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XLVIIme année. Vol. II

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No 17. Mercredi 10 avril 1895

Abonnement par année (franco dans toute la Suisse) : 5 francs.

Prix d'insertion: 15 centimes la ligne ou son espace. Les insertions doivent être transmises franco à l'expédition.-- Imprimerie et expédition de C.-J. Wyss, a Berne.

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RAPPORT présenté

l'assemblée fédérale par le conseil fédéral sur sa gestion en 1894.

Département militaire.

I. Exécution de l'organisation militaire.

I. Lois, ordonnances, instructions et règlements adoptés, a. Par l'assemblée fédérale.

Arrêté fédéral allouant un crédit pour la construction de deux arsenaux à Kriens, du 6 avril 1894.

Arrêté fédérel portant, de trois à cinq, le nombre des instructeurs de l re classe de cavalerie, du 12 avril 1894.

Loi fédérale concernant l'organisation de la défense de la place forte du Gothard, du 13 avril 1894.

Arrêté fédéral créant une place de teneur de livres à la section administrative de l'intendance du matériel de guerre, du 4 juin 1894.

Arrêté fédéral créant un bureau de révision à la section technique de l'intendance du matériel de guerre et allouant le crédit nécessaire pour 1894, du 4 juin 1894.

Feuille fédérale suisse. Année XLVII. Vol. IL 29

434

Arrêté fédéral concernant l'organisation provisoire de l'administration et de la défense des fortifications de Saint-Maurice, le traitement des fonctionnaires et de la garde de sûreté, la construction de baraques pour les cours d'instruction et le mobilier des casernements, du 15 juin 1894.

Arrêté fédéral concernant la construction d'un arsenal à Langnau, du 26 juin 1894.

Arrêté fédéral créant une place d'adjoint à la section technique de l'intendance fédérale du matériel de guerre, du 28 juin 1894.

Loi fédérale concernant l'inspection et l'instruction du landsturm, du 29 juin 1894.

Arrêté fédéral allouant les crédits nécessaires pour les acquisitions de matériel de guerre pour l'année 1895, du 29 juin 1894.

Arrêté fédéral concernant la révision du tarif du 5 juin 1882 et les indemnités, à payer aux cantons, par la Confédération, pour l'habillement et l'équipement des recrues et pour les réserves d'habillement en 1895, du 20 décembre 1894.

c.

Arrêté fédéral concernant la remise de souliers d'ordonnance aux hommes faisant du service dans la landwehr, du 21 décembre 1894.

Arrêté fédéral allouant un crédit pour des constructions à faire au dépôt de munitions à Altorf, du 21 décembre 1894.

b. Par le conseil fédéral.

Arrêté concernant la réduction du prix des cartouches à balle du calibre 7,5 millimètres destinées à l'exportation, du 16 janvier 1894.

Arrêté concernant l'échange des provisions de froment (autorisation de ratifier le contrat), du 24 janvier 1894.

Ordonnance pour un ceinturon et une dragonne du sabre des officiers du landsturm, du 6 février 1894.

Ordonnance sur l'organisation, la mise sur pied, la tenue des contrôles et l'emploi des subventions spéciales du landsturm non armé, du 13 février 1894.

Règlement sur l'appel au service, le licenciement, les devoirs et la solde de la garde de 'sûreté des fortifications du Gothard, du 13 février 1894.

Règlement sur la tenue de la caisse et dé la comptabilité de l'administration fédérale des poudres, du 13 février 1894.

Arrêté concernant la seconde paire de souliers des troupes à pied, du 27 février 1894.

435

Arrêté concernant la fixation de la ration de fourrage à bonifier aux officiers ayant droit à cette ration pour 1894, du 27 février 1894.

Arrêté concernant les estimateurs de distance dans l'infanterie, et la désignation d'un certain nombre par compagnie, du 13 mars 1894.

Arrêté concernant les modifications de quelques inscriptions de l'instruction sur l'appréciation sanitaire des militaires (2 septembre 1887), du 24 mars 1894.

Arrêté concernant l'adoption d'une redingote noire, comme ordonnance pour les aumôniers de l'armée suisse, da 30 mars 1894.

Rapport du conseil fédéral à l'assemblée fédérale concernaut la fabrication de 175,000 fusils, modèle 1889, et les dépenses y relatives de la Confédération, du 10 avril 1894.

Ordonnance concernant l'organisation d'un bureau des subsistances et des magasins comme subdivision du commissariat central des guerres, du 22 mai 1894.

Arrêté concernant la réduction du prix des cartouches à poudre noire de 10, 4 millimètres, du 22 mai 1894.

Interprétation de l'article 5, lettre a, chiffre 2, de la loi fédérale sur la taxe d'exemption du service militaire (du 28 juin 1878), du 16 juin 1894. · Arrêté concernant les insignes pour les estimateurs de distance de l'infanterie, du 6 juillet 1894.

Circulaire du conseil fédéral à tous les états confédérés concernant la taxe d'exemption du service militaire des citoyens suisses établis aux Etats-Unis d'Amérique et des citoyens des EtatsUnis d'Amérique domiciliés en Suisse, du 19 juillet 1894.

Arrêté concernant les maladies survenant après un service militaire, du 31 juillet 1894.

Ordonnance concernant la poste militaire en campagne, du 31 juillet 1894.

Arrêté concernant l'incorporation d'armuriers dans les régiments de cavalerie, du 3 août 1894.

Arrêté concernant l'adoption d'insignes pour les meilleurs tireurs et patrouilleurs de la cavalerie, du 21 août 1894.

Circulaire du conseil fédéral suisse à tous les états confédérés concernant le service militaire des officiers ou sous-officiers insolvables ou sous tutelle, du 5 octobre 1894.

Règlement concernant l'engagement, le licenciemenjt, les devoirs et la solde de la garde de sûreté des fortifications du Gothard et de St-Maurice, du 12 octobre 1894.

436

Règlement des transports militaires par chemins de fer et bateaux à vapeur, du 16 octobre 1894.

Règlement concernant la tenue de la caisse et de la comptabilité de l'intendance des fortifications de St-Maurice, du 16 octobre 1894.

Arrêté concernant l'adoption d'une insigne spéciale pour les bons tireurs au fusil, les bons tireurs à la mitrailleuse Maxim (fusil sur affût) et les bons estimateurs des distances dans l'artillerie de forteresse, du 23 novembre 1894.

Arrôté concernant les nouvelles voitures de transport des cartouches d'infanterie pour les bataillons et les parcs à munition, maintien du harnachement à poitrail pour le train de ligne, du 27 novembre 1894.

Arrêté concernant l'inspection et l'instruction du landsturm armé de l'infanterie, du 6 décembre 1894.

Arrêté concernant l'exécution de la loi fédérale, du 19 décembre 1891, concernant la création de sections de vélocipédistes militaires et complément de l'ordonnance du 11 août 1893 sur l'habillement, l'armement et l'équipement des vélocipédistes militaires, du 6 décembre 1894.

Arrêté concernant le tarif du prix de vente d'anciens fusils aux hommes qui ont achevé complètement leur service militaire, du 6 décembre 1894.

Arrêté concernant l'habillement et l'équipement des chargeurs de la poste de campagne, du 11 décembre 1894.

Ordonnance concernant le recrutement et la première instruction des vélocipédistes militaires, du 11 décembre 1894.

Arrêté concernant l'extension de la prescription du règlement sur l'encouragement du tir volontaire, du 15 février 1893, à l'infanterie du landsturm, du 11 décembre 1894.

Arrêté fédéral concernant l'emploi du personnel des télégraphes et des téléphones dans le service militaire, du 28 décembre 1894.

Règlement concernant l'exécution de la loi fédérale sur la création de corps d'armée, du 28 décembre 1894.

c. Par le département.

Décision concernant le port de manteaux noirs pour officiers, du 17 janvier 1894.

Décision concernant la remise aux troupes, à titre gratuit, de graisse à souliers et de cirage, du 17 janvier 1894.

437.

Circulaire du chef de l'arme de l'infanterie aux autorités militaires des cantons concernant la convocation aux exercices militaires de l'infanterie en 1894, du 19 janvier 1894.

Décision concernant la remise provisoire de la direction supérieure de la fourniture des chevaux à la régie fédérale des chevaux, du 30 janvier/16 février 1894.

Arrêté concernant le programme de tir pour les exercices volontaires de tir en 1894, du 30 janvier 1894.

Décision concernant l'entrée en vigueur de l'alinéa 2 de l'article 27 de l'ordonnance du 12 mai 1893, concernant le traitement et les indemnités à payer au personnel d'instruction permanent et extraordinaire, du 19/21 février 1894.

Décision concernant la remise de fusils à répétition, modèle 1878/81 à titre de prêt aux sociétés de tir, du 9 mars 1894.

Décision concernant la remise de la feuille militaire fédérale au personnel d'instruction, du 14/16 mars 1894.

Circulaire concernant l'interprétation des articles 82 et 85 de l'organisation militaire, (relatifs au service complémentaire) du 19 mars 1894.

Prescription concernant l'empaquetage des portions de réserve par les troupes, du 19 mars 1894.

Décision concernant l'assurance contre les accidents des chefs d'armes et de service, ainsi que des commandants de corps d'armée, du 19 mars 1894.

Circulaire aux chefs d'armes et de service concernant la comptabilité, du 23 mars 1894.

Décision concernant la possession de chevaux de selle, du 25 mars 1894.

Prescription concernant la remise de fusils aux officiers à titre de prêt, du 14 avril 1894.

Décision concernant la modification à l'ordonnance des sabres d'officiers, du 17 avril 1894.

Circulaire aux autorités militaires des cantons concernant les communications des mutations, du 1er mai 1894.

Circulaire aux chefs d'armes et de service concernant les dommages causés aux cultures, du 13 mai 1894.

Décision concernant la remise de fusils aux comités de direction de l'instruction préparatoire militaire, du 14 mai 1894.

Décision concernant les secours à accorder, d'après l'article 234 de l'organisation militaire, aux familles des hommes appelés sous les drapeaux, du 21 mai 1894.

438

Décision concernant l'admission de recrues à la visite par les commissions de recours, du 22 mai 1894.

Décision concernant l'appel des adjudants aux inspections des régiments de cavalerie et des lazarets de campagne, du 25 mai 1894.

Circulaire aux autorités militaires des cantons concernant les primes allouées aux sociétés de tir et aux corps de cadets, du 10 juin 1894.

Circulaire aux autorités militaires des cantons et aux chefs d'armes et de service, concernant le service militaire des téléphonistes de stations communales, du 20 juillet 1894.

Décision concernant le port de blouses par les aumôniers, du 9 août 1894.

Décision concernant la présentation au recrutement et délivrance des livrets de service aux recrues, du 27/29 août 1894.

Circulaires aux autorités militaires des cantons concernant le remplacement d'effets d'habillement (pantalons) des adjudantssous-officiers de l'infanterie, du 29 septembre 1894.

Publication concernant le passage, dans la landwehr et dans le landsturm, des hommes astreints au service et leur sortie du service en 1894, du 10 octobre 1894.

Décision concernant l'inviolabilité de la liberté de croyance et de conscience dans les sermons en campagne, du 15 octobre 1894.

Décision concernant. les chevaux de selle de l'état-major de bataillon dans les écoles de recrues d'infanterie, du 26/27 octobre 1894.

Décision concernant la remise aux officiers de cavalerie de mousquetons à répétition du modèle de 1893 à titre de prêt, du " 2/6 novembre 1894.

Circulaire aux chefs d'armes concernant la franchise de port en faveur du personnel d'instruction, du 27 novembre 1894.

Décision concernant les chargeurs de la poste de campagne ayant revêtu un grade, dn 15 décembre 1894.

IL Personnel.

Dans le cours de l'année 1894, quelques notables changements se sont produits dans le personnel administratif.

M. Gaspard Suter, 2 me secrétaire de la chancellerie de notre département, s'étant rendu coupable de graves irrégularités dans l'exercice de ses fonctions, a été révoqué et remplacé par El. le

439

lieutenant-colonel Staubli, auparavant secrétaire du chef de l'arme de l'infanterie. M. Staubli a été remplacé, par M. le major Fahrländer, secrétaire de l'instructeur en chef de l'infanterie.

M. Bugnot, le traducteur à notre chancellerie, ayant démissionné, a été remplacé par M. Borgeaud.

Nous avons à mentionner la mort, survenue en 1894, du général Herzog, qui a commandé, aves une rare distinction, les troupes mises sur pied pour l'occupation des frontières en 1870 -- 71.

M. le général Herzog a fonctionné, durant nombre d'années, comme chef de l'arme de l'artillerie, et a été remplacé par M. le colonel Schumacher, ci-devant instructeur en chef de l'artillerie. Celui-ci a été remplacé par M. le colonel Hebbel, jusqu'ici instructeur ·de Ire classe.

M. le colonel Schmidt, directeur de la fabrique d'armes ayant démissionné, a été remplacé provisoirement par M. le capitaine Corrodi, adjoint de la section technique de l'administration fédérale du matériel de guerre ; ce dernier a été relevé de ces fonctions provisoires par M. le major de Sturler, nommé définitivement directeur de la fabrique d'armes.

Une vacance s'est produite dans le personnel des commandants supérieurs ensuite du décès du regretté M. le colonel Wieland, qui durant fort longtemps a exercé les fonctions d'instructeur du 8m° arrondissement de division et auquel on confia, ces dernières années, le commandement en chef du IV me corps d'armée. Il a été remplacé par M. le colonel Kunzli, qui, par la nature de ses fonctions, «st aussi membre de la commission de la défense nationale. Considérant les études à faire au Luziensteig, cette commission de la défense a été renforcée de deux membres, à savoir : par MM. le colonnel-divisionnaire Fahrlander et le lieutenant-colonnel Schseck, attaché à l'état-major.

M. le colonel Blumer, membre de la commission de la cavalerie, ayant passé dans l'infanterie, a été remplacé dans ladite commission par M. le colonel Gugelmann.

En vue de renforcer le nombre des officiers de troupes dans le sein de la commission d'artillerie on a adjoint, à cette dernière, MM. le colonel Vischer, le lieutenant-colonel Buser, le lieutenantcolonel de Tscharner et le major Dubied.

III. Obligation de servir.

Les jeunes gens de l'année 1874, recrutés dans le courant de l'année 1893, sont entrés en âge de servir au 1er janvier 1894.

440

En exécution des lois fédérales du 4 décembre 1886 et du 22 mars 1888, le passage de l'élite dans la landwehr et de la landwehr dans le landsturm, ainsi quo la sortie du service militaire au 31 décembre 1894, se sont effectués comme suit : Ont passé à la landwehr : «. les capitaines nés en 1856; 5. les 1ers lieutenants et lieutenants nés en 1860 ; c. les sous-officiers de tous grades et les soldats de l'infanterie, de l'artillerie, du génie, des troupes sanitaires et des troupes d'administration, nés en 1862 ; d. les sous-officiers, trompettes (y compris les trompettes d'étàtmajor) et les soldats de cavalerie, qui comptaient 10 ans de service effectif; plus ceux qui nés en 1862 n'avaient pas complètement terminé les 10 ans de service prescrits, à moins que, en entrant plus tard dans cette arme, ils ne se fussent engagés à servir plus longtemps dans l'élite ; e. les maréchaux-ferrants, selliers et infirmiers de la cavalerie» nés en 1862.

Ont passé au landsturm : 1. les capitaines, premiers-lieutenants et lieutenants nés en 1846; 2. les officiers d'état-major (majors, lieutenants-colonels et colonels) qui avaient atteint l'âge de 48 ans révolus, s'ils en avaient fait la demande jusqu'à fin février 1894 ; 3. les sous-officiers et soldats de tous grades et de toutes armes, nés en 1850.

Sont sortis du landsturm et par conséquent du service militaire : a. les officiers nés en 1839, qui, sur la demande de l'autorité chargée de leur nomination, n'avaient pas déclaré vouloir continuer de servir ; 6. tous les sous-officiers et soldats nés en 1844.

IV. Visite sanitaire et examen pédagogique des hommes astreints au service.

Le résultat de la visite sanitaire on automne 1894 est le suivant :

Aptes au service.

Nombre. % Recrues d e 1875 . . . . 14,101 53,2 » d'années antérieures 3,463 44,3 Total des recrues . 17,564

51,4

Ajournés.

Nombre. % · 5472 21,2 1641 21,0

7113

20,9

Reconnus impropres au service.

Nombre. % 6753 25,6 2720 34,7 9473

1894

%0

%0

27,7

Total.

Nombre.

% 26,326 -- 7,824 -- 31,150

°/00

-- °/00

Renvoyés des écoles de recrues Incorporés dans l'élite . .

» » la landwehr

140 1,209 137

8,2') 8,9 a ) 1,73)

121 780 50

7,1«) 5,8') 0,6 3)

590 34,8 >) 2633 19,5 *) 6,13) 489

851 4 ,622 676

50,2') 34,2 *) 8,43)

Total des hommes incorporés

1,486

6,40

951

4,10

3712

16, 0^)

6,149

26,5 4 )

Eecrues d e 1874 . . . . 13,610 » d'années antérieures 3,323

53,9 44,7

5382 1527

21,2 20,5

6249 2575

24, 9 34, 8

25 ,241 7 ,425

--

Total des recrues 16,933

51,9

6909

21,1

8824

27, 0

32 ,666

--

1893

%0

°/00

%0

%0

Renvoyés des écoles de recrues Incorporés dans l'élite » » la landwehr

151 933 305

9,0') 7,1 0 3,7 3)

98 . 625 120

5,8') 4,7 2 ) 1,50

573 2101 1091

34,2 0 16,0 2) 13,4 3)

822 3,659 1,516

46,6 0 27,8 «) 18,60

Total des hommes incorporés

1,389

6,0^

843

3,7*)

3765

16,4 4)

5,997

26,10

de l'anucV dfrniere.

de l'élite au 1er janvier 1894 (suivant le cas 1893).

,, lu laudwehr au 1er janvier IS9J (suivant le cas 1891Ì).

, toute l'année ,, ,, ,, ,, ( ,, ,, , i n ) y compris les recrues de l'iuiuée dernière.

441

') Voo des recrues %o de l'cift'cctif ) Voo ,, ,, ') °/o« ,, ,,

!

) 3

442

Le % des hommes aptes au service parmi les recrues de l'année visitées définitivement se monte : 1885. 1886. 1887. 1888. 1889. 1890. 1891. 1892. 1893. 1894.

61,1 62,9 64,3 64,2 63,5 63,3 63,0 66,4 65,7 64,9 L'année suivante, de ces recrues ont été déclarées non aptes au service : 1885. 1886. 1887. 1888. 1889. 1890. 1891. 1892. 1893.

4,0 3,4 3,2 3,3 3,5 3,5 3,3 3,4 3,4 Suivant le tableau ci-dessus 40,299 hommes ont été visités..

De ce nombre ont été déclarés aptes au service : 1894.

1893.

Recrues 51,4% 51,9% Militaires incorporés .

. 24,2 % 23,2 % Le nombre total des recrues visitées en 1894 s'est augmenté vis-à-vis de l'année précédente de 1484 ; le nombre des recrues déclarées aptes au service s'est augmenté vis-à-vis de 1893 de 632.

Les hommes licenciés pendant les écoles ou cours comme étant impropres au service pendant un certain temps furent appelés suivant les prescriptions devant la commission de visite.

Le résultat de ces visites est le suivant : appelés 2424, effectivement visités 2235 et de ceux-ci déclarés aptes 321, dispensés 290 et reconnus impropres 1624.

D'après l'instruction du 2 septembre 1887, § 61 et suivants il y a eu 306 visites intermédiaires; 176 hommes ont été déclarés aptes, 31 ajournés et 99 reconnus impropres.

Ensuite du recrutement de 1895, 301 cas ont été tranchés par les commissions de recours et 98 autres visites eurent lieu.

Examen pédagogique.

Le personnel des experts fédéraux a subi les modifications suivantes. Trois de ceux-ci, MM. Schneebeli, ancien instituteur à Altstätten (Zurich), le professeur Gell à Carouge et l'inspecteur scolaire Perriard, à Belfaux (Fribourg), se sont retirés pour différents motifs.

Ils ont été remplacés par MM. Wegmann, instituteur à Zurich, et Eenck, instituteur à l'école normale de Porrentruy.

Seuls les experts fédéraux avaient été invités à prendre part à la conférence des experts pédagogiques qui eut lieu les 28 et

443

29 avril 1894 à Langnau, attendu qu'on ne s'occupa dans celle-ci que des affaires ordinaires revenant chaque année, telles que discussion sur les résultats de l'année précédente et élaboration du programme pour les examens.

Cette année aussi les inspections ont montré que le mode de procéder aux examens est à peu près partout le même ' et qu'on observe cçnsciencieusement les prescriptions réglementaires. La tenue des recrues a été, à peu d'exception près, tout à fait digne d'éloges.

Les jeunes gens tiennent beaucoup à obtenir de bonnes notes.

En automne 1892, 8 recrues ont subi un second examen, en automne 1893, 5, et en 1894, 6. Celles-ci ont toutes mérité de meilleurs notes au second examen.

Les examens de l'année écoulée n'ont pas été trop dérangés par les visiteurs sauf quelques dérangements qui se sont produits à Siders et à Einsiedeln. La plus grande partie des auditeurs s'est montrée aimable et remplie de tact.

En ce qui concerne les locaux affectés aux examens, les sièges et le matériel nécessaires, ils sont dans la plupart des endroits de recrutement en bon état. Par contre, à Sion et à Tesserete il manquait l'automne dernier à peu près tout ; à Aarau, Bagnes, Orsière, Montbey, Echallens, Sargans, Ilanz, Tiefenkasten, Wald et Einsiedeln les locaux étaient trop petits, à Orbe et Appenzell le nombre des sièges était insuffisant. L'inscription dans les livrets de service a été en général satisfaisante. A Männedorf et Einsiedeln les livrets de service n'étaient pas remplis, dans ce dernier endroit il n'y en avait pas seulement en nombre suffisant.

Il s'est produit dans quelques grandes villes le fait que des jeunes gens devant se présenter ont échappé à l'examen pédagogique quittant à dessein leur domicile pendant le recrutement. Ils se présentent plus tard devant la commission de recours ou passent la visite dans l'intervalle. Le département militaire a invité les directions militaires cantonales respectives à prendre à l'avenir les mesures nécessaires afin que toutes les recrues sans exception soient soumises à un examen pédagogique.

^

V. Recrutement.

Comme de coutume, nous donnons ci-après, en 2 tableaux, le résultat du recrutement de l'automne dernier; l'un de ces tableaux mentionne le recrutement par classes d'âge, l'autre par armes :

444

Résultat du recrutement d'automne 1891 pour l'aimée 1895.

I. D'après les classes d'âge.

1

Arrondissement de division.

1

,,

;

1875. 1874. 1873. 1872. i: 1871. 1870. 1869. 1868. 1867.

Anté!

rieures.

!

-

Total.

!

16

2,566

2

1,837

4

2,232

1

2

2,179

--

--

:

2,168

--

1

2,291

I

.

.

2,101

230

134

39

22

8

7

4

IL

.

.

1,525

208

59

18

17

4

o

1

283

169

53 !

17 ;

5

3

4

-- 1

21 .

4 ;

4

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6

2

111

. .

1,693 ·

IV

. .

1,726

295

93

32 ;

.

1,731

329

80

15

V

.

VI

. .

1,839

291

102

Vil

. .

1,941

227

89

5

--

30 ·

13 '

5

3

8

26

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'2

1

1

. .

35

18

13

i

130 i 1

52

36

.

200

121

61

Total 14,054 2,063

847

274

1,498

--

1

2,288

4

-- 5

12

il

1,967

23

12

37

Si

17,528

I

VIII

5

II. Par armes.

Artillerie.

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...

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Colonnes « de parc.

1

Génie.

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r I II III IV V VI Vil VITI

Batteries attelées.

a

1,937 1,491 1,751 1,745 1,581 1,758 1,842 1,680

80 52 83 73 87 87 76 13

78 91 38 35 61 83 65 88 97 131 51 65 61 102 7 6

43 19 30 15 -- -- 16 65

74 15 30 55 31 97 11 20

55 18 19 5 46 42 35 --


-- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- ' -

56 56 41 40 36 42 22 34

59 26 35 11 50 37 24 57

15 8 12 8 16 22 16 1

11 55 12 2,566 7 56 16 1,837 14 57 16 2,232 11 51 12 2,179 17 51 25 2,168 16 53 21 2,291 11 50 22 2,288 10 59 15 1,967

Total 13,785 551 458 601 188 333 220 -- -- -- 327 299 98 97 432 139 17,528 1893 13,432 446 552 527 201 333 266 6 4 -- 376 334 109 103 426 133 17,148 44Ï

446

III. Recrutement par armes, dans l'espace de 10 ans.

Génie.

Artillerie.

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1894 1898 1892 1891 1890 1889 1888 1887 1886 1885

13,785 13,432 12,549 11,665 11,462 11,046 11,379 11,692 11,542 11,386

551 446 522 433 378 336 340 312 333 312

458 452 524 530 536 546 572 533 521 529

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Colonnes de parc.

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601 188 333 220 527 201 333 266 6 4 662 71 141 221 129 205 654 53 142 225 128 219 647' 87 108 216 124 210 648 72 258 -- 138 202 652 63 254 -- 142 195 630 50 264 -- ' 133 194 576 51 176 -- 136 214 598 47 168 -- 128 124

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48 55 47 54 55 56 52 54

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327 376 360 319 348 310 307 297 334 314

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299 334 414 453 430 404 409 443 452 475

98 109 133 132 144 131 132 143 162 160

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97 103 128 158 140 151 143 132 141 147

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432 426 460 457 451 422 407 445 434 445

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Total.

1 TS

139 133 154 140 138 119 122 108 115 99

17,528 17,148 16,721 15,763 15,466 14,837 15,172 15,432 15,239 14,986

119',988 3963 5201 6195 .883 2177 1148 1064 1567 421 3292 4113 1344 134.0 4379 1267 158,292 3325

447

II a été recruté en totalité 380 hommes de plus que l'année précédente. Les armes dans lesquelles le recrutement a été inférieur sont les suivantes : Artillerie de montagne .

.

13 hommes.

Artillerie de position .

.

. 4 6 » Bataillons du train .

49 » Sapeurs .

.

.

.

. 35 » Pontonniers ' .

.

. 1 1 » . Pionniers .

.

.

.

.

6 » Par contre, le recrutement a été supérieur : dans l'infanterie .

.

. 353 hommes, » la cavalerie .

.

.105 » » l'artillerie (canonniers) .

6 » » le train .· .

.

. 7 4 » pour les troupes sanitaires et d'administration il y a une augmentatiqn de 6 hommes pour chacun de ces corps.

La suspension du recrutement des colonnes de parc et des artificiers et l'augmentation du recrutement de la cavalerie se fit en vue de la réorganisation projetée des corps de troupes.

La proportion entre les classes d'âge (jeunes et plus avancées) est établîe comme suit : Années 1895 1894 1893 1892 1895 1894 1893 ou classes d'âge.

% % % Dernière .

. 14,054 13,649 13,358 12,792 80,19 79,60 79;04 Avant-dernière . 2,063 2,010 1,946 1,711 11,·,, 11,31 11,M Troisième (en remontant) 847 940 860 788 4,63 5,55 5,)5 Quatrième » » 274 285 281 219 l,aa 1,78 l,8g Cinquième » » 130 108 89 99 0,74 0, 72 0,53 Classes plus âgées.

160 156 177 154 0,91 0,96 1,06 17,528 17,148 16,711 15,763 100

100

100

Dans un troisième tableau nous donnons un aperçu du recrutement, par armes, dans l'espace des dix dernières années. Il résulte de ce tableau que le recrutement dans les armes spéciales a plutôt augmenté que diminué, principalement à cause d'une notable augmentation des recrues de cavalerie et de l'artillerie de montagne et du nouveau recrutement de l'artillerie de forteresse.

Dans la période de 5 ans, soit de 1885 à 1889, on a recruté en moyenne dans les armes spéciales 3724 hommes, dans la période de 5 ans, soit de 1890 à 1894, en moyenne 3946 hommes ou annuellement 200 de plus.

448

Le nombre des recrues instruites en 1894 est le suivant : 1894.

Infanterie .

.

Cavalerie .

.

Artillerie .

.

Génie .

.

Troupes sanitaires Administration .

.

.

.

.

.

.

1893.

. 12,470 .

513 .

1,862 .

533 .

396 .

128 Total

15,902

11,614 521 2,221 598 447 160 15,561

On a donc instruit en moyenne 92,73°/0 des recrues.

Les années précédentes, ce chiffre variait entre 93,63 (1892) et 93 (1893).

VI. Organisation et effectif de l'armée fédérale.

L'effectif de contrôle de l'armée est, au 1er janvier 1895, le suivant : & A. Dans l'élite.

  1. Par division.

Ire division .

IIme

»

lV V me

»

VP"

»

IIIme me

.

.

.

.

.

»

VII""1 » ViliTM » ·Etats-majors (y compris l'état-major de l'armée) et corps de troupes disponibles .

Etat effectif.

1894.

16,802 17,628 16,351 16,566 14,996 16,291 16,375 16,317 16,757 17,085 16,245 16,044 13,814 13,433 1895.

16,060 17,899

6,276

137,649

184,932

449

2. Par armes.

Etat-major général et section clés chemins de fer Infanterie .

.

.

.

.

.

.

Cavalerie .

.

.

.

.

.

Artillerie .

.

Génie .

.

.

.

.

.

.

Troupes sanitaires .

.

.

.

Troupes d'administration Officiers judiciaires .

.

.

.

Officiers de la poste et des télégraphes dee campagne .

.

.

.

.

Aumôniers .

.

.

.

.

.

Secrétaires d'état-major . · Vélocipédistes .

.

.

.

.

Etat effectif.

1895.

1894.

78 100,353 3,458 20,549 6,603 4,661 1,568 50

96 97,92l!'

. 3,244 20,294 6,792 4,597 1,590 55

29 63 50 187

29 63 50 193

137,649

134,932

B. Dans la landwehr.

,r.

Etat-major général et section des chemins IS de fer .

.

Infanterie .

.

.

.

.

.

Cavalerie .

.

.

.

.

.

Artillerie .

.

.

.

.

.

Génie .

.

.

.

.

.

.

Troupes sanitaires .

.

.

.

Troupes d'administration .

Officiers judiciaires .

.

.

.

Officiers de la poste et des télégraphes de le campagne .

.

.

.

.

Feuille fédérale suisse. Année XLVII.

1895.

1894.

50 57,507 3,136 12,497 3,472 3,178 723 32

1« 57,979 2,936 12,357 3,236 3,063 673 29

7

7

80,602

80,298

Vol. IL

30

450

C. Dans le landsturm.

  1. Dans le landsturm armé.

Officiers Sous-officiers Troupe .

.

.

.

Etat effectif.

.

.

b. Dans le landsturm non armé.

Officiers Sous-officiers Troupe

.

.

.

.

.

1895.

1894.

2,014 7,343 51,867

2,010 7,081 52,759

61,224

61,859

1895.

764 .

1,017 207,358

1894.

786 676 209,975

209,139

211,437

.

I. Effectif de contrôle de l'élite au 1er janvier 1895.

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ili Par division.

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4 4 » » VI . .

4 4 » » VII . .

4 4 » » VIII . . 4 4 Etats-majors et corps i de troupes disponibles 34 17 Total

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78

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2 12,110 13,794 12,615 12,188 12,268 12,576 12,279 9,807

1 2 396 2,031 386 2,117 415 1,978 421 2,058 417 2,066 404 2,126 371 2,053 416 2,097

2,714 231

4,021

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-- -- 9 -- 758 568 189 -- 841 557 196 -- 816 545 189 -- 817 612 187 856 561 199 -- 851 598 194 801 555 178 -- 786 514 186 -- 77

151

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9 -- 10 -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- -- - -- -

41 ' 187 20 63 40

46 16,060 17,899 16,566 16,291 16,375 16,757 16,245 13,814 7,596

50 100,353 3458 20,549 6603 4661 1568 187 29 63 50 137,649 451

452

II. Effectif de contrôle de la landwehr au 1er janvier 1895.

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Par arrondissement de division.

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Ier arrondissement do division.

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5,304

50

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6,257 7,022 5,631 3,822 7,373 8,109 8,513 5,476

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436 414 313 330 348 377 391 359

1,199 1,416 1,044 795 1,246 1,242 1,179 956

436 290 396 215 488 262 462 173

271 72 281 72 286 73 242 78 295 88 338 86 304 89 232 72

168

3,420

750

929

57,507 3136

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8,673 9,497 7,745 5,484 9,840 10,416 10.940 7,270

93

7 10,737

12,497 3472 3178 723

7 80,602

III. Effectif de contrôle du landsiurm au 1er janvier Landsturm armé.

Fusiliers.

£

Troupes auxiliaires.

Artillerie de position.

Carabiniers.

03

Pionniers.

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305 810 132 545 344 1185 106 429 241 793 262 781

8,712 3,357 7.418 2,835 6,468 4,621 218 1058 7,064 75 339 2,379 95 456 2,538

35 17 12 8 7 1

121

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227 287

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785 292

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102 69Î

963 523

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1778 6396 45,392 115 449 3884

86 42 18 76 3 18 12 85 21 71 41 9

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419 134 45 11,134 2,790 1241; 1482 1,895 5,982 168 144 391 6,697 2,143 632 1 585 3,204 4,349 391 115 56 25,337 3,5-12 1244 ; 805 4,551 5,482 188 22 12 10,570 1,280 720 ' 799 1,070 1,448 376 86 338 12,407 3,878 840 908 2,983 6,464 499 74 40 13,602 4,800 1699 i 2387 1,667 10.293 379 64

107

121 498 2591

126 35

23

22 14,070 2.964 1293 1198 89 4.738 '557 169 ! 162 24 4,189 561 926 691

764 1017 102744 22,880 8529

36,181 23,007 51,501 19,769 36,195 40,821 2,677 6',175 38,222 881 10,360 527 765 3,905 14,307

8887 19,339 44,979 270,363

1

453

454

VII. Instruction.

Personnel d'instruction.

L'effectif du personnel d'instruction est le suivant.

Dans » » » » »

l'infanterie .

la cavalerie .

l'artillerie le génie les troupes sanitaires l'administration

Effectif: d'après la loi.

fin 1894.

128 hommes 124 hommes

15 38 16 11 4

» » »

Total 212 hommes

15 36 13 12 4

» » »

3> »

204 hommes

En 1894, quelques changements se sont produits dans le personnel du corps des instructeurs d'infanterie, par suite de démissions volontaires, de mutations dans le corps même et appels à d'autres fonctions dans l'administration militaire fédérale, par suite, enfin, de décès et de nouvelles répartitions.

On a accepté la démission, avec remerciements pour services rendus, de MM. le colonel Coutau, instructeur d'arrondissement de la IIme division, et du major Kuntz, instructeur de I'e classe dans la même division. Nous avons appelé aux fonctions d'instructeur d'arrondissement M. le colonel Hungerbühler, instructeur de Ire classe de l'école centrale, attaché à la Vme division ; ce dernier a été remplacé, comme instructeur à l'école centrale, par M. le colonel de la Rive, rentré dans le corps des instructeurs ; un nouvel instructeur a été nommé dans la personne de M. le colonel Boy de la Tour, attaché à la Ire division.

Nous citons encore les mutations et les nominations, suivantes.

Ont été appelés aux fonctions d'instructeurs de Ire classe MM. les majors Boulot et Kindler et le capitaine Schlapbach, tous les trois précédemment instructeurs de IIme classe.

Par suite de décès, le corps des instructeurs a perdu : 1° M. le major d'infanterie Bovy, instructeur de Ire classe dans la Ire division ; 2° M. le capitaine Probst, instructeur de IIme classe dans la IIme division et enfin 3° M. le sous-officier adjudant Cajochem, instructeur de tambours de la VIIIme division.

Dans le cours de l'année 1894, 2 instructeurs d'arrondissement de division, 9 instructeurs de Ire classe et 11 instructeurs de IIme classe ont été déplacés. A la fin de 1894, les fonctions d'un instructeur

455

de Ire classe, de 2 instructeurs de IIme classe, d'un instructeur des tambours de la VIIIme division, ainsi que de secrétaire de l'instructeur en chef de l'infanterie n'étaient pas encore repourvues.

Dans le courant de l'année et en exécution de l'arrêté fédéral da 12 avril 1894, le nombre des instructeurs de cavalerie de re I classe a été porté de 3 à 5.

Le corps des instructeurs d'artillerie a perdu, par suite de décès, deux instructeurs de Ire classe et un aide-instructeur. Des nouvelles nominations ont eu lieu, à savoir de: 2 instructeurs de Ire classe ; de 2 instructeurs de IIme classe et de 2 aides-instructeurs.

Dans le génie, un aide-instructeur a été promu au grade d'instructeur de IIme classe et un second aide-instructeur a été congédié sur sa demande, par conséquent il reste à repourvoir la place d'un instructeur de Ire classe et celles de 2 aide-instructeurs ; il convient cependant de faire remarquer qu'un sous-officier du génie fonctionne comme aspirant aide-instructeur et qu'il est payé sur le crédit alloué au personnel du corps des instructeurs.

L'effectif des instructeurs dans les troupes sanitaires est le même que l'année précédente, et si l'effectif réglementaire a été dépassé, il convient d'attribuer ce fait à la mise à '/2 solde d'un instructeur de IIme classe, invalide et âgé et qui a dû être remplacé par un instructeur plus jeune.

Instruction préparatoire.

Par les rapports des cantons concernant l'instruction de la gymnastique dans les écoles pendant l'année 1893/94, on peut, en général et sous plusieurs rapports, constater des améliorations et des progrès, quoique cela ne soit pas le cas pour tous les cantons.

Abstraction faite des instructions périodiques des cantons à leurs autorités scolaires, instructions que nous avons toujours communiquées dans nos rapports précédents, nous relevons ce qui suit sous le rapport des efforts et du travail des autorités d'instruction publique afin de généraliser l'enseignement de la gymnastique et de la rendre de plus en plus conforme a nos prescriptions.

Zurich adressa aux autorités scolaires une circulaire en les invitant à augmenter le nombre des heures prévues par le programme pour l'instruction de la gymnastique dans les écoles où la gymnastique ne peut être enseignée qu'en été et où le minimum légal de 60 heures ne peut être atteint, afin que l'instruction devienne plus intense et qu'au moins dans tout le canton le nombre

456

d'heures soit plus uniforme. De la même manière, Uri, Obwalden et Appenzell-Rh. int. invitèrent les autorités scolaires à observer 1& plus exactement possible le nombre d'heures prévu ou à fixer un nombre d'heures dépassant celui qui est actuellement en vigueur.

11 cantons firent savoir que l'enseignement de la gymnastiqueétait soumis à une inspection faite par des experts chaque année ou dans une période de 2 à 3 ans. En outre, Baie-campagne et Schaffhouse firent remarquer que cette inspection était répétée suivant les besoins chez les instituteurs dout l'enseignement laisse à désirer. Thurgovie émit une ordonnance spéciale pour les inspections périodiques de l'instruction de la gymnastique.

Des cours de gymnastique pour instituteurs d'une durée de 12 à 16 jours ont eu lieu dans les cantons de Lucerne, Tessin et Vaud. Obwalden et Baie-campagne en projettent pour l'année 1895.

Berne continua à faire tenir, dans un certain nombre de districts, des cours de gymnastique de courte durée, composés de'tout le personnel enseignant et faisant suite au cours central qui a eu lieu l'année précédente.

Les cantons de Lucerne, Tessin et Vaud ont organisé, pour leurs instituteurs, des cours de gymnastique d'une plus longue durée. Obwalden et Sale-campagne en prévoient pour l'année 1895.

De même que pendant l'exercice précédent, Berne a continué la mesure d'après laquelle, pour faire suite au cours préparatoire central tenu en 1893, on organisait, dans un certain nombre de districts, de petits cours de gymnastique, auxquels devaient prendre part tous les instituteurs. Sale-campagne a mis en application, dans des conférences spéciales, les matières d'enseignement de gymnastique préparées exclusivement pour les instituteurs. Afin de former plus convenablement les instituteurs du canton pour l'enseignement de la gymnastique, le Tessin a pourvu l'école normale de Locamo, le gymnase de Lugano et l'école technique de Mendrisio de maîtres de gymnastique permanents, tenus de diriger des cours réguliers pendant les vacances. Un grand nombre de cantons ont alloué des subsides aux instituteurs qui ont pris part aux cours suisses d'instruction préparatoire de la gymnastique ; en outre, ils ont, en garantissant des subventions, poussé au développement de la gymnastique dans les sociétés d'instituteurs et dans les sociétés cantonales de gymnastique.

En 1894, Zurich a dépensé la respectable somme de 50,000 francs pour des halles, des places et des engins de gymnastique.

NeucÌMtél a de nouveau remboursé aux communes 25 °/0 de leurs, dépenses pour construction de halles. St-Gall et Vtmd ont aussi alloué des subsides aux communes pour locaux et engins de gym-

457

nastique. Lucerne et Vaud ont pourvu d'engins de gymnastique, dans une forte mesure, leurs écoles normales et leurs autres établissements cantonaux d'instruction publique.

Les tableaux sur l'état de l'instruction de la gymnastique pendant l'année scolaire 1893/94 donnent les résultats généraux suivants.

  1. Sur 3882 écoles primaires communales, c'est-à-dire écoles d'arrondissement (22 de moins que l'année précédente) (tableau I).

2306 soit 72,3 °/0 (1893 = 71,2 %) possèdent des emplacements de gymnastique suffisants.

576 soit 14,8% (1893 == 15,2 %) ont des emplacements de gymnastique insuffisants.

500 soit 12,9 °/0 (1893 = 13,6 %) ne possèdent aucune place de gymnastique.

