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VI. année. Volume II.

Nro. 19.

MERCREDI, 19 Avril 1854.

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RAPPORT

présenté à la haute Assemblée fédérale par le Conseil fédéral suisse, sur sa gestion pendant l'année 1853.

-IV, SECTION.

Département militaire.

(Suite.)

Quant à la discipline, il n'y a pas eu de fautes graves ; il serait à désirer que en général les officiers eussent plus d'énergie. La. conduite de quelques compagnies soit en ce rendant à la place d'arme, soit en rentrant chez eux n'a pas été convenable. La faute en est essentiellement aux officiers qui s'imaginent que jours devoirs ne s'étendent pas au-delà de la caserne et de la place d'exercice.

Feuille fédérale, VI, année, Vol. If.

14

150 L'armement, l'habillement et l'équipement présentent toujours encore des différences, ce qui s'explique, le nouveau règlement n'ayant pu être mis à exécution que cette année.

Les armes étaient assez bien entretenues, cependant la propreté de l'habillement et de l'équipement a.

laissé beaucoup à désirer, notamment à Fribourg.

Dans plusieurs Cantons les marques distinctives des médecins, des vétérinaires et des ouvriers n'étaient pas réglementaires. Le petit équipement est en général complet et en bon état.

L'état sanitaire de la troupe et des chevaux était en général satisfaisant. Le Colonel de l'arme croit pouvoir déclarer en terminant, que la cavalerie a fait des progrès cette année, et il ajoute que ces progrès auraient dû et pu .ressortir davantage. L'instruction des guides est encore en voie de développement.

La réserve qui pourrait renforcer si utilement l'élite, n'est pas encore complètement organisée dans tous les Cantons. L'instruction en 1853 a été donnée dans les écoles de recrues de cavalerie à 433 hommes dans les cours de répétition à .

. 1506 » En tout 1939 hommes.

25 hommes de plus qu'en 1852.

Carabiniers

^'x p'aces d'armes ont aussi été désignées cette année pour l'instruction des recrues des carabiniers savoir : Bellinzone pour les recrues du Tessin.

Lucerne pour les-recrues de Lucerne, Uri, Schwjz et Unterwaiden.

1.51 ·Zurich pour les recrues de Zurich, Zug, Bâle-Bampagne, Thurgovie.

Moudon pour les recrues de Vaud, Valais, Neuchâtel.

Jdoire pour les recrues de Glaris, Appenzell R. E., St. Gali et Grisons.

Yhoune pour les recrues de Berne, Fribourg et Argovie.

Le Canton du Tessin a envoyé cette année pour Ja première fois ses.carabiniers à une école fédérale.

Le Conseil fédéral a accordé par exception l'appel des cadres de 4 compagnies, outre les 200 recrues.

La translation des écoles précédemment tenues à St. Gali, à Coire et à Moudon a été reconnue comme fort opportune. Seulement la caserne de Moudon devrait être plus spacieuse. , Le climat du Tessin a permis de fixer déjà pour le 13 Mars le commencement de l'école à Bellinzone, et la saison a beaucoup .favorisé les exercices. Eu égard à la langue du pays,, le commandement de l'école a été confié à M. le Lieutenant-Colonel fédéral Fogliardi, disposition qui s'est pleinement justifiée par les bons résultats qui ont été obtenus. La dernière école (Thoune) a été close le 24 Septembre.

Les écoles ont présenté l'effectif suivant.

Ecole.

Officiers« Aspirants. Sous- Recrues. Total.

officiers.

Bellinzone Lucerne Zurich .

Moudon Coire .

Thoune

, , .

.

.

Ensemble

18 6

--

200

309

162 160 246 172 320 1369

3

36

7 8

7 4

53

128 117 ' 201 132 255

52

27

257

1033

7 6

5 8

91 23 28

152 Les Cantons du Tessin, Argovie et Vaud ont surtout contribué à ce chiffre extraordinaire des écoles de recrues.

Le nombre des recrues se répartit comme suit entre les Cantons : Zurich , .

.

59 Berne . . .

105 Lucerne .

.

.

33 Uri . . . .

21 Schwyz .

.

.

32 Unterwalden-le-Haut .

17 Unterwalden-le-Bas .

25 Claris .

.

.

43 Zug . . . .

16 Fribourg .

.

.

37 Baie-Campagne .

.

6 Appenzell R. E. .

.

8.

'.

St. Gali .

..

41 Grisons .

.

.

40 Argovie .

.

. 113 Thurgovie .

.

.

36 Tessin .

.

. 200 Vaud .

.

. 130 Valais .

.

.

26 Neuchâtel .

.

.

45

1033 \

Sauf de légères exceptions, le choix des hommes était conforme au règlement dans tous les Cantons.

La troupe avait les qualités physiques et intellectuelles requises pour le service.

La discipline a été en général digne d'éloge. La vivacité particulière à la troupe et l'absence de tact et

m d'intelligence de la labguë chez les supérieurs ont amené dos scènes fâcheuses à Moudon. L'école de Bellinzone a eu le plus grand nombre de punitions. Il est vrai de dira que le commandant a exercé une disciplina rigoureuse et inflexible.

Armement et équipement. Les recrues des Cantons de Zurich, Berne, Glaris, Zug, Fribourg étaient armées de carabines a l'ordonnance fédérale; tandis que la moitié de ceux de Baie-Campagne, Appenzell R. E. et St Gall, elle quart seulement de ceux des Grisons, Argovie, Thurgovie, Vaud, Valais et Neuchâtel en étaient pourvus.

Les parties de la carabine présentent encore quelgués déviations au règlement; c'est ainsi qu'à Zurich on ne peut se passer de la joue à la crosse, cependant on y a enfin adopté les canons de carabines ronds, Les carabines de Cantons de Berne, Glaris, Zug sont parfaitement conformes au modèle fédéral; ainsi que la moitié de celles de Fribourg,. Baie-Campagne, Appenzell R. £. et, St. Gall, et le quart de celles des Grisons, Argovie,, Thurgovie, Valais et Neuchâtel. Les carabines de Va u cl sont, il est vrai, confectionnées d'après le modèle fédéral, mais elles en différent tellement quant à la crosse, au poids et à l'ajustement de la hausse et du guidon, que 16 de ces armes ont dû être refusées.

. Toutes les carabines du Canton du Tessin, et la moitié de celles de Fribourg sont encore à l'ordonnance de 1848. Celles du Tessin n'étaient pas réglées, et le« balles n'étaient pas exactement de calibre.

Les recrues de Lucerne, Uri, Schwyz, Unterwaldenle Haut étaient encore armées de carabines à l'ancien

154 modèle. A l'exception de ce dernier Canton, les autres ont adopté le projectile conique. Le Canton de Lucerne a passé des accords définitifs pour l'acquisition de 100 carabines à l'ordonnance fédérale; le Gouvernement de Schwyz a donné des ordres semblables à son autorité militaire et Nidwalden s'occupe de cet objet. Il a donc été fait en 1853 des progrès essentiels quant à l'armement des carabiniers, et l'on peut en espérer autant de 1854.

Les Cantons n'ont pas apporté le même empressement à l'acquisition de couteaux de chasse au nouveau modèle. Les détachements des Cantons de Zurich, Argovie et Thurgovie sont les seuls qui en soient complètement pourvus; celui de St. Gali en partie. Quelques Cantons, tels que Zug et Tessili avaient fait des commandes à Solingen ; ,les entraves apportées au transit par le Grand-Duché de Baden, ont empêché l'arrivée à temps.

