. Bâtiments publics.

Palais .fédéral.

Conformément aux arrêtés du Conseil fédéral du 2l Janvier et du Couseil national du 2 Février 1860, nous avons ordonné quelques travaux dans la salle du Conseil des Etats pour amortir l'éclat de la lumière, et dans celle du Conseil national pour assigner une place plus convenable aux rédacteurs; nous avons utilisé dans re dernier but les deux couloirs, qui nous ont fourni l'espace nécessaire.

Ces changements ont entraîné une dépense de fr. 4,262. 56.

Quant au voeu relatif à l'agrandissement de l'antichambre de la salle du Conseil des Etats, on n'a pas pu y donner suite à cause des grandes difficultés d'exécution et des dépenses énormes qu'aurait entr»iné.es un pareil changement.

735 Peintures sur verre de la salle du Conseil des Etats.

Le Gouvernement du Canton de Zurich a proposé aux Cantons de donner à ta Ville de Berne un témoignage de leur gratitude pour la magnificence qu'elle avait déployée dans la construction du palais fédéral, en lui faisant présent des armoiries des cantons peintes fur verre pour servir à la décoration de cet édifice.

Tous lus Gouvernements cantonaux adoptèrent avec empressement la proposition de Zurich et se déclarèrent disposés à en supporter la dépense. Pour couronner l'oeuvre on devait, d'après la proposition de Zurich, orner les trois grandes rosaces de la croix fédérale et d'emblèmes convenables, aux frais de la Confédération.

Lors de la conférence qui eut lieu à ce sujet à Berne le 13 Juillet, le projet de -convention conclu par le Gouvernement de Zurich avec M. le Dr. Stanz fut ratifié. À cette occasion, les délégués de la conférence exprimèrent le voeu qu'indépendamment des frais de décoration des trois rosaces, la Confédération fit encore la dépense des ferrures nécessaires à la pose des armoiries et des châssis des fenêtres. Nous crûmes devoir obtempérer à cette demande; et après avoir conclu, par l'intermediaire du Gouvernement de Zurich, une convention spéciale pour la décoration des rosaces, nous nous adressâmes déjà dans la session de Décembre dernier à l'Assemblée fédérale, pour solliciter les crédits nécessaires, savoir: fr. 3,000, pour les peintures sur verre et fr. 1000 pour les châssis en fer, crédits qui furent votés par l'Assemblée.

Archives.

Par arrêté fédéral du 20 Juillet dernier, nous avons été chargés ,,de rechercher les moyens de remédier à l'insalubrité des ar,,chives, qui compromet la santé des fonctionnaires attachés à celle ,,branche de service."

En exécution de cet ordre, nous avons fait examiner le local par des experts, et, après avoir pris leur avis, nous avons tâché de nous entendre avec le Conseil municipal de Berne au sujet des modifications qui nous avaient été recommandées par les experts.

Bien que les changements proposés fussent peu importants et qu'à teneur des dispositions do l'acte de prise de possession du Palais fédéral, nous eussions offert de prime abord d'en supporter les frais, le Conseil municipal a cependant cru devoir soulever différentes difficultés, qui n'ont encore pu être aplanies à l'heure qu'il est.

B>. Chemins de fer.

Concessions et conflits.

Il a été délivré en 1860 une seule concession, celle du chemin de fer badois du Wiesenthal (de Baie à la frontière badoise).

73ö

Le Conseil fédéral a approuvé les modifications suivantes faites aux actes de concession: I. Prorogation de délais.

Dans le Clinton de Zurich: a. Chemin de fer de Wallisellen à Weiach ou Niederweningen. Le terme fixé pour le commencement de:i terrassements et pour la justification financière a é!é prorogé j u s q u ' a u 21 Décembre 1861.

b. Chemin de fer de Zurich par Urdorf à la frontière .des Cantons de Zurich et de Zoug près de K n o n a u (Ligne du Reppiscli). Le délai a été prolongé jusqu'au 5 Août 1863.

c. Chemin de fer de Zurich sur la rive gauche du Lac jusqu'à la fronlière du Canton près de Richtcrschweil. Le terme a été prolongé jusqu'au 3 Août 1863.

Dans le Canton de Berne : Ligne de Berne-Bienne.

Le ternie a été prolongé jusqu'au 2 Juin 1860.

Dans le Canton de Lucerne : Chemin de fer de Kröschenbrunnen-Lucerne.

Le terme a été prolongé jusqu'au 23 Décembre

1861.

Dans le Canton d'Argovie : Chemin de fer de Brngg on de Koblenz à Kaiseraugst (ligne du Bötzberg).

Le terme a été prolongé jusqu'au 24 Juillet 1861.

Canton des (irisons : Chemin de fer de Coire à la frontière tessinoise sur le Luckmanier.

Le délai a élé prolongé jusqu'au 1. Juin 1861.

Dans le Canton du Tessin : a. Chemin de fer de Brissago à la frontière des Grisons sur le Lukmanier.

Le terme a été prolongé jusqu'au 1. Mai 1861.

6. Chemin de fer de Chiasso à Bellinzone.

Le terme a été prolongé jusqu'au 30 Septembre 1861.

Canton de Fribourg: Chemin de fer'de Lausanne à Fribourg.

Le terme, d'abord prolongé jusqu'au 3l Mai 186Î, a ensuite été pirté jusqu'au 1. Mai 1^62 p«r arrêté fédéral du 22 Décembre 1660.

737 II. Autres modifications de concessions.

La concession du chemin de fer de Fribourg-Lausanne a subi les changements suivants : a. Les statuts ont été modifiés par arrêté fédéral du 13 Janvier 1860,b. L'arrêté fédéral du 2 Février 1860 concernant l'abrogation de l'article 54 de la concession du 4 Août 1657, a été rapporté.

Conflit relatif au chemin de fer Je r Ouest.

Par arrêté fédéral du 2 Février 1860, le Conseil fédéral a été autorisé à modifier, au nom de l'Assemblée fédérale, la concession du chemin der fer de Fribourg-Lausanne en date du 4 Août 1857, en rapportant l'article 54 de la dite concession dès l'instant qu'il y aurait accord entre le Gouvernement vaudois et l'administration du chemin de fer de Lausanne à Fribourg pour l'abrogation de cet article.

Cette décision fut communiquée aux parties, qui furent en même temps invitées à nous faire parvenir leurs déclarations. Le Gouvernement vaudois se montra disposé à se charger des attributions qui lui sont conférées par la loi ; en revanche, la Compagnie, malgré nos invitations réitérées, a refusé jusqu'à présent de consentir à la suppression de cet article.

Le 3 Mai 1860, la Direction du chemin de fer de FribourgLausanne nous pria de lui restituer les deux cinquièmes du cautionnement consigné dans la caisse fédérale à titre de garantie pour la construction de cette ligne, en se fondant sur ce que les deux cinquièmes de la voie ferrée étaient terminés et eu invoquant l'art. 49 de la concession du 4 Août 1857, qui dispose que le cautionnement fourni par la compagnie doit lui être rendu par cinquièmes au fur et à mesure de l'avancement des travaux.

Nous donnâmes connaissance de cette demande au Gouvernement vaudois, en l'invitant à déclarer s'il n'avait rien à objecter contre la restitution de cette somme. Le Conseil d'Etat de Vaud répondit qu'il ne pouvait consentir à cette restitution, parce que la ligne n'était pas encore terminée et que le cautionnement était destiné à en garantir l'exécution.