3882 1488 soit 38,3 °/0 (1893 = 40,9 °/0) possèdent tous les engins de gymnastique prescrits.

1678 soit 43,2 % (1893 = 38,4 %) ne possèdent qu'une partie des engins.

716 soit 18,5 % (1893 = 20,7 %) ne possèdent encore point d'engins.

3882 669 soit 17,2 % (1893 = 17,6 %) possèdent un local de gymnastique.

3213 soit 82,8 % (1893 = 82,4 %) ne possèdent aucun local de gymnastique.

3882 Eu conséquence, le nombre des communes scolaires qui possèdent des places de gymnastique s'est augmenté de 0,7 °/0 ; de celles ayant des engins, de 2,2 °/0, et de celles possédant des places de gymnastique suffisantes, de 1,1°/0; par contre, le nombre des communes ayant tous les engins prescrits a diminué de 2,6 °/0, et celui des communes ayant des locaux de gymnastique, de 0,4 °/0.

Dans six cantons seulement, savoir Obwalden, Glaris, Zong, Schaffhouse et Appenzell (les deux Khodes), toutes les communes disposent de places et d'engins de gymnastique. Dans chacun des cantons de Schwyz, Bàie-ville, Bàie-campagne et Thurgovie, il n'y

458 a qu'une seule commune sans place de gymnastique. Dans chacun de ceux d'Uri, d'Argovie et de Neuchâtel, il y a tout au plus une commune qui manque d'engins. Dans les autres cantons, le nombre des communes ne possédant ni place ni engins de gymnastique se présentent comme suit.

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

11.

12.

Soleure . . . .

Zurich Berne Valais Genève Vaud . . .

Lucerne . . . .

St-Gall . . . .

Friboug . . . .

Grisons . . . .

Unterwalden-le-bas Tessin

Sans place de gymnastique.

1,5 % (1893 = 4 %) 7 ») 1,7 => ( > = 8 » ( » = 11 » ) 8 » ( » = 8 ») 8,5 » ( » = 14 » ) 10,5 » ( » = 13 ») 18 » ( » = 18 » ) 20 » ( » = 19 » ) 30 » ( » = 22,7 » ) 33 » ( » = 30 » ) 43,7 » ( » = 43,7 » ) 56.5 » f » = 56.5 » )

de 1,5 o/0 4 » 17 » 9 » 4 » 12 » 62 » 20,7 » 19 » 45,5 » 50 » 74.7 »

Sans engins gymnastique.

(1893 = 2 ( » =10 ( » = 25,5 ( » = 4 ( » = 7 { » = 14 ( » = 62,5 ( » = 19,7 ( - = 31 ( » = 40 ( » = 37,5 f « = 74.7

°/o) *) ») ·>) ») ») ») »

)

) » ) 3) ) » ) »

b. La gymnastique est enseignée dans 5145 écoles primaires ou classes scolaires (109 de plus que l'année précédente), (tableau I) : toute l'année dans . . 1229 écoles = 24 °/0 (1893 = 21,4 °/0) seulement une partie de l'année dans . . . 3344 » = 65 °/0 ( » = 65,6 %) pas encore enseignée dans 572 » = 11 "/0 ( » = 18 °/0) 5145

Sous ce rapport, on peut noter une certaine amélioration, vu que le nombre des écoles où l'on n'enseigne pas la gymnastique s'est réduit de 2 °/0 et que le nombre des écoles où l'on enseigne la gymnastique durant toute l'année s'est augmentée de 2,6 °/0 visà-vis de l'exercice précédent. Dans 11 cantons, savoir Unterwaldenle-haut, Glaris, Zoug, Bàie-ville, Baie-campagne, Schafihouse, Appenzell-Rh. extérieures (il n'y a plus qu'une école privée qui n'enseigne pas la gymnastique), Appenzell-Rh. intérieures, Argovie, Thurgovie et Genève, toutes les écoles ont l'enseignement de la gymnastique.

Dans chacun des trois cantons d'Uri, de Fribourg et de Soleure, il n'y a plus que deux écoles sans gymnastique. Les autres cantons ayant un plus grand nombre d'écoles privées de cet enseignement se présentent dans l'ordre suivant.

459 Ecoles sans enseignement de la gymnastique.

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

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10.

11.

Zurich .

.

Vaud .

.

Neuchâtel .

Berne .

.

Valais .

.

St-Gall.

.

Schwyz .

Grisons .

Lucerne .

Tessin .

.

Unterwald-le-bas

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

1,5 3 5,5 7,7 11,7 15,7 22,2 24 34,5 41,7 68,7

% » » » » » » » » » »

(1893 ( » ( ·» ( » ( » ( » ( » ( » ( » ( » ( »


1 3,6 5,5 9,6 8,8 15 13 18,7 36 74 68,7

°/o) ») ») ») ») ») ») ») ») ») »)

C. Le minimum légal de 60 heures de gymnastique par année est observé dans .

. 1358 écoles = 26,4% (1893 == 23,9 %) ne l'est pas encore dans 3787 » = 73,6 » ( » = 76,1 » )

5145 Le rapport favorable .qu'accusé le nombre des écoles enseignant la gymnastique durant toute l'année se retrouve dans celles où l'on enseigne annuellement cette science pendant le laps de temps réglementaire de 60 heures. Ce nombre s'est augmenté de 2,5 °/0 vis-à-vis de 1893.

d. Nous n'avons pas reçu, de tous les cantons possédant des écoles complémentaires et des écoles de perfectionnement, des rapports sur l'enseignement de la gymnastique dans ces écoles. Les cantons de Zurich et de Glaris n'y ont toujours pas organisé cet enseignement. Dans le canton de Lucerne, le quart des élèves des cours de répétition ont l'enseignement de la gymnastique ; dans le canton de Glaris, c'est la moitié. Dans les cantons de Baie-campagne, d'Appenzell-Kh. extérieures et de Thurgovie, tous les élèves de ce genre participent aux leçons de gymnastique. Dans le cantoa des Grisons, il y a aussi une école de répétition du soir ; mais elle est fréquentée par des jeunes gens âgés de plus de 15 ans, qui ne sont plus tenus d'aller à l'école ; on ne leur enseigiie pas la gymnastique.

e. De 460 écoles secondaires (5 de plus qu'en 1893) de tous les cantons (tableau II), 19 écoles = 4,1 % ne possèdent pas encore de place de gymnastique (1893 = 3,3 °/0).

33 écoles = 7,2 °/0 ne possèdent pas encore d'engins de gymnastique (1893 = 10,5%).

460

104 écoles = 22,6 °/0 ne possèdent qu'une partie des engins de gymnastique (1893 == 20,7 %).

206 écoles = 44,8 % ne possèdent pas encore de local de gymnastique (1893 = 42%).

12 écoles = 2,6 % ne reçoivent pas encore l'enseignement de gymnastique (1893 = 8,1%).

175 écoles = 38 % n'ont pas encore le minimum prescrit de 60 heures de gymnastique (1893 = 41,5 %).

A l'exception des conditions relatives aux places et aux locaux de gymnastique, qui sont devenus un peu plus défavorables, nous avons pu constater, en général, des progrès très-marquants sous tous les autres rapports.

Eu effet, le nombre des écoles qui ne possèdent pas encore d'engins a diminué de 3,3 %· » » » » qui n'ont pas l'enseignement de la gymnastique a diminué de 5,5%.

» » s » qui ne reçoivent pas le nombre d'heures légal a diminué de 3,5 °/0.

Ce qui nous a le plus frappé c'est que dans les écoles supérieures de certains cantons, tels, par exemple, qu'Unterwaldeu-lehaut et Pribourg, on donne beaucoup moins d'heures de gymnastique que dans les écoles primaires.

f. Dans le tableau 111, on voit que les leçons de gymnastique ont été fréquentées par 167,846 élèves de 10 à 15 ans de toutes les écoles et de tous les degrés (4768 de plus qu'en 1893).

Les communications d'une partie des cantons sur cette matière continuent toujours à être incomplètes ou peu sûres. Les cantons d'Uri, de Glaris, de Pribourg et du Valais n'indiquent pas le nombre ·le leurs enfants ne pratiquant pas la gymnastique, et cependant, dans tous ces cantons, il y a ou bien des écoles primaires ou des écoles populaires supérieures ou bien des écoles de répétition dans lesquelles on n'enseigne pas la gymnastique. En outre, les cantons qui ont négligé de nous faire rapport sur leurs écoles de répétition ont certainement omis aussi, pour la plupart, de comprendre, dans leurs données sur la, fréquentation de la gymnastique, le nombre des élèves de ces écoles de répétition qui reçoivent un enseignement gymnastique et surtout le nombre de ceux qui n'en reçoivent point. Le canton des Grisons indique que 2457 de ses élèves ont des leçons de gymnastique pendant toute l'année ; cependant il n'y

J

461 a, clans ce canton, qu'une seule école primaire et une seule école publique supérieure dans lesquelles on enseigne cette branche durant toute l'année. Noua avons calculé le nombre des élèves de ce canton qui reçoivent cet enseignement, et nous l'avons inscrit dans la rubrique « Enseignement de la gymnastique pendant une partie de l'année ». Nous en avons fait de même pour le Valais, qui, bon an mal an, nous fournit toujours les mêmes indications, savoir que 5500 élèves reçoivent l'enseignement gymnastique pendant toute l'année et 2000 élèves pendant une partie de l'année seulement.

Cependant l'enseignement primaire ne dure que 6 mois, et il n'y a que les quatre classes supérieures des écoles publiques de ce canton qui ont un enseignement toute l'année durant. Le Tessin estime -- approximativement seulement, c'est évident -- à 10,400 en chiffre rond le nombre de ses enfants de 10 à 15 ans, soit donc presque autant que le canton de St-Gall, qui a une population double.

D'après les indications rectifiées ci-dessus pour les cantons des Grisons et du Valais, des 167,846 élèves: 63,331 = 37,7 % (1893 89,854 = 53,5 % (1893 de l'année, 14,661 = 8,8% (1893 nement de la 167,846

En conséquence, le nombre des élèves auxquels l'enseignement de la gymnastique est donné s'est, comparativement à l'année précédente augmenté % cèdente, augmenté de 1 % II n'y a donc que les 7 cantons d'Unterwalden-le-haut, Zoug, Baie-ville, Bàie-campagne, Schaffhouse, Thurgovie et Genève dans lesquels on puisse admettre que l'enseignement de la gymnastique est donné à tous les élèves. A part Uri, Glaris, Fribourg et Valais, dont les données sont incomplètes, les autres cantons se rangent de la manière suivante quant au nombre des élèves ne fréquentant pas l'enseignement de la gymnastique.

462

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

8.

9.

10.

11.

12.

13.

14.

Appenzell-Rh. est.

Solenre .

.

Neuchâtel.

.

Argovie .

.

Vaud .

.

Grisons .

.

Berne .

.

Schwyz .

.

Appenzell-Rh. int.

Zurich .

.

St-Gall .

.

Unterwalden-le-bas Lucerne .

.

Tessin .

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

Elèves sans enseignement de la gymnastique.

0,5 % (1893 = 0,9 %) 0,6 » ( » = 0,9 » ) 0,8 » ( » = 1,7 » ) 1,4 » ( » = 1,4 » ) 1,9 » ( » = 1,9 » ) 4,4 » ( » = 4,4 » ) 4,9 » ( » = 6,2 » ) 6,9 » ( » = 2,6 » ) 8,7 » ( » = 4,0 » ) 15,4 » ( » = 15,5 » ) 16,3 » ( » = 13,4 » ) 31,2 » ( » = 45,4 » ) 35,4 » ( » = 35,9 » ) 43,2 » ( » = 59,6 » )

Pour mettre à exécution les mesures prévues dans notre dernier rapport de gestion pour arriver à un enseignement plus efficace et plus complet de la gymnastique dans les écoles, nous avons pris les décisions suivantes.

  1. Le 13 décembre 1894, nous avons décidé de soumettre, du printemps de 1895 au mois de mars 1896, tous les établissements suisses formant des instituteurs (écoles normales, etc.) à une inspection qui sera faite par des membres de la commission fédérale de gymnastique et d'autres personnes compétentes.
  2. Le 4 janvier 1895, nous avons invité les cantons à pourvoir à ce que, à la fin de 1895, l'enseignement de la gymnastique soit organisé, dans les écoles publiques supérieures, en conformité complète avec nos prescriptions et à présenter, à cette date, un rapport détaillé sur l'exécution de cette décision. En même temps, nous les avons informés que, dans les années 1895 et 1896, une inspection, aussi complète que possible, de l'enseignement de la gymnastique dans les écoles moyennes serait faite par les organes de la Confédération.
  3. Le 4 janvier 1895, nous avons, en outre, invité les cantons à prendre les mesures nécessaires: a. pour que, dans toutes les communes possédant des écoles primaires où, jusqu'à présent, la gymnastique n'a pas été enseignée, cet enseignement soit introduit d'ici à la fin de 1896 au plus tard; b. pour que, dans toutes les communes où l'enseignement de la gymnastique laisse encore à désirer à bien des égards, toutes

463

les améliorations possibles soient réalisées dans le môme délai que ci-dessus au plus tard ; ils sont également invités à présenter, à cette date, un rapport détaillé sur l'exécution de cette disposition, tout en les informant que, après la réception de ces rapports, une inspection de l'enseignement de la gymnastique dans les écoles primaires des cantons sera faite, dès 1897, par des organes de la Confédération.

Des 209 recrues-institeurs examinées;, dans les écoles de recrues de 1893, sur leurs aptitudes pour l'enseijgnement de la gymnastique, les experts-examinateurs en ont déclaré 92 comme insuffisamment capables pour cela. Pour ces derniers, nous avons organisé, en 1894, deux cours extraordinaires de gymnastique d'une durée de 16 jours: l'un pour les instituteurs de langue française à Lausanne, l'autre pour les instituteurs de langue allemande à Coire. Quant au canton du Tessin, qui avait organisé un cours de même durée pour ses instituteurs à Locamo, nous l'avons autorisé à appeler à ce cours les recrues-instituteurs tessinoises. En tout, ont pris part aux trois cours, inspectés par les experts désignés par notre département militaire, 67 instituteurs qui étaient temas de faire le cours de gymnastique. D'emblée, nous avons dispensé de ce cours toutes les recrnes-instituteurs qui nous ont donné la déclaration écrite et légalisée de vouloir renoncer à la profession d'instituteurs et, parmi elles, les jeunes gens qui n'avaient pas encore achevé l'école normale; ceux-ci ont dû s'engager à passer un nouvel examen de gymnastique après avoir obtenu leur brevet d'instituteur.

Les cours de Lausanne et de Coire ont donné des résultats très-satisfaisants. L'un des inspecteurs porte le jugement suivant sur les cours. Les aptitudes gymnastique« à peine suffisantes constatées lors de l'examen de gymnastique aux écoles de recrues chez les instituteurs tenus de prendre part au cours de gymnastique se sont améliorées et sont devenues bonnes à la fin du cours. Leur faiblesse dans les aptitudes pour l'enseignement constatée à l'examen de la gymnastique s'est dissipée, et ces aptitudes sont devenues presque bonnes à la fin du cours. Un désavantage pour les participants au cours de Locamo, c'est qu'il n'y avait pas à disposition, là comme dans les cours organisés par la Confédération, un nombre suffisant d'instructeurs convenablement capables au point de vue de la gymnastique comme au point de vue militaire. En effet, tout l'enseignement du cours de Locamo, comprenant le fort nombre de 45 participants, reposait entre les mains d'un seul professeur de gymnastique, auquel on avait attribué une beaucoup trop grande tâche; mais il s'en est acquitté avec un entier dévouement.

464

L'enseignement militaire préparatoire du IIIme degré s'est continué dans les cantons de Zurich, Berne, Lucerne et Bàie, et il a été organisé tout nouvellement dans la ville de St-Gall et ses environs. Dans le canton de Berne, il a même pris une extension plus grande qu'en 1893, grâce aux efforts incessants du comité central. La participation à cet enseignement a été la suivante.

Nombre d'élèves an commonà la cernent fin du cours.

  1. Zurich, XIme cours, 9 arrondissements (Zurich, vallée de la Limmat, vallée de la Glatt, Lac et district d'Affoltern) 2. Winterthur, XIme cours, 6 arrondissements (arrondissements Andelfingen, Bulach et Winterthur) ·i. Zurich, Oberland, IIme cours, 7 arrondissements (arrondissements Hinweil, Pfàffikon et Uster) 4. Männedorf, VIIrae cours Total Zurich

Nombre moyen d'heures.

954

852

50

663

620

56

272 48

248 48

58 50

1937

1768

me

5. Berne, canton, VII cours, 8 arrondissements (Berne, Aarberg, Bienne, Berthoud, Langenthal, Ko26.49 nolfingen, Thoune et Interlaken o. Lucerne, école secondaire des garçons, YIme cours 86 7 . Baie, Vme cours .

.

.

.

231 8 . St-Gall, Ier cours .

.

.

.

338 Total 1894 » 1893

5241 3268

1954

73

77 181 248

68 106 50

4228 2834

La fréquentation montre ainsi une augmentation réjouissante de 2000 élèves environ sur l'année précédente.

465 Etat du personne] enseignant et dirigeant l'enseignement.

Instituteurs

Officiers. Sous-officiers non incorporés Total.

c:t soldats, et moniteurs.

.

19 68 33 120 .

12 79 11 102 .

12 28 -- 40 .

2 4 3 9

1.

2.

3.

4.

Zurich .

.

.

Winterthur .

.

Zurich, Oberland, Männedorf .

.

5.

6.

7.

8.

Total Zurich 45 Berne, canton .

. 140 Lucerne .

.

.

2 Baie .

.

.

.

7 S t - G a l l . . . .

17 Total 1894 » 1893

211 123

179 150 -- 6 40

47 -- 1 1 --

271 290 3 14 57

375 198

49 49

635 370

C'est avec une grande satisfaction qu'on voit des officiers et des sous-officiers, comme anssi des instituteurs et des moniteurs de gymnastique prendre part à cette instruction militaire préparatoire en nombre toujours plus grand (il s'est presque doublé depuis 1893).

On ne peut pas 'déduire exactement des rapports le nombre des instituteurs et des moniteurs incorporés dans l'armée qui ont participé à ces cours.

Quant .à l'instruction elle-même, tous les comités-directeurs ont pu se convaincre peu à peu, pour ainsi dire'd'un commun accord, que la tâche qui doit y prédominer et à laquelle ils doivent consacrer leurs plus grands efforts consiste dans le développement naturel et rationnel des aptitudes physiques des jeunes gens. Ils ont vu aussi qu'au point de vue militaire il était surtout nécessaire d'enseigner aux élèves la discipline, l'ordre et la ponctualité, en leur donnant une solide instruction dans l'école de soldat et l'école de section, en leur apprenant à connaître leur arme et à savoir s'en bien servir pour le tir et en les habituant à surmonter des obstacles, tant sur la place d'exercice et de gymnastique qu'en pleine campagne, et à supporter les fatigues. Ces derniers exercices, réunis, de temps en temps, à des excursions militaires, ont eu pour avantage de réveiller, chez les jeunes gens, le plaisir et le goût pour l'instruction. Les rapports d'inspection témoignent que cette, instruction ainsi simplifiée et concentrée en même temps a produit le plus souvent de très-heureux résultats. Notre département militaire Feuille fédérale suisse. Année XLVII.

Vol. IL

31

466

en a exprimé ses meilleurs retnercîments aux directeurs des cours, tout en les priant de bien vouloir continuer à vouer, comme par le passé, leurs soins constants, infatigables et bien méritoires au développement ultérieur de l'instruction militaire préparatoire.

En 1894, la société fédérale de gymnastique a organisé de nouveau un cours de répétition de trois semaines pour les maîtres de gymnastique. Ce cours a eu lieu à Genève; il a été fréquenté par 24 instituteurs et maîtres de gymnastique de la Suisse française. Les cours de moniteurs de cette société sont suivis chaque année par 2000 moniteurs environ. En 1894, cette société comptait 421 sections avec 26,196 membres. La société de gymnastique du Grütli avait, le 1er juillet 1894, 23 sections avec 1056 membres.

i. cuuies primaires.

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23 3 61 6 6 8 --1

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203 12 279 22 1 6 --5 22 3 9 76 3 36 29 77

1499 345 169

783

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359 14 17 1 565 178 ' 95 42 6 11 28 2 7 - : 9 -- o 25 2 9 121 30 107 19 3 41 -- 28 26 8 76 13,

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3 6 38

15 16 24 27 9 11 1 1 197 234 1 122 200 1 4 --3 64 70 24 34 4 14 37 89

27 7 241 56 3 7 -- --3 2 9 21 4 6 6 15

919 311

170

76 1767 2452

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IM. Tableau sur la fréquentation des leçons de gymnastique par les garçons de 10 à 15 ans de toutes les écoles et de tous rangs.

Garçons de 10 à 15 ans qui ont suivi les cours de gymnastique : Canton.

et.

toute l'année.

  1. Zurich 2. Berne 3. Lucerne Ecole complément. .
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  5. Unterwald-le-bas 8. Glaris 9. Zoug 10. Fribourg 3) 11. Soleure 12. Baie-ville .
  6. Baie-campagne 14. Schaffhouse 15. Appenzell-Rb. ext. .
  7. Appenzell-Rh. int. .
  8. St-Gall .
  9. Grisons 19. Argovie 20. Tburgovie.
  10. Tessin 22. Vaud.
  11. Valais 24. Neuchâtel .
  12. Genève: a. Ecoles publiques .

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4,501 401 167,846 163,078 4,768

') Dans une école, il n'y a pas de leçons de gymnastique, par suite du mancine d'élèves garçons, dans une autre, c'est le maître de gymnastique qui manque.

) Le nombre des élèves des écoles complémentaires, qui seuls n'ont pas encore de cours de gymnastique, n'est pas indiqué.

') Les indications de 8 communes manquent.

«) Y compris 1019 élèves de l'école complémentaire.

2

472

Cours d'instruction.

  1. Etat-major général.
  2. Ecoles.

Pendant cet exercice, il y a eu 4 écoles d'état-major général.

  1. Ecole d'état-major général I. La première partie d'une durée de 6 semaines était destinée aux capitaines et premiers-lieutenants des différente^ armes proposés pour cette école.

16 officiers se sont présentés, savoir : 4 capitaines et 1 premier-lieutenant d'infanterie ; 1 premier-lieutenant de cavalerie ; 9 premiers-lieutenants d'artillerie ; 1 capitaine du génie.

Le cours théorique d'une durée de 5 semaines, qui a eu lieu à Berne, a été clos par un voyage d'exercices de 8 jours ; l'itinéraire suivi a été Bulle, Ohâteau-d'OEx et Thoune. La deuxième partie de l'école, d'une durée de 4 semaines, aura lieu en 1895.

&. Ecole d'état-major général I. La seconde partie, d'une durée de 4 semaines, était destinée aux capitaines et premiers-lieutenants des différentes armes ayant suivi avec succès la première partie de l'école d'état-major général I, qui avait eu lieu en 1893 pendant une durée de 6 semaines.

18 officiers ont participé à cette école, savoir : 5 capitaines et 3 premiers-lieutenants d'infanterie ; 1 capitaine et 5 premiers-lieutenants de cavalerie ; 2 premiers-lieutenants d'artillerie ; 1 capitaine et 1 premier-lieutenant du génie.

Les trois premières semaines de l'école ont été passées sur la place d'armes de Berne. Le programme comprenait l'instruction théorique et des exercices pratiques sur le terrain. Un voyage, d'une durée de huit jours, dont l'itinéraire suivi a été Yverdon, Neuveville, a clos cette école.

10 officiers ayant pris part à cette école ont été admis dans le corps de l'état-major général.

c. Ecole d'état-major général II. Cette école, destinée aux capitaines de l'état-major général nouvellement nommés, a duré six: semaines et comptaient 9 capitaines.

473

Ont, en outre, pris part à cette école : 1 major et 1 capitaine d'infanterie ; 1 major d'artillerie.

Un officier a dû être licencié ensuite d'accident.

Les quatre premières semaines de. l'école ont été passées à Berne.. L'itinéraire du voyage d'exercices, d'une durée de 14 jours, fut Berne, canton de Lucerne et d'Unterwalden.

d. Cours d'état-major général III. Ce cours a duré quatre semaines et a commencé par un voyage d'état-major général dont l'itinéraire fut Soleure, puis à travers le Jura jusqu'à Baie ; pen- , dant la deuxième semaine passée à Baie, le cours s'occupa d'exercices tactiques dans les environs de cette ville et de temps à autre d'instruction théorique. Les troisième et quatrième semaines furent consacrées à des exercices stratégiques et tactiques dans les terrains s'étendant de l'Aar inférieur à la Limmat et à la Beuss.

14 officiers ont participé à ce cours, savoir : 1 colonel des troupes sanitaires ; 5 lieutenants-colonels de l'état-major général ; 1 lieutenant-colonel d'infanterie ; 1 lieutenant-colonel d'artillerie ; 4 majors de l'état-major, général ; 1 major de cavalerie ; 1 major du génie.

Toutes les écoles furent commandées par le chef du bureau de l'état-major général ; les fonctionnaires permanents du bureau de l'état-major fonctionnaient en qualité d'instructeurs.

Outre ces quatre écoles d'état-major général, il y a eu quatre cours spéciaux, qui eurent tous lieu à Berne.

  1. Un cours sur le service des chemins de fer pour officiers de l'état-major général, d'une durée de 14 jours. Ce cours s'occupa de l'orientation dans le domaine des chemins de fer.

Prirent part à ce cours : 3 majors et 4 capitaines de l'état-major général. Le chef de la section des chemins de fer du bureau de l'état-major général et 2 officiers de la section des chemins de fer de l'état-major fonctionnaient en qualité d'instructeurs.

o. Un cours pour officiers du service territorial et des étapes, d'une durée de 18 jours. Le cours comprenait une section de langue allemande et une autre de langue française, et comptait en

474

tout 20 officiers, savoir : 3 colonels, 4 lieutenants-colonels, 7 majors, 4 capitaines et 2 premiers-lieutenants, appartenant aux armes suivantes : 1 officier de la section des chemins de fer de l'état-major général ; 12 officiers d'infanterie ; 1 officier d'artillerie ; 1 officier des troupes sanitaires ; 1 officier du corps vétérinaire ; 4 officiers d'administration.

Le personnel d'instruction comprenait, outre les fonctionnaires permanents du bureau de l'état-major fédéral, le commandant principal des étapes.

c. Une école de sous-officiers vélocipédistes, d'une durée de 14 jours.

37 sous-officiers du corps des véloeipédistes prirent part à cette école.

L'école était commandée par un chef de section du bureau de l'état-major général, auquel étaient adjoints 2 capitaines de l'étatmajor général et un capitaine d'infanterie en qualité d'instructeurs.

d. Un cours de répétition pour vélocipédistes.

Ont pris part à ce cours : les vélocipédistes du IIImo corps d'armée, soit 31 hommes » » » rVme » j> » 36 » retardataires .

.

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.

.

.

6 » Le cours dura 11 jours ; à la fin de ce cours, les vélocipédistes du IVme corps d'armée prirent part aux manoeuvres d'automne avec leurs états-majors respectifs.

Le cours était de même commandé par un des chefs de section du bureau de l'état-major général, auquel étaient adjoints 3 capitaines de l'état-major général et 2 officiers d'infanterie.

2. Travaux de subdivision.

Ont été commandés, pour un temps plus ou moins long, an?

travaux de subdivision du bureau de l'état-major général: Du corps de l'état-major général : 3 colonels, 9 lieutenants-colonels, 9 majors et 16 capitaines, avec un total de 877 jours de service.

475 De la section des chemins de fer : 3 colonels, 5 lieutenants-colonels, 4 majors et 9 capitaines, avec un total de 109 jours de service.

De la poste de campagne : 1 lieutenant-colonel, avec 7 jours de service.

D'autres armes : 5 officiers d'infanterie et 4 d'artillerie, avec un total de 426 jours de service.

3. Services spéciaux.

Les officiers suivants ont pris part aux manoeuvres d'automne du IVrac corps d'armée, avec les états-majors selon leur incorporation : 1 colonel, 3 lieutenants-colonels, 2 majors et 5 capitaines du corps de l'état-major général, plus un capitaine de la section des chemins de fer.

1 colonel de l'état-major général fonctionnait comme arbitre; 1 lieutenant-colonel commandait le régiment de recrues ; 3 lieutenants-colonels et 1 major suivaient les manoeuvres comme section historique de l'état-major général ; 1 capitaine était commandé comme guide pour les officiers étrangers, et 2 capitaines remplissaient les fonctions d'adjudants.

Les officiers suivants de l'état-major général furent commandés dans les écoles de recrues et les cours de répétition des 4 armes : 7 officiers pour l'infanterie ; 3 » » la cavalerie ; 6 » » l'artillerie ; 1 officier » le génie.

2 officiers commandèrent, par intérim, des bataillons d'infanterie ; 9 officiers prirent part au cours pour officiers supérieurs du Ier corps d'armée ; 1 officier participa au cours de tactique pour officiers du Gothard.

11 officiers ont été chargés de reconnaissances spéciales ; 4 officiers prirent part à des manoeuvres à l'étranger.

Plusieurs officiers de l'état-major général, abstraction faite de ceux qui ont été cités plus haut, ont fonctionné cette année de nouveau comme instructeurs extraordinaires dans différents cours militaires, à savoir : au voyage de reconnaissance du génie, dans le cours sur le service des signaux optiques, dans le cours de tactique pour officiers des troupes du Gothard, dans le cours pour secrétaires d'état-major, dans le cours d'opérations pour les trou-

476

pes sanitaires, ainsi que dans plusieurs cours des troupes d'administration.

JEJ. Infanterie.

  1. Ecole de recrues.

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Les III et V divisions ont eu chacune trois écoles, les autres divisions chacune deux ; à titre d'essai, ou forma dans chacune des écoles de la Ire et de la VIme division une école de six compagnies avec double cadres de bataillon. De même qu'en 1893, les recrues-instituteurs ont été appelées dans les écoles de recrues de leur arrondissement et examinées au point de vue de leurs capacités comme maîtres de gymnastique par des experts spéciaux. Sur 223 recrues instituteurs 96 soit le 43 % (en 1893 le 46 %) ont été reconnues comme étant insuffisamment capables. d'enseigner la gymnastique.

79 recrues armuriers reçurent premièrement leur instruction comme soldats d'infanterie dans une école de recrues d'infanterie pendant 30 jours et furent immédiatement après cette école appelés dans un cours spécial de 17 jours à la fabrique fédérale d'armes à Berne pour y recevoir leur instruction technique.

12918 recrues (721 de plus que l'année précédente) entrèrent dans toutes les écoles de recrues, 12,391 reçurent une instruction complète et 527 furent renvoyées avant d'avoir terminé leur instruction. 947 recrues furent choisies pour être incorporées dans les carabiniers, 2012 hommes soit le 16, 2 °/0 de toutes les recrues (1893, le 15, 7 °/0) reçurent des diplômes pour bons résultats dans le tir; 1246 recrues fusiliers soit le 10, 9 % (1893 le 9, 2 °/0) touchèrent les insignes de bons tireurs.

La Ire division a eu le plus fort effectif en recrues soit 1704 hommes, la Vme division a eu le plus faible contingent soit 1325 hommes. La force moyenne d'une école fut de 688 recrues (1893 de 725); le plus fort effectif des écoles formées de 4 compagnies normales se trouvait dans la première école de la IV me division avec 926 recrues et dans celle de la Ilme division avec 858 recrues ; le plus faible effectif fut constaté dans la troisième école de la yme division avec 401 recrues, la différence entre la plus grande et la plus petite école a été de 525 hommes.

Jusqu'ici aucune école n'avait eu un effectif supérieur à 900 recrues ; avec de pareils effectifs, il n'est presque pas possible de former suffisamment une troupe pour la raison que, faute de cadres, on est obligé de former de trop fortes classes pour l'instruction et le personnel d'instruction est loin de pouvoir suffire à

477

la direction et à la surveillance de l'instruction. Les écoles de recrues de l'effectif le plus faible de 400 à 600 hommes ont donné, suivant les rapports, absolument de meilleurs résultats dans la formation des recrues que ceux constatés dans les écoles qui avaient un effectif d'un tiers plus fort ou même double. L'essai de former 6 compagnies dans une école, système qui permet de faire des compagnies de 120 à 150 au lieu de 200 recrues a été reconnu comme ayant de grands avantages; on ne pourra toutefois adopter ce système que lorsqu'un arrondissement de division pourra disposer d'un personnel d'instruction qui sera proportionné dans une juste mesure'au nombre des compagnies. Les différences si grandes dans les effectifs des écoles exigent qu'à l'avenir on prenne des combinaisons telles que lorsqu'un arrondissement de division possède deux places d'armes principales, on organise des écoles parallèles, et surtout, si c'est possible qu'on prévoie trois écoles de recrues se succédant l'une l'autre. Ceci est non seulement nécessaire pour arriver à égaliser la disproportion criarde dans les effectifs, mais bien en premier- lieu afin d'assurer le même succès dans l'instruction des recrues de toutes les divisions. Pour arriver à ce résultat il y aurait nécessairement lieu d'augmenter dans une juste proportion le personnel d'instruction auquel incombe une nouvelle tâche par suite de l'instruction du landsturm. Nous ne pouvons toutefois pas passer sous silence le fait que le personnel d'instruction n'a craint aucune peine, étant donné les conditions difficiles existantes, pour arriver au résultat obtenu précédemment, aussi bien au point de vue de l'instruction des recrues dans tous les détails qu'à celui des unités tactiques, ce qui est suffisa.mment prouvé entre autres exemples, d'un côté par les capacités des bataillons de recrues des IIImn, "Vmc et VÎI me divisions appelées à prendre part part aux manoeuvres du IVme corps d'armée et de l'autre par l'amélioration successive constatée dans les résultats de tir.

2. Cours de répétition de l'élite.

Cours de tir du Jro corps d'armée.

re

Dans la l division, 6 cours eurent lieu à Lausanne, 5 à Yverdon et 2 à Sion ; dans la IITM19 division, 5 cours eurent lieu à Colombier, 4 à Berne, 3 à Bulle et 1 à Yverdon.

Les cours ont eu une marche régulière et favorable, la température ayant en général rendu possible l'exécution complète du programme d'instruction. Ces cours ont été reconnus comme absolument nocessair.es ensuite des cours de répétition de l'année 1892 d'une durée restreinte, qui n'ont pas donné des résultats assez satisfaisants. Les rapports de cours et ceux d'inspection, ainsi que

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ceux des officiers appelés à diriger l'instruction sont unanimes a reconnaître que la troupe ne possède pas encore la sûreté nécessaire au maniement du fusil et que l'habileté dans le tir laisse toujours à désirer. Les résultats dans les détails de l'instruction sont généralement reconnus comme peu satisfaisants.

Les cadres, dans leur majorité, ont encore moins bien répondu anx exigences qui leur incombent que la troupe. Malgré le fait que la plan d'instruction exigeait d'une manière précise que les cadres entrassent au service bien préparés, un grand nombre n'était que peu ou pas du tout ferré sur la plupart des disciplines d'instruction. On doit avouer que plusieurs officiers et sous-officiers ne sont pas complètement, à la hauteur de la tâche qui incombe à leur grade. On devra à l'avenir faire largement usage de l'obligation prévue par le plan d'instruction de faire faire une seconde école de recrues aux officiers qui ne connaissent pas suffisamment leur service.

Il y a bien également uue série d'officiers et sous-officiers bien doués et animés du sentiment de leur devoir qui ont la confiance des troupes pour la raison qu'ils possèdent les vraies qualités de conducteurs de troupes qui donnent confiance à la troupe. Un autre inconvénient, qui rend l'instruction de la troupe souvent difficile et est à son préjudice, est que dans plusieurs bataillons, notamment dans ceux du canton de Fribourg, les cadres des officiers et dans une plus grande mesure encore les cadres des sousofficiers sont incomplets.

Les rapports sur l'état dans lequel on a trouvé les fusils sont en général favorables, par contre l'entretien de l'habillement et en particulier de la buffleterie laisse beaucoup à désirer, plusieurs objets doivent probablement être utilisés en dehors du service.

Cours des bataillons du JTJ»e corps d'armée.

On avait prévu des cours de cadres de quatre jours et des cours réduits pour la troupe de douze jours, y compris les jours de rassemblement et de licenciement, pour les cours de répétition par bataillon du IIIme corps d'armée.

Tous les bataillons de la VI me division firent leur cours de répétition à Zurich ; dans la VIIme division, 5 cours eurent lieu à St-Gall et Hérisau, 2 à Franenfeld et 1 à Wallenstadt.

La majeure partie des rapports constate avant tout que, par suite de l'application de la méthode exigée par le règlement d'exercice de laisser aux conducteurs de troupes toute latitude dans le choix des moyens propres à l'exécution et à la solution

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de leurs tâches, a développé énormément l'indépendance et le sentiment de responsabilité de tous les chefs, et qu'en général l'instruction a gagné en intensité et en précision. Il en est résulté que non seulement les cadres ont accompli les devoirs qui leur incombaient avec un grand intérêt et avec zèle, mais que la troupe également s'est consacrée avec attention et joie et d'une manière soutenue et infatigable 0 à chaque service et instruction.

Leur conduite et leur discipline furent, à peu d'exceptions près, irréprochables.

Si, au début, le maintien du service intérieur et de surveillance a aussi laissé à désirer dans quelques bataillons et si notamment le contrôle d'équipement n'a pas toujours fait l'objet de l'attention voulue, ce qui nécessita alors une inffluence plus intense du personnel d'instruction, on atteignit cependant bientôt dans tous les bataillons un service organisé avec sûreté et assiduité.

Les résultats de l'instruction peuvent être pour la plupart considérés comme satisfaisants. Les cadres entrèrent, il est vrai, également en service préparés bien différemment. Les anciens premiers lieutenants en particulier n'ont pas pour la plupart une connaissance tactique suffisante en ce qui concerne la conduite de teurs subdivisions sur le terrain.

Par suite de la durée plus grande des cours des bataillons du IIIme corps d'armée, la troupe de celui-ci s'est montrée passablement mieux instruite que l'infanterie du Ier corps d'armée; cepen-' dant malgré le cours préparatoire de cadres le temps par trop réduit attribué à l'instruction de la troupe n'a pas permis d'instruire suffisamment celle-ci dans tous les les détails du service; la même plainte trouve sa raison d'être dans un grand nombre de rapports de cours et d'instruction, qu'une grande partie de la troupe ne possède pas encore la dextérité et l'habileté nécessaires dans l'emploi de l'arme à feu.

Dans tous les cours, on exécuta des marches de plusieurs jours combinées avec des exercices de service de campagne en plaçant deux bataillons l'un contre l'autre. Le résultat de ces exercices a été en général très-satisfaisant. Lee commandants de régiments ont montré beaucoup d'habileté dans la conduite de leurs troupes. Leurs ordres aussi bien que leurs critiques verbales ont prouvé que ces officiers d'état-major sont capables de bien conduire leurs régiments. La plupart des commandants de bataillon ont également prouvé qu'ils étaient à la hauteur de leur tâche dans la conduite de leurs bataillons ; la qualification des capitaines fut bien différente, il en est de même des autres officiers subalternes dont une partie devrait, de même que dans le 1er corps d'armée, être astreints à faire une nouvelle école de recrues.

480

Nous avons encore à mentionner que, dans la VIme division, les grandes manoeuvres du service de campagne ont eu lieu avec deux bataillons et dans la VIIme division avec trois bataillons immédiatement au commencement du cours pour la troupe afin de démontrer quelle serait la valeur de notre infanterie en campagne en cas d'une mobilisation sans instruction préalable des troupes et pour constater si les résultats de ccet essai ne pourraient pas amener à modifier les programmes d'instruction élaborée jusqu'ici pour les cours de répétition.

D'après les rapports, les troupes se sont montrées à la hauteur des exigences imposées à leurs aptitudes physiques.

Les cadres et, la troupe prirent leur tâche au sérieux et firent plaisir à voir autant au point de vue d'une bonne discipline que par leur résistance dans les marches et au combat. Le fais qu'aucun exercice pénible n'avait précédé ces manoeuvres de campagne n'a pas pu contribuer à ce bon résultat. Comme avantages spéciaux de cette méthode d'instruction, il y a lieu de mentionner que les cadres peuvent se convaincre que pour bien conduire une troupe fraîchement enlevée à la vie civile, il faut nécessairement une préparation sérieuse et qu'au point de vue de l'instruction, les d^fectuosités qui devront être supprimées pendant la durée du service subséquent se présentent à leurs yeux. Par contre, l'inconvénient principal qui en résulte est que lors de la reprise des exercices de détails, les cadres et la troupe étaient sous le coup d'une contrainte de relâchement moral et de désintéressements, et que les résultats obtenus dans les exercices élémentaires qui eurent lieu ensuite étaient bien loin d'être aussi favorables que dans les cours antérieurs. Les deux commandants de division et leurs instructeurs d'arrondissement du IIIme corps d'armée recommandent en conséquence une répétition de cet essai, vu les marques si utiles qu'il a fournis, notamment au point de vue du principe posé dans le règlement d'exercice que chaque instruction doit, pour être couronnée de tout le succès possible, être donnée par degrés et méthodiquement en passant du plus aisé au plus difficile, du simple au compliqué.

L'essai fait ne permet toutefois pas encore de porter un jugement définitif, attendu que des cours de cadres de plusieurs jours précédèrent les manoeuvres du service de campagne, cours qui feraient totalement défaut lors d'une mobilisation effective. En conséquence, nous reprendrons de nouveau cet essai avec quelques bataillons du [Ime corps d'armée dont les cours de répétition sont normaux, sans cours préparatoires de cadres.