Etaient pourvues de waidsacs à l'ordonnance les recrues de Zurich, Berne, Glaris, Zug, Fribourg, BaieCampagne, Appenzell R. E., St. Gali, Argovie, Thurr govie, Vaud, Tessin et Neuchâtel. Ceux de Fribourg et de St. Gali sont de qualité médiocre.

L'entretien de l'armement était satisfaisant; celai de l'équipement pourrait être meilleur.

Habillement. Les schakos sont en général, quant aux dimensions, conformes au règlement fédéral; mais lu y a des différences dans la matière et les ornements.

Tous les hommes de recrue étaient pourvus du bonnet de police.

La nuance et l'étoffe des habits d'uniforme varient encore sensiblement d'un Canton à l'autre. Les Cantons allemands donnent la préférence aux étoffes (paisses

155 et solides; les Cantons français aux draps plus fins et légers; ceux,du Tessin sont mélangés et de coupe défectueuse. Berne, Lucerne, Uri, Zug, Bâle, Vaud et Neuchâtel ont deux rangs de boutons.

Berne, Obwalden, St. Gall, Argovie et Thurgovie sont les seuls dont les guêtres aient des allonges réglementaires. Baie-Campagne a encore des guêtres de cuir.

Zurich, Berne et St. Gall ont des havresacs à" la nouvelle Ordonnance ; les autres, d'après d'anciens modèles Obwalden a encore des havresacs" de cuir corroyé. Le contenu était complet sauf quelques exceptions. Le paquetage n'était pas fait avec tout le soia nécessaire.

.

.'.'..

La propreté dans tout l'habillement pourrait être l'objet d'une attention plus sérieuse encore dans les écoles fédérales de carabiniers.

: L'instruction pour le tir dans les Cantons est, en général, donnée d'une manière très-défectueuse, et a dans quelques-uns pour effet de former plutôt des tireurs de stand, que de bons carabiniers.

Si l'on ne demande pas une grande précision, l'exécution de l'école du soldat peut être signalée comme satisfaisante.. Elle a été la plus satisfaisante, à Bellinzone et à Zurich, .moins bien à Moudon.

La marche était exécutée. Ce qui a été dit de l'école du soldat s'applique aussi à l'école de peloton en gênéral L'école de Bellinzone s'est aussi distinguée dans celte branche. Les officiers et les cadres connaissent de l'école de bataillon ce qui est prescrit pour les carabiniers. A Bellinzone, Zurich, Coire el Moudon les capitaines et les lieutenants connaissaient le commandement; à Lucerne et à Thoune à un moindre degré.

156 L'escrime hors des rangs est assez satisfaisante. Eu plein champ les mouvements ont été exécutés avec ensemble, mais moins bien dans les buis et les terrain» coupés. Ce dernier genre de terrain devrait être plus recherché pour les exercices dans le service des chassours. Quant au service intérieur, la troupe a fait preuve d'une instruction théorique supérieure a son instruction pratique. Il sembla que l'importance de ce service dans toutes ses branches n'est pas suffisamment appréciée par le commandant de l'école. D'après le rapport du Colonel de l'arme, les officiers connaissent la service de sûreté, en marche et dans les stalions. Le service des patrouilles se fait d'une manière satisfaisante. L'escrime à la baïonnette a fait des progrès sensibles pendant les 4 à 5 heures d'instruction que d'après le plan, on à pu consacrées à celle branche.

La troupe montre constamment du zèle pour ce genre d'exercice. La théorie de l'arme et du tir était satisfaisant chez les officiers et les troupes. A l'exception de Bellinzone, où l'instruction pour les fortifications de campagne a été donnée avec soin et beaucoup de connaissance de cause et, où, parmi les officiers se trouvaient des praticiens exercés, le résultat dans cette branche d'instruction a été faible. A Moudon, il n'a rien été fait pour cela. Relativement à l'apttude au tir, on doit renvoyer aux tableaux des résultat des exercices de tir dans toutes les écoles, lesquels ont été réunis par le commandant de l'école et sunt déposés au Département militaire fédéral.

Ces résultats peuvent être signalés comme médiocres.

Si toutefois l'on tient compte de la faible instruction préparatoire dans le tir, à de grandes distances surtout

157 que les recrues apportent à l'école, an conçoit qu'il n'est guère possible de former dans le court espace d'à 4 semaines de« tireurs qui satisfassent aux exigences ultérieures. Cette instructiondevrait des lors nécessairement être prolongée de 8 jours.

Jusqu'à présent, avec la meilleure volonté, on n'est Ordres gêpas parvenu à donner la régularité et l'uniformité dé- séraux.

sirable aux rapports communiqués aux Cantons, concernant leurs détachements et corps qui ont pris part aux écoles militaires. Ou les rapports sont arrivés plus tard que ne le prescrit l'ordre général pour la tenue des écoles, ou les rapports des commandants d'école ne concordaient- pas en tout point avec ceux des inspecteurs Le Département militaire s'est trouvé engagé à remédier définitivement à cet inconvénient par une circulaire, du 19 Septembre 1853, adressée à MM.

les inspecteurs du génie et de l'artillerie, et les Colonels de la cavalerie et des carabiniers.

Cette circulaire était conçue comme suit : Dans le but de régler d'une manière uniforme pour toutes les armes la transmission aux Cantons des rapports sur leurs détachements et corps qui participent aux écoles militaires fédérales, le Département soussigné à l'honneur de vous faire les communications suivantes : «Comme, vous le savez, les commandants d'écoles d» recrues ont à renvoyer, deux mois au plus tard, et les commandant» de cours de répétition un mois au plus tard, après la clôture de l'école au Département militaire, un rapport circonstancié sur l'école qui a été tenue. Ce rapport doit renfermer une indication exacte al. sur les connaissances préparatoires de chaque officier et aspirant à son entrée à l'école, sur

158 son activité et sa conduite pendant l'école, ainsi que sur ses capacités lors · de la clôture de l'école; «2. sur les connaissances préparatoires des sousofficiers, caporaux, appointés et de troupe, sor leur conduite à l'école et leurs progrès.

Afin de simplifier, compléter et accélérer autant que possible dans l'intérêt général la communication aux Cantons des rapports en question, le Département soussigné se trouve dans le cas d'ordonner ce qui suit: «Immédiatement après la réception des rapports des commandants d'école, ils seront remis par ordre du Département aux chefs- des armes respectives.

«Ceux-ci examinent et préavisent le rapport, rectifient les observations erronnées qui s'y trouveraient, et le retournent dans les trois semaines au Département militaire en ajoutant les remarques qu'ils ont faites à l'occasion de l'inspection.

«H va sans dire que dans des cas où le chef d'une arme serait empoché > de procéder en personne à une inspection, son remplaçant doit lui remettre son rapport sans délai (dans les 8 jours).

«Le Département militaire suisse fera immédiatement expédier les communications destinées aux autorités militaires cantonales, et dès qu'elles seront expédiées, il renverra les rapports des inspecteurs ainsi que ceux des commandants aux chefs des armes qu* cela concerne, afin qu'ils puissent en faire usage lors de la rédaction du rapport général.t Aon d'apporter de l'unité et de l'uniformile dans le compte rendu des commandants d'école mômes, et acheminer ainsi le rapport aux Cantons, le Département militaire a fait confectionner pour les rapports

159 d'école des formulaires con-tenant des rubrique* fixes pour le rapport, sur chaque objet, tel que qualités de Ja troupe, armement, habillement et équipement, instruction, discipline etc., ainsi que pour chaque subdivision de ces rubriques principales; chaque commandant: d'école est tenu de référer même sur le moindre détail. De cette manière le Département militaire croit avoir essentiellement facilité le rapport dfs commandants d'école, tout en régularisant le mode le pins convenablement possible.