Comme nous ne pouvions, en présence de l'article de la concession que nous avons cité, considérer la réponse du Gouvernement vauduis comme décisive, nous chargeâmes un expert de vérifier le degré d'avancement des travaux sur le territoire vaudois.

Cette vérification constata que les dépenses des travaux exécutés s'élevaient à près des quatre cinquièmes de l'estimation du devis et que la plus grande partie des travaux étaient terminés.

Feuille fédérale. XIH. année. Vol. I.

55

738 Nous communiquâmes ce résultat au Gouvernement vaudois, en lui faisant observer que, puisqu'il en était ainsi, la restitution demandée ne pouvait être refusée. Là-dessus le Gouvernement nous répondit qu'il n'entendait point s'opposer à cette restitution, d'autant plus que l'article 54 de la concession continuait toujours d'être en vigueur et qu'en conséquence c'était l'autorité fédérale et non le Gouvernement qui était chargé par la loi de veiller à l'accomplissement des engagements pris par le concessionnaire.

Au reçu de cette réponse, nous décidâmes, le 12 Février de l'année courante, que les deux cinquièmes du cautionnement en question seraient restitués.

Ligne de Bienne-Neuveville.

En ce qui concerne la ligne de Bicnne-Neuveville, dont l'arrêté du Conseil national du 27 Janvier 1860 nous enjoignait de surveiller l'achèvement pour le 1 er Octobre de la même année, nous renvoyons au rapport spécial renfermé dans notre message du 10 Juillet 1860*, rapport duquel il résulte que cette ligne n'a pas été livrée à la circulation le 1er Octobre, mais seulement le 30 Novembre; que néanmoins ce retard trouve jusqu'à un certain point son excuse dans les nombreuses difficultés contre lesquelles l'entreprise a eu à lutter. Le tronçon de Bienne-Neuveville complète la grande ligne de communication qui relie la Suisse orientale à la Suisse occidentale.

Pour apprécier les avantages de cette communication non-interrompue, il suffira de dire que le trajet de Genève à St. Gali et à Romanshorn peut aujourd'hui s'effectuer en seize heures et que les frais de ce vuyage en wagon de seconde classe ne dépassent pas 27 à 33 francs, tandis qu'il fallait quarante heures pour franchir la même distance par la poste en profitant des services de nuit et de jour et que les billets de poste seuls coûtaient 47 francs.

Expropriations.

Commissions d'estimation.

La durée des fonctions de toutes les commissions d'estimation étant expirée le 31 Décembre 1859, le Département fédéral de l'Intérieur adressa, le 21 Février 1860, à tous les directoires de chemins de fer suisses une circulaire par laquelle il les informait que les commissions d'estimation dont les fonctions arrivaient à leur terme à la fin de 1859, devaient être considérées comme dissoutes, et que s'il y en avait quelques-unes dont le renouvellement fût nécessaire, il y avait lieu de présenter au Conseil fédéral une demande à cet effet. Far suite de cet avis, nous eûmes à ordonner, sur la demande des directions des compagnies intéressées, le renouvellement des commissions suivantes : * Voir la Feuille fédérale 1860, vol. II, page 591.

739 Terme des fonctions: le Nord-Est, Canton de Zurich .

.

lin de 1865 « » a n Thurgovie .

.

,, ,, ,, ,, Nord-Est, ,, ,, Argovie .

.

,, ,, ,, ,, Central, ,, ,, Baie-Campagne .

,, ,, ,, ,, Central, Canton de Baie-Ville .

.

,, M 1861 ,, Central, Berne ,, ,, 1865 l'Union suisse, pour la ligne de RorschachSargans, S t . Gali .

.

.

.

,, ,, 1861 Ligne de Ragaz-Muhlehorn ' e. r il ,, ,, Wesen-Rapperswyl i ö ' * " " ,, ,, Wesen-Glaris, Claris .

.

,, ,, ,, Tronçon de Wallisellen-Rüli, Zurich .

n'a ··> ,, le Franco-suisse, ligne du Canton de N'euchâtel ,, ,, 1865 ,, la ligne Fribourg-Lausanne, Cani, de Fribourg ,, ,, 1862 ,, l'Ouest: Lausanne-Villeneuve 1v , ' .oc.t Bex-fronlière vaudoise ( Va"d ' ' » ' 1861 ,, le Jura industriel, Neuchâtel .

.

.

,, ,, 1862 l a ligne d'Italie, Valais .

.

.

.

,, ,, 1865 B

Pour » ,, ,, ,, ,, ,,

II a été établi de nouvelles commissions d'estimation : . a. Pour la ligne de raccordement entre l'Ouest et la ligne d'Italie.

b. Pour le chemin de fer badois passant par le Canton de SchafIxouse.

Les fonctions de ces deux commissions expireront à la fin de 1865.

Décisions prises.

Dans le courant de 1860 il a été statué en tout sur 25 expropriations.

Situation des chemins de fer suisses.

On voit par le tableau ci-joint qu'à la date du 31 Décembre 1860, les lignes concédées avaient un parcours total de 350?3/i6 lieues suisses, dont 858/ie n'étaient pas encore commencées, 447/i6 étaient en voie de construction, et 2205/ie étaient livrées à la circulation.

Les chemins de fer suisses ont été ouverts à la circulaliou dans l'ordre suivant :

A page 739.

Etat des chemins de fer suisses au 31 Décembre 1860.

'.\ Ligues.

Uotigi icur

Canton.

Lukmnnier.

Luknianier-Biasca-Brissago . . .

des ections.

. Total.

Pieds Odéruux,

Lieues et seizièmes.

Tessin n

Grisons

i

Non encore co uiiiieiicées Sections.

Longueur des ections. T Total, Pieds déraux.

Livrées il l'exploit» tloii

En voie d'ci écutlo li Sections.

Lieues et îeiïiemes.

Longu eur des celions. Total.

Sections.

Date de l'ouverture.

Lìeuea et jcizièmes.

Pieds édéraux.

Pieds édéraux.

| 1

86,660 42,üßO l

Observations.

Long eur des ections. Total.

Lieues et seizièmes.

Prolongation de délai : jusqu'au 1. Mai 1661.

,, 1. Juillet 1861.

  1. Juin 1861.

26,i8

26,,a

Union Suisse.

Ragaz-Sargans-Rorscliacli

. . .

Wecaen-Rapperscbwyl . . . .

Müi.leliom-Weeseii-ülaris . . .

Anilorf-Wyl

I

Wallisellen-Uster .

. . .

Uster-Rati ^ . .

. . .

Riiti-Rapperschwyl Wallisellea-Kaiserstuhl (Weiach) Brujjg-Kobleoz-Augst . . . .

Grisons Si. Gali n

Claris Zurich Thurgovio St. Gali Zurich St."Gall Zurich Argovie

65,180 36,330 77,800 93,(i40 64,707 47,300 49,070 50,100 39,250 59,100 14,300

Winterlhur-Wyl.

Wyl-Flawyl.

f lawyl- Winkeln.

Vinkeln-St. Gali.

Wallisellen-Uster.

t. G.ill-Rorschach.

orsdiach-Hlieinek.

ster-Wezikon.

heinek-Coire.