481 Seguitati de tir des cours de répétition de l'élite.

Les résultats de tir montrent partout un progrès comparativement à ceux de 1892. Dans le feu individuel, les résultats dans les exercices des bataillons de fusiliers sont de 1 à 4 °/0 meilleurs qu'en 1892; les bataillons de carabiniers ne se sont pas améliorés dans la même mesure. Dans la moitié des exercices, on constate un léger recul de 1 à 2 °/0, dans l'autre moitié par contre un progrès de 3 %. Dans le feu de magasin du tir individuel, la vitesse s'est notablement augmentée, avec une élévation souvent égale des pour cent touchés et des résultats obtenus. La vitesse et les résultats obtenus dans le tir de section se sont améliorés dans une mesure toute spéciale. Ces résultats, comparativement à ceux de 1892, se sont plus que doublés.

Dans le feu individuel, les bataillons de fusiliers des 4 divisions qui ont eu des exercices de tir sont classés comme suit : oee VI , VIIme, IIme et Ire division. Parmi les bataillons de carabiniers, celui de la VIme division figure au premier rang, les bataillons des trois autres divisions arrivent tous en second rang avec les mêmes résultats.

me

Manoeuvres d'automne du JF

corps d'armée.

me

En 1894, le IV corps d'armée avait à faire le rassemblement de troupes et, comme l'année précédente, le commandant du corps d'armée fut chargé de la direction générale des manoeuvres.

M. le colonel Eunzli fut nommé commandant du IVme corps d'armée, à la.place de feu M. le colonel Wieland, seulement dans le courant de l'année. Ce dernier avait déjà pris plusieurs dispositions préparatoires pour les manoeuvres d'automne, ce n'était donc pas une tâche facile pour le commandant de corps d'armée nouvellement nommé de continuer, immédiatement après son entrée en fonctions, sur la base des préparatifs déjà faits, les travaux complémentaires nécessaires pour le rassemblement de troupes qu'il avait à diriger.

L'état-major du corps d'armée et les deux états-majors de division entrèrent en service le 26 ; les états-majors de brigades le 27 août et les autres états-majors des unités d'infanterie le 28 août avec les troupes.

Pendant le cours préparatoire, les troupes des deux divisions étaient disloquées comme suit : IV me division : VIIoee brigade à Lucerne et environs ; VIIIme brigade à Zoug et environs ; le régiment de cavalerie à Mûri et environs ; la IV me brigade d'artillerie à Prauenfeld ; le génie à Feuille fédérale suisse. Année XLVII.

Vol. II.

32

482

Lucerne et à Emmen. On avait prévu au début que la VIIIme division serait cantonnée dans le rayon du Gothard, soit dans la partie supérieure de la vallée Léventine et dans la vallée d'Urseren,.

On trouva toutefois que les cantonnements prévus dans la vallée Léventine étaient insuffisants et ceux de la vallée d'Urseren laissaient aussi à désirer. C'est pour ces motifs, que le cours préparatoire des brigades d'infanterie, des sapeurs et des pionniers d'infanterie de la VIIIme division, ainsi que le régiment d'artillerie de montagne fut transféré à Altorf et celui qui était prévu dans cettedernière localité, à Schwyz et ses environs. Le VIIIme régiment de dragons fut réuni au lVme à Mûri et environs et la VIIIme brigaded'artillerie eut son cours préparatoire à Thoune.

Le bataillon 40, pour lequel on avait préparé les cantonnements à Kriens, dut être transféré à Lucerne pour la raison qu'à Kriens quelques cas de typhus et de petite vérole avaient éclaté dans cette localité. Le typhus sévissait également à Schwyz et Ingenbohl, mais comme une dislocation des troupes destinées à être cantonnées dans ces localités n'était plus possible, on prit les mesures sanitaires nécessaires pour ne cantonner aucune troupe dans les locaux où il existait un foyer de typhus.

Aucune plainte ne s'est élevée sur les conditions de logement des troupes, la population fit partout le meilleur accueil aux troupes.

Le résultat du cours préparatoire a été en général satisfaisant et nous n'avons à ce sujet aucune observation particulière à faire.

Dès le début des grandes manoeuvres, le mauvais temps se mit de la partie. Malgré cela on n'apporta aucune modification au programme élaboré, avec la seule exception, que l'état de guerre entre la XVme et la XVIme brigades combinées fut interrompu du & au 7 septembre, afin de permettre aux troupes des deux brigades de se reposer dans des cantonnements de localités dans le village de Muotathal, car du 5 an 6 septembre, ces deux brigades avaient dû bivouaquer par le mauvais temps à mi-hauteur du Kinzig-Kulm.

Les manoeuvres de brigade (régiment contre régiment) du 4 au 5 septembre eurent lieu, pour la VIIme brigade d'infanterie, sur la rive gauche de la Reuss près d'Eschenbach et près de Ballwyl-Giebelfluh, pour la VIIIme brigade d'infanterie à l'est du Sihlwald près d'Ebertschwil et Ryfferschwyl. La compagnie de guides prit seule, comme arme spéciale, part à ces manoeuvres.

Les manoeuvres de la XVme brigade d'infanterie se déroulèrent dans le rayon de terrain près d'Amsteg et près de Burglen, celles de la XVIme brigade d'infanterie, entre Ober-Iberg et Schwyz.

8 pièces d'artillerie de montagne étaient attachées à chaque bri-

483

gade. Le 6 septembre, eurent lien, avant midi, des exercices de brigades ; l'après-midi fut consacré au repos.

Les manoeuvres de division (brigade contre brigade) des 7 et 8 septembre eurent lieu pour la IVme division dans la contrée de Menzingen et Schönenberg; toutes les armes spéciales de la IVme division y prirent part. Les manoeuvres de la ^IIITM6 division eurent lieu au Kinzig-Kulm et dans la vallée de la Muota. Les batteries de montagne, 3 ambulances et le second jour encore un régiment d'artillerie de campagne prirent part à ces manoeuvres.

Pour le transport du matériel sanitaire qui avait été attaché à la XVme brigade pour le passage du Kinzig-Kulm, on loua des mulets.

On peut adresser des louanges aux troupes appelées à prendre part à ces manoeuvres pour la manière dont elles ont rempli leurs devoirs, notamment les troupes de la VIIIme division qui ont combattu pendant quatre jours consécutifs dans la montagne et dont une partie fat obligée de bivouaquer sans couvertures, sans tentes et sans feu.

Le soir du 8 septembre, la IVme division toucha ses cantonnements au pied nord de PEtzel, la VIIIme division se concentra près de Schwyz.

Le 9 septembre, étant un dimanche, fut désigné comme jour de repos. Les deux divisions placèrent toutefois pendant le courant de l'après-midi leurs avant-postes et l'état de guerre commença le soir à 5 heures pour durer sans interruption jusqu'après le combat du 13 septembre.

On choisit comme terrain des. manoeuvres pour les exercices de corps d'armée (division contre division) le territoire situé entre Schwyz et le lac de Zurich et le long des rives de ce dernier jusqu'à Utznach.

Cette partie de terrain offrait l'avantage de placer les troupes du IVme corps d'armée dans des conditions difficiles telles que la guerre de montagne entraîne après elle, d'un autre côté, le terrain était cependant en général découvert et permettait de déployer de grandes masses de troupes.

Cette année également on forma un détachement disponible de trois bataillons de recrues placés sous le commandement de monsieur le lieutenant-colonel d'état-major Köchlin. Ce détachament fat attaché les 11 et 12 septembre à la VIIIme division, pour la raison que celle-ci devait attaquer et refouler pendant ces deux jours la IVme division. Pour remplacer le bataillon de carabiniers 4, qui avait à faire son cours de répétition dans le rayon du Gothard, le bataillon de carabiniers 6 fut appelé aux manoeuvres finales.

484

Les corps de troupes du IVme corps d'armée sont sortis du service avec les effectifs suivants:

434

Troupe.

11,892 9,066

Total. Chevaux.

12,364 1,534 9,500 1,427

906

20,958

21,864

Officiers.

jyme Division VIIITM . »

472

Total

2,961

Les corps de troupes qui ont été appelés à prendre part aux dernières manoeuvres ont été licenciés avec les effectifs suivants: Officiers. Troupe. Total. Chevaux.

Régiment d'artillerie de montagne 23 312 335 158 Bataillon de carabiniers n° 6 . 2 9 739 768 22 » de recrues IIIme arrond.

20 596 616 21 » » V"> arrond. 21 499 520 19 » » VU"»1 arrond.

23 843 866 21 Total

116

2,989

3,105

241

Les officiers suivants fonctionnèrent pendant les manoeuvres de .corps d'armée comme juges de camp: messieurs les colonels-divisionnaires Rudolf, Muller et David, le colonel à l'état-major général Weber, le colonel de cavalerie Gugelmann et le colonel d'artillerie Turrettini.

La supposition générale pour les manoeuvres de corps d'armée était la suivante: « Une armée de l'est a pénétré dans le haut plateau suisse après avoir pris et occupé le Luziensteig et a passé la Limmat près de Zurich. Elle se tourne avec ses forces principales contre le gros de l'armée de l'ouest dans la vallée de la Reuss. Une division de l'armée de l'est (division de l'est -- la IVme division d'armée) s'efforce à pénétrer dans l'intérieur de la Suisse près de la partie supérieure du lac de Zurich, tandis que près de Schwyz une division de l'armée de l'ouest se concentre (armée de l'ouest = la Vlll me division d'armée) pour s'opposer à ce projet. Les accès dans la haute montagne près de Coire et Näfels sont occupés par l'armée de l'ouest».

Pour le 10 septembre, les deux commandants de division reçurent du directeur des manoeuvres une tâche offensive, savoir celui de la IVme division de s'empai'er du fond de la vallée de Scbwyz, celui de la VIIIme division de rejeter l'adversaire en dessus de la ligne de la Linth. On prévoyait un combat de rencontre entre Rothenthurm et Biberbrück.

485

La IV m e division arrota toutefois sa marche en avant et occupa une position entre Altmatt et Kreuzweid avec sa réserve à Hartmannsegg.

L'attaque que fit la VIII""6 division renforcée du régiment d'artillerie de montagne et qui eut lieu sur un terrain difficile, notamment de la part de l'aile droite fut exécutée un .peu lentement et fut désignée comme indécise par le directeur du combat.

Pour le 11 septembre, la IVoee division reçut l'ordre de prendre une position de défense derrière la Sihl, tandis que la VIIIme division avait à rejeter en arrière son adversaire. Pour ce jour et les jours suivants, la brigade de cavalerie avec la batterie de fusilsMaxime (à l'exception d'un escadron qui resta auprès de la IV me division) et le régiment de recrues furent attribués à la VIII""1 division, pour la renforcer; le régiment d'artillerie de montagne fut également attaché à cette division jusqu'au 12 septembre. La dislocation de la IV"1« division était très-étendue du 10 au 11 septembre et comme la VIIIme division commença sa marche en avant déjà dès 4 heures du matin en diverses colonnes en partie contre l'Btzel, et en partie contre la partie droite de cette montagne, cette dernière division réussit à occuper la position près de Stoffelweid et Schönboden avant que les troupes de la IVme division qui avaient été rapidement transportées sur ce point aient pu l'empêcher d'occuper ladite position. Le directeur des manoeuvres jugea toutefois, comme les routes sur l'Etzel et la Schindellegi étaient encore barrées per la IVme division et que par ce fait l'artillerie et le train de la Vili"10 division n'auraient pas pu être transportés après cette dernière, que la IV me division a réussi ce jour, malgré les succès considérables de la VIIlme division, à empêcher l'ennemi à forcer le passage près du lac de Zurich et dans le territoire de la Linth.

Le 11 septembre après midi, la IV m e division se retira jusque derrière la Wäggithaler Aa, ensuite de la retraite de l'armée de l'est derrière la Limmat, et prit dans ce rayon de terrain ses cantonnements. La 'VIII018 division la suivit jusque dans la contrée de Lachen. Au matin du 12 septembre, les deux divisions défilèrent devant l'inspecteur, monsieur Frey, président de la Confédération.

Nous devons constater ici que ce défilé n'occasionna aucune perte de temps et qu'il n'a pas été bien fatiguant pour les troupes. Les deux divisions n'arrivèrent ce jour plus qn contact l'une avec l'autre, pour la raison que la IVme division préféra quitter la ligne de l'Aa, avant d'être attaquée, pour se retirer derrière le canal de la Linth.

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Pour les manoeuvres du corps d'armée, le 18 septembre, l'ennemi marqué fut placé sous le commandement de l'instructeur d'arrondissement de la IVme division, monsieur le colonel Bindschtidler. Il fut formé une division dans laquelle lea bataillons de carabiniers 6 et 8 et le régiment de recrues représentaient 5 régiments d'infanterie. E a outre, les armes spéciales furent marquées comme suit : 3 escadrons (escadron 11), 8 batteries (les régiments d'artillerie 3/IV et 3/VIII) et 1 demi bataillon de sapeurs (1 compagnie de sapeurs). La division de l'est prit position derrière la Linth, pour couvrir la route de Hummelwald, à proximité de Gauen.

Le commandant du corps d'armée prit les dispositions suivantes : la brigade de cavalerie de Maselstrangen jusqu'au front de l'ennemi .sur l'aile gauche, la IVme division sur son aile droite pour l'attaque de Rieden par dessus Gommiswald dans la direction de Bildhaus avec un détachement de flanc gauche sur le Jestenberg, pour couper à l'ennemi la retraite sur la route de Hummelwald. La VIIIm* division devait d'abord se démontrer à l'évidence sur le front de Steinerbrugg jusqu'à Starenberg, pour ensuite se joindre à l'attaque de la IVme division et ce, dans la direction de Gauen. L'artillerie au complet, à l'exception du régiment d'artillerie de montagne, qui devait accompagner l'aile droite, prit position au bord du Buchberg. La IVm8 division attaqua tout d'abord avec vigueur l'ennemi; comme elle ne pouvait cependant pas encore être soutenue par la VIIIme, elle reçut l'ordre d'attendre que la VIIIme division put, de concert avec elle, procéder à l'attaque de la position près de Gauen et ensuite du couvent de Sion, attaque à laquelle l'artillerie de montagne pouvait, sans contredit, seule coopérer, l'artillerie de campagne étant encore trop éloignée.

La marche en retraite et le transport par chemin de fer des troupes commencèrent aussitôt après la cessation des manoeuvres de corps. Le transport s'effectua sans accident, quelques trains eurent toutefois jusqu'à 6 heures de retard. Si on n'avait pas effectué des transports de nuit et si le service régulier n'avait pas été restreint, le transport des troupes n'aurait pas pu se faire en 2 jours. La ligne de chemin de fer sur la rive droite du lac de Zurich ne pouvait pas encore être utilisées pour le transport des troupes ; la compagnie de chemin de fer du Sud-Est n'est, par suite de ses pentes raides, pas en mesure de transporter de grandes quantités de troupes, elle transporta cependant dans la nuit du 13/14 septembre 5 bataillons jusqu'à Goldau.

Les rampes et les voies d'accès des stations de chemin de fer de la rive gauche du lac de Zurich et des chemins de fer suisses réunis qui durent être utilisées sont insuffisantes pour de grands transports de troupes. Les troupes du génie rallongèrent les rampes

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·des principales stations de chargement. La compagnie des « Chemins de fer réunis » ne dispose que du strict personnel et matériel dont elle a besoin pour le trafic journalier. Ce qui rendit surtout le service des chemins de fer difficile, furent les travaux de transformation à la gare principale de Zurich. Le service des bateaux à vapeur a complètement cessé dans la partie supérieure du lac de Zurich et l'ouverture et la fermeture du pont mobile à la jetée de Rapperschwyl n'est pas pratique, occasionne une perte de temps et est entravée par le trafic du chemin de fer sur le quai.

Nous avons les observations suivantes à présenter, quant à la manière dont les troupes furent dirigées : II n'y avait pas assez d'unité dans le concours des diverses armes; en outre, la cohésion entre les subdivisions qui combattaient l'une à côté de l'autre faisait souvent défaut; lors de la défense, le front des troupes était pour la plupart du temps trop étendu et la décision pour repousser l'attaque manquait. Les conducteurs subalternes n'étaient pour la plupart pas assez orientés sur la supposition tactique et les ordres donnés. Il manquait souvent de la clarté dans la décision et eu conséquence on prenait des demi-mesures ou des mesures fausses.

Dans les cantonnements le service intérieur n'a pas été suffisamment surveillé par les officiers. Les marches ont été bien exécutées, en partie marne d'une façon admirable, mais dans la marche également, il manquait par ci par là de surveillance de la part des officiers et certains détails, qui exercent cependant une influence considérable dans la marche des troupes, ont été négligés. Dans le service de sûreté en marche, ou a critiqué la négligence apportée à la protection des flancs et l'éclaircissement insuffisant pendant le combat.

Quant à ce qui concerne les diverses armes il a été relevé les faits suivants : L'infanterie a fait des progrès en ce qui concerne la discipline au repos, en marche et au combat. Par contre, la conduite du feu et la discipline au feu laissent encore beaucoup à désirer. L'attaque n'a également pas partout été bien préparée par le feu. Des soutiens serrés et des réserves furent amenés trop près de la ligne de feu et des marches de flanc furent exécutées sous le feu ennemi.

Le terrain n'a en outre pas été suffisamment utilisé et la marche en avant n'a pas toujours été conduite uniformément et en bon ordre. Dans la défense, on a constaté la même faute que précédemment, c. a. d. que les troupes ne se placent pas derrière les objets qui les cachent jusqu'au moment d'ouvrir le feu et qu'elles se contentent de se placer derrière des hommes isolés, de sorte que l'attaquant peut voir de loin la force et la position du défenseur.

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Dans la cavalerie on adresse des louanges au service des rapports confié aux différents cavaliers ; par contre, quelques chefsont manqué de l'initiative nécessaire. La brigade de cavalerie a rendu de bons services dans le combat à pied le deuxième jour des manoeuvres de corps d'armée, la batterie de fusils-Maxime a notamment soutenu courageusement la brigade de cavalerie. La batterie de fusils-Maxime était très mobile et pouvait suivre partout la cavalerie.

La tâche de Vartillerie a été difficile, attendu que le terrain était la plupart du temps défavorable à l'emploi de cette arme.

Ses prestations ont été cependant en général satisfaisantes.

Dans les troupes du génie, toutes les subdivisions purent être utilisées. On jeta des ponts sur la Reuss et le canal de la Lintb, on posa des câbles télégraphiques, on construisit des rampes de chemins de fer, on améliora des chemins et on fortifia des positions. On se plaint toutefois que les troupes du génie auraient pu être davantage utilisées. Les travaux exécutés ont été à tous égards satisfaisants.

Le détachement des subsistances du corps d'armée fut installé pour toute la durée du service à Seewen, à proximité immédiatedé la gare de Schwyz. Comme ce corps avait sur place à sa disposition -des lignes de chemins de fer conduisant dans toutes les directions, il put se dispenser complètement du train des subsistances et n'utilisa qu'une voiture à deux chevaux.

Dans le territoire des manoeuvres de corps d'armée, il était impossible de se procurer de la paille. Le commissariat central des guerres installa en conséquence quelques magasins à paille pour les bivouacs. Dans les cantonnements on se contenta de foin de marais..

Le détachement des subsistances du corps d'armée travailla très bien et effectua les fournitures ponctuellement. La viande était excellente. Les conserves de viande ont été également consomméesavec plaisir. Les conserves de soupe sont toujours plus appréciées, elles sont bonnes et nutritives dès qu'elles sont cuites d'une manière rationnelle. Pendant les manoeuvres de divisions et de corpsd'armée, la viande fut cuite chaque matin de bonne heure, la soupe consommée; la viande, par contre, portée dans le sac et mangéependant la journée. Le soldat reçut également le matin sa ration de fromages et une ration de conserves de soupe. Cette dernière était cuite et consommée le soir dans les cantonnements. La répartition du vin eut lieu le soir. Ensuite d'une inspiration provenant du rassemblement de troupes de 1893, on étudia la questionde savoir si au lieu de distribuer du vin en nature, on ne devrait.

489» pas remettre à la troupe la contre-valeur en espèces. On a cependant trouvé que le vin remis en nature est beaucoup plus apprécié que ne le serait la contre-valeur en argent, on resta ainsi à l'ancien système de la distribution du vin en nature.

Pendant les trois jours, on distribua la ration de réserve (conserves de viande) en lieu et place de la viande de boeuf. De ces rations de réserve, la première fut consommée pendant le cours préparatoire, la seconde pendant les exercices de division et la troisième le dernier jour des manoeuvres. La subsistance peut otre considérée comme étant suffisante.

Les trains d'approvisionnement et des bagages des deux divisions furent chaque jour rapprochés autant que possible avant la cessation du combat et la nouvelle dislocation fut communiquée avant la critique. Si, malgré cette précaution, il arriva que les trains de quelques unités arrivèrent trop tard, la faute en incombe aux officiers chargés du service des subsistances des troupes en.

question.

Dans le train de ligne il existe des vides considérables. Cesvides purent être comblés par le train disponible des subsistances, lequel a été presque exclusivement employé à cet effet.

Les conditions de logement furent meilleures, qu'on ne le prévoyait. La population reçut partout bien les troupes et les relations entre les troupes et la population ont été vraiment réjouissantes.

La poste de campagne a bien rempli sa tâche. Si par ci par là des plaintes se sont élevées contre ce service, cela provient dece qne des exigences lui furent posées auxquelles une poste de campagne ne peut pas faire droit et pour la solution desquelles elle n'a pas été créée. Il n'existe aucun doute qu'après l'introduction des ordonnances de la poste, le service de celle-ci deviendra encore plus régulier.

Les fortes pentes des routes et l'état défectueux des .chemins, vicinaux furent défavorables au service des vélocipédistes. Les vélocipédistes n'en ont pas moins fait leur service à la satisfaction de leurs chefs.

La gendarmerie de campagne était composée de la même manière qu'en 1898 et avait un même effectif, elle était formée degendarmes appartenant aux cantons sur le territoire desquels les manoeuvres avaient lieu. La gendarmerie de campagne a exercé une bonne police dans les cantonnements et lors des manoeuvres.

Les manoeuvres d'automne de cette année ont de nouveau démontré l'utilité du rassemblement d'un corps d'armée entier, no-

490

tamment pour l'instruction des chefs supérieurs. OD a de nouveau constaté cette année le fait réjouissant que le commandement supérieur a fait des progrès remarquables.

Monsieur Frey, président de la Confédération, inspecteur des manoeuvres, se prononce aussi dans ce sens dans son ordre du jour, en constatant que la conduite des manoeuvres a été excellente et ·que les troupes ont accompli leur tâche d'une manière tout à fait admirable; nous terminons cet aperçu sur les manoeuvres d'automne de cette année par l'ordre du jour du susmentionné : < Officiers, sous-officiers et soldats !

Les manoeuvres d'automne du IVme corps d'armée tirent à 'leur fin. Grâce à la direction ferme et circonspecte de ces manoeuvres, on est parvenu à donner de nouveau à celles-ci le cachet de ·sérieux exercices de guerre. Les prétentions exigées des officiers et des troupes sont aujourd'hui beaucoup plus grandes que les années .précédentes.

Je suis heureux de pouvoir constater que vous vous êtes montrés à la hauteur de ces prétentions, pour autant que les conditions d'une armée de milices le permettent. Vous avez fait preuve de ·bonne discipline, vous avez supporté avec résignation des fatigues extraordinaires. Vous avez prouvé que vous avez fait des progrès ·considérables dans votre instruction militaire.

Au nom du conseil fédéral je vous remercie.

Je remercie le commandant du corps d'armée, qui est digne ·de votre confiance, pour la manière excellente dont il vous a conduits dans des conditions difficiles. Je dois également ma reconnaissance à la capacité et au scrupule de tous les autres chefs -supérieurs ou subalternes qui ont fait leur devoir.

Les fautes qui ont été commises, ont dans chaque cas été ·critiquées en temps et lieu. Que les succès et les échecs vous servent à l'avenir à surmonter les faiblesses.

Rentrez dans vos foyers, chez les vôtres qui vous attendent ·avec impatience. Honorez votre habit militaire et votre arme !

'Tournez constamment vos regards sur la patrie que vous avez le devoir de protéger et qui a fait ces dernières années des sacrifices ·considérables afin qu'il ne vous manque rien lorsque vous devrez ·un jour entrer en campagne pour sauvegarder notre honneur et «otre indépendance.

491

Etat de présence des bataillons aux cours de répétition.

Elite.

1TM division.

Bataillon de carabiniers n° 1 T> > » fusiliers 1 » » » » 2 » > » » 3 > » » » 4 > » » » 5 » > ·» » 6 » » » » 7 J» » » » 8 » » » » 9 » 9 10 » » ï» » 11 » » » » » » 12

Entrés au service 1882.*) 1894.

739 739 662 724 663 739 788

847 774 784 770 859 851 1,048 830 772 785 854 864 791

Total 9276

10,829

698 659 545 579 602 715 829 882 849 917 918 852 823

584 639 800 820 781 871 900 1,047 989 1,004 1,053 1,043 1,037

Total 9868

11,568

736 682 646 683 745 730

m

It * division.

Bataillon de carabiniers n° 2 » 13 » » fusiliers » » 14 » » » 15 » » » » » » 16 * » » 17 » » » » 18 » » » 19 » » » » > 20 » » > » 21 » » V » 22 » » » > 23 » » » » 24 » >

*) En 1892 la dernière classe d'âge de tontes les divisions n'a pas été appelée au service.

492 Enttéa au service 1894.

1892«)

VITM division.

Bataillon de carabiniers n° 6 » 61 » * fusiliers

» » » » » .

»

» » » » > »

»

»

» » 9 » > » 2

»

»

»

»

J>

»

»

»

»

»

»

2>

» > » » » » » » » ^ »

62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72 Total

800 970

733 935 752 723 738 819 740 739 742 709 661 639 729

851 894 837 823 797 847 805 866 681 878

9659

10,871

765 676 708 796 749 748 917 839 827 713 701 749 793

966 757 817 814 804 820 1,019

9981

10,961

822.

Vll me division.

Bataillon de carabiniers n° 7 » 73 » » fusiliers

»

»

»

»

»

»

»

»

» » » >

>

T>

»

»

2

»

»

»

»

»

»

»

»

»

9

» ·

»

»

»

»

2

» » » » » » » » » » »

74 75 76 77 78 79 80 81 82 83 84 Total

896 898 724 741 825 880

*) En 1892 la dernière classe d'âge .de toutes les divisions n'a pas été appelée au service.

493 Entrée au service 1892.*) 189e.

IVme division.

Bataillon de fusiliers

n° 37

38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 Total

766 756 781 680 758 714 681 578 616 812 774 631

819 840 1,025 840 917 853 759 676 737 908 907 766

8547

10,047

616 808 558 804 627 472 597 608 535 561 502 478

706 920 639 743 932 662 608 536 539 566 533 566

7166

7950

VIII"" division.

Bataillon de carabiniers » » fusiliers

8 85 86 88 89 90 91 92 93 94 95 96 Total

3. Ecoles préparatoires

d'officiers.

L'effectif de ces écoles et les résultats obtenus sont indiqués dans les tableaux suivants : *) En 1892, la dernière classe d'âge de tontes les divisions n'a pas ·été appelée au service.

494

Ire division e II" me

nim.

IV

Y">e

Vine

vnme

VIII-«

Non

Elèves.

Recommandés pour le orevet.

27 21 27 24 35 26 28 21

27 21 24 24 34 25 23 17

--1») 1 --4*)

Total 204 1893 191

195 182

9 9

.

.

.

.

.

.

.

.

recommandés pour le Drevet..

La répartition des élèves suivant leur incorporation divisions, est la suivante : Nombre des élèves.

Non Brevetés. brevetés.

28 I" division IITM« » 21 » 26 IIP« IV"1« 23 ·yme 26 VI">e 30 Vllme 24 me 17 vni Total 195

-- --2 1*>

dans les-

Total.

28 21 29 23 27 31 24 21 204

Dans les écoles préparatoires d'officiers des Ire et VIIIme divisions 11 sous-officiers de l'artillerie de forteresse ont été appelés,, lesquels à l'exception de 2, ont été proposés pour l'avancement.

En outre, un premier-lieutenant des troupes d'administration a passé avec succès l'école préparatoire d'officiers de la Vme division à ja suite de laquelle il a été incorporé dans l'infanterie du canton du Tessin.

*) Avec obligation de passer encore une école de aous-officiers avant leur promotion.

495 4. Ecoles de tir.

a.

Officiers.

Il y a eu à Wallenstadt 5 écoles pour officiers nouvellement, nommés et 2 cours pour officiers supérieurs.

Leur composition a été la suivante : Les officiers d'infanterie se répartissent .

par division comme suit.

Participants.

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M

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1

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-5

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H

2 8 245 31 33 3l

1894

3 231

1893

2 238 -- 6 4 250 31

1

(--5 (-H

36

27

t-H (-H

ï-- ( HH t--H

i>

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i

l'

«<

12

27

34

29

26 6 2

39

23

35

26

18 1 2

b. Sous-officiers.

L'effectif et le résultat des écoles ont été les suivants :

Arrondiss6iQ6ïit dp V4C

Effectif des écoles le dernier jour de service.

Comme caporaux.

» 2 »*

A

3 Oï Q) 0)

division.

lit 0 C^ D

VIIm« VIII""

12 12 11 11 11 12 10 11

1894 1893

90 88

I« nme

III»« IVni«

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1 1 1 --

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189 202 224 211 185 235 192 190

1628 1639

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2

IIP.

202 215 236 222 197 247 203 201

188 189 200 205 182 231 186 165

1 13 24 6 3 4 6 25

1723 1727

1546 1575

82 64

CL,

496 L'agrandissement de la place de tir à Wallenstadt a permis 'de faire des exercices de tir tactiques avec des cartouches à balle sur un champ plus étendu et d'une façon plus instructive que ce n'était le cas jusqu'ici. La critique des fautes commises pendant ces exercices par les officiers dans la conduite du feu et dans la conduite de leurs subdivisions, ainsi 'que la discussion et les comparaisons sur les résultats de tir obtenus par les troupes font l'objet principal de l'instruction; les rapports d'inspections constatent aussi ·que par le procédé pratique d'instruction employé, les officiers .peuvent être bien préparés à leur fâche dans la conduite du feu.

Dans l'instruction pendant les cours de tir pour officiers d'état·major, on a apporté des améliorations pratiques. L'utilité de ces eours qui permettent d'initier les officiers dans tout ce que peut produire le fusil et spécialement de les former pour le combat par le feu, est généralement démontrée.

Les écoles de sous-officiers dont l'instruction est uniquement -confiée au personnel d'instruction, ont constamment un résultat très-satisfaisant. Les résultats de tir de ces écoles se sont élevés comparativement à l'année précédente en moyenne de 2 à S °/0 dans le feu individuel, les résultats du feu de magasin sont également en progrès modéré. Dans les résultats de tir des écoles de tir pour officiers on constate plus de fluctuations, il est toutefois facile d'en éclaircir la cause, attendu que les résultats de 1893 ont atteint une élévation qu'il n'est pas facile d'obtenir.

5. Cours pour caporaux trompettes.

11 caporaux trompettes de la IVme division, 9 de la VIme, 8 de la VIIme et 7 de la VIIIme division, ensemble 35 hommes prirent part à ce cours qui eut lieu simultanément avec l'école de tir pour sons-officiers de la VIIme division à St-Gall et sous la direction de l'instructeur d'arrondissement de cette division. Parmi ce nombre, 15 ont été reconnus capables de diriger seuls les musiques de régiment composées des trompettes des trois bataillons; un d'entre eux n'a pas été reconnu capable de remplir les fonctions de caporal trompette.

6. Exercices de tir obligatoires.

D'après les tabelles de tir, les militaires suivants ont pris part à ces exercices :

497

fusiliers .

carabiniers Landwehr : fusiliers .

carabiniers

·

1891.

1704 111 1020 65

1892.

796 51 1250 71

1893.

3248 207 656 33

1894.

723 40 1829 73

Total

2900

2168

4144

2665

Elite :

En 1894, 440 hommes de la landwehr entrèrent encore en service avec le fusil Vetterli ; tout le reste de la troupe était en possession du fusil modèle 1889.

Tandis que les résultats de tir de l'élite avec le nouveau fusil indiquent vis-à-vis de l'année dernière une amélioration très sensible aussi bien dans le feu individuel que dans le feu de magasin les résultats dans la landwehr sont notablement inférieurs à ceux de l'année précédente. Les carabiniers de la landwehr ont seuls dépassé dans le feu de magasin leurs résultats de l'année dernière.

7. Tir volontaire.

Le résultat sommaire admis par la révision des rapports de tir des sociétés dans les mois de novembre jusqu'en février est le suivant.

1894.

1893.

Nombre des sociétés qui ont adressé leurs tabelles de tir 2,977 2,950 Le total des membres de ces sociétés s'élève à Membres ayant refusé le subside fédéral respect, ceux qui n'ont pas tiré les exercices obligatoires ou n'ayant pas le droit de toucher le subside Total des membres ayant droit au subside .

Feuille fédérale suisse. Année XLVII.

133,459

134,094

46,993

34,286

86,466

99,808

Vol. IL

498

1894.

Ont reçu le subside : a. 86,034 membres pour le tir à condition à fr. 1. 80 . fr. 154,861.20 &. (43 sociétés) 432 membres pour le tir au revolver à fr. 3 » 1,296.--

1893.

Ensemble 86,466 membres . fr. 156,157. 20 c. au concours de société de tir sur 2977 sociétés 340 sociétés (11,4 °/0) avec 6521 membres, y ont pris part, à fr. 1. 20 .

.

. » 7,825.20 Total des subsides fédéraux payés aux sociétés .

.

.

. fr. 163,982. 40

fr. 261,117. 2C>

On a payé à 39 corps de cadets de 12 cantons avec 4295 cadets : Ire classe de tir.

1503 cadets à fr. 1. 50 fr. 2254. 50 IIme classe de tir.

661 cadets à fr. 2.-- » 1322.-- 2164 cadets (1893:1828 cadets).

»

3,576.50

Total général de la subvention de la Confédération .

.

. fr. 167,558.90

»

3,045.--

fr. 264,162.20

Le nombre des sociétés de tir a augmenté de 27 en 1894. -- La diminution de 635 du nombre des membres n'est qu'apparente, un grand nombre de sociétés n'ayant indiqué dans leurs rapports de tir que le nombre des membres qui ont participé aux exercices pendant l'année courante.

La diminution du nombre des membres de 99,808 à 86,466 ayant droit au subside provient en première ligne du fait qu'en 1894 l'élite de deux divisions seulement (III et V) était astreinte au tir, tandis que l'année précédente l'élite de 6 divisions devait tirer. En outre, les prescriptions du programme de tir, lesquelles exigent pour l'obtention du subside que les conditions de précision soient remplies dans 2 exercices au moins, ainsi que le contrôle plus

499

sévère ont contribué au fait qu'un plus grand nombre de membres ont renoncé au subside fédéral ou n'y ont pas eu droit. Enfin, la diminution du subside total aux sociétés de tir de fr. 261,117. 20 en 1893 à fr. 163,982. 40 eu 1894 provient de la réduction du subside fédéral, laquelle correspond à la diminution du prix de la munition.

En raison de ce résultat nous croyons devoir renoncer pour 1895 aux conditions sévères de précision et encore à quelques antres prescriptions, par lesquelles les sociétés se sentaient trop gênées.

En 1894 340 sociétés (dont 129 du canton de St-Gall) vis-àvis de 374 l'année précédente ont pris part au concours de tir de section. Nous avons conservé pour 1895 le concours de tir de sections, mais offert aux sociétés la possibilité de tirer le même exercice comme tir facultatif par chaque société séparée.

Chez les cadets on doit mentionner une forte augmentation ; tandis qu'en 1893 35 corps de cadets de 11 cantons avec 3099 cadets, dont 1828 ont eu droit au subside, avaient concouru pour obtenir le subsiste fédéral. 39 corps de 12 cantons avec 4295 cadets se sont annoncés, dont 2164 ont obtenu le subside en 1894.

8. Ecoles centrales.

Les écoles suivantes ont eu lieu en 1894.

Trois écoles centrales I à Thoune, une école centrale II, qui, après un séjour de 4 semaines à Thoune, s'est continuée par une excursion par le Brünig à Lucerne où elle reçut l'instruction par des exercices sur le terrain et se termina par une visite des fortifications du Gothard, et une école centrale III à Prauenfeld dont l'itinéraire de l'excursion fut Biilacb, Zurzach, Brugg, Aarau jusqu'à Soletire.

La participation a été la suivante.

500 cô

Participants.

p

Par division.

to

'ra

n i I

116

7

16

6

6

II

32

3

8

3

3

III

23

1

6

2

3

1894

171 11

30 . 11

12

1893

157 13

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11

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II.

III.

IV.

V.

vn.

VI.

VIII.

Gothard.

Adjutants.

1

Officiers de troupes.

O ·

I.

!

·a<ia

Troupes d'administr.

0>

Troupes sanitaires.

Artillerie.

Cavalerie.

tcoles centrales.

Infanterie.

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32

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20

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2

4 4 3

501

Un cours pour aspirants secrétaires d'état-rnajor a eu lieu à ïhoune sous la direction du commandant des écoles centrales. Les 19 participants ont reçu le certificat de capacité pour les fonctions de secrétaire d'état-major.

Enfin un cours pour officiers supérieurs du Ire corps d'armée a eu lieu à Pribourg pendant 4 jours sous la direction du commandant de ce corps, cours qui se continua par une excursion de 12 jours par Kerzers, Joliment, Morat, Payerne, Echallens, Moudon, Oron, Vevey et St-Maurice. Suivant le programme d'instruction qui avait été établi les officiers participant à ce cours avaient à étudier, pendant leur séjour à Fribourg, les travaux pour les manoeuvres de paix, tels qu'ils ont lieu pour les manoeuvres d'automne des corps d'armée et pendant l'excursion les tâches pour les opérations en temps de guerre, d'abord division contre division et ensuite corps d'armée contre corps d'armée. Le cours se termina par une étude de la défense de St-Maurice. Il fut inspecté par le représentant du département militaire fédéral.

Ont pris part à ce cours : 2 commandants « de division, 4 commandants de brigade d'infanterie, 8 officiers d'état-major général, 2 commandants de régiment de cavalerie, 1 commandant de brigade et 2 chefs d'étatmajor d'artillerie, le chef du génie du corps et 1 capitaine du génie, le commissaire des guerres de corps et son adjudant, un vétérinaire supérieur et les deux adjudants du commandant de corps d'armée, soit un total de 26 officiers. L'instructeur en chef de l'infanterie, l'instructeur d'arrondissement de la Ire division et le chef d'étatmajor du Ire corps d'armée étaient attachés en qualité de 'professeurs au commandant.

9. Enseignement à l'école polytechnique.

Le nombre des élèves et des auditeurs inscrits qui ont suivi l'enseignement des sciences militaires a été le suivant.

  1. Semestre d'hiver 1893/94.

Tactique en corrélation avec l'histoire Balistique intérieure .

.

.

Reconnaissances .

.

.

.

Etude générale des armes .

.

Fortifications permanentes .

.

de la guerre 26 élèves.

.

.

. 21 » .

.

. 40 » .

.

.11 » .

.

. 39 »

502

6. Semestre d'été 1894.

Tactique en corrélation avec l'histoire Balistique extérieure .

.

.

Croquis .

.

.

.

.

Fortifications de campagne .

.

Théorie de tir Exercices de tir .

.

.

.

Fabrication des bouches à feu et des

de la .

.

.

guerre .

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

projectiles .

14 élèves.

5 » 14 » 15 » 23 » 16 » 12 »

c. Semestre d'hiver 1894/95.

Tactique en corrélation avec l'histoire de la guerre 17 élèvesBalistique intérieure .

.

.

.

.

19 » Topographie militaire .

.

.

.

.

. 19 » Tir de l'infanterie 38 » Exercices de tir .

.

.

.

.

.

. 33 » Etude générale des armes .

.

.

.

. 18 > Fortifications permanentes .

.

.

.

. 8 » Les cours sur la tactique et l'histoire de la guerre ont été donnés pendant le semestre d'hiver 1894/95 par M. le colonel divisionnaire Alexandre Schweizer à la place du professeur colonel Eothpletz en congé pour maladie.

Les cours sur l'étude générale des armes et les fortifications permanentes ont été donnés pendant le semestre d'hiver 1894/95 par M. le major d'artillerie Scherer.

Les examens ont été subis par : 15 élèves à la fin du semestre d'hiver 1893/94.

16 » » » » » » d'été 1894.

Ont obtenu des notes générales : -- élève à la fin du semestre d'hiver 1893/94.

1 » » » » » » d'été 1894.

C. Cavalerie.

  1. AcJutt de chevaux de cavalerie.

Effectif des remontes au 31 décembre 1893 .

Achetés à l'étranger .

.

.

.

.

» a u pays .

.

.

.

.

.

591 chevaux.

. 525 » . 96 Total 1212 chevaux.

Au 31 décembre 1894, l'effectif des chevaux dans le dépôt ei aux deux cours de remonte était de 577 remontes et de 102 che-

503 vaux de dépôts; ces derniers destinés à la remonte de cavalerie ou comme chevaux de réserve.

En 1894, on a remonté à nouveau 224 cavaliers. On a délivré à cet effet 67 chevaux de remonte et 157 chevaux repris de cavaliers ayant terminé leur service ou provenant d'échanges.

Au 3l décembre 1894, 215 hommes ont passé dans la landwehr. Sur ce nombre, 141 cavaliers étaient en possession de leur premier cheval, 7 n'avaient plus de chevaux et 67 possédaient des chevaux de remplacement.

Des 67 chevaux de remplacement, 23 furent réintégrés au dépôt et les 44 autres furent acquis par les cavaliers, soit comme chevaux de landwehr ou comme chevaux de tiers.

