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XXXVme année. Volume IL NoNs 28.

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Samedili 26 mai 1883

Abonnement par année, (franco dans toute la Suisse) 4 francs.

Prix d'insertions 15 cent, la ligne. Les insertions doivent être transmises franco à l'expédition. -- Imprimerie et expédition de C. J. Wyss & Berne.

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RAPPORT présenté

à l'assemblée fédérale par le conseil fédéral sur sa gestion en 1882.

Département militaire.

I. Exécution de l'organisation militaire.

  1. Lois, ordonnances, instructions et règlements adoptés.
  2. Par l'assemblée fédérale.

Arrêté fédéral concernant l'application de la loi fédérale du ler mai 1850 aux acquisitions et agrandissements de places d'armes fédérales, du 28 janvier 1882.

Arrêté fédéral concernant l'agrandissement de la place d'exercices du Breitfeld, près Hérisau, du SI janvier 1882.

Arrêté fédéral concernant l'indemnité à payer par la Confédération aux cantons pour l'habillement et l'équipement des recrues de l'année 1883, pour l'entretien de tout l'habillement et pour la conservation d'une réserve d'équipement au complet pour une année, du 10 juin 1882.

Loi fédérale concernant une modification à l'article 107 de la loi sur l'organisation militaire de la Confédération suisse du 13 novembre 1874, du 16 juin 1882.

feuille fédérale suisse. Année XXXV. Vol. IL 55

784

Arrêté fédéral concernant la bonification île rations de fourrage en temps de paix, du 16 juin 1882.

Arrêté fédéral concernant l'acquisition do l'ancienne fabrique de machines à Aarau, du 21 décembre 1882.

Arrêté fédéral concernant la réduction du nombre des bataillons d'infanterie des cantons de Lucerne et de Fribourg, du 22 décembre 1882.

b. Par le conseil fédéral.

Règlement de service pour les troupes fédérales, du 10 j a n vier 1882.

Ordonnance sur le fusil à répétition suisse, avec planches et un appendice sur la carabine à répétition, du 7 mars 1882.

Instruction pour le service technique des sapeurs, école de sons-officier, du 31 mars 1882.

Instruction sur le service des troupes suisses eu campagne, du 31 mars 1882.

Ordonnance sur lu revolver au calibre de 7,5 mm. pour les.

officiers de troupes non montées, du 5 mai 1882.

Arrêté concernant une modification partielle de l'indicateur des distances de 1881, du 12 mai 1882.

Ordonnance sur l'équipement des chevaux d'officiers de l'armée fédérale (édition complétée), du 9 juin 1882.

Arrêté concernant la nomination des aumôniers dans l'élite, du 21 juillet 1882.

Ordonnance sur les ustensiles de cuisine des bataillons d'infanterie, du 11 août 1882, Ordonnance sur les ustensiles de cuisine personnels de l'infanterie et de la cavalerie, du 22 septembre 1882.

c. Par le département.

Prescriptions destinées à compléter le cadre d'officiers des bataillons d'infanterie de la landwehr, du 17 janvier 1882.

Instruction pour lu traitement, l'acclimatation et le dressage des chevaux de remonte, du 24 février 1882.

Règlement sur l'épreuve de tir dos armes do commerce, du 29 mars 1882.

785

Règlement sur le service des pièces de position, du 1er avril 1882.

Prescriptions concernant la remise de cartes topographiques aux écoles militaires, du 26 avril 1882.

Instruction d'équitation pour la cavalerie, du 27 juin 1882.

Instruction sur le remplacement des munitions, du 28 septembre 1882.

Règlement concernant la vente des revolvers à l'ordonnance suisse, par la fabrique d'armes fédérale, du 28 décembre 1882.

Sont en voie d'élaboration.

Ordonnance sur la mobilisation de l'armée fédérale.

Divers règlements pour l'état-major général et les différentes armes.

Le projet de règlement sur les transports militaires est assez avancé pour avoir pu être soumis au préavis des différentes compagnies de chemins do fer.

Comme les préavis des autorités, des officiers supérieurs, des sociétés et des officiers judiciaires ne nous sont pas encore tous parvenus, le projet de code pénal n'a pas pu être achevé pour ótre présenté.

2. Organisation du personnel.

Cette année a eu lieu la réélection périodique de tout le personnel de l'administration militaire, soit pour une nouvelle période Je -3 ans, du 1er avril 1882 au 31 mars 1885. A cette occasion, on n'a repourvu définitivement, dans le commissariat des guerres central, que les places du commissaire des guerres en chef et de ses deux chefs de bureau ; le reste du personnel n'a été renommé qu'à titre provisoire, en raison du projet de réorganisation de ce dicastère, soumis aux chambres fédérales.

M. le colonel Zangger, de Zurich, qui remplissait avec distinction depuis 1870 les fonctions de vétérinaire en chef, est décédé le 7 mars, après une longue maladie. Il a été remplacé par M. le major Potterat, de Niédens,. vétérinaire de division, promu en même temps au grade de lieutenant-colonel.

/ Ensuite d'acceptation de la direction de travaux de chemins de fer en Serbie, M. le colonel Jules Dumur, de Grandvaux, s'est retiré des fonctions de chef d'arme du génie qu'il remplissait depuis

786

l'entrée en vigueur de la nouvelle organisation militaire, ainsi que de celles de chef de la topographie du pays. Cet officier et ce fonctionnaire distingué a été remplacé par M. J.-J. Lochmann, de Eenens, promu en même temps au grade de colonel des troupes du génie.

. La direction du bureau d'état-major, section de l'état-major général, a été confiée provisoirement à M. le colonel A. Pfyffer, de Lucerne, actuellement commandant de la VIIIme division de l'armée.

M. le colonel Burnier, de Lausanne, a obtenu, avec remerciements pour ses longs et excellents services, la démission qu'il a liemandée, pour cause de sauté, de ses fonctions de chef de service au bureau d'état-major.

Les fonctions d'inspecteur du matériel auprès de la section administrative du matériel de guerre fédéral, ont été confiées ii M. Gotthard Bleuler, de Hirslanden.

On a de même repourvu, pour une nouvelle période, à la nomination de la commission des pensions, de la commission d'artillerie et du tribunal militaire de cassation.

II. Obligation du service.

Au 31 décembre 1882, on a libéré du service le personnel ciaprès7 qui avait le droit de l'être : 1. les officiers de tout grade et de toutes armes, nés en 1838, s'ils eu avaient fait la demande; 2. les sous-officiers et soldats de tout grade et de toutes armes-, nés eu 1838.

Sur la demande qu'ils en ont faite à temps, ou pour raison de service, on a transféré dans la landwehr : a. les capitaines nés en 1847, et les premiers-lieutenants et lieutenants nés en 1850 : et conformément aux prescriptions de la loi militaire: b. les autres militaires de toutes armes, nés en 1850; c. les sous-officiers et soldats de cavalerie qui comptaient dix ., années de service effectif; plus ceux qui, nés en 1850, n'avaient pas fait le service prescrit ou qui, en entrant plus -tard dans cette arme, ne s'étaient pas engagés auprès du chef de l'arme à servir plus longtemps dans l'élite.

787

III. Visite sanitaire et examen pédagogique de la troupe.

Le résultat général do la visite sanitaire, ]881, est le suivant : aifseTvice.

Ajournés.

1889 i liecrues 14,775 6,188 l **£ I Incorporés 1,693 889 7,077 Total 16,468 5,835 14,034 Recrues 1881 l Incorporés 1,409 753 iiiuui | Total 15,443 6,588

comparé à celui de Impropres.

Total.

29,699 5,936 35,635 29,379 5,260 34,639

Ont ainsi été déclarés propres au service :

1882 Recrues Incorporés

49,8% 28,5%

1881 47,8 % '26,8.%

Pour cent des recrues déclarées propres au service.

Arrondissements de division : I.

II.

III. IV.

V. VI. VII. Vili. Moyenne 67,6 52,6 50,6 52,9 53,7 49,5 52,4 69,9 55,1 67,0 48,5 52,0 61,0 56,6 52,2 62,2 58,9 51,0 58,6 44,8 49,1 , 44,7 44,9 45,2 48,3 49,3 48,2 56,8 41,2 48,5 49,4' 44,3 55,0 53,6 47,0 48,9 53,2 40,6 34.8 41,1 40,1 45,5 44,6 42,7 42,9 54,2 40,2 34,1 42,0 32,2 54,9 49,8 49,1 44,5 54,1 48,7 39,7 50,6 40,0 52,3 47,8 50,9 47,8 55,1 50,5 42,8 51,0 41,2 55,5 48,4 54,9 49,7 Différence 1881-1882 -(- 1,9.

