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FEUILLE FEDERALI ».

XIII. ANNÉE. VOLUME I.

No 23.

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LUNDI, 3 JIM (861.

RAPPORT

présenté à la haute Assemblée fédérale par le Conseil fédéral suisse sur sa gestion pendant Tannée 1860

Département militaire.

Le Département militaire a eu à s'occuper, non-seulement de l'administration militaire courante, mais encore des préparatifs extraordinaires qui ont été nécessités par la question de Savoie et par la situation incertaine dans laquelle se trouvait l'Europe. Ces circonstances exigeaient que notre force armée fût au complet et prête à être mise sur pied. Les dispositions qui ont été prises sont mentionnées chacune en son lien dans les sections qui vont suivre.

I. LOIS, ORDONNANCES ET RÈGLEMENTS.

Nous avons à mentionner, sous la rubrique de la législation militaire fédérale, les points suivants: La loi relative à l'instruction préliminaire des officiers d'infanterie par la Confédération, qui avait déjà été élaborée en 1859, a été volée par l'Assemblée fédérale le 30 Janvier; elle est entrée immédiatement en vigueur (Recueil officiel, Tom. VI, page 389). La première école d'aspirants d'infanterie a eu lieu à Soleure.

La question depuis si longtemps débattue de l'habillement et de l'armement de l'armée a été résolue dans ses points principaux. L'AsFeuille fédérale, XIII. année. Vol. I.

·

57

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'

semblée fédérale ayant ordonné le 3 Février qu'il soit procédé à de nouvelles expériences au sujet des changements proposés, ces expériences eurent lieu pendant le courant de Pété dans différentes places d'armes fédérales ou cantonales avec divers détachements. Un projet de loi définitif fut proposé aux deux Conseils dans la session de Décembre. Ce projet introduisait une réforme partielle de la loi du 27 Août 1851, et ne proposait que les changements reconnus nécessaires par la pratique. Ces changements consistent surtout dans une coiffure plus légère, dans la tunique à la place de l'habit, dans une cravate à la place du col, un ceinturon au lieu du baudrier, une giberne plus petite et plus légère, un pantalon et des guêtres gris à la place des bleus foncés. Le projet m a i n t e n a i t du reste tout ce qui n'était pas formellement abrogé. L'Assemblée fédérale vola cette loi- le 21 Décembre (Recueil officiel, Tom. VII, page 1), Le Conseil fédéral adopta le 17 Janvier 1861 un règlement d'exécution; les modèles nécessaires furant expédiés immédiatement aux Cantons, en sorte que les recrues entrant au service en 1861 ont pu s'équiper à la nouvelle ordonnance.

Il ne reste plus à régler que la question du nouveau fusil d'infanterie, et d'un nouvel équipement de la cavalerie, spécialement de la selle.

Aussitôt que ces deux points auront été réglés, une édition complètement nouvelle du règlement de 1852 sur l'habillement, l'armement et l'équipement pourra être publiée.

Le 14 Décembre l'Assemblée a pris une décision en vue de compléter Varmement de l'infanterie (Recueil officiel, Tom. VII. p. 4).

Elle porte qu'indépendamment de leur contingent, les Cantons doivent posséder vingt pour cent de fusils de chasseurs et de fusils Prélat-Burnand surnuméraires, et qu'il doit être formé en outre un dépôt fédéral, composé de 1000 fusils de chasseurs et de 20,000 fusils Prélat-Burnand. Lu même décret porte que, conformément à ce que le Conseil fédéral avait ordonné à l'avance pendant le courant de l'année, il sera formé un dépôt de munitions de 100 cartouches par homme pour les armes lisses de l'infanterie de Landwehr..

L'exécution de cet arrêté rentre dans Tannée 1861 ; mais au moment de la rédaction de ce rapport il y a déjà été pourvu en grande partie.

L'Assemblée fédérale a adopté en outre un arrêté sur la solde des guides attachés à V'état-major et des ordonnances à cheval (23 Janvier 1860, Recueil officiel, Tom. VI, page 374), un règlement sur le service en campagne, mis en vigueur provisoirement jusqu'au 3t Décembre 1861, (31 Janvier 1861, Recueil officiel, Tom. VI, page 393) et une loi portant la défense du service militaire étranger (30 Juillet 1860, Recueil officiel, Tom. VI, page 300).

Nons avons soumis à l'Assemblée fédérale, sans qu'elle ait pris jusqu'à présent de décisions définitives, un projet de décret, sur le

771 recrutement de la cavalerie, dont le Conseil des Etats s'est occupé dans la session de Décembre, mais qui est encore à Tordre du jour du Conseil national ; et un projet de décret sur des routes stratégiques dans les Alpes, dont le Conseil national s'est occupé en Décembre, et dont le Conseil des Etats est encore nanti.

L'Assemblée fédérale nous a renvoyé un projet de loi sur la réorganisation des batteries de montagne et de fusées. Cette question est restée dès-lors en suspens, à cause de l'influence que devra exercer sur elle, et spécialement sur les batteries de fusées, l'introduction projetée des canons rayés.

Le Conseil fédéral a adopté le 18 Janvier un règlement sur les missions militaires à l'étranger, afin de les rendre plus profitables aux officiers d'état-major, et pour en déterminer les conditions ainsi que le paiement des indemnités (Tom. VI, page 365).

Nous avons en oulre adopté le 5 Juillet un arrêté sur l'organisa lion de la Landwehr (Recueil officiel, Tom. VI, page 508), afin d'appliquer les dispositions de la constitution fédérale et de l'organisation militaire. Nous y avons joint une répartition de la Landwehr en cinq divisions territoriales (Feuille fédérale de 1860, vol. III, p. 22).

La loi militaire du Canton d'Àppenzell Rh. Ext. a été approuvée (Recueil officiel, Tom. VI, page 468).

Les Cantons de Bâle-Campagne et de Genève sont les seuls dont l'organisation militaire n'ait pus encore été soumise à noire approbation.

II. SUBDIVISIONS ET FONCTIONNAIRES DE L'ADMINISTRATION MILITAIRE.

Le Département militaire a eu sous ses ordres les fonctionnaires et les dicastèro» suivants: 1. La Chancellerie du Département. Elle forme le bureau du chef du Département et se compose d'un premier secrétaire, qui a cous ses ordres un deuxième et un troisième secrétaire et un aide.

Les travaux extraordinaires de 1860 ont rendu indispensable l'emploi de surnuméraires.

La Chancellerie du Département concentre toutes les branches de l'administration militaire; elle joue vis-à-vis des autres sections du Département le même rôle que le bureau du chef d'état-major dans une armée. C'est la chancellerie qui expédie les ordres et les communications aux différentes sections de l'administration militaire, aux chefs et aux inspecteurs des différentes armes et aux autorités militaires des Cantons. Elle transmet des rapports et des propositions au Conseil fédéral, et reçoit de même tous les rapport« et toutes les propositions qui émanent de ces diverses autorités. Elle délivre les

r?2 Ordre« de marche et les feuilles de route pour toutes les troupes employées, dans les écoles ou dans les réunions fédérales, et pour celles .qui, sans être placées sous un commandement militaire supérieur, sont mises en activit'é de service.

Le contrôle des travaux de la Chancellerie prouve qu'en 18601e Département a été plus chargé que dans aucune des années précédentes, y compris celles de 1856 et 1857.

Ce surcroit de travail doit être attribué aux causes suivantes : La question de Savoie a nécessité une mise sur pied considérable et une occupation assez prolongée de Genève.

Tous les états-majors de brigades et de divisions ont été mis en activité (reconnaissances).

Les conjonctures politiques ont «xigé des mesures et des préparatifs de divers .genres qui ne sont point nécessaires en temps ordinaires.

Une quantité d'affaires arriérées ont été liquidées, et il en a été entrepris de nouvelles. Les travaux ordinaires du Département et les écoles militaires eb particulier ont du reste suivi leur cours à côté de ces travaux extraordinaires.

·Dés renseignements que l'on trouvera dans chacun des chapitres qui vont suivre feront comprendre l'étendue des affaires qui se réunissent à la Chancellerie du Département.

Outre le contrôle général des affaires et les registres qui en dépendent, la 'Chancellerie a tenu à jour ou a établi à nouveau les écritures suivantes: Un-contrôle d'expédition; Un contrôle de service de toutes les unités tactiques de l'armée (nouveau}; Un état de service de l'état-major fédéral ; Un contrôle des présentations pour l'état-major; ·Un contrôle des aspirants; Un contrôle des pensions (nouveau) ; Un tableau chronologique des écoles avec mention des commandants et des officiers adjoints (nouveau) ; Une liste des feuilles de routes (605 feuilles de routes ont été expédiées); Un protocole pour les budgets des dépenses extraordinaires des écoles (nouveau).

Ce résumé montre ce que l'expérience a déjà prouvé: c'est que le personnel actuel de la Chancellerie ne suffit pas même pour expédier avec l'exactitude et la célérité nécessaires les affaires cou-

773

raiitcs, et qu'une réorganisation de la Chancellerie, emportant une augmentation du personnel, est devenue urgente.

2. Chef du personnel et instructeur en chef de l'infanterie. Ce l'ODctionnaire est chargé de tout ce qui concerne le personnel de l'armée, savoir son organisation et son instruction, ainsi que gelles de Pétat-major fédéral, la répartition préalable de l'armée, la composition des Etals-majors, etc., sauf ce qui incombe aux chefs des armes spéciales et des états-majors spéciaux.

Ses fonctions comme instructeur en chef de l'infanterie ne sont pas moins considérables. H dirige toutes les écoles et tous les cours de répétitions d'infanterie dont la Confédération est chargée, c'est-àdire l'école des instructeurs, l'école des aspirants d'infanterie, celle des sapeurs d'infanterie, l'école centrale et les rassemblements de troupes, en ce qui concerne l'infanterie.

11 doit en outre surveiller directement, et de concert avec les inspecteurs de l'infanterie, l'instruction de l'infanterie dans les Cantons et le service des différentes écoles. Au nombre des travaux extraordinaires dont le chef du personnel a dû s'occuper en 1860, il faut noter les suivants : Instruction confidentielle pour les reconnaissances.

Travaux préparatoires (travaux d'état-major général) en vue d'une mise sur pied générale; tableau des étapes et des feuilles de route.

Bases pour la défense de diverses étendues de frontières.

Examen des aspirants aux places inférieures de l'état-major général.

Nouvelle répartition de l'armée.

Organisation de la landwelir, sa subdivision territoriale et examen des rapports d'inspections qui la concernent.

Création des remplaçants des inspecteurs d'infanterie.

Ecoles des compagnies de chasseurs de droite et de diverses compagnies détachées pour le maniement du nouveau fusil de chasseur.

Rédaction d'un catalogue de tous les officiers disponibles de tous les Cantons pour la création des états-majors de landwelir.

Tableau des unités tactiques suivant l'étendue de pays où elles se recrutent.

Le travail du chef du personnel est d'autant plus considérable qu'il n'a ni secrétaire ni copiste.

3. Inspecteurs et chefs des différentes armes, et des différentes branches du service.

  1. Inspecteur du génie. Cet officier est charge de tout ce qui concerne l'organisation, l'instruction, l'habillement et l'équipement de

774

son arme, ainsi que de la surveillance des fortifications et du matériel du génie. -(Equipages de ponts et outils).

L'inspecteur du génie a eu en 1860 à s'acquitter des t r a v a u x extraordinaires suivants : II a étudié au point de vue de la fortiticalion diverses lignes de défense et des routes stralégiques à travers ies Alpes. 11 a été secondé dans ces travaux par le bureau du génie déjà organisé en 1859, et dans lequel les officiers et les aspirants du génie ont travaillé, soit de suite, soit à divers intervalles.

L'inspecteur du génie a sous ses ordres les directeurs et les inspecteurs des travaux de forliflcations de Luziensteig, St. Maurice, Gondo, Bellinzone et Bàie.

A teneur de l'inslruction de 1851 l'inspecteur du génie devrait être chargé encore de la direction du bureau lopographique de la Confédération. Mais lorsque Mr. le général Dufour a quitté en 1853 les fonctions d'inspecteur du génie, nous lui avons conservé la surveillance des travaux topographiques, dont il s'acquitte maintenant encore avec le titre do directeur du bureau topographique, en ayant sous ses ordres un bureau spécial qui correspond directement avec le Département.

b) Inspecteur de Variillerie.

L'ancien inspecteur, Mr. le colonel Fischer, a démandé en Janvier 1860 sa démission nomme inspecteur de l'artillerie et comme colonel fédéral: sur notre demande expresse il a néanmoins continué ses fonctions jusqu'au 13 Juin 1860, où Mr. Herzog, colonel fédéral d'artillerie, fut nommé son successeur.

Mr. le colonel Fischer a rempli les fonctions d'inspecteur d'artillerie depuis le 12 Mars 1851, et a rendu des services éminents à son arme par sa capacité et par son zèle; le Conseil fédéral lui en a donné le témoignage mérité.

L'Inspecteur de l'artillerie s'est occupé en .1860, non-seulement de tout ce qui concerne l'organisation, l'instruction et le matériel de l'artillerie, mais encore d'une 1 série non-interrompue d'essais relatifs aux canons rayés. Il a dû en outre faire un grand nombre de travaux préliminaires en vue d'une mise sur pied probable. Cette augmentation de travail nous a engagés à lui donner provisoirement un secrétaire.

c) Colonel de la cavalerie.

d) Colonel des carabiniers.

e) 13 inspecteurs d'infanterie avec leurs remplaçants.

Plusieurs arrondissements ayant une étendue considérable, il a été donné à quelques inspecteurs un ou plusieurs lieutenants-colonels

775 comme remplaçants, ce qui a l'avantage de donner des occupations plus fréquentes aux officiers de ce grade. Les arrondissements où ces nominations ont eu lieu sont les suivants: I. Arrondissement. Zurich, avec un remplaçant.

II.

,, Berne ,, deux ,, HI.

,, Lucerne ,, un ,, IV.

,, Uri, Schwyz, les deux Unterwaiden et Zoug, avec un remplaçant.

VII.

,, Soleure et Baie, avec un remplaçant.

Vili.

,, SchalFIiouseet Appenzell ,, un ,, XII.

,, Vaud ,, deux ,, Les nouvelles nominations des inspecteurs et de leurs remplaçants ont eu lieu au commencement de 1860 pour le terme de 3 ans, c'està-dire jusqu'à la fin de 1862.

f) Auditeur en chef.

g) Commissariat des guerres supérieur.

Mr. In colonel Âbys, commissaire des guerres en chef, ayant été indisposé toute Tannée, a été dispensé de toutes les affaires courantes. Mr. le lieutenant-colonel Huser, vérificateur et -teneur de livres du commissariat, a dirigé l'ensemble de l'administration.

Le Commissariat a sous ses ordres : Le Commissaire des guerres de Thoune, Les garde-.magasìns de Berne, Lucerne et Lenzbourg, pour t o u t ce qui concerne la garde des effets de caserne et de campement, et le matériel du commissariat. En revanche ce qui concerne le materie) de l'élat-major sanitaire est dans la compétence du médecin en chef, par suite des décisions que nous avons prises à ce sujet pendant le courant de l'année dernière.

Le vétérinaire en chef.

h) Le médecin en chef.

L'organisation militaire de 1&52 a séparé le service sanitaire du commissariat, et en a fait une branche spéciale de l'administration. C'est en partant de cette base qu'a eu lieu l'organisation du service sanitaire (Règlement de 1859). Les fonctions du médecin en chef ont été dès-lors rendues indépendantes de celle du commissariat. Nous avons complété l'application de ce principe par la répartition du matériel dont il a été question ci-dessus.

Les fonctions du médecin en chef sont en rapport avec la commission des pensions, seule commission permanente admise dans notre organisation militaire.

i) L'Administrateur du matériel a des fonctions multiples. II est placé d'un côté sous les ordres de l'inspecteur de l'artillerie pour tout ce qui concerne le matériel de cette arme. Il a à s'oc-

776

cuper d'un autre côté du matériel du génie, dont l'inspecteur est sous ce rapport son supérieur; enfin il est chargé de surveiller'et d'inspecter le matériel de toutes les autres armes, spécialement de l'infanterie et de la cavalerie , pour tout ce qui est relatif à l'armement, aux munitions, à l'équipement des hommes et des chevaux, etc. Il serait fort à désirer, que l'instruction relative à ce fonctionnaire fût revue, afin de mieux déterminer sa position à l'égard des autres fonctionnaires de l'administration militaire.

Il surveille personnellement le dépôt du matériel de guerre fédéral de Berne. Il a sons ses ordres les administrateurs des dépôts de Zurich, Lucerne, Thoune, Brugg et Soleure.

k) Contrôleur des poudres. Celle place n'existe que depuis 1858; elle n'est régie que par une instruction provisoire, et il est à désirer que ses fonctions soient déterminées d'une manière définitive, spécialement dans leurs rapports avec l'administrateur du matériel et l'inspecteur de l'artillerie. Pour le moment le contrôleur correspond directement avec le Département.

Les occupations de chacun des fonctionnaires énumérés ci-dessus dès la lettre c à ht lettre « seront exposées dans différentes sections qui les concernent.

III. COMMISSIONS SPÉCIALES.

Le Conseil fédéral a nommé, soit en 1860, soit déjà précédemment, des commissions chargée de préaviser sur les questions ou le réformes importantes. En voici les objets : 1) Rédaction d'un nouveau règlement pour le service en campagne. (Schwarz, Schtedler, Hofstetter ) Cette commission ayant fini sa tâche, est dissoute.

2) Réforme de l'habillement (Schwarz, Wieland, Philippin, Crinsoz, Meyer. et Arnold.)

Elle a fini sa tâche.

3) Introduction d'une nouvelle arme à feu portative et distribution des prix aux différentes armes envoyées au concours (Wurstemberger, Weiss, Göldlin, Noblet, Bruderer.)

Cette commission est encore en fonctions.

4) Surveillance de la transformation des fusils et examen des questions qu'elle, soulève (Noblet, Muller, -lieutenant-colonel d'Aarau, Vonmatt).

Celte commission n'a pas encore fini sou travail.

5) Examen de différentes questions relatives à la défense nationale (Dufour, Ziegler, Alibert, Herzog, Wieland, sous la présidence du chef du Département).

777

Cette commission, n'ayaut pas fini son travail, s'est seulement ajournée.

6) Diverses questions relatives au génie, soulevées par les propositions d'Aarau (Aubert, Locher, Wolff, Gauthier et Schumacher).

Il reste encore à cette commission à examiner plusieurs questions.

7) Essais avec les canons rayés et l'appareil Navez (Fischer, Delarageaz, Borei, Wehrli et Herzog). M. le colonel Fischer, ayant donné sa démission comme colonel d'artillerie et étant sorti de l'élatmajor fédéral, a été remplacé par M. le colonel Herzog.

L'administrateur du matériel a pris part à ces essais sur l'ordre du Département.

La commission est encore à l'oeuvre.

8) Organisation sanitaire, surtout eu ce qui concerne la révision des règlements et des instructions concernant le service de santé (Lehmann, Erismann, Wielond, Dielhelm, Brière).

Cette commission n'a pas entièrement fini son travail.

9) Répartition de l'armée et mesures préparatoires pour un conflit à l'extérieur (Fischer et Wieland sous la présidence du chef du Département).

Cette commission a provisoirement rempli sa mission.

10) Examen des lacunes qui existent dans le matériel et inspection générale des arsenaux cantonaux (Wurstemberger, Denzler, Bore), Le Royer).

Cette Commission a rempli sa tâche.

IV. INSTRUCTEURS.

Le corps des instructeurs était composé comme suit au 1. Janvier 1860 : 1 instructeur en chef de l'infanterie, en même temps chef du personnel ; 1 professeur de stratégie et de tactique.

Génie : 1 instructeur de première classe ; 2 sous-instructeurs.

2 3 15 2

Artillerie : instructeurs de première classe; instructeurs de seconde classe ; sous-instructeurs; instructeurs de trompettes.

778

1 2 2 2

Cavalerie : instructeur en chef; instructeurs de première classe ; sous-instructeurs; instructeurs de trompettes.

\ 3 2 2 1

Carabiniers : instructeur en chef; instructeurs de première classe ; instructeurs de seconde classe; sous-instructeurs; instructeur de trompettes.

Corps sanitaire : 2 instructeurs ; 2 aides-instructeurs.