' On ne saurait passer ici sous silence une décision que le Département militaire a jugé devoir communiquer à tous les commandants d'école, ensuite de rapports qui lui sont parvenus sur des cas d'ivresse , 'de jeu et autres excès commis dans quelques écoles. La circulaire qui s'y rapporte, datée du 27 Juin 1853 est conçue comme suit: «Des communications d'une nature désagréable qui sont parvenues récemment de quelques écoles militaires fédérales au Département militaire suisse, l'engagent à vous exposer ce qui suit : «Le but des écoles militaires fédérales: d'instruire chaque militaire dans la spécialité de son arme ne peut être atteint sans le maintien de la discipline efc de la subordination la plus rigoureuse.

«Il est donc du devoir de tout commandant de combattre avec une inflexible, rigueur les causes d* l'indiscipline et de l'insubordination. Au nombre de ces causes sont l'oisiveté avant et après les exercices, la boisson, le jeu et autres jouissances nuisibles.

«Les écoles militaires fédérales ne doivent pas être des tripots, des lieux d'orgies et de licence, mais des écoles de moeurs simples et de vertus républicaines»

160 «C'est à ces conditions seulement que les pères et li;s mores enverront avec confiance et sans crainte leurs fils aux écoles militaires, et que l'on pourra former une urinée vraiment républicaine.

ail vous est enjoint tout particulièrement de dé fendre sévèrement le jeu par un ordre du jour et de veiller à ce que les contrevenants soient punis.

Ils sera procédé avec sévérité surtout envers les sous-officiers et officiers qui joueraient avec des infrieurs contrairement à cette défense.

«Vous êtes chargés de la stricte exécution de ces ordres.» De plus le Département militaire, dans une circu taire du 13 Août 1853, a interdit à MM. les instructuers de toutes les armes et de tout grade d'accepter des cadeaux ou des politesses quelconques de la troupe de l'école.

Il a aussi ordonné, en date du 18 Août 1853 que sur chaque place d'armes devait être tenu un contrôle particulier où seraient consignés chronologiquement ses décisions générales, ses ordonnances et ordres, avec indication du contenu à la marge du folio respectif.

Les procédés peu convenables de quelques membres du corps des instructeurs avaient fourni matière a des observations réitérées ; le Département militaire roulant mettre uae fois pour toutes un terme à cet Inconvénient, adressa la circulaire suivante à MM. les instructeurs-chefs de l'artillerie et de la cavalerie et aux premiers instructeurs du génie et des carabiniers : ail m'a été adressé à diverses fois des plaintes de ce que des instructeurs fédéraux se comportent d'une manière rude et grossière et se servent frquemmen de termes inconvenants et offensants.

161 ·Une pareille manière d'agir est contraire Bon seulement à la disposition claire et précise des art. 3 et 4 du règlement général de service, mais encore à l'humanité et aux règles les plus générales de la bienséance et de l'honneur auxquelles on doit se conformer tout particulièrement dans le militaire, / «Cela est- d'ailleurs opposé à tous: les principes d'une méthode raisonnable d'enseignement. En osant de brusquerie et de grossièreté, l'instructeur obtiendra le contraire de ce qu'il cherche, un élève indifférent, mutin ou récalcitrant. Bien plus, l'instructeur doit chercher à mériter la confiance indispensable au succès en respectant avant tout la dignité de l'homme et en se montrant à tous égards bienveillant quoique sans faiblesse. A une patience inépuisable, il doit réunitun grand calme et un tact sûr. . .

«Dussent ses effortsn'être pas aussitôt couronnés de succès, il examinera avant tout s'il s'exprime luimême avec précision., clarté et d'une manière appropriée à l'entendement de l'élève, ou si la cause de l'insuccès de l'enseignement n'est pas de son côté. En pareil cas il s'efforcera de se corriger et d'apporter plus de clarté et de. précision dans ses leçons. Si cela ne suffit pas, l'instructeur s'adressera aux sentiments plus,élevés et à la raison de l'élève.

«Après que tous ces moyens .auront été épuisés et si l'élève continue à se montrer négligent, inattentif, renitent ou même récalcitrant, il y aura lieu à infliger les. peines voulues par le règlement.

«Plus l'instructeur se montrera calme, et fera preuve de tact, plus efficace aussi sera le châtiment.

L'instructeur doit tout particulièrement se garder de punir étant en colère, attendu que dans cet état

162 il n'est pas maître de lui môme et que le châtiment ine. prend que trop aisément le caractère d'une vengeance personnelle.

ail doit s'abstenir soigneusement de toute expression inconvenante, de procédés offensants ou injurieux.

L'instructeur ne doit se permettre aucune allu sion à des divergences d'opinions religieuses ou politiques, ou de tourner en ridicule des objets de vénération ; il doit au contraire être un modèle de tolérance religieuse at politique.

«En général l'instructeur doit s'abstenir soigneuseme de se prononcer en matière religieuse ou politique en présence de ses élèves.

«Enfin il doit non seulement chercher à inspirer des sentiments honorables A ses élèves, mais aussi à s'en pénétrer lui-même.

a Vous êtes chargés de porter ces instructions à la connaissance de vos subordonnés et de pourvoir à co qu'on s'y conforme en tout point.

Dans le cas où des infractions parviendraient à ma connaissance, je n'hésiterai point à punir sévèrement les contrevenants et à les éloigner du corps des instructeurs, le cas échéant.

Le fait que l'art. 12 de l'ordonnance concernant l'admission des aspirants à des places d'officier, du 15 Janvier 1851 a été exécuté très diversement dans les différentes espèces d'armes, et que ce n'est que pour le génie et l'artillerie que le Conseil d'école de l'école centrale à Thoune apprécie les connaissances des aspirants, en exprimant le résultat de cet examen en chiffres groupés sur un tableau, tandis que pour la cavalerie et les carabiniers celte opération a eu lieu principalement par le Colonel de l'arme lequel a fait

163 un rapport ordinaire, en termes généraux. Ce fait, disons nous, a- engagé le Département militaire a prendre des dispositions pour qu'à l'instar de ce qui se pratique dans le génie et l'artillerie, un conseil d'école composé du colonel de l'arme et deux officiers d'instruction du grade le plus élevé ou les plus anciens, ait à examiner les connaissances des aspirants de H.

classe, de cavalerie et des carabiniers, et les indique en chiffres sur chaque branche, 3 exprimant bien, 2 médiocre et 1 faible, le .tout sur un tableau. Cette rédaction du procès-verbal de l'examen sera accompagnée du jugement général du Conseil d'école déclarant si l'aspirant mérite le brevet ou non.

Cours spéciaux. Des écoles de recrue et des cours çoovs ftx_ de répétition nous passerons aux cours d'instruction traordinaire.

spéciaux et commencerons par L'Ecole d'application à Thoune.