Le nombre total des recrues déclarées aptes au service a été le suivant : en 1875 20,188 » 1876 . 15,428 » 1877 13,499 » 1878 14,063 » 1879 12,508 ·» 1880 12.967 » 1881 14,034 '» 1882 14,775

1875 1876 1877 1878 1879; 1880 1881 1882

78«

Le résultat de cette année a ainsi été le plus favorable depuis la nouvelle organisation militaire, sauf en 1875 et 1876 où le recrutement s'est trouvé renforcé d'une manière anormale par un grand nombre d'hommes de classes d'âge antérieures.

L'augmentation du nombre des recrues pour 1883 provient aussi de ce que, conformément aux ordres qu'elles avaient reçus, les commissions de visite sanitaire ont admis au service les homme?

bien bâtis et bien doués, quoique ne remplissant pas les conditions voulues sons tous les rapports. De cette manière, Parm«e n'a pas été privée d'un assez grand nombre d'excellents éléments.

Le nombre des hommes incorporés qui se sont présentés pour être réformés, s'est aussi élevé à environ 700 hommes de plus qu'en 1881. Cette augmentation provient essentiellement de la landwehr qui avait pour la première fois son cours de répétition cette année et qui a fourni un fort contingent d'hommes renvoyés devant les commissions de visite sanitaire. Aussi longtemps que les intéressés ne faisaient pas de service, ils n'avaient aucun motif de se faire transférer dans le nombre de ceux astreints au paiement, de la taxe militaire.

L'inscription, qui se fait depuis plusieurs années, du nombrt 1 de recrues visitées par jour dans les arrondissements de recrutement, et du temps qui doit y être consacré, a de nouveau été reconnue cette année comme une excellente mesure, car elle prévient une surcharge de travail pour les experts. Il n'y a plus que de rares cantons où l'appel des hommes se fasse encore trop superficiellement et où ils sont inégalement répartis.

Examens pédagogiques. Quoique l'on ait déjà voué, depuis nombre d'années, une grande attention à ces examens, l'intérêt qu'ils présentent s'est encore accru cette année.

Afin' d'introduire le plus d'uniformité possible dans les examens et dans leur appréciation, il y a eu, conformément anx voeux exprimés dans le sein des chambres fédérales, à l'occasion de l'examen du rapport de gestion pour 1881, une conférence des experts et de leurs remplaçants, avant le recrutement, conférence dans laquelle on est convenu du procédé à suivre dans les examens pédagogiques et d'une qualification uniforme de leurs résultats.

Des instructions semblables ont aussi été données, autant que possible, aux aides auxquels on a dû avoir recours, en sorte que les différences ont été notablement réduites et .qu'en général, les notes d'appréciation ont été données avec plus d'uniformité, san< toutefois que cette uniformité ait été absolument parfaite partout.

789

Suivant le voeu exprimé et mentionné ci-dessus, le nombre des aides a été réduit et le personnel auxiliaire a subi le moins de ·changement possible. Leur travail a aussi été beaucoup plus pratique et parfois même très bon.

Si l'on doit saluer la présence des autorités scolaires et des instituteurs aux examens, parce qu'elle leur procure souvent l'occasion d'apprendre à se connaître eux-mêmes et parce qu'il en résulte des améliorations pour l'instruction scolaire, il y a, lieu, en revanche, de blâmer l'affluence souvent trop grande qui s'est produite et qui pur là était devenu gênante. Non seulement on court le danger de voir des auditeurs prendre part à la solution des questions posées, mais encore les examinateurs et les examinés sont troublés; en un mot, un auditoire trop nombreux compromet le résultat uniforme des examens.

il n'y a pas lieu de s'étendre dans ce rapport aux résultats ·obtenus dans les diverses branches des examens, parce que les contrôles pédagogiques, soit la statistique qui en a été faite, contiennent tous les renseignements nécessaires à cet égard ; nous ferons seulement remarquer qu'en général ces résultats sont évidemment meilleurs que par le passé. Il pourrait être beaucoup contribué à l'uniformité des examens, si les examinateurs, les experts et les aides pouvaient être réimis dans un cours de quelques jours pour se familiariser avec le sujet, les questions à poser et la manière d'apprécier les réponses qui y seraient faites. Ce cours, où tous les asMstants seraient mis à contribution dans la sphère de leur activité, aurait certainement une valeur considérable. On arriverait non seulement à s'entendre complètement sur le mode de procéder à l'examen des recrues, mais on se mettrait aussi pins d'accord sur les limites dans lesquelles une instruction primaire suffisante devrait ·<;tre circonscrite, le but poursuivi par notre.écolo primaire serait plus sérieusement atteint et .les discussions et décisions qui en résulteraient, ne manqueraient certainement pas d'avoir encore plus d'efficacité.

IV. Recrutement.

Les rapports des officiers qui, en automne 1882, ont dirigé le recrutement pour 1883, constatent que la marche des opérations a été régulière et uniforme. La discipline s'est notablement améliorée et, à l'exception des cas de simulation, les punitions ont été rares.

Tous les fonctionnaires fédéraux et cantonaux qui ont coopéré au recrutement se sont acquittés de leur tâche avec zèle et persévérance. Le nombre des hommes astreints à se présenter s'est no«

790

tablement augmenté depuis l'année dernière, et l'efîctif plus élevé de recrues qui en est résulté a été attribué essentiellement à l'infanterie. Par les motifs déjà invoqués antérieurement, on a aussi recruté pour 1883 un plus grand nombre d'hommes pour les compagnies d'administration. Le recrutement des ouvriers rencontre toujours beaucoup de difficultés dans la plupart des arrondissements de division, eiisorte qu'on ne peut trouver qu'avec peine les hommes nécessaires pour les corps.

Le recrutement des trompettes et d'une partie des ouvriers nécessaires pour les troupes montées n'a pas eu non plus cette année le résultat voulu, c'est pourquoi il faudra chercher les voies et moyens de remédier à cet inconvénient. Mais- ce sera quelque peu difficile sans un sacrifice quelconque.

Le nombre des recrues de cavalerie est resté au-dessous de celui de l'année dernière. Ce fait doit être attribué essentiellement au mauvais état des affaires, c'est-à-dire à une situation générale critique. Il est possible, toutefois, qu'en donnant un uniforme plus élégant aux cavaliers, on parviendrait à augmenter l'effuctif do cette arme.

Quant aux qualités physiques et intellectuelles des recrue^,, nous nous référons aux observations contenues au chapitre « Instruction, Ecoles de recrues ». Dans l'artillerie, en particulier, ou t'ait remarquer que l'on continue encore toujours de recruter des hommes trop petits et trop faibles pour l'artillerie de position et le train, et que leurs qualités intellectuelles laissent également k désirer.

Nous donnons dans les tableaux ci-après les résultats détaillésdu recrutement par classes d'âge et par armes.

I. Par classes d'âge.

1

Arrondissement de division.

1863.

1862.

1861. " 1860.

1859.

1858.

Anté-

1857. , 1856. rieures. Total.

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i

i i

i

1.

1,637

209

124

39

17

13

6

IL

1,340

152

98

43

13

6

3

4 2

III,

1,276

192

103

30

12

2

5

3

--

1,623

1,230

185

86

14

10

6

--

--

1,531

V.

1,409

456

186

30

11

4

-- 2

VI.

1,719

2:36

144

37

19

8

2

3

-- 6

Vil.

1,523

172

104

26

8

4

1

1

2

1,841

VIII.

1,330

217

164

48

24

3

1

1.

--

1,788

11,464

1,819

1,009

267

114

46

20

9

14,766

'

IV

'

Total

4

18

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2,050 !

1,657

2,102 2,174 ;

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Soldats g\§.

du train. * S Batteries de montagne.

Compagnies de position.

Soldats o. o du parc. ^ 2.

Soldats g s du train.___jMo__ Compagnies d'artificiers.

Bataillons du train.

Pontonniers.

Troupes d'administration.

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1s-

Troupes sanitaires.

CJ h^ *-

09 -*

Pionniers.

h^- hf=- C" O' t^. f C" C" O O C s O ^ l C n * --' C ï - ^ l

Vi

93

Sapeurs.

o

^-

Artillerie.

to *co *·

Cavalerie.

bO

H- l

Fusiliers.

Infanterie.

h-1 *CO CD

Arrondissement de division.

792

M

II a été recru té en proportion de l'effectif réglementaire : --o Recrues.

Infanterie .

.

Cavalerie Artillerie .

Génie . <· .

Troupes sanitaires .

» d'administration .

.

.

.

.

11,442 349 1,710 742 410 113

Sur l'effectif réglementaire de;

»/.

77,576 'hommes.

3,412 14,622 » 4,898 » 4,406 376

14,8 10,3 11,7

15,i 9,3

30,,

La proportion entre les classes d'âge les plus jeunes et les plus anciennes est la suivante pour les derniers recrutements :

1883

1882

1881

Classes d'âge.

La plus jeune lu 2» .

.