Wezikon-Rüti.

uti-Rapperschwyl.

apperschwyl-Weesen.

Weesen-Glaris.

iargans-Murg.

urg-Weesen.

Ì

fallisellen-Kaisersluhl.

rugg-Koblenz-Augsl.

68,000

68,000 66,9

14 Oct. 1853 93,000 23 Dec. ,, 51,000 5 F6vr. 1856 30,000 25 Mars ,, 21,000 1. Août ,, 39,250 22 Oct. ,, 51,500 25 Août 1857 23,156 9 Nov. ,, 23,200 . Juillet ,, 78,354 15 Août ,, 28,650 5 Févr. 1859 21,550 93,640 n n n 38,607 n n n 70,729 n n n . Juillet ,, 33,221

1 |

Prolongation de délai pour la section Wallisellen-Weiach ou Niederwenigen jusqu'au 21 Dec.

1861.

Prolongation de délai pour la ligue Brugg-Koblenz-Kaiscrtmgat jusqu'au 24 Juillet 1861.

56

10,6

Nord-Est.

Diotikon-Thurgi-Aarau

. . . .

Schaiïhouse-Rheinfall

. . . .

ïhurgovie Zurich . « . .

Argovio n · n Schaflhouse Zurich

50,717 22,185 43,450 ·22,886 6,707 50,892 11,'215 8S,b05

urich-Baden.

omanshorn-Winterthur.

^interi liur-Oerlikon.

erlikun-Zurich.

aden-Brugg.

arau(Schachen)-Woschnau rugg-Aarau.

Winterthur-SchnfTliouse.

'hurgi-Koblenz.

i 1 i !

1 Ì

1847 15 Mai 1855 27 Dec. ,, 26 Juin 1856 1. Oct. ,, 9 Juin ,, 1. Mai 1858 16 Avril 1867 18 Août 1859

75,896 86,738 71,928 14,236 29,194 5,707 61,246 99,720 50,892 37,4

37,,

Est-Ouest.

Gumligcn-Kroscheiibruimen .

Lucerno-Kroschoubrunneii

Berne Lucerne

Zug-Sihlhruko Zug-St. Adrien Bienne-Zollikofen (Berne) Biemie-Neuvevillo

Zug" n

32,300 61,000 39,600 38,400 32,500

Berne n

50,700

Zurich

04,000

angnau-Kroschenbrunneu cerne-Ki-oschenbruniien ug-Sihlbruke.

ug-St. Adrien.

iienne-Zollikofen.

iumligen-Langnau.

.ucerne-Honau.

lonau-Zug.

Zug-Sihlbruke.

93,000 20,700

00,300 i 39,600 38,400 1 11,800

Prolongation de délai pour la section Luceme-Krüsclienbrunnen jusqu'au 23 Décembre 1861.

lienne-Neuveville.

13,.

28,5

  1. Dec. 1860

Les concessions pour la ligne Bienae-Zollikofen-Berne et ZugSt. Adrien sont éteintes.

50,700 3,,

11,14

fieppisc/i.

Lac (le Zurich.

Zuricli-Rirhiorscliwyl . . . .

Zurich

92,000

rlauenstein-Olten-Wöschnau Olten-Bierkeller

Bâle-Villo Baie-Camp.

Soleure n

àiorkeller-Aarburg-Zofingon

Argovio

M urgonthal- Herzogen buohsee-Berne

Lucerne Berne n

Baie-Camp.

Berne

10,372 98,648 62,456 3,845 76,905 28,644 32,607 51,109 79,634 34,536 11,507 38,566 06,307 17,500 2,800

Baie-Ville

11,650

Baie-Ville

8,000 10,700 96,000

urich-Knonau.

04,000

6,,

5,u

Prolongation de d«ilai jtiequ*su 5 Août 1863.

6,9

Toute la ligne.

i

92,000

Ì j i j

Central.

Bàle-Birs .

Herzogenbuchsee-liikwyl

.

ii

Est français.

Bâte- frontière française . . . .

ilultenz-Augst.

,

Prolongation de délai jusqu'au 3 AoïU 1863.

5, u

làle-Lieslal. * .iestal-Sissach.

»issach-Laufelfingen.

.aufelfingen-Olten.

)lten-Woschnau.

Olton-Enimonbruke.

irburg-Herzogenbuchsee lerzogenb .-Wylerfeld .

Vylerfeld-Berne.

lerzogenbuclisee-Bienne.

£mmenbruke-Lucerne. · Ìienne-Nidau.

Jerne-Thoune.

ierne-Thò'rishaus.

Bàie (Gare definitiv).

17,500

53,7

. . . .

n Schnffliouse

Jura industriel.

C o l d e s Uoulios-Locle . . . . Neuchâtel

îâle-frontière française.

Trasadingen-Thâingen.

96,000

Col des Roches-Locle.

Ïaltingen-Bâle.

Bale-Horn.

Fribourg

55,534 154,742 74,860 39,436

Genève-Versoix (avec Cóligny)

Locle-Chaux-de-Fonds.

2haux-de-Fonds-Convors Îonvers-Hauts-Genevey auts-Cenevcys-Neuchûte

.

. ·

Vaud

Verrières- Auvernier.

Vaumarcus-Landeron.

Jougne-Eclépens

II

106,1156

Yverdon-Vaumarcus

II

53,300

Fribonrg-Oron.

Oron-Lausanne.

Tliorishaus-Fribourg (Balliswyl).

Genève-Versoix.

154,742 74,860

!

1

Lausanne-Villeneuve .

Jougne-Eclépens.

H

Lyon-Genève.

Genève-La Plaine

Genève

-

6 .1

St. Gingolph-Bouveret.

Sion-Brigue.

211,017 17,00( 311,380

Brigue-Simplon.

33,ii

100,000

106,65

Ligne d'Italie.

Valais n

136,500

«,.

17,000 174,880

Toute la ligne Locle-Netichûtel a été livrée a l'exploitation le . 15 Juillet 1860.

25 Juillet 1860 117,411 5 Nov. 1859 117,050

55,534 39,033

Le délai pour l'achèvement et la mise en exploitation de la ligne Fribourg- Lausanne est prolongé jusqu'au 31 Mai 1661.

5,is

Yverdon-Bussigny.

Bussigny-Renens.

Renens-Morges.

Henens-Lausanne.

Bussigny-Echandens.

Villeneuve-Bex.

Uorges-Coppel.

Coppet-Versoix.

Yverdon-Vaumarcus.

Bex-St. Maurice.

1 Mai 1855 105,166 1. Juillet ,, 8,167 23,617 "5 Mai 185l 14,783 3,133 61,500 10 Juin 1857 14 Avril 1858 109,717 2l ,, ,, 10,115 7 Nov. 1859 53,301 1. Nov. 1860 10,000 -

Bouveret-Martigny.

Martigny-Sion.

14 Juillet 1859 127,654 10 Mai 1860 83,363

Genève-La Plaine.

51,113 350,4 357,,, 392,, 383,,8 336,ii 244,,.

2 Juillet 1860 21 Juin 1858

19

3,9

Etat en 1860 » » 1889 1858 « 18S7 ,, *8S6 . 18S5

'.

14,5

37,i4

. . . .