2. Dépôt central de remontes.

Effectif des chevaux au 1er janvier 1894 (chevaux de remonte et de dépôt)

739

Augmentation : Achetés à l'étranger .

.

.

.

» au pays .

.

.

.

Livrés p a r l e haras .

.

.

.

Chevaux d e recrues fournis p a r celles-ci » de remplacement fournis par les » repris .

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

hommes .

.

.525 . 2 5 . 34 . 32 .

5 .2 6 5

886 Total 1625 Vont en diminution : Péris 36 Réformés 131 Remis à l'établissement d e l a régie .

.

.

. 14 Vendus à d e s officiers .

.

.

.

.

. 30 Remis à des recrues .

.

.

.

.

.

. 507 Remis à des hommes tenus de se remonter .

. 224 Vendus ultérieurement par le dépôt comme chevaux de landwehr .

.

.

.

.

.

.

. ' 3 Chevaux fournis par les hommes mais refusés .

.

1

946 Effectif du dépôt au 31 décembre 1894, y compris les chevaux de§ deux premiers cours de remonte .

.

.

679

504

Chevaux à observer e t à redresser .

Dont 215 ont été rendus aux cavaliers Dont 137 repris Dont 1 4 vendus d'autre part .

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.215 137 . 14

39$

366 er

Restent au 1 janvier 1895

33

L'élevage rationnel des chevaux dans le dépôt central est rendu très-difficile par le manque d'espace, il est de toute nécessité de remédier soit d'une façon, soit d'une autre à ce fâcheux état de choses.

Le dépôt de remontes n'a pas eu, en 1894, à enregistrer de grandes ' maladies contagieuses. Toutefois une épidémie de pneumonie contagieuse éclata de nouveau l'année passée, mais dans une faible mesure.

3. Instruction.

  1. Observations générales.

Pendant l'année écoulée les chapitres I et III manquant encore furent ajoutés au nouveau règlement, que nous avons accepté.

Dans tous les cours de l'année, les troupes ont déjà été instruites d'après le nouveau règlement; troupes et cadres s'y sont rapidement habitués.

En outre, on a donné l'instruction pour le maniement, et l'entretien du nouveau mousqueton.

L'échange des mousquetons et les modifications à apporter au paquetage et à l'équipement ont été faites pendant les cours de répétition réguliers.

b. Cours de remonte.

Bu égard au nombre des écoles de recrues, il y a eu quatre cours de remonte, dont deux ont eu lieu à Aarau, un à Zurich et un autre à Berne. Le nombre des chevaux dans chacun de ces cours de remonte était d'environ 140.

Les chevaux bien préparés au dépôt de remontes ont été dressés dans ces cours d'une façon conforme au but.

505 c. Ecoles de recrues.

Pendant l'année écoulée, de nouveau quatre écoles de recrues ont eu lieu. 556 recrues se sont présentées, dont 513 ont été instruites. Les résultats de l'instruction des recrues ont été dans les quatre écoles satisfaisants. On en peut dire de même pour les cadres de troupe qui ont complété leur instruction dans ces écoles de recrues.

d. Cours de répétition.

La troupe devant être instruite dans le maniement et l'usage du nouveau mousqueton, l'instruction a été principalement limitée dans ce domaine et dans l'instruction des cadres pour la conduite du feu; en raison de ces circonstances toutes les autres branches de l'instruction ont dû, pendant les cours de répétition, être laissées de côté. La troupe s'est rapidement et facilement habituée à la nouvelle arme à feu pour laquelle elle a beaucoup de confiance.

Lors de l'inspection, la plupart des régiments se sont montrés à la hauteur dans le combat par le feu, tant au point de vue de- la discipline du feu parmi la troupe qu'à celui de la conduite du fen par les officiers. La plupart des compagnies de guides se trouvaient à la même hauteur que les escadrons. A l'exception des deux régiments et des trois compagnies de guides, qui appartiennent au [Vme corps d'armée et qui ont dû prendre part aux manoeuvres de ce corps, aucune troupe de la cavalerie n'a été appelée à des manoeuvres pour les motifs cités plus haut.

e. Ecoles de cadres.

Pendant l'année écoulée, il y a eu deux écoles de cadres, comme cela était prévu dans le budget et motivé dans le message du budget pour 1894. Ces écoles eurent lieu, l'une au printemps, l'autre en automne. Nous avons l'intention de tenir toujours à l'avenir l'école de cadres en automne, en même temps que l'école préparatoire d'officiers. L'essai qui a été fait l'année passée pour la première fois de réunir ces deux écoles et de leur faire exécuter ensemble un certain nombre d'exercices, a donné de bons résultats.

Dans les écoles de cadres, 12 premiers-lieutenants reçurent leur première instruction pour devenir commandants d'escadron, soit de compagnie et ]22 hommes furent instruits pour devenir brigadiers de dragons ou maréchaux-des-logis de guides. Le résultat de l'inspection des deux écoles a été très satisfaisant.

506 f. Ecole préparatoire

d'officiers.

21 élèves sont entrés à l'école préparatoire d'officiers; 3 de ceux-ci ont été licenciés après la première moitié de l'école, les 18 autres ont pu, à la fin de l'école, être proposés pour obtenir le brevet. Le choix des élèves n'était pas aussi satisfaisant que l'année précédente, mais on a pu cependant constater que ces élèves avaient reçu dans les écoles de recrues une instruction très soignée et solide qui, avec l'activité du personnel d'instruction, a agi de telle façon qu'à la fin de l'école l'instruction était bonne.

g. Cours de tactique.

Il y a eu deux cours de tactique ; 7 officiers supérieurs et 3 capitaines ont pris part au premier cours d'une durée normale; ce cours a eu lieu de la même manière que les précédents. A la place du second cours de tactique, il y a eu cette année un cours de tir pour officiers subalternes d'une durée de huit jours seulement dans lequel 2 officiers de chaque unité ont été instruits pour enseigner à leurs hommes, dans les prochains cours de répétition, le maniement et l'usage du nouveau mousqueton. En outre, ces officiers ont été instruits à fond sur le combat par le feu. Le bon résultat de ce cours s'est fait sentir dans l'instruction rapide de la troupe dans les cours de répétition.

D. Artillerie.

  1. Ecoles de recrues.

Les écoles suivantes ont eu lieu en 1894.

5 écoles de recrues pour batteries attelées, 1 école » » l'artillerie de montagne, 1 école » » l'artillerie de position, 3 écoles » » le train d'armée et 1 école » » » trompettes.

A raison de la réorganisation projetée, il n'a pas été recruté d'hommes pour les colonnes de parc et pour les compagnies d'artificiers ; il n'y a pas eu par conséquent d'écoles de recrues pour ces troupes.

Les hommes suivants ont été instruits dans ces écoles.

507

Total

449 565 33 25 178 9 4 252 4 4 318 9 12 1862

canonniers pour batteries attelées, soldats du train pour batteries attelées, ouvriers » » » trompettes » » » soldats pour batteries de montagne, ouvriers » » , » trompettes » » » canonniers pour compagnies de position, ouvriers » » » trompettes » » » soldats du train pour le train d'armée, ouvriers » » » et trompettes » » » hommes.

1898 hommes se sont présentés pour les écoles, dont 92 ont dti être licenciés pour divers motifs, principalement pour des raisons de santé; en outre, ces écoles ont été suivies par 74 retardataires de classes d'âge antérieures.

L'effectif des cadres des écoles de recrues a été le suivant.

7 majors qui ont fait chacun la deuxième moitié de l'école de recrues, 16 premiers-lieutenants, qui commandaient les batteries ou les compagnies, 64 autres officiers subalternes, 204 sous-officiers et en outre 91 appointés, ouvriers et trompettes, -qui cependant n'ont fait que la deuxième moitié de l'école.

Ont encore pris part à ces écoles comme chefs de batterie: 2 majors de l'état-major général.

Il n'y a pas d'observations à faire au sujet de l'habillement, de l'armement et de l'équipement.

Les chevaux fournis aux écoles répondaient aux exigences.

Les résultats des écoles de recrues ont été satisfaisants.

2. Cours de répétition.

  1. Elite.

Ont eu lieu : 2 cours de répétition des régiments réunis des IV me et VIII me brigades, comme cours préparatoires pour les manoeuvres du lVoee corps d'armée ;

508

3 cours de répétition des régiments des VIme et VIIme brigades, réunissant chaque fois en un cours l'artillerie de division VI et VII et l'artillerie de corps III; 4 cours isolés pour le parc de division IV, VI, VII et VIII.

Un détachement du train du parc de division IV a été réuni à l'école préparatoire d'officiers n° II à Thoune pour former une batterie d'école ; 1 cours pour le régiment d'artillerie de montagne, dont les deux batteries ont également pris part aux manoeuvres du IVme corps d'armée; 2 cours pour les divisions de position II et IV ; 5 cours pour les subdivisions des bataillons du train IV, VI, VII et VIII, à l'occasion desquels les bataillons du train du génie VI et VII, et IV et VIII, ainsi que le train d'administration IV et VIII, ont été réunis en un cours et placés sous les ordres du commandant des cours de répétition simultanés du génie et des troupes d'administration, en vue d'exercices communs. Les bataillons du train IV et VIII prirent part aux manoeuvres, tandis que les bataillons VI et VII, après trois ans d'interruption de service, eurent à suivre des cours élémentaires; 2 cours pour les trains de ligne réunis des VIme et VIIme divisions.

Le train de ligne desIV me et VIIIme divisions a eu son cours de répétition avec son corps et ses états-majors.

L'effectif des unités présentes aux cours de répétition a été en moyenne supérieur aux chiffres prévus dans le badget de 1894. Ce sont notamment les batteries et les colonnes du parc qui comptaient le plus d'hommes, tandis que l'effectif des subdivisions du train est resté inférieur aux prévisions bubgétaires.

L'état de l'habillement et de l'équipement en géne'ral a été satisfaisant ; les blouses et la buffleterie ont donné lieu à la majeure partie des plaintes.

Semblables plaintes se sont également fait entendre par-ci par-là au sujet du harnachement.

Tous les cours de répétition se sont passés en bon ordre, sans être troublés par des événements notables.

Les rapports sur les cours et les inspections sont favorables quant au résultat des cours et à l'état de l'instruction et de la capacité des troupes.

L'interruption du service pendant 3 ans pour les unités des VIme et VIIme divisions s'est naturellement fait ressentir très-forte-

509 ment. Partout on a eu principalement en vue l'indépendance des cadres et dans quelques-uns de ces cours on a pu, sous ce rapport, constater des progrès importants.

b. Landwehr.

En 1894 il n'y a pas eu de cours de répétition de landwehr.

3. Ecoles de cadres.

Comme d'habitude les écoles de cadres comprenaient l'école générale de sous-officiers et l'école d'officiers, Ire et IIme parties.

Ont 3 1 129 77

pris part à l'école de sous-officiers: officiers de troupes, sergent de canonniers, qui était en retard pour cette école, appointés canonniers et » du train.

Parmi ces participants, 4 hommes durent être licenciés immédiatement par ordre médical. Durant l'école, 12 hommes partirent encore, dont 9 pour cause d'incapacité.

A la fin de l'école, tous les participants, à l'exception d'un appointé-canonnier, ont été reconnus aptes an grade de sousofficier.

Pendant les 3 dernières semaines, 4 capitaines du génie prirent part à l'école.

Le cours de l'école a été normal.

Le choix des élèves a été un peu meilleur que l'année dernière en ce qui concerne le train, tandis que pour les canonniers il a été moins bon.

74 hommes ont pris part à la première partie de l'école d'officiers, dont 2 furent licenciés pendant la durée de l'école.

Les 72 hommes qui restaient à la fin de l'école ont tous été déclarés aptes à prendre part à la deuxième partie de l'école.

Cette deuxième partie de l'école a été fréquentée par 68 hommes sortant de la première partie de l'école qui la précédait immédiatement, par 6 hommes qui avaient fait l'année précédente déjà le première partie de l'école, par 3 sous-officiers qui ont été admis d'emblée à participer à la deuxième partie de l'école, en tout par 77 hommes, dont 1 quitta avant la clôture.

A la fin de l'école tous les 76 participants ont été reconnus capables d'être promus au grade d'officiers.

510 Parmi ces 76 hommes : 45 ont reca le certificat pour officiers de l'artillerie de campagne; 10 » » » » montagne ; 13 » » » » positition; 9 » » » du train d'armée.

4. Cours spéciaux.

Les cours spéciaux suivants ont eu lieu.

2 cours de tir pour officiers de l'artillerie de campagne, avec cours spéciaux pour canonniers pointeurs de l'artillerie de campagne ; 1 cours de tir pour officiers de l'artillerie de position, avec cours spéciaux pour canonniers pointeurs de l'artillerie de position, et 6 cours d'équitation et de conduite.

Les cours de répétition réguliers des batteries du 1er corps d'armée n'ayant pas eu lien en 1894, ils furent en partie remplacés par des cours de tir, ainsi que par des cours d'équitation et de conduite, de telle façon que la plupart des officiers et qu'une partie des sous-officiers firent du service, de même que des canonniers pointeurs et la majeure partie des soldats du train.

La participation a été la suivante.

Au cours de tir 1 : 2 majors 9 capitaines tous de la l re bri6 lieutenants gade d'artillerie. ' 11 sergents, et 76 appointés et eanonniers Au cours de tir II: 2 5 5 6 11 76

majors capitaines tous de la 2 me bripremiers-lieutenants gade d'artillerie.

lieutenants sergents, et appointés etcanonniers

Dans chaque cours il a été formé deux batteries d'école à 6 pièces.

L'organisation avantageuse des cours de tir s'est de nouveau fait ressentir en 1894 et l'instruction spéciale donnée aux canonniers pointeurs dans des cours spéciaux a donné de bons résultats dans tous les cours de répétition.

Ont pris part à l'école de tir de l'artillerie de position:

511 1 lieutenant-colonel, 2 majors, 2 capitaines, 6 premiers-lieutenants et lieutenants, 8 sergents et 36 appointés et canonniers.

Ce cours a également atteint son but.

Dans l'artillerie de position il est encore plus nécessaire que dans l'artillerie de campagne, que tous les officiers, même les plus jeunes lieutenants, soient instruits et exercés pour diriger le tir.

Dans les cours d'équitation et de conduite et pour autant que le budget le permettait, on a réuni chaque fois pour un même cours les soldats du train de 2 batteries de la Ire et de la IIme brigade, avec les cadres nécessaires.

A chacun de ces 6 cours on a appelé : 4 officiers (lieutenants) 8 sous-officiers, et 60 appointés du train et soldats du train.

Les attelages étaient bons, de telle sorte que dans l'espace de temps si court de 10 jours on a obtenu des résultats tout-à-fait satisfaisants.

E. Génie.

  1. Ecoles de recrues.

Par suite de la diminution du nombre des recrues, il n'y a eu, en 1894, que trois écoles de recrues au lieu de quatre, comme c'était le cas précédemment, soit : 1 école pour sapeurs, 1 » » pontonniers et 1 » » pionniers, auxquelles ont pris part : 28 officiers, 142 sous-officiers et soldats et 533 recrues.

Ensemble

703 hommes.

512 En 1894, il a été recruté en tout .

.

.

. 5 6 1 hommes.

Sur ce nombre 62 hommes ne se sont pas présentés ou ont été licenciés avant l'expiration des écoles .

.

.

.

.

.

.

.

62 » En conséquence on a incorporé en 1894 .

. 499 hommes.

En outre 34 hommes des classes antérieures sont entrés a u service .

.

.

.

.

34 » II a donc été réparti entre les différents corps, y compris celui des pionniers d'infanterie, en tout .

.

.

.

.

.

.

. 5 3 3 hommes.

Toutes les écoles ont suivi leur cours normal.

2. Cours de répétition.

  1. l'instar de ce qui a eu lieu pour l'infanterie, il n'y a eu pour le génie, en 1894, que des cours de répétition pour l'élite ; ils ont été de même durée et les 12 classes d'âge y furent appelées. Y ont pris part les troupes du génie des Ier, IIIme et IVme corps d'armée. Les cours pour le Ier corps d'armée n'ont duré que 6 jours et avaient pour but de mieux familiariser la troupe avec l'emploi du nouveau fusil. La durée normale des cours de répétition du IIIme corps a été réduite à 16 jours pour les cadres et à 12 jours pour les hommes. Quant aux troupes du génie du IVMe corps d'armée, elles prirent toutes part aux manoeuvres d'automne de corps d'armée et de division, et en partie même déjà aux manoeuvres de brigades. La durée de ces cours était celle fixée par la loi, soit de 18 jours (jour d'entrée et jour de licenciement compris).

A ces cours, l'effectif des différents détachements a été le suivant.

513 a. Bataillon du génie.

Bataillon.

1

Ont Etat-major 10 Compagnie de sapeurs . 187 Compagnie de pontonniers 167 Compagnie de pionniers . 158

2

8

4

6

7

Total.

été commandés pour le cours.de répétition : 10 12 12 8 8 60 217 226 187 220 211 1248 164 169 161 181 139 981 162 157 161 177 152 967

Total par bataillon 522 553 564 521 586 510 3256 Total par corps d'armée

1075

1085

1096

Ont pris part aux cours de répétition : Etat-major 9 9 12 8 5 8 Compagnie de sapeurs . 154 185 184 108 176 170 Compagnie de pontonniers 138 131 145 130 157 115 Compagnie de pionniers . 106 112 139 137 124 111

51 977 816 729

Total par bataillon 407 437 480 383 465 401 2573 Total par corps d'armée

Compagnie de sapeurs .

Compagnie de pontonniers Compagnie de pionniers .

&14

8(36

Absent : 1 1 4 33 32 42 79 44 29 33 24 31 24 52 50 18 24 53

Total par bataillon 115 116 Total par corps d'armée

8(53

3 41 24 41

9 271 165 238

84 138 121 109

683

231

% des hommes commandés 22)0 21,o

Feuille fédérale suisse. Année XLVII.

222 14,8

230

26,5 20,6

Vol. IL

21,4

21,o

34

514 b. Pionniers d'infanterie.

Commandés.

Présents.

% Absents. des commandés.

Ire division . . . 285 236 IIme » . . . 295 249 Ier corps d'armée 580 485

49 46

247 IVme division . . . 291 VIIIme » . . . 272 212 563 IVme corps d'armée 459

44 60

VJme division . . . 310 270 VIIme » . . . 295 259 529 605 IIIme corps d'armée

40 36

Total

1748

1473

17,, 95

104

76 275

15,6

15M 22,,

12>9 12,, 15,7

Sur le chiffres total de 5004 hommes des bataillons du génie et des pionniers d'infanterie appelés au service, 4046 hommes se sont présentés et 958 hommes ne se sont pas présentés, soit le 19 % de l'effectif de contrôle.

C'est la proportion ordinaire et elle ne donne lieu à. aucuneobservation.

Tous les rapports du IIIme corps d'armée sont unanimes à reconnaître que les cours de cadres qui ont précédé les écoles de la troupe dans les 6me et 7ma divisions ont été extrêmement utiles..

Il y a encore lieu de faire remarquer que dans le tableau qui précède sont compris dans la IVme division les pionniers du bataillon de carabiniers 4 et du bataillon de fusiliers 87, qui, en 1894, faisaient encore parties de la division du Gothard.

515 3. Cours de cadres.

  1. Ecole de sous-officiers.

Cette école comptait 1 fourrier, 118 appointés, 1 infirmier et 2 tambours.

En tout 122 hommes.

Cette école a eu lieu dans les conditions normales. Dans tous les rapports des commandants de cours de répétition et d'écoles de recrues, il est toujours fait mention de la satisfaction générale que l'on a sur les avantages que procurent cette école.

b. Ecole préparatoire

d'officiers.

14 sergents y ont pris part.

A la fin de l'école, un participant s'est retiré volontairement de l'examen, tandis que les 13 autres ont tous pu être proposés pour l'avancement à savoir : 5 dans les sapeurs, 4 » » pontonniers, 4 » » pionniers.

c. Cours technique.

12 lieutenants ont pris part au cours technique pour officiers subalternes.

Le cours technique pour officiers supérieurs comptait : 2 colonels, dont un de l'état-major général qui a fonctionné comme instructeur, 4 lieutenants-colonels, dont un de l'état-major général, 2 majors, 5 capitaines et 1 quartier-maître.

Total 14 officiers.

La direction du cours a été confiée au chef d'arme du génie et des reconnaissances ont été faites sur la frontière ouest du pays (dans le Jura vaudois, le Jura neuchâtelois et le Jura bernois).

4 capitaines du génie ont de nouveau pu être envoyés, sur le compte du cours technique, à l'école de sous-officiers d'artillerie.

516 Par contre, le corps des officiers ayant été fortement mis à contribution pour d'autres services, on n'a pas pu, en 1894, faire de reconnaissances pour l'étude de certaines positions fortifiées.

d. Cours spéciaux.

Un cours pour le service des signaux optiques a eu lieu à Coire et dans les environs. Il a été fréquenté par : 1 lieutenant-colonel de l'état-major général, commandant du cours, 2 lieutenants, 1 fourrier, 2 sergents, \ 4 appointés et | des compagnies de pionniers nos 4, 6, 7 et 8.

19 pionniers ) Outre l'usage du système autrichien de signaux adopté chez nous, on a également fait à. ce cours l'essai du système français, qui avait l'avantage sur le premier d'avoir un matériel plus facilement transportable. Quant à ses autres avantages il faut d'abord mieux l'étudier.

4. Sociétés volontaires.

En 1894, le nombre des sociétés de pontonniers subventionnées par la Confédération a augmenté de trois, à savoir les sociétés de Baden, Ryken et Fribourg. Cependant il n'y a que la première qui ait fourni son rapport annuel, attendu que les deux autres n'entreront en activité qu'en 1895. Par contre la société de Genève a de nouveau suspendu ses exercices en 1894 et elle se dissoudra.

Toutes ces sociétés dans leur majeure partie ont formé une association dont le but ne comprend pas seulement la fixation d'un programme d'activité uniforme en vue de l'enseignement militaire à ses sociétaires, mais encore l'assurance de ces derniers contre les accidents.

Le tableau qui suit indique le nombre des sociétaires de chaque société et leur participation aux exercices prescrits.

517 Effectif.

Différence.

Société.

1893. 1894.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22

Hommes.

89,8 97,3 100,0 ioo!0

-- 6 + 1 -- 1 -- 3 + 12

-f- 64

514

87,7

-- 4 + 12 -- 2 1 + 7 -- 8 + 19 + 3

.

59 37 23 12 57 24 48 18 20 74 25 17 22 40 25 14 32 11 16 12

Total

522

586

.

.

.

.

.

.

.

.

.

°/o

53 36 23 12 54 22 35 17 20 38 25 17 20 37 25 14 31 9 16 10

63 25 25 13 50 32 29 15 20 60 16 13 17 37 25 20 31 12 19

Berne Aarbourg . . .

Klingnau .

Wallbach . . .

Zurich Rheinfelden . . .

Baie Schaffhouse . . .

Sisseln Aarau . .

.

Wangen s/l'A.ar .

Bremgarten . . .

Lucerne Eglisau Olten Ottenbach . . .

Breite près de Baie Soleure Aarwangen . . .

Baden Byken Fribourg

Participation a 6 exercices.

+ + -I+ +

14 9 * & 3

94,7 91,7 72,9 94,4 ioo,0 51,3

100,0 100,0 90,8 92,a 100,0 100,0 97,« 81,7 100,9 83,3

F. Troupes sanitaires.

I. Section médicale.

  1. Cours préparatoires et écoles de récrites.

Dans le cours de l'exercice écoulé quatre écoles de recrues ont eu lieu à Baie. Ces écoles ont duré, sans compter un cours préparatoire de 11 jours, 35 jours ; elles ont été fréquentées par 405 recrues. Parmi ce nombre, 9 hommes ont dû être licenciés pour cause de maladie ou pour la raison qu'ils ne possédaient pas les qualités requises pour faire partie du corps sanitaire ; 396 ont été

518

instruits complètement et incorporés comme brancardiers (v. tableaux I et II).

2. Cours d'hôpitaux.

205 brancardiers ont suivi un cours d'hôpital d'une durée de 3 semaines dans les 17 hôpitaux de Genève, Lausanne, Fribourg, StImier, Berne, Lucerne, Zoug, Baie, Olten, Aarau, Zurich, Winterthour, Hórisau, St-Gall, Altorf, Coire et Lugano. 202 brancardiers ont pu être promus infirmiers sur la recommandation des médecins d'hôpitaux respectifs.

3. Ecoles de sous-officiers.

Pendant l'exercice écoulé, il y a eu 2 écoles de sous-officiers, l'une pour infirmiers de langue allemande, l'autre pour infirmiers de langue française. Tous les 50 participants ont pu être promus au grade de caporal sanitaire. Dans les écoles de sous-officiers d'administration, 6 sous-officiers sanitaires ont passé fourriers, l'un d'eux a obtenu les notes qualificatives nécessaires pour être admis à fréquenter l'école préparatoire d'officiers d'administration.

4. Ecoles préparatoires d'ofßciers.

Pendant l'année écoulée 3 écoles préparatoires d'officiers pour médecins et pharmaciens de langue allemande ont eu lieu à Baie ; 69 médecins et pharmaciens y ont pris part;' tous obtinrent le brevet de capacité et furent promus au grade de premier lieutenant (médecins), resp. au grade de lieutenant (pharmaciens).

5. Cours d'opérations.

Il y a eu 2 cours d'opérations pour médecins de langue allemande, l'un à Berne et l'autre à Genève, 7 capitaines et 36 premiers lieutenants y ont pris part.

6. Cours de répétition.

Pendant l'année écoulée 3 ambulances des Ire et IIe divisions ont suivi leur cours de répétition ordinaire à Yverdon et Moudon ; l'ambulance de la IVe division et 3 ambulances de la VIIe division à Arth. Le personnel sanitaire des bataillons d'infanterie de l'élite des IVe et VIIIe divisions, à l'exception des médecins de bataillon et des médecins assistants des bataillons, qui ont fourni les médecins de régiment, ainsi que des 5 plus jeunes infirmiers de chaque bataillon, a été appelé aux cours de répétition de Sursee et d'Arth.

519 Le personnel des ambulances qui n'étaient pas appelées à faire leurs cours de répétition réglementaire avec leurs divisions, a été, comme d'habitude, appelé à suivre le cours de cadres ; les médecins, les infirmiers et les brancardiers ont été chargés du service sanitaire dans les écoles et cours, les sous-officiers ont fonctionné en qualité de cadres dans les écoles de recrues sanitaires.

Les troupes ci-après ont suivi le cours de répétition en 1894 : Chiffre de contrôle.

Corps.

Total.

jazaret de camp. 1 (B amb ) » » » 11(3 » ) » » » iï(l » ) » » » VI (3 i> ) » » » VII (3 * ) » ·» » Vili (1 » ) Total du personnel du lazaret . .

142

137 51 139 133 45

123 126 43 119 106 43 560

308 295 5 337 5 346 343 312 63

92 94 4 283 4 124 125 274 59

16

15

Total du personnel du service sanitaire . . . .

2030

Total du personnel sanitaire . . .

1893

2677 3246

IIe

IIIe IVe

V

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»

VIe » VIIe VIIIe » Division du Gothard Troupes non endivisionnées . .

Non entrés au service.

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Non Total. Excusés. excusés.

Total des hommes astreints anx coars h5S-> de répétition.

647

Pe division

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10 12 3 9 6 --


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14

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1

1

1074

13

63

25

38

1634 2389

26 74

103 249

39 125

64 124

-- --6 --1 --5 --

2 1

520 7. Sociétés volontaires.

  1. Société militaire de troupes sanitaires. Le nombre des sections de cette société avait diminué de 13 au l et janvier, par contre le nombre des membres, ainsi que les conférences et les exercices qui ont eu lieu, sont restés les mômes, le travail chez les sections est devenu beaucoup plus important. Les grandes sections des villes (Baie, St-Gall et Zurich) doivent présenter une activité particulièrement réjouissante, tandis que beaucoup de petites sections souffrent des circonstances défavorables et ne peuvent rester à la hauteur que par de grands efforts et par les sacrifices personnels de quelques membres. Dans les endroits où les officiers sanitaires s'intéressent aux sociétés militaires de troupes sanitaires et les soutiennent en tenant des conférences populaires et en dirigeant des exercices pratiques, il en est résulté une influence évidemment favorable à la prospérité de ces sections. Les exercices combinés avec les sociétés de sous-officiers ont été très-propres à réveiller l'intérêt des soldats sanitaires et à donner aussi aux soldats des troupes combattantes une idée de l'activité de la troupe sanitaire.

Eu égard à cette activité continue et à titre d'encouragement nous avons de nouveau alloué au comité central une subvention de 850 francs pour être répartie entre les sections selon les prestations de chacune d'elles.

6. Sociétés de samaritains. Le nombre des sections a augmenté de 12, celui des membres d'environ 550. Le nombre des cours de samaritains qui ont eu lieu s'élève à 26 pour la période qui s'est écoulée du 7 septembre 1893 au 22 avril 1894. Après avoir passé un examen final avec succès 922 personnes (381 hommes, 541 femmes) reçurent une carte de légitimation comme samaritains. La société centrale suisse de la croix rouge s'intéresse actuellement d'une manière réjouissante et de plus en plus à la formation de samaritains, qui, en temps de guerre, pourront être employés, sinon comme infirmiers bien instruits, du moins comme brancardiers auxiliaires et leurs services pourront aussi être utilisés dans d'autres occasions.

La fédération suisse de samaritains a reçu pendant l'exercice écoulé nne subvention de 600 francs de la Confédération. Sou état actuel est représenté dans les tableaux ci-après, dans lesquels il n'est pas fait mention du fait qu'il existe à Baie, Zurich, Winterthur, dans les Grisons et pour mieux dire dans la Suisse orientale beaucoup de sociétés de samaritains qui ne font pas partie de la fède- .

ration des samaritains, mais qui se rattachent plutôt à l'organisation de la croix rouge.

Etat à fin 1892.

Sections.

CO

ss s* 1 . Aarau .

.

2 . Aarberg .

.

3. Aarwangen .

4. Balsthal-Clus .

5. Berne (hommes) 6. » (femmes) 7 . Belp .

.

8. Bienne (hommes) 9.

» (femmes) 10. Bipperamt 11. Birmenstorf .

12. Berthoud 1 3 . Bümpliz .

.

14. Grosshöchstetten 15. Henau 16. Huttwyl .'

.

17. Interliiken 18. Innertkirchen 1 9 . Kiesen .

.

20. Kirchberg 21. Langenthal .

.

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52 6 12 63 422

123 114 46 81 681 177 70 320 75 10 191 72 92 27

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--3 --4 -- -- 3 4 1 2 9 12 5 -- -- 1 8 8 11

5 -- 12 6 11 -- 18

-- 96 1 35 10 1 17 -- 32 4 3 5 -- 79 6 6 4 -- 493 24 16 22

245 957l 1840 17 2814 104 50 95 1

1

521

17 60 --3 .

132 522 5 103 40 1 .

.

30 40 .

46 J234 -- .

82 -- 45 -- -- 2 11 42 124 --1 .

. 26 45 -- .

24 28 -- ._ !

28 39 30 -- -- -- -- .

.

--15 --62 -- 53 456 -- -- A reporter 848 1737 10 2095 265 Ì95 ~4 464 Ï56 ~89

75 36 -- 18 50 3 540 5 74 5 40 -- J205 1 28 -- 1 131 --2 46 41 _

IncorporalioD militaire iti membres actifs.

Sections.

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Augmentation en 1893.

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1

. 132 132 18 1 6 36 23 59 -- . 36 145 1 182 8 -- 19 9 32 28 42 12 1 55 12 -- 18 167 3 188 17 21 31 -- -- C -- . 87 139 t. 231 2 19 -- 23 18 41 1 33 -- -- -- . 78 54 11 143 13 13Ü 107 C 246 56 81 51 39 2e 92 38 7 6 27 18 Ü 48 14 4 83 74 6 163 -- 1 37 55" 92 22 8 72 74 146 -- 4 1 32 61 -- 93 31 35 42 8 1 51 21 g --

18 24 -- 7 2 19 8 4 -- 32 1 12 14 7 14 17 52 -- 21 25 17 1 12 33 13 .^ --5 88 28 17 51 10 8 18 7 2 1 14 30 -- -- 23 5 13 -- 66 19 -- 24 12 -- 1813 2787 12- 4652 561 395 12 968 347 209

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Etat à fin 1893.

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*

Report 22. Langnau 2 3 . Liestal .

.

.

24. Munsingen 2 5 . Morat .

.

.

26. Oberburg 27. Rorsehach 28. Gessenay-Sarine 29. Schlieren 3 0 . Thoune .

.

.

31. Wichtrach .

32. Zimmerwald .

3 3 . Zofingue .

.

.

34. Zuricn-Aussersihl .

35.

» Enge .

36.

> Muntern .

37.

» Neumünster 38.

» Oberstrass .

39.

» Wiedikon .

40.

» Wipkingen 4l.

» Dnterstrass .

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Diminution en 1893.

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Incorporation militaire des membres actifs.

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245 957 1840 171 2814 104 50 95 14 20 40 60 9 1 10

126 -- -- 24 126 2 35 1J9 -- 64 23 40 126 1 167 --3 --2 59 5 4 1 18 41 -- 21 40 5 1 46 -- 15 18 170 2'! 190 2 -- 31 -II 52 14 -- --42 21 -- 64 141 5 210 12 11 19 - 30 --3 1 3 33 3 -- 5 --10 91 --49 6 146 -- -- 45 158 121 10 289 -- -- 18 79 38 8 125 -- 9 34 20 57 -- -- -- 14 69 75 g 150 -- -- 95 -- -- 59 4 27 36 1 138 -- 13 59 78 -- -- -- 19 44 96 -- 140 -- 8 1 63 -- -- 12 54 -- -- 566 2007 2986 Uï 15054 Ï4Ô

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6 12 9 15 2 5 7 2 4 6 -- -- -- -- 15 6 10 15

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522

Etat à fin 1892.

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Report 2007 2986 6l 5054 II y a lieu d'ajouter à ces sociétés les nouvelles sections qui n'ont pas pu adresser leur rapport de fin d'année par le fait qu'elles venaient d'être fondées, savoir : 80 4 2 . Biglen .

.

.

.

.

.

. 94 5fi 104 71 33 4 3 . Bolligen .

.

.

40 RO 10 4 4 Hon22 .

.

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.

.

97 4 5 . LaupGn . . .

.

.

.

.

.

.

.

.

.

. 9,7 __ 4 7 Trubschach.eii 48. Wattenwyl 4 9 Éheinfelden

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

97 80 Ifi 98 W

84 35

52 Utzenstorf Total à fin juin 1894

5 5

27 80 Ifi 9« 48 3e» 35

2372 3095 61 5528

523

524 c. Société centrale suisse de la croix rouge. Grâce à une nouvelle organisation cette société promet pour l'avenir une activité croissante. Une nouvelle organisation de la direction centrale rendue possible pour la répartition du travail permettra qu'on prête à l'avenir beaucoup plus d'attention à l'instruction du personnel auxiliaire (infirmiers proprement dit et samaritains), à l'achat du matériel d'une façon systématique et à l'acceptation de membres dans tout le territoire de la Confédération suisse. Le tableau ci-après indique de quelle manière il. a été travaillé séparément dans le domaine de la croix rouge et dans combien de cantons il n'a encore rien été fait.

11 est désirable au plus haut point que tout le peuple suisse se dévoue en temps de paix à l'oeuvre de la croix rouge, attendu qu'il ne serait sans cela pas possible en temps de guerre de prêter aide à la troupe sanitaire militaire officielle d'une façon suffisante, du moins en tant qu'il s'agit de matériel et de personnel bien instruit.

Il n'a naturellement pas été adressé de subventions fédérales à la société centrale suisse de la croix rouge.

II. Section vétérinaire.

  1. Ecole préparatoire

d'officiers.

19 vétérinaires se sont présentés à cette école. Sur ce nombre 12 élèves ont pu à la fin de l'école être proposés pour l'obtention du brevet de lieutenant. Les travaux et la conduite des 12 élèves peuvent être considérés comme très-satisfaisants.

2. Cours pour vétérinaires d'état-major.

5 majors et 4 capitaines ont pris part au cours pour vétérinaires d'état-major. Celui-ci eut lieu à Thoune de la même manière que les précédents pendant 14 jours et en môme temps que le cours pour maréchaux-ferrants. Les participants ont travaillé avec beaucoup d'intérêt. Outre le service professionnel ceux-ci furent mis au courant des réformes qui ont été faites dans l'armée, en particulier des éléments du service territorial et des étapes. Le résultat du cours peut être considéré comme très-bon.

3. Cours pour maréchaux-ferrants.

81 hommes se sont présentés au cours pour maréchaux-ferrants. Sur ce nombre 13 ont dû être renvoyés pendant les deux premières journées pour cause d'instruction professionnelle préparatoire insuffisante ; un autre a en outre été licencié pour maladie. 15

A page 524.

Aperçu général sur l'effectif des sections de la société centrale suisse de la croix rouge (année de fondation 1882).

Membres de la société centrale.

Canton.

Personnes.

Sections cantonales.

Sections locales.

Corporations.

Année de fondation.

Président.

Nombre des membres.

Recettes annuelles.

Zurich . . . .

.

Berne Lucerne Uri Schwyz Unterwald Glaris Zoug Fribourg . . . .

Soleure Bàie-ville Bàie-campagne Schaffhouse

597

32

41

Appenzell St-Gall .

Berne.

T

Ct.

Fr.

Ct.

300.

-- -- 505.

50 5,812.

50 16,081.

1890 1889 1887 1889

M P.Näf, instituteur des écoles normale: .

Mr le pasteur J. Pfister.

M* le conseiller municipal Knus.

Mr le président de la ville Pestalozzi.

26 175 632 2,272

9 4 7 60

130.

260.

1,971.

5,797.

1892

Mr le colonel Dr A. Wyttenbach.

629

40

2,000. --

-- Tenue de cours de samaritains.

50 28 Equipement graduel d'un hôpital de réserve.

52 Pour 1894 : literie, appareils de stérilisation, bois de lit pour 3000 malades.

1,585. -- Propagande pour l'augmentation des membres et création de magasins de mobiliers pour malades.

En outre, il existait autrefois une section à Thalweil comprenant 90 membres sous la présidence de Mr le pasteur G. Bartholdy ; elle s'est dissoute, car elle n'a pas trouvé de champ de travail.

Les samaritains sont compris sans le nombre des membres des sections cantonales.

3

10 15 46 4 1110

3 2 25

17 3

8 4

Baie-campagne.

297 613

6 31

Rhodes-extérieur.

i

2

Grisons

.

470 75 1 839 1 2100 18

Valais Neuchâtel Genève Total (fin 1893)

108

Observations.

56

. . . .

Argovie Thurgovie Tessin . . . .

Vaud

3122

Programme prévu.

CorpoPersonnes. rations.

Fr.

Kußnacht.

Wädensweil.

Winterthour.

Zurich.

Capital.

. . .

9537

33 5

25

4,873. 50

9,628. 19 Achat d'un lazaret de 200 lits.

Baie.

1887

M» R. Nötzlin-Werthemann.

Schaffhouse.

1893 1893

M* le pasteur Geßler, Bennwil.

M1 le D' B. Moser, Schaffhouse.

269 73

300. -- 100--150

300. -- 150. --

1890 1894

Mme Dr Haltmeyer, Heiden.

Mr le major Dr Äpli.

248

1,078. --

2,186. --

Achat de matériel pour cours de samaritains et magasins de mobiliers pour malades.

Achat de matériel pour le soin des malades.

Grisons.

1892

M' le D' Kohl, Coire.

65Q

580. --

Argovie.

1892

Mr le pasteur Wernli, Aarau.

580

1,100. --

915. --

Création de magasins de mobiliers pour malades à Ilanz.

Création d'un chemin de fer sanitaire.

Vaud.

1891

Mr E. Tissot, banquier, à Lausanne.

806

1,612. --

2,000. --

St-Gall et environs.

1,110

36

Achat de matériel de lazaret et tenue de cours de samaritains.

'

3 1 264

Neuchâtel.

1890

M' le colonel J. de Montmollin.

2,925

1,500. --

i

_

3,932. 83 Comme la sectipn vaudoise.

i En Î8!J)4 un bazar avec un montant de fr. 14,000 environ.

Lieu principal: Liestal.

l Lieu principal: Heiden.

La section a été fondée seulement en novembre.

Lieu principal : Coire. Magasins de mobiliers pour malades à Coire, Mayenfeld et Sins.

Lieu principal: Aarau.

t Lieu principal : Lausanne. Don de fr. 2500 pour l'acquisition d'une voiture de transport pour les blessés. Lieu principal: Neuchâtel.

10,395 181 21,352. 50 43,396. 32 9,000. -- 58,443. 21 Société centrale Le capital entier de la société cent raie et des sections est de fr. l 01,839. 53.

Remarque. D'après les infornlations qui sont parvenues depuis, une section locale de la ero ix rouge existe aus si à Genève depuis le 9 janvier 1891, sous la présidence de M' le E * Haltenhoff.

525 hommes ont dû être renvoyés pendant les trois premières semaines parce qu'ils ne faisaient pas de progrès suffisants.

52 participants purent obtenir à la fin du cours le certificat de capacité pour maréchaux-ferrants militaires.

Le nouveau bâtiment pour maréchaux utilisé pour la première fois a été reconnu conforme au but sous tous les rapports. Sans celui-ci il n'aurait pas été possible d'instruire plus de 40 maréchaux.

Les grandes installations permettent de se servir plus utilement qu'auparavant du temps de travail disponible et en particulier au profit des exercices pratiques.

G. Troupes d'administration.

  1. Cours préparatoire et école de recrues.

156 hommes, y compris les cadres, ont pris part à cette école qui, abstraction faite du cours préparatoire de 21 jours, a eu une durée de 40 jours. Pour différents motifs, 8 hommes ont dû être licenciés avant la fin du service.