. · .

la 3.» la 4e la 5e dusses plus anciennes

11,4.64 1,819 1,009 267 114 93

10,808 1,731 1,026 292 82 95 14,034

(1862) (1861) (1860) (1859) (1858) (57 -- 54)

12,967

(1861) (1860) (1859) (1858) (1857) (56-55)

6

1882 % 77

10!

1^,33

1881 °/o

76, M 12-04

'83

' '3l

8

1.81

2 '08

1-.7

'49

o.T7

0,58

o,M

0-03

0.88

0,K8

100

100

100

793

14,766

(1863) (1862) (1861) (1860) (1859) (58-55)

9886 1562 1101 256 85 77

1883 % 77 >«.

12,3.3

794

La proportion entre le nombre des recrues exercées et de celles recrutées, est la suivante : Recrutées.

Infanterie .

. . . 10,606 hommes, Cavalerie .

.

.

386 » Artillerie .

.

.

1,764 » Génie .

.

.

.

751 .» Troupes sanitaires .

421 » » d'administration 106 »

Instruites.

9,444 hommes, 37f> * 1,639 » 688 » 399 » 96 »

% 89,0 97,, 92,9 91.,, 94,g 90,,,

La moyenne des recrues réellement instruites est donc ainsi d'environ 92 °/0. » En 1879, elle était de 92%.

» 1880, ·» » » 91 Q/0.

» .1881, » » » 92%.

En admettant une moyenne de 9 % d'hommes faisant défaut, -le nombre des recrues pour 1883 sera de 13,437 hommes. Le budget en prévoyait 13,150. Comme il se présente encore toujours chaque année un certain nombre d'hommes de classes d'âge antérieures pour compléter leur instruction, il est à peu près certain que nous aurons besoin d'un crédit supplémentaire.

V. Effectif de l'armée fédérale.

Par arrêté fédéral du 22 décembre 1882, et en considération de l'effectif insuffisant des bataillons de fusiliers fournis par les cantons de Lucerne et de Fribourg, vous avez décidé de réduire d'un, le nombre de ces bataillons. L'exécution de cet arrêté rentre dans l'exercice de 1883 ensorte que nous y reviendrons dans noire prochain rapport de gestion.

L'effectif de contrôle de l'armée, au 1er janvier 1883, suivant :

est le

795 A. Elite.

Effectif 1. Par division : réglementaire.

.

13,491 pI division .

12,717 II 12,717 IIP » 12,717 IV e » .

13,491 V e » .

12,717 VI« ' » .

12,717 VIIe » .

\ .

.

12,717 VHP » Officiers et troupes ne faisant pas 2,104 partie des divisions Officiers et secrétaires d'état-tnajor à teneur de l'article 58 de l'organisation militaire .

.

.

.

Total 105,388 2. Par armes : Etat -major général et section des 541) chemins de fer 44 Officiers judiciaires .

.

77,576S) 1 nfanterie .

3,412 Cavalerie .

14,500 Artillerie .

4,898 Génie 4,528 Troupes sanitaires .

» d'administration 376 ^ Total 105,388 e

Etat effectif 1883.

1882.

16,527 16,947 13,507 13,483 11,660 12,059 11,476 11,384 15,064 15,101 14,600 14,721 16.050 15,981 13,429 13,752 2,339

2,391

249 265 114,917 116,068

70 69 34 33 83,522 85,235 2,929 2,861 17,343 17,486 5,321 5,660 4,249 4,309 1,051 813 114,917 116,068

B. Landwehr.

Par armes : Infanterie Cavalerie .

Artillerie .

Génie .

Troupes sanitaires » d'administration

.

Total

77,392 3,396 7,984 4,882 2,982 376 97,012

75,425 77,463 2,420 2,396 8,656 8,680 2,232 2,206 1 ,332 · 1,287 120 220 90,259 92,178

') Le chiffre des officiers de la section des chemins de fer de l'étatmajor2 général n'est pas fixé par la loi et ue figure dès lors pas ici.

) Y compris les aumpniers attachés aux états-majors des régiments d'infanterie et ceux des lazarets de campagne, places qui, toutefois, ne sont pas pourvues.

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798 II résulte des rapports de l'infanterie, de l'artillerie et du génie, sur les corps de la landwehr qui ont été appelés cette année à leur cours de répétition, que les cadres de ces unités de troupes présentent encore de nombreuses lacunes, notamment parmi les officiers.

VI. Instruction.

Personnel d'instruction.

Ce personnel compte l'effectif suivant : Infanterie .

Cavalerie Artillerie .

Génie.

Sanitaire Administration Total

Réglementaire.

105 hommes.

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A fia 1882.

103 hommes.

16 » 37 > 8 » 8 2 »

179 hommes.

174 hommes.

Ce personnel a été renommé cette année pour une nouvelle période de trois ans. Quant aux services qu'il rend, nous nous référons aux rapports des chefs d'armes.

L'insuffisance du personnel d'instruction d'infanterie s'est t'ait sentir encore davantage cette année que précédemment, depuis l'introduction des cours de répétition de landwehr. Le personnel d'instruction nécessaire pour les écoles centrales est toujours difficile à trouver. Si l'instructeur en chef de l'infanterie n'avait pas parfois à sa disposition des officiers qualifiés de l'état-major général, il aurait souvent les plus grands embarras de trouver les instructeurs nécessaires pour les écoles centrales, car il est de moins en moins possible de les prendre dans les arrondissements de division. On a dès lors reconnu la nécessité absolue de donner à la plus haute école militaire du pays un personnel enseignant spécial, placé sous les ordres directs de l'instructeur en chef qui, avec cet appui, aurait ainsi la possibilité d'utiliser plus avantageusement encore le temps considérable qu'il doit consacrer aux préparatifs nécessaires pour donner, dans les écoles centrales, les théories sur les sciences militaires ; il en résulterait aussi le plus grand bien pour l'instruction des officiers ens-mêmes. Deux instructeurs de Iro classe

799 suffiraient pour les besoins les plus urgents, sans une augmentation .considérable de frais, car il en résulterait d'autre part des économies, puisque ces instructeurs pourraient aussi être employés dans d'autres armes.

Des difficultés semblables se présentent lorsqu'il s'agit de commander des instructeurs de IIme classe aux écoles de tir et aux ·cours de répétition des corps de troupes combinés d'autres armes.

Les arrondissements sont rarement dans le cas de pouvoir disposer pour cela d'un de leurs 8 instructeurs dé IIme classe, on pourrait aussi satisfaire ici aux besoins les plus urgents si, comme dans l'artillerie, on introduisait l'institution des aspirants-instructeurs, qui a été reconnue de toute utilité pour former de bons instructeurs. Il serait suffisant dans ce but d'augmenter de quelques milliers de francs le crédit alloué pour l'emploi d'aides-instructeurs.

Le défaut d'instructeurs de lre classe et d'instructeurs de tambours continuera d'exister aussi longtemps que ce personnel ne sera pas quelque peu augmenté, mais il faut un projet de loi spécial pour remédier à cet inconvénient.

Instruction préparatoire.

Les cantons ont reçu le même questionnaire pour faire leur rapport sur l'année scolaire 1881/82 que pour celui de 1880/81.

21 cantons (18 en 1881) ont fourni des indications plus ou moins complètes sur l'état de l'instruction préparatoire dans les écoles primaires et supérieures ; 20 cantons (15 en 1881) ont fait rapport sur la fréquentation de la gymnastique. Des indications statistiques complètes et dignes de confiance ont été fournies par 16 cantons (13 en 1881). S'il n'est pas encore possible aujourd'hui de donner des renseignements absolument complets sur l'instruction préparatoire, nous avons cependant la certitude que notre rapport deviendra d'année en .année plus exact et plus détaillé.

Divers cantons continuent d'iusister sur les difficultés que rencontre l'introduction de l'enseignement de la gymnastique, soit pour cause de maîtres, de places et de locaux'de gymnastique insuffisants, soit pour cause de temps, de température et d'autres circonstances, notamment dans les contrées montagneuses ; d'autre part, il résulte aussi des rapports et des tableaux ci-après, qu'il a été fait des progrès évidents, que le nombre des communes scolaires dans lesquelles on enseigne la- gymnastique, augmente constamment, que la fréquentation de la gymnastique s'accroit dans la même proportion et que la plupart des cantons se donnent réellement la peine Feuille fédérale suisse. Année XXXV.

Vol. IL

56

800

de se conformer aux exigences prescrites. Nous apprenons de plusieurs cantons que la gymnastique gagne de plus en plus du terrain dans la campagne, que la résistance passive des communes commence à se relâcher et que les préjugés qui existaient contre cette branche d'instruction, disparaissent. Mais on fait aussi remarquer que les autorités devront encore vouer pendant longtemps une sollicitude et une attention toutes particulières à cette branche d'enseignement, que les exhortations et les inspections surtout, conduiront seules au but, mais que des mesures de contrainte n'aboutiraient, en revanche, à rien ou à peu près à rien.