Y ont pris part : Officiers de l'état-major fédéral Troupes du génie Artillerie

/

état-major général 9 état-major du génie 2 état-major d'arlillerie 9

20 68 209

' ' 297 Cette combinaison a encore eu lieu sur la base du règlement de 1842. Par extraordinaire et comme conséquence de la mesure décrétée en 1842, la seconde moitié des ofOciers de l'élat-major fédéral d'artillerie ont été appelés pour les trois premières semaines de l'école pour y être initiés dans un cours particulier aux nouveaux perfectionnements dans l'»r-

164 tillerie ; à celte occasion ils ont assistés à quelques leçons de stratégie et de tactique, pour autant que l'a permis là durée restreinte du cours.

Dans les trois premières semaines le cours de répétition a été tenu pour lo train de parc des Cantons qui n'ont point de corps d'artillerie à fournir« La durée de l'école à été de 9 semaines pour les officiers , de l'état-major général et tous les aspirants, de 8 semaines pour les officiers de sapeurs et d'artillerie, de 6 semaines pour les sous-officiers des sapeurs et de l'artillerie, et de 3 semaines pour les pontonniers.

Les deux officiers de l'état-major du genia furent appelés pour les 3 dernières semaines d'école.

Le plan d'instruction a reçu une plus grande extension en ce sens que pour l'instruction des officiers on avait organisé aussi -des leçons de tactique aux.quelles l'on se proposait de donner une application pratique sur le terrain en tant que faire se pouvait sans la coopération d'autres armes. Malheureusement le mauvais temps a empoché la réalisation de ce projet.

En revanche, on a pu combler cette lacune dans la dernière semaine de l'école, en faisant participer l'artillerie aux exercices'de campagne des cadres d'infanterie réunis à Thoube. Toute la troupe d'artillerie a été mise au fait du matériel des batteries à fusées de nouvelle création, et exercée au tir avec obus à balles.

Il a été fait immédiatement rapport aux Cantons respectifs sur les aspirants du génie et de l'artillerie.

Deux aspirants à des places d'officier de sapeurs et un aspirant pontonnier ont pu être recommandés pour l'admission. Sur les 23 aspirants officiers, un a été renvoyé comme n'ayant pas encore l'aptitude suffisante pour les fonctions d'officier. L'école a été suivie par

'Ï65 7 aspirants à ì'état-major fédéral du genie, lesquels, à l'exceptioû d'un seul, qui a retiré sa' candidature, furent brevetés en qualité de seconds sotis-lieutenarits de la dite section d'état-major.

Le budget pour 1853 allouait aussi une -somme Cours sani.de -fr. 450Ü pour l'instroction du personnel médical, taire à Cette somme a servi à couvrir les frais du second Thoune "cours sanitaire fédéral qui a eu lieu à Thoùne-du 15 au 27 Août inclusivement. La direction en était confiée au "médecin en chef M. le Dr. Flügel-de Berne.

Il lui a été adjoint en qualité d'aide pour l'instruction, le médecin de division M. Dr. Stocker de Zurich, Mr.

le major du Commissariat ' Liebi de Thoùne (pour l'administration) et Théophile Bauer pour l'instruction des infirmiers et fraters.

' ' - · · ' · ' L'effectif personnel du cours était le suivant: Médecins de l'état-major de santé 12 des armes spéciales 6 Economes 3 Infirmiers 12 8 Fraters 41

Plusieurs médecins, ainsi que les économes n'avaient que la capote. L'habillement et notamment les marques dislinclives présentaient encore quelques différences , lesquelles ont toutefois disparu pendant le cours.

Les trousses d'instruments des chirurgiens étaient presque généralement au complet et fort proprement tenues ; les infirmiers et des fraters avaient des instruments qui laissaient beaucoup à désirer; ceux de quelques Cantons n'en étaient point pourvus.

Feuille fédérale, VI, année, vol. 11.

15

166 L'inslruclion théorique a compris l'organisation de l'armée fédérale et celle du service de santé en général; l'application du règlement de service général au service de santé ; l'instruction pour le service dans les corps, les ambulances et les hôpitaux; les rapports entre les officiers de santé et les commandants ; les principes de l'exemption des militaires incapables de servir,' 'a connaissance du matériel pour l'ensemble taes besoin^ médicaux de l'armée.

Les infirmiers et ieâ fra^rs ont aussi pris part à «cet enseignement autant qu'il îeui 1 a été utile, Les travaux pratiques ont commencé par la rennaise et l'inventaire des fourgons d'ambulances aux sections, la manière de charger et de décharger le imalériel, de disposer et de mettre en lieu sûr les places de pansement etc. Ensuite il y a eu des exercices pratiques à l'occasion d'une excursion de l'école fl'artillerie qui se trouvait à Thoune ; les places de pansement furent choisies en arrière de la ligne, des blessés simulés apportés sur des brancards, les appareils nécessaires appliqués, les gens placés sur les fourgons ·d'ambulance et les chariots etc. ; en un mot on fit ,1'essai de donner au personnel de santé qui était présent une idée vivante de son action en campagne.

L'examen final a constaté des résultats satisfaisants; on espère que l'instruction donnée dans ce cours, en partie nouveau, portera des fruits et que de semblables cours auront lieu dans les Cantons par l'intermédiaire du personnel de santé qui était présent.

E ole d''ns^e Département militaire n'a pas pu trouver non tracteurs plus cette année un instructeur-chef pour l'école d'irid'infanterie. structeurs d'infanterie. Le commandement de l'école a

167 été en conséquence confié à M. le colonel Zimmerli ·d'Àrau, auquel furent adjoints outre le professeur de stratégie et de tactique MM, le major d'état-major Bachofen de Baie, le major Wuger de Frauenfeld, et le capitaine d'état-major Fratecolla de Bellinzone, en qualité d'instructeurs.

Les directions, que contient le rapport de gestion de l'année dernière, sur le mode à suivre pour l'envoi des troupes à l'école et sur l'instruction à y donner ont aussi été communiquées au commandant de l'école de cette année.

Ont pris part au cours d'instruction : Officiers 27 Instructeurs dont 4 avec grade d'officiers .

. 60 Tambours 2 89

Les sous-instructeurs /urent répartis en 2 compagnies pour faire le service intérieur ; à ces compagnies (Maient préposées un état-major d'un commandant, 1 major (qui remplissait en même temps les fonctions de quartier-maître) et 1 aide-major. Afin d'égaliser autant que possible le service, il fut adjoint à chaque compagnie 4 capitaines et 8 lieutenants. Le commandement des compagnies changeait de 8 en 8 jours, le service de semaine des lieutenants de 4 en 4 jours. L'échange de service de l'officier d'état-major et du capitaine du jour se faisait tous les 5 jours.

Le personnel n'a fourni matière à aucune observation. La discipline a été satisfaisante. Les peines disciplinaires qui ont été infligées méritent à peine d'otre mentionnées.

Les examens que les instructeurs ont subis au

168 commencement de l'école n'ont pas amené cette fois un résultat défavorable. L'instruction préparatoire de la plupart était satisfaisante et les pins faibles ont aussi été en état de suivre le cours. En revanche, la diversité de langues a occasionné maint embarras.

Ci-après est le tableau des branches d'instruction qui ont été enseignées à l'école, ainsi que du temps consacré à la théorie et aux exercices pratiques:

Construction de ponts militaires

29 7 i 4 8 4

,

Solution de questions de tactique Service intérieur Service extérieur Service de garde en campagne .