27,120 11,927 1 à,960 70,113

14,,o

154,866

171,500

Bouveret-St. Gingolph Sion-Simplon

  1. Juillet 1857 27 Nov. 1859 15 Juillet 1860 1. Dec. 1859

14,io

H

. . . .

8,000 10,700

7,i»

119,833 Liiusnnno-St. Maurice

18 Nov. 1854) 24 Févr. 18551 4 Févr. 1856

0,.

20,4 Ouest.

Morges-Lausanno-Yverdon

La ligue ouverte en Dec. 1845 conduisant à l'ancienne gare française est supprimée.

1,»

Friòourg-Lausanne.

Vaud Genève

11,650

6

6,660

8,,

117,411 117,050

La concession pour la ligne Muttenz-Augst est éteinte nu 31 Décembre 1861.

La ligne Bieone-Nidau n'est plus exploitée depuis le commencement de 1861.

0,,,

7,»

6,660

Nenchatel n

15 Juin 1860

0,u

Franco- Suisse.

. . . .

52,r,

125,120

Vaumarcus-Laiulcron

42,171 22,459 32,439 28,242 38,985 C9,6i3 lii Mars 1857 79,258 16 Juin ,, 25,383 15 Nov. 1858 7,600 1. Juin 1857 26,978 1. Juin 1859 13,965 1. Août 1858 2,800 1. Juillet 1859 06,a07 2 Juillet 1860 34,536 4. Juin ,, 7,180

1,.

Lignes badoises.

Bâle-Hora Ïrasadingen-Thiiingen

19 Dec. 1854 1. Juin 1805 1. Mai 1857 1. Mai Irös!

9 Juin 1856

85,8 98,,,, 140,9 150,»

m,« 95,,

44,, 62,, 105,s 126,, 147,1» 105,,,

15 Mars 1858

j!

il

24, ,,

-

13 «

51,113 -

3,, 220,o, 196,i2 146,4 107,10 70, » 43,,a

740 5 4/i6 lieues suisses étaient en exploitation avant 1854; ont été livrées à la circulation en 36/16 ?)

5> 35 4/16

27 Vie 36U/I6 38io/16 50 s/16 24 Vie

55

5)

5)

55

l>

55

55

55

55

5 ,

5

, ,

55

55

55

55

55

55

51

55

55

J5

55

55

,

55

55

55

55

5

55

55

5>

55

5

5

1854;

,, 1855; ,, 1856; ,, 1857; ,, 1858; ,, 1859; ,, 1860.

Finances et personnel.

Par arrêté fédéral du 26 Janvier 1860, le service des travaux publics, que Part. 29, 'lit. b de la loi fédérale sur l'organisation et la marche des délibérations du Conseil fédéral plaçait dans les attributions du Département fédéral des Postes et des Travaux publics, a été dévolu au Département de l'Intérieur, qui en a pris possession le 10 Février. Le secrétariat de cette branche d'administration a été confié au premier secrétaire de la Direction des Télégraphes, qui, en cette qualité, expédiait déjà une partie des affaires du secrétariat de", Travaux publics. Le même arrêté a réservé au Département de l'Intérieur la coopération ultérieure du Directeur du télégraphe, auquel la loi du 30 Juillet 1858 sur les traitements alloue de ce chef un supplément de traitement de 400 francs. Pour les expéditions et les autres travaux de bureau, on a adjoint au bureau des Travaux publics un copiste également attaché au personnel de la Direction des Télégraphes.

Ces dispositions, qui n'avaient pu être prévues à l'époque de la formation du budget de 1860, ont obligé à demander, pour le traitement du secrétaire et du copiste, un crédit supplémentaire de 2475 francs, qui a été accordé.

Le relevé ci-annexé des dépenses pour les travaux publics donne des renseignements sur remploi des crédits, renseignements que nous croyons devoir compléter par les détails suivants : 1. Rubrique,

c. Dépenses diverses :

Le relevé des dépenses accuse sur cette rubrique une économie de fr. 7. 62; mais comme nous avons reçu plus tard plusieurs m-moires d'experts, dont le montant devait être imputé sur le compte de 1860, nous serons obligés de solliciter pour 1861 un crédit supplémentaire passablement élevé pour cette rubrique.

d. Contribution aux dépenses de la route du St. Bernard.

Le projet de la route du St. Bernard étant abandonné, ce crédit disparaîtra à l'avenir du budget des Travaux publies.

A page 740.

Relevé des dépenses faites pour travaux publics leu 18GO Dépenses.

Crédite.

Rubriques du compte.

TOTAL.

Fr.

Litt. 14, 7.

Ct.

Fr.

Ct.

  1. Supplément au traitement du directeur des télégraphes

Fr.

6. Frais de bureau

4,474

c. Dépenses diverses: Mobilier et livres Expertises : Route du Brunig Correction des eaux du Jura Forêts alpestres et torrents Pont d'Acheregg . .Barrage de la Beuss Chemin de fer de Bienne-Neuveville Chemins de fer et expertises diverses Réseau de routes grison

Budget.

Ct.

400

ï

480

15

6,063 741

40

418 1,280 1,934

10 08 90

,

. . . .

1,074

75

10,917

63

11,992

,

,

.

.

.

du Brunig

/. Crédit pour la correction des eaux du Jura

.

Fr.

Ct.

Fr.

38

55,000

Ct.

Dépense en moins. Dépense en plus.

TOTAL.

Fr.

Ct.

, Ct.

Fr.

400

·400

8 18

d. Contribution aux dépenses de la Route de St. Bernard e.

Crédits supplémentaires.

4,475

i 82

12,000

12,000

7 62

60,000

60,000

60,000

90,000

90,000

35,000

2,000

2,475

. . .

1,461

95

3,000

3,000

1,538

05

g. Constructions dans les salles des conseils . . . .

, à la serre

4,262 1,056

56 25

4,500 1,400

4,500 1,400

237 343

44 75

24,250

4,850

h. Subside pour le barrage de la Reuss

19,400

».

20,000

,

« le pont d'Acheregg

118,047

24,250

20,000

32

188,650

11,375

220,025

101,977

Fr.

Ct.

741 e. Route du Brünig : Tout ce qui concerne ce crédit a déjà été dit.

f. Correction des eaux du Jura : Aux termes du rapport de gestion île Tau passé, le crédit transféré à l'exercice de 1860 s'élevait à fr. 23,792. 38. Au lieu de continuer ces transferts de crédits, nous avons trouvé plus à propos de porter chaque année en ligue une somme fixe en rapport avec les besoins présumés. En conséquence il a été démandé pour l'exercice de 1860 un crédit supplémentaire de fr. 3000, qui a été alloué.

g. 11 a été accordé pour travaux au Palais fédéral et à la serre destinée à l'hiveijnage des plantes deux crédits supplémentaires : l'un de fr. 4500 pour changements apportés à la construction des salles des séances, l'autre pour l'amélioration de la serre; cependant il a été fait une économie de fr. 581. 19 sur ces deux crédits, On trouvera des explications sur l'emploi des crédits affectés aux travaux de défense de la Reuss à Lucerne et au pont de l'Acheregg, dans les articles qui concernent ces travaux.

Statistique.