52.

Les mutations suivantes ont eu lieu pendant l'année : M. le major Le Royer, instructeur de seconde, classe pour l'artillerie, a causé par son décès une perte sensible à son arme et à notre organisation militaire.

La bibliothèque de cet officier distingué qui était composée d'ouvrages militaires de prix, surtout en ce qui concerne l'artillerie, a été- transmise par sa famille au Département militaire pour être jointe à la bibliothèque de l'école centrale.

Un sous-instructeur d'artillerie a dû être destitué pour conduite inconvenante lors du rassemblement de troupes. Il en a été de même d'un sous-instructeur de carabiniers pour cause d'insubordination.

Nous avons nommé un sous-instructeur de .cavalerie (Âlioth, de Bienne), et deux sous-instructeurs de carabiniers (Brunner, de St. Gall^ et Jeangros, de Montfancon, Canton de Berne).

L'effectif des instructeurs reste par conséquent, à 52.

Dans quelques écoles il a fallu appeler, comme aides, des officiers ou des sous-officiers pris en dehors du personnel ordinaire.

Comme les traitements des employés de l'ordre civil avaient été élevés déjà en 1858, il était convenable que ceux des instructeurs le fussent aussi. C'est ce qui a eu lieu en 1860. Les .chiffres qui ont été admis et qui sont appliqués depuis le 1. Janvier 1861 sont ceux du budget de celte dernière année.

779 V. PLACES D'ARMES FEDERALES.

Il n'y a eu à leur égard que deux changements- notables. Des raisons politiques, auxquelles a donné naissance la question de Savoie, ont fait transférer à Genève plusieurs cours de répétitions qui devaient avoir lieu ailleurs, et ont fait de cette ville une place d'arme fédérale.

Il en a été de même.pour Soleure, qui a reçu cette année la première école d'aspirants d'infanterie.

Voici le tableau des diverses écoles telles qu'elles se sont réparties entre les différentes pinces d'armes :

237

124

Total des jours de service multiplié par le nombre des hommes.

9,139

105 350 100

101 160 134

3,539 4,250 1,254

réserve .

210 ,, de répét. de cavalerie 158 Carabiniers 89

134 155

1,249

808

2,009 1,044 469 21,704

1

2,179

48 49

213 2,392

Nombre d'hommes.

Aarau.

Recrue« d'artillerie .

Recrues de cavalerie et remontes .

Cours de répét. d'artillerie V)

»

»

»

n

·

«

«

de

Baie.

Instructeurs d'infanterie 108 Cours de répétition de cavalerie 48 156 Bellinzone.

Cours de répétition peurs du génie Cours de répétition peurs du génie, Cours, de répétition valerie

des sa.

des saréserve de ca-

Nombre des chevaux.

87

967

61

366

21 169

105 1,438

7ÉO

Nombre d'hommes.

Bière.

Ecole de recrues d'arlillerie 332 n » n de cavalerie el remontes .

. 118 Cours de répétition d'artillerie .

.

.

. 95 Cours de répétition de cavalerie .

.

. 171

716 Brugg.

Ecole de recrues de pontonniers .

.

. 102 Cours de répétition de pontonniers .

.

. 116 Cours de répétition de pontonniers, réserve . . 5 9 Coire.

Cours de répétition d'arlillerie .

.

.

Cours de répétition d'artillerie, réserve Cours de répétition de cavalerie .

.

.

Nombre des chevaux.

Total des jours de service multiplié par le nombre des hommes.

160

i3,373

109

.

4,013

12$

1,142

172

1,083

567"

19,611

--

4,018

--

i,33S

--

352

277

~

. "SJÔS

90

31

1,OS1

33

--

286

35 158"

29 ~6Ô~

Ì28.

1,495

Colombier.

Cours de répétition de cavalerie .

.

. 33 Cours de répétition de carabinier« .

.

.108 Cours de répétition de çarabiniers, réserve . 106

247" St. Gali.

. 179 Ecole de recrues de carabiniers et remontes .

53 A reporter 232

32

'

128

--

1,296 ·

--

1,024

32~

2,448

83

1,074

51 134~

1,941 3,015

'

781 Tolal des jours de service

Nombre

d 'liommej.

Nombre des chevaux.

232

134

3,015

85 317 ·

84 218

585 3,600

--

817

2

2,819

-- 168

414

multiplié par le nombre des hommes.'

Transport Cours de répétition de cavalerie

Claris. (Cours disloqués .)

Cours de répétition de ca105 rabiniers Genève.

Cours de répétition de sapeurs du génie 240 Cours de répétition de sapeurs du génie, réserve 69 Cours de répétition d'artil348 lerie, réserve Cours de répétition de cavalerie 150 Cours de rép. de carabiniers 1 i 02 n n

n »

« n

» »

» n

n

n

r>

« n

"· '**

IV ** réserve

Lucerne.

Ecole de recrues d'artillerie Cours de répétition d'artillerie, réserve Ecole de recrues de carabiniers Cours sanitaire 1 et H Luçiensteig.

Cours de répétition d'artillerie Cours de répétition d'artillerie, réserve Ecole de recrues de carabiniers Cours de répétition de carabiniers, rèsene

4,164

193 1,521

148 -- -- -- 1 319

2,153 16,177

195

19

7,578

160

68

1,092

150 52 ~557~

-- -- b7

3,954 869 13,493

114

--

1,411

216

5

227

--

6,245

414 971

-- 5

2,897 11,749

210 209

1,074 1,122 2,312 2,119

1,196

782

-

.

Nombre d'hommes.

Motidon.

Ecole de recrues de carabiniers .

.

. 180 Cours de répétition de carabiniers .

.

.

90 Cours de répétition de carabiniers, réserve . 207 _____

Nombre des chevaux.

Total des jours Je service multiplié par le nombre des hommes.

--

4,549

-

897

-- _

1,996 --75442

St. Maurice.

Cours de répétition d'artillerie .

.

. 84 Cours de répétition d'artillerie, réserve .

. ' 73

--

1,220

4

438

Î57~

4~

1,658

12

5,695

164 7

32,798 328


15 82 206 172

--

7,091

--

1,300

--

373

Soleure.

Ecole des aspirants d'infanterie .

.

. 168 Thoune.

Ecole centrale .

. 1,719 Ecole du commissariat .

16 Ecole des sapeurs d'infanterie .

.

.

. 101 Cours sanitaire N° I .

16 ,, ,, ,, H · 21 » I" · 21 Ecole de recrues de sapeurs du génie .

.

. 175 Cours de répétition de sapeurs du génie . 100 Cours de répétition de sapeurs du géaie, réserve 63 · Cours de répétition de pontonniers .

.

. 75 Ecole de recrues d'artillerie 2*8 Train de parc .

.

.198 Cours de répétition d'artillerie .

.

. 180 Cours de répétition d'artillerie .

.

. 298 A reporter 3,271

-- 127 213

450 13,206 6,467

--

2,116

162 673

3,607 68,211

783 Nombre d'hommes.

Transport 3,271 Cours de répétition d'artillerie, réserve .

. 323 Ecole de recrues de cavalerie et remontes . 81 Cours de répét. de cavalerie 265 ,, ,, ,, ,, ,, - 147 ,, ,, ,, ,, ,, . 147 » ,, ,, ,, ,, 27 Ecole de recrues de carabiniers .

.

. 248 Ecole des aspirants de carabiniers .

.

.

30 Cours de répétition de carabiniers .

.

. 199 Cours de répétition de carabiniers .

.

. 605 5,343

Nombre des chevaux.

673

Total ries jours île service multiplié par le nombre des hommes.

68,211

170

1,932

77 270 153 142 29

2,977 1,646 1,911 928 427

--

6,741

--

479

--

3,371

2

4,822

1,516

93,445

110

3,250

Winterthur.

Ecole de recrues de cavalerie et remontes .116 Cours de répétition de cavalerie .

.

.118 Ecole de recrues de carabiniers .

.

. 170 Cours de répétition de carabiniers .

.

. 104 508~ Zurich.

Cours sanitaire .'

.

44 Ecole de recrues d'artillerie 301 Cours de répét. d'artillerie 167 ,, ,, ,, ,, 504 "

"

"

réserve

91 1,107

116 -- -- 226

712 4,734 626 9,322

-- 163 72 252

845 11,495 2,171 5,604

42

590

529

20,705

784 Les conditions sous lesquelles la Confédération est autorisée à se servir de diverses places d'armes ne sont pas partout les mêmes. Elle ne possède un champ de manoeuvres-à elle qu'à Thoune et âne caserne qu'à Luziensteig. (Cette caserne peut contenir 7.30 hommes.)

Hors ces deux endroits, la Confédération est simple locataire, et cela sous les conditions énnmérces ci-dessus : Pour l'emploi de casernes pourvues de lits, elle paye en général une indemnité par lète, comme suit : Par officier.

Âafau . . . . Cent .10 Baie (cours de répétition d'artillerie) .

7 « Bière, (Ecole de recrues) 11 12 ,, Cours de répét i t i o n . . . n 25' Coire . . . . y, 10 Colombier .

10 » St. Gali . . . n 10 Lucerne . .

10 » Moudon 10 « SI. Maurice n

·70

Par fous-officier ou soldai.

Cent. 7

n

7

»

20

20 7 7 7 7 » 7 ·n 29 (logés chez n n r n »

l'habitant.)

7 Winlertliour .

10 « n Luciensteig 102 par pi année pour location du péage.

3) Zurich . . . . n 10 Ct. 7 Genève . . . . 11 10 ,, 7 Bellinione, p. chaque école .

,, 220 D 3'.0 et proportionnellement pour les cours de répétitions.

Le mode d'indemnité diffère encore sur les places suivantes : A Bellinzone on paye pour chaque fois 42 jours, fr. 4. 85 par officier et fr. 3. 45 par sous-officier ou soldat.

A Brugg, fr. 300 par an.

'A Titoune, fr. 1800 par an.

Le Canton de Soleure a fourni sa caserne sans indemnité; celui de Baie-Ville en a fait de même pendant l'école des instructeurs.

Le loyer des écuries, des manèges et des places d'exercice se paye comme suif :

Mit nèges.

Ecuries.

A ara u .

Bellinzone .

Bière

.

asj-S

Brugg .

fr. 11(10. -- par an ,, 1. 25 par r.lic\al et pour 4'iJ jours.

2 cent, par jour et par cheval 4 cent, pour les cours de répétition.

point.

fr.

,,

ÎK). -- par an

Places d'exercice.

fr.

600 par 42 jours.

point.

,,

200

  1. 50 par jour

,,

point.

,,

,,

,,

12 par jour.

80 par école p o u r la place du paro.

180 par 42 jours.

point.

point.

2 cent, par jours cl par cheval 200. - par an 450 ,, r ,,10 cent, par jour et Genève point.

point.

par cheval 2. -- par j o u r 320 par jour, plus une 2 tent. par jour et St. Gali .

par cheval.

. dépréciation, 4 c. p . j o u r e t p . c h e v .

suivant la dépréciation.

Lucerne .

2- - ,, ,, 2 cent, par jour et Moudon par cheval 12. -- par jour, 1. 50 ,, ,, 4 cent, pour les cours plus 20 fr. pour le de répétition.

fossé du tir.

2500 par an.

. fr. 1884. 06 par an 337. 83 par .an Thoune Winterlhour .

10 cent, par jour et 900 par 42 jours.

par cheval .

,, 3. -- par jour ,, 10 cent, par jour et par ,, 6. -- ,, ,, ,, Zurich 900 ,, ,, ,, cheval.

(_2 manèges à couverts, un découvert.)

Baie (cours de répétition d'artillerie), 2 cours par jours et par cheval.

Coire .

Colombier .

-j GO «<

786

Soleure n'exige rien non plus par cet article.

L'inégalité qui existe entre les diverses indemnités que paye la Coof'édération provient essentiellement de l'extension plus ou mo.us grande des locaux qui font l'objet du bail. Il serait fort à désire néanmoins qu'un mode uniforme fût adopté.

Les places de manoeuvres laissent beaucoup à désirer dans certain endroits; il en est de même pour les casernes de Thoune et de Lucerne et pour Jes écuries et les manèges de Thoune.

L'adoption des armes portatives rayées, qui exigent une ligne de tir de mille à douze cent pas, a beaucoup augmenté les difficultés dans le choix des places d'armes. Ces difficultés deviendront bie n plus sensibles lorsque les canons rayés auront été introduits chez nous : dans le cas l'Allmend de Thoune elle-même deviendra.insuffisante.

VI. ECOLE DU GÉNIE.

L'instruction des troupes du génie s'est faite en 1860 à l'école de recrues de pontonniers de Brugg, à l'école de recrues de sapeurs de Thoune, aux cours de répétition de Bellinzoue, de Brugg et de Genève, à l'école centrale et au rassemblement de troupes.

  1. Ecole de recrues.

Pontonniers. Le chiffre normal des recrues de chaque année est de 42 H a été instruit en 1860 68 homm es, qui se répartissent comme suit entre les 3 Cantons qui fournissent des pontonniers : Zurich 30, Berne 23, Argovie 15. L'école a été en outre suivie par 18 hommes des cadres, 13 aspirants de première classe et deux aspirants de seconde classe.

L'intelligenc et le développement physique de la troupe ont laissé peu de chose à désirer; en revanche le choix des nommes au point de vue de leurs professions est encore très-défectueux. Les bateliers et les charpentiers continuent à n'être représentés qu'assez faiblement. Il est extrêmement à désirer que les Cantons, auxquels «ette recommandation a déjà été faite à plusieurs reprises, apportent plus de soins aux recrutements, et n'admettent, que des hommes que leurs professions rendent aptes au service II est vrai que, depuis l'établissement des chemins de fer, le nombre des bateliers et des flotteurs diminue d'année eu année. Aussi sera-t-il tôt ou tard nécessaire de recruter les pontonniers dans tous les Cantons qui ont des fleuves ou des lacs navigables. L'armement, l'équipement et l'habillement étaient satisfaisants. Plusieurs Cantons prévoyant des changements dans l'habillement, avaient rendu facultative la grande tenue.

Les détachements de Zurich et d'Argovie, entre autres, ne se sont présentés à l'école qu'avec la capote et la veste à manches.

787

Les recrues avaient en generai reçu dans leurs Cantons une instruction préliminaire suffisante en ce qui concerne l'école de soldat.

Les aspirants de leur côté y avaient été exercés pour la première fois. Pendant l'école elle-même l'instruction théorique et pratique a été donnée conformément au plan d'instruction dressé à l'avance.

Sapeurs du génie. Le chiffre normal des recrues est de 89 hommes; 140 hommes ont participé à l'école de Thoune. Ils se répartissent comme euit entre les Cantons qui fournissent das sapeurs : Zurich 28, Berne 39, Argovie 24, Vaud 32, Tessili 17. Il faut y ajouter 7 aspirants de première classe, 19 hommes de cadre, et 'l officiers de troupe.

L'intelligence des recrues était en général satisfaisante. Le délachement du Tessin s'est montré le plus retardé pour la lecture, l'écriture et le calcul; il s'y trouvait même un homme qui n'en avait pas les premières notions. Le détachement bernois laissait aussi à désirer sous le même rapport. * Les qualités physiques étaient suffisantes. Le détachement renfermait 54 ouvriers en bois dont 20 charpentiers, 20 menuisiers, 14 charrons, tonneliers et tourneurs ; 10 maçons et tailleurs de pierres; 8 ouvriers en fer; 32 agriculteurs ou terrassiers.

Il importe de ne pas perdre de vue qu'en service actif les sapeurs seront beaucoup plus employés comme surveillants et comme chefs de chantiers, que comme simple travailleurs. Il faut donc attacher une attention particulière à leur intelligence et à leurs connaissances pratiques.

L'armement, l'équipement et l'habillement sont réglementaires.

Les détachements de Berne et de Vaud avaient seuls l'habit de grande tenue. Les recrues du Tessin avaient des vestes à manches fort usées, et leur habillement en général était relui de vieux soldats.

h) Cours de répétitions.

Les compagnies paires ont subi leurs cours de répétitions en 1860.

Mais outre les compagnies de pontonniers Nr. 2, 4 et 6 et les compagnies de sapeurs Nr. 2, 4, 6, 8, 10 et 12, nous avons appelé encore en service le Nr, 3 des pontonniers, et les Nrs. 5 et 11 des sapeurs. Les compagnies 3 et '1 n'avaient point fait de. service on 1H59, et le Nr. !H a du être appelé au rassemblement de troupes. Le service rentrera dans ses limites ordinaires en 1861.

En 1860 comme précédemment les compagnies ne sont point entrées au service avec leur effectif complet; 18B hommes ont manqué.

Il est indispensable que la Confédération exerce à cet égard un contrôle sévère. Voici les chiffres concernant chaque compagnie :

788 Sapeurs.

Nr. 2 de Zurich (élile) ,, 4 ,, Berne ., » & i> » ,, 6 ,, Tessiu ,, ,, 8 ,, Berne (reserve) a 10 ,, Argovie ,, ,, U ,, Tessin ,, ,,12 ,, V a u d Pontonniers.

,, 2 d'Argovie (élite) ,, 3 de Berne ,, B 4 de Zurich (réserve) ,, 6 d'Argovie ,,

Effectif au 1. Janvier

1860.

134 120 i 09 100 , 10 i 95 70 119 128 103 81 74 1234

Présents au service en 1860.

120 101 100

86 69 63 61 100 99 113 75 59 1046

Cours de répétition des pontonniers. Les compagnies Nr. 3 (Berne, élite) et Nr. 6 (Argovie, réserve) on fait ensemble leur coursdé répétition à Brugg, sous le commandement de Mr. le colonel Locher.

Il manquait à la compagnie bernoise un second sous-lieutenant, mais elle avait en revanche 12 soldats surnuméraires. La compagnie argo-- vienne était incomplète en officiers et en sous-officiers; il manquait 7 soldats; au lieu de l'effectif de 70 hommes la compagnie n'avait que 59.

La réunion des deux compagnies a été favorable à l'instruction.

La compagnie bernoise n'a qu'un trop petit n o m b r e . d e bateliers et de charpentiers.

La compagnie Nr. 4 (Zurich, réserve) a assisté à l'école centrale, le Nr. 2 (Argovie, élite) au rassemblement de troupes, ces deux services tenant lieu de cours de répétition.

Sapeurs du génie. Les deux compagnies tessinoises (Nr. 6, élite, et Nr. 11, réserve) ont été réunies à Bellinzone; elles sont entrées en même temps en service, le Canton faisant les frais de l'instruction de la réserve pendant les huit premiers jours. Ces compagnies se sont montrées faibles quant à l'instruction; elles étaient du reste au-dessous de l'effectif en officiers, cadres et troupes. Il manquait 14 hommes au Nr. 6, et 11 hommes au Nr. 11.

Le Nr. 8 (Berne, réserve) le Nr. 2 (Zurich, élite) et le Nr. 12 (Vaud, réserve) ont fait leur cours de répétition en même temps à Genève. La compagnie zuricoise avait 20 surnuméraires; celle du Canton de Vaud avait exactement l'effectif d'une compagnie d'élite; il en manquait un officier à la compagnie bernoise. Le commandement de ce cours a été confié à Mr. le lieutenant-colonel Gautier.

789 Les officiers et la troupe ont rivalisé de zèle et de bonne volonté, mais, malgré ces dispositions favorables, le résultat n'a pas été entièrement satisfaisant.

La compagnie Nr. 5 (Berne) a assisté au rassemblement de troupes.

c. Aspirants.

Vingt aspirants de première classe se sont présentés en 18f>0; 11 se destinent à l'état-major du génie, et 9 à devenir officiers de troupe Les uns et les autres ont subi l'école de recrues de pontonniers ou l'école de recrues de sapeurs; quelques-uns ont pris part à ces deux écoles.

Treize aspirants de seconde classe ont été instruits et examinés à l'école centrale. Onze d'entre eux ont fait leur examen d'une manière satisfaisante ; 6 sont entrés dans l'état-major du génie, et 5 ont été recommandés aux Cantons pour être nommés officiers de troupe.

Vil. ÉCOLES D'ARTILLERIE.

Les exercices de l'artillerie ont eu lieu comme précédemment, dans les cours de répétition, les écoles de recrues, l'école centrale, et pour quelques batteries, lors du rassemblement de troupes. Cinq batteries ont pris part en outre à l'occupation de Genève.