Les cadres suivants ont pris part à l'école : 6 officiers, 13 sous-officiers et 1 tambour.

Le nombre des recrues instruites s'est élevé à 128.

Les recrues possédaient de bonnes qualités intellectuelles, au point de vue physique, par contre, quelques-unes provenant du VIIITM8 arrondissement de division ont laissé à désirer par le fait qu'elles étaient petites et de faible constitution.

L'armement, l'équipement et l'habillement ne donnèrent lieu à aucune observation importante.

Dans cette école, on a constaté d'une manière sensible les avantages résultant de la prolongation du cours préparatoire.

La discipline a été satisfaisante.

2. Cours de répétition.

  1. Pour officiers d'administration.

Un cours, fréquenté par 24 capitaines, qui dura 21 jours eut lien dans le courant de l'année 1894.

526 Les participants ont travaillé avec beaucoup de zèle et d'énergie et ont suivi l'instruction avec un grand intérêt. Le résultat peut être considéré comme très satisfaisant.

b. Pour les compagnies d'administration.

Les compagnies d'administration n08 6 et 7 et 4 et 8 avaient cette année à faire leur cours de répétition ordinaire. A chaque cours, deux compagnies réunies formaient le détachement des subsistances du corps d'armée. Les compagnies nos 4 et 8 (détachement des subsistances du IVme corps d'armée) ont dû prendre part au rassemblement de troupes et assurer la subsistance du corps d'armée. Les compagnies nos 6 et 7 (détachement des subsistances du IIIme corps d'armée) n'avaient qu'à faire un cours de répétition élémentaire sans avoir de troupes à nourrir.

Le détachement des subsistances du corps d'armée III entra en service avec un effectif de 300 hommes et le détachement des subsistances du corps d'armée IV avec un eifectif de 302 hommes.

Le nombre des hommes non excusés et qui ne se sont pas présentés s'éleva pour les 4 compagnies à 27.

La discipline était en général bonne.

3. Ecole préparatoire

d'officiers.

Cette école a été suivie par 1 officier d'infanterie, 1 secrétaire d'état-major (adjudant sous-officier), 30 fourriers des différentes armes, 1 sergent d'administration et 1 caporal d'infanterie, soit un total de 34 hommes. 6 hommes ont dû être licenciés dans la première moitié de l'école pour cause de maladie et pour instruction insuffisante. Les 28 autres -participants ont pu être promus officiers.

4. Ecoles de

sous-officiers.

Il y a eu trois écoles de fourriers. Les participants appartenaient aux armes suivantes : 63 à l'infanterie, 7 à la cavalerie, 19 à l'artillerie, 3 au génie, 6 aux troupes sanitaires, 14 aux troupes d'administration.

Total

112 hommes.

527 Tous les participants ont pu être proposés pour le grade de fourrier et parmi ceux-ci 32 ont été proposés pour suivre l'école préparatoire pour officiers d'administration.

Il est voué beaucoup plus d'attention qu'il y a quelques années, au choix des aspirants fourriers.

5. Ecole d'officiers

pour quartier-maîtres.

Cette ëcole a été suivie par 24 premiers-lieutenants. 2 élèves ont dû être licenciés pendant l'école, .l'un pour cause de maladie et l'autre pour affaires privées.

JET. Ecoles et cours des troupes de forteresse.

I. Gothard.

  1. Cours tactique pour officiers

des troupes du Gothard.

Ont pris part à ce cours: 3 colonels, 1 colonel-brigadier, 5 lieutenants-colonels, 10 majors, 6 capitaines, 1 lieutenant et 1 fourrier.

Après l'enseignement théorique préliminaire, il a été procédé, notamment sur le front sud, à des exercices tactiques sur le terrain, combinés avec des reconnaissances.

2.

Infanterie.

En 1894, le bataillon de carabiniers 4 et le bataillon de fusiliers 87 (élite) ont eu leur cours de répétition ordinaire, le premier à Airolo, le second à Andermatt.

L'instruction a été placée sous la direction d'un instructeur d'infanterie de Ire classe.

Des plaintes se sont élevées au sujet du traitement et du surmenage des troupes. Une enquête instruite par les soins du département militaire a démontré que les deux bataillons n'avaient pas eu à supporter de travaux plus importants que ceux qui sont toujours inhérents au service en pays de montagnes et l'on a, du reste, constaté que l'état sanitaire des troupes n'en avait pas souffert.

528 3. Artillerie de forteresse.

  1. Ecoles de recrues.

En 1894, il y a eu une école pour les recrues de la compagnie d'artillerie de forteresse I et une école pour celles de la compagnie d'artillerie de forteresse II.

Cette dernière école comprenait aussi l'instruction des recrues des corps d'observation et de celles pour le service des fusils Maxim.

Ces écoles ont été fréquentées en tout par 217 hommes, dont 12 pour divers motifs ont dû être congédiés avant le licenciement général.

Ont pris part aux exercices : 127 canonniers et 78 observateurs et servants de fusils Maxim; en tout 205 hommes.

Ont pris part à ces écoles 4 hommes de classes d'âge antérieures et qui n'avaient pas encore terminé leur école de recrues.

Parmi les cadres ayant participé à ces écoles, on comptait : 2 majors, 0 1 capitaine, 14 officiers subalternes, 34 sous-officiers.

L'armement, l'équipement et l'habillement ne donnent lieu à aucune remarque essentielle.

b. Cours de répétition.

En 1894, il y a eu les cours de répétition suivants: Cours de répétition de la compagnie I au fort d'Airolo ; » » » » II au fort d'Andermatt, et » » des servants des fusils Maxim.

A l'occasion de ces cours, il a ëté constaté que le temps employé est insuffisant pour surmonter les difficultés que présente un service aussi compliqué.

Il y sera remédié par la prolongation du service prévue par la nouvelle loi sur l'organisation de la défense du Gothard, ainsi que par le cours préliminaire de cadres institué par cette loi.

529 c. Ecoles de cadres et cowrs spéciaux.

Les écoles spéciales d'artillerie de forteresse suivantes ont eu lieu, savoir : 1 école d'appointés, 1 » de sous-officiers.

En outre, quelques sous-officiers de l'artillerie de forteresse prirent part à l'école préparatoire au grade d'officier d'infanterie, école qui a eu lieu à Coire. Les résultats ont été satisfaisants.

Quant aux écoles d'appointés et à celles de sous-officiers de l'artillerie de forteresse, nous n'avons qu'à faire observer que les écoles d'appointés ont été reconnues favorables pour la préparation à l'école de sous-officiers et pour l'instruction d'appointés destinés à remplir des fonctions spéciales dans le service des forts.

La durée actuelle de 2] jours de service a été jugée suffisante pour atteindre le but proposé.

Les appointés commandés pour l'école de sous-officiers ont été en moyenne bien choisis et, dans les écoles de recrues et dans les cours de répétition ultérieurs, ils ont été reconnus, à peu d'exception près, comme de bons sous-officiers.

Un grand nombre d'officiers d'autres armes ont été appelés aux écoles de sous-officiers où ils reçurent leur instruction préparatoire en vue de leur transfert dans l'artillerie de forteresse.

4. Génie.

Il y a eu un cours de répétition pour les troupes du génie adjointes au bataillon de carabiniers 4 et au bataillon de fusiliers n° 87.

Y ont pris part : 1 3 30 Quelques travaux exécutés.

sergent, appointés et soldats.

pour compléter les fortifications y furent 5. Service sanitaire.

Les troupes sanitaires des bataillons de carabiniers 4, de fusiliers 87 et de la division de position IV ont été appelées à un cours de répétition à la Furka. 5 officiers, 3 sous-officiers et 26 soldats y prirent part.

Feuîtte fédérale suisse. Année XLV1I. Vol. IL 35

530 II. Saint-Maurice.

  1. Infanterie.
  2. Cours tactique pour officiers de l'infanterie et de la défense du Bas-Valais.

Ce cours a été commandé par le commandant de la défense du Bas-Valais.

Il lui a été adjoint: le commandant du régiment d'infanterie n° 4 élite ; le chef de l'artillerie et le chef du génie des fortifications de Saint-Maurice, et un officier d'administration.

Comme élèves ont pris part à ce cours : 3 majors d'infanterie, ceux des bataillons 11 et 12 d'élite et 9 de landwehr, 11 capitaines d'infanterie, 2 premiers lieutenants d'infanterie.

Ce cours avait pour but de donner à ces officiers une connaissance exacte des fortifications de Saint-Maurice, de leur expliquer l'importance des ouvrages de défense et par des reconnaiasances et des problèmes tactiques, d'étudier la défense et l'attaque des fortifications du Bas-Valais.

b. Cours de répétition.

Il n'y a pas eu de cours de répétition dans le courant de cette année.

2. Artillerie de forteresse.

  1. Ecole de recrues.

Une seule école de recrues a eu lieu.

Le nombre des recrues qui ont terminé leur instruction e^t de : 65 canonniers, 19 observateurs, 13 mitrailleurs, 2 trompettes.

99 recrues.

La qualité du personnel était d'une bonne moyenne.

L'armement n'a pas donné lieu à des observations qui méritent d'être signalées.

531

L'équipement a donné lieu à un très-grand nombre d'observations. La qualité de l'habillement était bonne mais un assez grand nombre de vêtements n'allaient pas bien et ont dû être changés ou modifiés.

b. Cours de répétition.

Un cours de répétition combiné a eu lieu, cours auquel ont pris part : la Va compagnie de mitrailleurs, la yj compagnie d'observateurs, l'état-major de la compagnie de canonniers, la Yj compagnie de canonniers de Dailly, la 1 /j » » » de Savatan.

c. Ecole de cadres et cours spéciaux.

En 1894 ont eu lieu les écoles spéciales et les cours d'artillerie de forteresse suivants : 1. Ecole de cadres.

Une école de cadres a eu lieu en commun avec celle du Gothard.

Ont suivi cette école avec succès: 3 lieutenants d'infanterie.

2 lieutenants du génie, 16 appointés (11 canonniers, 3 observateurs, 2 mitrailleurs).

Les 5 officiers ont permuté dans l'artillerie de forteresse.

Trois ont été attribués aux demi-compagnies de canonniers ; un à la demi-compagnie d'observateurs., et un à la demi-compagnie de mitrailleurs.

2. Ecole d'appointés.

Deux écoles d'appointés ont eu lieu; l'une au printemps à Airolo, l'autre en automne à Saint-Maurice.

Les hommes qui ont été nommés sous-officiers l'année passée n'ayant pas encore fait d'école d'appointés, ils ont dû la faire cette année comme sous-officiers.

Ont pris part à ces écoles : 1 sergent-major canonnier, 1 » observateur, 7 sergents canonniers,

532

1 sergent observateur, 42 appointés canonniers, 13 » observateurs, 10 » mitrailleurs.

3. Ecole préparatoire d'officiers.

Trois sous-officiers d'artillerie de forteresse ont pris part à l'école préparatoire d'officiers d'infanterie de la première division d'armée, dont deux avec succès.

4. Cours de reconnaissances pour officiers d'artillerie.

Ce cours a été commando par le commandant de la défense du Bas-Valais; il lui a été adjoint le chef de l'artillerie et le chef du génie des fortifications de Saint-Maurice, l'adjudant du commandant de la défense du Bas-Valais et un officier d'administration.

Ont pris part à ce cours : 1 major d'artillerie de forteresse, 1 » » de position, 1 capitaine » de forteresse, 1 » » de position, 3 lrs lieutenants d'artillerie de forteresse, 5 lieutenants » de » et l'officier du matériel des fortifications.

Le programme du cours était le même que celui du cours tactique, mais on s'est occupé davantage du service de l'artillerie.

VIII. Service sanitaire.

  1. Section médicale.
  2. Service de santé.
  3. Hygiène.

On ne peut que vanter les bienfaits rendus par l'installation de douches dans les casernes de Thonne et de Frauenfeld.

En fait de maladies épidémiques nous n'avons à enregistrer que le typhus. Abstraction faite des cas sporadiques, pour la plupart importés, une épidémie de ce genre est survenue pendant le cours de répétition du bataillon de Schwyz 72 d'élite (Zurich, 20/24 septembre au 5 octobre). Ce bataillon fit son cours de répétition eu même temps que le bataillon zurichois 70. Ce dernier n'a eu à noter qu'un seul cas de typhus, par contre le bataillon 72 environ 40 cas se déclarant immédiatement après le service.

533 Malgré d'activés recherches, il n'a malheureusement pas été possible de découvrir la source d'infection ; par l'apport au diagnostic messieurs les médecins d'hôpitaux, chargés des soins du 72me, n'étaient pas d'accord. Les uns désignaient la maladie comme typhus bien caractérisé, tandis q.ue les autres n'y voyaient qu'.une gastroenterite violente. Il est au moins certain que beaucoup de cas furent compliqués d'hémorragies intestinales et étaient d'une violence excessive. Il n'y a eu aucun cas de mort.

Nous n'avons eu à enregistrer qu'un seul cas de petite vérole; en outre monsieur le premier-lieutenant Bornand, adjoint du bureau de santé, commandé comme médecin pour l'école de recrues d'artillerie de campagne I à Bière fut infecté en dehors du service eu soignant des malades atteints de la petite vérole parmi la population de Bière et mourut de cette maladie.

Il y a eu dans différentes écoles, comme maladies sporadiques, la scarlatine et la diphtérie.

b. Service des malades.

Le service sanitaire a été fait dans les cours de répétition par le personnel sanitaire des corps, dans chacun des bataillons d'infanterie de l'élite par 1 médecin et 5 infirmiers. Dans les écoles et cours spéciaux, ce soin incombait d'une part aux 23 médecins de place et de l'autre au personnel des ambulances ne faisant pas de service avec les divisions appelées aux cours de répétition et de retardataires.

On a appelé au service sanitaire 49 médecins d'école, 118 infirmiers et 94 brancardiers.

Pendant les manoeuvres ,du IV me corps d'armée, on a établi, dans la IVme division, 2 ambulances réparties en 3 dépôts de malades et dans la VIIIrae 4 ambulances réparties en 5 dépôts de malades; 627 malades ou hommes épuisés ont été soignés dans ces 8 dépôts, 280 furent renvoyés guéris à leur corps pendant le cours des manoeuvres, 260 furent évacués dans des hôpitaux permanents et 87, la plupart guéris, renvoyés dans leurs foyers.

1981 hommes ont été traités dans 76 hôpitaux permanents (79 de plus que l'année précédente) parmi lesquels un nombre considérable d'hommes sont tombés malades après le service et ont été soignés à l'hôpital conformément aux prescriptions de l'article 7 de la loi sur les pensions et du § 101 de l'instruction sur l'examen sanitaire des militaires. L'hôpital militaire de Thoune a soigné 114 malades (contre 136 l'année précédente) qui sont compris duns les 1981 hommes cités plus haut.

534

De tous les hommes soignés dans les hôpitaux, o n e n a renvoyé guéris a u c o r p s . . . . . .

.

.

on en a renvoyé dans leurs foyers (la plupart guéris).

.

i l e n e s t décédé pendant l e traitement .

.

.

.

(hors de l'hôpital 5) i l e n restait à l'hôpital à l a f i n d e l'année .

.

.

.

439 34 1472 21 19

Le nombre total des jours d'hôpital a été de 32,019, vis-à-vis de 31,364 l'année précédente.

Quant aux causes des 21 décès survenus, elles se répartissent comme suit : Typhus abdominal.

.

5 cas.

Tuberculose .

.

.

.

. 6 » Pneumonie .

.

.

.

. 3 » Diphtérie .

.

.

1 ».

Maladies chroniques des reins . 1 » Hernie étranglée .

.

.

. 1» Tumeur maligne .

.

.

. 1 » Mort violente .

.

.

. 3 » Parmi les trois derniers décès figurent une chute en bas le Bätzwand, une fracture du crâne due à une chute en bas une fenêtre de la caserne de Zurich et un cas de spasme tonique provenant d'une blessure au nez. Il n'y a aucun suicide à signaler.

2. Pensions et indemnités.

La séance ordinaire de la commission des pensions a ou lieu ie 22 décembre ; un certain nombre de cas a en outre été traité par voie de la circulation.

L'état des pensions était au commencement de 1894 : Pensions d'invalides .

.

.

.

.

.

. f r . 25,530 » de veuves et d'orphelins » 36,960 fr. 62,490 II y a eu en diminution : .Pensions d'invalides .

.

.

» de veuves et d'orphelins

.

.

. fr. 1,200 . » 3,110 »

Restent

4,310

fr. 58,180

535

Report II y a eu en augmentation : Pensions d'invalides .

.

.

» de veuves et d'orphelins

.

.

fr. 58,180

. fr. 3,395 . » 3,450 »

6,845

L'état des pensions au commencement de 1895 est ainsi de : Pensions d'invalides fr. 27,725 « de veuves et d'orphelins .

. » 37,300 Total

fr. 65,025

Le tableau ci-après indique la répartition des pensions suivant les divers cantons.

3. Assurance contre les accidents.

Dans le courant de l'année 1894, notre département militaire nous a soumis un projet de décret, en vertu duquel la Confédération devait prendre à sa charge l'assurance contre les accidents et les maladies des soldats au service fédéral. Nous ne pouvions nous résoudre d'introduire une innovation aussi incisive et de cette portée par voie de décret, attendu que les chambres, lors de la fixation du budget de 1894, n'ont voté que les crédits nécessaires pour l'assurance contre les accidents et non pour les cas de maladie et considérant enfin que le projet de décret vise des dépenses extraordinaires non prévues dans la loi sur les pensions militaires et sortant du cadre et des limites de cette loi.

Nous avons, par conséquent, chargé not're département militaire de conclure, avec la Société d'assurance contre les accidents, Zurich, une convention valable pour 1894 et sur les mômes bases que la convention conclue en 1893 ; cette dernière avait donc force de loi pour 1894.

Nous n'avons pas eu, pendant le courant de l'année, des difficultés sérieuses avec la Société d'assurance Zürich; nous nous proposons toutefois de prendre, pour 1895, à nos risques et périls, l'assurance contre les accidents survenant parmi les troupes fédérales.

A page 535.

Pensions militaires eu 1894.

Diminution en 1894.

Etat pour 1894.

Etat pour 1895.

Augmentation en 1894.

Cantons.

Invalides.

Nombre.

Zurich Berne Lucerne Uri Schwyz Unterwalden-le-haut Unterwalden-le-bas Glaris Zoue Fribourg Soleure Bàie-ville Baie-campagne Schaifhouse Appenzell Rh.-ext Appenzell Rh.-int St-Gall Grisons . . .

Argovie Thurgovie

9 17 3

Tessin Vaud Valais Neuchâtel Genève

1.

Fr.

Veuves et orphelins.

Nombre.

Fr.

Nombre.

Fr.

Nombre.

Fr.

(1)

100 850 300

(1) 1 (2) 4

200 1230

2,900 5,690 1,400

32 43 4

6,880 8,850 950

200

3 1 2 3 3 9 6

480 80 300 800 380 2,000 1,545

1 1

100 100

2

900

3 1 2

600 200 100

4 3

450 595

8 1 9

1,800 350 3,500

2 15 1 2 1

500 5,890 400 700 200

11 1 18 3 8 10 3 2 3

2,400 200 4,250 1,200 1,780 2,100 1,000 270 450

79

25,530

172

36,960

3

1

1

Veuves et orphelins.

1

250

(2)

200

1

200

(2) 4 (1) 1 CD 1

1300 50 80 200

Fr.

Sombre.

1 1 1 1

200 200 100 400

(1) 4

1000

s;ooo

1 1

400 400

10 15 3 1 1 1 1 1

\ 100 100

6

1,850

4

2

950

600

45

CD 1

400

1

400

3510

(1)14

4095

700

(8)13 2

400

2

700

1200

(8) 11

3110

(1) 12

3395

.

2

Chiffre effectif des diminutions et augmentations . . . .

(3) 3

Fr.

Nombre.

200

50

CD

Invalides.

Fr.

sfombre.

400

1900

' Dont il faut défalquer pour mutations intercantonales .

Invalides.

1

(3) 5

Total

Veuves et orphelins.

Invalides.

2 2

300 800

1 1 1 1 1

450 450 400 150 100

(1) 14

3850

2 .

(1) 12

5,040 1,200 400 .200 400

Veuves et orphelins.

Nombre.

Fr.

35 39 4

7,680 7,620 950

4 1 2 3 3 9 7 2 4 3

680 80 300 750 380 2,000 1,645 800 450 595 2,200 200 3,400 1,600 2,100 2,050 1J100 270 450

3 1 2

600 200 100

8 1 11

1,800 350 3,850

2 15 2 2 2

545 5,890 800 700 600

10 1 15 4 8 10 4 2 3

88

27,725

173

37,300

9

2,195

1

340

400 3450

Augmentation

Etat général en 1894: 251 pensions avec Fr. 62, 490 1895: 261 - ,, » 65> D25 Augmentation de 10 pensions avec Fr. 2,535 = 3,gs °/o des pensionnaires et 4,oe °/o du total des pensions à payer.

Outre les pensions on a payé, dans le courant de l'année 1894, une quantité considérable d'indemnités donaées une fois pour toutes, des subsides pour cures et soldes réglementaires d'hôpital, indépendamment des compétences pour la so Ide, frais d'hôpital, de médecin, de pharmacie, de transport et d'inhumation.

Le Conseil fédéral incline, de plus en plus, à abandonner le syst âme pratiqué antérieurement, très commode il est vrai pour l'administration, consistant à verser, une fois pour toutes, une indemnité aux invalides ou aux veuves et orphelins, dans les cas où l'allocation d'une pension ne peut être légalement attribuée aux ayants-droit. Le système usité jusqu'à ce jour présente des inconvénients, car il a été constaté que le montant des indemnités payées une fois pour toutes, a été rapidement dépensé par les bénéficiaires ou leurs familles, tout en laissant subsister les causes d'invalidation p rovenant du service. A seule fin de parer aux inconvénients signalés, on augmente actuellement l'allocation de pensions qui sont payées aussi longtemps que les invalides ou les veuves et orphelins ont droit à l'assistance. En revanche, il conviendrait d'élever, par voie budgétaire, le crédit affecté aux pensions, attendu qu'avec le nouveau système, Ì e crédit voté ne suffit plus à faire face aux charges toujours plus lourdes et qui s'accroissent chaque année.

586

B. Section vétérinaire.

  1. Service vétérinaire.

38 officiers vétérinaires ont été appelés à des services extraordinaires pendant l'année 1894. En outre, on a employé 32 vétérinaires civils. A l'exception de 102 chevaux de la régie en traitement en dehors du service et de 901 remontes traitées au dépôt central de remontes, on a traité 3407 chevaux militaires malades* Ce dernier chiffre se répartit comme suit :

  1. Ecoles et cours.

·SÌ2§ -ëtë * $ -gfgg II II« -h «s Jfll f I i | l lili JilJI ||11

«^.s a p il *%*$ ll^-0 l""«!

TOU,.

1° Affections des organes de la locomotion 2° Blessures par la selle

.

.

.

3° Autres maladies externes

17

886

531

28

104 1566

3

68

264

7

19

361

10

51

40

2

6

109

2

87 .

74

2

3

168

5

38

50

4

4

101

--

5

9

--

--

14

4

22

20

--

1

47

41

1157

988

43

137

2366

15,2

12,7

26,.

17,,

4° Affections des organes de la respiration 5° Affections des organes de la digestion 6° Affections du système nerveux

.

7° Autres maladies internes Total des chevaux traités Pour cent du nombre total des che,

.

2,,8

23,6

537

vaux ayant été au service

538

.a m 'Jl ·d'ß a 2 ·2 'US 'S t . 2 & B « 'S S|'3& 1 -2ff'gS> ^1^3 g S ^ - O g go-^'9 §£~ ^t ^ O QJ tS o ai a> GO

£ >T^

ég-2§8 a

<| g-"T3

a

Génie, tioupes sanitaires et troupes d'admirïstration.

b. Etablissements sanitaires.

!-< O

^ OJ O3

"^«-^,3 9^ 8g ^i a-a>-t>

Total.

|^-g§

1° Affections des organes de la loco-

60 20 1

147 11 2

271 130 6

6° Affections du système nerveux

2 1 1

7° Autres maladies internes

2

8 -- 2 6

45 5 2 6

87

176

6,0,

3,6

motion .

.

.

.

.

.

2° Blessures par la selle 3° Autres maladies externes

96 15 5

605 180 14

1 1 1 3

2 ^~

58 ' 7


6 17

465

41

118

887

7,,

12,8

22,7

6,«

31 4 --

4° Affections des organes de la respiration

.

.

.

.

.

.

5° Affections des organes de la digestion

Total des chevaux traités Pour cent de tous les chevaux ayant é t é a u service

.

.

.

.

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. O <U

«< g-"o

a

Etat-major général et écoles centrales.

m

·c'a s <» ·aUë-3 s 1 1*3o'S g8-ö£

Génie, troupes sanitaires et troupes d'adminisstration.

c. ÔJievaux traités par des vétérinaires civils.

Total.

1° Affections des organes de la locomotion .

.

.

.

2° Blessures par la selle

.

.

4 -- 2

.

3° Autres maladies externes

86 2 9

--

--

--


--

--

--

--


--

--


90

. 2

11

4° Affections des organes de la respiration .

.

.

.

.

.

5° Affections des organes de la digestion 6° Affections du système nerveux 7° Autres maladies internes Total des chevaux traités

2 1

24 10 1

-- 1

11

-- -- 3

10

143

3

--

o,7

2-9

«-05

--

--


26 11 1 15

--

156

--

Lu

Pour cent de tous les chevaux ayant .

.

.

.

539

é t é a u service

540

2. Indemnités.

o.ïï

1 §·! « IIJ.ËP «S § 0 ^

M >r^

1° Affections des organes de la locomotion .

.

.

.

.

.

2° Blessures par la selle .

3° Autres maladies externes 4° Affections des organes de la respiration .

.

.

.

.

.

5° Affections des organes de la digestion 6° Affections du système nerveux 7° Autres maladies internes Total des chevaux péris Valeur des chevaux péris, francs Ce nombre comprend : Chevaux de la régie Représentant une valeur de francs

-- -- -- -- -- -- i i

Cavalerie non compris!

les chevaux fédéraux.

  1. Pour chevaux qui ont peri.

èS'Ss &a s i à ·ìTg,S,S S--i K «5 ·ë'Iss s S S & ;2 o K.ÏT _£a-ëss eroe.0 3 o*·4^ -+J 3"3 O

n _ o> a> «3g-"o C

·f'^ll S oe , ça h

S 8^

Total.

l'^l

--

--


--2



-- -- 2

-- 1 -- 1

3 4 1 3


-- -- -- 1

3 5 1 6

2

13

1

17

450

1300

10,950


--

3 3,550

--


1500

14,200

1 1500

4 5,050

li. Chevaux que l'administration militaire a pris à soft compte et vendus aux enchères pour être abattus.

rtj

O3

·C'S a S ·s|Tî!S> 0

3g- -

*·& ° O> OJ

£>,-"* 1e Affections des organes de la locomotion .

.

.

.

.

.

2° Blessures par la selle .

.

.

3° Autres maladies externes 4° Affections des organes de la respiration .

.

.

.

.

.

5° Affections des organes de la digestion 6° Affections du système nerveux 7° Autres maladies internes

-- --1

Total des chevaux

9

2 1 4

·S|| i

lili f>

O r-ï

ê%S fi '--'

4 -- -- 1

ïl-1« 38^

aï fl ce hn

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8 'S B<'3 s

-+^ -1-3 3 -r-4

.filili

4 2 2


4 -- 6 1

6350 1805

5450 935

14,300 3,065

Perte Dans ce nombre sont compris : Chevaux de la régie Représentant une valeur de francs

4545

4515

11,235

--

-- ~

4 4,400

-- ~

~

ça 03

H!

Total.

19

2 --

12 3 6

-- -- -- -- -- 2

--6 2

3100 875

29,200 6,680

2225

22,520

1 1400

5 5,800

6

35

541

francs .

.

Estimation de ces chevaux .

Produit d e l a vente .

.

-- -- -- 5

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542

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1° Affections des organes de la locomotion .

.

.

.

.

.

96 82 275 2° Blessures par la selle .

179 39 594 3° Autres maladies externes 74 42 264 4° Affections des organes de la respiration 209 68 24 5° Affections des organes de la digestion 5 2 13 6° Affections du système nerveux 3 1 7° Autres maladies internes 1 19 Total des chevaux dépréciés 190 1377 423 Montant des dépréciations .

14,725.50 8964. 70 60,649. 55 Dont : pour chevaux fédéraux 1,700. -- 400.-- 20,500. -

Génie, troupes sanità 1res et troupes d'administration.

3. Dépréciation.

0_, K m

!lîî i**i

10 15

10 6 27

4

4

20

1 1 51 2952 1750

2 49 3985 3000

Total.

483 828 422 309 21 3 24 2090 91,276.75 27,350.--

En outre, des dépréciations furent réclamées pour 430 chevaux et enfin pour 295 chevaux pour une valeur de fr. 17,561. 55. Ces deux derniers nombres sont compris dans le montant des chevaux dépréciés et dans la somme des dépréciations indiquées plus haut.

4. Locations pour les cures.

(Voir pour le nombre de chevaux traités et pour le genre de maladie le tableau 1, b, ci-devant.)

Montant total des locations Dont : pour chevaux fédéraux

.

,

Fr.

»

3313.-- 1471.--

1042. -- 18,153.55 1175.50 3871.-- 27,555.05 232. 75 6,399.75 988.75 3473.75 12,566.-

5. Frais pour soins médicaux.

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s

S 'S S, 3§-S^

3g-2-3 a

Génie, troupes sanitaires et troupes d'administration.

·B-8 a s

Cavalerie non compris les chevaux fédéraux.

(Le nombre des chevaux et de leurs maladies voir -- 1 b ci-dessus,) fH +3 O 0>

m

fili -i ·« s-t; J-g^S

Total.

3 M «

Total des frais pour soins médicaux. 3587. 45 13,564. 68 19,365. 65 2195. -- 6439. 05 45,151.83 Pour chevaux fédéraux

.

2015. --

447. - 9,780. 60 1417. 50 5299. -- 18,959. 10

Les frais pour chevaux fédéraux sont compris dans Jes frais pour soins médicaux.

Les pièces à l'appui des comptes qui ont été payées sont au nombre de 3405 et sont relatives aux frais d'expertises, d'indemnités pour chevaux péris ou pris par l'administration, de dépréciation, de locations de cures, de soins médicaux, de bonification pour ramener les chevaux des établissements sanitaires, de médicaments, etc.

Pour ces pièces, la somme totale de fr. 246,956. 01 a été visée, contre fr. 208,165. 23 en 1893.

A ce montant des dépenses est comprise une somme de 6730 francs en faveur des écoles et cours respectifs provenant de la vente aux enchères de chevaux.

543

£44 6. Divers, L'augmentation des dépenses se rapportant à toutes les rubriques provient presque exclusivement de l'artillerie. Cela provient principalement du fait que de nouveau, comme précédemment, 4 brigades d'artillerie étaient en service et que 2 brigades étaient appelées à des cours d'équitation et de conduite. Il est très-intéressant clé constater la différence qu'il y a entre les deux batteries de montagne; le nombre des chevaux soignés dans la batterie n° 61 (canton des Grisons) est environ neuf fois plus élevé que celui des chevaux soignés dans la batterie n° 62 (Valais) et le montant total des dépréciations s'élève dans la première unité à fr.

3054. 30. soit une somme sept fois plus forte que celle de la batterie 62 (447 francs). Qnoiqu'entr'autres la marche fatiguante sur le col du Klausen à Âmsteg, la place du cours préparatoire, ait considérablement contribué à ces circonstances défavorables, la raison principale doit être évidemment recherchée dans la différence des bêtes de somme. Les mulots, tels que la batterie 62 les employait dàs le commencement du service, se montrent comme porteurs dans les sentiers des montagnes supérieurs aux chevaux les mieux choisis.

Nousi devons constater quant aux chevaux de la régie une diminution des indemnités, vis-à-vis de l'année précédente, en particulier des indemnités de dépréciations Peu de temps après le cours de répétition du régiment de cavalerie n° 1 qui a eu lieu à Bière, un cheval, de l'escadron n° 1 a dû être abattu pour cause de morve.

Ce cheval ayant été sans aucune doute déjà atteint de la morve pendant le service on pouvait présumer l'infection d'autres chevaux ; à cet effet tous les chevaux de l'escadron ont de suite été soumis à une enquête et observation vétérinaires. Dans l'espace de six semaines cinq antres chevaux furent déclarés atteints de la morve et abattu:;. Malgré la désinfection minutieuse des écuries et manèges, un cheval de la régie fut atteint. Ce cheval faisait partie des chevaux de l'artillerie entrés au service à Bière, immédiatement après le régiment de cavalerie n° 1. Actuellement nous croyons pouvoir avancer que cette contagion a de nouveau complètement ·disparu.

545

IX. Commissariat.

  1. Prestations ordinaires.
  2. Subsistance.

Prix des rations de vivres et de fourrages.

Pain.

Viande.

Fourrages.

Places d'armes.

1893.

1891 1893. 1894.

1893. 1894.

Cent. Cent. Cent. Cent. Cent. Cent.

Aarau Airolo Andermatt .

.

.

.

Baie Bellinzone Berne Bière Brugg Bulach Bulle Coire .

.

.

.

.

Colombier Frauenfeld . . . .

St-Gall Hérisau Lausanne Liestal Lucerne .

.

.

.

.

St-Maurice .

.

.

.

Moudon Mûri .

.

.

.

.

.

Payerne Schaffhouse . . . .

Sion Sursee Thoune Wallenstadt . . . .

Winterthour . . . .

Yverdon .

.

.

.

.

Zurich Rassemblement de troupes : a. Fournisseurs .

b. Détachement de subsistances du corps d'armée

16 25 23 16,5

16 16 19 15

18

17 i J. 1 ,0 17

17 18 18,5

19,7 15,75 16 5

-- --.

16,75

16

18 21 16

14,5

22 21 15 13

14,5

17 14 16 14 15 Av 15 15 15 17

14,9 14,5 13,5 17Ì5

44,5 41,5

43 39 38 39

40,5

43 45 38

40,5

40 49 39 37 42 45 47 46 48 41

40,5

44 46 46

45 45 47

36,8

44,8

41,5 41,5

19 16 18 17

43

14,5

34,5

15

43,5

.

43 42 49 48

54.4

48 45 44 50 41 41 45 38 44

14,5

37 42 42 33 43

17,2

14,85

39,6

46,48

15,45

14

46,85

47

21,5

15

14,75 16,5

17 18

Feuille fédérale suisse. Année XL VIL

Vol IL

182,75

208,87


-- 213,5

231,75

208,25 223,55 223,7 244,î5 217,« . --

183,5

-- 209 232,75 197,0 233

207 207 235

236 236

-- 201,5

226,5


195,5

209,5

242,5

182,) s 207,87

227

216,î

36

546

Nous avons pris pour base pour les fourrages la ration forte (5 kg. avoine, 6 kg. foin et 3 1/2 kg. paille).

Les prix moyens sont de: 100 kg. d'avoine .

100 » de foin , 100 » de paille .

1 » de pain .

1 » de viande .

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

1893.

1894.

. fr. 20. 52 fr. 20. 78 . » 13. 51 » 14. 15 . » 9. 45 » 9. 38 . » --. 24,15 » --. 21,l5 . » 1. 26,31 » 1. 39.22

.

1893.

1894.

fr. --. 18,,, fr. --. 15,86 . » --. 40,42 » --. 44,55

ou calculé par ration de vivres : Pain Viande

.

.

.

.

Ration entière Ration faible de fourrage » forte » »

.

.

fr. --. 58,53 fr. --. 60,41

. fr. 1. 82,70 . » 2. 16,78

Prix moyen de la ration

fr. 1. 99,7,

fr. 1. 86,,0 » 2. 21,63 fr. 2. 04,18

En comparant les prix des deux années, on constate, pour 1894, une élévation de prix aussi bien pour la ration de vivres que pour la ration de fourrages. La ration de pain est, il est vrai, de 2,35 centimes meilleur marché qu'en 1893, par contre, la ration de viande a subi une augmentation de prix de 4,13 centimes conséquence des prix constamment élevés de la viande.

La hausse des prix du foin et de la paille pendant le second semestre: de l'année 1893, hausse qui s'est maintenue encore au commen sèment de 1894 se fit principalement ressentir lors de la passation des conventions pour la fourniture des fourrages de l'année, en sorte que le prix moyen de la ration de fourrage a été sur toutes les places d'armes de 4,45 pins élevé qu'en 1893.

Au lieu du changement apporté l'année dernière à la ration de fourrage (5 1/2 kg. avoine et 5 kg. foin) ensuite du manque de foin, il a été touché la ration normale de fourrage fixée par le règlement d'administration.

547 Approvisionnement de fourrages (foin et paille).

Au 31 décembre 1894, il y avait dans les dépôts : Dépôts.

Foin, kg.

90,502 499,349 59,268

Berne Thoune Goeschenen .

Airolo Andermatt .

Wangen 8/A.

Luziensteig .

Paille.

kg.

102,161 155,767,5 34,432 7,342

4,294

1,176

13,187 1,655,5

654,589

314,545

Foin.

Paille, kg..

707,650 348,101

270,558 286,502

environ la moitié de la quantité de foin en magasin est pressé en balles.

Le mouvement des magasins a été le suivant : Etat au commencement de 1894 .

Acquisitions e n 1894 .

.

.

.

1,055,751

557,060

Fournitures par les magasins aux écoles e t cours .

.

.

.

.

401,162

242,515

Etat au 31 décembre 1893 comme cihaut .

.

.

.

.

.

654,589

314,545

La réduction de la quantité de fourrage livrée comparativement à l'année 1893 provient du fait que les magasins n'ont pas eu de fourniture à faire pour les manoeuvres; ces besoins ont été couverts par les communes du territoire des manoeuvres.

Ensuite de la prise de possession des magasins de fourrages au Galgenfeld près de Berne, on a introduit également sur cette place d'armes l'exploitation de la fourniture de fourrages en régie.

Une quatrième presse à foin a été installée pendant le courant de cette année sur la place d'armes de Frauenfeld, et la presse qui se trouvait à Chénens a été transférée à Villaz-St-Pierre.

548

Les presses à foin se trouvent donc installées à Thoune, VillazSt-Pierrs, Langenthal et Frauenfeld.

En considération des bons services que rendent ces presses à foin, il est dans l'intérêt de l'administration surtout, pour le cas d'une mobilisation de l'armée, d'en augmenter le nombre, afin d'arriver à pouvoir en disposer de six. Nous ferons aussi prochainement des essais avec des presses à paille.

b. Fourniture des chevaux d'artillerie.

Nous nous sommes vu obligé de transmettre à la régie fédérale des. chevaux la fourniture des chevaux d'artillerie qui avait jusqu'ici été confiée au commissariat central des guerres, la régie fédérale devant déjà fournir la plupart des chevaux d'artillerie dans les écoleis et cours ordinaires.

On a constaté également cette année l'inconvénient que lors de concentration de grands corps de troupes, notamment lors de rassemblements de troupe, les prix de louage pour les chevaux du train s'élèvent d'une façon extraordinaire (jusqu'à 5 francs), et que malgré ce fait il n'est pas possible d'obtenir les chevaux nécessaires dans la contrée d'où les corps de troupes respectifs sont recrutés et en outre que les chevaux que l'on obtient ne répondent souvent pas aus: exigences du service. La régie fédérale est obligée de fournir les chevaux de la première réception et même encore une partie de ceux de la deuxième réception pour les cours et écoles ordinaires de l'artillerie afin de lui permettre de maintenir son effectif «levé de chevaux pour l'usage de nos officiers d'états-majors en cas d'une mobilisation ; si elle ne procédait ainsi, la régie fédérale n'aurait pas l'emploi nécessaire de ses chevaux et par là même il en résulterait un déficit considérable pour la Confédération. Si les propriétaires de chevaux ne peuvent louer leurs chevaux que pendant UE. temps très-court pour le service, ils exigent évidemment une indemnité de louage beaucoup plus élevée que s'ils ont l'occasion de les louer pendant une série de cours militaires. Ce système entraîne non seulement une augmentation dans le prix de louage, mais les chevaux nécessaires à l'attelage des batteries et des voitures do guerre en cas de mobilisation deviennent dans notre pays de plus en plus rares et leur qualité laisse beaucoup à désirer. Pour parer en quelque mesure à ce dernier inconvénient, nous avions décidé au commencement de l'année 1894 d'acheter dans le pays un certain nombre de jeunes chevaux ayant les qualités requises pour le service de l'artillerie, ces chevaux devaient être utilisés dans les écoles et cours de l'année et revendus ensuite

549

à la fin du temps d'instruction sous la condition qu'ils ne devaient pas être vendus hors du pays.

Seulement 20 chevaux qualifiés à tous égards ont pu être achetés dans ce but. Les expériences faites n'ayant occasionné aucune perte financière nous engagent à continuer dans cette voie et nous avons l'intention de faire en 1895 l'acquisition d'un plus grand nombre de ces chevaux. Ce n'est que de cette manière qu'il y aura possibilité de se procurer dans le pays môme peu à peu un certain nombre de chevaux propres au service de l'artillerie. Toutefois on ne pourra obvier à l'inconvénient consistant à n'avoir en cas de guerre qu'un nombre insuffisant de chevaux propres à l'artillerie, qu'en allouant aux officiers montés une subvention de la Confédération qui leur permettra de détenir des chevaux de selle leur appartenant, par ce moyen il y aurait possibilité de réduire le nombre de chevaux de la régie fédérale. Si la régie fédérale n'est plus obligée de fournir un aussi grand nombre de chevaux dans les écoles et cours de l'artillerie, les chevaux de la population agricole pourront de nouveau être utilisés dans les différents services, de sorte que par ce procédé non seulement le nombre des chevaux s'augmentera, mais la qualité de ceux-ci s'améliorera.

c. Pensions militaires étrangères.

