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Autriche, les district de Mistelbach et de Kronenburg; dans la Gallicie, les districts de Husiatyn et Borszezow. En Hongrie, on n'a signalé aucun cas nouveau depuis le 9 novembre.

Au commencement de novembre, la peste bovine régnait en Russie dans les gouvernements de Bessarabie, Volhynie, Jekaterinoslaw, Taurie et Cherson.

Berne, le 3 décembre 1881.

Le département fédéral du commerce et de l'agriculture.

# S T #

Assemblée fédérale.

Le 5 décembre 1881, les deux conseils législatifs de la Confédération suisse se sont réunis à Berne pour la première session de leur XIIe période législative.

La session du conseil national a été ouverte par le président d'âge, M Frédéric Seiler, de Bb'nigen (Berne), à Interlaken, qui a prononcé le discours suivant.

«Messieurs les membres du conseil national, «Suivant les dispositions de notre règlement, mes 73 ans me procurent l'honneur de vous souhaiter la bienvenue dans la ville fédérale et de présider à la constitution de ce conseil. Soyez tous les bienvenus, tant les anciens que les nouveaux députés. En saluant d'une façon tout particulièrement bienveillante, en sa qualité de nouveau collègue, l'homme qui a rédigé avec tant de distinction, dès le 6 novembre 1848 au 29 juin 1881, le procès-verbal de nos délibérations, je crois à bon droit être l'interprète de vos sentiments unanimes.

«Messieurs, taudis que d'ordinaire nous étions accoutumés à voir le fauteuil présidentiel occupé par des hommes d'une profonde

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érudition, aujourd'hui c'est un citoyen n'ayant pas fait d'études théoriques qui y siège. En effet, je suis de cette époque où le petit conseil de la république de Berne interdisait aux instituteurs de suivre un cours supérieur organisé par Philippe - Emmanuel Fellenberg ; à cette époque, le conseil d'église, eu dépit de la situation pitoyable en laquelle se trouvait l'école primaire, mettait en garde contre beaucoup d'instruction, de nature à le faire mécontent de son état et à l'exciter contre la divinité et le gouvernement.

«Messieurs, les graves événements des décades 1830 et 1840 ont aussi suscité dans notre patrie une longue série de violentes luttes politiques, dont sont enfin issues en 1348 nos institutions actuelles, grâces au concours énergique et persévérant d'hommes éprouvés.

« Je suis demeuré un ami et partisan déclaré du développement de l'école primaire, et comment en serait-il autrement, après les nombreuses expériences que j'ai faites durant l'époque susrappelée ?

J'envisage donc l'exécution de l'article 27 de la constitution comme l'un des problèmes les plus urgents et les plus dignes d'intérêt qui se présentent pour la législature qui s'ouvre aujourd'hui. Puisse-je être assez favorisé pour être encore là lorsqu'il recevra sa solution !

« Mais, le jeune homme une fois sorti des écoles, l'état ne doit pas l'abandonner sans protection au moment de son entrée dans la vie civile ; il faut d'abord veiller à ce que, avant qu'il dépose son bulletin de vote, il ait, suivant les données de l'enseignement de l'histoire, bien saisi quels sont les droits et les devoirs du citoyen.

De même, l'état ne doit plus tolérer qu'une grande partie de ses ressortissants soient employés comme des machines vivantes. Il faut que les ouvriers jouissent des fruits de leurs talents, de leurs connaissances et de leur assiduité an travail ; on y arrivera en édictant la loi projetée sur la protection des inventions dans l'industrie, l'agriculture, les modèles et plans.

« Lorsqu'un peuple a pour principe fondamental d'instruire le peuple et d'empêcher l'exploitation de l'intelligence des citoyens par la puissance brutale du capital, sa liberté ne saurait péricliter.

« Si nous abordons de la sorte les questions sociales, il sera impossible de voir en Suisse des événements tels qu'il s'en est présenté, à notre grand regret, dans d'autres pays ; au contraire, la confiance dans les autorités que le peuple s'est données lui-même, et dans l'efficacité de leurs oeuvres, confiance ébranlée dans certaines classes du peuple, renaîtra et grandira par la politique vraiment libérale et ayant pour but le bien général, qu'inaugurera le nouveau conseil. Si celui-ci remplit consciencieusement ses devoirs dans

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ce sens, on évitera à la patrie les assauts du referendum et des demandes de révision, en sorte que les oeuvres des représentants du peuple porteront d'excellents fruits.

« Puisse une longue et profonde paix mettre la Suisse à môme de panser les plaies que lui a causées une crise persistante enrayant son développement matériel et intellectuel, et puissent nos travaux ne jamais perdre ce but de vue.

«C'est dans cet espoir que je déclare ouverte la l re session de la 12° législature du conseil national.»

Des 145 membres qui forment aujourd'hui le conseil national, en conformité de la loi fédérale du 3 mai 1881, il y en a 101 qui faisaient déjà partie de la XIe législature ; les 44 autres sont nouveaux. Ces derniers se répartissent comme suit sur les différents cantons suisses.

Zurich 3 Berne .

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. 8 Lucerne .

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. 3 Schwyz .

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. 1 Fribourg .

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. 2 Soleure .

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. 2 Bille-ville .

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. 1 Appenzell-Rh. est..

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. 2 St-Gall 1 Grisons .

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. 4 Argovie.

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. 3 Thurgovie .

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. 1 Tessin 2 Vaud 3 Valais .

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. 1 Neuchàtel .

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. 3 Genève .

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. 4 Parmi les 145 membres, il reste encore trois élections à valider, savoir 2 dans le canton du Tessin et 1 dans le canton d'Argovie.

Les nouveaux membres suivants se sont présentés au conseil des états.

Pour Soleure : M. François Trog, d'Olten et Trimbach, préfet et ancien conseiller national, à Olten.

» Baie-ville » le Dr Fritz G-ottislieim, de Baie, chancelier d'état du canton de Baie-ville.

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Pour Schaffhouse : M. le Dr Gustave Scliocli, de Bauma (Zurich), avocat, à Schaffhouse.

» Argovie : » Armin Kellersberger, de Baden, avocat.

» Thurgovie : » Albert Sciierb, de Bischofszell, procureur général et ancien conseiller national.

» Vaud : » Alphonse Bory, de Coppet, député au grand conseil.

» Neuchâtel: » Louis Martin, de Ste-Croix (Vaud), ancien conseiller national, aux Verrières (Neuchâtel).

» Genève : » Adrien Laclienal, de Genève, avocat.

» Benjamin Dufernex, de Genève, avocat et ancien conseiller aux états. ;

Le 5 décembre 1881, le conseil des états a constitué son bureau comme suit.

Président: M. Auguste-Georges-Adrien Cornaz, de Moudon et de la Chaux-de-fonds, conseiller d'état, à Neuchâtel.

Vice-président : » Wilhelm Vigier, de Soleure, conseiller d'état.

Scrutateurs: » Joseph Chappex, de Massongex, conseiller d'état à Sion.

» Jean-Jacques Hohl, de Heiden, président de la cour suprême, à Hérisau.

Le 7 décembre, le conseil national a procédé comme suit à la constitution de son bureau.

Président : M. Charles Zyro, de Thoune, avocat, précédemment vice-président.

Scrutateurs : » Paul Wullièmoz, de Vuarrens (Vaud), receveur, à Payerne (Vaud).

» ßobert Durrer, de Thalwyl (Unterwalden-lebas), landammann, à Stans.

» Jean Moser, de Klein-Andelfingen, préfet.

» Gottlieb Serger, de Langnau (Berne), avocat, à Berne.

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