Il y a eu pour cette arme: 4 écoles de recrues, pour l'artillerie attelée, les batteries à fusées et l'artillerie de position ; 1 école de recrues pour le parc et l'artillerie de montagne.

1 ,, ,, ,, ,, le train et le parc.

8 cours de répétition pour les batteries attelées.

1 ,, ,, ,, ,, les batteries de montagne.

3 ,, ,, ,, ,, les compagnies de position.

4 ,, ,, ,, ,, le parc et le train de parc.

Trois batteries attelées ont été appelées en outre au rassemblement de troupes de Brugg ; un certain nombre d'officiers et de sousofficiers pris dans toutes les unités tactiques ont été appelés à l'école centrale.

  1. Ecole de recrues.

Les recrues des batteries attelées, des batteries de fusées et des compagnies de position ont été exercées sur les places d'armes d'Aarau, Bière, Tboune et Zurich, qui sont spécialement appropriées au service de l'artillerie. L'école des recrues de Tlioune a été continuée avec l'école central pendant les trois dernières semaines.

Les recrues du parc et celles de l'artillerie de montagne ont été réunies à Lucerne, tandis que les recries du train de parc ont fait leur école de cinq semaines à Thoune.

790 Les recrues de l'artillerie de campagne et de position se sont réparties comme suit entre les quatre places d'armes mentionnées plus haut: A Àarau, les recrues de Soleure, St. Gali, Tessiu et Argovie; ,, Bière, celles de Vaud, Genève, Fribourg et Neuthâtel ; ., Thoune, celles de Berne, Baie (ville et campagne) ; ,, Zurich, celles de Zurich, Lucerne, Appenzell fih. Ext. et Thurgovie.

Le tableau ci-dessous indique le nombre de recrues instruits dans les six écoles de recrues :

711 Artillerie de campagne et de position.

Cantons.

Zürich Berne

Lucerne .

Srhwyz .

Unlerwalden Glaris

.

--

1

15 j _ ,

15 _

_ 1

_

i

Fribourg

.

·

Soleure .

. ·

Bàie-Ville

.

21 !

15 16 19 ' 24 '

Appenzell R. EGrisons .

.

,

St. Gali

·

·

Schaffhouse .

.

Argovie .

Thurgovie .

Tessin

.

Vaud Valais Neiu'liàlel Genève .

Total

<U E3 *a O K

39 58

·

Bàie-Campagne

*-

co £

.

.

I1

*SM

Canonnicrs. Traili.

62 99

.

O "3 0

-- 39

12 9 fi 13 9

-- 32 24 12 <*9 -- 33 25

26 26 12 7 47 -- 18 28

505

325

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43

96

5

46 7 10 1 7 13

-- -- -- -- 7 -- 5 12 -- -- 27 IH 1 --

159

113 208 49 10 1 7 40 24 22 32 33 23 81 5 85 36 19 184 45 52 53 112h

Sur ces 1 128 hommes, il y a 624 cannnniers et 504- soldais de train.

792 Le chiffre normal des recrues est de 494 caunoniers et de 374 soldats de train seulement.

Le nombre des recrues de 1860 est de 89 plus élevé qu'en 1859 suit de 71 canonnicrs et de 18 soldats de train. Le Canton de Yaud a fait de nouveau un recrutement hors de proportion avec les précédents; celui de 1859 était de 58 hommes, celui de 1860 s'est élevé à 184. Il est évident qu'une pareille manière de faire entraîne des inconvénients de tous genres; certaines écoles de recrues se trouvent ainsi beaucoup plus Tortes que d'autres, de sorte que les instructeurs, les sous-instructeurs, les cadres et le matériel deviennent insuffisants, et que le résultat de l'instruction doit nécessairement en souffrir. Le Canlon de Vaud a envoyé 41 hommes à l'école de recrues du parc; ce chiffre est presque aussi fort que le total des recrues de? cinq autres ·Cantons qui fournissent de l'artillerie de parc ; dans ces cinq Cantons le recrutement est régulier; le choix des hommes se fait avec plus de soin que jadis, eu sorte que l'on trouvera à l'avenir plus d'ouvriers que précédemment parmi les artilleurs du parc.

Les recrues de l'artillerie en général ont paru ne laisser rien à désirer cette année en point de vue de la taille et de l'âge, ainsi que les qualités intellectuelles physiques; les exceptions ont été peu nombreuses. L'on s'aperçoit seulement, combien il devient difficile dans quelques Cantons, et surtout à Neuchâtel et à Genève, de recruter pour le train des hommes', que leur profession civile appelle à s'occuper ordinairement des chevaux.

L'armement et la buffleterie étaient réglementaires. Mais l'approche d'une réforme dans l'habillement s'est fait sentir, en ce que plusieurs Cantons n'avaient donné à leurs hommes que la veste à manches, ou les avaient dispensés de se munir de l'habit, là où les recrues s'équipent elles-mêmes. Les vestes à manches et surtout celles des soldats du train, étant constamment employées, ont dû nécessairement s'user plus que d'ordinaire. On a continué à remarquer la même bigarrure que précédemment dans les nuances des pantalons et des guêtres de rechange; il sera essentiel de mettre fin à tous les abus qui se sont introduits sur ce point, et cela dès que le nouveau règlement sera en vigueur. Oa ne saurait en outre trop recommander aux Cantons dans lesquels le soldat s'équipe lui-même , de veiller avec plus de soin à l'uniformité réglementaire de toutes les parties de l'équipement; aujourd'hui, et dans le Canton de Vaud surtout, la fantaisie de chaque homme joue encore un beaucoup trop grand rôle.

L'armement et l'équipement des recrues du train de parc a fait des progrès considérables. Le petit équipement est presque partout complet; les Tessinois seuls font exception.

793 [/instruction a suivi la marche adoptée depuis plusieurs années et d o n t les bons elîels ont été reconnus On ne s'en est départi que pour les écoles d'Aarau et de Lucerne. A Aarau le maître de gymnastique Zürcher a clé chargé de diriger un essai de gymnastique pour les canonniers et voltige pour les recrues du train. Cet essai a complètement réussi, et n'a pas nui au reste du service, en sorte que cette branche de l'instruction pourra être introduite à l'avenir dans les places d'école.

Le changement i n t r o d u i t à l'école d'artillerie de parc à Lucerne consiste dans une plus grande extension donnée à la confection des munitions et aux travaux manuels des canonniers dans leurs diverses professions civiles.

Les recrues des celles du parc, mais le détachement était pu être suffisamment

deux batteries de montagne ont été réunies avec elles ont reçu une instruction spéciale, et comme assez fort, toutes les branches du service ont exercées.

Les recrues des batteries de fusées n'ont pas été réunies dans une école spéciale, mais elles ont été instruites avec celles des batteries attelées; on a cherché cependant à les familiariser avec leur service proprement dit, en envoyant aux écoles de Thoune et de Bière les fusées et le matériel nécessaire.

Les recrues des batteries de fusées et celles des batteries de montagne vont être réunies pour la première fois séparément pendant I« courant de 1861.

L'insuffisance du nombre des instructeurs et de sous-instructeurs s'est fait sentir d'autant plus cette année que plusieurs d'entr'eux ont été empêchés, peu après l'ouverture de l'école et pour cause de maladies, de continuer leurs pénibles fonctions. La bonne volonté de plusieurs officiers a permis, il est vrai, de combler momentanément les lacunes; mais ce secours provisoire ne peut pas se prolonger pendant un temps un peu long, et il faudra nécessairement avoir recours à une augmentation du corps des instructeurs, bien que dans toutes les écoles on s'efforce d'employer autant que possible les officiers de troupes et les sous-officiers à l'instruction des recrues.

b) Cours de répétitions.

Les compagnies paires avaient à faire leurs cours de répétitions en 1860. C'est ce qui a eu lieu, comme le montre le tableau suivant :

794 Force des corps.

Total.

Cours de répétition de Thoune. I.

Batterie d'obusiers de 24 U. JN° 2 Berne 141 hommes ,, de canons ^ 6 ,, ,, 14 Soteure 148 ,, 289 hommes.

Cours de répétition de Thoune. II.

Batterie de canons de 6 U. N° 44 Berne

»

»

,, ,, ,, ,, 46

r

142 hommes

,,

178

,

320

Cours de répétition de Zurich. I.

Batterie de canons de 12 tt>. N° 4 Zurich 159 hommes » « ,, » 6 ,, ,, 10 ,, 174 ,, * « ,, « ,, ,, iOAppenzell Rh. ext 168

501 Cours de répétition de Zurich. II.

Batterie de fusées d'élite NO 28 Zurich » » » ,, ,, 30 Argovie ,, ,, ' ,, réserve ,, 56 Zurich ,, ,, ,, ,, 58 Argovie

88 hommes 76 ,, 52 T 39 ,,

255 Cours de répétition de Lnziensteig. I.

Compagnie de position N° 32 Zurich ·n

n

;i

v, 60

,,

111 hommes f9

.,

190

Cours de répétition de Lusiensteig. II.

Compagnie de position N u 64 Baie-Campagne 79 hommes .., ,, ,, ,, 6 6 Argovie 56 ,,

135 Cours de répétition d'Aarau.

Batterie de canons de (2 Vf,. N° 6 Berne n

n

n

«

6

156 hommes

» -r, ^ Argovie 1(?6

,,

342

A reporter 2,032 hommes

795 Force des corps.

Transport

Tulal.

2,032 hommes

Cours de répétition à Genève.

Batterie de canons de 6 f6. N° 50 Vaud 164 hommes ,, » » ,, « ,, n 52 Neuchâtel 181 ,, ·

345

,,

92

,,

120

,,

Cours de répétition à Bière.

Trains de parc de tous les Cantons français, plus Berne Cours de répétition à Coire.

Batterie de montagne d'élite N° *26 Grisons 90 hommes ,, ,, ,, réserve ,, 54 ,, 30 ,, Cours de répétition de Thoune.

Compagnie de parc N° 36 Berne ,, ,, ,, 38 St. Gali ,, ,, ,, 40 Vaud

III.

66 hommes 62 ,, 48 ,,

176 Cours de répétition de Lucerne.

Batterie de canons 8 H. N° 42 Lucerne 157 Cours de répétition à St. Gali.

Batterie de canons de 6 ït. N° 48 St. Gali 173 Cours de répétition à Aarau. //.

Compagnie de parc de réserve N° 70 Zurich 45 hommes . » » » » r.

n 72 Lucerne 39 ,, Trains de parc d'élite des Cantons allemands 96 .,

:-- 180

Cours de répétition de St. Maurice.

Compagnie de position N° 34 Vaud ,, , ,, ,, 62 Fribourg

SI hommes 73 ,,

154 Cours de répétition à Aarau. III.

Compagnie de parc de réserve N(l 74 Argovie 3l hommes Trains de parc de réserve de tous les Cantons allemands 91 ,,

122 Un nombre total de 3,551 hommes a donc été instruit dans les seize cours de répétition qui ont eu lieu sur dix places d'armes.

79ß II faul ajouter encore à ces 3.5ül hommes les 3 batteries qui ont pris part au rassemblement de troupes, savoir : Batterie de canons de 12 U. N° 8 St. Gali 142 hommes ,, ,, ,, ,, 6 ,, ,, 20 Thurgovie 17ô ,, à ,, ,, ,, ,, ,, 2 4 Neuchâtel 177 ,, ~ 494 , Ce qui Tait un total de 4,045 hommes, dont 173 officiers.

Le nombre des chevaux de selle et de trait employés dans ces divers cours de répétition s'élève à 1961.

Bien peu de Cantons ont fait usage de la faculté d'envoyer leurs Iroupes avec vingt pour cent de surnuméraires. Sur 34 compagnies, ' 13 seulement comptaient plus que l'effectif réglementaire, 10 avaient exactement cet effectif, et 11 étaient Irop faibles. Sur ces dernières, 5 sont d'élite et 6 de réserve.

Ce résultat constale, il est vrai, un progrès sensible sur l'année 1859, où 24 compagnies étaient incomplètes; les autorités militaires cantonales devraient néanmoins travailler avec plus d'énergie encore à combler toutes les lacunes et surtout celles de l'élite. Toutes les compagnies, sauf les batteries de montagne qui ont été organisées en dernier lisu, ont des surnuméraires, mais les Cantons accordent trop facilement des dispenses, et celles-ci ont pour effet de décourager les homme* qui font leur devoir, et de rendre impropres au service ceux qui, étant dispensés, restent 4 ans et même davantage sans renouveler leurs connaissances militaires. Les chiffres suivants mollirent combien l'inconvénient signalé est grave : Les compagnies appelées au service ont, d'après leur contrôle, un effectif total de 4,9fi5 hommes parmi ceux-ci il n'en est entré au service que 4,045 ,, différence 920 hommes.

L'on voit qu'une surveillance plus sévère de la part de la Confédération est ici encore indispensable.

Les Cantons de Zurich, St. Gali, Thurgovie et Neuchâtel ont fourni des compagnies d'élite et de réserve à l'effectif réglementaire ou dépassant même cet effectif. Les compagnies d'élite de Berne et d'Argovie étaient au complet ou avaient des surnuméraires, tandis que des compagnies de réserve de ces Cantons étaient un peu trop faibles.

Les Cantons de Soleurc et d'Appenzell Rii. ext. ont fourni des compagnies trop faibles, même pour l'élite; il en a été de même pour la batterie d« montagne des Grisons et la compagnie de parc d« Yaud.

797 Fribourg, Lucerne, Grisons et Vaud ont un effectif trop faible dans leurs compagnies de réserve. Le Canton de Vaud se distingue eu outre par les lacunes que présentent ses cadres.

Les deux batteries de montagnes des Grisons sont celles qui laissent le plus à désirer. Le recrutement de cette année complète, il est vrai, presque entièrement la batterie d'élite; mais la batterie de léserve a à peine le tiers de son effectif réglementaire. Ces deux compagnies réunies ont fait, sous le commandement de Mr. le Lieutenant-Colonel Schullhess, une course aussi intéressante que pénible rie Cuire par le col du Panix à Elen, et de là par Claris le long du !ao de Wallenstadt et par Ragatz de retour à Coire. Cette course de 6 jours s'est effectuée sans aucun accident.

L'habillement, l'armement et l'équipement de la troupe, ainsi que ses qualités intellectuelles et physiques n'ont donné lieu qu'à fort peu de critiques. Il y a eu à cet égard une amélioration sensible, surtout dans les batteries de réserve.

Le service a été en général satisfaisant, bien que la rapidité des manoeuvres et d j tir soit encore très-défectueuse. Trois compagnies de parc de réserve ont élé successivement appelées à Aarau pour y être instruites, avec le concours d«'s employés de l'arsenal dans la partie technique de leur service et pour y fabriquer des munitions en plus grande quantité que cela n'a eu li au jusqu'à présent dans de pareilles réunions. Les trois compagnies de parc d'élite ont été successivement appelées à Thoune, et y ont fabriqué 7090 charges do guerre, destinées en cas d'événements militaires extraordinaires, aux bouches-à-fuu de rechange et aux pièces de position qui appartiennent à la Confédération.

c. Instruction des cadres.

Les cadres ont eu, outre les cours de répétition, l'occasion de faire du service : 1. dans les écoles de recrues; 2. à l'école centrale.

Les six écoles de recrues ont employé : 44 officiers, 312 sous-officiers, tambours, trompettes et ouvriers.

Ont pris part à l'école centrale: 23 officiers, 94 sous-officiers, tambours, trompettes et ouvriers.

L'artillerie appelée à l'école centrale était, en y comprenant les aspirants, forte de 360 hommes et 238 chevaux de selle et de trait répartis en quatre batteries de quatre pièces chaque. Maintenant que 'le nombre des sous-officiers appelés à cette école est considérablement réduit, il est indispensable de veiller davantage à leur forma-

798

t i ü n dans les écoles de recrues. Mais il ne peut en être ainsi, que si les cadres sont appelés en activité de service pendant toute la durée . des écoles de recrues ; ce n'est qu'alors que l'instruction des sousol'ficiers pourra être sérieuse. Il serait aussi fort à désirer que les sous-officiers entrassent à l'école de recrues une semaine plus loi, parce qu'au moment des manoeuvres de campagne et. des exercices lactiques qui terminent recelé, il n'est plus possible de s'occuper d'eux.

d. Aspirants.

l*e nombre des aspirants de première classe a été de 32,. qui se répartissent comme suit entre les différentes écoles de recrues: 7 à Zurich.

7 ,, Thoune.

5 ,, Eière.

10 ,, Aarau.

2 ,, Lucerne.

1 ,, Thoune.

32 L'école centrale a instruit 25 aspirants de II classe; la plupart fl'entr'eux promettent de devenir de bons officiers. Deux seulement ont du être refusés, vu l'insuffisance de leurs examens; un troisième n'a éfé admis qu'à la condition de subir un nouvel examen de mailiémntiques, et un quatrième ne sera breveté qu'après avoir fait une nouvelle école de recrue.

VIII. ECOLE DE CAVALERIE, a. Ecoles de récrites.

Cinq écoles <ie cavalerie ont eu lieu en 1860, savoir à Aarau, Bière, St. Gali, Thoune et W i n t e r t h o u r . Leur composition a été la suivante :

Ar au.

Bière.

St. Gali.

(guides et remontes.)

Lucerne Soleure .

Argovie .

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Autres Cantons .

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Vaud . . . .

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Autres Cantons .

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800 Cette année encore le recrutement a été beaucoup trop faible.

Le chiffre normal est de 289 dragons ou guides, taudis que 214 seulement sont entrés aux corps, et que les compagnies sont déjà depuis plusieurs années au-dessous de leur effectif, eu sorle qu'elles ne pourront être complétées qu'au moyen d'un recrutement extraordinaire. Notre message du 27 Novembre 1860 a présenté à cet égard des considérations plus détaillées. (Feuille fédérale, T. III, page 317.)

La qualité des hommes et des che>aux, ainsi que l'habillement et l'équipement sont en général satisfaisant. Il y a lieu cependant à faire les observations suivantes : Le détachement de Lucerne n'avait, comme toujours, que des selles vieilles et usées et en partie de mauvaise qualité ; ces, défunts p r o v i e n n e n t du système d'emmagasisage en usa»e dans le Canlou de Lucerne. L'équipement des détachements de Vaud et de Fribourg aurait pu être meilleur. L'inégalité qui se fait remarquer à cet égard entre les recrues des détachements vaudois provient de ce que le dragon achète lui-même ses objets d'équipement dans divers endroits; les conséquences de cette manière de faire sont surtout fâcheuses pour l'équipement du cheval, et les Cantons devraient y remédier en faisant eux-même fabriquer les objets d'équipement et en les revendant à la troupe. Les détachements de St. Gali et de Thurgovie n'avaient pas une instruction préliminaire suffisante.

La marche et le résultat de l'instruction ont été satisfaisants.

11 y a lieu do remarquer, en ce qui concerne les remontes que leur nombre diminue chaque année, et varie considérablement dans les divers Cantons; cela démontre que d'un côté les prescriptions relatives aux remontes ne sont pas partout exactement observées, et que d'un autre, les dispositions relatives à la vente des chevaux de cavalerie varient suivant les différents Cantons, ou ne sont pas appliquées d'une manière uniforme. La Confédération qui dans l'organisation éctuelle, est- chargée des frais des écoles de remontes (solde, entretien, etc.) ferait bien d'intervenir directement pour régulariser un point aussi important.

Vingt-trois hommes du Canton de Berne, qui n'avaient été appelés à aucune des écoles de remontes qui ont eu lieu lors des écoles de recrues ont fait leur service au cours de.répétition de Thoune.

Les aspirants
de première classe ont été au nombre de 8; ceux de seconde classe de 19; 4 hommes ont fait un service d'aspirantsvétérinaires.

Le chiffre de li8 officiers, sous-officiers, appelés aux écoles de recrues de Ib60, parait de proportion avec le recrutement lui-même; que les 22 compagnies de dragons et les 8

trompettes et ouvriers, au premier abord hors mais il faut remarquer compagnies de guides

801 comptent en totalité 550 hommes de cadres, et qu'ainsi chaque homme a tous les 4 aus un service avec les recrues, ce qui n'est assurément pas exagéré.

b. Cours de répétitions.