Dans notre dernier rapport annuel nous avons donné des détails circonstanciés sur l'état de la statistique, sur son développement en 1859 et enfin sur son organisation définitive, qui a eu lieu par la création -- 20/21 Janvier 1860 -- d'un bureau de statistique; nous pouvons donc nous abstenir de revenir spécialement sur cet objet. Simultanément avec l'élaboration du message sur l'établissement d'un bureau de statistique il fallait préparer un projet de loi pour le nouveau recensement de la population, parce que dix ans s'étaient écoulés depuis le dernier recensement fédéral (Mars 1850) et que d'après la décision du premier congrès de statistique à Bruxelles, les dénombrements doivent avoir lien tous les dix ans au mois de Décembre.

Déjà à l'occasion de la discussion sur l'établissement d'un bureau de statistique, le Conseil des Etats avait appelé l'attention sur l'importance d'un nouveau recensement en général et spécialement pour le bureau lui-même, et il avait invité en conséquence le Conseil fédéral à présenter dans le courant même de la session d'hiver de l'Assemblée fédérale des propositions relatives à l'opération d'un nouveau recensement. Le 28 Janvier 1860 il fut présenté sur celte question un rapport et un projet de loi, d'après lequel un dénombrement fède-

t42 rai devait avoir lieu en Décembre de la meine année, et successivement tous les dix ans ; le 3 Février les propositions du Conseil fédéral furent décrétées par l'Assemblée fédérale.

Comme lors de la création du bureau de statistique l'organisation proprement dite en avait été confiée au Conseil fédéral, celuici m i l , ' à la date du 9 Février 1860, la place de directeur du bu>reau nouvellement créé au concours public, et le 27 Avril de la même année on y nomma Mr. G. Vogt de Cerlier, à l'époque procureur de district à Berne, lequel prit possession de sa place le 1 Juin suivant.

Par circulaire du 8 Juin il fut notifié aux Gouvernements cantonaux que le bureau de statistique était constitué et ou y joignit l'invitation de lui désigner un office cantonal comme autorité intermédiaire statistique; tous les Cantons répondirent à cette demande, a la seule exception d'Obwalden qui, dans sa réponse, exprima le désir qu'il fût désigné une personne privée pour le but indiqué. Il n'a pu être déféré à ce voeu, parce que Ton a justement besoin d'un intermédiaire officiel dont l'autorité puisse être invoquée par le bureau de statistique; cette position isolée prise par Obwalden n'a amené dans la pratique aucun inconvénient, le bureau de statistique correspondant sans empêchement avec la chancellerie d'Etat de ce demiCanton.

Le personnel du bureau a été composé provisoirement de trois personnes, le directeur, un employé qui avait déjà été chargé pendant · lés deux années précédentes des travaux de statistique au Département de l'Intérieur, et un copiste. Le personnel a du être temporairement augmenté durant le travail dû recensement.

Le premier travail qui se présentait étaient les opérations préliminaires pour le recensement de la p o p u l a t i o n , et tout d'abord un préavis sur les représentations faites par les Gouvernements de Lucerne et de St. Gali qui demandaient d'être dispensés du recensement de 1860, attendu que dans l'un et l'autre Canton il devait être procédé en Janvier 4861 à un dénombrement officiel. Le Conseil fédéral proposa de ne pas déférer à la demande des Etats susnommés, et l'Assemblée fédérale convertit cette proposition en arrêté par décision du 20 Juillet (Recueil officiel T. VI, p. 561).

En revanche il a été fait droit à une représentation des Cantons de Baie-Ville et de St. Gali, et l'opération du recensement fixée au 24 Décembre a été ramenée au 10 du même mois.

Pour le recensement même on a pris pour base le mode qui a été pratiqué dans presque tous les Etats avancés de l'Europe depuis le premier congrès statistique de Bruxelles. Il diffère essentiellement du procédé suivi jusqu'ici en Suisse, en ce que 1. Toutes les inscriptions se rapportent à un seul et même jour,

743

2. la levée du recensement se fait ce même jour, et 3. l'inscription est faite par chaque chef de ménage sur un formulaire particulier (bulletins de ménage).

Nous avons déjà expliqué brièvement à l'Assemblée fédérale les avantages de ce mode sur celui antérieurement suivi, dans le rapport inséré au Nr. 7 de la Feuille fédérale du 18 Février 1860 (vol. I.

page 289 de l'année 1660); on est revenu sur ces explications d'une manière circonstanciée dans une réponse du Conseil fédéral, datée du 21 Septembre, à différentes représentations faites par le Gouvernement de St. Gali contre le nouveau mode de recensement, réponse qui a été portée à la connaissance de toutes les autorités intermédiaires cantonales par circulaire du bureau de statistique du 27 Septembre.

Il a été répondu (14 Novembre) d'une manière déclinatoire à une missive de la commission d'état de Glaris, du 9 Novembre 1860, laquelle demandait de laisser entièrement de côté dans son Canton la distribution des formulaires aux chefs de ménage, et on a tenu au principe général que le mode prescrit devait être suivi partout et dans la même mesure, pour pouvoir ainsi se faire une idée juste du sa valeur.

Au formulaire pour les chefs de ménage succédèrent le Règlement d'exécution adopté par le Conseil fédéral le 31 Octobre (Recueil officiel, vol. VI, page 605) et les autres instructions et formulaires laissés à la compétence du Département. Le formulaire pour les employés au recensement, destiné en premier lieu à recevoir le relevé des bullutins de ménage, était disposé de manière que les additions se faisaient il est vrai sur chaque page, mais n'étaient pas transportées à la page suivante, pour qu'une faute ne put se propager; ce n'est que dans les ,.Répertoires communaux" que les additions ont été portées au complet. Ce formulaire a reçu une extension par l'admission, sur le désir spécial du Département militaire, de quatre rubriques portant sur lo nombre des fusils et des carabines. Mais le résultat sous le rapport de ces rubriques sera difficilement satisfaisant. -- Dans ,,l'Instruction pour les employés au recensement", que le Département publia le 8 Novembre, il a fallu préciser ultérieurement la signification du mot ,,pièces". (Il fallait consigner sur le formulaire pour les chefs de ménage le ,,nombre des pièces habitées" : cette expression a fait naître une foule de doutes et de scrupules, et la définition donnée dans la dite instruction n'a pas réussi à les lever, en sorte que les données sous ce rapport pourraient difficilement être considérées comme parfaitement exactes, parce qu'elles ne reposent pas partout sur la même interprétation.

744

Ce qu'il y a de remarquable, c'est que le mode suivi pour le dernier dénombrement, bien qu'il laisse encore à désirer, peut cependant tout aussi peu-être considéré comme n'ayant qu'une précision théorique ; car il est de fait que précisément dans ces deux points où l'action des préposés au recensement devenait principale et celle des chefs de ménage n'était que secondaire, les résultats sont moins sûrs que là où les bulletins de ménage ont formé la base des relevés.

Une difficulté particulière, qui se présente à chaque recensement en Suisse, provient de la diversité des langues, notamment dans les Grisons, où règne, à côté de l'allemand et de l'italien, la langue romane ou rhétienne, subdivisée encore en plusieurs dialectes très divergents, répandus sur des territoires extrêmement parcelles, et où en outre pour les localités de langue romane, il faut avoir égard à la circonstance que, à côté de la langue > romande, l'allemand est plus familier aux uns et l'italien aux autres -- ce qui rend extraordinairement difficile la distribution convenable des formulaires. Le bulletin de ménage a seul été traduit en romand; on a laissé de le faire four les autres formulaires, de même 'que pour le Règlement d'exécution et l'Instruction, parce qu'il était permis de supposer chez les employés au recensement la connaissance de l'italien ou de l'allemand.