Les cantons d'Uri, Appenzéll Bh.-Ext., Appenaell Eli.-Int. et Tessin font les communications suivantes, dans des rapports d'une portée générale : Uri. Le conseil de l'instruction publique a décidé d'introduire,, au commencement de l'année scolaire 1882 -- 1883, la gymnastique, déclarée branche d'instruction obligatoire par arrêté du grand conseil, du 12 avril 1881. Dans ce but, il y a eu eu 1882 un cours de gymnastique de 8 jours qui a été suivi par 12 instituteurs primaires et par 9 aspirants instituteurs.

Appenzell Wi.-Ext. Le grand conseil a décidé le 27 mars 1882, que l'enseignement de la gymnastique serait introduit à, partir du er 1 mai 1882 'et que les communes seraient' invitées à se pourvoir de places de gymnastique remplissant les conditions voulues et à faire. l'acquisition de-cannes en fer.

Appeneell Rii.-Int. annonce que la gymnastique sera enseignée dans l'arrondissement scolaire d'Appenzell, dès l'ouverture de l'année scolaire 1883, et que les instituteurs qualifiés pour donner cet enseignement, ont déjà été désignés.

Dans, le Tessin, l'instruction de la gymnastique est enseignée depuis longtemps dans les écoles normales d'instituteurs. En revanche, ce canton déclare que le manque absolu d'instituteurs qualifiés est une difficulté insurmontable pour l'introduction de cet enseignement dans les écoles primaires et secondaires, et que ce ne sera que dans quelques années seulement que l'on pourra se conformer aux prescriptions fédérales, lorsque des instituteurs capables d'enseigner la gymnastique sortiront de l'école normale et remplaceront ainsi peu à peu les anjciens instituteurs. Le canton du Tessin est encore le seul qui n'ait rien fait pour introduire renseignement de la gymnastique dans les écoles primaires, et qui attende tout de l'avenir. L'affirmation que ce canton manque absolument d'instituteurs de gymnastique, est contredite par le fait que depuis 1875, 62 aspirants instituteurs du Tessin ont assisté à l'école des

801 recrues instituteurs où ils ont certainement acquis, plus ou moins, les capacités nécessaires pour enseigner la, gymnastique à leur tour.

Dans la plupart des autres cantons, nous constatons par les rapports que nous avons reçus d'eux, qu'ils ont pris toutes les mesures nécessaires pour généraliser l'enseignement de la gymnastique et former des instituteurs capables de l'instruire.

Berne a adopté un nouveau plan d'instruction pour le séminaire de Mnnchenbuchsee ; il prévoit deux ' heures de gymnastique par semaine pour chacune des 4 classes annuelles. Dans la classe supérieure, on procède aussi à des exercices militaires d'après l'école de soldat. A l'université de Baie, on donne aussi, à partir de 1883, .des cours sur la formation des instituteurs pour l'enseigneO inent de la gymnastique, comme sur la connaissance et les fonctions du corps humain, la méthodique, l'histoire et la littérature de gymnastique. Des cours d'instituteurs de gymnastique ont eu lieu dans les cantons de Scliwyz, Argovie et Genève ; dans les conférences d'instituteurs du canton de St-Gall, on y pratique constammentdès exercices gymnastiques. Soleure a adopté un programme de gymnastique spécial pour les écoles primaires, programme qui est suivi avec succès dans la plupart des écoles. Dans le nouveau plan d'instruction du canton de Neuchâtel pour les écoles primaires, le but et les exigences de l'instruction de la gymnastique ont été déterminés exactement pour chaque classe d'âge. Des ordonnances et des instructions sur l'introduction de l'enseignement de la gymnastique ou sur l'acquisition de places et d'engins do gymnastique, ont été rendues par les cantons de Sclwvyz, Baie-Campagne, St-Gall, Grisons et Valais. Zurich a ordonné aux autorités scolaires de district de procéder rigoureusement contre les communes qui ne se sont pas encore procuré des places ou des engins de gymnastique.

L'état a accordé des subsides de 50 à 600 francs pour 10 nouvelles places de gymnastique. De nouvelles halles de gymnastique ont été construites ou sont en construction : 8 dans le canton de Berne, 2 dans le Valais, 2 dans le canton de Vaud et 3 à Genève.

Zurich a donné l'ordre aux autorités scolaires de district de désigner dans leur sein ou en dehors, des inspecteurs de gymnastique pour exercer une surveillance^ régulière sur l'enseignement de la gymnastique. On a nommé en outre un inspecteur cantonal de gymnastique, qui, de concert avec les inspecteurs de district, surveille l'exécution uniforme des prescriptions rendues par les autorités supérieures et qui procède à des inspections en cas de besoin.

Genève- fait .inspecter chaque année l'enseignement de la gymnastique donné dans toutes les écoles, par un inspecteur spécial.

Schwyz a réuni des examens de gymnastique à ses examens ordi-

802

naires. Des examens spéciaux de gymnastique, ou des réunions de gymnastique par district et par arrondissement, ont eu lieu dans les cantons de Zurich, Soleure, Argovie et Thurgovie.

Les tableaux ci-après sur l'état de l'instruction préparatoire, contiennent aussi une comparaison des résultats de l'année scolaire 1881 --1882 avec ceux de l'année précédente. Les résultats se sont améliorés, soit par suite des rapports plus exacts faits par les cantons, soit par suite des efforts et des progrès réalisés dans un grand nombre de cantons. Nous ferons essentiellement ressortir les données suivantes : a. Le tableau I mentionne 3570 communes à écoles primaires, au lieu ' de 3061 l'année précédente. 55 % de ces communes ont des places de gymnastique suffisantes (50 % en 1881). 58 % possèdent les engins nécessaires (54% en 1881). Le nombre des locaux de gymnastique s'est élevé de 221 à 275. Le canton d'Unterwalden-le-Haut, est le seul dans lequel toutes les communes possèdent une place de gymnastique. Dans les cantons as Fribourg et de Thurgovie, il n'y a que peu de communes qui n'en possèdent pas encore une. Cet état de choses favorable existe aussi dans les cantons de Zurich, Bâle-Ville et Schaffhouse. En outre, les cantons d'Unterwalden-le-Haut, Baie-Ville et Schaffhouse sont de nouveau les seuls où toutes les communes sont dotées d'engins de gymnastique ; les cantons qui s'en rapprochent le plus sont Argovie. Zurich et Fribourg.

1). Sur 4461 écoles primaires, 797 reçoivent l'instruction de la gymnastique toute l'année, 3544 peudant une partie de l'année et 1120 dans lesquelles on ne l'enseigne pas encore. Le nombre de ces dernières est de 7 % inférieur à celui de l'année précédente et représente aujourd'hui encore le quart de toutes les écoles mentionnées dans les rapports. Ici encore, ce sont de nouveau les cantons d'Unterwalden-le-Haut, Sale-Ville et Schaffhouse dans lesquels toutes les écoles reçoivent cette instruction. Il n'y a plus que quelques rares communes des cantons de Zurich, Zoug, Soleure, Sale-Campagne, Fribourg, Genève et Argovie où cet enseignement fasse encore défaut. .Sur les 21 cantons qui ont fourni un rapport, celui de Lucerne est le seul qui n'ait fait aucun progrès, ni dans les écoles primaires, ni dans les écoles secondaires. Son rapport de 1882 est presque le même, dans toutes ses parties, que celui de 1881.

c. Le nombre des instituteurs primaires capables d'enseigner la gymnastique est de 4008 dans 19 cantons, soit environ le 80 % des instituteurs employés. Il en a été instruit jusqu'ici 2457 dans les écoles de recrues instituteurs.

803

d. Les rapports' des cantons qui ont des écoles de répétition ou complémentaires, contiennent les indications suivantes : Dans quelques communes .du canton de Zuricli, on a introduit volontairement pour le moment, l'enseignement de la gymnastique pour les jeunes gens astreints à fréquenter l'école complémentaire.

Sur 49 écoles d'application du canton de Lucerne, 21 reçoivent quelque peu d'instruction de gymnastique. Dans 4 écoles de répétition -du canton de Zoug, les élèves suivent l'enseignement de la gymnastique des élèves des écoles primaires. Dans le canton de St-Gall, 1994 élèves des écoles de répétition reçoivent l'instruction gymnastique. Les élèves des écoles de répétition du canton de Glaris ne reçoivent pas encore cette instruction. Sur 60 écoles de répétition du canton de Neuchâtel, 45 reçoivent cette instruction et 15 pas encore.

e. La situation est assez favorable dans les écoles primaires supérieures (écoles secondaires et écoles réaies de district). Sur 359 écoles de ce genre, dans 20 cantons (tableau II). il y a encore 52 écoles sans place de gymnastique suffisante et 42 ne possédant pas encore d'engins de gymnastique. 116 écoles ont des locaux de gymnastique et il n'y en a que 13 qui ne reçoivent aucune instruction de gymnastique.

f. Sur 68 écoles moyennes de 17 cantons, il n'y en a qu'une seule dans le canton de Vaud où l'on n'enseigne pas la gymnastique.

y. Le tableau III donne des renseignements sur la fréquentation de la gymnastique dans 20 cantons ; toutefois, les indications ne sont complètes que pour 17 cantons. Dans ces cantons, ainsi que dans celui de Vaud, dont le rapport ne mentionne la fréquentation de la gymnastique que pour un arrondissement scolaire et pour. Il écoles supérieures, il y a 116,148 élèves qui reçoivent l'instruction de la gymnastique comme suit : 37,316 élèves = 32,1 % (1881 = 27,6 e/0) pendant toute l'année; 56,157 élèves = 48,4 % (1881 = 48,4 % également) pendant une partie de l'année ; , 22,675 élèves = 19,5 % (1881 = 24 °/0) ne la reçoivent pas encore, ou les */5 de ces élèves reçoivent cette instruction (1881 = 3/,i)> et */g ne la reçoivent pas encore (1881 = J/4). En totalité, 95,681 élèves suivent l'instruction de la gymnastique dans 21 cantons.