Les 22 compagnies de dragons et les 8 compagnies de guides de Velile ont fait leurs cours de répétitions ou nu service correspondant à l'école centrale ou au rassemblement de troupes. Voici comment les corps ont été répartis sur les différentes places d'armes :

Feuille fédérale. III. année. Vol. 1.

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1 La différence entre l'état effectif et 1G71 l'état des contrôles est ainsi, et malgré lìr que les remies aient été appelées avec la plupart d e s corps, d e . . . . .

114 lì La compagnie des guides de Genève ne figure pas dans le tableau ci-dessus, parce qu'elle a du faire un service actif assez prolongé pendant l'occupation de Genève.

En parcourant les chiffres qui viennent d'être résumés, deux observations se présentent : c'est d'un côté le t'ait que presque toutes les compagnies sont incomplètes, et de l'autre qu'il existe une différence beaucoup trop grande entre l'effectif nominal des compagnies et leur effectif au service.

804

Les rapports d'inspection s'expriment eu général favorablement sur Pétât de la troupe et des chevaux, ainsi que sur l'armement, l'équipement et l'habillement. Quelques lacunes ont été signalées aux Cantons. Les observations les plus nombreuses portent toujours sur la mauvaise confection des selles et le peu de discernement avec lequel elles sont appropriées aux chevaux.

La cavalerie de réserve a subi son inspection réglementaire.

Voici la force des compagnies de dragons : Effectif au 1. Janvier 1860.

Présents aux exercices.

N° 24, Berne ,, 25, ,, ,, 26, ,, ,, ·,, ,, ,, ,, ,,

27, 28, 29, 31, 32, 33,

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78 70 79

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Les deux compagnies vaudoises IN" 34 et 35 ont été appelées avec l'élite, parce que dans le Canton de Vaud l'élite et la réserve ne font qu'un. La compagnie N° 30 de Schaffhouse a été dispensée pour 1860.

Les compagnies de guides de réserve ne sont pas organisées jusqu'à présent, sauf le N° 9 du Canton de Berne, qui a un effectif de 19 hommes, sur lesquels 17 ont pris part aux exercices.

IX. CABABINIERS.

  1. Ecoles de recrues.

Ces écoles ont eu lieu sur les 5 places-d'armes de Thoune, Moudon, Winterthour, Luziensteig et Lucerne.

La troupe qui a pris part à ces écoles se subdivise comme suit : Cadres . . . . 150 hommes.

Aspirants de II. classe 32 ,, I. ,, 33 » Recrues . . . . 735 ,, Total 950 ,, Le recrutement normal est de 640 hommes par an en y comprenant 20 °/o de surnuméraires. Le recrutement effectif a par conséquent dépassé le chiffre de 105 hommes.

sori L'état de la troupe, l'habillement, l'armement et l'équipement n'a en général donné lieu à aucuns observation. Dans les Cantons où, comme à Glaris et au Tessin, les carabines sont enmâgasinées et souvent employées pour l'armement des recrues, on remarque assez fréquemment des augmentations de calibres.

Les recrues de Schwyz, du Tessin et du Valais n'avaient reçu qu'une instruction préliminaire très-défectueuse. Les 4 semaines que la loi exige pour l'instruction ont été reconnues insuffisantes.

Les cadres de toutes les compagnies d'élile de carabiniers comptent réglementairement 1213 hommes. Les écoles de recrues de cette année en ont employé un huitième environ, ce qui montre que ces cadres ne sont pas trop chargés pour l'instruction et le service.

Vingt-neuf aspirants de 11. classe sur 32 ont été recommandés aux Cantons pour des places d'officiers. Deux aspirants devront faire une nouvelle école, et un troisième a été refusé.

b. Cours de répétition.

Les compagnies portant les numéros pairs ont eu leurs cours de répétition en 1860. Deux d'entr'elles ont assisté à l'école centrale, el six au rassemblement de troupes On a fait un premier essai de cours de répétition plus nombreux, en réunissant (> compagnies à Thoune et 5 à Luziensteig. Le résultat a été favorable. Mais pour qu'il puisse en être ainsi, il faut que les places d'exercices et de tir soient spacieuses, et qu'il y ait un nombre considérable de cibles; si cela n'était pas, la réunion d ' u n grand nombre de compagnies en!raînerait une perte de temps et de nombreux inconvénients. Sept compagnies ont eu leurs cours de répétition à Genève par subdivisions de deux ou trois compagnies.

Chaque fois que deux ou plusieurs compagnies ont été réunies, un officier d'état-major fédéral a été chargé du commandement, et l'instruction a été dirigée par un instructeur fédéral de carabiniers. Cet arrangement a eu des résultats satisfaisants et il conviendra de le c o n t i n u e r à l'avenir.

Il serait à désirer que l'effectif des compagnies de carabiniers fût renforcé. Le tableau qui suivra plus bas montre qu'un petit nombre des compagnies d'élite ont des surnuméraires, et que dans la réserve il y en a peu qui soient au complet. L'effectif des compagnies devrait être de 120 hommes.

H y a dix ans que l'instruction des carabiniers a été centralisée et que la c arubine fédérale a été adoptée. En comparant le corps des carabiniers tel qu'il est maintenant avec ce qu'il était il y a dix ans, le résultat est à tous égards favorable à l'état actuel. Les anciennes carabines ne sont plus que faiblement représentées. Dans les compagnies d'élite qui ont fait leurs cours de répétition en 1860, il n'existe plus que 19 carabines à balles rondes (Vaud). Les com-

806

paguies de reserve comptent 676 carabines d'ordonnance, 25(ï carabines à l'ancienne ordonnance avec balles coniques, 111 carabines américaines et 137 à balles rondes.

Les compagnies qui portent des numéros impairs ont eu cette année à faire les exercices de tir de 2 jours. Ces exercices, qui dans certains Cantons se font par compagnies, dans d'autres par pelotons, ne répondent pas entièrement à leur b u t , parce qu'ils ne sont pas suffisamment dirigés et surveillés, et qu'il y manque souvent le sérieux et l'autorité nécessaire. Il serait fort utile de les réunir aux cours de répétitions, en prolongeant ceux-ci proportionnellement.

Le tableau suivant indique l'effectif nominal et l'effectif réel des compagnies qui ont fait leurs cours de répétition.

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808 X. ECOLE DES INSTRUCTEURS D'INFANTERIE.

L'école des instructeurs d'infanterie a été, pour la première fois en 1860, séparée conformément à l'ordonnance du 14 Décembre 1859, en une école d'aspirants et un cours de répétition. Cette école a eu lieu à Baie : elle a commencé au 1. Mars par l'entrée an service des officiers chargés de l'instruction; le 3 Mars l'école des aspirants, le It le cours de répétition se sont ouverts. Par suite de la question de Savoie le Conseil fédéral ordonna le 27 Mars le licenciement de l'école. Le commandement en a été confié à Mr. le Colonel fédéral Wieland; Wr. le Colonel Egloff a été chargé des fonctions d'inspecteur, mais n'a pas pu s'en acquitter par suite du licenciement prématuré.

L'école se composait de 3 officiers d'état-major.

8 instructeurs.

31 officiers.

65 sous-officiers.

Total 107 L'instruction a été donnée conformément à l'ordonnance du 14 Décembre 1859"et au plan approuvé par le Département. . L'instruction du tir a été principalement soignée. Monsieur le major Van Berchem et Monsieur le lieutenant Ribi l'ont dirigée de la manière la plus satisfaisante. Une école de tambours a été pour la première fois adjointe à l'école des instructeurs, afin d'établir une uniformité indispensable dans les signaux et dans les marches. Dix instructeurs tambours ont été réunis à Baie sous la direction de l'instructeur-tambour Cajochem. Le résultat de cet essai a été excellent; il conviendra donc de continuer cette instruction, et de l'appliquer aussi, tôt ou tard, aux instructeurs trompettes.

Le zèle, la tenue, la discipline et le désir de s'instruire n'ont rien laissé à désirer à l'école des instructeurs. Nous devons rendre hommage à l'activité déployée par les officiers chargés de diriger l'inrIruction. La place d'arme de Baie répond du reste à tous les besoins; le champ de tir seul est un peu trop éloigné de la caserne.

XI. ECOLE DES ASPIRANTS D'OFFICIERS D'INFANTERIE.

Cette école s'est ouverte pour la première fois en 1860. Elle a commencé le 15 Juillet sous le commandement de l'instructeur en chef de l'infanterie avec 15 jeunes officiers et 130 aspirants des Cantons de Berne, Lucerne, Uri, Schwyz, Obwalden, Glaris, Fribourg, Soleure, Bàie-Ville, Bàie-Campagne, les deux Appenzell, St. Gali, Grisons. Argovie, Valais, Neuchâtel et Genève, sans compter l'étatmajor de l'école, composé de 8 officiers, 6 sous-officiers et deux

809 tambours. Tout le personn el était réparti en 3 compagnies, deux de bague allemande et une de langue française. Chacune avait à sa tête un instructeur de première classe qui en était responsable et qui la surveillait à tous égards, L'instruction a porté sur l'organisation de Tannée fédérale, le règlement général de service, le service intérieur, la théorie des armes et du tir, l'école du soldat, de peloton, de compagnie et de bataillon, le service do l'infanterie légère, le service de garde, le service de. sûrété, la comptabilité, l'équitation et l'escrime.

La théorie et la pratique SB succédaient dans une proportion convenable, Pou s'est a t t a c h é surtout à l'instruction mutuelle. L'emploi du terrain s'étudiait c h a q u e jour en pratique, ce à quoi le terrain trèsaccidenté des environs de Soleure se prêtait à merveille. Les exercices ont d u r é en moyenne 9 heures par jour non-compris le temps consacré au service i n t é r i e u r . L'ordre et la discipline ont été parfaits.

Le casernement fourni par le Canton de Soleure était excellent, et l'ordinaire, que les aspirants préparaient eux-mêmes était bon et suffisant.

Après avoir été. inspectée par Mr. le Colonel Bontems, l'école a été licenciée le 19 Août. Elle donne lieu aux observations suivantes: Le développement intellectuel était satisfaisant chez la plupart des aspirants; l'éducation de q u e l q u e s - u n s d'eutr'eux laissait à désirer.

A peu d'exceptions près lus qualités physiques étaient bonnes, seulement quelques aspirants avaient la vue si courte qu'ils étaient obligés de porter des lunettes, ce qui est un assez grave inconvénient. Les qualités requises chez un officier existaient en moyenne chez, les aspirants de cette première école. Aussi 126 sur 130 ont-ils pu être recommandés aux Cantons pour des places d'officier.

Il est surprenant que les petits Cantons, qui ne peuvent pourtant guère avoir chez eux une école d'aspirants d'infanterie, n'aient pas été plus largement représentés. Uri et Schwyz n'avaient envoyé qu'un aspirant; il n'y en avait point de Nidwalden et de Zoug, tandis que le Canton d'Obwalden était représenté par 4 jeunes gens.

Monsieur le Colonel Bontems s'est exprimé comme suit dans son rapport : ,,L'esprit de l'école était excellent, la tenue, b o n n e ; il y avait ,,beaucoup de zèle et de désir d'apprendre; la discipline était remar,,quable. Le résultat de ce premier essai parait en résumé très-satisfaisant, et bien propre à encourager les autorités fédérales à per,,sévérer dans la voie où elles sont entrées, en corrigeant quelques ,,détails qui peuvent encore être perfectionnés".

XII. ECOLE DES SAPEURS D'INFANTERIE.

Cette école a eu lieu, en 1860 comme l'année précédente, à Thoune sous le commandement de Mr. le major du génie Schumacher;

810 son but est de donner aux sapeurs des notions de travaux à faire en campagne. Deux sous-instructeurs du génie ont été adjoints au commandant de l'école, qui a eu sous ses ordres 9 officiers d'infanterie, 15 hommes de cadres et 76 sapeurs de 16 Cantons. Les Caillons paraissent enfin comprendre qu'il vaut mieux choisir comme sapeurs des hommes intelligents que des hommes grands. Il est à désirer encore qu'en envoyant des sous-officiers à celte école, ils en choisissent auxquels leurs professions permettent de prendre part à l'instruction, afin qu'ils puissent ensuite rapporter à leurs bataillons les connaissances d ' u n sapeur, ce qui comblera une -lacune toujours sensible.

Le sabre d ' i n f a n t e r i e ne pouvant pas servir aux sapeurs, a été remplacé dans le n o u v e a u règlement par le couteau de sapeur. Les haches, bien que conformes au règlement de 1852, sont plus u t i l e s pour la parade qu'en campagne. Les tabliers, qui ne servent également que pour la parade, sont supprimés dans le n o u v e a u règlement.

Chaque exercice pratique a été précédé par quelques mots de théorie, au sujet des travaux que, pendant quelques heures ou en une n u i t , un corps d'infanterie pourvu de moyens restreints, peut exécuter eu fait de fortification passagère, d'établissement de bivouac et de camp ou de ponts-volants.

Les officiers et la troupe ont pris beaucoup d'intérêt au service, et ce n'est que là qu'ils ont compris la tâche et le rôle des sapeurs d'infanterie. L'instructeur en chef de l'infanterie, chargé de l'inspection, a été entièrement satisfait des résultats obtenus. Il est fort à désirer que ces écoles continuent, surtout si les officiers d'infanterie y sont a d m i s comme volontaire. Le Département a chargé Mr. le major Schumacher de rédiger un guide pour le service et dos travaux des sapeurs de bataillons.

XIII. ECOLE POUR LES ASPIRANTS AU COMMISSARIAT.

Elle a eu lieu à Thoune sous la direction de Mr. le lieutenantcolonel Liebi, commissaire de la p l a c e ; 13 aspirants y ont pris part.

Le service a porté sur tout ce qui rentre dans les fonctions d'un officier du commi: sariat, en y comprenant l'équitalion et les premières notions : ur l'établissement des camps "et des bivouacs. Si l'on veut que les employés du commissariat soient quelque peu au c o u r a n t du service militaire p r a t i q u e , il faudra tenir toujours davantage à n'admettre que les aspirants qui ont fait une école do recrue ou quelqu'autre école m i l i t a i r e . Mr. le lieutenant colonel Hüser a éié chargé de l'inspection et de l'examen. Tous les aspirants ont été admis, et tous sont entrés dans l'état-major du commissariat, l ' u n (hms la q u a trième classe, les autres dans la cinquième classe. Ou ne saurait trop donner de soins à la formation de bons officiers du commissariat.

811 Une instruction de trote semaines, telle qu'elle est donnée à présent, n'y suffit pas; il faudrait la porter à quatre semaines au moins.

XIV. INSTRUCTION DU PERSONNEL SANITAIRE.

Celle instruction s'est donnée dans les cours suivants : Deux cours pour les médecins et les commissaires d'ambulances.

l'un à Thoune pour les officiers de langue française et l'aulre à Lucerne pour les officiers de langue a l l e m a n d e .

Deux cours pour les fralers et les infirmiers de langue allemande à Zurich.

Un cours pour les f i a t e r s et les infirmiers de langue allemande à Thoune.

Un cours pour les infirmiers à Lucerne.

Deux médecins d'ambulances, 6 commissaires d'ambulance?, 38 médecins du troupe, 27 infirmiers e! 76 fraters ont pris part à ces différentes r é u n i o n s . Le médecin en chef, qui les a t o u t e s inspectée?, en fait un rapport favorable; ses critiques se b o r n e n t à quelques observations sur l'équipement. Les Cantons donneili chaque année plus d'attention au choix des t'raters.

Le tableau suivant trouve ici sa place.

D'après l'organisation en v i g u e u r , les Cantons d o i v e n t f o u r n i r : Pour l'élite Pour l a réserve . . . .

En 1860 les Cantons ont pa-

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Fralers.

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Infirmiers.

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Sur ce nombre ont assisté à n u cours sanitaire . . . . .

Ont été répartis dans les trois dernières années et non instruits Fiat effectif à la fin de 1860 : Elite .

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Réserve 11 manque pur conséquent .

Réserve Il y a en plus : D;ms T e l i l e Dans l a réserve . . . .

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--

78 30

Ou a admis le principe que tous les officiers de santé doivent subir un cours sanitaire, et le subir aussitôt que possible après leur répartition da:;s un corps. Il r é s u l t e du tableau qu'on vient de lire

·812 qu'il n'en a pas été ainsi dans les derniers temps, puisque les médecins répartis depuis 3 ans n'ont en bonne partie pas encore fait leur service théorique.

Le service que le. personnel sanitaire fait avec la troupe peut ètra considéré comme une répétition et un perfectionnement relativement aux connaissances puisées dans les cours sanitaires.

Les différentes écoles militaires fédérales et le rassemblement de troupes ont appelé au service: 3 médecins de divisions, 17 médecins d'ambulances, 2 commissaires d'ambulances, 97 médecins de troupe, 129 fraters et 11 inlirmiers. Il faut y ajouter le personnel sanitaire de chaque corps pour les cours de répétition d'infanterie.

Un médecin de division, 2 médecins d'ambulances, 48 médecins de troupes et 99 fraters ont été mis sur pied lors de la question de Savoie, On trouvera plus bas un rapport s u r v i e service et l'administration sanitaire.

XV. ECOLE CENTRALE.

Elle a eu lieu du 29 Avril au 30 Juin à Thoune et s'est divisée comme précédemment en une partie théorique et une école pratique.

Mr. le colonel .Edouard de Salis a été de nouveau chargé cette année du commandement. L'instruction a été dirigée par l'instructeur en chef de l'infanlerie. Mr. le colonel Wieland, et par MM. de Steiger, Quinclet, Stadler, lieutenants-colonels . fédéraux, Siegfried, Van Berchem, majors fédéraux, Rausche'nbach, commandant du bataillon, Schäfer et Schneider, majors, et Mr. le professeur Lohbauer.

L'école théorique était composée de : Officiers d'état-major général .

.11 ,, ,, du génie .

. -- ,, ,, d'arlillerie .

.

5 ~Î6~

Officiers d'artillerie .

.

.

. 25 Officiers d'infanterie (Ecole préparatoire de 3 semaines dès le 7 au 26 Mai) 32 Aspirants du génie .

.

.

13 .

Aspirants d'artillerie .

.

.

.32 Total . .

. ÏÏ8~ L'effectif de l'école d'application a été le suivant : Officiers de l'état-major fédéral (y compris les 16 ci-dessus) .

.

.

.

.

.

A reporter

'

20 '20

,

813 Transport Génie. Aspirants (comme ci-dessus) .

13 Sapeurs du génie N" 4, Berne . 101 ,, ., ,, 10, Argovie 63 Pontonniers du génie ,, 4, Zurich 75

20

252

Artillerie. Les 23 officiers ci-dessus, les 32 aspirants, les cadres et la troupe de l'école de recrues qui avait lieu en même temps que l'école centrale Cavalerie. Guides N° 2, Schwyz .

.

Dragons ,, l, Schaffhouse .

,, ,, 14, Thurgovie .

Carabiniers. N" 30, Vaud .

,, 3 2 , Valais .

.

.

360 27 69 78

174

.100 . 99 199

Infanterie. Bataillon N" 3, Zurich . 406 ,, ,, 32, Schwyz . 381 ,, ., 109, Tessin . 374 Demi-bataillon N" 83, Argovie 188 Bataillon combiné (deux compagnies détachées de Schalïliouse et une d'Appenzell Rh. ext.) · · 187

.

1536 Total 2541 Nous avons introduit une innovation en ce que nous avons appelé à l'école théorique de 3 semaines, non-seulement les officiers des états-majors des bataillons appelés à l'école d'application, mais encore les commandants, majors et aides-majors des bataillons qui sont appelés au rassemblement de troupes. Cotte mesure est conforme à l'article 73 de la loi fédérale sur l'organisation militaire; elle a porté des fruits évidents. L'instruction a embrassé l'organisation de l'armée, la tactique élémentaire jusqu'à l'école de brigade, la tactique appliquée et spécialement les combats locaux, le service de sûreté en campagne d après le nouveau règlement, la théorie des armes et du tir, et l'emploi du terrain au point de vue tactique.

L'histoire militaire a fait l'objet de l'enseignement de Mr. le professeur Lohbauer qui a traité la campagne d'Italie en 1859. L'éqtrilation et l'escrime ont fait du reste diversion aux leçons de théorie. Le commandant de l'école a admis les commandants de bataillons à lui présenter leur opinion au sujet du cours qu'ils venaient de faire. Ils ont tous reconnu l'excellence de cette institution et ont manifesté l'intention de la voir se perpétuer.