Plus l'époque du recensement approchait, plus se multipliaient les travaux du bureau. Comme il arrive de coutume, le plus grand nombre de demandes en renseignement et de voeux exprimés se pressaient au dernier moment, et tandis qu'au commencement on expédiait les envois pa'r les chemins de fer, il a fallu bientôt avoir recours exclusivement à la poste pour être certain de la plus grande célérité possible de l'expédition et de la sûreté du transport. Le bureau de statistique s'est efforcé de donner, par de fréquentes circulaires adressées aux autorités cantonales, des indications sur le mécanisme du dénombrement et des explications catégoriques sur nombre de questions présentées. En outre, par circulaire du 23 Novembre, adressée aux Cantons par ordre spécial du Département de l'Intérieur, il fut demandé rapport sur l'état des travaux préliminaires dans les Cantons; les réponses furent satisfaisantes. On peut dire en général que le recensement de la population de 1860 est une opération qui a bien réussi et dont la valeur sera d'autant plus grande qu'il sera procédé avec plus de soin aux travaux de contrôle qui incombent au bureau de statistique pour J86Ì. Dans cette dernière opération on a en vue avant tout le premier but pratique d'un recensement, c'est-à-dire sou influence sur la représentation politique au Conseil national. Le chiffre total de la population obtenu par le recensement comprend deux catégories de différente n a t u r e : il a fallu dénombrer aussi bien les personnes momentanément absentes, qui font toujours partie intégrante de la

745 la population de droit, que les personnes de passage, qui appartiennent seulement à la population de fait. Aussi bien qu'il est incontestable que pour établir des relevés et des calculs statistiques il faut toujours prendre pour base la population de Tait, par conséquent faire déduction des geus provisoirement absents et porter les personnes de passage, autant il serait peu justifiable de suivre ce procédé pour déterminer les rapports politiques de représentation, car de cette manière on ne ferait nullement entrer en ligne de compte dans le calcul du nombre d'âmes auquel la constitution fédérale accorde un représentant au Conseil national un certain nombre de citoyens qui jouissent de leur droit actif d'électeurs et l'exercent.

Dans l'élaboration des tableaux de recensement, d'un côté on examine donc en détail les inscriptions, et s'il est nécessaire on les rectifie ou on les complète; d'un autre côté on défalque les personnes de passage, avec dislinction entre voyageurs suisses et voyageurs étrangers, non-seulement du chiffre total mais encore dans toutes les rubriques du formulaire (à l'exception de celles de l'âge et da la profession). De cette manière on constate d'abord le nombre d'âmes qui pour la prochaine révision de la loi électorale fédérale doit servir de base pour la répartition des représentants par Cantons et pour la délimitation des districts électoraux. Pour ne pas moins faire droit aux exigences de la statistique scientifique, il sera également fait à toutes les rubriques une défalcation des ,,personnes momentanément absentes" et parallèlement aussi une sommation arithmétique des déclarations d'âge sous la rubrique ,,Année de la naissance". La valeur d'une sommation de cette nature consiste éminemment dans l'usage qu'on eu fera pour dresser une table de la mortalité eu Suisse, comme aussi pour obtenir une connaissance précise des personnes en âge de f?ire le service militaire.

Le bureau a tiré le papier pour les formulaires directement de la fabrique B. Ziegler à Kriegstetten et de cello sur la Siili près de Zurich. Le besoin de cet article a été de 811 rames 11 3/4 mains, qui ont occasionné une dépense totale de fr. 14,466. 90. Le total des frais de la Confédération pour le recensement se monte à fr.

21,833. 48. Le recensement de 1850 avait coûté à la Confédération fr. 16,563. 33.

Les travaux du recensement ont tellement pris à partie le bureau de statistique, qu'à côté de cela il ne pouvait être question d'autres entreprises que sur une échelle restreinte. Il se présentait ici en premier lieu la statistique des associations, commencée vers la fin de l'année 1858, pour le complètement de laquelle le Département a réitéré en Mars 1860 l'expédition d'une circulaire aux Cantons.

Cette invitation a eu le résultat désiré et a fait constater à la fin de l'année l'existence et les communications d'environ 4000 associa-

t46 lions. Pour trois Cantons (Baie-Ville, Schaffhouse et Genève) les résultats de cette recherche statistique ont paru dans des publications particulières*; il n'y a que deux Cantons (Appenzell Rhodes-Intérieures et Valais) qui n'ont fait parvenir aucuns renseignements.

Lors de l'entrée en fonctions du directeur du bureau de statistique, les matériaux de la statistique particulière des Associations étaient déjà fort volumineux, mais il fallait avant tout les mettre en ordre. La statistique des Associations est soumise aux mêmes défectuosités que toute recherche statistique qui est calculée uniquement sur le bon vouloir du public : il n'offre pas quelque chose de complet pour tous les Cantons, et ses données ue sont pas parfaitement sûres parce qu'elles ne sont soumises à aucun contrôle. Il faudrait, avant la publication de celle statistique des Associations, procéder à un nouvel examen minutieux des matériaux et à leur exposition d'après d'autres catégories que celles adoptées dans le formulaire, de même qu'à une spécification plus précise de plusieurs espècesd'associations, entre autres de celles qui n'ont qu'un caractère privé; on ne peut-, pas d'avantage se contenter uniquement des données existantes, il faut encore se procurer et utiliser d'autres matériaux pour pouvoir les compléter ou les rectifier, notamment les levées officielles faites dans les Cantons.

Pour ce qui concerne les Associations suisses à rétrangerj le Département a été mis, par les rapports qu'elles ont fait parvenir, à même de pouvoir soumettre à l'Assemblée fédérale pendant sa session ordinaire un aperçu des recettes et des dépenses, comme aussi de l'activité de 4l de ces sociétés, ce qui contribua principalement à déterminer le crédit de fr. 8000 pour venir en aide aux plus importantes de ces sociétés.

Une branche de la statistique qui est en rapport presque immédiat avec les recensements de la population, c'est-à-dire le recueil des données sur le mouvement de la population (naissances, mariages, décès -- et quand c'est possible immigration et émigration) n'a plus été suivie depuis l'année 1854. Le dernier aperçu publié dans le 4me volume des ,,Documents pour la Statistique de la Confédération suisse", édités par le Département fédéral de l'Intérieur, ne concerne * ,,Les associations volontaires du Canton de Bâte-Ville en 1859$ (catalogue) dressé sur les données recueillies par suite de l'invitation du haut Département fédéral de l'intérieur, et publié avec autorisation du petit Conseil. Bâte, librairie Bachmaier (c. Detloff) 1859, 8°" -- ,,Rapport du délégué de la police snr les associations existantes dans le Canton de Scl'affhouse. .Par j. C. Stamm, conseiller d'Etat. Schaffhouse, imprimerie Marbach et Gelzer 1859, 4°". -- ,,Société genevoise d'utilité publique; bullein N° 10 (2. vol.) III., année, 2. trimestre (Les associations genevoises.)

Genève, imprimerie Jules Gme. Fick, 1860, 8°".