Ce sont de nouveau les cantons de Sale-Ville et de Schaffhouse, et peut-être aussi 'Unterwalden-le-Haut, où tous les écoliers assistent k l'enseignement de la gymnastique. Les 14 autres cantons qui ont

804

fourni des renseignements complets sur la fréquentation de la gymnastique, se classent dans l'ordre suivant : °//o Zoug a encore 2 '/4 o//o d'élèves, 1881 = 15 » » » -- 16 Y« » 2. Soleure 3 Va » %> » » » = 5 Y, 3 Va » 3. Argovie » » -- 1 V« » 4. Baie- Campagne » 3 3/4 » » » » £ != 13 5. Berne 7 '/4 » » » » » » = 8 6. Pribourg 6 » » = » » 7. Thnrgovie 8 3/4 » 7 V« » 10 % » » » 8. Schwyz » = non indiqué » 10 3/4 » » » = 9 Y, /o »· 9. Neiichatel » 26 Va » » » = 33 Y, » » 10. Zurich » » 26 Va » » » = non indiqué 11. Genève t> » 43 » » » = 43 Y« °//o 12. Lucerne » » 46 Y* » ï> » = 56 » 13. St-Gall » » 62 » » » = 56 Y" » 14. Glaris sans instruction gymnastique.

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Nous pouvons ainsi supposer, avec assez de certitude, qu'en présence des efforts persévérants que font les autorités de la plupart des cantons pour pourvoir à l'exécution des prescriptions réglementaires, et si pour l'avenir les progrès sont les mêmes qu'e cette année, le plus grand nombre des jeunes gens de 10 à 15 ans recevront tous, dans un avenir peu éloigné, l'enseignement de la gymnastique. Ils ne recevront sans doute pas tous cette intruction, d'une manière ininterrompue, dès l'âge de 10 ans, mais il la recevront cependant régulièrement pendant plusieurs mois de chacune des années scolaires où cette branche d'instruction est obligatoire.

Maintenant que les difficultés d'introduire la gymnastique dans l'école ont été peu à peu surmontées et disparaîtront successivement, nous serons en mesure d'examiner le projet élaboré par la commission de gymnastique, mais non encore soumis à notre département militaire, pour l'exécution de l'instruction préparatoire, dès la sortie de l'école jusqu'à l'âge de 20 ans, et de rendre encore, dans le courant de cette année, les ordonnances y relatives, et de faire pourvoir à leur exécution.

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capables d'enseigner la gymnastique.

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ncapables de donner cet enseignement.

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877 35 55 266 83 40 9 21

540 173 105 36 84 337 160 31

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1635 1517

672 520

1401 1078

1497 1463

275 221

Augmentation r pr 1881/82 Diminution p 1881/82

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Tous les instituteurs primaires du canton de Genice sont tenus d'enseigner la gymnastique.

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La gymnastique est Nombre dea enseignée à l'école instituteurs primaires : primaire :

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II. Ecoles publiques supérieures (écoles secondaires, réaies et de district) et écoles moyennes (gymnases, écoles industrielles et collèges).

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III. Nombre des garçons de 10 à 15 ans, de toutes les écoles et de tous les degrés, qui reçoivent l'instruction de la gymnastique.

Cantons.

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  1. Zurich env. 5,000 5,375 2. Berne 1,597 3. Lucerne . .

964 4. Schwyz b. Unterwalden-le-Haut. .

"Ï87 6. Glaris . . . .

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521 7. Zoug . .

S. Fri bourg 1,105 1,109 9. Solettre 10. Baie- Ville 2,446 1,355 11. Baie-Campagne. . . .

1,160 12. Schaffhcmse 13. St-Gall 1.755 3Ì941 14. Argovie 655 15. Thurgovie ' 526 16. Vaud -- » 677 5,546 17. Neuchâtel 3,397 18. Genève . . .

. .

env. 6.200 21,885 3,768 525 en?. 300 215 336 4;352 3.104 336 1,722 545 2,907 5.620 3,678 164 30 470

en». 4,000 2,124 4,061 187

Total pour 1881/1882 . . .

Total pour 1880/1 881- . . .

37,316 28,282

56,157 49,550

22,675 24,628

Augmentation pour 1881/82 Diminution pour 1881/82

9,034

6,607

670 20 485 155 123

4,056 382 422 env. 4,000 24 727 1,239

1,953

Total.

env.15,200 29,384 9,426 1,676 env. 300 !

1,072' 1 077* 5.942 4Ì368 1 2.782 3,200 1,705 8.7183 9,943 4,755 !

4.690^ i 7315 6,743 4,636

Observations.

1

1 Parmi les élèves qui ne suivent pas les cours de gymnastique, il y a 490z élèves d'écoles de répétition.

Non compris les élèves des écoles privées.

3 Y compris tous les élèves des écoles complémentaires.

4 Indications du Ie' arrondissement scolaire.

.

5 Indications de 11 écoles supérieures.

116,148 102,460 13,688

Observation. Les cantons d'Un terwalden-le- Bas, Grisons et Tessin n'Itidiquent que es ólùves qui fréquentent la gymnastique : Unterwalden-le-Bas 155, Grisons 2053 élèves f rimaires, Te ssln 490 élèves d'étaWissenlents pédagogiques supérieurs.

809

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a.

Une partie Toute de l'année.

l'année.

810

Cours d'instruction.

À. Etat-major général.

  1. Ecoles.

Il y a eu deux cours d'état-major général et un cours pour secrétaires d'état-major. Puis une reconnaissance technique par des officiers de la section des chemins de fer.

Le 1er cours d'état-major général a duré 6 semaines. 18 officiers y ont pris part, dont 4 officiers de troupes. A la clôture du cours, 3 de ces derniers ont été admis dans le corps d'état-major général. La partie théorique du service a été suivie d'une reconnaissance de 14 jours, basée sur des suppositions stratégiques et tactiques.

Le 2e cours a duré 4 semaine est a été suivi par 19 officiers supérieurs, pour la plupart, du corps de Pétat-major général. Ce cours a été consacré à une reconnaissance des Grisons, préparée par les travaux qui ont été faits ces dernières années sur la géographie militaire du pays.

Le cours des secrétaires d'état-major a duré 3 semaines. 16 hommes y ont pris part sous la direction de 3 officiers d'étatmajor général ; 3 sous-officiers de troupes ou soldats qui y assistaient ont été nommés secrétaires d'état-major à la fin du service.

Ce cours théorique était le premier pour secrétaires d'étatmajor depuis l'existence de la nouvelle organisation militaire. Les résultats ont été ce qu'on en attendait.

La reconnaissance des officiers de la section des chemins de fer a été faite par 5 d'entre eux sur le chemin de fer du Gothard ouvert peu de temps avant. Ils ont présenté un rapport détaillé et d'une réelle valeur.

2. Travaux de subdivision.

Ces travaux ont été faits successivement par 17 officiers. Ils s'en sont acquitté d'une manière très-satisfaisante ; il n'y a rien de pareil à ces travaux pour stimuler le zèle, le goût au travail et les réflexions des officiers.

3. Services spéciaux.

6 officiers ont pris part aux cours de répétition des corps auxquels ils sont attachés, savoir 4-officiers aux manoeuvres de la VIme division et 2 à celles de brigade de la Vili1"6 division. 4 officiers ont suivi le rassemblement de division ; 1 officier a fonctionné comme officier de l'état-major général des troupes représentant l'ennemi.

811 Les essais qui ont été faits dans les hautes montagnes avec les appareils à signaux optiques, lors des manoeuvres de brigade, ont été dirigés par un officier de l'état-major général. C'est le bureau d'état-major général qui avait fait l'acquisition de ces appareils à signaux ainsi que l'instruction sur la manière de s'en servir.

Les expériences qui ont été faites ont démontré la nécessité du service des signaux optiques pour la guerre dans les hautes montagnes.