Nous avons reçu de MM. Meurieoffre, à Naples, pour compte des pensionnaires y ayant droit les sommes suivantes : Pensions provenant du service napolitain .

. fr. 76,175. 35 » » » » romain .

. » 1,945. 25 Total fr. 78,120. 60 c'est-à-dire fr. 13,508. 80 de moins que l'année dernière.

22 décès de pensionnaires nous ont été communiqués et en outre une pension d'orphelin s'est éteinte après avoir été servie pendant 15 ans, de sorte qu'en totalité 23 pensions sont portées cette année en diminution.

L'eifectif des pensionnaires à la fin de l'année ascende à 207.

d. Taxe d'exemption du service militaire.

Dans le courant de l'année, 164 recours et d'autres requêtes ont été adressées à l'administration militaire contre 109 l'année précédente. 7 cas ont nécessité des arrêtés du conseil fédéral tandis que 157 cas ont été liquidés par notre département militaire.

550

3 cas sont encore pendants par le fait qu'ils sont parvenus seulement à .:& fin de l'année.

Aucun cas n'a été soumis en 1894 à la décision des chambres fédérales.

15 demandes ont en outre été adressées au commissariat central ies guerres par des autorités cantonales et des personnes soumises à la taxe, le commissariat central des guerres leur répondit directement.

Les cas suivants ont donné lieu à des décisions d'importance principale.

  1. Secours Wettler.

( Décision du département militaire du 8 mars 1894. ) Madame Wettler à Aarau, posait la question de savoir si elle pouvait être tenue' à payer la taxe militaire pour 1895 pour son fils décédé le 27 juillet de la même année ; elle reçût la réponse suivante : La loi ne prévoit pas d'époque spéciale à laquelle la taxe militaire doit être payée. La seule prescription y relative consiste en ce que le 1er mai est fixé comme date de l'établissement des rôles (article 12 de Ja loi fédérale du 28 juin 1878 et article 2 du règlement d'exécution du 1er juillet 1879). Il résulte de cette prescription, que cbaque homme soumis à la taxe à ce jour était tenu à la payer et d'autre part, qu'un homme mort avant le l*r mai ou qui pour des motifs quelconques est dispensé de payer la taxe après cette date ne peut être tenu au paiement de la taxe.

« Si celui qui a survécu au 31 décembre de Tannée dans laquelle il est tenu de payer la taxe devait seul la taxe militaire entière, il en résulterait qu'on ne pourrait exiger d'un contribuable décédé avant la fin de l'année que le prorata de la taxe correspondant à son décès ou bien il y aurait lieu de le délibérer totalement du paiement de la taxe.

Or, la première alternative est en contradiction complète avec la loi qui ne prévoit que dans un seul cas bien déterminé une réduction de la taxe militaire, non applicable dans le cas particulier (article 6 et 7 de la loi fédérale concernant la taxe d'exemption du service milhaire du 28 juin 1878) en outre, l'interprétation de la loi dans le sens du recours entraînerait à des calculs impossibles La deuxième alternative serait un non-sens et une injustice, car celui qui viendrait à mourir peu de temps avant le dernier jour de l'année devrait être exempté du payement de la taxe. Dans l'un comme dans l'autre cas, la perception de la taxe ne pourrait avoir

551 lieu d'une manière logique que l'année qui suit celle où le contribuable était tenu au payement de la taxe, car ce ne serait qu'à ce moment qu'on pourrait établir avec précision si, et éventuellement quel serait le montant que le contribuable aurait à payer.

De ce qui précède, il s'en suit que celui qui est soumis à la taxe et qui survit au 1er mai de l'année de la taxe, et qui y est astreint doit effectivement payer celle-ci pour l'année entière. La question de savoir s'il est dans la compétence des autorités d'accorder une remise totale ou partielle de la taxe lorsque le contribuable meurt dans un des mois, après le 1er niai doit être résolue négativement.

Une telle conséquence serait d'une si grande portée que l'élaboration d'une loi seule pourrait accorder à l'autorité cette compétence. La loi, par contre, ne renferme aucune prescription semblable, de sorte que nous devons répondre affirmativement à votre question et conséquemment que la réclamation du chef de section d'Aarau en payement de la taxe militaire pour votre fils doit être reconnue fondée.

b. Lieu autorisé à prélever la taxe militaire.

(Décision du département militaire du 14 .avril 1894.)

Le commandant d'arrondissement de Buochs s'est plaint de ce que la chancellerie militaire de Schwyz s'est refusée de restituer au canton de Nidwald la taxe d'exemption du service militaire perçue par le chef de section de Lachen, de Melchior Scheuber, de Wolfenschiesen, à Altendorf pour les années 1875-1883, années pendant lesquelles ce dernier habitait 'l'étranger. Notre département militaire a déclaré ce recours fondé pour autant qu'il se rapporte aux taxes pour 1878-1883, en s'appuyant sur les considérants suivants : « 1. Eevenu de l'étranger, Scheuber annonçait son arrivée le 2 janvier 1884 à Altendorf où il avait fixé son domicile et où il est actuellement encore domicilié. Il fut donné connaissance à l'autorité militaire de Nidwald de l'établissement du domicile de Scheuber, et comme cette autorité ne faisait aucune démarche auprès de cet homme soumis à la taxe pour la perception des taxes arriérées, le chef de section de Lachen encaissa celles-ci.» « 2. Jusque et y compris l'année 1877 la perception des taxes militaires, était exclusivement du ressort de la législation cantonale. Or, la question de savoir à quel canton appartenait le droit de prélever la taxe pour les années 1875 à 1877 est une question de droit public, qu'il n'est pas dans notre compétence de résoudre et dont la décision, conformément à l'article 7 de la loi sur l'organisation de la législation fédérale du 27 juin 1874, rentre dans la compétence du tribunal fédéral.»

552 « ci. Conformément à l'article 10, alinéa 2 de la loi fédérale, concernant la taxe militaire du 28 juin 1878, les absents du pays sont teB.us au payement de la taxe dans leur canton d'origine. Les taxes pour les années 1878 jusqu'à 1883 appartiennent donc au canton d'Unterwald (Nidwald) et non au canton de Schwyz. » Le fait que Nidwald avait négligé de réclamer de suite les taxes arriérées prouve que dans ce canton la perception de la taxe militaire devrait faire l'objet d'une plus grande sollicitude de la part de l'autorité ; il ne justifiait cependant aucunement l'autorité militaire de Schwyz d'encaisser elle-même les taxes en question pour son propre compte. Au contraire, conformément, à l'article 3 de l'ordonnance du 1er juin 1879 sur l'exécution de la loi fédérale concernant la taxe d'exemption du service militaire, et d'après la circulaire du conseil fédéral à tous les états confédérés du 14 avril 1885, c'eût été l'affaire de ce dernier canton de remettre:, sans autre, la moitié de la somme réclamée au canton de Nidwald. » « 4. Le conseil d'état de Schwyz ne peut pas invoquer la prescription ; ce droit n'appartiendrait uniquement qu'au contribuable pour autant qu'il n'aurait déjà pas payé la taxe; mais indépendemment de ce qui précède, nous devons opposer, à l'objection formulée, le fait que le canton de Schwyz a illégalement encaissé pour son propre compte les taxes militaires pour 1878-1883. » c. Obligations d'un Suisse en Hollande concernant sa taxe militaire en Suisse.

(Décision du département militaire du 26 mai 1894.)

Sur une demande de la direction militaire de Zurich, notre département répondit ce qui suit concernant la taxation de monsieur Ferdinand Koch, de Zurich, consul suisse à Rotterdam : « 1. Selon l'article 1 de la loi fédérale sur la taxe d'exemption du service militaire du 28 juin 1878, tout citoyen suisse en âge de servir, habitant le territoire ou hors du territoire de la Confédération et qui ne fait pas personnellement de service militaire, est soumis, par compensation, au paiement d'une taxe annuelle en espèces. » « <!. Sont dispensés de la taxe militaire conformément à l'article 2 de la même loi : c. le:; citoyens suisses à l'étranger s'ils sont astreints à un service personnel régulier ou au paiement d'une taxe d'exemption dans le lieu de leur domicile. »

553

« 3. Ensuite d'une déclaration du gouvernement du royaume des Pays-Bas du 30 août 1862 (nouveau recueil officiel 1860 à 1863, volume VII, page 342) les Suisses qui séjournent pendant un temps plus ou moins long dans le royaume des Pays-Bas ne sont pas astreints à y satisfaire à la milice nationale ni à aucune prestation résultant de cette exemption. La note accompagnant la déclaration ci-dessus renferme l'observation que l'exemption du service militaire ne s'étend pas dans les Pays-Bas à la Schuttery (garde bourgeoise) dans laquelle les étrangers doivent servir, et qui n'est cependant pas un service militaire proprement dit,' mais bien uniquement la coopération au maintien de la tranquillité et de l'ordre à l'intérieur. » « 4. Dans les lettres qu'il vous a adressées les 28 février et 10 mars de l'année courante, M. le consul Koch se base sur le fait que jusqu'il y a encore peu de mois tous les enfants nés en Hollande étaient considérés comme Hollandais et que conséquemment il était astreint au service militaire dans ce pays ; que dans la Schuttery il à été promu successivement de second lieutenant, à lieutenant et au grade de capitaine, et qu'il a donc entièrement satisfait aux prestations militaires; que lors de la conscription il a tiré un mauvais numéro et en profitant de la loi de ce pays, il a rempli ses prestations de service en engageant un remplaçant. » « 5. L'incorporation et le service dans la Schuttery ne peuvent être invoqués pour les obligations du recourant envers la Suisse, attendu qu'il ne s'agit pas dans le cas particulier d'après la déclaration du gouvernement hollandais d'un service militaire effectif. Aucune attestation constatant que le recourant a acquis la nationalité hollandaise n'est jointe aux actes accompagnant le recours. Il résulte toutefois de l'attestation « de Commissaris der Koningin in de provincie Zuid-Holland » du 7 mars 1894, que monsieur Koch est inscrit dans les registres de cette province de l'année 1870 pour le recrutement de 1871 et, comme du reste ses communications propres le mentionnent, qu'il a tiré au sort le numéro 551 et qu'il a engagé un remplaçant, lequel fut incorporé le 5 mai 1871 dans le 4me régiment d'infanterie et qu'il a été licencié le 5 mai 1876 après avoir terminé son service. De ces faits, il résulte que M. Koch est considéré par les autorités hollandaises comme un ressortissant de ce pays car sans cette présomption il n'aurait, en vertu de la déclaration sous chiffre 3 sus-mentionnée du '30 août 1862, pas pu être astreint à faire du service dans l'armée hollandaise. Si même un doute pouvait exister à cet égard que cette déclaration ait pu être désapprouvée, on doit cependant admettre que monsieur Koch aurait eu le plus grand intérêt à protester contre cette désapprobation. »

554 « 6. Etant donné en conséquence, que nous avons à faire avec un citoyen qui est en même tenps ressortissant d'un autre pays, la question se pose de savoir si M. Koch doit être considéré chez nous comme exempt du payement de la taxe militaire. Suivant le cas qui nous occupe, il y a lieu de prendre en considération que la Hollande possède une organisation militaire d'après laquelle le citoyen satisfait une fois pour toujours à ses prestations militaires, en engageant un remplaçant. Il ne suffit cependant pas pour être dispensé du payement de la taxe militaire en Suisse, d'avoir rempli formellement ses obligations au point de vue militaire à l'étranger ; ces obligations doivent plutôt consister dans l'accomplissement d'un service personnel ou dans le payement d'une taxe d'exemption correspondante. La première de ces prestations n'existe pas dans le cas particulier et la seconde n'est pas prouvée. Il n'y a cependant pas lieu de supposer que le remplaçant de M. Koch ait servi 5 années sans s'être, à cet effet, fait payer convenablement. Quoiqu'un payement ait eu lieu, il se pose néanmoins la question de savoir si celui-ci peut être considéré comme un « remplacement suffisant » dans le sens de la loi et de l'arrêté du conseil fédéral du 5 février 1886 (feuille officielle 1886, I. 676) lesquels ne mentionnent évidemment pas si l'indemnité de remplacement doit être payée en une seule fois ou au moyen d'une indemnité renouvelée périodiquement à un remplaçant ou encore par une taxe annuelle. Indépendamment des motifs de nature générale, cette question est résolue spécialement par la loi fédérale du 28 juin 1878. Tandis que les précédents projets portaient tous : « Les citoyens suisses qui ont à payer une taxe d'exemption», dans le projet définitif du 23 avril 1878 l'expression «taxe d'exemption » a été laissée de côté et remplacée par les mota « remplacement correspondant en espèces ».

On ne tirera pas une fausse conclusion, en admettant qu'avec cette nouvelle conception, on a voulu atteindre les cas où celui qui est soumis au service militaire peut être astreint en lieu et place du service personnel à payer non une taxe périodique, mais bien une taxe unique de remplacement en espèces, soit payer un remplaçant pour fair>3 son service.

M. Koch ne peut donc pas invoquer dans ce sens le motif de libération prévu à l'article 2, lettre c.

« 1, Pour liquider le recours, il parait donc nécessaire, que vous exigiez de M. Koch un acte de naturalisation, ainsi qu'une déclaration officielle constatant que les remplaçants tolérés sont engagés aux frais de la personne soumise au service militaire. Si ces pièces, sont en harmonie avec nos hypothèses sous chiffre 5 et 6 ci-desus, le recours devra être déclaré fondé. »

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d. Fortune en avancement d'hoirie.

(Arrêté du 16 juin 1894.)

La direction militaire du canton de Glaris nous ayant posé la question de savoir si un contribuable soumis à la taxe, dont le père vit, mais par contre, dont la mère est décédée peut être imposé pour la fortune qui lui reviendra un jour de son grand-père materne], suivant les disposisions de l'article 5, lettre a, chiffre 2, de la loi fédérale concernant la taxe d'exemption du service militaire du 28 juin 1878, il a été répondu dans un sens affirmatif à cette question, en se basant sur les considérants suivants: 1. La signification c en avancement d'hoirie » pour un individu, astreint au paiement de la taxe est comprise dans les cas où l'intéressé a un droit direct légal d'héritage (voir arrêté du conseil fédéral dans le recours Folly du 10 février 1888).

2. Qu'ensuite du décès de sa mère, le contribuable soumis à la taxe acquiert un droit direct d'héritage sur la fortune de son grand-père maternel et qu'en conséquence la condition prévue au chiffre 1 est remplie.

3. Qu'il n'y a pas de raison d'admettre, que le législateur n'ait voulu prévoir une prétention à un avancement d'hoirie sur la fortune de grands parents que dans le cas de décès des deux parents.

e. Taxation supplémentaire.

(Décision du département militaire du 26 juin 1894.)

Le département des finances de Neuchâtel nous demanda si les héritiers d'une personne soumise à la taxe militaire peuvent être tenus au paiement supplémentaire de la taxe militaire. pour la fortune possédée en son vivant par ce dernier mais pour laquelle il n'a pas été imposé.

Notre département militaire, d'accord avec le département de justice et police répondit à cette demande, qu'il n'existe à cet égard, soit dans la loi fédérale concernant la taxe d'exemption du service militaire du 28 juin 1878, soit dans l'ordonnance sur l'exécution de cette loi du 1er juillet 1879 aucune direction sûre, que par contre le conseil fédéral par l'adoption des ordonnances d'exécution des cantons de Pribourg (du 2 avril 1879, article 20), Vaud (du 2 février 1889, § 41), Berne (du 19 décembre 189l/ 11 décembre 1894, § 6) s'est prononcé sur l'admissibilité de la taxation supplémentaire.

556 Comme d'après l'article 6 de l'ordonnance sur l'exécution de la loi foderale concernant'la taxe d'exemption du service militaire du 1er juillet 1879, les prescriptions d'exécution cantonales sur la taxation et la perception des taxes militaires sont soumises à l'approbation du conseil fédéral, que, toutefois, le canton de Neuchâtel n'a pas prévu dans ses prescriptions le prélèvement d'une taxation supplémentaire, on pourrait faire contre cette perception, l'objection formelle que le conseil fédéral ne l'a pas autorisée et que le canton ne peut prélever cette taxation supplémentaire qu'en se basant sur une prescription approuvée par le conseil fédéral.

Pour parer à l'avenir à cette objection, il est opportun de premièrement élaborer la prescription y relative et la soumettre à l'approbation du conseil fédéral et seulement ensuite faire les démarches nécessaires en vue de recouvrer le montant de la taxation supplémentaire.

f. Obligations d'un Suisse en Belgique envers la Suisse concernant sa taxe militaire.

(Décision du département militaire du 4/6 juillet 1894.)

M. l'avocat G. Christen à Berne a recouru contre une décision de la direction militaire du canton de Berne, par laquelle M. Roger Armand Oscar de Grimberghe fut déclaré astreint au paiement de la taxe d'exemption du service militaire.

Il résulte des actes concernant ce recours que: 1. M. Eoger de Grimberghe, né en 1864, est, comme fils naturel d'une Suissesse, citoyen suisse. Il a été adopté par son père naturel, un Belge, et il a acquis par ce fait la nationalité belge.

Il n'a pas cessé de rester sujet suisse.

2. Roger Armand Oscar de Grimberghe s'est présenté en Belgique en 1884 au recrutement militaire. Il a tiré un numéro qui l'a dispensé d'être appelé à faire du service effectif. Le gouvernement de Brabant lui a, à cet égard, établi un certificat d'après lequel « Helms.n de Grimberghe, Roger Armand Oscar, a reçu lors du tirage a,u sort le numéro 1821 et qu'il doit être considéré comme ayant complètement satisfait aux obligations qui lui étaient imposées par la loi sur la milice. Il est désigné dans ce certificat comme appartenant à la catégorie des « non appelés ».

3. Par office en date du 17 février 1893, le commandant d'arrondissement 4/III fit part à M. de Grimberghe que la commission de taxation l'avait imposé pour 27,000 francs pour les années 1884 jusques et y compris 1892. H. l'avocat Christen

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recourut à la direction militaire du canton de Berne contre cette décision. Le recourant invoquait que monsieur de Grimberghe avait perdu sa nationalité suisse par suite de son adoption par un sujet belge et qu'en conséquence il ne pouvait plus être soumis à la taxe d'exemption du service militaire en Suisse. Si même il pouvait encore être considéré comme citoyen suisse, les prescriptions de l'article 2, lettre c, de la loi fédérale concernant la taxe d'exemption du service militaire du 28 juin 1878 lui seraient applicables en ce sens qu'il aurait satisfait à l'obligation de faire son service militaire en Belgique et qu'en conséquence il devait être exonéré du paiement de la taxe d'exemption du service militaire en Suisse.

4. La direction militaire cantonale établit tout d'abord que M. de Grimberghe, conformément à l'article 1, leg. cit. et la pratique constante du conseil fédéral (voir Salis, droit fédéral, III.

872 à 876a) était soumis à titre de citoyen suisse à la taxe d'exemptiom du service militaire, sans tenir compte du fait qu'à côté de la nationalité suisse il possédait encore un autre droit de cité. En outre, .la direction militaire posa en principe que M. de Grimberghe n'avait fait en Belgique aucun « service personnel régulier » et qu'il n'avait acquitté aucune « taxe correspondante en espèces en remplacement d'un service » pour ces motifs, le prénommé ne pouvait pas invoquer la prescription d'exception de l'article 2, lettre c, de la loi fédérale du 28 juin 1878.

5. M. l'avocat Christen agissant au nom de Roger Armand Oscar de Grimberghe recourut contre cette décision. Il demanda la révocation de la décision de la direction militaire et la libération de son client de la taxe d'exemption du service militaire.

La demande était justifiée comme suit: conformément à l'arrêté du conseil fédéral du 5 février 1886, le citoyen suisse domicilié à l'étranger n'est pas tenu à payer la taxe militaire en Suisse pour le temps pendant lequel il était domicilié à l'étranger, où il a rempli les obligations militaires qui lui incombaient. Roger Armand Oscar de Grimberghe prétend avoir rempli en Belgique ses obligations militaires. La nécessité du « service personnel régulier » n'est « pas démontrée au point de vue de l'organisation de l'armée fédérale » ; Roger Armand Oscar de Grimberghe a conformément aux lois belges, « fait son service personnel, ce qui suffit amplement ».

D'après l'article 3 de la convention de droit de domicile entre la Suisse et la Belgique du 4 juin 1874, les Belges qui sont domiciliés en Suisse ne sont pas soumis aux lois fédérales militaires. Un Belge, domicilié en Belgique ne peut, à plus forte raison, pas être soumis à la loi suisse concernant la taxe d'exemption du service militaire pour le seul fait qu'accidentellement il est également citoyen suisse.

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Le recours a été écarté comme étant non fondé par notre département militaire appuyé snr les considérants suivants : 1. Il est reconnu que monsieur de Grimberghe, d'après les lois -- belges, ainsi que le prouve le certificat du gouverneur de Brabant -- a accompli en Belgique ses obligations militaires; celles-ci consistent en ce qu'il a tiré au sort, avec le risque, de tirer un numéro, en vertu duquel il aurait pu être appelé à faire un service personnel s'il n'avait préféré se faire « remplacer par le département de la guerre » moyennant un remplacement correspondant en espèces, c'est - à - dire se racheter. Le recourant a toutefois tiré un numéro en vertu duquel il a été incorporé dans' les « non-appelés » ; en conséquence, les prétentions du gouvernement belge visà-vis de lui relatives à l'obligation de servir sont épuisées.

Cela ne suffit cependant absolument pas d'après le texte formel de la loi fédérale du 28 juin 1878 pour libérer les citoyens suisses domiciliés à l'étranger du paiement de la taxe d'exemption. La loi (article 2, lettre c) exige plutôt que les obligations militaires imposées au citoyen d'un état étranger consistent en « un service personnel régulier ou en un remplacement équivalent en espèces » ; comme chaque citoyen suisse domicilié en Suisse est ou bien astreint à faire son service militaire ou bien tenu au paiement de la taxe d'exemption, il en résulte que le citoyen suisse domicilié à l'étranger est soumis également -- soit dans le pays de son domicile, soit dans- son pays d'origine -- aux mêmes obligations ; il ne doit pas en un mot, par suite de son domicile à l'étranger, être mieux, mais évidemment aussi pas plus mal placé que son concitoyen domicilié en Suisse. Ceci est le motif de la prescription de l'article 2, lettre c, de la loi fédérale du 28 juin 1878 et ce motif est applicable au recourant, attendu que celui-ci, ainsi que le reconnaît avec raison la direction militaire bernoise, n'a ni fait de service militaire personnel, ni payé une taxe quelconque de remplacement en espèces.

L'arrêté du conseil fédéral du 5 février 1886 invoqué par M. l'avocat Christen s'appuie étroitement au texte de la loi et ne peut pour ce motif pas plus que celui-ci être invoqué en faveur de la libération de M. de Grimberghe du paiement de la taxe d'exemption du service militaire. Le conseil fédéral a également interprêté dans ce sens l'arrêté prénommé, ce qui le prouve, par exemple, c'est qu'un citoyen suisse domicilié en Allemagne, qui était attribué à la deuxième réserve, et qui en conséquence n'aurait été appelé en service qu'en temps de guerre, a été déclaré tenu au paiement de la taxe militaire par le conseil fédéral ; il parait d'autant plus juste que le

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recourant, qui ne sera jamais appelé en service en Belgique, soit soumis au paiement de la taxe militaire (voir P. féd. 1889, IL 654).

2. M. l'avocat Christen déclarait en outre qu'en obligeant le recourant à payer la taxe d'exemption du service militaire, on violerait l'article 3 de la convention du droit de domicile passé entre la Suisse et la Belgique du 4 juin 1874 : si cet article interdit à la Suisse de soumettre aux lois militaires suisses les Belges domiciliés en Suisse, cette interdiction esiste, à plus forte raison, lorsqu'il s'agit, comme dans le cas particulier, d'un citoyen belge qui est domicilié en Belgique.

Cette objection s'appuyait sur le fait que le recourant possédait outre la nationalité suisse encore le droit de cité belge ; il ne pouvait en conséquence pas être pris en considération, car le conseil fédéral a déclaré dans son arrêté déjà prénommé du 5 février 1886 qu'un Suisse qui est en même temps citoyen d'un autre état, ne peut pas invoquer son double droit de nationalité pour se soustraire au paiement de la taxe militaire en Suisse, même pour le temps qu'il a passé à l'étranger. En application de ce principe, le conseil fédéral a obligé un citoyen suisse, qui était en même temps ressortissant allemand de payer la taxe d'exemption du service militaire, quoique, la convention de droit de cité -- étant alors en vigueur -- avec l'Allemagne du 26 avril 1876 renfermait à l'article 4 une prescription qui était tout à fait analogue à celle invoquée par le recourant de la convention suisse-belge. Cette pratique repose sur l'interprétation donnée également par le conseil fédéral dans d'autres relations de droit public, que le citoyen suisse qui est également en même temps citoyen d'un autre pays, ne peut en aucun cas se prévaloir de son droit de cité étranger visà-vis des autorités suisses (voir à cet égard Salis, droit fédéral I., n° 323).

Ce principe n'est pas plus en contradiction avec la convention passée entre la Belgique et la Suisse qu'il ne l'est avec les autres contrats internationaux ; car ces contrats règlent les relations des étrangers avec les autorités suisses, tandis que le citoyen suisse ne peut pas se présenter comme étranger vis-à-vis des autorités de son pays, lorsqu'il possède outre son droit de cité suisse encore un droit de cité étranger (voir également F. féd. 1884, IV. 662; 1885, IL 590 ; III. 925). L'exception faite pour les citoyens suisses domiciliés dans les États-Unis de l'Amérique repose sur une prescription spéciale de la convention du 25 novembre 1850, d'après laquelle ils sont soumis à la législation de l'Amérique du Nord en ce qui concerne la taxe d'exemption du service militaire, exception que le recourant ne peut pas invoquer pour lui.

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g. Obligations concernant le paiement de la taxe militaire d'un citoyen suisse domicilié aux Etats-Unis d'Amérique et d'un citoyen des Etats-Unis domicilié en Suisse.

(Arrêté du 10 juillet 1894.)

Un gouvernement cantonal nous ayant demandé quelles étaient les obligations d'un Suisse domicilié en Amérique et celles d'un citoyen américain domicilié en Suisse au point de vue de leur taxe militaire, cette question a été soumise à un nouvel examen et résolue ensuite comme suit : 1. Les citoyens suisses domiciliés aux Etats-Unis d'Amérique ou ceux qui sont rentrés dans leur pays après avoir séjourné en Amérique doivent être portés sur les rôles de taxe et être traités à partir du 1er mai 1894 en arrière comme astreints au paiement de la taxe, à moins qu'ils ne justifient avoir payé dans les EtatsUnis une taxe d'exemption proportionnée. La taxe militaire doit être, autant que possible, prélevée année par année. Cet arrêté n'a pas d'effet rétroactif; il n'y a donc plus lieu de réclamer une taxe pour l'année 1893 et pour les années antérieures.

2. Les citoyens des Etats-Unis d'Amérique domiciliés en Suisse sont jusqu'à nouvel ordre exempts du payement de la taxe d'exemption du service militaire ; l'exonération de taxe cessera toutefois dès que les citoyens suisses domiciliés aux Etats-Unis seront astreints dans ce dernier pays au paiement d'une taxe d'exemption en espèces. Cet arrêté n'est également pas rétroactif; les taxes prélevées pour l'année 1893 et les années antérieures ne doivent en conséquence pas être restituées.

3. L'arrêté du conseil fédéral du 20 février (1er mars) 1880 doit être considéré comme abrogé à partir du 1er mai 1894.

Il a été donné connaissance de cet arrêté aux états confédérés par circulaire en date du 19 juillet 1894.

h. Taxes militaires des citoyens siiisses rentrés dans leur pays après avoir été domiciliés aux Etats- Unis d'Amérique.

(Arrêté du 31 août 1894.)

En complément de l'arrêté du 10 juillet 1894 (lettre g cidessus), nous avons en outre décrété ce qui suit : Les citoyens suisses astreints au service, rentrés au pays depuis le 20 février (1er mars) 1880, après avoir été domiciliés aux Etats-Unis d'Amérique n'ont pas droit à la restitution des taxes militaires qui leur ont été réclamées et qu'ils ont payées, conformément aux près-

561 ·criptions de la loi fédérale concerannt la taxe d'exemption du service militaire du 28 juin 1878.

Notre département militaire a donné connaissance de cet arrêté aux autorités militaires des cantons par circulaire en date du 19 septembre 1894.

i. Fortune à l'étranger.

(Décision du département militaire du 6/8 octobre 1894.)

Le consul général suisse à Bukarest posa au département fédéral de justice et police les deux questions suivantes : 1. Les fortunes se trouvant à l'étranger de militaires astreints au service domiciliés à l'étranger peuvent-elles en droit être imposées par les cantons en se basant sur la loi fédérale du 28 juin 1878?

2. Une fortune provenant d'héritage paternel située à l'étranger peut-elle aussi être imposée par les cantons pour le cas où les parents et les fils astreints au service sont également domiciliés à l'étranger?

Il fut répondu à ces deux questions par notre département militaire qu'il n'est uniquement question dans l'article 5 de la loi fédérale concernant la taxe d'exemption du service militaire du 28 juin 1878 que de la fortune et des ressources des contribuables et qu'en conséquence en invoquant ces facteurs, on ne peut pas préjuger la question de savoir si aussi bien la fortune personnelle que celle acquise par héritage se trouve dans le pays ou à l'étranger.

L'imposition des citoyens suisses domiciliés à l'étranger serait tout à fait inégale et par conséquent absolument injuste, si les uns pouvaient être imposés pour la totalité de leur fortune, tandis que d'autres qui ont leur fortune placée à l'étranger seraient exonérés , du paiement de la taxe.

C'est également pour le motif ci-après qu'on est aussi tout à fait en droit do percevoir dans notre pays la taxe militaire sur la fortune personnelle ou provenant d'héritage placée à l'étranger et appartenant à un Suisse domicilié à l'étranger, car le citoyen suisse domicilié dans le territoire de la Confédération est également astreint au paiement de la taxe militaire dans sa patrie pour la fortune qu'il possède et qui se trouve à l'étranger.

Feuille fédérale suisse, Année XLVII.

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k. Obligations pour un Luxembourgeois de payer la taxe.

(Arrêté du 23 octobre 1894.)

Le conseil d'état du canton de Baie-ville protesta contre une décision de notre département militaire au sujet d'un recours deJacques Lanners ressortissant du Luxembourg et domicilié à Baie, par lequel il a été reconnu que les Luxembourgeois domiciliés en Suisse n'avaient pas à payer de taxe dans notre pays.

Ce recours à été déclaré non fondé en s'appuyant sur les considérations suivantes: 1. « Que les Suisses domiciliés au Luxembourg ne sont tenus au payement d'aucune taxe militaire et que la décision du département était en analogie avec la circulaire du conseil fédéral aux états confédérés du 17 décembre 1883 (F. féd. 1883, III. 1001) concernant l'exemption du paiement de la taxe militaire des citoyens chiliens domiciliés en Suisse (voir rapport de gestion du département des finances pour 1883, page 20). » 2. « Qu'en effet le Luxembourg ne figure pas sur la liste, élaborée par le département fédéral des finances en 1887, des états dont les ressortissants ne peuvent être tenus en Suisse à faire un service personnel, ni au paiement d'une taxe de remplacement, mais que par contre cette liste pourra encore être complétée, relativement aux états avec lesquels il n'existe encore aucun contrat, lorsque des interprétations du genre de celle qui nous occupe seront posées et qu'en outre ni la liste mentionnée ci-dessus, ni les lacunes qui s'y trouvent ne sauraient altérer les prescriptions de l'article 1, alinéa 2, de la loi fédérale, du 28 juin 1878.» 3. « Que suivant sa propre communication, la déclaration du> gouvernement luxembourgeois du 24 janvier 1893 était tout à fait connue du conseil d'état de Baie-ville lorsqu'il fut appelé à traiter le recours Lanners et qu'en conséquence, il n'existait pour l'autorité prénommée aucun motif de prendre une décision contraire aux prescriptions de la loi. » 1. Service fait partiellement.

(Décision du département militaire du 12/14 novembre 1894.)

Il fut posé à notre département la question de savoir si un militaire astreint au service qui avait fait son école de recrues dans l'année pendant laquelle sa classe d'âge avait encore à faire un cours de répétition, pouvait être dispensé de ce dernier service, et s'il aurait à payer pour cette même année une taxe militaire ou non et éventuellement quelle taxe il aurait à payer.

563 II fut répondu comme suit à cette demande : « Conformément à l'article 1er de la loi sur la taxe d'exemption du service militaire du 28 juin 1878, tout citoyen suisse étant en âge de servir et domicilié dans le territoire de la Confédération ou hors de ce territoire est astreint au paiement de la taxe militaire s'il ne fait aucun service militaire personnel.

« Un militaire astreint au service qui a manqué un cours de répétition clans l'année où il a été appelé à faire par contre une école de recrues ne se trouve évidemment pas dans le cas précité.

« En conséquence et notamment en considération de l'arrêté du conseil fédéral du 30 août 1887 (rapport de gestion du département fédéral des finances pour 1887, page 28) par lequel il a été statué que les militaires astreints au service qui ont fait plus de la moitié de leur service ne peuvent pas être imposés pour l'année en question, il a été répondu négativement à la question cidessus posée. » in. Emploi du personnel fédéral des télégraphes et téléphones au service militaire.

(Arrêté du 28 décembre 1894.)

Considérant que les fonctionnaires et employés de l'administration fédérale des télégraphes sont dispensés, conformément à l'article 2, lettre 6, de l'organisation militaire du 13 octobre 1874, de faire du service militaire pendant la durée de leurs fonctions ou de leur engagement, que par contre, l'expérience a démontré qu'il n'est pas possible d'obtenir un effectif complet des compagnies de pionniers prescrit à l'article 21, chapitre XII. de la loi sur l'organisation militaire, sans appeler au service militaire une partie des télégraphistes et téléphonistes fédéraux, nous avons décrété ce qui suit : 1. Les fonctionnaires et employés des télégraphes et des téléphones fédéraux chargés du service des télégraphes et téléphones doivent être recrutés, pour autant qu'il est nécessaire, dans l'arme du génie (section des pionniers).

Ces troupes conservent tout leur habillement, leur armement et équipement après leur école de recrues jusqu'à leur sortie de l'âge auquel ils sont astreints de servir et ils doivent en conséquence prendre part aux inspections d'armes annuelles prévues par l'article 157 de la loi sur l'organisation militaire, il leur sera toutefois accordé la facilité de prendre part à ces inspections au printemps ou à la fin de l'automne.

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2. Le département militaire, .respectivement sur l'ordre de celni-ci, le chef d'arme du génie, est autorisé, après entente avec le département des postes et des chemins de fer, c'est-à-dire en son nom avec l'administration fédérale des télégraphes -- et en tenant autant que possible compte des intérêts de service de celle-ci -- à commander en service autant de ces militaires que l'exploitation de cette branche de service l'exige dans les unités. Cette prescription doit être interprêtée dans le sens que les télégraphistes et les téléphonistes ne sont tenus au paiement de la taxe d'exemption du service militaire que pour des services effectivement manques.

3. Les frais effectifs incombant à l'administration des télégraphes pour les remplaçants qu'elle doit engager ensuite du service militaire auquel sont appelés ses fonctionnaires, sont bonifiés à cette administration par l'administration militaire.

4. Cet arrêté entre en vigneur le 1er janvier 1895. Les arrêtés suivants sont en conséquence abrogés à partir de cette même date : Les arrêtés du conseil fédéral du 28 novembre 1878 et 18 avril 1884, ainsi que la décision de la direction fédérale des télégraphes du 23 mars 1887 concernant la remise des effets après chaque service par les télégraphistes fédéraux.

B. Préparatifs pour la guerre.

  1. Approvisionnements de blé.

L'état de l'approvisionnement au 1er janvier 1894 s'élevait suivant inventaire de l'année dernière à 95,485 q. m. = 955 wagons à 10,000 kg. de blé, emmagasinés dans les magasins de Morges, Berne, Thoune, Olten, Lucerne et Brunnen. Nous nous en référons à ce sujet au rapport de gestion de l'année passée.

Les négociations relatives à l'échange des approvisionnements de blé commencèrent en janvier 1894.

Nous n'entrerons pas dans les détails de la polémique à laquelle cette transaction donna lieu dans la presse, nous nous bornerons seulement à prier les hauts conseils de s'en référer aux actes qui leur ont été communiqués de la commission qui fut chargée de faire une enquête scrupuleuse sur cette affaire et dont la composition offre toute sécurité pour assurer un jugement juste et impartial de la question. Il résulte de ces actes que s'il peut être adressé dans cette affaire avec raison un reproche quelconque, il ne s'agit effec-

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tivement que d'un reproche au point de vue de la forme. Nous nous en rapportons pour de plus amples détails aux déclarations qu'a faites aux deux conseils notre département militaire au sujet de cette affaire.

Le contrat relatif à l'échange du blé a été conclu par le commissariat central des guerres avec un consortium de commerçants formé de trois membres en date du 24 janvier et ratifié par le département militaire fédéral le 2 février. Le commencement de l'échange fut fixé au mois de février.

Comme notre approvisionnement de sacs a été reconnu insuffisant pour procéder à l'échange en question, nous avons fait l'acquisition de 50,000 sacs pour compléter notre approvisionnement. Il a été en outre fait l'acquisition de 1000 sacs à farine, à 50 kg., pour la remise de la farine aux troupes du Gothard.

Les 950 quintaux métriques emmagasinés à Thoune, n'ont pas été échangés, pour la raison qu'en son temps ce blé avait été disloqué de Genève à Thoune et que le droit de réexpédition était expiré. Nous avons reçu du reste pour la partie de blé emmagasiné à Thoune une offre acceptable, de sorte qu'une vente de gré à gré nous parut plus favorable. Lors des opérations de l'échange 50 quintaux métriques ont en outre été moulus et remis aux troupes du Gothard.

La quantité d'ancien blé échangé a été en conséquence de 94,485 quintaux métriques tandis que lors de l'emmagasinage en 1892 un poids net de 9,454,250 kg. avait été constaté.

D'après les conditions de la convention relative à l'échange, le vieux blé devait être pesé sac par sac lors de la sortie, et la même opération devait avoir lieu lors de l'entrée du nouveau blé.

Ensuite de cette disposition, la Confédération obtint en sa faveur un excédant de vieux blé de 88,984 kg. On a cherché à s'expliquer cet excédent de blé de différente manière. Il nous paraît le plus probable que cet excédent provient plus spécialement de la différence dans le système de pesage du blé lors de l'achat et celui qui eut lieu lors de la vente. En effet, tandis que lors de l'achat, le blé fut pesé par wagon, le même blé a dû, comme il est dit cidessus, être pesé par sac lors de la remise au consortium et comme lors du pesage par wagon le poids du wagon doit chaque fois être déduit, il se peut que lors de cette opération une erreur a pu, eu son temps, être commise. En calculant l'excédent signalé ci-dessus de 88,984 kg., il a été remis au consortium 9,548,234 kg. d'ancien blé en échange duquel le dit consortium avait à nous livrer une même quantité de blé nouveau.

566

Le blé d'échange a été livré successivement dans les mois de février à juin. Les opérations relatives à l'échange eurent lieu sans difficulté valant la peine d'être relatée. Une partie a dû être refusée pour la raison que le poids de l'hectolitre de blé n'accusait à peine que 80 kg., le consortium remplaça immédiatement la quantité refusée par une qualité conforme aux prescriptions du contrat. Le .blé nouveau qui nous a été fourni répond à la qualité première que nous avons exigée. En général, il ne nous a été livré que ce qu'il y avait de meilleur en blé pendant l'année 1893 sur les marchés russes.

Le poids total net du nouveau blé livré a été comme ci-dessus de 9,543,234 kg.

Une fois que toutes les nouvelles parties de blé furent emmagasinées, un expert impartial désigné par notre département militaire accompagné d'un de nos fonctionnaires procédèrent à une expertise minutieuse des nouveaux approvisionnements dans les différents magasins; le rapport y relatif a été en tous points favorable.

Il a été moulu dans le cours de l'année 1894 les quantités suivantes de blé nouveau : Pour l e rassemblement d e troupes .

.

Pour l e s troupes d u Gothard .

.

.

Pour les magasins de l'armée à Goschenen

.

.

.

. 220,000 k g .

. 15,750 » . 80,000 »

Total

315,750 kg.

L'effectif total des approvisionnements de blé ascende en conséquence au 31 décembre 1894 à 9,227,484 kg. = 923 wagons à 10,000 kg. net. Le blé est exclusivement de provenance russe (Crimée) logé dans des sacs et réparti dans les différents magasins comme suit: Magasins.

Morges Berne Olten Lucerne Brunnen

Sacs.

Kilogrammes.

16,000 9,659 2,400 6,857 38,848

2,000,000 1,207,375 300,000 857,125 4,862,984

Total 73,764

9,227,484

à 125 kg. = 923 wagons à 10,000 kg. net.

567

L'inventaire des sacs vides consiste en : Sacs pour le blé, marqués 0. K. K. .

.

. 47,879 pièces » » 0. K. G. .

.

. 6,363 » Sacs pour la farine contenant 100 kg., marqués E. + V 1,890 » Sacs pour la farine coutenant 50 kg., marqués E. -f V 1,000 » 57,132 pièces 73,764 »

Sacs remplis

Total 130,896 pièces Le décompte relatif au compte du blé se trouve dans le rapport de gestion.