814 Nous ne dirons rien du reste de l'instruction ; elle a été donnée d'après les p l a n s déjà précédemment suivis; mais nous devons nous arrêter d a v a n t a g e à l'école d ' a p p l i c a t i o n .

L'infanterie présente à l'école a répondu en général à ce -qu'on pouvait.-espérer d'elle; elle a fait pendant le , service des progrès bien marqués. Les manoeuvres péchaient surtout au commencement par leur lenteur, mais ce défaut a d i m i n u é d'uue manière évidente.

Les compagnies de chasseurs et de carabiniers ont été réunies à p l u sieurs reprises pour l'aire le service de tirailleurs sur une plus grande échelle. La formation de grandes masses de tirailleurs, leurs mouvements sur le t e r r a i n pour l'attaque ou la dc'fense, l'occupation d'une position d é t e r m i n é e , l'assaut d'une redoute ou d'une eminente, toutes ces manoeuvres ont été exécutées avec beaucoup d'entrain.

Mais si sous ces différents points de vues les résultats ont fini par être satisfaisants, s'il y a eu de l'ordre dans le service intérieur et dans le service de garde, si malgré le mauvais temps la propreté a été r e m a r q u a b l e et si la discipline a été en général bonne, il ne faut pas méconnaître d ' u n autre côté que l'infanterie a montré pendant les manoeuvres combinées qui ont duré 3 jours bien peu d'habitude de la marche. Les c h e m i n s de fer ont gâté notre infanterie.

Ils nous font oublier que la m a r c h e n'est rien moins que du temps perdu, mais q u ' e l l e est au contraire un moyen puissant pour former de bonnes troupes. Les marches qui ont été exécutées à l'école centrale n'avaient rien eu elles-mêmes de particulièrement pénibles ; on avait allégé le bagage; le soldai t r o u v a i t au b i v o u a c des vivres, du bois e! de la p a i l l e ; on a distribué du vin tous les j o u r s ; malgré tout cela le résultat est l o i n d'être satisfaisant. Quelques bataillons ont tout-à-fait mal marché. La grande chaleur peut y avoir contribué, mais il résulte néanmoins des observations faites à l'école centrale q u ' i l faut vouer une a t t e n t i o n toujours plus grande aux marches.

Les armes spéciales nous suggèrent les observations suivantes : Les compagnies du génie sont à la bailleur de leur tâche. Leurs travaux se f o n t avec r a p i d i t é et sans confusion ; les p o n t o n n i e r s se distinguent spécialement dans leurs exercices. L'artillerie a également satisfait, seulement les canonniers se sont montrés très-faibles pour l'école de la pièce de. position, parce que, en suite de la réunion de l'école de recrues avec l'école centrale , ils n'ont presque jamais eu l'occasion d'apprendre cette partie He leur service. Le tir de vitesse a d o n n é peu de bons coups, ce qui prouve que les canonniers sont h a b i t u é s à p o i n t e r trop l o n g t e m p s . Les c o m m a n d a n t s de batterie et de brigade ont souvent fait preuve, dans les manoeuvres de divisions, d'une c e r t a i n e h é s i t a t i o n , qui les a empêchés d'agir par eux-mêmes et de profiter du m o m e n t favorable. Les compagnies de ,

815 cavalerie ont bien fait leur service, et ont exécuté surtout dans les manoeuvres combinées leurs mouvements avec rapidité et sûreté Le chef du Departement militaire, assisté des chefs des armes spéciales, a fuit l ' i n s p e c t i o n de l'école. Cette inspection a consisté en ce que les i n s p e c t e u r s ont suivi une p a r t i e des manoeuvres finales, ont assisté aux exercices de diverges armes et aux manoeuvres de, brigade et de il.vision, ont examiné le service intérieur, et ont enfin assisté aux examens des officiers de l'école. A pari les observalions faites ci-dessus, l ' o p i n i o n des inspecteurs a été entièrement favorable.

Il füllt rendre hommage surtout au commandant dé l'école, qui a toujours su e n t r e t e n i r parmi ses subordonnés l'ordre , les bons rapports et I é m u l a t i o n , el au personnel i n s t r u c t e u r et enseignant, qui s'est a c q u i t t é de sa tâche avec nu zèle qui ne »'est jamais rebuté et a montré en général une remarquable aptitude.

XVI. RASSEMBLEMENT DE TROUPES.

Celui de 1860 a été commandé par Mr. le colonel Denzler.

Après que le Conseil fédéral et le Département m i l i t a i r e e u r e n t arrêt les dispositions générales, le c o m m a n d a n t - e n - c h e f , assisté pur les chefs des différentes branches du service, prit toutes les mesures de déta ils. L'époque du rassemblement fut fixée du 27 Août au 16 Septembre. La contrée de Broug fut choisie comme terrain de m a n oe u v r e . Les manoeuvres de divisions eurent lieu sur !e Birrfeld, les h a u t e u r s du Birrhard et de Mägenwyl et la contrée de Mellingen dès la Reuss jusqu'à Pislisbarh. Les manoeuvres de campagnes s'éten dirent au Nord-Est jusqu'à la Limmat près de Baden, et à l'Ouest jusqu'à l'Aar près de Lenzbourg.

Les travaux préliminaires furent dirigés en vue de donner à toute-: les branches du service l'organisation qu'elles ont en campagne et à présenter aux officiers et à la t r o u p e une image aussi fidèle que possible du service a c t i f . ' Ces travaux ont (insisté essentiellement dans des reconnaissances faites par le c o m m a n d a n t et les officiers supérieurs d'état-major, le levé d'une carte du terrain des manoeuvres, le choix des locaux pouvant servir au logement des troupes, des chevaux et des provisions, ainsi qu'aux ambulances, etc. En fait de logements et de subsistances on adopta les p r i n c i p e s suivants : Cantonner la t r o u p e aussi serrée que possible, afin de l'avoir sous · la main, et la répartir, non pas d'ins les maisons particulières, mais par subdivisions plus considérables dans des locaux spéciaux ; distribuer les vivres en n a t u r e ; à cet égard une i n n o v a t i o n fut introduite, en ce que le pain fut distribué en miches allongées d'une ration chaque j o u r ; cet essai a réussi ; le pain est ainsi plus facile à transporter avec soi et le soldat le reçoit irais tous les jours.

816 Le coiiiniandaut-en-clief, le chef d'état-major, l'adjudant-général, le commissaire de division, le médecin de division, riiistructeur-enchef de l'infanterie et les instructeurs des trois brigades d'infanterie entrèrent eo service au quartier-général de Lnnzbourg le 25 Août.

Les autres officiers de l'état-major fédéral y arrivèrent le 27.

Les armes spéciales commencèrent leur école préparatoire le 2 Septembre.

Les bataillons d'infanterie enfin , les infirmiers, les soldats du train de parc employés aux ambulances arriérent le 6 Septembre.

La division complète se divisait comme suit : Officiers et secrétaires des états-majors de division et de brigade Génie. Sapeurs N° 5, Berne 100 Pontonniers N° 2 , Argovie .

.

.

.

. 99

80

199.

Artillerie. Batterie de canons de 12$. N° 8, St. Gali .

,, ,, ,, ,, 6 ,, ,, 20, Thurgovie ,, ' ,, » ,, ,, » ,, 24, Neuchâtel

142 175 177

494 Cavalerie. Guides N° Dragons,, ,, ,, ,, ,, ,, ,,

1 , Berne .

2, ,, 4, St. Gali 1 0 , Berne 12, Zurich

.

.

.

.

.

.

29 - 6 4 . 7 8 . 57 . 61

.

.

.

.

.

.

.


Carabiniers.

N ° 4 , Berne .

.

,, 6, Uri ,, 20, Appenzell Rh. ext a 24, Obwalden .

.

,, 40, Argovie ,, 42, Schwyz

.

.

.

.

OCQ AOÎ7

.

101 101 100 .100 103 95

600 Infanterie.

Bataillon N° 13, Lucerne ,, ,, 18, Berne .

,, ,, 2 1 , S t . Gali .

,, 27, Baie-Ville ,, ,, 38, Argovie ,, 42, · ,, ,, 5 9 , Berne .

,, ,, 6 4 , Zurich .

Infirmiers e t soldats d u train d e parc Effectif de la division

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

663 .689 . 683 . 7 4 9 . 682 . 682 . 695 . 723 5566 .

12 7240

817 L'infanterie et les carabiniers ont été répartis pour les manoeuvres de divisions ou trois brigades ; cette répartition a été conservée pour les manoeuvres de campagne, avec celte différence que pour celles-ci les armes spéciales ont été séparées, et les officiers d'état-mwjor employés à d'autres destinations..

Les manoeuvres de division ont duré du 9 au il Septembre; celles de campagne du 13 au 15; le 16, (jour du jeûne) il y eut repos et service divin en campagne; le !7, les troupes reprirent le chemin de leurs foyers, et rentrèrent toutes, soit par chemin de fer, soit à pied (^celles du Canton d'Argovie) le même jour dans leurs Cantons. Les état-majors des armes spéciales et des brigades d'infanterie ont été licenciés le 18, l'état-major de division le 19 Septembre.

Nous ne pouvons pas donner ici une description même résumée des dispositions qui ont été prises pour les manoeuvres pendant les 6 jours qu'elles ont duré, ni de la manière dont elles ont été exécutées. Nous nous bornerons donc à rappeler les observations les plus importantes qui ont été faites soit par le commandant lui-même dans le rapport qu'il nous a présenté, soit par l'inspecteur (le chef du Département militaire, assisté des chefs dos différentes armes).

Les dispositions prises pour les manoeuvres étaient bonnes, soit pour le choix et remploi du terrain, soit pour la dislocation des troupes, qui était faite de manière à éviter des marches et des contremarches inutiles. Les officiers chargés des divers commandements ont paru en général comprendre leur tâche; quelques-uns ont montré de l'initiative et du discernement dans le choix du moment favorable à l'action; d'autres au contraire paraissaient hésitants et avaient besoin d'être stimulés et corrigés. Les différentes armes se soutenaient en général convenablement. Seulement souvent l'on faisait feu à de trop grandes distances ou bien les troupes s'exposaient sans nécessité à un feu beaucoup trop rapproché. Ces fautes se corrigeraient du res'e d'elles-mêmes, s'il s'agissait de manoeuvres sérieuses.

L'infanterie a montré d'abord de la lenteur dans ses mouvements, mais ce défaut s'est corrigé peu-à-peu. Les officiers commandants de bataillons se sont montrés en général à la hauteur de leur tâche, bien qu'ils aient montra ça et là de l'incertitude et de l'hésitation. L'école préparatoire de Thoune a eu du reste pour eux d'excellents résultats. Les bataillons de leur côté avaient fait dans leurs Cantons des écoles préparatoires suffisantes. Les cantonnements et leur organisation ont laissé à désirer ; on ne s'y installait pas assez promptement, et il y a eu souvent «ne lenteur regrettable. A ce point de vue le rassemblement de troupe a été un excellent exercice. Quelques officiers n'ont pas montré toute la sollicitude nécessaire pour la Feuille fédérale. XIII. année. Vol. I.

60

818 troupe, et se s'ont plu davantage à critiquer, qu'à agir uvee energie, comme les circonstances l'auraient exigé.

Les troupes du génie ont fait preuve d'une bonne instruction et ont exécuté d'une manière satisfaisante les travaux qui leur ont élé demandés.

L'artillerie a eu en général des mouvements rapides, et a souvent surmonté avec hardiesse des obstacles de terrain considérables. Il est à regretter qu'avant le rassemblement de troupes l'artillerie n'ait été réunie que pendant 6 jours, au lieu d'avoir fait un cours de répétition complet. Il faut abandonner tout-à-fait le transport en chemin de fer de l'artillerie qui entre au service, et il ne faut l'employer que pour le retour. La cavalerie a eu un service fort pénible à cause des pluies qui avaient détrempé le terrain. Les compagnies étaient trop faibles pour pouvoir charger avec quelque effet. La cavalerie a néanmoins très-bien soutenu les manoeuvres.

Le service du commissariat a été bien fait ; il n'y a eu d'autres plaintes que celles qu'ont causées quelques retards de'fournitures qui ont eu lieu au commencement. Le service sanitaire a aussi été satisfaisant.

Il faut rendre hommage à la discipline, au bon esprit, que les officiers et la troupe ont montré pendant toutes les manoeuvres malgré le temps détestable qu'il a fait continuellement. Les fatigues quelquefois très-grandes du service ont élé supportées gaiement ; l'état sanitaire a été excellent, et il a eu moins de malades que dans le rassemblement de troupes de 1859, où le temps était cependant beaucoup plus favorable.

Nous devons exprimer notre reconnaissance pour les prévenances de tous genres que nous avons rencontrées chez le Gouvernement et la population du Canton d'Argovie, et spécialement chez le commissaire du Gouvernement, Mr. le colonel Frey de Brugg. Les rapports entre les habitants et les militaires ont été empreints de la plus grande cordialité, et il ne s'est élevé aucune difficulté qui n'ait été terminée à l'amiable« Ce rassemblement de troupes peut être considéré comme ayant réussi. Le but, qui est de développer en vue du service actif, les officiers et les soldats, a été atteint. Le système des rassemblements de troupes opposé à celui des camps de tactique a remporté une nouvelle victoire, bien que quelques points de détail attendent encore des améliorations. XVII. INSTRUCTIONS DONNÉES DANS LES CANTONS.

Nous avons parlé jusqu'ici des écoles fédérales qui toutes, sauf le cours des sapeurs d'infanterie, reçoivent la solde et la subsistance de la Confédération, et qui toutes sont sous la surveillance fédérale.

Voici maintenant le tableau de l'instruction donnée par les Cantons.

819 Les rapports qui nous sont parvenus muntren) que les Cantons Ont instruit en 1860: Recrues des armes Sapeurs d u génie Pontonniers .

Artillerie e t train Dragons .

.

Guides Carabiniers .

.

spéciales, .

.

, .

.

.

.

.

.

.

écoles préparatoires.

.

. 145 .

.

74 .

. 1,080 .

.

199 35 .

. 7 7 5

_

2,308

Recrues ff infanterie.

Fusiliers 8,357 Chasseurs 2,907 Officiers et sous-officiers appelés au service 1,600 Tambours et trompettes .

.

.

508 Ouvriers .

.

.

.

.

. 135

13,507 Quarante-quatre bataillons et 4 demi-bataillons d'élite ont fait leurs cours de répétition et représentent un effectif d'environ La plupart des compagnies de chasseurs ont été appelées au service au printemps pour être armées et exercées avec les nouveaux fusils.

Quinze bataillons de rèsene soit environ .

hommes ont fait leurs cours de répétition.

36,000

.

.

11,000

L'on a vu plus haut que la Confédération a instruit à l'école centrale et an rassemblement de troupes 12 bataillons.

Huit bataillons, qui pour la plupart ont fait une école préparatoire dans leurs Cantons, ont été appelés en service actif en garnison à Genève.

La loi laisse aux Cantons le choix de faire faire à leur infanterie des cours de répétition annuels ou bisannuels, qui, dans ce cas, doivent être d'une durée double. Les Cantons usent diversement de cette latitude. Aussi l'indication du nombre des bataillons qui ont fuit du service ne sul'ftt-elle point pour s'assurer si les Cautons ont rempli leurs obligations. Mais l'examen des états de service de chaque bataillon nous a montré que tout se pusse régulièrement. Nous avons seulement dû autoriser le Canton du Valais à renvoyer un cours de répétition réglementaire, à cause de l'inondation qui avait ravagé une partie du pays. Les inspecteurs fédéraux ouï inspecté la plupart

820 dea écoles cantonales. Leurs rapports sont en général favorables. Les ' bataillons paraissent aptes au service; il y a cependant encore bien des défauts à corriger.

Les Cantons ont communiqué en temps voulu leurs plans d'instruction. Ils étaient en général conformes aux dispositions de la loi fédérale; mais ils s'en tiennent pour la plupart au minimum exigé; plusieurs Cantons comptent les jours d'entrée au service comme des jours d'instruction. C'est une manière d'interpréter ta loi qui est évidemment .abusive. Le temps réglementaire est déjà si court en luimême qu'il ne faut pas l'abréger encore d'une manière arbitraire.

Le tir laisse encore beaucoup à désirer; il devient absolument indispensable de créer une école spéciale de tir pour l'infanterie.

L'école des instructeurs ne remplit pas ce but, et l'on peut être du reste excellent instructeur pour tout le reste du service, sans pouvoir être instructeur-de tir.

Plus l'on demandera de progrès à l'infanterie, plus aussi il sera nécessaire de chercher des instructeurs capables. La position des instructeurs d'infanterie dans les Cantons n'est eu général pas favorable.

D'un côté ils sont mal payés, de l'autre ils ne sont pas suffisamment occupés. Le premier de ces motifs empêche les hommes capables de se vouer à cette? carrière ; le second ne permet pas aux instructeurs d'acquérir assez de pratique. Aussi longtemps qu'il en sera ainsi, il nous sera bien difficile d'avoir un corps d'instructeurs bien composé et de pouvoir le compléter. Cet objet mérite une sérieuse attention ; l'influence d'un bon instructeur sur un bataillon est très-considérable.

Les rapports des inspecteurs fédéraux renferment une lacune. On y trouve bien l'effectif sous les armes du bataillon qu'ils ont inspecté, mais jamais, ou du moins très-rarement, l'effectif inscrit au contrôle, en sorte qu'on ne peut pas savoir combien d'hommes dans chaque bataillon n'assistent pas aux exercices ni par quels motifs ils sont pispensés. Il faudra remédier à l'avenir à cet inconvénient.

XV11I. REVUES ET INSPECTIONS DE LA LANDWEHR.

La Landwehr n été inspectée pour la seconde fois en 1860. Les Cantons suivants ont été dispensés de ces inspections : Lucerne pour ce qui concerne l'infanterie, parce que l'organisation n'est pas encore achevée et que ce Canton venait de perdre son instructeur-en-chef. L'exemption demandée a été accordée à la condition que l'infanterie de la Landwehr soit exercée pendant 3 jours en 1861, et que l'organisation, l'armement et l'équipement soient achevés d'ici là. L'artillerie et les carabiniers de Landwehr ont été inspectés.

821 Grisons a été dispensé à cause ds sa position territoriale, et par suite de l'incendie de sou arsenal qui a empêché d'armer la troupe; les cadres de 6 compagnies de carabiniers ont été inspectés par la Confédération.

Le Valais a été dispensé à cause de l'inondation qui a si fortement atteint ses habitants.

Le Canton de Thurgovie et celui de St. Gali ont été dispensés de l'inspection de l'artillerie de Landwehr. Le Canton de Thurgovie s'est fondé pour l'obtenir sur sa loi militaire qui n'ordonne l'inspection de l'artillerie que de 2 en 2 ans. Le Conseil t'édéial a retiré son approbation à cette disposition contraire à la loi militaire fédérale, mais a renoncé à l'inspection de 1860, tandis que celle de 185S avait eu lieu. Le Canton de St. Gali s'est fait fort d'organiser une batterie attelée et de l'amener à l'inspection de 1861.

Zurich, Lucerne, Schajfliouse et St. Gali ont été dispensés de l'inspection de la cavalerie de Landwehr, à cause des résultats favorables qu'avait eu l'inspection de l'année précédente.

Les inspections fédérales n'ont pas eu lieu dans les Cantons de Zurich, Claris, Schaffhouse, Appenzell Rh. ext., Thurgovie et Vaud, parce qu'au moment où elles ont été ordonnées les*inspections cantonales étaient déjà faites, Les rapports relatifs à ces inspections ont été adressés au Département militaire. Le colonel fédéral chargé d'inspecter Appenzell Rk. int. eu a été empêché, ainsi que son remplaçant, et il n'a pas été possible de déléguer un autre officier.

L'inspecteur de l'arrondissement de Genève était absent au moment où l'ordre de procéder à l'inspection lui est arrivé.