2 officiers ont suivi les cours de répétition des régiments d'infanterie appartenant aux brigades auxquelles ils sont attachés. 5 officiers ont été chargés de l'enseignemeut de la tactique, de la topographie et de la géographie militaire dans les écoles d'autres armes.

4 officiers ont ensuite pris part à des écoles de recrues d'infanterie et d'artillerie' pour leur propre instruction. 1 officier a été chargé du commandement vacant d'un régiment d'infanterie, lors des manoeuvres dans les hautes montagnes.

B. Infanterie.

  1. Ecoles de recrues.

Il y a eu 3 écoles de recrues dans chaque arrondissement de division ; l'école des recrues instituteurs a eu lieu à Lucerne, celle des armuriers à Zofingue.

Suivant le tableau ci-après, on a instruit 855 hommes de plus que l'année dernière. 697 hommes ont été transférés dans les carabiniers. 1805 hommes ont reçu des cartes distinctives de bons tireurs et 812 recrues fusiliers ont reçu la marque distinctive de bons tireurs. L'école complémentaire a été suivie par 558 hommes = environ 6 °/0, le plus dans la IIme division avec environ 13'/2 %, le moins dans la VI me division avec environ 1 °/0.

Arrondissement de dmsioD

Entrés.

I.

II.

III.

' IV.

V.

VI.

VII.

VIII.

Recrues instituteurs Eecrues armuriers Total 1882 - » 1881

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Licenciés pendant l'école.

.

46 35 17 29 61 38 57 19 -- 2 304 189

Ont achevé l'instruction.

Proportion avec les Nombre.

entrés, en °/0

1230 1109 909 987 1207 1328 1311 1061 255 47 9444 8592

97,9 96,9 98,1 97,1 95,2 97,2 96,5 98,2 100 96 96,9 97,8

812

Les recrues instruites sej répartissent par classes d'âge comme suit : 1863 5 1862 ' 6875 1861 1250 1860 852 1859 267 1858 101 plus anciennes .

94 Total 9444 Les 2 jours d'augmentation du service d'instruction ont contribué aux bons résultats obtenus. Les exercices de tir ont aussi donné de meilleurs résultats qu'en 1881, notamment en ce qui concerne la consommation des munitions et la progression dans les exercices. Il faut toutefois en excepter l'école de recrues du Tessin et la distance de 600 m.

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2. Cours de répétition.

  1. Elite.

Ces cours ont eu lieu dans l'ordre fixé, savoir : IIIme division : par bataillon.

IIme » » régiment.

VIIÏ me » » brigade.

Vlme

»

»

division.

Cours de 'bataillons.

10 à Berne, 3 à Thoune.

Malgré la température souvent défavorable, le plan d'instruction a été -suivi avec succès dans la plupart des cours. La discipline était bonne; la tenue, la volonté et le zèle des Croupes ont ^été loués. Le plus grand nombre des commandants de bataillon savent conduire leur bataillon. On se plaint du manque de bons sous-officiers dans quelques bataillons.

Cours de régiments.

Les régiments 5 et 6 ont eu leur cours de répétition à Fribourg, les 7me et 8 me à Colombier. Le bataillon de carabiniers n° 2 a été attaché au 5me régiment.

Le temps pluvieux' d'automne a contrario les manoeuvres. Leur bonne exécution a, en outre, été entravée par le mauvais état des

813

places d'exercices de Fribourg, détrempées par la pluie, et qui, de plus, étaient beaucoup trop petites, à l'exception toutefois du champ de manoeuvres d'Hauterive, mais qui était très-éloigné. Malgré cela,.

les commandants de régiment se sont efforcés d'exécuter ponctuellement le plar^ d'instruction qui leur avait été prescrit, et c'est aussi grâce à l'appui décidé des commandants de bataillon, à la bonne discipline, à la bonne tenne et an zèle des cadres et de la troupe, que l'on a fait des progrès. Les-manoeuvres de détachements ont parfois laissé à désirer par suite d'ordres peu précis, d'hésitation, de manque d'expérience et d'habitude de la part de quelques chefs supérieurs de troupes ; l'instructeur d'arrondissement blâme aussi le fait que des commandants de régiment n'acceptaient pas volon-" tiers les conseils et les critiques des instructeurs supérieurs.

Cours de brigades.

8

.

Pendant son cours préparatoire, la XVe brigade était logée au Luziensteig et à Maienfeld avec le 29e régiment, et à Coire avec le 30e. Le 31e régiment de la XVI e brigade a fait son cours préparatoire à Coire et le 32e à Bellinzone. Cette dernière brigade comptait en outre le bataillon de carabiniers n° 8 qui a eu Sun cours préparatoire au Luziensteig. Pour exécuter ses manoeuvres de campagne et de combat, la XV e 'brigade s'est rendue par l'Oberland Grisons et l'Oberalp dans la vallée d'Urseren, où elle a été licenciée avec les armes spéciales qui lui avaient été attachées. La XVIe brigade a d'abord manoeuvré dans la vallée de Schamser où le 32e régiment, qui avait passé le Bernardin et auquel s'étaient joints le bataillon de carabiniers et les armes spéciales, s'est rencontré avec le 31e régiment dans la vallée d'Andeer.

De là, les manoeuvres continuèrent par la Via Mala sur Thusis, Keichenau, jusqu'à Coire où la brigade fut licenciée.

La température a été assez favorable pour la XVe brigade ; elle a été, en revanche, extrêmement mauvaise pendant tout le cours de répétition de la XVI e brigade ; elle a dès lors été nuisible à l'instruction de détail du 32e régiment qui, par suite de l'inondation des places d'exercices et de tir à Bellinzone, n'a pas pu achever ses exercices de tir, ni manoeuvrer par régiment.

Les deux brigades ont dû faire des marches considérables ; quelques bataillons, notamment ceux du 32e régiment qui devait traverser le Bernardin où il était tombé de la neige en abondance, ont dû les exécuter d'ans des conditions particulièrement difficiles ; mais, habituées à des efforts de ce genre, ces troupes de montagne, vigoureuses et endurantes, s'en sont remarquablement tirées. Tous les rapports déclarent cependant que pour des marches semblables,

814 qui doivent se faite tantôt sur des routes couvertes de poussière, tantôt par des sentiers à pic, rudes, impraticables et gelés, la botte est une chaussure tout à fait mauvaise ; les 9/(0 des pieds blessés provenaient du port, de la botte. L'aptitude des troupes pour la manoeuvre a été digne d'éloges. Les officiers subalternes et les sousofficiers sont en grande majorité à la hauteur de leur tâche ; les commandants de bataillon ont donné, dans la règlef des dispositions exactes ; mais la plupart manquent encore d'habileté dans l'emploi des principes de la tactique du feu. La direction supérieure était différente, mais elle a fait des progrès visibles et incontestables.

On s'est si souvent convaincu que les commandants de régiment et de brigade manquent de l'habitude et de la routine nécessaires pour conduire des détachements de troupes combinées, parce qu'ils n'ont pas assez souvent l'occasion de commander leurs troupes, que nous nous sommes décidés à appeler aux manoeuvres de brigade et aux rassemblements de division, tous les commandants de brigade et de régiment, ainsi que les commandants des brigades d'artillerie de la division où les mêmes cours de répétition doivent avoir lieu l'année suivante. Les manoeuvres de brigade ont été suivies par les officiers de la Ve division, où ils ont rempli les fonctions, soit de juges de camp, soit de chefs de détachements, ou simplement de spectateurs suivant la marche des manoeuvres. Le rassemblement de divisipn a été suivi par les officiers supérieurs réunis de la IVe division. Sous la direction de l'instructeur d'arrondissement de cette division, ils ont été formés en détachement spécial dans lequel les officiers respectifs devaient remplir les fonctions supposées des chefs supérieurs des troupes de la division, résoudre pour leur compte la tâche de ces officiers, sur la base des idées de combat formulées par le commandant de la division, les discuter et les comparer ensuite avec leur exécution pratique par les troupes. Cette mesure, bien accueillie de toute part, n'a pas manqué de produire son effet ; les rapports mêmes des officiers respectifs, déclarent qu'elle répond à un besoin senti depuis longtemps et que si elle continue d'être mise à exécution, elle ne contribuera, pas peu à perfectionner les officiers supérieurs et à leur faire acquérir les capacités nécessaires pour la conduite des troupes.

Manoeuvres de division.

Les corps de la Vlme division de l'armée ont pris part à ces manoeuvres. Les états-majors sont entrés au service le 26 et le 27 août ; les troupes sont entrées du 26 au 28 août aux cours préparatoires. Avec les corps représentant l'ennemi, la division avait un effectif de 11,528 hommes, 1889 chevaux et 217 voitures de guerre.

8.15 L'inspection de la division concentrée a eu ' lieu le 10 septembre, dans les environs de Winterthour, par le chef de notre département militaire, après quoi les corps sont rentrés dans leurs cantonnements de combat, c'est-à-dire ont commencé leur mouvement en avant contre la Thour.