2. Approvisionnements d'avoine.

L'effectif des magasins au 31 décembre 1894 est le suivant: Dépôts.

Bière Morges .

Payerne .

Barne.

Thonne .

Herzogenbuchsee ·Gesehenen Airolo-Andermatt ·Olten Wangen s./A.

Aarau Winterthour .

Frauenfeld Bomanshorn .

Rorachach Luziensteig

.

Sacs.

221 245 190 . 19,624 .

6,840 .

5,631 .

2,144 74 .

1,048 6 . 12,651 .

2,074 434 . 6,356 .

1,748 185 59,471

Avoine.

73,982,5 18,400 -- 526,926,, 539,992,a 211,000 156,680

Décalo.

-- · -- -- 4,337 1,555 -- --

-- 150,000 450 1,583,947 127,847 1,256 2,054,810 832,069 1,337

-- 4,354,5 1,375 -- 5,903 462 32

6,278,697,5

18,056,5

Le mouvement de magasin a été le suivant :

--38

568

Etat a u 1 e r janvier 1894 .

.

.

.

Acquisitions dans le courant de l'année 1894 (printemps e t automne) .

.

.

.

Ensemble Livraisons par les magasins aux cours d'instruction, au dépôt central de remonte et à la régie fédérale

5,257,165,5 k g .

3,555,604

»

8,812,769,5 kg.

2,516,015,5 » 6,296,754

kg.

A déduire pour décalo et pertes par suite du nettoyage de l'avoine et de la distribution

18,056,5 kg.

Etat au 31 décembre 1894

6,278,697,3 kg.

Ensuite des prix très-favorables de l'avoine, nous avons fait dans le cours de l'hiver l'achat d'une assez grande quantité d'avoine, de sorte que l'état normal a été de 60 wagons plus élevé que d'habitude, nous avions, en conséquence, à la fin de l'année, environ 760 wagons d'avoine en magasin. Le prix d'achat des 356 wagons d'avoine achetés pendant la campagne d'hiver 1893/94 et dont la qualité était excellente, ascende, en moyenne, à fr. 16. 60 par 100 kg. franco magasin; considérés aux prix actuels du marché, les achats ont été faits dans des conditions exceptionnellement avantageuses.

La production en avoine du pays n'a pu être prise que dans une faible mesure en considération, pour la raison que le degré deconservation de l'avoine indigène est toujours très-douteux.

Le décompte sur le compte d'avoine se trouve dans le rapport de gestion.

3. Conserves de viande.

Les approvisionnements au 1er janvier 1894 étaient les suivants t Rationa.

Conserves de viande de Rorschach à 8 rations la boite » » » 1 » »

30,225 1,401,382

Total 1,431,607 L'augmentation, en 1894, ensuite d'achats Rations.

ascende à 500,040 11 a été retourné à nos magasins .

.

104 500,144 A reporter

500,144

1,431,607

569

Beport Dans le courant de l'année il a été distribué : Rations.

Aux écoles et cours .

.

. 298,895 Pour essais et distributions gratuites 100 Mises de côté étant gâtées .

.

132

Rations.

500,144

Kations.

1,431,607

299,127 Ce qui donne «ne augmentation pour 1894 de L'effectif au 1er janvier 1895 est en conséquence de Ces, approvisionnements comme suit :

201,017 1,632,624

se répartissent dans les magasins

Dépôt du commissariat central des guerres .

.

.

.

Magasin de Thoune » de Berne » de Winterthour ·» d'Aarau .

» de Brunnen » de Pluelen Total

Boîtes à 3 rations.

Boîtes à 1 ration.

Total des Kations.

55

335 506,919 114,836 218,054 88,903 203,744 499,668

500 506,919 114,836 218,054 88,903 203,744 499,668

1,632,459

1,632,624

-- -- -- -- -- -- 55

Les conserves de viande de Rorschach ont été, cette année, également très goûtées par les troupes; elles peuvent être considérées comme étant tout à fait acclimatées.

Cinq années se sont écoulées depuis qu'on a commencé à distribuer ces conserves; pendant ce temps, les observations qni ont été faites relativement à leur conservation ont donné un résultat favorable.

Nous conservons en magasin un petit approvisionnement de la première livraison qui a été faite dans le but de continuer à faire des observations.

Quoique la viande n'ait pas souffert relativement au goût, il n'en est pas moins vrai qu'il se forme à la boite des taches qui ont déjà donné lieu à des craintes. La boîte est faite de fer-blanc étamé. Entre la viande ou plutôt les sels que celle-ci renferme et le fer-blanc, il se produit, avec le temps, une réaction chimique, il se forme des stannates (oxyde) qui s'assemblent à la partie

570

supérieure de la viande sous forme de points blancs et de taches blanches.

Ces points blancs qui s'étendent quelquefois sur de grandes surfaces de la viande, ont l'apparence de champignons. L'analyse chimique a démontré qu'il ne s'agit, dans le cas particulier, nullement de formations organiques, mais plutôt d'apparitions de stannates d'oxyde qui ne peuvent aucunement nuire au goût de la viande, ni compromettre le degré de conservation des conserves, en outre, le verdict des médecins appelés à examiner ces apparitions, nous assurent qae celles-ci ne peuvent, en aucune manière, nuire à la santé.

En diminuant la quantité de sel, ces apparitions deviendront plus rares.

C'est pour cette raison qu'à l'avenir on ne mettra que le minimum possible de sel dans les conserves qui seront ultérieurement fabriquées.

Dans le courant de l'année 1894, 132 boîtes ont été mises de côté comme gâtées, ce qui donne une moyenne de 0,44 °/0() boite sur 300,000 rations distribuées.

Actuellement, nous ne possédons plus que des boites à une ration.

Nous examinerons toutefois si, à l'avenir, il n'y aurait pas lieu de fabriquer une partie des approvisionnements en boîtes renfermant plusieurs rations pour arriver à faire des économies.

La fabrication des conserves de viande fait, comme jusqu'ici, l'objet d'une surveillance et d'une attention constantes; nous n'avons aucune observation spéciale à formuler sur la fabrication.

4. Approvisionnement de biscuits.

Au 1er janvier 1894, les approvisionnements ascendaient à 491,456 rations à 250 grammes avec le matériel d'emballage suivant : 2637 caisses et 194,814 sachets de toile.

Il a été remis, pendant l'année 1894, aux écoles et cours : 118,486 » de sorte qu'au 1er janvier 1895 nous avions encore en magasin: 372,970 rations à 250 grammes, avec 2,386 kg. de farine de biscuit, 2,512 caisses et 194,205 sachets de toile.

571

La plus grande partie de ce biscuit est en caisses de 50 kg.

et non rationné. Le biscuit n'est pas consommé avec beaucoup de plaisir par les troupes, de sorte que l'écoulement de nos approvisionnements est très-restreint. Il sera prudent d'en suspendre également à l'avenir la fabrication.

Dans le but d'ouvrir une nouvelle source d'écoulement des approvisionnements existants, nous avons fait l'essai de transformer du biscuit en farine pour en faire du pain pour la troupe. A cet effet, on a fait moudre 5000 kilogrammes de biscuit qui ont été mis à la disposition du détachement de subsistances du IVme corps d'armée à l'occasion du dernier rassemblement de troupes. Ce pain ne paraît pas convenir aux troupes, néanmoins nous avons l'intention de continuer à faire d'autres essais dans des proportions plus réduites.

Au point de vue de leur conservation, les approvisionnements de biscuit fabriqué il y a 2 Il2 ans ont donné un résultat favorable.

5. Conserves de soupe.

A l'occasion des manoeuvres du IV me corps d'armée, on a de nouveau distribué aux troupes des conserves de soupe à titre de subsistance extraordinaire. Ces produits ont été, de même qu'on 1893, tirés de fabriques indigènes. Toutes les fournitures ont été satisfaisantes, mais par contre elles variaient sensiblement de prix.

Nous examinerons en conséquence dans le courant de cette année (1895) dans quelles proportions la valdur nutritive des différents produits est en relation avec les prix de chaque fabrique. Suivant le résultat que nous obtiendrons, nous avons l'intention d'emmagasiner dans nos magasins d'armée quelques approvisionnements importants de ces vivres. Les rations de 75 grammes ont été reconnues comme suffisamment fortes.

6. Approvisionnements de chaussures et d'articles d'hiver.

Comme nous avons traité l'année dernière d'une façon détaillée la question de la chaussure et que nous n'avons fait en 1894 aucune acquisition, nous pouvons nous résumer brièvement dans le rapport de cotte année.

Le nouveau modèle de chaussure de 1892 s'est tout à fait acclimaté, dans plusieurs cantons et a été vendu en assez grandes quantités. Dans d'autres cantons, le personnel des arsenaux s'est donné trop peu de peine ou souvent pas de peine du tout pour la

572

vente de la chaussure militaire. La troupe a encore également des préjugés contre le soulier d'ordonnance, en partie comme conséquence du modèle de 1886 qui n'a jamais plu à la troupe, en partie parce que les souliers d'ordonnance ont été discrédités intentionnellement par les marchands de chaussures.

Il a toutefois été vendu 6486 paires de souliers.

Les formes des caisses de cordonniers des fourgons de bataillons ont été soumises à une révision et où le besoin s'en faisait sentir elles ont été remplacées.

Les inspections de la chaussure dans les écoles et cours de répétition par le contrôleur de la chaussure, ont donné un résultat tout à fait peu satisfaisant et ont démontré qu'il y aurait lieu d'apporter. des améliorations notoires dans ce domaine. Les bottines ont à peu près complètement disparu, la chaussure qui est le plus en usage est la bottine à lacets. Le mal réside principalement dans la chaussure à forme pointue et à talons hauts qui se vend à de bas prix dans les magasins. Le manque de solidité de cette chaussure se montre déjà lors de la première grande excursion, ces souliers ne répondent aucunement aux exigences du service en campagne.

Nous devons en outre mentionner que les tiges pour les lottes de cavalerie sont actuellement remises gratuitement par l'administration militaire fédérale aux cantons -- au lieu de la bonification en espèces de 15 francs allouée jusqu'ici pour les bottes de cavalerie -- on est ainsi arrivé à obtenir, outre une meilleure qualité, une botte d'un aspect uniforme.

A l'exception des chaussettes dont il a été vendu 8276 paires en 1894, l'écoulement des articles d'hiver a été très faible. Afin de parer à une perte de ces articles dans les dépôts, nous en avons encore réduit le prix de vente.

7. Magasins.

Le bureau des subsistances et magasins est entré en fonctions à partir du 1er août 1894. Sa principale tâche consistait premièrement à remplir les magasins d'armée à Gesehenen de vivres et de fourrages pour les éventualités d'une guerre. Les fournitures y relatives ont été mises en soumission et attribuées ensuite d'une expertise des offres faites; les marchandises qui ont été emmagasinées étaient excellentes et les achats faits dans des conditions avantageuses.

573

A l'avenir, les gardes des forts et les troupes appelées à faire leur service dans le rayon des fortifications du Gothard toucheront tons leurs vivres des magasins de l'armée à Göschenen, ceux-ci sont en outre approvisionnés de telle sorte qu'ils pourront subvenir aux besoins de la division du Gothard.

Vers la fin de l'année 1894, nous avons pu prendre possession des magasins de l'armée au Galgenfeld, près de la station d'Ostermundingen, ces magasins seront successivement remplis pendant le courant de l'année 1895 avec de l'avoine, du foin pressé, de la paille et des conserves de viande. Une quantité importante de blé y sera prochainement emmagasinée.

Les magasins de Göschenen, de même que ceux du Galgenfeld, sont placés sous la direction et la surveillance d'intendants spécialement désignés à' cet effet. Les locaux destinés à recevoir les vivres dans les forts des ouvrages de St-Maurice, ont été reconnus comme étant insuffisants pour permettre l'emmagasinage de plus grands approvisionnements et nous devrons songer à ériger à proximité de la voie ferrée, à St-Maurice, un magasin à vivres destiné à ravitailler les forts.

Pour permettre le ravitaillement des grands approvisionnements destinés au ménage des troupes, il sera nécessaire de remettre à l'ordinaire des écoles et cours une partie des approvisionnements qui sont en magasins, nous pensons résoudre cette question daas le courant de l'année.

Les magasins actuellement disponibles ne suffisent absolument pas pour y loger convenablement les approvisionnements de réserve de guerre existants. 11 est, en conséquence, très urgent qu'on érige à bref délai non-seulement les bâtiments mentionnés dans notre rapport du 14 novembre 1893 et qui sont indispensables, mais les bâtiments actuellement existants devront être agrandis d'une façon appropriée aux besoins. Il est d'autant plus désirable de donner suite à cette demande que l'administration pourra, lorsqu'elle disposera de magasins lui appartenant, se dispenser d'utiliser des locaux étrangers, dont la location est souvent très élevée.

X. Justice militaire.

Nous avons à mentionner ce qui suit sur l'administration de la justice militaire pendant l'année 1894 :

574

  1. Organisation du personnel.

Les modifications survenues dans le personnel de l'administration judiciaire se résument en ce qu'un grand-juge d'un tribunal supplémentaire a demandé et obtenu sa démission pour cause d'ancienneté de service et qu'un greffier de tribunal de division est décédé.

Les inscriptions pour l'état-major judiciaire sont toujours très nombreuses, mais elles ne peuvent cependant être prises en considération pour le moment, attendu que cet état-major compte déjà 10 officiers non incorporés, dont 6 ne l'ont jamais été et dont 4 n'ont même jamais été appelés à un service de remplacement pour cause de congé ou d'empêchement des titulaires. Dans ces conditions, nous avons renoncé à augmenter l'effectif de l'état-major judiciaire.

A l'exception de deux grands-juges, tous les officiers judiciaires incorporés dans les tribunaux de division, ont leur domicile dans l'arrondissement de division respectif. On attachera toujours de l'importance à cela, déjà en raison de l'économie de frais qui en résulte.

B. Législation.

Aucun nouvel acte législatif sur la justice militaire n'a été promulgué en 1894. Le département militaire a d'abord, par circulaires, rendu les commandants d'école attentifs aux dispositions de l'article 109 de l'organisation militaire, aux fins d'éviter des instructions préliminaires inutiles. Puis ensuite d'un voeu exprimé par le tribunal militaire de cassation, les grands-juges ont reçu ordre, dans les cas de cassation, de toujours joindre aux actes une copie du protocole des débats principaux et à cette occasion il leur a de nouveau été recommandé d'éviter, lors du visa des notes de frais, toute majoration des taxes justifiées, notamment de celles concernant les travaux accessoires faits en dehors dés jours de service (circulaire du 24 janvier 1895).

Par circulaire du 23 décembre 1894, les commandants de cours et d'écoles ont reçu l'ordre par les chefs d'armes et de service de donner aux hommes l'occasion de pouvoir faire le dépôt de leur argent. Une autre circulaire du 14 novembre/7 décembre 1894, avisait les grands-juges, en dérogation à la pratique admise jusqu'alors, de faire remettre à l'avenir les citations à des juges ou des suppléants se trouvant au service militaire, par l'intermédiaire du commandant de l'école ou du cours.

575

C. Justice militaire.

Ainsi qu'il en a été fait mention au conseil national, lors des débats relatifs au budget, les instructions militaires sont en augmentation. Cela provient en partie de ce que les commandants d'école font appel au juge d'instruction à l'occasion de chaque plainte, notamment de celles relatives à des vols, et qu'à la suite il est démontré qu'il n'y avait pas seulement d'indices quant à l'auteur du vol, mais que même souvent le fait matériel de délit était très-douteux. Par la circulaire indiquée sous lettre b, on a cherché à remédier à cette défectuosité.

Une augmentation des frais de l'administration de la justice militaire est également survenue par suite de notre décision du 11 novembre 1892, par laquelle nous avons ordonné la restitution aux cantons de tous les frais résultant pour eux de l'exécution des peines prononcées contre les militaires coupables du mauvais entretien de l'armement et de l'équipement et d'autres négligences dans leurs obligations de service. Jusqu'ici la plupart des cantons avaient supporté eux-mêmes les frais d'exécution des peines.

Nous faisons suivre quelques cas touchant des questions de principes survenus en 1894.

Conformément aux articles 207 et 209 de l'organisation militaire il a été stipulé que les jugements de tribunaux militaires étaient à transmettre au gouvernement du canton du domicile du condamné, non pas par les tribunaux militaires, mais par le conseil fédéral.

'Les gouvernements cantonaux sont chargés, après l'exécution de la peine, d'en donner connaissance aux cantons dont dépend l'unité' dans laquelle le condamné est incorporé. A défaut d'un domicile permanent, l'exécution de la peine ne rentre pas dans les attributions du canton d'origine, mais bien dans celles du canton où le condamné a eu son dernier domicile et où ses papiers sont déposés.

Il arrive quelquefois que les cantons ne perçoivent pas les frais des tribunaux militaires mis à la charge des condamnés, sous prétexte que ceux-ci ne possèdent pas de fortune connue. Dans des cas pareils il y a lieu d'appliquer directement les dispositions de l'article 212 de la loi sur l'organisation judiciaire et, par analogie de celles de l'article 208, d'après lesquelles les cantons sont tenus de procéder au recouvrement par la voie ordinaire des poursuites.

Un artilleur avait actionné son capitaine civils, en réparation de dommage qu'il lui causé par une mesure prise concernant son requérant a été débouté de ses conclusions et

devant les tribunaux avait prétenduement livret de service. Le condamné aux frais.

576

Malgré ce jugement le capitaine a demandé la condamnation du demandeur à une peine disciplinaire à raison de l'action introduite.

Au vu de l'article 1, chiffre 5, de la loi sur l'organisation judiciaire pour l'armée, et de l'application de ses dispositions dans différents cas, le département militaire a'est pas entré en matière.

Un homme de la garde des forts, condamné pour vol, avait demandé à subir sa peine au fort d'Airolo. Sa demande à été repoussée pour le motif que la commutation d'une peine d'emprisonnement en celle d'une peine disciplinaire ne peut se faire que par l'adoption d'un recours en grâce et parce que la peine de la détention dans une forteresse n'est pas connue dans les lois pénales militaires.

La plainte d'un caporal demandant la restitution de la valeur d'effets qui lui auraient été volés pendant le service, a été rejetée, la Confédération n'étant pas responsable de cas pareils.

Il s'est également produit plusieurs fois en 1894 des cas où des personnes ont été assez gravement blessées par des bouteilles lancées par des soldats par les fenêtres des wagons de chemins de fer. Le département militaire a rappelé par circulaire aux chefs d'armes et de service la défense y relative.

Il arrive souvent que lorsque les notes de l'examen pédagogique ont été raturées ou rendues illisibles dans le livret de service, les porteurs prétendent que cela est l'oeuvre .de tierces personnes, de parents, etc. Dans un cas pareil, le département militaire a infligé une peine disciplinaire pour infraction à la loi.

Une autorité militaire cantonale a posé la question de savoir si un soldat qui, immédiatiinent après le licenciement, mais en habits civils, dans une auberge se répand en injures très offensantes à l'égard du corps des officiers, est justiciable des tribunaux militaires. Cette demande a été résolue négativement au vu des dispositions de l'articlel, chiffre 5, de la loi sur l'organisation judiciaire de l'armée et de leur interprétation précédente.

En cas de vente d'effets militaires, notre département a statué qu'il fallait décider chaque fois s'il devait être prononcé une peine disciplinaire ou le renvoi devant les tribunaux militaires.

Parmi les arrêts rendus par le tribunal militaire de cassation il y a lieu de relever deux cas importants au point de vue de la jurisprudence. Dans l'un des cas il a été décidé qu'un domestique d'officier ne pouvait pas se rendre coupable de désertion, car pour cela il faudrait nécessairement que l'homme soit inscrit dans les contrôles de corps, qu'il ait pris l'engagement de répondre aux exigences du service interne comme un militaire et qu'il soit également astreint à la prestation de serment en cas de mobilisation.

577 L'autre cas concerne une question qui se présente souvent, à savoir si un militaire, revêtu en partie seulement de l'uniforme, qui se rend coupable d'une, infraction à la loi, est justiciable des tribunaux militaires à teneur de l'article 1, chiffre 4, de la loi sur l'organisation judiciaire. Le tribunal de cassation n'a pas tranché définitivement cette question. A l'avenir il faudra donc statuer d'après les circonstances de chaque cas, cependant il faudra admettre que, lorsque le coupable porte, à l'exception des pantalons militaires, les habits civils, au lieu de l'uniforme complet, ce sont les tribunaux civils et non les tribunaux militaires qui sont compétents en la matière.

Au sujet de la pratique suivie par le conseil fédéral en matière de droit de grâce, il y a lieu de mentionner que dans un ·cas la peine de réclusion qui avait dû être prononcée à teneur de la loi, mais qui, d'après les circonstances apparaissait comme trop sévère, a été commuée en emprisonnement de même durée, en appliquant par analogie les articles 214 et suivants de la loi sur l'organisation judiciaire. Dans un autre cas et sur la demande d'un gouvernement cantonal, le conseil fédéral a usé de son droit de grâce en faisant remise au condamné des'frais auxquels il avait été condamné.

En général, il est d'usage de recourir en grâce en alléguant absolument les mêmes faits que ceux qui ont été produits devant les tribunaux et dont souvent même les tribunaux ont rendu compte lors de la fixation de la peine. En règle générale, ces recours sont écartés et le droit de grâce n'est accordé que lorsque les dispositions du code pénal militaire sont jugées extrêmement sévères, ce qui peut, en effet, être parfois le cas, ou lorsqu'il existe des circonstances extraordinaires dont le tribunal comme tel n'a pas pu tenir, ni tenu compte.

XL Matériel de guerre.

  1. Equipement personnel.
  2. Officiers.

La vente d'armes et d'objets d'équipement aux officiers s'est faite, en 1894, dans des conditions normales.

En ce moment, l'administration du matériel de guerre a en magasin des objets de harnachement, des sabres, des revolvers, cal. 7,5 et 10,4 mm., des jumelles et des malles d'officiers.

Feuille fédérale suisse. Année SLVIL Vol. IL 38

578

II n'a pas encore été possible de trouver jusqu'à ce jour une charge de poudre blanche tout à fait appropriée à la munition pour revolvers. Par contre, les modèles de pistolets se chargeant par eux-mêmes qui nous ont été présentés nous ont obligés d'étudier à fond cette nouvelle arme.

En vue de satisfaire aux réclamations réitérées concernant les jumelles d'une plus grande portée et d'un champ de vue plus étendu, nous avons fait fabriquer un nouveau modèle, qui, à partir de 1895, sera mis à la disposition des officiers qui veulent faire une dépense plus grande pour cet instrument.

Pour les officiers du landsturm, nous avons admis comme ordonnance un ceinturon de sabre eu simple cuir de Eussie.

Le département militaire s'est occupé de la question de savoir si la Confédération ne devait pas fournir elle-même aux officiers l'armement, l'équipement et l'habillement, y compris les insignes des grades. Quoique la fourniture par l'adininistratiou militaire pourrait assurer aux officiers une livraison supérieure en qualité et plus uniforme des objets d'équipement, nous avons cependant renoncé à modifier le système actuel d'achat direct par les officiers.

Outre les difficultés qu'entraînerait une modification semblable, elle serait de nature à porter un préjudice considérable à l'industrie privée.

b. Recrues.

Armement. L'armement des recrues de l'infanterie et du génie au moyen du fusil modèle 89, s'est fait comme précédemment ; les recrues de cavalerie des écoles III et IV à Zurich et Aarau ont déjà été arinées du mousqueton, modèle 1893. Par contre les cauonniers du parc sont encore toujours armés du fusil Peabody.

Habillement. En général, la qualité des objets d'habillement était bonne. L'habillement des recrues s'est faite d'après les prescriptions nouvelles du département militaire concernant la remise d'effets sur mesure, dont on a été satisfait. On a surtout été content des vestons et des pantalons délivrés pour la première fois.

De nombreuses plaintes se sont de nouveau fait entendre au sujet de la qualité de la seconde paire de pantalon en drap bleu-clair, aussi constatons-nous avec satisfaction qu'à part quelques restes disséminés, les provisions sont épuisées.

Le tarif en vigueur depuis 1882 a dû être révisé en 1894 pour être mis en harmonie avec les exigences actuelles. Les prix des matières et leur quantité ont sensiblement diminués, par contre

579

les salaires ont été augmentés. Les nouveaux tarifs admis font une différence en moins de 5 francs par recrue.

c. Hommes incorporés.

Armement. En 1894, il a été procédé au nouvel armement de la cavalerie au moyen du mousqueton, modèle 93. La nouvelle arme a été délivrée aux sergents, aux caporaux et aux cavaliers des escadrons de dragons et aux compagnies de guides. Le revolver, cal. 10,4 mm. a été maintenu pour les maréchaux des logis chefs, les fourriers et les trompettes ; les guides ont rendu le revolver et reçu en échange le mousqueton. La fourniture de la nouvelle arme a été effectuée par une maison suisse et dans des conditions absolument satisfaisantes.

De toutes les troupes armées du fusil, il n'y a plus que les artilleurs du parc et que les anciennes classes d'âge de l'infanterie de la landwehr et du génie qui n'aient pas encore le fusil à répétition petit calibre.

A la fin de l'année 1894, les hommes étaient en possession des quantités suivantes de nouvelles armes : Infanterie : » Génie: » Cavalerie :

Elite . .

Landwehr.

Elite . .

Landwehr.

Elite . .

.

.

.

.

.

92,028 fusils, modèle 1889 35,943 » » » 6,059 » » 1889/92 2,442 » » » 2,956 mousquetons, modèle 1893

Total 139,428 mousquetons et fusils à répétition, petit calibre.

Habillement et équipement. Il a été décidé de ne pas faire droit à une demande tendant à fournir, à un prix réduit, des jumelles aux sergents-majors et aux adjudants-sous-officiers des troupes combattantes, attendu qu'il n'existe pas de raisons majeures pour cela.

La livraison et le retrait de vestes d'exercice pour les manoeuvres ont de nouveau été opérés par les soins des administrations des arsenaux cantonaux et il a été constaté que cette mesure répondait aux exigences. Nous nous en tiendrons pour le moment à ce mode de faire.

Les pantalons bleu foncé ont été délivrés en 1894 aux soldats d'infanterie d'élite des Ier et IIIme corps d'armée, dans le I6r corps lors des cours de tir et dans le IIIme corps lors des cours de répétition de bataillon.

580 On a continué, lors des inspections d'armes, à remplacer les objets d'habillement défectueux et à punir les cas de négligence dans l'entretien de ces objets. Les inspections faites lors des cours doivent se passer dans un espace de temps trop court pour que le but visé puisse être atteint. Lors des inspections d'armes, par contre, il est procédé à un examen très exact et on fait aussi appeler des hommes du métier venant des arsenaux.

En automne 1894, on a pris possession du nouveau magasin central d'habillement au Benndenfeld et les différents ateliers ont été mis en exploitation. Les installations ont démontré qu'elles étaient parfaitement réussies et qu'elles répondaient absolument à leur destination comme ateliers de régie et comme magasins. Nous faisons particulièrement mention des installations excellentes pour le lavage et le séchage, ïl en est de même des ateliers pour la coupe et pour les réparations qui sont bien organisés et exploités économiquement, de telle sorte que leur exploitation assure un rendement proportionné.

On a fait l'acquisition en régie de : 4,150 vestes d'exercice, 21,500 paires de pantalons, 12,700 paires de souliers (commande pour 1893), 970 » » formes.

En outre il a été fait les habits de travail nécessaires pour les armes spéciales, y compris l'artillerie de forteresse.

En moyenne, on a occupé 5 coupeurs, donc 2 de moins que l'année précédente. Les travaux de réparation ont par contre augmenté sensiblement.

10 à 13 tailleurs ont réparé : 64,000 vestes d'exercice, 4,000 paires de guêtres, et 230 capotes d'exercice.

En 1894, il a été lavé tant en dehors, qu'à l'intérieur des installations : 40,000 vestes d'exercice.

7,900 paires de guêtres, 230 capotes d'exercice.

Dès que le séchage pourra se faire en plein air et que le procédé le plus pratique aura été reconnu, nous mettrons en exploitation toute l'installation de lavage.

Comme l'année précédente, les objets en cuir ont été, dans plusieurs cantons, contrôlés et timbrés pièce par pièce. Les résnl-

581 tats obtenus sont tels qu'un contrôle obligatoire s'impose d'une manière urgente ; c'est du reste prévu dans le nouveau tarif.

Les essais de nouveaux paquetages ont été continués et pourront arriver à terme en 1895.

De nouveaux insignes ont été adoptés pour les estimateurs de distancés et les patrouilleurs de la cavalerie.

d. Réserve d'habillement et d'équipement.

En 1894, l'indemnité de 10 °/0 pour l'entretien des réserves a pu être versée à la plupart des cantons (à 17). 3 cantons n'ont obtenu que 9 °/0, 3 autres 8 °/0 et 2 cantons 7 °/0. La quantité des effets de réserve actuelle n'est que partiellement suffisante pour une mise sur pied de longue durée. Tandis que les réserves de capotes sont plus que suffisantes, celles des tuniques seraient actuellement à peine assez forte, de même que celle des pantalons malgré l'acquisition des nouveaux pantalons foncés. Les réserves de vestes pour les armes spéciales sont encore plus faibles et on en constate toujours l'insuffisance, notamment pour la cavalerie.

e. Inspections d'armes par communes.

Après avoir, lors du nouvel armement, suspendu en partie les inspections pendant deux ans, toutes les armes ont de nouveau dû, en 1894, être présentées à l'inspection dans les communes ; il n'y a d'exception que pour les fusils se trouvant en la possession d'officiers à l'égard desquels une inspection spéciale n'est pas considérée comme étant de rigueur.

Des inspections d'armes eurent également lieu pendant les écoles de recrues, mais le temps nécessaire manquait pour le faire lors des cours de répétition.

On ne peut pas non plus cette année encore se prononcer définitivement sur l'entretien des nouvelles armes. Il ne s'est présenté que peu de cas de négligences graves dans l'entretien des armes en main de la troupe. Il faut cependant faire remarquer que la connaissance suffisante pour l'entretien du nouveau fusil n'est pas encore partout entièrement acquise.

Contrairement à ce qui se présentait précédemment, il a été constaté plusieurs cas d'élargissement du canon. Il faut en attribuer la cause au maniement imprudent de l'arme lors du tir à genou ou couché (obstruction du canon avec de la terre) ou bien alors, au fait, que l'embouchure du canon après avoir été fermée herméti-

582

quement avec de la graisse, pour empêcher la rouille, n'a pas été débouchée avant le tir. Les contrôleurs d'armes ont été invités à mieux apprendre aux hommes, au moyen de théories et d'enseignements, les connaissances pour l'entretien du fusil et de prévenir ainsi les dégradations signalées.

2. Equipement de corps et matériel des corps de troupes combinés.

En 1894, les commandants ont procédé à l'inspection de tout le matériel de corps des unités du IIme corps d'armée, des troupes d'artillerie et du génie du Ier corps d'armée, des troupes d'infanterie, de cavalerie, des troupes sanitaires, des troupes d'administration du IIIme corps d'armée, ainsi qu'a celle du matériel de la 3me division de l'artillerie de position. Les rapports fournis expriment en général la satisfaction au sujet de l'équipement de corps, tant quant à son ensemble, que quant à son bon état et à son entretien. Les propositions faites par les officiers sont vérifiées par les autorités compétentes, puis prises en considération, lorsqu'elles se justifient.

Par suite du mauvais temps, le matériel du IVme corps d'armée utilisé pendant les manoeuvres, a été plus endommagé que cela n'est le cas lors de cours de répétition ; la qualité de ce matériel n'en a cependant pas souffert.

Il y a lieu de signaler l'irrégularité et le désordre qui se présentent souvent lors de la restitution du matériel après la clôture des manoeuvres de corps d'armée.

En prenant même en considération le fait que pour le IVoee corps d'armée il existait des conditions anormales, puisque 13 arsenaux cantonaux et 9 dépôts de guerre fédéraux étaient mis à contribution pour la livraison et le retrait du matériel, nous sommes cependant d'avis que les relations entre les troupes et les arsenaux auraient été facilitées si les troupes avaient mis plus de soin à l'équipement de corps lors du licenciement.

Donnant suite à ce qu'il est dit dans notre dernier rapport de gestion, au sujet de la dislocation du matériel, plusieurs déplacements de matériel ont eu lieu pendant l'année 1894. L'équipement des compagnies d'administration et des subdivisions du train a été réuni par corps d'armée; le matériel d'âne grande quantité de bataillons d'infanterie et de batteries de campagne des IIIme, VImo et mo VII divisions a été transporté dans des arsenaux déjà existants ou nouvellement construits dans les arrondissements de recrutement des unités correspondantes. De cette façon nous avons assuré non

583 seulement de faire suivre les troupes par le matériel, mais encore facilité de beaucoup la mobilisation par suite du fait que 3 des plus importants arsenaux qui étaient trop remplis de matériel ont pn être vidés.

Quelques autres dislocations, qui n'attendent que l'achèvement de nouveaux arsenaux, ont été préparées. L'administration du matériel de guerre s'est également occupée de l'exécution des dislocations et du nouveau groupement de l'équipement de corps devenus nécessaires par suite de la mise en vigueur de notre arrêté du 28 décembre 1894 concernant l'exécution de la loi fédérale sur la création de corps d'armée. Ces mesures sei'ont terminées pour fin mars 1895.

Les dislocations du matériel exigent chaque fois une quantité de préparatifs, non seulement au point de vue des prescriptions concernant la mobilisation, mais encore pour l'aménagement des magasins pour recevoir le matériel et la munition dans les nouveaux dépôts ; il y a lieu notamment de mentionner la construction de tréteaux pour les harnachements, ainsi que d'armoires et de caisses pour d'autres objets, sans parler de la construction ou da la location des magasins nécessaires.

En ce qui concerne les modifications survenues dans la composition du matériel des différents corps, nous signalons ce qui suit : Etats-majors. L'état-major de l'armée a reçu des appareils multiplicateurs. Les médecins dirigeants de l'état-major de l'armée, du service territorial et des étapes et des états-majors des corps d'armée ont été munis de caisses de bureau.

L'administration militaire a fait l'acquisition de quelques vélocipèdes pour les vendre aux vélocipédistes aux prix do revient et tenter ainsi ]'introduction d'un système uniforme de vélocipèdes.

Cet essai n'a pas abouti parce que les vélocipèdes d'ordonnance ont été trouvés trop chers en comparaison des prix de la concurrence privée, de sorte que la vente en a été très-faible. Maintenant qu'on ·est parvenu à acquérir à meilleurs prix et qu'en outre la Confédération verse une indemnité de 50 francs sur le prix de chaque vélocipède, nous estimons que le but visé pourrait cependant être atteint.

Infanterie. Les essais avec le nouveau char à munition pour l'infanterie ont été terminés et ont eu pour résultat l'adoption définitive du modèle de char à munition à 2 chevaux avec paquetage ·en sacs; les acquisitions commenceront l'année prochaine. Le nouveau char contient 17,280 cartouches, de sorte qu'avec le même

584

attelage on pourra transporter 51 cartouches par homme armé du fusil, au lieu de 35 comme c'était le cas précédemment.

Ou a continué l'acquisition de nouveaux ustensiles de cuisine pour les bataillons de la landwehr.

A l'occasion du nouvel armement de l'infanterie, opéré de 1891 à 1893, la dotation de munition a été calculée sur la base de 700' hommes armés de fusils par bataillon. Cependant quelques bataillons accusant un effectif plus fort, tandis que d'autres en ont un plus faible, il a été jugé nécessaire d'égaliser la quantité de la dotation de munition. Cette mesure a été prise en ce sens que pour établir le montant de la dotation on l'a calculée dans l'élite d'après le nombre des hommes portant le fusil et dans la laudwehr d'après l'effectif de contrôle. Une réduction de 10 °/0 a été admise dans l'élite et la landwehr comme correspondante au nombre d'hommes ne se présentant pas, aux hommes en congé, aux hommes dispensés, etc.

On a également mis en harmonie le chiffre de couvertures de bivouac attribuées aux bataillons, avec le nombre des hommes.

Etant donné les variations fréquentes survenant dans les effectifs des corps de troupes, nous continuerons à l'avenir, après un certain laps de temps, de procéder à la révision de la munition et des couvertures.

Cavalerie. Les 3 compagnies de guides appelées aux manoeuvresdû IVme corps d'armée ont été munies de nouvelles forges de campagne. D'autres forges sont en ouvrage.

En môme temps que s'opérait l'armement de la cavalerie au moyen du nouveau mousqueton, on a aussi procédé à l'échange des cartouches de fusil 10,4 mm. contre des cartouches du calibre 7,a mm. ; la dotation de munition a été également augmentée.

Conformément à nôtre arrêté du 3 août 1894, nous avons attribué un armurier à chaque état-major de régiment de cavalerie, et ces unités ont été pourvues des caisses et des sacoches d'armurier nécessaires.

La remise en bon état d'harn achements usagés a été également continuée en 1894.

Artillerie. A la fin de l'année, la transformation des caissons à munition de l'artillerie était terminée pour les batteries et les colonnes du parc de 3 corps d'armée ; elle sera complète, pour toute l'artillerie de campagne jusqu'à fin mars 1895. Aussitôt après que la transformation du matériel a été faite, on a empaqueté '.a

585munition dans les caisses à projectiles et dans les petites caisses à cartouches.

L'acquisition des nouveaux quarts de cercle pour les pièces d'artillerie de campapne en est arrivée au point qu'en 1895, toute l'artillerie de campagne et de montagne pourra en être pourvue, avant le commencement des cours d'instruction.

Les voitures d'équipement des batteries de campagne ont été allégées de tontes les pièces de rechange et des outils, qui ne sont pas strictement nécessaires pour le combat.

Les divisions de l'artillerie de position ont été pourvues de voitures d'équipement nouveau modèle, c'est-à-dire de voitures contenant des outils et du matériel pour charrons, serruriers, maréchaux, tailleurs et cordonniers, ainsi que des pièces de rechange pour les diverses pièces d'artillerie, le tout empaqueté dans des caisses spéciales. La longueur des câbles pour les téléphones a été augmentée de 6 ktn. par division.

Dans l'artillerie de position et l'artillerie de montagne les cartouches à poudre noire ont également été remplacées par des cartouches à faible fumée. En vue d'obtonir pour certains buts déterminés un projectile plus efficace, il a été procédé à la transformation de la moitié des obus 12 cm. de l'artillerie de position en obus brisants.

Attendu que les boites à mitraille n'ont qu'un effet peu important et que l'emploi de la poudre blanche nécessiterait une nouvelle boite à mitraille, attendu, d'autre part, qu'il y a possibilité de remplacer ces projectiles par des shrapnels gradués à zéro, nous nous sommes trouvés dans le cas de supprimer complètement les boites à mitraille hors des contingents de munitions.

Les contingents de munitions élevés par arrotò fédéral du 29 janvier 1892, sont prêts, pour autant qu'ils doivent exister non travaillés ; par contre, la livraison d'une partie de la poudre nécessaire a dû être reportée sur l'année 1895, attendu qu'il a été impossible à la fabrique de poudre de Worblaufen de fournir en 1894 la quantité désirée.

Génie. Outre les compléments et les augmentations régulières et annuelles des réserves de bois et des outils pour la construction des travaux de fortification, il a encore été spécialement fait l'acquisition de câbles de campagne pour les sections de télégraphes et de cables de traille pour le matériel des pontonniers. Les réserves de coton-poudre ont été complétées et augmentées.

586

A l'instar de ce qui s'est fait les années précédentes pour les voitures des autres troupes, nous avons également attribué des bâches pour toutes les voitures de réquisition des bataillons du génie.

Troupes sanitaires. Après avoir acquis successivement, pendant les années précédentes, 5000 lits d'hôpitaux, nous avons commencé l'acquisition d'objets d'équipement pour les hôpitaux, soit d'ustensiles pour la nourriture et la boisson, de linge et d'habits pour les malades, etc. Un nouvel appareil de désinfection transportable est venu s'ajouter à ceux existants.

Une certaine quantité de nouveaux instruments ayant déjà été acquis pour les ambulances, on peut dès lors continuer à changer le matériel sanitaire des lazarets, en l'appropriant aux exigences de la chirurgie moderne et de l'hygiène.

Troupes cTadministaticn. Les effectifs du matériel de corps des troupes d'administration n'ont pas subi de modifications; les dislocations survenues ont été signalées plus loin.

3. Fusils d'infanterie et munition.

Les douilles et les projectiles nécessaires pour les contingents plus élevés de mnnition, pour autant qu'ils concernent les cartouches non terminées, sont prêts pour 7 '/, millions de cartouches et ont été déposés au dépôt de munitions d'Altorf. La livraison de la poudre se fera en 1895.

Vente de fusils. L'administration militaire avait été déjà précédemment autorisée à vendre une partie des vieux fusils qui n'étaient plus nécessaires pour l'armement des troupes. Ce n'est cependant que l'année dernière qu'elle a pu vendre une quantité assez importante de fusils Vetterli, mod. 69, avec la munition et elle n'a pu le faire qu'après avoir entrepris des négociations principalement avec des maisons étrangères. Une partie des fusils ont été livrés avec des objets de bnffieterie ancienne ordonnance tels que cartouchières, ceinturons, bretelles de fusil, fourreaux de baïonnettes et ganses pour fourreau de baïonnettes. Il va de soi que tout le matériel vendu a été pris parmi les effectifs les plus anciens.

Aux termes des arrêtés fédéraux sur la matière, le produit des fusils est attribué pour les 3/4 à la Confédération et pour i/4 aux cantons ; c'est la proportion dans laquelle chaque partie a contribué ·en son temps aux frais d'acquisition. La valeur de la buffleterie a été entièrement attribuée aux cantons. Les prix de vente peuvent

587

-être considérés comme tout à fait appropriés. Les négociations avec des maisons continuent et l'on peut prévoir de nouvelles ventes pour l'année 1895.