Si les lois militaires fédérales étaient consciencieusement exécutées dans tous les Cantons, il devrait y avoir un minimum pour le chiffre de la Landwehr qui devrait être du 3 °/o de la population totale, ou équivalent à l'élite, c'est-à-dire de 69,000 hommes. Au 1. Janvier |H(iO la Landwehr ne comptait cependant que 52,322 hommes, c'est-à-dire 17,278 de moins que le minimum. Ce dernier n'est dépassé que par les Cantons de Zurich, Bfrle-Ville, les deux Appenzell, Vaud et Genève, dont l'excédant pris ensemble est de 3,226 hommes. Les autres Cantons , restent au-dessous du minimum pour un chiffre de 20,504 hommes.

La position s'est améliorée vers la lin de 18(îO. L'état de la Landwehr s'élevait au 1. Janvier 1861 à (51,84H hommes. 46.653 hommes seulement ont assisté aux inspections de 1830.

Nous avons donné Tordre aux inspecteurs fédéraux d'exercer un contrôle plus sévère sur les absences qui sont très-nombreuses. On trouvera d'autres détails sur l'état de la Landwehr au tableau ÎS'r. V.

822 L'organisation des unités lactiques se complète, et les cadres se forment tous les jours davantage. Il résulte une difficulté du fait que les officiers et les sous-olficiers des grades subalternes ne sortent pas avec ces grades de la réserve, et qu'il y a en revanche un trop graud nombre d'officiers supérieurs dans la Laudvvehr. Mais il ne faut pas se tenir collé ici aux dispositions en vigueur pour Telile et la Landwehr, et rien n'empêche en définitive que dans la Landwehr un second capitaine fasse les fonctions de lieutenant, et un sergent celles du caporal.

L'habillement, l'équipement, et l'armement de la Landwehr sont réduits au minimum par l'ordonnance fédérale du 5 Juillet 1S60.

L'essentiel est un bon armement; mais c'est ce' qui laisse encore beaucoup à désirer. La plupart des Cantons n'ont pas assez fait dans ce but. Lors même que l'introduction prochaine d'un nouveau l'usil est probable, et que la Landwehr pourra profiter alors de l'armement · déjà perfectionné, tel que le possèdent actuellement l'élite et la réserve, il ne faut cependant rien négliger pour combler aussitôt que possible les lacunes encore existantes. Il faudrait en particulier transformer au plus tôt les quelques fusils à silex, qu'on voit encore apparaître dans certains Cantons.

L'habillemen^ s'améliore chaque année, mais laisse encore beaucoup à désirer.

Les Cantons ont été à plusieurs reprises rendus attentifs en 1860 à l'importance d'une organisation complète de la Landwehr. Nous avons promulgué le 5 Juillet l'ordonnance sur l'organisation de la landwehr et plus tard celle qui la répartit en divisions territoriales.

Notre Département a donné des directions spéciales aux autorités militaires cantonales, et aux inspecteurs fédéraux d'infanterie à l'effet de faire exécuter ces dispositions. Nous .avons porté à la connaissance des Cantons tout ce qui, dans les rapports d'inspection de 1860, concerne l'état et les lacunes de leur Landwehr, en 1 les invitant instamment à compléter ce qui manque et à atteindre le minimum du 3 °/o de leur population là où ce minimum n'existe pas encore.

(Circulaire du Conseil fédéral du 27 Février Î86Î.)

XIX. TABLEAU DES TROUPES INSTRUITES EN 1860 ET DE LEURS JOURS DE SERVICE.

Les écoles fédérales, y compris le rassemblement de' troupes, ont réuni en 1860 en fait d'officiers, de sous-officiers et de soldats 20,452 hommes.

Les écoles cantonales ont réuni : a. Recrues des armes spéciales (écoles préparatoires) .

.

. 2,308 hommes, A reporter 2,308 hommes. 20,452 hommes.

823

v

Trausport 6. Recrues de chasseurs et de fusiliers avec leurs cadres .

.

.

c. Bataillons d'élite appelés aux cours de répétition d. Bataillons de réserve e. Landwehr inspectée

2,oüo hommes.

13,507

B

36,000 11,000 46,653

,, ,, ,,

'

20,452 homme«.

109,46s

Total des troupes inspectées en li?(>()

,,

129,0*0 hommes.

Ce chiffre renferme, il est vrai, quelques doubles emplois, c'est ainsi que les recrues des armes spéciales figurent à la fois daus les écoles cantonales préparatoires et daus les écoles de recrues fédérales. Mais eu revanche différents exercices et diverses inspections qui ont eu lieu dans les Cantons, ne sont pas compris dans ce t a b l e a u ; c'est le cas, par exemple, de l'instruction qui a été donnée aux compagnies de chasseurs de droite.

Les jours de service des troupes appelées aux écoles fédérales se décomposent comme suit : Jours de routes, d'entrée au service et de licenciement.

102,706 Jours de service proprement dit , .

. _ J^j^2^^2 4'11,705 Les états fournis par les Cantons au Département militaire fédéral ne nous permettent pas d'indiquer aussi exactement le nombre des jours de service faits dans les Cantons. Pour avoir un résumé approximatif qui puisse servir de moyenne pour un certain nombre d'années, nous prendrons simplement pour base la durée légale du service prescrit pour les recrues, l'élite, In réserve el la landwehr, eis y a j o u t a n t pour chaque fois un jour d'entrée et un jour de licenciement. Nous obtenons ainsi les chiffres suivants : Ecoles préparatoires des recrues des armes spéciales (ifi jours)

-

Ecoles de recrues de chasseurs et de fusiliers avec leurs cadres (32 jours en moyenne) .

.

Bata : llons d'élite, y compris leurs cadres (6 j-urs en moyenne et en supposant un effectif réglementaire) Bataillons de réserve (4 jours en moyenne) .

.

.

.

.

.

.

.

C e q u i fait, e n ajoutant l e chiffre d e obtenu ci-dessus, un total général de

...

.

.

36,9«

441,8'22 336,491 105,33(i

139,95'.)

·1,060,507 421,70» . 1,402,242

824 Ces eli i (Très peuvent n'être pas tous parfaitement exacts, mais en général ils s'éloignent peu de la vérité et sont plutôt inférieurs que supérieurs à celle-ci.

Le nombre des jours de service et le sacrifice qui en résulte pour le pays peuvent paraître au premier abord très-considérable.

Cette opinion se modifie si l'on réfléchit que ce chiffre ne correspond qu'à une armée permanente de 4061 hommes qui resteraient au service toute l'année. Ce chiffre est bien peu considérable en comparaison des armées qui existent dans les nations grandes ou petites qui nous entourent. Il est superflu de faire remarquer en outre que notre système développe une armée de 180,000 hommes capables de défendre le pays sans enlever de bras aux professions civiles.

XX. SERVICE ACTIF.

La question de Savoie nous a obligés 'à mettre sur pied un certain nombre de troupes, dont les unes faisaient un cours de répétition anticipé, de manière à être prêts à toute éventualité, et dont les autres ont été appelés en activité pour l'occupation de Genève soiis le commandement de Mr. le colonel Ziegler.

Les troupes envoyées à Genève ont été remplacées de 6 en 6 semaines. Deux bataillons d'infanterie et des armes spéciales en proportion y ont été appelés en général en même temps. Voici l'indication des troupes qui ont successivement occupé Genève : Effectif.

Nombre des jours de roule et de séjour.

7,172 Batterie N" 5, Berne 163 ,, ,, 12, Lucerne 7,480 170 8,601 ,,.22, Vand 183 ,, ,, 25, Genève 6,697 181 Guides ,, 7, Genève 33 2,603 Carabiniers,, 1, Berne 125 5,125 4,738 ,, ,, 10, Vaud .

103 105 ,, ,, 18, Appenzellfth. ext.

5,355 ,, ,, 38, Argovie 4,576 104 Balailbn ,, 5, Zurich 668 30,728 ,, ,, 6, .Neuchâlel .

30,282 721 2", 132 ,, 35, Valais 541 ,, ,, 43, Berne 698 36.296 ,, ,, 56, Fribonrg- .

36,108 70S ,, 58, Berne 666 27.306 26,600 ,, -, B4, Genève 700 Compa»' séparée ., 7, Genève il!

4,773

Total

5,980

272,572

8^5 Le rapport de Mr. le colonel Ziegler constate que la troupe était en commençant assez en arrière pour le service actif. Mais les lacunes ont été comblées avec beaucoup de zèle et avec un entier succès, en sorte que les différents corps purent prendre le chemin de leurs foyers comme des troupes formées. La conduite et la discipline ont été irréprochables. Nous devons en outre rendre hommage aux autorités et à la population de Genève pour les prévenances et les sentiments d'affection fédérale avec lesquels ils ont reçu les troupes.

Les corps suivants ont fait des cours de répétitions anticipés : Effectif.

Nombre des jours de route et de séjour.

Bataillon N" 19, Berne .

.

701 9,113 ,, ,, 20, Genève .

.

692 8,304 ,, ,, 26, Vaud .

.

722 7,942 ,, ,, 39, Fribourg .

. 6 4 1 8,974 ,, 40, Valais .

.

651 7,161 ,, ,, 46, Vaud .

.

698 8,376 Carabiniers ,, 3, Vaud .

.

J04 1,456 a 7, Valais .

.

93 1,116 Batterie ,, 9, Vaud .

.

99 1,988 ,, ,, 53, Genève .

. _ 104 1,304 Total ~4,~505 "57,734 Ces troupes, mises sur pieds le 26 Mars, furent toutes licenciées avant le 12 Avril, après avoir été inspectées par uu officier de l'état-major fédéral.

XXI.

ADMINISTRATION DU COMMISSARIAT.

  1. Généralités.

Le commissariat a dû s'occuper d'abord du règlement des affaires suivantes en traite depuis 1859 : 1. Liquidation des comptes de la surveillance des frontières en 1859 s'élevant à fr. 1,439,021. 68.

2. La liquidation d'environ 80 comptes d'écoles de 1859 pour une valeur de fr. 897,491. 09.

Ces matières étaient restées en retard par suite de la maladie du commissaire des guerres en chef. Cet employé a dû s'abstenir encore de tout le courant du travail par le même motif en 1860.

Mr. le lieutenant-colonel Hiiser, teneur de livres et vérificateur du commissariat, a été appelé à le remplacer.

Au service ordinaire a dû s'ajouter en 1860 le travail extraordinaire causé par la mise sur pied relative à la question de Savoie,

826 et par tout ce qui a rapport aux pensions des Suisses revenant de Naples, cet objet ayant été renvoyé au Département militaire par le Conseil fédéral.

Malgré ce surcroit d'occupations, le commissariat a pu expédier assez rapidement ces affaires. On n'a plus entendu de réclamations au sujet de la lenteur que le commissariat mettait à faire ses payements. Tous les comptes des écoles ont été réglés à temps. Les comptes de l'armement de 1860 ont été également établis de manière à pouvoir figurer dans le compte général de la Confédération, et, s'ils n'y sont pas portés, cela ne provient que de ce que les trava,ux du bureau, du génie et certains travaux de confection de munitions, n'étant pas finis eux-mêmes, ne peuvent pas donner lieu encore à un règlement de comptes définitif. Les écoles fédérales et les cours de toutes espèces s'élèvent à 93Les officiers du commissariat ont été appelés pour presque toutes ces écoles. Les commissariats cantonaux n'ont fait le service fédéral que dans quelques écoles de peu d'importance, ou bien dont l'emplacement était rapproché du siège du commissariat cantonal.

Le nombre des commissaires appelés au service de 1860 est le suivant :

I. Cl.

Service d'instruction Service actif et reconnaissances

--

1

t

Total

1

II.

2 6 8

m.

12

IV.

7

3 15

1 8

V.

Total

18

39

8

19 58

2fi

Le commissariat se compose de 92 officiers ; plus de la moitié a donc été appelé au service.

Voici m a i n t e n a n t quelques données spéciales sur certaines branches de l'administration.

b. Subsistances.

Les subsistances ont élé distribuées en nature, soit p e n d a n t l'instruction soit pendant le service actif à Genève. Les logements chez les habitants n'ont eu lieu que dans les journées de route pour la troupe marchant en corps. Le service des vivres n'a été adjugé qu'ensuite de concours, et n'a pas élé alimenté par des magasins.

Voici le prix des subsislances sur les différentes places d'armes:

827 Prix par rations.

Aarau

Pain. 'Viande, Rp.

Rp.

24 20

291/4 Bellinzone . . . . 26 Bière 21 Brugg 23 Coire 22 Colombier . . . . 27 St. Gali 26 Genève 221/2 Lucerne 24 Lu/.iensteiff . . . . 22 St. Maurice 26V4 Moudon 26 Soleure Tlioune 22-1/2 AVinterthour 231/2

Fourrage.

Rp.

142 2/5 Avoine en régie.

Abandon du tu inier.

3*V8 30 36 31 2ô 35 3l

Ib8';2 200 1551/2 184 1^-0 1551/2.

1'i»i/2

35 25 32 34 -- 31

170 195 i 60

m

31';:a

IN?

-- Abandon du fumier.

160 1^4 Avoine en régie.

162 Avoine en régie.

Abandon du fumier.

150 idem.

Zurich 23 3l /...

Prix moyen 24 3l'/3 lîOVs La moyenne était en 850 271/0 177 19 La ration de pain et de viande est revenue ainsi en moyenne à 55 Vs centimes soit à 4 2 /3 centimes dg moins que la taxe réglementaire de 60 centimes. Le. prix des fourrages a en revanche dépassé la laxe réglementaire (fr. 1. 50) de 20 Vs centimes.

c. Transports Les chemins de, fer ont introduit de profondes modifications dans les transports de Tannée. Ce nouveau moyen pourra rendre des services immenses, si dès l'origine les administrations des différentes compagnies cherchent à s'entendre et à s'aider pour tout ce qui concerne le personnel et le matériel. Le Departement militaire a soumis ces questions à plusieurs reprises à des commissions et cherchera à entrer en négociation à ce sujet avec les diverses entreprises. Nous avons cherché à réunir les renseignements sur ce que nous pourrions attendre das chemins de fer au point de vue du nombre des troupes à transporter. Les compagnies ont en général répondu avec prévenance aux questions qui leur ont été adressées à ce sujet ; elles aussi désirent que la question soit réglée dans une conférence générale.

828

Les chemins de fer ont transporté en 1860 des troupes en assez grand nombre, et nous avons eu à leur payer à titre d'indemnité fr. 87,770. 87 et. sans compter les frais de transport des militaires voyageant isolément. Quelques difficultés s'élèvent encore sur la manière de compter les taxes; elles pourront être aplanies également dans une conférence.

d. Service vétérinaire.

Le service fédéral a requis en 1S60 (y compris la mise sur pied et les reconnaissances) 5143 chevaux qui ont été taxés. Les chevaux de la Confédération n'étant pas soumis à la taxe, ne sont pas compris daus ce nombre.

On été traités par le vétérinaire .

.

.

2138 chevaux.

Guéris et rendus aux propriétaires sans dépréciation .

.

.

.

.

.

.

940 ,, Dépréciés .

.

.

.

.

.

.

1151 ,, Laissés pour comptes et vendus aux enchères 20 ,, Péris ou abattus .

.

.

.

27 » 2138 chevaux.

Les 578 maladies proviennent de pressions, sur lesquelles 426 sont des pressions de selles.

t> Les frais de traitement de ces chevaux se sont élevés à fr. 12,229. 32 soit en moyenne de fr. 5. 72 par cheval.

Les dépréciations s'élèvent à .

.

.

,, 55,865. -- Pour 1151 chevaux, soit en moyenne de fr. 48. 54 par cheval.

Pertes sur les chevaux vendus .

.

.

,, 9,540. 36 Prix des chevaux péris ou abattus .

.

,, 17,237. -- Frais de taxe ,, 6,022. -- Total pour frais de traitement et dépréciation fr. 100,893. 68 chiffre qui dépasse celui de 1859 de fr. 16,000. Mais en 1859, 4660 chevaux seulement ont été au service; de plus la morve s'étant déclarée dans une batterie St. Galluise appelée au rassemblement de troupes, il en est résulté une dépense extraordinaire de fr. 11,394. 93.

e. Chevaux de la Confédération.

Nombre de chevaux.

La Confédération possédait au 31 Décembre 1859 .

.

.

.

.

.120 Elle a achelé e n 1860 .

.

. 42

Taxes, fr. 65,885 ,, 40,486

~ ~ Ï 5 2 f r . 106,371

82i)

Vendus aux enchères .

Péris .

.

.

.

Pertes sur les ventes .

Nombre de chevaux.

Taxes.

Transport 1B2 fr. 106,371. -- 31 fr. 9,806 1 ,, 600 ,, 2,994

__32_ » <3,400. fr. 92,971. -- Mieux-vaine s u r l e s taxes .

.

.

,, 430. -- Etat au 31 Décembre 1860 .

.

.130 fr. 93,40ÏT-- Prix moyen d'un cheval .

.

.

,, 720.

Frais d'entretien .

.

.

.

f r . 53,061. 7 5 Loyer perçus .

.

.

.

.

,, 44,280. -- Excédant des dépenses fr.

£,781. 75 Cette perte provient de l'augmentation du prix des fourrages en 1860, de l'achat de 40 chevaux au mois de Novembre, qui durent être nourris en hiver sans rien rapporter, et enfin du peu d'élévation du prix de loyer fixé à fr. 2. 50 par jour, tandis qu'on paye pour le loyer d'un bon cheval de particulier fr. 3. 50. La Confédération, les Cantons et surtont les offu'isrs fédéraux qui se servent des chevaux profitent du bas prix de ce loyer.

f. Matériel du commissariat.

Jusqu'à présent on a compris sous cette rubrique, non-seulement les effets de caserne et de campement, mais aussi le matériel sanitaire.

Comme ces divers objets sont restés sous la même surveillance en 1860, nous en parlerons ici dans le même chapitre. L'inventaire complet s'en montait au î. Janvier 1830 a .

.

fr. 297,519. 65 On a acheté en 1860 des objets pour .

. . ,, , 9,815. 50 fTTapï,335.' 15 Diminution et déchet du 10 pour cent .

.

,, 31,(570. 6S Valeur a u 1 . Janvier 1881 .

.

.

.

fY7~*7lî7br647 4 7 g. Comptabilité.

Le commissariat est le bureau de comptabilité du Département militaire. L'administration du matériel, le bureau topographiquc ont, il est vrai, le droit de proposer directement des dépenses ; mais les devis et les comptes passent cependant tous par le commissariat. Voici les principaux articles du budget miliiaire : Les recettes se sont élevées à fr. 115,441. 53, c'est-à-dire à fr.

51,44 i.. 53 de plus qu'au budget. Le rapport du Département des finances et'le compte général donneront à cet égard des explications.

La somme des dépenses portée au budget, ou votée comme crédits supplémentaires, s'élèvent à .

.

.

fr. 2,480,584. 01 Les dépenses se sont élevées en réalité à .

,, 2,601,352. 59 Excédant, d e s dépenses .

.

.

.

liv Ï20,T6l"~58

830

L'augmentat;on des dépendes au-delà de fr. 2,600,000, non compris les frais de l'armement de 1860 et ceux de 1859 qui n'ont pas encore pu être réglés, s'explique principalement par les articles suivants: a.

b.

cr d.

Transformation des fusils Entretien et réparation des bateaux à vapeurs du lac majeur Expériences avec les armes à feu .

.

.

Essais d'habillement soit en nombre rond .

.

.

.'

.

fr. 481,000 ,, ,, ,, fr.

38,000 29,000 27,000 575,000

Les dépenses militaires seraient restées à fr. 2,025,000 sans ces articles imprévus.

Si le crédit alloué a été dépassé de fr. 120,000, cela provient des causes suivantes : a) Les dépenses résultant du rassemblement de troupes ont dépassé ce qui était prévu de fr. 83,020. 58. En J859 déjà ce crédit avait été dépassé de 17,000 fr. L'effectif des troupes appelées en 1^60 a dépassé de 701 hommes celui de 1859, parce qu'un demi bataillon de plus y a été appelé, et que les bataillons sont entrés au service avec un effectif plus fort. Le nombre total des journées de route et de service s'est élevé en 1860 à 79,935, taudis qu'il n'était eu 1059 que de 58,454. Le prix des rations a été plus élevé en 1860 que précédemment. Le pain a coûté 9 centimes et la viande i Va centimes de plus. La saison pluvieuse de Tannée dernière a nécessité des distributions extraordinaires plus fréquentes de vin et de paille. Les troupes ont essentiellement voyagé en chemin de fer, ce qui leur a fait gagner du temps, mais a augmenté la dépense.