Les manoeuvres ont été terminées le 13 septembre, après quoi les unités de troupes sont rentrées dans leurs foyers. L'état-major <:le division a été licencié le 16 septembre.

La tenue des troupes, lors de l'inspection, était très-satisfaisante, la troupe était tranquille, calme et disciplinée et le défilé ·qui s'en est suivi peut être compté parmi Tun des meilleurs. L'infanterie en colonnes de pelotons, était bien alignée, le pas était bien cadencé, les armes portées uniformément et les distances rarement perdues. Si le défilé de l'artillerie a été meilleur que celui de la ·cavalerie et ne présentait qu'un peu trop de distance entre les ré.giments, il faut dire que l'instruction préparatoire de la cavalerie avait été par trop raccourcie et que cette arme était dans le doute quant a l'allure qu'elle devait prendre au défilé. Les escadrons étaient bien montés, les attelages de l'artillerie et du train d'armée remplissaient les conditions voulues.

Comme les corps étaient partis trop tôt de leurs cantonnements et ne devaient pas avoir eu à temps leur subsistance, la ·durée de l'inspection a été réduite le plus possible, parce que les troupes devaient encore se rendre dans leurs nouveaux lieux de dislocation. Cette erreur, commise par les chefs des usités de troupes, dans le calcul du temps qui leur était nécessaire, a aussi été souvent ·constatée pendant les manoeuvres. Une faute de cette nature a une influence si considérable sur le bien-être matériel de la troupe et sur les services qu'elle est appelée à rendre, qu'on ne peut pas assez insister sur les conséquences préjudiciables qui en résultentLes manoeuvres de campagne de la division ont eu lieu dans la contrée située entre la Thour et le Rhin, dans la direction de Diessenhofenj et elles étaient basées sur cette supposition générale ·qu'un ennemi s'était avancé jusque sur la Thour où il devait être attaqué et rejeté sur le Rhin.

Quoique ces manoeuvres aient souvent offert de beaux simulacres de combat, il y a eu cependant de nombreuses fautes commises. Le front était trop étendu, en sorte que l'ensemble a manqué dans l'action des corps ; le défaut de communication entre eux a en, en outre, pour conséquence que les commandants des subdivisions ont poursuivi le but à atteindre, de leur propre autorité.

Feuille fédérale suisse. Année XXXV.

Vol. IL

57

816

Le passage à la formation de combat a souvent eu lieu troptôt, et de plus, on ne tenait pas assez compte de la force de l'ennemi, très bien conduit, du reste, parce qu'il n'était marqué qu'en partie. Quoique le terrain fut très-favorable pour avancer par bonds successifs, les différents moments de l'action ont été insuffisamment marqués. L'attaque a été souvent culbutée, elle n'avait pas été suffisamment préparée par l'artillerie et l'on n'attendait pas l'effet des mouvements tournants, ea sorte que les réserves n'ont pas toujours pu intervenir.

Passant à l'appréciation des différentes armes, l'inspecteur constate que l'infanterie se distinguait par une tenue et tine discipline satisfaisantes, preuve qu'elle a fait des progrès dans son instruction pour le combat ; quoique la munition ait été souvent plus ou moins gaspillée dans les feux de salves à de grandes distances et contreun but indéfini, il n'en faut pas moins'reconnaître que la discipline du feu et la conduite des unités deviennent toujours meilleures. Ne pas tenir compte de l'effet du feu sera toujours, en revanche, un& faute préjudiciable, mais inhérente à nos manoeuvres en temps de paix.

Le peu d'éloiguernent des cantonnements des corps n'a pas fourni à la cavalerie l'occasion de s'exercer beaucoup au serviced'éclaireurs et de sûreté.

Les excellents chevaux que possède actuellement la cavalerie et la prolongation du temps d'instruction des recrues qui permettent aux cavaliers de 'porter leur instruction technique et tactique à un plus haut degré, feront que cette arme s'acquittera toujours mieux de la tâche qui lui incombe ; comme cavalerie de combat ou grosse cavalerie, elle gagnera plus d'assurance, plus de rapidité et c'est avec un plus grand poids surtout qu'elle chargera l'ennemi et qu'elle pourra ensuite pourvoir à la sécurité des ailes en poussant au loin ses investigations.

La bonne instruction de l'artillerie a de nouveau été constatée..

Les aptitudes pour la marche et les manoeuvres ont complètement satisfait ; le service des pièces s'est fait avec calme et le changement de projectiles et de buts avec intelligence et sûreté. Les mouvements se sont effectués rapidement, mais, ici et là, les attelages ont été un peu trop surmenés en dehors de la portée du feu de l'ennemi ; c'est au contraire en ménageant les attelages que les batteries seront toujours aptes au service de campagne. Si l'arme n'a pas toujours engagé le combat d'une manière suffisante et préparé l'action de l'infanterie, il faut l'attribuer à ce que les intervalles nécessaires n'ont pas été observés pendant la durée de quelques combats.

817

Si l'artillerie n'est pas intervenue en masse il y a un an, on peut lui faire le reproche contraire à l'occasion des manoeuvres de cette année, ce qui a aussi été la cause d'un déploiement trop considérable de forces vis-à-vis de corps à effectif réduit.

Le train d'armée a été à la hauteur de sa tâche, mais il faut de nouveau insister sur le fait qu'il a besoin d'éléments encore meilleurs, et qu'il y a lieu de lutter avec force contre l'inconvénient qui résulte de l'accompagnement des voitures par un personnel trop nombreux et qui n'a rien à y voir, ensorte qu'en les surchargeant de cette manière, les attelages sont ruinés en peu de temps.

Le service technique du génie était bon, mais il est resté inférieur à celui des deux années précédentes au point de vue de la quantité du travail. La rapidité et le calme dans la construction des passages de cours d'eaux et de leurs abords, n'ont pas été remarqués comme dans d'autres unités. Les fortifications de positions, les abattis, etc. ont été bien exécutés, mais pas toujours dans une juste proportion avec les ressources dont on disposait.

Autant qu'on a pu l'observer, le service sanitaire a été bien fait, soit dans la section médicale, soit dans la section vétérinaire.

Les rapports ne mentionnent aucun chiffre exceptionnel de maladies.

La subsistance à été satisfaisante sous tous les rapports. Si quelques irrégularités se sont produites dans les distributions aux corps, c'est la faute des officiers et des sous-officiers de ces corps, qui n'ont pas toujours voué l'attention nécessaire à ce service.

L'impression générale laissée par les manoeuvres de la VIme division de l'armée est bonne. L'extérieur, la tenue et la manière dont les troupes se sont présentées, leur font honneur à elles-mêmes, ainsi qu'à leur instruction ; on s'aperçoit visiblement de l'influence que la nouvelle organisation militaire a exercée sur le développement et la conduite des troupes. Si la marche des manoeuvres a été satisfaisante, elle aurait cependant donné encore un meilleur résultat, si les dispositions prises étaient parvenues à temps entre les mains des officiers supérieurs, si les ordres avaient été plus précis et plus catégoriques et si l'on était intervenu à temps contre la marche en avant de quelques subdivisions, ordonnée de leur propre chef par les commandants de ces subdivisions, si, en un mot, la conduite de la division était restée dans une seule main.

Nous ne voulons pas manquer de signaler encore ici la bonne réception qui a été faite aux troupes dans tous les cantonnements et les bons rapports qui ont existé entre les troupes et les habitants.

818.

b. Landwehr.

Suivant le tour de rôle fixé, ce sont les troupes ci-après qui ont' fait leur cours de répétition en 1882 : Ire division, Ire brigade, avec le bataillon de carabiniers.

IV°»î » · vil""= » » » Vme » IXme » » .

».

VIIrae » XIIIme » .

soit ensemble 24 bataillons de fusiliers et 3 bataillons de carabiniers.

On pouvait prévoir que l'interruption, pendant nombre d'années, du service militaire des cadres et des troupes de la landwehr, serait une source de difficultés, lorsqu'il s'agirait de recommencer l'instruction, et que les anciens officiers et sons-officiers auraient surtout de la peine à satisfaire, d'une manière suffisante, aux exigences actuelles du service. La bonne volonté et les ërieux avec lesquels la troupe s'est remise au service et le zèle déployé par le plus grand nombre des cadres, ont permis au corps d'instruction d'arriver à obtenir, dans tous les cours des résultats relativement satisfaisants.

Il est vrai de dire que le personnel d'instruction s'est voué à cette nouvelle tâche avec une abnégation particulière ; tous les rapports le signalent avec reconnaissance et constatent qu'il a su traiter les troupes de landwehr avec beaucoup'de tact.

Les bataillons ont généralement fait une bonne impression, et, sauf quelques exceptions, ils se composent d'une troupe vigoureuse, animée des meilleures dispositions et qui, par sa tenue calme et l'observation d'un bon ordre et d'une bonne discipline, a su apprécier · dignement ce que les autorités font pour que la landwehr soit en mesure de remplir ses devoirs.