Service de sûreté Administration de la guerre Ecole du soldat Ecole de peloton Ecole de bataillon

-- 12 10 2 3 4 V 6 .

1

,

Ecole de brigade Manoeuvres d e chasseurs

.

.

.

Exercice de commandement Escrime a l a baïonnette

.

.

.

.

Explications sur les armes et les munitions Démontage des armes, nomenclature .

Nettoyage des armes Nettoyage de la buffleterie et de l'habillement Manière de rouler la capote .

.

Paquetage d u havresac

.

.

.

.

Evaluation des distances, direction pour viser T i r contre u n b u t .

.

.

.

.

Reconnaissance armée .

.

.

.

Exercice préparatoire pour manoeuvre de campagne Service d'avant poste, manoeuvre de campagne Examens en entrant » pendant le cours o à l'inspection .

.

.

.

-- -- 4 2 -- -- -- -- --, L

_

1

_

_


7 1 4 18 6 -- 18 15 4 6 4 6 2 -- --6 4 --2 -- -- -- --

-- -- -- -- 2

29

.-- -- -- -- --

6 7

-- -- 17 10 8 --6 2 8

-- -- -- 4 3 -- -- 22 il


3 1 4

2 7

-- 2

--1 1 1 3 5

--1 1 1 3

**"*

--

-- --4

-- -- 5

-- -- 5 4

·

-- 2 2 8 9 2

-- -- 2

-- -- -- -- 6

TOTAL GÉNÉRAL.

0

TOTAL.

il

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29

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En commun. I . . _ _. 1

_ Stratégie et lactique Fortifications de campagne

Officiers. 1

TOTAL. 1

I 1 Sousofficiers.

Officiers, 1

à page 163

2 -- 2 --

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8 20 -- -- 22

-- -- -- -- 13 11 4 -- 41 23 16 9 12 4 17 -- --7 --

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18 19 11 22 15 45 29 20 15 14 4 17 6 4 7 2 2 2 2 K

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5

5

10 20 7 4 22

10 20 7

4 28

169

-.Les instructeurs ont été tenus à donner renseignemen eux-mêmes. Ils ont reçu aussi, des directions pratiques sur Je passage des rivières en avançant et en retraite, sur l'attaque, et la défense de: redoutes, éminences, forêts, etc. Le service de sûreté a été beau-, coup exercé et le principes appliqués aux quatre manoeuvres de campagne. Tous les officiers ont commandé l'école de bataillon d'une manière satisfaisante.

Les instructeurs ont aussi reçu une instruction détaillée dans la branche des rapports et de l'administration, et ils ont dû dresser des livrets d'ordinaire, des listes de commandements, ainsi que les divers rapports de situation, etc. Un probième tactique, avec-croquis,, proposé par le professeur de stratégie et de tactique, a été reconnu comme un-bon exercice.

Le commandant de l'école se fait un plaisir de déclarer que cette section d'instructeurs a constamment fait preuve de plus grand zèle pour le service et que pendant le cours les travaux ont été nombreux , et les progrès sensibles.

. ' L'inspection de celte école; étaitconviée à M. le colonel Rilliet-Constan de Genève. Dans son .rapport il s'exprime, en substance comme suit : les résultats .ont dépassé son attente ; le .commandement et la direction ont toujours été exercés avec vigilance, une connaissance complète de ce qu'on devait et de c qu'on pouvait exiger. ,Les,, sous-instructeurs ont bien secondé le commandant et les élèves étaient animés du meilleur esprit. Malgré la diversité des langues et le degré différent d'instruction, l'utilité de celte institution s'est révélée de la manière la plus évidente, «t si les effets ne se font pas sentir immédiatement

170 le progrès n'en est pas moins certain, si l'on persévère dans l'oeuvre commencée et si l'on est toujours heureux dans le choit de la direction supérieure.

  1. la fin de l'école, il a été donné aux Cantons respectifs connaissance de l'aptitude des instructeurs.

RassembleEn vue de l'exécution de la deuxième partie de ment des l'artt 73 de la loi sur l'organisation militaire fédérale, cadres a j t l'instruction supérieure des officiers d'étatcroisée. conce] nan .

, major et des aides-majors de I infanterie, ainsi que des commandants de compagnies de cavalerie et des carabiniers, avec les cadres, l'Assemblée fédérale avait accordé, le 3 février 1853 un crédit jusqu'à concurrence de fr. 60,000 ; le Département militaire invita un expert, M. le colonol fédéral Ziegler de Zurich, à lui faire part de ses vues sur la manière la plus convenable d'utiliser cette somme.'

M. le colonel Ziegler répondit à cet appel avec ' empressement et le Conseil fédéral ne tarda pas à approuver les propositions qui lui furent soumises par son Département militaire. Le commandement du cours fut confié à M. le colonel Ziegler et le Département militaire reçut tes pleins-pouvoirs pour aviser aux dispositions nécessaires.

La durée du cours fut fixée à 10 jours, du 31 Mars au 10 Avril, avec des exercices préparatoires de trois jours pour les officiers de l'état-major fédéral et le personnel d'instruction ; On choisit pour place d'armes tes environs de la Croisée (Kreuz'strasse) près Zofingue.

Ci-après est l'état des officiers et des troupes qui ont été appelés au cours: Etal-major de division. (Quartier général : Oftringen.)

171 Commandant : M. le Colonel fédéral Ziegler de Zurich.

Chef de l'état-major : M. le Lieut.-Colonel fédéral Frey d'Arau.

.

Personnel d'état-major : 7 hommes.

3 Instructeurs.

Brigade n° 1. (Quartier général: Oftringen.)

Commandant: M. le Colonel Blarer d'Àrlesheim.

Personnel d'état-major: 51 hommes.

8 Officiers d'infanterie non -répartis.

V» cadre de bataillon de Zurich.

% » » de Berne.

Vï » » de Lucerne.

Vu » · » d'Argovie.

f/ 1 Détachement de sapeurs : 11 hommes dNArgoyie, 1 « de pontonniers : 11 , B . .» l D de guides 5 » de Baie-Ville.

Brigade n° 2, (Quartier général Arbourg.)

Commandant : M. le Colonel fédéral Michel de Seewis.

4 hommes du personnel d'état-major.

6 officiers non répartis.

Va cadre de bataillon de Zurich. , Va » » de Solenre.

Va ,, » de Baie-Campagne.

1 cadre de dragons de Berne.

l B d'artillerie de Zurich.

1 » de carabiniers de Glaris.

3 hommes, guides de Baie-Ville.

Brigade n° 3. (Quartier général : Zofingue.)

Commandant : M. le Colonel fédéral Meyer d'Olten,.

5 hommes de l'état-major.

10 officiers non répartis.

Vu cadre de bataillon de Zurich.

Va » » de Berne.

172 V2 cadre de bataillon de Sl-Gall.

Vu » » d'Argovie.

y, » » de Thurgovie.

1 cadre dragons de Zurîcli. · 1 » artillerie d'Argovie.

l u carabiniers de, Scliwyz.

1 » » d'Appenzell R. Iï.

3 guides de Baie-Ville.

Les officiers d'infanterie non répartis ont été envoyés par les Cantons suivants: Commandants. Majors. Aide- Capitaines.

Majors.

Uri ...

-- Schwyz .

.

.

--· Unlerwalden-le-Haut -- Unterwalden-le-Bas -- Claris · .

.

-- Zug . . . .