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que les années 1851 jusqu'à 1853 inclusivement, et le bureau de statistique s'efforça de continuer ces aperçus et d'obtenir une plus grande uniformité dans les relevés des données y relatives. Quelques Cantons pour lesquels on ne pouvait consulter depuis 1855 aucuns rapports imprimés sur le mouvement en question, furent invités à les faire parvenir, ou, si en général il n'existait pas de relevés, à les l'aire dresser subséquemment ; à d'autres il fut adressé des questions sur des points isolés, comme aussi lu prière de compléter les rapports publiés. Presque partout ces questions et ces invitations trouvèrent bon accueil, en sorte qu'à la fin de l'année on avait terminé pour Hi Cantons les groupements dressés d'après un système aussi uniforme que possible. On se c o n t e n t a dans ces groupements de présenter le chiffre des mariages contractés, des naissances légitimes et des illégitimes, des mort-nés et des nés v i v a n t s , des naissances des deux sexes, en classant les nombres par districts et en mettant en relief les données relatives à la population des villes. 11 a paru d'autant moins utile pour le moment d'aller plus loin et de faire figurer dans ces groupements entre autres certains détails fournis par des tableaux de quelques Cantons, par exemple sur le nombre mensuel des naissances et des décès, sur l'âge et les causes de la mort des décédés, etc., que déjà même ce plan de constatation, qui ne porte que sur les plus simples r a p p o r t s , ne permet pas une exécution uniforme dans tous les Cantons, et que des données sortant de cette sphère ne se trouvent que fort clair-semées là où par hasard la science ou un puissant in te rêt pour la statistique les a fait constater, et cela même sans i d e n t i t é commune de procédé, par exemple pour la dénomination et la classification des causes de mort.

Seulement pour ce qui concerne les renseignements fournis par Neuchâtel, le bureau de statistique n'a pu résister à la t e n t a t i o n d'utiliser, pour des calculs qui ouvrent une plus vaste perspective, les matériaux particulièrement intéressants qu'a fournis ce Canton, partie en documents imprimés, partie en communications officieuses faites avec le plus grand empressement par la Direction neuchâteloise de l'Intérieur : la législation fiscale de ce Canton a fait adopter l'excellente institution de recensements annuels de la population du pays, qui permettent une si exacte constatation du mouvement de la population , n o t a m m e n t des chiffres de l'immigration et de l'émigration, qu'il n'y en a de pareille dans aucun autre pays du inonde. -- 11 est à espérer que dans ceux des Cantons où jusqu'ici les relevés des mariages, des naissances et des décès étaient incomplets ou affectés de fautes qui les rendent nuls pour la statistique (ici figure entre autre l'admission des données de l'état civil r e l a t i \ e s à des bourgeois demeurant hors de leur commune), on reconnaîtra de plus en plus l'importance de ces travaux, n o t a m m e n t leur u t i l i t é pour la connaissance de l'amélioration de l'état hygiénique de la population; il est

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également permis d'attendre que les efforts tentés pour remédier au grand disparate qui existe encore dans les principes de la partie des annotations sur le mouvement de la population, et pour donner comme base aux relevés un plan uniforme pour toute la Suisse, trouveront un accueil empressé dans tous les Cantons. -- Les- travaux sur le mouvement de la population seront continués aussitôt que la révision du recensement laissera quelque temps disponible.

Parmi les autres affaires qui incombaient au bureau de statistique pendant l'année de l'exercice nous mentionnons les suivantes: 1. Recherche dé notices sur la production et l'emploi iCécorce à tan, dans le but de pouvoir répandre à une demande adressée au Conseil fédéral par l'Ambassade de France. Tous les Cantons, à l'exception d'un seul, ont. répondu à la demande qui leur a'été expédiée à ce sujet.

2. Recherche des lois existantes en Suisse sur la vente de gaz, et communication du résultat à la Légation de la Grande-Bretagne.

3. Recherche de données sur les fabriques de la Suisse, dans le but de répondre à une demande faite au Conseil fédéral par la Légation de la Grande-Bretagne. Il était arrivé à la fin de l'année des réponses de 12 Cantons à la démande qui leur a été adressée à ce sujet.

4. Démarches préliminaires pour arriver à une organisation uniforme dans toute la Suisse, des observations météorologiques.

M. le professeur Slousson à Zurich, en même temps que M. le professeur Kopp à Neuchâtel, avait mis celte question sur .le t a p i s , et une missive adressée, ensuite de cette initiative, par le bureau de statistique au président de la Société suisse des naturalistes a eu pour résultat que cette société a, dans sa réunion à Lugano le 11 Septembre, nommé une commission ad hoc, composée des deux messieurs précités et de Mr. le professeur Wild à Berne, chargée par la Société d'élaborer un projet sur l'établissement d'observations météorologiques uniformes.

Il a été demandé au Bureau topographique fédéral à Genève communication de données correspondantes à l'état actuel de la triangulation sur l'aire de superficie de la Suisse ; la suite de la correspondance a fait constater que pour obtenir la plus grande exactitude possible sous ce rapport, il était nécessaire de procéder à une mensuration partielle supplémenlaire au moyen du planimetro, travail dont s'est chargé un des employés au Bureau topographique fédéral, Mr. l'ingénieur K u n d i g à Genève, et qu'il a exécuté de la manière la plus complètement satisfaisante.

Le quatrième congrès international de statistique s'est tenu à Londres pendant l'année de l'exercice. En conformité avec les ante-

749 cédents à propos des congrès de stalistique antérieurs, le Conseil fédéral résolut le 13 Février de faire représenter la Suisse au congrès de cette année par une délégation. On nomma ensuite le 13 Juin comme délégués: le directeur du bureau de statistique, Mr. G.

Vogt, et tir. G. F. Kolb à Zurich, lequel s'est fait un nom par ses excellentes prestations dans le domaine de la statistique en général et spécialement dans la statistique de la Suisse. Entrer dans des détails sur les délibérations du congrès réuni à Londres, serait dépasser les limites de notre rapport de gestion, et nous devons à cet égard renvoyer au rapport officiel qui a été imprimé depuis.

Indépendamment de l'échange et de l'explication mutuelle des vues concernant les buts, les objets et les moyens de levées statistiques, un avantage essentiel de ces sortes de congrès consiste en ce que les personnes auxquelles incombe dans les divers pays la direction de la statistique officielle sont par là mises en contact et qu'il se forme ainsi d'Etat à Etat comme une chaîne dont les anneaux sont reliés entre eux par la communauté de travail et la connaissance personnelle.

Déjà pour la statistique d'un pays pris à part, le manque d'uniformité dans les levées est le plus grand empêchement qui s'oppose à la déduction de résultats généraux, mais ce manque est bien plus sensible quand il s'agit de statistique comparée et qu'on se dit que c'est précisément cette dernière qui devrait livrer les plus précieux résultats et points de vue pratiques. Si c'a été jusqu'à présent essentiellement la tâche des congrès de statistique d'assurer dans toutes les branches les conditions premières d'une telle comparaison par l'entente sur les principes de levées statistiques,- non-seulement ces travaux ont été continués au congrès de Londres, mais encore, sur l'initiative du digne président de la Commission centrale belge pour la statistique, Mr. Ouetelet, a été posée la pierre fondamentale pour une exposition comparée des résultats généraux réellement acquis jusqu'à ce jour, et depuis il a été publié un programme pour l'élaboration de la statistique internationale sous la direction des statistiens belges, travail auquel la Suisse aussi fournira ses documents. La somme des frais des délégués suisses est restée de fr. Ö55. 47 inférieur au chiffre budgeté, et elle s'est élevée à fr. 1,744. 53.