Les indemnités qu'il a fallu payer aux propriétaires ont atteint un chiffre considérable à cause de la nature du terrain. Les chiffres suivants établissent encore mieux la différence entre les deux années : .

Dépenses en 1860.

1859.

Différence.

Solde .

.

.

.

83,714-38 69.287.91 14,426.47 Subsistance .

.

.

65,639.82 45,282-79 20,357.03 Dépenses de campement et de garde .

.

.

18,H8.?6 5,053.16 13,065.40 Transport et chemin de fer 23,356.09 12,008.73 11,341.36 Indemnités pour le terrain 22,429.76 11,032.70 11,397.06 Ces différents articles donnent à eux seuls un excédant de dépenses de fr. 70,587. 32. Le reste provient d'articles moins importants, tels que les munitions par exemple.

831 II est évident que le crédit de 150,900 franc* accordé pour les rassemblements de troupes est insuffisant. Pour ne j/i'S dépasser ce crédit il faudrait réduire la troupe et diminuer la durée des exercices au point que le but serait totalement nvinqué et que ni les officiers , ni les soldats n'acquerraient les connaissances pratiques nécessaires. Il faudra donc bien à l'avenir augmenter le crédit affecté aux rassemblements de troupes.

b) Augmentation de dépenses pour les écoles de recrues et les cours de répétitions.

Recrues d'artillerie .

.

.

.

t'r. 11,212. 5 2 Cours de répétition de cavalerie .

,, 12,095. 50 ,, ,, ,, d e carabiniers .

,, 24,351. 7 8 ,, ,, ,, d e réserve d'artillerie ,, 29,059. 68 ,, ,, ,, de réserve de carabiniers ,, 8,000. 90 Total fr. 84,720. 38 Ces excédants proviennent en très grande partie des allocations insuffisantes du budget. Elles étaient insuffisantes déjà duns les dernières années. Pour les écoles de recrues par exemple l'on ne tient pas assez compte des surnuméraires; l'on ne songe pas non plus, lors de l'établissement du budget, que les armes spéciales qui prennent part à l'école centrale et aux rassemblements de troupes, y restent beaucoup plus longtemps que s'il s'agissait d'un service ordinaire La cavalerie par exemple fait dans ces deux cas un service d<» i4 jo^irs au lieu de 6. Les jours de route et les frais de transport sont aussi ordinairement estimé trop bas, lorsqu'il s'agit de places d'armes un peu éloignées. Enfin le budget ne prévoit pas toujours exactement le nombre des corps qui doivent faire du service; c'est ainsi que pour 1860 il n'indique que 7 batteries de réserve d'artillerie au lieu de 9, comme devant avoir leur cours de répétition.

Pour quelques articles les dépenses sont restées au-dessous du budget; par exemple pour le personnel des instructeurs il a été fait une économie de fr. 10,633. 30; pour les cours de répétition d'artillerie d'éli'e, elle a été de fr. 15,799. 50; pour les cours de répétition de cavalerie de réserve de fr. 4,573. 85; pour les travaux trigonométriques fr. 10,920, etc. Le total de la différence en moins s'élève à fr. 80,833. 51.

Il faut ajouter aux dépenses militaires que nous avons dit s'élever à .

.

.

fr. 2,601,352. 59 celles qui se rapportent à l'armement de 1059 et de 1860, et qui, Uîlles qu'elles sont réglées jusqu'à aujourd'hui, s'élèvent à ,, 1,097,066. 74 Le total des dépenses militaires en 1660 est donc de -fr. 3,698,419. :î3

832 Transport fr. 3,698,419. 33 Ces dépenses se sont élevées en '859 à: Dépenses ordinaires .

fr. 2,522,302. 64 Surveillance des frontières ,, 1,431,742. 42 ,, 3,954,045. 06 Diminution des dépenses en 1860 ' XXII, a) Généralités.

fr.

255.625- 73

SERVICE SANITAIRE.

Le chef de ce service a eu à s'occuper, oulre les affaires courantes, des _ mesures préparatoires pour la mise sur pied de 1860, et de la révision de toutes les instructions et de tous les formulaires relatifs à son administration.

Le médecin en chef, assisté de plusieurs officiers supérieurs ds Pétat-major sanitaire, a revu en 1860 toutes les ordonnances relatives au service de santé en y ajoutant une nouvelle instruction pour lee fraters et les infirmiers. Le résultat de ce travail a été soumise une commission spéciale déjà précédemment désignée. Ce n'est qu'au commencement de 1861 que le Conseil fédéral a approuvé les projets qui lui ont été proposés. Le, médecin en chef a ainsi terminé un travail qui était à son ordre du jour depuis la création de la nouvelle organisation militaire.

Quelques Cantons se sont plaints de ce qu'on leur avait refusé le visa pour les comptes dans lesquels ils réclamaient 25% pour des médicaments non-employés qui leur ont été rendus. Cette réclamation nous ayant paru équitable, nous avons décidé de l'admettre jusqu'à ce que ce qui est relatif à cette bonification soit réglé d'une manière définitive par les nouvelles dispositions sur le service sanitaire.

Le médecin en chef s'est occupé au printemps de la création d'hôpitaux et moyens du transports pour les malades. Plusieurs officiers de Pétat-major sanitaire ont été charg-és de rechercher dans les divers Cantons des batimeiits qui pourraient servir d'hôpitaux. Le résultat de leurs recherches pourra être en temps et lieu fort utile.

Nous devons ajouter .encore qu» les rapports des MM. Wieland et Brière, médecins de division, sur le voyage qu'ils oui, fait en Italie en 1859 ont été distribués à tous las médecins d'ambulances et de troupe. Le Conseil fédéral a accorda une recommandation et un subside à Mr. le Docteur Ruepp, instructeur pour le service de santé, alin de lui permettre d'examiner les compagnies sanitaires de la Ba-vière et du Wurtemberg. Le résultat de cette mission a été très-profitable à l'instruction sanitaire.

b) Matériel sanitaire.

La plus grande partie du crédit destiné à l'acquisitioo de matériel d'hôpi'.anx a été "consacré à l'achat d'effets de casernes; aussi

833

l'augmentation du matériel a-t-elle été très-faible. Le crédit ayant été doublé pour 1861, on pourra regagner le temps perdu. Ce qui est indispensable, c'est l'acquisition de sacs pour paillasses, dont le nombre est hors de proportion avec celui des couvertures.

C'est surtout la nécessité de compléter le matériel sanitaire en suivant avec énergie et persévérance un plan bien arrêté, qui nous a engagés à séparer le matériel sanitaire de celui du commissariat, ainsi que nous l'avons annoncé plus haut.

Le matériel sanitaire des troupes cantonales entrées au service fédéral était en général complet. Le reste du matériel dos Cantons n'a pas été inspecté cette année. Les données qui nous ont été fournies montrent qu'il manquait au 1. Janvier 1860 à l'élite: 2 pharmacies pour artillerie-; 1 ,, pour cavalerie; 10 havre-sacs d'ambulance, à la place desquels il existe cependant 37 petites pharmacies anciennes; 21 brancards.

Les objets qui manquent à la réserve sont un peu plus nombreux II est fort à désirer que les Cantons se procurent au plus tôt ce qui leur manque.

L'état du matériel sanitaire est compris dans l'inventaire de celui du commissariat, parce que à la Fin de 1660 la séparation n'avait pas encore été faite.

c) Maladies.

Sur les 31,861 hommes appelées aux écoles fédérales et au service il y, a eu .

.

.

.

.

.

. 5,449 malades.

Le nombre de jours de dispense a été de . 8,100 Guéris sans aller à l'hôpital .

.

.

. 4,8r>2 hommes.

A l'hôpital .

.

502 Licenciés comme impropres au service .

.

94 ,, Mort (pendant les manoeuvres de l'école centrale) 1 ,, Le rapport entre le nombre des malades et de la · troupe a été .

.

.

.

. 17,1% Malades à l'hôpital .

.

.

.

.

1,5% Jours de dispense par rapport aux jours de service 0,85% Les journées d'hôpital se sont élevées à 3522, c'est-à-dire à 7 en moyenne par malade.

d) Pensions.

Trente-trois demandes nouvelles d'indemnités et de pensions soit réclamations de la part des pensionnés actuels ont été présentées en 1860; 8 ont été rejetées; dans 16 cas nous avons donné des indemnités et dans 4 des pensions. Un pensionné et un instructeur ont reçu des subsides pour se rendre aux bains.

Feuille fédérale. XIII, année. Vol. I.

61

834

Les pensions payées en 1860 à 204 pensionnés s'élèvent à La révision faite par la commission des pensions a donné lieu au 'retranchement de 2 pensions pour cause de mort .

.

.

.

fr. 1.60 Retranchements ou diminutions . ,. 255

fr. 48,300

,, fr.

415 47,885

II a été accordé une augmentation de fr. 100 4 nouvelles pensions .

.

,, 750 ,, 850 Etat des pensions au 1. Janvier '1861 payés à 206 pensionnés .

fr. 48,735 II faut remarquer cependant que le 1. Janvier 1861 la révision des pensions n'avait pas encore été achevée et qu'il serait possible que d'autres changements eussent lieu.

XXIII.

ADMINISTRATION DE LA JUSTICE.

Malgré un rassemblement de troupes nombreux, une mise sur pieds de plusieurs mois à Genève et le grand nombre des écoles et des réunions militaires de tous genres, l'administration de la justice militaire n'a eu à s'occuper que d'un très-petit nombre de cas. Il est réjouissant de constater que les condamnations suivantes ont été les seules: 1) Un an de réclusion et une autre année de privation des droits civiques, pour un vol commis à l'école centrale au préjudice d'un camarade.

2) Trois ans de réclusion; la dégradation et la priyation des droits civiques pour 10 ans, pour des actes d'insubordination commis envers un officier pendant l'occupation de Genève.

(Le Conseil fédéral a rejeté les recours en grâce des deux condamnés.)

3) Deux délits minimes commis peiidant le rassemblement de troupes ont été punis l'un par 4, l'autre par 3 semaines d'emprisonnement.

Sur 44 officiers de l'état-major judiciaire, ö seulement ont été appelés au service, et n'y sont restés que fort peu de temps.

XXIV. ADMINISTRATION DU MATÉRIEL.

  1. MATÉRIEL FÉDÉRAL.

L'administration s'est occupée surtout de compléter le matériel du génie et de l'artillerie,, de la confection de munitions d'artillerie, de Ir. transformation des fusils d'infanterie et de la confection de munitions suffisantes pour les fusils dé chasseurs et les fusils de PrélatBurnand. Voici les résultats de ces travaux :

635 Matériel du génie.

La Confédération a acheté 44 pontons et 40 chariots au système Birago avec, leurs équipements complets, de manière à répondre a besoin souvent senti d'un équipage de ponts plus complet et de pièces de rechange. L'inspecteur du génie demande encore l'achat d'une provision d'outils de sapeurs, afin que nous ne soyons pas pris au dépourvu dans le cas où des travaux de fortification considérable seraient nécessaires.

Matériel d'artillerie.

La Confédération a acheté 18 canons de 12 et 16 affûts, 2 obusiers longs de 12 des caissettes de munitions et d'outils pour l'artillerie de montagne de réserve, et une quantité considérable de munitions de toutes espèces. Le nombre des équipements des chevaux de train a été augmenté.

Transformation de fusils

d'infanterie.

Nous avons dû rompre notre convention avec l'entrepreneur, Mr.

Manceaux; le travail a été continué en régie à l'atelier de Zofingue, ou dans les arsenaux cantonaux et chez les armuriers, en vertu de conventions nouvelles. La plus grande partie des fusils était transformée à la lin de 1860, et il ne reste plus pour l'année prochaine a transformer que le 20% de fusils surnuméraires, et les 20,000 fusils que la Confédération veut garder en magasin. Au moment où "ce rapport est rédigé, l'élite et la réserve peuvent, à peu d'exceptions près, être pourvues de fusils transformés, en sorte qu'une mise sur pied ne nous mettrait plus dans l'embarras sous ce rapport.

Transformation de munitions d'infanterie.

La confection des cartouches a marché moins rapidement que la transformation des fusils. Nous avons stimulé à plusieurs reprises les Cantons, et pour mieux contrôler le progrès du travail, nous avons demandé l'envoi d'un état tous les quinze jours. Feu à peu le travail a été plus rapide, et maintenant nous pouvons être sous ce rapport également hors d'inquiétude.

Atelier fédéral de confection

de munitions d'infanterie.

Afin de diriger les Cantons dans la confection des nouvelles munitions d'infanterie, nous avons ouvert, dès 1859, à Berne, un atelier, où les ouvriers envoyés par les Cantons ont été instruits.

Le chiffre règlementaire de 160 cartouches par fusi! étant très-bas, et la confection des munitions pour le fusil Prélat-Burnand a v a n c e n t très-lentement dans les Cautons, noua avons jugé utile de faire confectionner dans le même atelier une provision do 1,600,000 carton-

836

ches pour fusils de chasseurs et 1,000,000 de cartouches PrélatBurnand. A la fin de l'année il y avait 1,123,000 cartouches de chasseurs et 1,178,960 cartouches Prélat-Burnand confectionnées.

Notre atelier travaille aussi pour les Cantons qui ne veulent pas faire confectionner leurs munitions dans leurs arsenaux.

C'est ainsi qu'il a livré à divers Cantons : Cartouches de fusils de chasseurs . · ; .

.

. 113,910 ,, Prélat-Burnand .

.

.

.

.

. 486,050 Total . 599,960 D'autres commandes faites par les Cantons occuperont l'atelier pendant l'année prochaine.

Arsenaux et magasins.

La construction de cinq magasins destinés à recevoir les munitions confectionnées et celles qui pourraient être nécessaires par la suite a élé décidée; deux d'entre eux sont établis. Nous devons cette année, comme les précédenfes, nous plaindre de ce que les bâtiments dans lesquels est -renfermé le matériel de Thouue, sont extrêmement défectueux et dans le plus mauvais état.

La Confédération est du- reste en général très-gênée pour l'emplacement de son matériel; ne possédant point d'arsenaux, sauf celui de St. Maurice et celui qui est en construction à Bellinzone, elle est toujours dépendante des Cantons, et ceux-ci deviennent toujours plus exigeants pour les loyer?, parce qu'ils ont toujours plus besoin de place pour leur propre matériel.

° b.

MATÉRIEL DES CANTONS.

Au printemps de 1860 et lorsque une mise sur pied générale était à craindre, les arsenaux des Cantons ont été spécialement inspectés par des officiers de l'état-major fédéral. Nous invitâmes instamment les Cantons à compléter les lacunes qui nous furent signalées et qui sont essentiellement les suivantes : L'armement et l'équipement sont au complet pour l'élite, sauf quelques détails insignifiants dans deux Cantons. Les Cantons d'Uri, Schwyz, les deux Unterwaiden, Fribourg, Appenzell Rh. Int., Grisons, Valais et Neuchâtel ont encore à faire des acquisitions plus ou moins considérables pour leur rése.rve.

Les effets de campagne manquent encore : Aux Cantons d'Uri et Schwyz tous les objets pour toute la réserve ; au Canton de BaieVille, les gamelles pour la réserve; au Canton d'Argovie, presque tontes les cantines d'officiers pour l'élite et la réserve;, au Canton du Tessili les haches d'escoudes pour la réserve ; au Canton du Valais, un certain nombre de sacs à pain.

837

En fait d'équipement de chevaux, le Canton de Schwyz a encore à se procurer 8 équipages pour chevaux de selle, et le Canton des Grisons 16 équipages pour chevaux de selle et 65 de bât.

Les bouches à feu de l'artillerie de campagne et de position sont au complet, mais le Canton d'Argo vi e n'a pas encore remplacé ses obusiers courts par des obusiers longs du même calibre. Le Canton de Zurich n'a pas encore ses chevalets à fusées, et il manque au Valais deux affûts pour canons de 6 U.

Voilures de guerre.

Il faut signaler ici comme manquant : A Zurich, Berne, Argovie et Genève, plusieurs chariots à fusées; A Lucerne, 2 fourgons de bataillon, 1 caisson d'infanterie et 1 d'artillerie; à Uri, 2 caissons de carabiniers et un d'infanterie; à Schwyz, 1 fourgon de bataillon ; à Untenvalden-le-ßas, un caisson de carabiniers; à Fribourg, 3 demi-caissons et 1 fourgon de bataillon ; à St. Gali, 1 fourgon de bataillon ; aux Grisons, 2 ,, ,, ,, à Argovie, 4 ,, ,, ,, à Vaud, 3 ,, ,, ,, au Valais, l ,, ,, ,, Munitions pour bouches à feu.

Il manque des munitions : Pour l'élite : Aux Cantons de Lucerne, Fribourg, Bàie-Ville, St. Galt, Argovie et Tessin.

Pour la réserve : Aux Cantons de Lucerne, St. Gali, Argovie et Vaud.

Pour les pièces de position: Aux Cantons de Zurich, Fribourg, Argovie, Tessin et Vaud.

Les munitions pour les armes portatives ne sont pas au complet, mais la confection avance rapidement.

Le matériel pour la Lin.Awe.hr e<t insuffisant et souvent de mauvaise qualité; il manque surtout des armes en bon état, des effets de campagne, des équipements de chevaux, des voitures de guerre et du matériel pour le service sanitaire.

XXV. CONTROLE DES POUDRES.

II n'y a que deux aus que la place de contrôleur des poudres a été créée, et déjà l'on remarque dans la qualité de la poudre une amélioration sensible.

838

Le contrôle a porté sur 547,186 livres de poudre de chasse ou de guerre (Nr. 1 à fi); 2,600 livres feulement ont été refusées, tout le reste a été admis. Le contrôleur déclare que toutes les- poudreries fédérales fabriquent actuellement de la bonne poudre. Le seul cas de refus a eu lieu dans le premier semestre, et dès-lors la poudrerie qui avait fabriqué la poudre refusée n'a pas cessé de donner d'excellents produits. Le seul défaut que Ton puisse relever encore c'est que les mêmes numéros ne sont pas de mêmes dimensions dans les diverses poudreries, en sorte que la combustion n'est pns la même; cette inégalité provient de la confection des cribles, et il est à désirer qu'il y soit bientôt porté remède!

XXVI. TRAVAUX DU BUREAU TOPOGRAPHIQUE.

Les feuilles VIII, XIII, XXII et XXIII de la carte fédérale n'étaient pas encore achevées au commencement de l'année 1860.

La triangulation a été achevée pour la feuille XXIll en entier et pour la feuille XIII presque en entier.

Les feuilles VIII et XIII ont été levées à l'échelle de Vasooo» elles comprennent euviron 14 lieues carrées, dont 11 du Canton de Lucerne et 3 du Canton de Berne.

Les feuilles XIII et XXIH ont été levées à l'échelle de Vsooooi elles comprennent un espace de 9 1/2 lieues carrées environ dans le Canton d'Unterwalden, de 11'/2 dans le Canton d'Uri, de 17 dans le Canton de Berne, et de 9 dans le Canton du Valais.

Le total des levés faits en 1660 compreud par conséquent : 14 lieues carrées à l'échelle de VSODOO ; 47 ,, ,, ,, ,, ,, VoooooTotal 6l lieues carrées.

Le Directeur du bureau espérait pouvoir achever les levés pendant le courant de l'année, mais cela est devenu impossible à cause du mauvais temps «t du grand nombre de jours p l u v i e u x ; il restera par conséquent encore quelque chose à faire sur le terrain en 1861.

La publication des feuilles n'en sera du reste pas retardée, car les graveurs ont encore de l'ouvrage pour une année entière.

La gravure de la feuille Nr. XXII a été assez avancée pour pouvoir être imprimée en 1861. La feuille Vili pourra être mise sous presse en Juillet 1861.

Quant à la carte réduite, eu 4 feuilles, à l'échelle de Vjsjoo» les esquisses et les noms sont prêts pour les 4 feuilles, sauf pour les parties qui n'ont pas encore été levées sur le terrain. Les accidents du sol sont dessinés sur la feuille Nr. II, sauf aussi pour une petite partie qui n'est pas encore levée. 11 en est de même pour V« à peu près de la feuille I.

ETAT DE LA CARTE DE LA SUISSE, LE 31 DÉCEMBRE l«60.

Etal delà gravure de la carte réduite au 31 Décembre 1860.

. .