-- Baie-Ville -- SchaQhouse . . . -- Apnenzell R. E. . . -- Appenzell R. .1.

-- St. Gali .

.

i Grisons i

1 1 i -- 1 1 1 1 1 -- l 1

-- -- -- -- -- -- -- -- -- -- l 1

1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 -- --

Les cadres des bataillons d'infanterie étaient forts de 78 hommes, · ceux des compagnies de carabiniers de 24 hommes, ceux des compagnies de cavalerie de -16 hommes, ceux de l'artillerie de 25 hommes (plus 12 hommes du train pour les 5 dernier jours); las détachements de sapeurs et de pontonniers comptaient 11 hommes chacun.

173 L'effectif total .élait ainsi, d'après l'organisation primitive, du cours, le suivante Etat-major général .

32-. ; Sapeurs .

.

.

Il -Pontonniers .

.

.

, 11 Artillerie , .

.

62 , , Cavalerie .

43 Carabiniers . . . . 7 2 ,, Infanterie .

.

. 960 :

-

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*

.

' ' , , ? $

1191 M. le Colonel fédéral Gmur de Schännis fut chargé de l'inspection de ce rassemblement de cadres. M. l'inspecteur se conformant aux vues du Département militaire sur la manière de procéder aux inspections, s'est abstenu d'exercer une influence quelconque sur la marche de l'instruction, se contentant d'assister comme auditeur aux leçons de..théorie et de suivre comme observateur les manoeuvres de campagne.

Le rapport de M. l'Inspecteur renferme, enir'au.trejS, ce qui suit : Les leçons de théorie ont parfaitement répondu au but. La tenue de la troupe était en général très-, bonne; les. armes, les gibernes et les havresacs bien portés, à peu d'exceptions près. Les déviations au régle,ments sur l'habillement et l'équipement n'eut été remarquées que chez les plus anciens officiers'et sousofficiers. L'école de bataillon et de brigade, ainsi que les manoeuvres de division ont été- exécutées à la satisfaction de l'Inspecteur, bien que parfuis un peu-plus de vigueur et de célérité *, élit été à désirer. Les livre.» d'ordre, les contrôle de punitions etc. ont étô convenablement tenus. Les travaux.,par écrit des officiers

174 d'état-major, les reconnaissances etc. ont agréablement surpris l'Inspecteur. En revanche, on a dû être surpris de ce qu'au 9. jour après l'arrivée des cadres, il n'y eût encore aucun rapport de situation de la division. L'état sanitaire' de la troupe et des chevaux a était très-satisfaisant malgré le mauvais temps. Il y a eu cependant beaucoup de pieds blessés, vraisemblablement par suite de chausure défectueuse. À la fin de l'inspection, M. l'Inspecteur à témoigné à M. le Commandant en chef toute sa reconnaissance pour sa direction distinguée; il a adressé aux chefs de corps, aux états-majors et aux instructeurs des éloges sur la manière dont ils ont conduit la troupe et il a témoigné à celle-ci toute sa satisfaction au sujet de sa belle * tenue militaire.

Rassemble^e P rem ' er rassemblement de cadres à la Croisée ment des n'ayant réuni que des, troupes de la Suisse allemande, cadres à je Conseil fédéral s'est trouvé engagé à organiser un second cours d'instruction à Thouné pour quelques cadres de bataillons de la Suisse française. II a en lieu les deux dernières semaines de l'école d'application, de telle sorte que l'on - avait ainsi l'occasion d'exécuter des manoeuvres de campagne avec des armes réunies sans avoir besoin de faire venir, comme à la Croisée, des détachements de l'état-major général et d'armes spéciales. A ce cours ont pris part les cadres de bataillon, de 136 hommes = 544 hommes des Cantons de Fribourg, Vaud, Valais et Neuchûtel.

M. le Colonel Z immerli, chargé du commandement de l'école d'application a aussi dirigé le cours dans lequel les 'officiers supérieurs de l'état-major générai (3 Colonels, 1 Lieut.-Colonel et 5 Majors) présents à l'école d'application, ont trouvé l'occasion d'appliquer

175 l'instruction théorétique qu'ils avaient reçue précédemment. Le commandant se loue du zèle que les officiers d'état-major général ont déployé pour acquérir les capacités que l'on exige d'officiers de leur grade.

En mentionnant avec éloge, le bon vouloir et la conduite exemplaire par lesquels se sont distingués les cadres des dits quatre'Cantons, il regrette de ne pouvoir rendre un témoignage aussi favorable quant au degré d'instruction de la troupe à son arrivée. .Lé savoir et le pouvoir présentaient en général de.grandes lacunes dans tous les grades; en outre, la plupart des officiers et caporaux, notamment ceux des Cantons de Neuchâtel et Fribourg étaient récemment promus et n'avaient par conséquent reçu encore aucune instruction sur lèsdevoirs de leur grade ; plusieurs d'entre eux n'avaient pas môme une instruction suffisante .dans l'école du soldat; un grand, nombre avaient une mauvaise tenue sous les armes ; le maniement des armes était peu exér->ce; la charge et les feux, ainsi que la tenue et l'inir mobilité dans les rangs laissaient à désirer. Le service de garde et de campagne était peu connu, le service de sûreté encore moins; ,un petit nombre seulement étaient au fait de l'école de peloton et de bataillon, ainsi .que .du service des chasseurs; quant à l'école de brigade, personne n'en avait la première notion; les aides-majors étaient faibles dans la manoeuvre; l'intelligence, la vivacité et le bon vouloir ne manquaient pas chez la plupart. La majeure partie des tambours avaient encore grand besoin d'instruction; les trompettes ne connaissaient pas complètement les signaux et les instruments n'étaient pas d'accord.

Dans cet état de choses, et afin que chacun pût profiter autant que possible .de l'instruction et que la

176

'

troupe fût préparée a des exercices plus étendus, on simula un certain nombre de pelotons et du bataillons au moyende cordeaux pour exercer la règlement d'exercice d'infanterie, de sorte que tous les officiers et sousofficiers purent., être exercés pratiquement dans ces Branches, en raison de leur grade. Indépendamment des officiers d'état-major fédéral, un certain nombre de capitaines ont été instruits dans le commandement du bataillon.

Les manoeuvres de chasseurs ont été exercées isolément et en combinaison avec les bataillons; il a étd de même du passage de défilé en avant et en retraite arec des bataillons seuls ou avec des détachements de chasseurs, puis les deux réunis. Ce qu'on avait appris de cette manière a trouvé son application par des passages sur l'Aar et dans des manoeuvres de campagne. Le service de garde a été exercé par les officiers et les sous-officiers séparément par sections, et ensuite réunis; l'application dans le service de sûreté a.eu lieu premièrementdans la plaine, plus tard sur un terrain coupé et couvert. Les principes de la fortification de campagne, le mode d'attaque et de défense de redoutes de campagne ont été exposés aux troupes par bataillon en face de pareils ouvrages, puis exercés en pratique. Après ces exercices préparatoires, il y eut quelques · petites manoeuvres de campagne dans le courant de la seconde semaine.

L'inspection de ce cours d'instruction a été passé par le chef du Département militaire suisse.

D'après les rapports d'inspection, l'instruction donnée aux frais de la Confédération, s'est répartie comme suit. .

:· ; ·' .·

177 A. Ecoles de recrues.

"

" Total.

  1. Génie .

.

..

. bom. 232 2. Artillerie... . ,. ,>.V;; ·' P 1404 Cours sur les fusées .