Il a fallu faire des dépenses assez considérables pour compléter la bibliothèque du bureau de statistique. La statistique touche à tant de branches des sciences politiques et historiques et elle est en connexion si intime avec l'économie politique, que c'est pour un bureau de statistique une condition indispensable de succès de posséder les ressources scientifiques dans une certaine extension et variété. Il n'est pas moins nécessaire que le chef d'un bureau de statistique soit mis à même de prendre connaissance des prestations des autres Etats dans leurs détails : les publications officielles de ce genre servent en partie do stimulant incessant pour l'activité dans ce champ, en partie de

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direction pour l'exécution soit dans le sens positif soit dans le sens négatif. Non-seulement pour ce qui concerne la littérature scientifique, niais encore pour ce qui est de ces publications officielles d'Etats étrangers, la bibliothèque centrale présentait de considérables lacune : et absences qui ont été remplies et suppléées autant qu'il a été possible, à quelle occasion les relations formées au congrès de Londres ont été d'une utilité toute particulière pour le bureau de statistique.

On s'est également efforcé d'établir dès l'abord une collection oussi complète que possible de tous ceux des imprimés des Cantons nue le bureau pouvait être dans le cas de demander à propos de l'entreprise de telle ou telle levée de la statistique suisse. Toutefois la circulaire y relative du bureau de statistique du 1. Septembre a été très-différemment accueillie: tandis que des Cantons s'empressent de communiquer tout ce qui peut être de quelque intérêt statistique, il est difficile d'obtenir d'autres même uniquement l'envoi régulier des plus importants imprimés, par exemple des rapports de gestion. Toutefois, ici, pas plus que dans les autres branches dont le bureau a eu à s'occuper, les commencements ne sont tels qu'on ait lieu de reculer devant les obstacles qui se présenteraient.

Une discussion désagréable avec le Conseil communal'de Berne s'est élevée au sujet de la question de se procurer les locaux devenus nécessaires pour le bureau de statistique. Par missive du 29 Juin, le Conseil fédéral avait exprimé au Conseil communal l'intention d'assigner au bureau de statistique la pièce due chambre de la bibliothèque et de couper tout auprès une partie du corridor pour former un cabinet posr le directeur de ce b u r e a u ; on procéda ainsi en faisant ressortir que, d'après l'art. 4 de l'acte de remise concernant le palais fédéral du 11/13 Mai 1857 (en vertu duquel ,,des changements de construction que le Conseil fédéral juge nécessaires dans l'intérêt de l'expédition des affaires" seront exécutés aux frais de la Confédération ,,avec consultation du Conseil communal et sous la direction de ses architectes", et ,,les 'agrandissements ou multiplications nécessaires des locaux dans l'intérieur du bâtiment" seront en revanche exécutés aux frais de la commune de Berne), les frais d'établissement de cette nouvelle chambre doivent incomber à la commune. Ce ne fut que le 6 Août que. le Conseil communal lit à cette missive une réponse dans laquelle, sans entrer dans aucune discussion du projet de construction proposé par le Conseil fédéral, il contestait en alléguant de vains motifs, qu'il fût en principe nécessaire d'établir une nouvelle chambre pour le bureau de statistique, ou que l'obligation d'assumer les frais de cet établissement .incombât à la commune. Le Conseil fédéral, dans sa réponse du 10 Août, maintint son premier point de vue et invita le Conseil communal à pourvoir à ce qu'il fut fourni les locaux nécessaires pour le bureau de statistique, faute de quoi le

751 Conseil fédéral y pourvoirait lui-même sous réserve de la réclamation des frais. Cependant le Conseil communal continua encore à ne pas se montrer disposé à y prêter la main, il persista dans ses premières allégations, et contesta en outre, appuyé sur le préavis d'experts, la possibilité de l'exécution du projet de construction recommandé par le Conseil fédéral. Les actes sont restés provisoirement à cette réplique du Conseil communal ; les objections -élevées sous le rapport technique contre le projet paraissaient fondées, et la continuation d'une correspondance si peu agréable devait d'autant plus vite cesser qu'il n'y avait à présenter aucun autre projet répondant au besoin.

En attendant se prolongeait l'inconvénient que les employés du bureau de statistique devaient mettre à profit la même pièce qui était déjà occupée par la bibliothèque centrale. Le Conseil fédéral décida donc le 29 Août d'assigner au bureau de statistique la salle dite des Conférences, à côté de l'antichambre de la salle du Conseil des Etats, jusqu'à ce que la pièce actuelle de la bibliothèque puisse être mise à sa disposition- exclusive. De cette manière l'occassion a été donnée en même temps de céder au directeur du bureau de statistique comme cabinet de travail une des antichambres de la salle du Conseil des Etats, au moins pour le temps pendant lequel ne sont réunies ni l'Assemblée fédérale ni les Commissions du Conseil des Etats.

En ce qui concerne les publications du bureau de statistique, pour lesquelles une foule de manuscrits sont là, en partie entièrement, en partie bientôt achevés, on avait cru pouvoir commencer à les faire en 1860, mais les délibérations qui ont dû les précéder ont pris plus de temps qu'on n'avait cru, et dans les derniers mois de l'année les forces du bureau ont été nécessairement si entièrement concentrées sur le recensement de la population, que l'impression n'a pu commencer qu'après l'expiration de Tannée 1860.

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# S T #

RÉSUMÉ

de l'Importation, de l'Exportation et du Transit en Suisse, dans le mois d'Avril 1860 et dans le mois d'Avril 1861.

Importation.

La totalité de l'Importation de ces mois a été de : Avril.

Avril.

1860. 1861.

Pièces.

Pièces.

1860: 17,5331 pièces del , menu bétail . 11,461. 11,270 dont 1861: 17,472/ bétail {gros bétail .

6,072.

6,202 Valeur de meules, instruments de labourage, chars, etc. fr, 24,5/18. 33,201 1861: 32,509 «'mers dont principalement: Bois à brûler, bois de construction et de charronnage Chaux et gypse, cuits ou moulus Houille, lignite, coke et tourbe 1860 : 601,877 marchandises diver1861 : 666,518 ses, dont : Amidon Beurre e t saindoux comestible .

.

.

.

Bois de teinture, moulus et non moulus .

.

Café .

.

Café de chicorée Céréales et légumes secs

Colliers

Colliers.

7,167. 6,126 2,897.

3,460 11,322.

17,590 Quintaux. Quintaux.

1,813. 2,160 2,495.

3,249 4,855.

4,443 11,813. ' 7,664 3,715.

3,966 211,274.- 262,286

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RAPPORT présenté à la haute Assemblée fédérale par le Conseil fédéral suisse sur sa gestion pendant l'année 1860.

In

Bundesblatt

Dans

Feuille fédérale

In

Foglio federale

Jahr

1861

Année Anno Band

1

Volume Volume Heft

22

Cahier Numero Geschäftsnummer

---

Numéro d'affaire Numero dell'oggetto Datum

27.05.1861

Date Data Seite

657-752

Page Pagina Ref. No

10 058 533

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