L'emballage et l'expédition des armes et de la munition qui se sont faits par les soins des administrations des arsenaux et des dépôts, nous ont donné l'occasion de faire des constatations qui peuvent être de grande utilité pour les grands transports en cas de mobilisation.

4. Matériel de caserne.

En 1894 et avec une dépense de 45,000 francs on a fait l'acquisition du matériel de casernement pour les ouvrages de St-Maurice ; ce matériel a été compté pour 44 officiers et 500 sous-officiers et soldats.

On prépare en ce moment, au sujet du casernement des troupes dans les forteresses fédérales, des prescriptions en harmonie avec le règlement pour les casernes fédérales du 14 mars 1893.

En 1894 on a commencé l'utilisation des installations de bains dans la caserne de Frauenfeld, de telle sorte qu'actuellement les casernes fédérales de Thoune, Hérisau et Frauenfeld sont pourvues d'appareils de douches. Ces bains sont gratuits pour les militaires et ceux-ci en font un usage assidu.

5. Dépôt de munition.

L'équipement de toute l'armée au moyen de la muuition à poudre blanche a été terminé en 1894.

Les modifications importantes survenues dans les contingents de munition des différentes armes, ont été signalées par nous sub n° 2 « équipement de corps et matériel des corps de troupe combinés ».

L'emploi de cartouches à fusil, cal. 7,5 mm. pour les tirs volontaires a subi l'augmentation importante qui était, du reste, prévue ; il a 'été brûlé 8,217,000 cartouches au lieu de 6,192,000 en 1893.

Quant aux cartouches à poudre noire pour fusils Vetterli, le contraire s'est produit ; il a été employé 2,594,000 cartouches, tandis qu'en 1893 il en a fallu 3,386,000.

588

II a été fait droit au voeu exprimé par les tireurs de ne plus renfermer les nouvelles cartouches de fusils dans des paquets d'ordonnance munis de chargeurs, attendu que cela n'est d'aucune utilité dans les tirs, mais de recevoir les cartouches par paquets de 10 pièces, sans chargeurs. Les cartouches destinées au tir volontaire sont empaquetées à nouveau avant leur livraison aux vendeurs de munitions.

Les tableaux qui suivent indiquent plus amplement la consommation faite des munitions d'infanterie et d'artillerie.

Aperçu du mouvement des munitions pendant l'année 1894.

I. Emploi par les écoles et les cours militaires.

  1. Munition d'artillerie.

Munition.

Cal. 5.31"».

Obus chargés pour forteresse Shrapnels » » Boîtes à mitraille » Obus chargés

1214 1040

» » Shrapnels

pour forteresse

» pour forteresse .

Boîtes à mitraille . . . .

Boîtes à mitraille d'unité pour forteresse Ciinps desertice (forteresse) . . . 631 à Coups d'eiorciee d'unité pour forteresse .

Cartouches de tir, pondre noire . .

Cartoucln.8 de tir, pom're à faible fumée Cartouches de tir, pond, noire, forteresse Cartouches de jet, poudre noire

2086

-- -- -- -- 180 gr. P. ».

Cal. 7,5TM.

-- -- 576

Calibre 8,4e1».

902 15,725

--

993 814

--


100 à--400 gr.

720 à 170 gr.

--

--

--

--

--

-- 7901 40 B. M.

-- 844 -- --

Calibre 12om.

1228 1601

454

60 B. M.

1425

395 P. N.

80 P. B.

405 à 500--gr. P. N.

19,192 à 1.400 gr.

7,068 a 600 gr.

31 à 560 gr.

20 a 700 gr.

80 à 360 gr.

--

-- -- .-- ' 1642 à 4,400 gr.

550 à 2,000 gr.

310 à 1,800 gr. balistite 16 151 218 263

à à h, à

900 600 450 300

gr.

gr.

gr.

gr.

589

590

Munitioii.

Cal. 5,3"».

Cal. 7,5'TM.

Calibre S,^1".

Calibre 12onl.

_

402 a 250 gr.

558 à 200 gr.

440 à 150 gr.

645 a 25 gr.

634 a 150 gr. balistite.

738 à 100 gr.

» 235 à 400 gr.

» 185 a 200 gr.

» ,--~

Cbaigeile jet, poudre noire, forteresse _

Charges de jet, pondre à faible fumée .

»

x

»

»

» (ferle.)

Carlonclies d'eiercieo, pondre noire . .

» » » » ferteres.

»

:>

»

à faible famée

Cartouches de y> » » 5> » » » » » » T> S> »

» » » »

ï>

T> » »

ï> » $> » »


-- 22 à 400 gr.


b. Munition pour armes à fusil, a balle, calibre 7}5mm » » d'exercice & » » » 10,4mm, poudre » » » à balle i> s> » poudre » » dVxercice » » » » » » » » » » » » » mm » revolver, à. balle s> 7,5 > » » » » » » d'exercice » » » » a balle » 10,4mm » » » d'exercice »

»» »»» »

-- 758 a 500 gr.

-- 5745 à 150 gr.

feu portatives.

.

6,540,096 pièces.

» 4 622,296

322

blanche 2>

noire

» .

, » .

» '/a charge .

» pour cadets » .

blanche noire .

» »

329 a 1400 pour canons.

265 a 250 gr. p. mortiers.

40 a 300 gr. en 'douilles pr obnsiers.

.

.

.

3,322 102,089 52,248

160 1,330 1,400 49,564 5,600 1,306 33,929 2,601

» » » » » » » » » » 2 »

II. Fournitures de munition à d'autres personnes.

Cartouches de révolter.

Cartouches de fusil.

Poudre blanche.

7,5

ä halle.

  1. Aux débitants de munitions patentés . . 8,217,000 6. A des sociétés de tir étrangères . . .

148,190

c. Aux arsenaux et à des particuliers . .

10,4°"»

mm

d'exercice.

à balle.

5,880

10,4

i bille.

d'eierrice.

2,594,000

10,600

1,700

311,550

243,088 24,896

721

6,043

14,800

Total 8,608,278 30,776

2,421

2,911,593

25,400

3

mm

7,5 ""»

d'oiercke (pour cadets) (pour cadets) d'exercice.

/a charge.

à balle.

11,200

19,650

1,000 840 840

81,600 93,800

Poudre blanche.

Poudre noire.

Poudre noire.

173,260 192,910

.à balle.

d'eierdce.

10,4"""

7,5 mm

à balli.

a balle.

564,260

500 62,840

155,900

3,800

28,963 749,123

680

2,840 1560

1180 69,480 1560 11

591

592

6. Essais pour l'amélioration du matériel de guerre.

Infanterie. Les essais sur les projectiles creux projetés par M. le professeur Hebler, dont fait mention notre dernier rapport, ont été terminés ; cependant ils n'ont abouti à aucun résultat pratique, ils ont dû être suspendus attendu qu'on ne pouvait obtenir la munition modifiée d'après les indications de M. le prof. Hebler.

Les essais d'emploi de tentes transportables, ont aussi été poursuivis en 1894.

Cavalerie, Souvent déjà on a constaté l'inconvénient que les écuries des places d'armes étaient insuffisantes pour y loger les chevaux ; il fallait dès lors louer d'autres locaux et faire des installations provisoires, ce qui entraînerait nécessairement des dépenses assez importantes. En vue d'obvier à cet inconvénient on a fait des essais avec des tentes transportables ; ces essais ont été continués pendant l'année 1894.

Ces tentes ont en outre l'avantage de permettre à raison de leur facilité de transport et d'emploi, d'être utilisées pour loger les chevaux, sans être liés pour cela à une place d'arme quelconque.

Artillerie. La commission d'artillerie fait l'étude de nouvelles constructions de pièces d'artillerie, afin de se tenir au courant de toutes les modifications pouvant survenir et afin d'être prête à soumettre des projets bien étudiés, pour le ras où un nouvel armement de l'artillerie des pays voisins nécessiterait de notre part une transformation de notre système d'armement.

Les études portent en première ligne sur la question de savoir si une augmentation des batteries de montagne nécessiterait, pour les batteries nouvellement créées, leur armement au moyen de pièces mieux appropriées et plus efficaces, ou bien si l'on doit s'en tenir au système de pièces actuel. On a continué en 1894 les essais d'une batterie complète de 6 pièces, avec canons en acier de nickel destinés à l'emploi de cartouches en métal.

Au sujet de la question de l'emploi d'obus brisants en acier, les études sont arrivées au point qu'au sujet des obus 12 cm., on pourra au commencement de l'année 1895 prendre une décision définitive.

D'autres essais ont été faits en vue d'augmenter la durée des cercles fusants de shrapnels 8,4 cm., afin qu'ils puissent être utilisés pour des distances d'au moins 4000 m.

On essaie de nouveaux moyens de pointage pour les pièces d'artillerie et les mortiers et aussi l'emploi pour l'artillerie de mon-

593 tagne de nouvelles hausses, permettant une élévation et un déplacement latéral plus considérable et donnant également un champ visuel plus vaste.

On procède également à des essais en vue de réduire le nombre dea voitures de réserve, en simplifiant leur contenu.

Pour faciliter et simplifier l'harnachement des chevaux de trait de l'artillerie il a été décidé, pour les attelages de 6 chevaux, de supprimer l'avaloir et la platelonge des chevaux de tête. On introduira pour tous les chevaux de trait l'emploi du mors Pelham.

On a fait dans l'artillerie des essais avec l'équipement des chevaux de cavalerie, en vue de son emploi pour les sous-officiers et les trompettes de l'artillerie et éventuellement aussi pour d'autres ·corps de troupe.

XII. Topographie nationale.

  1. Travaux géodésiques.
  2. Triangulation.

On a exécuté en 1894 les triangulations suivantes dans la zone forestière fédérale.

Uri. Fin des mensurations et achèvement des travaux sur le terrain pour cette triangulation. Les calculs faits au bureau exigeront encore une partie de l'année 1895.

Grisons. Dans la zone de la feuille 418, Churwalden et environs, on a terminé la pose des signaux et la triangulation. En outre on a entrepris la mesure des angles dans la partie supérieure de l'Oberalbstein, à Ferrera-Avers et Bregaglia.

Tessin. Achèvement du placement des signaux. Mesure des angles dans la vallée de Elenio, dans la Léventine et dans les environs du Gothard.

Valais. Triangulation dans les vallées de la Dranse, de même que dans la vallée du Ehône, de Martigny en haut jusqu'aux vallées latérales de la Lizerne et de Nendaz.

Suivant des conventions avec les cantons on exécuta les travaux ci-après de triangulation en dehors de la zone forestière fédérale : Bette-campagne. Achèvement du placement des signaux. On exécuta la triangulation de 2me ordre ainsi que la mesure des angles Feuille fédérale suisse. Année XLVII.

Vol. IL

39

594

sur un certain nombre de points de 3oee ordre, ces derniers se trouvant pour la plupart dans la partie occidentale du canton.

G-enève. Achèvement de la triangulation en tant que cela concerne le travail sur le terrain. Les calculs exigeront encore une partie de l'année 1895.

2. Nivellements.

Les repèrements, commencés l'année précédente, des points fixes du nivellement de précision de la Suisse, au moyen de repères secondaires, ont continué pendant l'année dernière. On a repéré les points des lignes Ragatz-Sargans-Rheineck, Altstätten- Gäbvis, ainsi que ceux des lignes Eglisau-Frauenfeld-Burglen et ÏYaueufeld-Wil, exécutées en 1890, par le bureau topographique fédéral.

On remarqua, sur la ligne du Rhin, qu'un certain nombre de points du nivellement primitif avaient été transférés ou n'étaient pas assurés ce qui nous a conduit sur la ligne Ragatz-Rheineck à un nivellement de contrôle.

D'autres nivellements de contrôle furent exécutés sur les lignes de Flums à Sargans, de Weesen à Reichenburg, pour s'assurer de la position de points de nivellement qui s'y trouvent.

D'accord avec l'inspecteur en chef des travaux publics, d'autres nivellements furent entrepris de St-Margrethen à Lindau et autour du lac supérieur de Zurich, Pfaffikou-Siebnen-Utznach-RapperswilPfäffikon, après quoi la ligne du nivellement fédéral de précision Pfâffikon-Siebnen fut conirôlée.

Tout en exécutant les travaux indiqués ci-dessus, on a relié également au nivellement fédéral de précision les limnimètres et fluviomètres établis le long de la Thur, du Rhin, du lac de Constance et du lac supérieur de Zurich, en tant qu'ils se trouvaient sur la ligne.

Les stations météorologiques de Ragatz, Sargans, Altstätten, du Gäbris et- près de Pfin ont été aussi nivelées.

Afin de faire connaître les points fixes du nivellement fédéral de précision et leurs repèrements, et d'offrir aux cantons, autorités et particuliers une base pour des travaux techniques tout en leur donnant l'occasion de veiller au maintien des points, le bureau topographique a, dans le courant de l'année dernière, commencé une nouvelle publication sous le titre « Les points fixes du nivellement fédéral de précision ». Cette publication contient, outre les cotes de hauteur, des croquis et une description de la position des repères.

595 La première livraison comprenant la ligne Berne-Zurich a été publiée l'année dernière.

B. Levés topographiques.

  1. Nouveaux levés.

On a achevé pendant l'année dernière les levés suivants : dans le canton de Vaud, le nouveau levé des feuilles 300 Montla-Ville, 436 Aubonne, 436bis Rolle, 477 bis Chamossaire ; dans le canton des Grisons, 416bis Gross-Litzner, 275 Alp Bella, 417 Samnaun, 417bis Martinsbruck ; dans le canton du Tessin, le nouveau levé de la feuille 499 Cerentino ; dans le canton de St-Gall, le nouveau levé des feuilles 250bis Speer, 251 Alt St-Johann, 252 Weesen ; dans le canton de Genève, les feuilles 447 Versoix, 446bis Hermance, 448 Meinier.

Sont en travail, mais non encore terminées : les feuilles 302 Montricher, 431bis La Cure, 432 Arzier, 452 Jussy, 479 Grion, 480 Anzeindaz, 483bis Verossaz, 484 LaveyMorcles, 512 Claro.

2. Révision.

Il a été procédé à la révision totale des feuilles suivantes : 229 Rapperswil, 232 Schmerikon, 233 Utznach et la seconde moitié de 10 Gempen.

Des révisions complémentaires furent faites dans les villes de Zurich, Aarau et dans leurs environs, en outre sur les feuilles 228 Wädenswil, 242 Richterswil, 247 Schännis, 518 St-Moriz, 521 Bernina, 419 Davos (en partie), 137 Kallnach, 391 Interlaken, 392 Brienz, 393 Meiringen, 395 Lauterbrunnen, 396 Grindelwald, 397 Guttannen, 367 Wimmis, 463 Adelboden et 351 Gantrisch.

Les lignes des rives des lacs de Neuchâtel, Bienne et Morat modifiées ensuite de la correction des eaux du Jura ont été relevées à nouveau.

596

C. Gravure et publication.

  1. Atlas des minutes (voir annexe).

On a publié pendant l'année dernière 2 livraisons contenant ensemble 24 cartes. La 43me livraison publiée le 31 août 1894 ; comprend les feuilles : 209 Lowerz, 296 Thierrens, 303 Cossonay, 376 Pilatus, 386 Flühli, 387 Sörenberg, 388 Giswilerstock, 442 St-Cergue, 444 Crassier, 471 Tornettaz, 545 Mendrisio, 547 Chiasso.

La 44me livraison publiée le 26 décembre 1894 comprend les feuilles : 262 Hint. Wäggithal, 283 Ste-Croix, 289 Bel Costei-, 297>>is les Mines, 298 le Brassus, 299 le Sentier, 381 Brunnen, 431 Marchairuz, 538 Taverne, 544 Porto Ceresio, 546 Varese, 548 Val della Grotta.

On a refait en outre les feuilles 328 Avenches, 330 Belfaux dont l'édition antérieure était défectueuse, ce qui a nécessité un nouveau levé. Y compris les livraisons 43 et 44, on a publié en tout 415 feuilles à l'échelle de 1 : 25,000 et 111 feuilles à l'échelle de 1 : 50,000, soit un total de 526 feuilles. 10 feuilles ont en outre été publiées pour la seconde fois.

A la fin de l'année il y avait en gravure 18 feuilles, dont 14 à l'échelle de 1 : 25,000 et 4 à l'échelle de 1 : 50,000.

Des révisions complémentaires de toute espèce furent exécutées sur 17 feuilles à l'échelle de 1 : 25,000 et sur 5 feuilles du territoire du Gothard à l'échelle de 1 : 50,000.' D'autres révisions complémentaires sont actuellement en travail sur 6 feuilles à l'échelle de 1 : 25,000.

On peut se rendre compte de l'état actuel des levés et des gravures de l'atlas topographique de la Suisse en consultant l'aperçu général ci-joint.

2. Cartes en couleurs avec relief.

On a publié la carte en couleurs avec relief du territoire de l'Albula.

La nouvelle carte de la Haute-Bngadine, exécutée de la même manière, sera bientôt achevée. On a suspendu pour le moment le travail de la carte en relief du glacier de l'Aletsch et, à sa place, on a commencé le travail d'une carte comprenant les 4 feuilles 409 Ilanz, 410 Thusis, 413 Vrin, 414 Andeer.

597 3. Carte topographique à l'échelle de 1: 100,000 et carte générale à l'échelle de 1: 250,000.

Le graveur Henri Müllhaupt, qui a travaillé avec persévérance et application pendant 53 ans à l'élaboration et aux corrections et compléments de ces cartes et qui s'est acquis de grands mérites par l'exécution soignée et artistique de cette carte, est mort en août 1894.

Le remplacement de cet artiste -n'a pu avoir lien pendant l'année écoulée.

Les derniers travaux que M. Möllhaupt exécuta sont les corrections et compléments, relevés sur le terrain du rassemblement de troupes de 1894, sur les feuilles VIII et IX de la carte à l'échelle de 1 : 100,000.

La feuille III de la carte générale, a été complétée et la gravure rafraîchie, au commencement de 1894.

4. Les cartes d'ensemble de la Suisse à l'échelle de 1: 500,000 et 1: 1,000,000 restent sans changement.

0. Impression et emploi des cartes.

  1. Dépôts.

Dans les 15 villes suivantes se trouvent des dépôts officiels de cartes fédérales: Àarau, Baie, Berne, Coire, Einsiedeln, Genève, Glaris, Lausanne, Lugano, Neuchâtel, Olten, Schaffhouse, Sion, St-Gall, Zurich.

Les succursales de Sion et Lugano sont transformées en dépôts indépendants.

Les 11 dépôts militaires de cartes, sur les places d'armes de Lausanne, Colombier, Berne, Lucerne, Aarau, Liestal, Zurich, StGall, Coire, Frauenfeld et Thoune sont restés sans modification.

9

2. Impression.

Le tableau ci-après donne l'état de l'impression des cartes.

Cartes originales.

Gravures sur cuivre :

598 Carte générale 1: 250,000 .

Carte topographique 1: 100,000.

Atlas Siegfried 1 : 25,000 .

Feuilles. Feuilles.

1,157 4,050 41,510 46,717

Lithographie : Carte d'ensemble de la Suisse 1: 100,000 Atlas Siegfried 1 : 50,000 ,

210 11,199 11,40!)

5,192

Cartes en relief 1 : 50,000 .

Reproductions.

Cartes diverses

5,171 6,222 4,487 6,825

250,000.

100,000.

50,000 .

25,000 .

22,705 Diverses.

Cartes des manoeuvres de 1894 1 : 100,000 » » » » 1 : 25,000.

17,086 2,498 19,584

Carte officielle des chemins de fer 1 : 250,000 e n 4 feuilles .

.

.

.

: .

Cartes des frontières de la Suisse 1 : 100,000 .

Petites cartes du glacier du Rhône : 1: 20,000 (photolithographie) .

.

.

.

.

Feuille d'ensemble .

.

.

.

.

.

Catalogue e t feuille d'ensemble .

.

.

.

1,266 1,055 1,108 5,492 1,500 Total

116,028

L'impression des cartes, en particulier en ce qui concerne leu reports, a considérablement diminué l'année précédente (environ 72,000 cartes reports de moins). La raison doit en Stre recherché« dans le fait qu'il n'y a pas eu de commandes extraordinaires pour les manuels postaux et les guides. Il y a eu eu proportion aussi moins de commandes pour les demandes de concessions de chemins de fer. Une circonstance, qui doit aussi être remarquée, es); que nous accordons de plus en plus à l'industrie privée la permission d'employer notre matériel, tandis que précédemment la reproduction de nos cartes nous était exclusivement réservée.

599

L'impression des cartes originales a également diminué. Il n'a pas été nécessaire pendant l'année dernière de compléter beaucoup de provisions.

3. Emploi.

Le tableau ci-contre justifie l'emploi des cartes.

E. Divers.

L'atelier de reproductions photographiques a entrepris la photogravure de 77 cartes et achevé, à côté de cette tâche principale, les affaires ordinaires en cours, là plupart des réductions de cartes et de plans.

Pendant l'année on a établi : 152 négatifs, 80 positifs, 162 photographies ordinaires, 10 reports sur pierre de photolithographie et 82 photogravures en taille douce (grandeur 13 X 18 cm. jusqu'à 50 X 60 cm.).

Les mensurations de contrôle annuelles ont été exécutées comme d'ordinaire au glacier du Rhône, après avoir conclu pour une nouvelle période (1894 à 1899) la convention y relative avec la société suisse des sciences naturelles. Une partie du texte pour la publication des mesures du glacier du Rhône est rédigée et plusieurs plans sont achevés.

La gravure de la carte du lac de Constance, à l'échelle de 1 : 50000 a été assez avancée pour que la publication des 4 feuilles soit assurée pour 1895.

Les mensurations de détail et les triangulations ci-après ont été vérifiées pour l'inspecteur fédéral des forêts.

Mensuration de détail de Seaufs en Engadine 2494 ha.

» » d e Sils » » 752 » Triangulation de la vallée de l'Albula et de la Lenzerhaide 350 points.

Triangulation de Ruß et Rossberg (Schwyz) 36 points.

» de Semsales (Fribourg) Le bureau topographique exécuta les levés et établit les -plans des propriétés de la Confédération à Prauenfeld, savoir de la place d'exercice et des alentours de la caserne.

Les travaux de rédaction pour une « Histoire de la mensuration du pays, de 1832 à 1864 », ont été commencés ,en juillet, soit de suite après que les crédits y relatifs furent accordés. Ils sont près d'être terminés.

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Pour la vente au public

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Cartes sur commande

Pour les écoles militaires

1894.

1894.

1894.

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Vieilles cartes de manoeuvres.

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Cartes officielles des Cartes de manoeuvres. ·§ chemins de fer.

Cartes en reproduction.

1 : 250,000.

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Cartes délivrées.

Carie topographique 1 : 100,000.

Cartes originales.

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Diverses cartes spéciales.

A page 599.

Total.

Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles. Feuilles.

B B C. Exemplaires gratuits à divers (état- major; commandants militaires; administrations fédérales; collaborateurs; institutions; sociétés et autorités du pays et de l'étranger, en vertu d'ordres du département militaire) .

.

B B

2,270

674

44 18

13 116

50

1368

9,544 3,876

3376 83

21,565 1,671

435

245

3,303

36

276

197

40

139

345

16

746

125

2,270 813

89

24 754

87

5 382

4336

1390

1659

159

50

72

6

3

7

90

242

2

242

15

220

569

41

22

128

108

11

12

1

16

1

12

1

23

12 1

10,920 8,003

4 97

31,386 9,819

6

4,336

E. Vente: N et B M-D et B 2. à prix réduits aux écoles militaires et cours 3. à prix réduits à divers (état-major; commandants militaires; administrations fédérales; autorités; sociétés militaires et autres; institutions; fonctionnaires, etc.; en vertu d'ordres du départeB ment militaire") · 4. à prix réduits aux cantons pour le propre usage en vertu des B B aux instituteurs, par ordre du département militaire . . .

5. au commandant du IVTM" corps d'armée pour les manoeuvres B B 7. à des prix convenus à divers (cartes pour les demandes en concessions de chemins de fer; cartes annexes à des ouvrages scientifiques; guides; manuels; brochures; journaux; cartes pour études B scientifiques; corrections de route; travaux d'endiguement, etc.)

Total

A.

B.

C.

D.

E.

48 105

1950

18

103

2191

386

8

42

--

525

63 92

306

9

231

771

92

--

--

--

13

--

--

--

--

--

--

--

771 105

-- 3425

4,769 18

1344 18

5250 233

2274

5348* 43,674 6649

189

3168

5286

1533

2118

2000

5873

7020

5233

2000

5963

7027

5236

I^eca pitul atiori.

Aux cantoni , en vertu des convent ions Au dépôt d es carte s milita ir es Exemplaires gratuit s . .

Cartes en re but. Pour le i >ropre « sage du bureau Vente: 1. au publii; aux prix ordi n aires 2. aux écolt s militaAres et cours à prix ié duits 3. à divers à prix réduits 4. aux cani ·>ns, pou r leur >ropre usage et cartes d'écoliers, à prix réduit aux cant ins, à j >rix réd uits, pour les instituteurs (cartes d'instituteurs) 5. à des pri.K con venus pou r les manoeuvres d'automne du IVme corps d'à ·mée (c a r tes de manceu vres) 6. à des pri x conve nus à, c es sociétés d'officiers (cartes pour le jeu de g uerre) 7. à des prLs convenus à clivers (cartes en reproduction sur commande)

745

608

4058

1778

feuilles ,,

2,270 813 10,920 8,003

,,

88,755

f euilles 31,386 * 9,819 ,, 4,336 771 105 * 4,769 18 ,, 37,551

Délivrées en 1478 postes total B = par le bureau. N = par les dépôts de cartes. M-D = par les dépe>ts de ça rtes mili1 aires.

37,551

12,175

feuilles 110,761

12,175 167

42

11

359

120

110,761

600

XIII. Etablissements militaires.

  1. Régie des chevaux.

L'effectif des chevaux était : à la fin de 1893, de à la fin de 1894, de

539 552

II y a donc augmentation de

13

Ensuite d'acquisitions nouvelles, l'augmentation est de : 39 remontes du pays, 14 chevaux de cavalerie.

° 34 remontes de l'Allemagne du nord et de la France, 14 chevaux achetés par des officiers et rachetés ensuite, 1 poulain d'étalon de régie «Primas».

102 chevaux.

Il y a eu, par contre, diminution de : 45 chevaux vendus à, des officiers, 42 s réformés, 2 » péris ou abattus.

89 13 chevaux comme ci-dessus : II a été vendu aux officiers en 1894 : 45 chevaux, contre 37 en 1893.

L'effectif des chevaux, y compris les remontes, était de 540 : Le total des journées de service des chevaux payées dans les écoles et cours était, en 1894, de 93,371 (1893, 83.838) se répartissant comme suit entre les différentes armes : Infanterie .

.

.

.

. 5,091 journées d e service.

Cavalerie .

.

.

.

. 1,492 » Artillerie 68,335 » Génie 2,227 Administration .

.

.

.1,612 » Service sanitaire .

.

.

.1,812 » Ecoles centrales .

.

.

. 7,519 » Ecoles d'état-major .

.

.

.

.

741 » Divers .

.

.

.

.

.

485 » Total 93,371 journées de service.

601

Dans le courant de l'année 1894, on 'a loué des chevaux à 636 officiers appelés aux ^écoles et cours ; (1893: 554 officiers) dont 188 pour le rassemblement de troupes; (1893: 170).

Le nombre des journées pendant lesquelles les chevaux ont été en traitement dans l'infirmerie vétérinaire et pendant lesquelles la moitié de l'indemnité de louage a été bonifiée s'est élevé en 1894 à 7508, (1893 : 6900).

Le nombre des journées de service pour lesquelles il n'a été payé aucune indemnité de louage, a été, en 1894, de 9741, pour les écoles préparatoires d'officiers d'infanterie, pour les 2 chevaux de réserve au personnel d'instruction des 8 arrondissements de division et pour le cours d'équitation de l'hiver 1894-1895; il y a eu 5700 journées de service environ pour le cours d'éqnitation.

Pendant l'hiver 1894-1895, il y a eu 22 cours d'équitation pour lesquels on a fourni 254 chevaux de régie (1893, 18 cours avec 221 chevaux) ; ces cours ont eu lieu sur les places d'armes de : Aarau, Berne, Coire, Frauenfeld, Glaris, St-Gall, Hérisau, Lucerne, Langenthal, Liestal, Ölten, Rapperswyl, Soleure, Schaffhouse, Vevey (2), Winterthour, Wyl, Wattwyl, Zurich, Yverdon et Thoune.

On a fait l'achat, en 1894, de: 53 poulains du pays provenant du dépôt fédéral des poulains dont 14 ont été plus tard échangés contre des chevaux de cavalerie et de 34 chevaux de remonte achetés dans l'Allemagne du nord et en France.

87 Remontes, pour lesquels'il a été payé 115,115 francs.

Enfin, 14 chevaux ont été repris et rachetés par des officiers.

b. Fabrique de munitions.

Il a été fabriqué en 1894 la munition suivante: 1. Munition pour armes à feu portatives.

n 21,651,120 cartouches à balle pour fusil .

. 7,5mm 2,808,000 » d'exercice .

.

.

.

» 114,500 » à balle pour fusil de cadets IO,/"".

200,000 » d'exercice .

.

.

.

» 100,000 » à balle pour revolver.

.

» 790,000 » » » _ .

. 7,smm.

35,095 » de manipulation pour fusil.

» 7,500,000 douilles .

) comme augmentation de la 7,500,000 projectiles j munition d'infanterie.

602_

En outre, 11,854,000 cartouches à balle pour fusil 7,5mm des années 1891 et 1892 ont été nouvellement empaquetées en paquets de 10.

2. Pour les canons.

2,900 projectiles .

.

.

. 5,30m.

665 » d ' e x e r c i c e . . . » 3,904 » .

.

.

. 7,5cm.

7 8 4 gargousses d e t i r . . .

» 37,830 projectiles .

.

.

. 8,4cm.

2,685 gargousses de tir .

.

.

» 9,025 » d ' e x e r c i c e . . . » 10,611 projectiles .

.

.

. 12cm 130,425 gargousses de tir et de jet .

» 685 » d'exercice.

.

.

» 114,210 étoupilles.

16,285 obus de 11cm ont été transformés et chargés avec do la poudre blanche.

La munition qui précède a été fabriquée en 301 1/2 jours de travail, avec une moyenne journalière de 887 hommes (1893 : 1057 hommes).

Les exigences dans l'exploitation étaient également plus fortes cette année-ci que les années précédentes. Cependant il n'y a eu à signaler ni interruption de travail, ni accident grave.

c. Contrôle des munitions et des poudres.

Le contrôle de la munition d'ordonnance et de celle destinée aux essais qui a été fabriquée pour toutes les pièces d'artillerie et les armes à feu a été effectué dans toutes les phases de la fabrication et à l'état terminé.

Il a été procédé à l'expertise et à la réception de 20 livraisons de poudre de guerre destinée à la fabrication de la munition à balle, dont 8000 kg. de poudre noire et 160,900 kg. de poudre à faible fumée.

Outre les fournitures de poudre susmentionnées, il fut encore procédé à l'expertise de différents modèles de poudre à fusil et de poudre à canon; en outre 3214 kg. de poudre pour cartouches d'exercice pour fusil et 1350 kg. de poudre, soit 9053 charges d'exercice pour canons. Il fut encore contrôlé et admis une livraison de 2264,4 kg., soit 13,613 pièces de coton-poudre comprimé.

Nous devons encore citer comme travaux particuliers :

603

L'inspection des magasins de munitions et de matières explosibles de Fribourg, Colombier, Payerne, Moudon, Morges avec Bussigny,r Genève, Sion, Rapperswyl, Frauenfeld, Gossau avec Winkeln et Coire.

d. Ateliers de construction.

En 1894, il a été construit ce qui suit : Construction de 18 caisses diverses de bureau avec équipement.

Etudes et essais pour l'adoption d'un nouveau modèle de char à munition pour infanterie et Construction de 12 chars a munition pour infanterie, à deux chevaux (modèles).

Construction de 6 chars à munition pour infanterie, à un cheval (modèles) Construction de 240 nouveaux arçons pour la cavalerie.

Construction de 320 nouveaux arçons pour le train.

Construction de 70 timons, ordonnance 1871.

» de grande quantité de pièces détachées et d'objets d'équipement pour pièces d'artillerie et pour voitures.

Continuation de la transformation du matériel 8,4cm pour 3 batteries d'école, pour 36 batteries de l'élite, » 6 » de landwehr, » 12 colonnes du parc de l'élite, » 6 » » » de landwehr.

Révision et égalisation des fusées d'essieu du matériel 8,4om et des boites de roues à toutes les voitures des unités précitées.

Construction de 120 caisses à munition.

» » 18 canons d'artillerie de montagne 7,6om à l'usage de cartouches-amorces et diverses modifications et réparations à tout le matériel.

Construction de 6 chariots avec équipement.

» » 18 chars pour le transport de canons de 12cm.

Construction de 14 chars à câbles et de 48 rouleaux à câbles à 1000 mètres.

!

Etat-major.

Infanterie.

Cavalerie.

Artillerie de campagne.

Artillerie de montagne.

Artillerie de position.

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Construction de 30 nouvelles stations de signaux optiques, sans équipement des chevaux.

Construction de 4 poteaux-signaux en fer pour le tir, avec ballons.

Artillerie Construction de 16 affûts-cacolet pour fusils de forteresse.

Maxim.

Construction d'une grande quantité d'objets d'équipement pour l'artillerie de forteresse.

Construction de 7 canons-caponière de 8,/m avec d'anciens canons en bronze de 8,4ooe.

Construction de 5 stations de signaux optiques, sans l'équipement des chevaux.

Construction de 6 bateaux de sauvetage.

\ ,,, .

Préparation de réserves de bois pour matériel de ponts.

Remontage, c'est-à-dire réparation de 25 pontons.

En outre, il a été fabriqué une grande quantité de pièces de réserve et de rechange pour pièces d'artillerie et d'objets d'équipement, des pièces de cette nature ont été transformées, on a fait des essais et fabriqué des modèles et des pièces d'essais, complété l'outillage, fourni différent matériel pour télégraphes, fait les réparations de toute nature, procédé au contrôle et à la réparation de toutes les pièces de fermeture et de tous les appareils de percussion de l'artillerie de campagne et de l'artillerie de position, ainsi que d'une partie de l'artillerie de forteresse.

Le nombre des ouvriers variait entre 130 et 170.

L'exploitation a été mise à, contribution d'une manière extraordinaire pour la transformation du matériel de campagne du calibre em 8M ; cela concerne notamment le personnel de la direction qui, par suite de l'exécution d'une partie des travaux dans les arsenaux cantonaux, était souvent appelé à s'absenter longtemps pour procéder au contrôle en dehors de Thoune; il était aussi très-occupé à établir des projets, etc.

e. Fabrique d'armes.

La fabrique a livré pendant l'exercice écoulé : 1. aux administrations fédérales : 8000 fusils, modèle 1889, avec accessoires, 4000 mousquetons, modèle 1893, avec aecessoii-es, 12 caisses d'armuriers et sacoches

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pour la cavalerie, des pièces de rechange, des outils, des mandrins et des objets réparés.

2. aux administrations cantonales : Des armes isolées, des pièces d'armes, mandrins, outils, de la graisse à fusil, des objets réparés et diverses fournitures.

3. aux particuliers : Des armes isolées, des pièces d'armes, des mandrins et outils, de la graisse à fusil, des objets réparés et diverses fournitures.

Au surplus, l'établissement s'est encore occupé de fabriquer lui-même des parties de fusils et de revolvers. La fabrication de 4000 mousquetons pour cavalerie a été confiée à une fabrique suisse ; par contre, le contrôle et la réception des mousquetons a eu lieu par les organes de la fabrique d'armes suisse.

L'année 1894 a été une période transitoire entre l'exploitation extraordinaire et l'exploitation normale de la fabrique et, sous bien des rapports, elle a soulevé des difficultés. On peut supposer cependant qu'à partir de 1895 l'exploitation sera absolument normale.

Le personnel de la fabrique, à fin 1894, comptait: 8 employés.

9 contrôleurs d'armes et aides.

148 ouvriers (y compris 18 apprentis) au lieu de 249 ouvriers an début de l'exercice.

f. Contrôle des armes.

Parmi les nouvelles armes et outre les fusils modèle 89, fourni pour l'administration fédérale, on a encore contrôlé et pris livraison d'une grande quantité de revolvers, modèle 82, destiués aux administrations fédérale et cantonales, ainsi qu'aux particuliers.

En 1894, on a également constaté une amélioration successive dans la fabrication de ces armes.

Parmi les armes usagées, il n'a été confectionné que les revolvers, modèles 78 et 82, employés aux écoles et cours d'officiers et ils ont été soumis au contrôle ordinaire d'entrée et de sortie.

Par suite de la diminution de la fabrication d'armes, le contrôle des armes a été chargé du contrôle des armes blanches et

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des couteaux de soldat, contrôle qui était fait jusqu'ici par les fonctionnaires de la section technique.

g. Intendance des poudres.

Poudre à faible fumée. La fabrication, y compris celle du cotonpoudre en grains comprimés, a atteint le chiffre de 132,746 kilos, savoir : Poudre pour fusil 60,834 kg.

» d'artillerie 64,935 » » · pour la munition de cartouches d'exercice .

4,713 » Coton poudre e n grains comprimés .

.

.

.

2,264 » Ensemble

132,746 kg.

En outre, 8,088 kilos de poudre pour fusil fabriquée en forme de feuilles et à titre d'essai, ayant donné des résultats de précision insuffisants, furent transformés en poudre d'artillerie.

Le contrôle fédéral des munitions a examiné et accepté les munitions suivantes : Poudre à fusil 37,720 kg.

» d'artillerie 93,240 » » pour munition de cartouches d'exercice .

4,713 » Coton-poudre e n grains comprimés .

.

.

.

2,264 » Ensemble

137,937 kg.

Il n'y a pas eu d'innovations dans la méthode de fabrication de la poudre à faible fumée, ni dans celle du coton-poudre ; cependant quelques machines défectueuses furent réparées ou remplacées par de nouvelles.

Il a été fait notamment l'acquisition d'une machine pour la fabrication du coton-poudre et d'un appareil de séchage pour la fabrication de la poudre. Ces deux acquisitions répondent à toutes les exigences.

Il a été vendu les quantités suivantes de poudre blanche : A Poudre » *

la fabrique fédérale de munitions : pour fusil .

.

. 53,300 kg.

d'artillerie .

.

. 76,779 » pour munition d'exercice .

4,564 » Ensemble

134,643 kg.

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Au corps du génie: Coton-poudre en grains comprimés

2,224 kg.

Total

136,867 kg.

Poudre noire. Les p'oudreries de Lavaux et Coire ont fabriqué en tout 290,318 kg. de poudre noire, soit 16,939 kg. de poudre de chasse et 273,379 kg. de poudre de raine, dont 20,680 kg. par remaniement de -poudre d'artillerie d'ancienne ordonnance. En outre, sont compris dans la fabrication de la poudre de mine, 14,477 kg.

de poudre comprimée.

En poudre de chasse, le contrôle des munitions a examiné et accepté 1000 kg. N° 1 pour cartouches de revolver et 7000 kg.

n° 2 pour charges de shrapnels.

Il a été vendu 320,090 kg. de poudre noire, dont 27,361 kg.

de poudre pour fusil, 1681 kg. de poudre d'artillerie et 291,048 kg.

de poudre de mine. 9450 kg. de poudre de tir vendue furent livrés à la fabrique fédérale de munitions ; le reste, ainsi que toute la poudre de mine, a été expédiée aux débitants de poudre patentés.

La poudre de tir nouvellement fabriquée a été chaque fois examinée au point de -vue balistique à la station chronographique de la poudrerie de Lavaux et elle a été trouvée au moins de même qualité que les poudres étrangères employées comparées. Il en est de même de la poudre de chasse pyroxyline nouvellement fabriquée à Lavaux, mais dont la vente est sans importance et ne peut à, peine pour le moment être prise en considération.

La fabrication de la poudre en général s'est effectuée pendant l'année 1894 sans incidents dans l'exploitation, et les poudreries ont été indemnes d'explosions ou d'accidents graves.

XIV. Fortifications nationales.

En 1894 les travaux à l'hospice du St.-G-othard, sur la FurJca, ainsi que les ouvrages de flanquement du fort Bäzberg ont été achevés et remis au commandant des fortifications du St-Gothard.

Cependant quelques travaux importants d'achèvement sur la Purka ont dû être renvoyés à la saison d'été de 1895.

Les communications électriques entre les forts du Gothard ont été établies, ainsi que l'autorisation en avait été donnée.

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Les travaux de fortification près de St-Maurice, pour autant qu'ils sont compris dans le programme précédent, ont été achevés et remis au commandant pendant le courant de l'été 1894.

En outre, le bureau des fortifications a construit, en 1894, à l'intérieur des travaux de fortification, des, locaux pour y caserner les troupes.

Les levés topographiques pour le tir ont été également terminés à St-Maurice.

Enfin les travaux d'abornement ont été faits au Gothard et à St-Maurice, les contrats d'acquisition conclus ont été révisés et ceux qui étaient encore pendants ont été conclus.

La commission des fortifications a continué ses reconnaissances et ses études relatives à la fortification du Grimsel.

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RAPPORT présenté l'assemblée fédérale par le conseil fédéral sur sa gestion en 1894.

In

Bundesblatt

Dans

Feuille fédérale

In

Foglio federale

Jahr

1895

Année Anno Band

2

Volume Volume Heft

17

Cahier Numero Geschäftsnummer

---

Numéro d'affaire Numero dell'oggetto Datum

10.04.1895

Date Data Seite

433-608

Page Pagina Ref. No

10 071 938

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