.

» 96 3 . Cavalerie .

.

.

» 433 4. Carabiniers ' .

.

.; » 1369

; ,

' : ;.

'·* -^ ····'»

3534 B. Cours de répétition.

·· 1. Génie .

.

2 . Artillerie .

.

3. Cavalerie

.

.

. hom. 474 .

» 3144 » 1506

'-: --

. ·'·'-

-5124

C. Cours spéciaux.

  1. Ecole d'application.

L Etat-major général . hom. 20 3 . Génie . . . . . · » 68 3. Artillerie , .

» 209.

r

297

b. Cours 'sanitaire .

.

. hom.

c. Ecole d'inslruclion d'infanterie »

.41 89

D . Rassemblements 'de cadres. · · a. A la Croisée : Suivant spécification à page plus haut .

.

b. A Thoune: Infanterie .

.

427 - " ^ ::';':: 'u

'·-.

;

173.

. hom. 1191 .

» --

544 -- 1735

en tout : hommes 10,820 On doit rendre encore ici à MM. les instructeurs Instructeurs, des différentes yrni"s le témoignage qu'ils ont fait

178 preuve d'activité, de zèle et de connaissances dans l'accomplissement de leur lâche souvent pénible.

AdministraL'année dernière il y a eu dans les écoles mililion de la taires fédérales 10 délits et fautes graves de discijustice.

..

Sur les 10 cas: o. 1 a été renvoyé à l'autorité militaire cantonale respective.

b. 2 ont été abandonnés faute d'indices suffisants.

c. 5 traités disciplin.airernent par le Département u militaire ensuite d'autorisation du Conseil fédéral.

d. 2 renvoyés au Tribunal militaire.

10 Le premier cas concernait des désordres lors du passage du cadre de ^bataillon du Valais par la commune bernoise de Köniz et causés par les procédés des autorités locales à-l'occasion des logements. Les deux cas mentionnés sous b. concernent des vols commis à l'école de cavalerie et de pontonniers à Thoune et des carabiniers à Lucerne. L'ênquôte a été abandonnée faute de motifs de suspicion.

Service saLe service sanitaire a été fait par le nombre de ^.nitaire. médecins suivant: Aux écoles de recrues : Médecins de corps .

.

.

.

.17 Médecins d'ambulance .

.

.

.10 Aux cours de répétition : Médecins de corps 24 Rassemblements de cadres et école d'application : Médecins d'ambulance " 5

56

179 D'après le rapport du médecin en chef les dispositions réglementaires pour le service de santé ont été en, général dûment exécutées.

Les cas de maladie suivants se sont présentés : Dans les écoles de recrues du génie et de l'ar.

tillerie .

. . . . . . 1202 r Dans les écoles de recrues de la cavalerie . .415 « « a « « des carabiniers . 388 « « cours de répétition du génie .

.

54 a . a . a .a « , de l'artillerie .

470 « a a o « de la cavalerie .

184 A la réunion de cadres près Zofingue .

. 156 A l'école d'application et à la réunion de cadres à Thoune .

.

.

.

.536 Aux travaux de fortiGcation|à Bellinzone . 280 Au cours sanitaire 7 3692 Le médeciu en chef attribue ce grand nombre de malades à la circonstance que la visite sanitaire des hommes dans les Cantons ne se fait pas avec le soin convenable en sorte qu'on envoie souvent aux écoles fédérales des gens que -leur constitution rend incapables de supporter le service, et qui ne tardant pas à tomber malades, doivent être congédiés. Ceci est notamment le cas chez les cavaliers et les artilleurs qui ont des hernies et par attachement pour leur arme veulent également faire le service. Des affections de poitrine sont un molif fréquent de renvoi. Un grand nombre d'indispositions proviennent de l'influence athmosphérique, du changement dans le genre de vie, de la nature du logement ; enfin, dans quelques cas, le mal est simulé par ceux qui veulent se soustraire aux exercices.

180 Sur les 3692 cas plusieurs concernent les mômes individus, ce qoi explique en partie ce chiffre proportionnellement considérable.

De ce nombre il en a été guéri .

.

.

.

.

. 3497 congédiés comme incapables de servir .

.

76 envoyés dans les hôpitaux .

.

.

.119 3692 Sont sortis guéris d e s hôpitaux .

.

.

. 91 dispensés du service et congédiés convalescents 19 transportés dans d'autres hôpitaux .

1 .

7 sont morts .

.

.

.

.

.

. 2

Les cas de décès sont : a. Uo aspirant d'artillerie de Zurich qui y est mort à l'hôpital, d'une inflammation d'entrailles ; b. Un guide de Baie-Ville est mort à l'hôpital de Soleure, du délinum tremens.

Les frais de traitement s'élèvent en somme à fr, 3547, ainsi environs 1 fr. par homme.

Service des Le contrôle du vétérinaire en chef sur les estivétérioaires. mations porte que 1320 chevaux ont été employés aux écoles d'artillerie.

2776 chevaux ont été employés aux écoles de cavalerie.

147 chevaux ont été employés à l'école des cadres à la Croisée.

8 chevaux ont été employés a l'école des cadres à Thoune.

4251.

181 D'après les rapports des vétérinaires il y a eu 967 chevaux malades. La moitié environ ont été complètemeBt guéris. A la suite des fatigues endurées lors des inspections finales, en route et même après la rentrée aux foyers il y à eu beaucoup de cas de maladies qui ne sont pas compris dans les rapports-,de telle sorte1 que malgré le succès du traitement près des corps, 727 chevaux ont été soumis à la dépréciation , 7 ont dû être vendus .à l'enchère et 8 ont péri.

Les dépréciations se répartissent entre Jes écoles comme suit : Artillerie : Ecoles de recrues .

' . 4 7 chevauxCours de répétition .

.

,· 215

--: Cavalerie : Ecoles de recrues , Cours de répétition

262

si .

.

.

.

.160 ,, 258 418

Ecoles de cadres : A l a Croisée .

A Thoune .

.

.

.

.

.

.

.

46 1 47

727 Les sommes de dépréciation ont comporté : Pour l'artillerie fr. 6,572. -- = 4. 97 par cheval.

» la cavalerie » 13,401. 70 = 4; 82 » » » les exercices de cadres » 1,678. -- = 10. 82 » » Fr. 21,651. 70 = fr. 5. 09 par tête des 4251 chevaux, · ' Feuille fédérale, VI, année, vol. //.

16

182 Places En ce qui concerne les locaux des places d'armes d'armes, utilisées pour les écoles militaires fédérales, nous devons nous référer à ce qui a été dit dans notre dernier rapport, vu que depuis lors il n'a été apporté que peu ou point de changements essentiels en faveur du service et que les inconvénients signalés subsistent encore en majeure partie. Cependant les démarches ,, nécessaires ont été faites dans le but de désigner définitivement les places d'armes, après quoi les Cantons respectifs pourront être invités à faire davantage pour le logement convenable des troupes, les places d'exercice et de tir, etc. S'il n'a pu être fait davantage jusqu'à ce jour, il faut l'attribuer essentiellement à la circonstance que la portée de la centralisation de l'instructiou militaire était toujours encore en question et peut être maintenant considérée comme fixée par la centralisation des cours de répétition des carabiniers.