-

Les- parties en rose pal* sont granées au trait et (/

.

Etablissement topographique

la lettre . le rosé, foncé indique la granure Ju figure, du- terrain. .

de J Wurster et, Comp. a- Winterthur.

839 Deux cartes coloriées jointes à ce rapport expliqueront mieux l'état des travaux.

XXVII. FORTIFICATIONS.

Luziensteig. Les travaux commencés en 1859 ont été achevés au commencement de 1860; un seul ouvrage, au Ell-Pass, restée finir, le mauvais temps ne Payant pas permis jusqu'à présent. Quant aux bâtiments, il reste à achever les écuries; il faudra aussi établir uminfirmerie; la question de l'élablissement d'une cantine, avec salle de théorie et logements pour les officiers, est à l'étude.

Bellinzone. Un crédit de 27,000 fr. a été accordé pour rétablissement d'un arsenal à Bellinzone. La construction n'en sera achevé qu'eu 186' L'ancien directeur de ces fortifications, Mr. le lieutenantcolonel Wolff a donné sa démission et a été remplacé par Mr. le major Fraschina.

Baie. Un seul des travaux exécutés de 1856 à 1857 a été conservé: c'est la redoute sur la W.ese près du chemin de fer badois. Le fleuve attaque sans cesse le pied de cet ouvrage, et s'il doit être conservé, il faudra chaque année y faire des dépenses d'entretien.

Mr. le major Aliolh a donné sa démission de directeur et a été remplacé par Mr. le capitaine Sartorius.

St. Maurice. Le seul ouvrage qui y ait été exécuté, c'est la construction d'un magasin de munitions.

Les travaux d'exécution qui viennent d'être mentionnés sont bien moins importants que les études entreprises par le bureau du génie eu 1860 en vue de la défense de diverses positions de notre pays.

Elles ont été entreprises après les délibérations d'une Commission d'officiers supérieure, et dans l'éventualité d'une attaque possible du dehors. Tous les plans sont établis de façon qu'ils pourront être exécutes aussitôt que la décision en aura été prise.

XXVlll. ÉTUDES ET EXPÉRIENCES D'ARTILLERIE.

Mr. le colonel Muller, d'Arau, ayant achevé à la fin de 1859 sa machine à rayer les canons, un canon de 12 fut foré au commencement de 1860 au calibre de 4 %., et les expériences commencèrent a \ e c cette bouche à feu en Février. Elles furent assez satisfaisantes On désira les continuer avec un canon de 4 plus léger, qui, avec un poids de métal de 780 to. seulement, devait néanmoins avoir une portée supérieure au canon lisse de 12. Ce canon de 4 tut achevé au mois de Mai, et les expériences, dans lesquelles on employa des projectiles coniques construits suivant leu idées de Mr.

le colonel Muller avec des anneaux d'expansion, donnèrent des résultats très-satisfaisants, surtout comparés aux essais faits avec des

840

projectiles au modele français primitif. La Commission d'artillene ue trouva pas cependant ces projectiles admissibles, parce que les fragments du manchon de plomb, se détachant du projectile, pouvaient devenir très-dangereux pour des troupes placées à côté de l'artillerie et rendaient le tir en seconde ligne impossible. Plusieurs mois se passèrent en petites expériences ayant pour but de fixer le mani lion de plomb ; en même temps on construisit un canon raye de 6 et un autre de 12 , ainsi que divers projectiles Des démar che faites au mois d'Avril auprès de la maison Whitworth et Comp. à Manchester pour obtenir la In raison d'un canon au calibre n o m i n a l de 12 à son système, n'aboutirent pas à cause des prétentions exorbitantes de l'inventeur ; nous acceptâmes alors les offres de l'agent d'une grande fabrique d'acier de Liverpool (Ahersey steel et iron Company), afin d'obtenir par lui un canon Armstong et un canon Whitworth, avec un certain nombre de projectiles creux et pleins, afin de pouvoir comparer le mérite de notre système avec les deux systèmes anglais.

Ces commandes f u i e n t exécutées tardivement et très-mal au point de vue de la matière première et de Ici construction, en sorte que la culasse mobile du canon Whitworth fui arrachée à la première décharge, et que le tir du canon Armstong eut un résultat déplorable, surtout an point de vue de l'uniformité des portées. En même même temps qu'on expérimentait tes canons d'origine étrangère, on continuait les essais avec les canons de 1 et de 6 indigènes. On eut d'abord à lutter contre de nouvelles difficultés provenant du déchiremeut des anneaux d'expansion ; mais lorsqu'on eut enfin trouvé le moyen de les fixer solidement, on obtint des résultats qui , au point de vue de la portée, de son égalité et do la petitesse des déviations latérales, dépassaient les plus belles esperances II ne restait plus qu'une difficulté à vaincre; l'expansion du manchon de plomb se faisait avec tant de rapidité, que le feu ne se communiquait pas à la fusée placee à l'extrémité anterieure du projectile, mais cette difficulté est aussi vaincue maintenant. Rien ne se serait plus opposé à l'adoption de ce système, s'il n'en était pas suigi à l'étianger un nouveau, q u i , tout aussi avantageux au point de vue de la tension de la trajec'oire et de la portée, est beaucoup plus simple et beaucoup plus économique, et présente en outre l'avantage de faciliter le remplacement des munitions Aussi allons-nous commencer des expériences avec ce nouveau système.

L'en fit à la fin de l'automne une série d'expériences avec l'appareil electro-baistique de Navez, afin de déterminer la vitesse 1111nale de tous les project les de l'artillerie et des armes portative-, avec toutes les charges en n'age. Ces données manquaient encore jusqu'à présent.

841 On profita de ces essais pour examiner la poudre des 8 poudreries de la Confédération, et ses effets dans les 4 bouches à feu réglementaires, et dans les mortiers-éqrouvettes de bronze et de fonte; les qualités spécifiques de ces différentes poudres furent exactement déterminées. Il résulta de ces recherches, d'abord que notre poudre, même anguleuse, est plus forte que celle de la pluparl des artilleries étrangères, mais aussi que dos poudres de mêmes années prises dans des poudreries différentes, ont dos effets très-variés, ainsi qu'on s'en était déjù p l a i n t à plusieurs reprises et avec raison, parce que cette circonstance a une influence très-défavorable surl'effet de nos bouches à f e u .

Les essais faits avec des obus chargés en guerre et gradués, lancés contre un but non apparent, ont été continués à l'école centrale et ont d o n n é des résultats assez satisfaisants.

Le système Correvon, d e s t i n é à empêcher la propension du timon, a été largement expérimenté à Thoune et à Bière; il résulte de ces expériences que ce système a en pratique beaucoup d'inconvénients, et oe doit pas être adopté.

La Commission d'artillerie a soumis pendant l'hiver les étoupilles à friction à un grand nombre d'expériences ; leur résultat a été assez favorable pour que le Conseil fédéral les ait définitivement adoptées, par arrêté du 1. Juin 1860, et conformément au préavis de la Commission.

Cette même Commission s'était occupée au printemps 1860 de la réorganisation des b a t t e r i e s de fusées et de montagne, et des nouveaux règlements de service pour ces deux corps. L'Assemblée fédérale ayant rejeté les projets d'organisation, les projets de règlement ont dû également être abandonnés, pour être repris quand l'organisation sera fixée.

L'ordonnance sur le h a r n a c h e m e n t des chevaux de bât et des mulets a été définitivement adoptée, et le règlement sur les manoeuvres de force, soumis à de nouvelles expériences pendant le courant de 1860, pour être définitivement arrêté d a n s la prochaine session de la Commission d'artillerie.

XXIX. ESSAIS RELATIFS AUX ARMES A FEU PORTATIVES.

La transformation des fusils lisses au système Prélaz-Burnand n'a été considérée en 1859 que comme une mesure transitoire, destinée à préparer le chemin à l'introduction définitive d ' u n nouveau fusil d'infanterie. Le 31 Janvier 1860, les deux Conseils nous ont invités à nous occuper activement de rechercher le meilleur fusil, et de présenter au plus tôt un n o u v e a u modèle, eu ayant en vue l'uniformile du calibre, la solidité de toutes les parties de l'arme et d'une

£42 bajounette dans de bonnes conditions. Les deux Conseils nommèrent en outre dos Commissions chargées d'examiner les propositions du Conseil fédéral avant la session suivante de l'Assemblée fédérale.

Nous invitâmes aussitôt les autorités militaires cantonales à nous faire .savoir quels étaient les résultats pratiques obtenus avec les nouveaux fusils de chasseur, et nous nommâmes une Commission d'experts chargée de faire les essais.

Les réponses des Cantons ne donnèrent pas beaucoup de lumière.

Quelques-unes étaient favorables, mais l'arme était depuis trop peu de temps dans les m a i n s de la troupe, pour qu'il fût possible d'exprimer une opinion générale sur ses avantages pratiques. La discussion relative au calibre, qui s'était déjà présentée à l'origine, reparut de nouveau, surtout parmi les inspecteurs d'infanterie et d'autres officiers supérieurs que le Département avait également consultés; les uns t r o u v a i e n t le calibre suffisant, les autres décidément trop petit.

Afin d'éveiller la concurrence par la présentation de modèles, nous ouvrîmes un concours en assignant des prix pour le meilleur modèle d ' u n n o u v e a u fusil d'infanterie ou de quelque partie importante du fusil comme là baïonnette par exemple. Les conditions principales du concours étaient la solidité de l'arme, un calibre, ou bien semblable à celui du fusil de chasseur ou de la carabine, ou bien qui pût être adopté pour ces deux armes, afin d'obtenir ti possible l'unité du calibre pour toutes les armes portatives, enfin une baïounette pouvant se manier à la main ei s'adapter facilement et solidement; 41 concurrents s'annoncèrent, dont 30 de la Suisse et 14 de l'étranger; mais il ne fut présenté effectivement que 28 fusils par 20 concurrents.

La Commission d'experts avait de son côté travaillé aussi à rétablissement d'un fusil modèle ; elle partit du principe qu'il fallait abandonner le calibre trop petit du fusil de chasseur et adopter un projectile à expansion. Elle pensait d'abord devoir s'arrêter à un calibre de 4'" 5"" à 5'"; mais après qu'elle eut mieux reconnu la possibilité de l'unité de calibre pour les carabiniers, les chasseurs et le centre, elle revint au calibre de 4'" à 4'" 2"". Elle fit faire conformément à ce système huit fusils modèles par l'armurier Burri à Lucerne.

Des essais e u r e u t
lieu avec tous les fusils proposés suit à Lucerne, soit à T h o u n e ; los membres des Commissions du Conseil national et du Conseil des Etals y assistèrent dans ce dernier endroit. 11 eu résulta que le calibre de 4 lignes avez un projectile a expansion, est le mieux qualifié, et qu'un des fusils L ' i n s t r u i t s à Lucerne présente des avantages sur tans les a u t r e s .

Lei question n'était néanmoins pas encore sur le point d'être résolue; il f a l l a i t faire essayer la nouvelle arme par la troupe, et nous commandâmes en conséquence un certain nombre de nouveaux

843

fusils, que BOUS ne pûmes pas obtenir en V86Q. La question de la baïonnette n'était du reste pas encore mûre ; aucun des modèles proposés ne répondait aux diverses exigences; il n'est pas même encore démontré qu'il soit nécessaire d'inlroduire le sabre-baïonnette dans nos compagnies du centre. Il n'est pas certain enfin que les carabiniers et les fusils de chasseurs actuels puissent être alésés au calibre de 4 lignes, si celui-ci est adopté. A tous ces points de vue,, il faut continuer les essais et les éludes ; ce qui vient d'êlre dit prouve que, malgré l'invitation pressante des deux Conseils, cet objet n'a pu être réglé en 1860. La précipitation ijue l'on mettrait dans cette affaire serait d'autant plus à regretter que notre infanterie possède maintenant déjà une arme d'infanterie qui peut très-bien soutenir la comparaison avec celles des autres armées.

XXX. MISSIONS A L'ÉTRANGER.

Messieurs les majors · d'Etal-major Van Berchem et Vonmalt ont été envoyés en Angleterre à l'occasion du lir des volontaires anglais à Wimbledon, soit pour y éiudier l'organisation, l'équipement et l'armement de ces volontaires, soit pour y examiner des fabriques d'armes et divers établissements militaires.

Messieurs Schwartz, colonel, et Cérésole, capitaine, ont été envoyés en Allemagne pour y assister à diverses manoeuvres et spécialement de l'armée prussienne pour la démolition de la citadelle de Juliers.

L'inspecteur de l'artillerie, Mr. le colonel Herzog, s'est rendu en Belgique et en Angleterre pour y prendre des renseignements sur les canons rayés et faire à cet égard diverses démarches.

Mr. le capitaine Wieland a été envoyé en Prusse et en Belgique, soit en vue d'achats d'armes qui étaient alors projetés, soit pour examiner l'organisation de fabriques d'armes prussiennes et belges.

Mr. lé major Van Berchem a été envoyé, avec, la permission du ministre de la guerre de la Grande-Bretagne, à l'école de tir de Hythe, et il y a fait un cours entier de 10 semaines. 11 est question d'employer Mr. Vao Berchem dans les écoles de tir à é t a b l i r en Suisse.

Mr. le Dr. Ruepp. instructeur pour le service sanitaire, a assisté aux exercices des compagnies sanitaires de Bavière et du Wurtemberg.

Nous nous faisons un plaisir de reconnaître que nos délégués ont été reçus avec prévenance par les autorités étrangères et par les officiers avec lesquels ils ont été en r a p p o r t .

844

XXXI. ÉTAT DE L'ARMÉE FÉDÉRALE AU 31 DÉCEMBRE 1860.

  1. Etat-major fédéral.

L'élat-major a subi des modifications assez considérables.

6 colonels, 3 lieutenants-colonels, 1 major, 3 capitaines et officiers subalternes ont donné leur démission en Janvier i860.

1 lieutenanl-colonel, 1 major, 1 capitaine sont morts.

2 colonels, 2 lieutenants-colonels, 8 majors, 16 capitaines et officiers subalternes sont, entrés dans l'état-major.

Parmi eux, un officier revenait du service militaire étranger, 17 étaient officiers de troupe, ot 6 étaient aspirants à l'état-major du génie.

Les grades supérieurs étaient complètement pourvus à la fin de 1860; quelques sections de l'état-major renfermaient même plus d'officiers que la loi ne le vent.

Les tableaux I et II montrent qu'elles ont été les mutations de l'année dernière et quelle était la situation de l'état-major à la fin de 1860b. Armée fédérale.

L'état de l'armée fédérale au 31. Décembre 1860 est le suivant : Nombre légal.

Effectif.

Elite 69,569 81,257 Réserve .

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.

.

.

34,785 43,284 Landwehr (58,965 hommes sont organisés ou sur le point d'être organisés, et 2,833 ne sont pas organisés) .

61,848 Total 186,389 L'effectif était au commencement de 1860 : Elile .'

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Etat-major du commissariat.

Fonctionnaires judiciaires.

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Vétérinaires d'état major.

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Etat-major de santé.

Fonctionnaires du commissariat.

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Non-combattants.

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13

Rang de sous-lieutenant.

B.

Pharmaciens d'ambulance.

"

Pharmacien d'état major.

Tableau

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Effectiv au 31 Décembre 1800

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5

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29

1

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. . .

. . . .

. . . .

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13. 15

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13

15

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--

--

1

12

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14

6

27

105 42 267

27

7 33

4

7 52

--

27

40

4

59

4

27

--

145 46 326

845 II s'est donc produit en 1860 une augmentation de 6,659 liommes au compte de l'élite et de la Landwehr.

Au point de vue des unités tactiques, il existe encore des lacunes chez plusieurs d'entre elles, soit dans l'élite soit dans la réserve, tandis que dans d'autres les surnuméraires sont d'autant plus nombreux. Les chiffres suivant l'indiquent : Elite.

12,949 · 1,261

Surnuméraires Manquants

Réserve.

9,765 1,266

Envisagés au point de vue des différentes armes, les rapports sont les suivants: Elite, Surnuméraires Manquants Réserve.

Surnuméraires Manquants

Génie. Artillerie. Cavalerie. Carabiniers. Infanterie..

254 3

1579 .

103

84 279

886 ^9

10,127 840

170 5

950 383

298 61

1025 70

7,290 723

Pour le reste nous renvoyons aux tableaux Nr. III. IV. V.

·»»»·OC-ec«*

A la page 845.

Tableau III.

Etat du contingent fédéral d'élite au 31 Décembre 1860.

Effectif légal.

CANTONS.

Zurich .

Berne Lucerne Uri Schwyz Unterwalden-le-Haut Unterwalden-le-Bas Glaris ZoU2

Fribourg Soleure Baie-Ville Baie-Campagne Schaffhouse Appenzell Rh. ext Appenzell Rh. int St. Gali Grisons Argovie Thurgovie Tessin Vaud Valais Neuchâtel Genève

TOTAL

i;

Età* Surnuméau 31 Décembre raires.

1860.

7 353 13 540 3 967 · 429 1,315 410 337 898 516 2,955 2,061 682 1,382 1,018 1 294 329 4,990 2,631 5,905 2,609 3,298 5,827 2,392 1,964 1,467

8 °51 16 199 6 477 595 1,199 500 337 1 065 516 3,960 2,435 1,026 1,653 1,273 1,528 327 6,144 2,744 5,867 2,940 3,201 6,445 2,345 2,630 1,600

1 101 2,867 2,510 166

69,569

81,257

12,949

95

Manquants.

203 208

116 5

167 1,022 374 344 273 255 235 1,157 140 262 331 76 696 26 671 181

17

2 1 2 3 27 300 173 78 73 5 48 -1,261

A la page 845.

Tableau IV.

Etat du contingent fédéral de réserve au 31 Décembre 1860.

Etat Effectif légal.

CANTONS.

au 31 Décembre

Surnuméraires.

Manquants.

1860.

Zurich . . .

-

Berne Lucerne Uri

Nidwaiden Glarus

. . . .

Zou" Fribourg Baie-Ville Schafïhouse Appenzell Rii. ext Appenzell Rii. int St. Gali Grisons

.

Argovie .

.

.

Tessm Vaud Valais

Neuchâtel Genève

. . .

402 28

119 15 14 110 3 480 6 83

34,785

43,284

9,765

1,266

6 770 1 984 214 658 205 169 449 258 1 477 1 ,030 341 691 509 647 164 o 495

Baie-Campagne

Thur^ovie .

918 1,644 1,212 237 9

1 316 2 953 1 304 1,649 2 914 1,196 982 733

4 587 8 387 3 196 452 649 260 169 535 258 1 316 1 144 514 869 559 775 164 3 221 1 250 3 638 3 360 1,539 3 671 716 1,378 678

3,677

.

.

TOTAL

8 27 i

18

55 4

90 --

50 115 189 256 68 179 730 53 700 ^ 070 760

li 211 | 1

16 77 18 52 4

Tableau V.

A la page 845.

Etat de la Landwehr suisse au 31 Décembre 1860.

Effectif cal- Effectif de culés à 3 °/0 a Landwehr En sus de delà au 31 Dec.

3%.

population 1860.

totale.

CANTONS.

7 350 13 545 3 966 432 1 332 411 339 897 519 2,955 2,061 684 1,383 1 017 1 293 333 4 989

Uri

Baie-Ville

St. Gali

Vaud Neuchâtel

TOTAL

7 573 8 573 2 533 525 1 391 578

2 631 5 904 2,601 " 3 297 5,826 2 394 1 971 1,470

313 866 817 1 547 1 610 670 833 758 2 298 396 4 978 4,187 2,679 2,108 2,216 10,074 1 000 1,701 1,624

69,600

61,848

En sous de 3 »/«.

223 4 972 1 433

93 59 167 26 31 298 1 408 451 14 550 259

1,005 63 11 1 556

3,225 493 1,081 4,248

1,394 270 154

7,866

15,618

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

RAPPORT présenté à la haute Assemblée fédérale par le Conseil fédéral suisse sur sa gestion pendant l'année 1860.

In

Bundesblatt

Dans

Feuille fédérale

In

Foglio federale

Jahr

1861

Année Anno Band

1

Volume Volume Heft

23

Cahier Numero Geschäftsnummer

---

Numéro d'affaire Numero dell'oggetto Datum

03.06.1861

Date Data Seite

769-845

Page Pagina Ref. No

10 058 538

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