Il faut rappeler encore ici que l'état de la caserne à Thoune, point central de notre instruction militaire ne saurait plus se justifier. L'un des inspecteurs des différentes armes, lesquels sont d'ailleurs tous d'accord quant à la -nécessité de faire sans dotai des constructions, déclare dans son rapport qu'il saisira toutes les occasions pour reproduire cette demande jusqu'à ce qu'il ait été satisfait à un besoin aussi urgent.

Les plans et devis pour une nouvelle bâtisse sont dressés ; mais il y a divergences de vue au sujet de l'emplacement et de l'étendue de la caserne. Les uns proposent de bâtir sur l'allmend de Thoune, tandis que d'autres donnent la préférence à l'emplacement de la caserne actuelle ; les uns voudraient une caserne pour loger 100 hommes seulement, les autres estiment devoir porter le chiffre à 2000, Cette question est

183 jprès d'être résolue dans ce dernier sens par suite de l'extension de l'école militaire centrale à Thoune et par la centralisation des cours de répétition pour les carabiniers.

Un buste de marbre du Général Dufour, confectionné par le sculpteur Raphaël Christen à' Berne, a été exposé dans la salle de théorie à Thoune ; ce buste a été acheté au moyen de contributions volontaires ensuite d'un appel émanant d'un comité d'officiers formé à cet efiet.

Un certain nombre de Cantoins se sont conformés infanterie et cette année à la disposition de l'art. 2 de l'ordonnance carabiniers, du 14 Juin 1850, concernant l'envoi des plans d'instruction. Parmi les plans communiqués, ceux de Zurich, Unterwaiden le haut, Zug, Grisons (recrues), Soleure, Baie (Ville et Campagne) Schaffhouse, Thurgovie et Genève ont été approuvés sans objection comme ne renfermant rien de contraire aux dispositions de l'organisation militaire fédérale et l'exécution en a été recommandée. Les plans d'instruction de Lucerne, Unterwaiden le bas, Claris, Grisons, St-Gall, Appenzell les deux Rhodes), Argovie et Tessin ont pu pareillement ótre approuvés après quelques éclaircissements ·et des rectifications plus ou moins importantes. Le plan d'instruction du Canton de Vaud n'a été approuvé qu'exceptionnellement par le Conseil fédéral, le 12 Juin, eu égard à la transition non encore complète de l'ancienne organisation militaire à la nouvelle. Le plan d'instruction pour les cours de répétition de l'infanterie de Berne'a été premièrement "l'objet d'une correspondance étendue, parce que le Département militaire fédéral exigeait que 5 bataillons fussent réunis pour une double durée, comme n'ayant pas passé à l'in-

184 struction l'année précédente. Le haut Etat de Berne a prouvé que ces 5 bataillons avaient été dissous dans leur effectif par suite de l'organisation de 16 batailons formés des 14 anciens bataillons, et que les cadres et la troupe avaient été répartis dans d'autres bataillons ; que par conséquent ils ne pouvaient plus être appelés comme unités tactiques au cours de répétition. Là-dessus, le Conseil fédéral autorisa le Départemen militaire à ne pas insister pour que les dits bataillons fussent appelés pour une double durée, mais à exprimer le voeu que le bataillon Hebler qui avait assisté au camp de tactique de 1852 fût appelé au cours d'instruction : Ce ne fut qu'après recharge et en automne, que l'Etat de Schwyz envoya son plan d'instruction, IL a pu être approuvé moyennant des changements essentiels (instruction plus longue des chasseurs, réunion des recrues d'infanteria dans un bataillon d'école.) Un exercice complémentaire décrété l'année précédente pour les recrues de Glaris a été remis à cet Etat à sa demande instante et ensuite de circonstances particulières. Le haut Etat de Fribourg voulait d'abord mettre en ligne de compte le service actif de 2 compagnies de chasseurs et de 6 compagnies d'infanterie pendant et après les événements d'Avril, mais il se rendit aux arguments du Département militaire, en se conformant à l'art. 64 de l'organisation, militaire. L'Etat du Valais aussi dut être requis à diverses fois de satisfaire aux prescriptions du dit article, en ce qu'on lui donna à entendre que des considérations quelque urgentes qu'elles soient, ne donnent au Conseil fédéral aucune compétence p ou r dispenser de l'accomplissement des prescriptions de cette loi.

Or afin d'obtenir an état exact du nombre de

185 troupes et des espèces d'armes que les Cantons font instruire chaque année, ainsi que sur la durée du temps d'instruction, le Département militaire a fait confectionner un tableau qui a été envoyé aux Cantons pour en remplir lès rubriques.

En ce qui concerne l'instruction préparatoire des recrues-des armes spéciales, (art. 69 de l'a loi surl'organisati militaire fédérale) eue se présente comme suit : . . - - . . . ' .

186

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Soleure . . .

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Appenzell R. E.

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Grisons . . .

Argovie . . .

Thurgovie . .

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.

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-- _ Vand***) . . . . _ _ Neuchâtel . . .

Genève . . . .

--

7 12 -- 5 -- --6

-- -- 5 --5 --4 11 3 -- 19

) Pour Zurich il est à remarquer que toutes ces recrue ont en outre reçu une instruction 'de 12 demi-jours sans armes enr les places d'exercice.

**) Les recrues de Berne ont reçu une instruction deux ans auparavant dans les districts durant 3 semaines.

***-) Vaud n'a donné cette année aucune instruction préparatoire ; mais il déclare qu'il y sera pourvu pour l'année prochaine.

Tableau Je l'instruction donnée en 1855 Jans les cantons aux troupes des différentes

itéSEKV*:.

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Appenzell Rh.-E. .

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St. -Gali . . . .

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Vaud Valais Neuchâtel . . . .

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3 45 26 54 22 7 27 95 59

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7 22 10 7 G 21

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En outre plusieurs théorie» pour officier« et i o us -offici« r s.

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Un cours lie recrues et le cours de répétition de 1 bataillon ,' a été ajourné à 1&*.

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187 Relativement à la première instruction des recrues d'infanterie, aux cours de répétition des carabiniers et de l'infanterie de l'élite et de la réserve, et aux exercices de la Landwehr, il est à observer que malgré la rédaction claire et détaillée des rubriques, les réponses des Cantons n'ont pas été toutes données avec la précision et la clarté désirées. Cependant le Département militaire s'est efforcé de récapituler aussi bien que possible les matériaux existants et de les réunir en un tableau général comme suit.

.De ces troupes, les suivantes ont passé à l'inspection de MM. les inspecteurs des carabiniers et de l'infanterie.

  1. Arrondissement d'inspection. (Colonel Gmur.)

Zurich : 4 compagnies de carabiniers n° 2,21, 23, 35.

' 3 compagnies de carabiniers n° 74, 46, 47 (réserve.)

1 école de chasseurs.

1 bataillon de recrues d'infanterie.

5 bataillons d'infanterie n° 3, 5, 34, 48, 64.

3 bataillons de réserve n° 86, 87, 88.

(La suite de ce rapport au numéro prochain.)

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RAPPORT présenté à la haute Assemblée fédérale par le Conseil fédéral suisse, sur sa gestion pendant l'année 1853.

In

Bundesblatt

Dans

Feuille fédérale

In

Foglio federale

Jahr

1854

Année Anno Band

2

Volume Volume Heft

19

Cahier Numero Geschäftsnummer

---

Numéro d'affaire Numero dell'oggetto Datum

19.04.1854

Date Data Seite

149-187

Page Pagina Ref. No

10 056 607

Das Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv digitalisiert.

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