Les tableaux ci-après mentionnent l'effectif de présence des bataillons d'élite, comparé à celui du dernier cours de répétition, ainsi que l'effectif de présence des bataillons de landwehr.

(v>

819

Cours de répétition de l'élite.

f

Entrés au service.

Il»"- division.

Bataillon » » » » » » » » » » ^ 3> 5>

de carabiniers n» 2 » Fusiliers » 13 » » » 14 » » » 15 » » » 16 » » » 17 » » » 18 » » » 19 » » » 20 » » » 21 & » » 22 » » » 23 .

» » » 24

1880 .

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

475 380 361 348 " 389 360 655 589 598 628 556 508 413

Total

6260

. . .

. . .

. . .

. . .

. . .

. . .

. . .

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. . .

. . .

. . .

. .

. . .

1882 463 317 309 313 · 346 396 674 636 618 679 563 545 473 6332

lll me division.

Bataillon de carabiniers n° 3 . . . .

» 25 . . . .

» » fusiliers » »· t> » 26 . . . .

s » » » 27 . . . .

» » » » 28 . . . .

ï> 5> » » 29 . . . .

» » » » 30 . . . .

» » · » » 31 . . . .

> » » » 32 . . . .

» » » » 33 . . . .

» » » » 34 . . . .

» > » » 35 . . . .

» * » » 36 . . . .

480 545 505 444 471 400 324 433" 445 ' 473 434 479 444

Total. . 5877

425 484 · 463 397 471 396 321 426 368 420 474 493 506 5644

820 Vl me division.

Bataillon de carabiniers n° T> » fusiliers » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »

»

»

»

s »

» »

>

Ï

»

»

»

»

»

»

" »

»

»

»

»

»

»

»

Entrés au service.

6 61 62 63 64 65 66 67 68 69 70 71 72

.

.

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Total Bataillon de

» » » » » » » » » » » *

» » ° » » » » » » » » » ,»

Vlll mo division.

carabiniers n° fusiliers » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » » »

8 85 86 87 88 89 90 91 92 93 94 95 96

.

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.

.

Total

Bataillon » » > »

de » » » >

»

7>

3>

»

1880

576 729 524 542 588 517 518 540 450 474 547 493 518

1882

666 833 636 626 650 585 570 663 572 552 608 593 530

7016

8084

427 636 366 347 471 336 488 453 426 450 764 471 492

418 708 380 312 514 376 465 448 420 425 597 466 410

6127

5939

Cours de répétition de la landwehr.

Entrés au service.

lre division.

1882 522 carabiniers n° 1 462 fusiliers » 1 » » 2 473 » » 3 . .

587 » » 4 532 » » 5 452 > » 6 . .

474 Total

3502

821 IV'° division.

1882 488 398

Bataillon de carabiniers n° 4 » » fusiliers » 37

> » > »

» » » » »

» ' » » » ' »

» » » » »

407 466 353 400 375

38 39 40 41 42 Total

V

me

division.

Bataillon de carabiniers n° 5 » » fusiliers » 49

» » » » »

» » » ' » »,

» » » » »

~2887

-.

.

» 50 »51 » 52 . ' »53 » 54

424 478

481 534 625 460 606 Total

3608

VIP» division.

Bataillon de fusiliers n° 73

.

» » » » »

» » » » »

» » » '» »

536

» 74 » 75 » 76 » 77 » 78 Total

500 567 532 581 / 523 3239 -

Exercices de tir des cours de répétition.

Dans le feu individuel, les résultats de tous les bataillons de la IIIme division sont considérablement meilleurs, ceux des bataillons de fusiliers de la IIme division sont en partie semblables, en partie meilleurs et ceux du bataillon de carabiniers de cette division, en partie les mêmes et en partie inférieurs à ceux d'il y a 2 ans ; les résultats des bataillons de fusiliers de la VIme et de la YIIIme division sont les mêmes, ceux du bataillon de carabiniers de la VIme division un peu inférieurs et ceux du bataillon de carabiniers de la VIIIme division en partie .semblables, en partie meilleurs qu'en 1880.

Dans le feu de salves, la IIIme division a obtenu de bien meilleurs résultats, la IIme et la VUIme division, à peu près les

822 mêmes résultats qu'en 1880. Le feu de salves n'a pas eu lieu dan» la VIme division.

Cours spéciaux pour armuriers.

. On a appelé, dans 6 cours de 22 jours de durée chacun, 30' anciens armuriers dont les capacités techniques laissaient à désirer.

Ces cours ont eu lieu à la fabrique d'armes à Berne, sous les ordres de son directeur, et il a éte constaté qu'ils étaient très-utiles.

3. Ecoles préparatoires

d'officiers.

L'effectif des écoles et les résultats obtenus sont indiqués dans le tableau ci-dessous. Le nombre des élèves nommés au grade d'officier est exactement de 50 % supérieur à celui de l'année dernière.

Ecoles préparatoires d'officiers.

Ire division

nme »

IIIme IVme

\ ;

;

Vme

» »

»

Vp-e

,

VU""' ' VIIIme

» »

·

Total 1882

»

1881

^ CO

1 J-l m

O2

Recommandés

S

-g 'S 'o

Ü -^> ^0

41 43 27 13 14 47 30 25

5 10 30 18 7 3 4

41 48 37 43 32 54 33 29

42 28 53 32 29

240 125

77 85

317 210

303 202

OB

go M ·o

oe

TCftn 1 .pion recom- | inandos

pour le brevet.

4. Ecoles préparatoires extraordinaires

41 44 34

4 3 1 4 i 1 1 --

14 8

d'officiers.

Pour compléter le corps des officiers de la landwehr, nous, avons décidé qu'à l'exception de la lre division, où le cadre des.

officiers est au complet, il y aurait dans toutes les autres divisions,, des écoles préparatoires extraordinaires d'officiers, et qu'elles seraient réunies à une école de recrues dans chacun des arrondissements respectifs. On y a appelé des anciens sous-officiers de l'élite et des jeunes sous-officiers de la landwehr.

823 L'effectif et le résultat des écoles ont été les suivants : Ecoles préparatoires d'officiers. · me

Il

Recommandés

Non recommandés pour le brevet.

»

[V><> yme

» »

VIme

»

VIIme.

»

VIII018

»

21 20 21 18 11 10 20 121

1 -- .

20 20 21 18 11 7 20 117

division

JJJme

Total.

-- j -- -- 3 -- 4

Total,1 Nous continuerons en 1883 à faire compléter de la môme manière le cadre .des officiers de la landwehr, et il est probable que, dans cette mesure du moins, ces écoles préparatoires extraordinaires pourront être supprimées à l'avenir.

5. Ecoles de tir.

Il y a eu 6 écoles de tir, savoir 4 pour officiers et 2 pour sous-officiers. 2 écoles ont eu lieu à Fribourg et 4 à Wallenstadt.

Elles ont été suivies comme suit : Officiers.

Sous-officiers.

Infanterie .

.

.

194 261 Artillerie .

.

.

6 -- Génie .

.

.

.

2 -- Total 202" 261 Les résultats des écoles de tir d'officiers sont en partie égaux, en partie un peu supérieurs à ceux de 188Ì. Ceux des écoles de tir de sous-officiers sont notamment meilleurs que ceux de quelle école que ce soit de l'année dernière. Les résultats de la 2me école (sous-officiers de la Vme et de la VIIme division), sont pour la première fois identiques à ceux des écoles d'officiers.

Il y avait encore, à la fin de l'année, le nombre d'officiers ciaprès, en retard avec l'école de tir : Brevetés en 1877 .

,0,70 IO I O .

.

.

.

Nombre.

18 J rc .

, , nI f officiers absents

1879 : : : : \i\

1880 1881 1882

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

du pays

1 6 34 . 2 8 4

Total

376 officiers.

-

824 6. Exercices de tir obligatoires.

Le personnel ci-après y a pris part : Division.

Elite.

Landwehr.

I.

416 117 IL 288 569 HI.

47 211 IV.

303 148 V.

319 94 VI.

60 172 VII.

271 81 VIII.

90 ' ' 258 Total 1882 » 1881

1794 2443

1650 2785

Total.

533 857 258 451 413 232 352 348 3444 5228

Les résultats diffèrent peu de ceux de l'année dernière. A quelques distances, ils sont un peu meilleurs, à d'autres moindres qu'en 1881 ; dans l'élite, ils sont un peu plus favorables que dans la landwehr, et dans les carabiniers incontestablement meilleurs que dans les fusiliers. En général, ils laissent encore beaucoup à désirer dans la plupart des bataillons.

7. Sociétés volontaires de tir et réunions spéciales de tir.

1882

1881

Nombre des sociétés qui ont réclamé le subside 1856 1806 Nombre des membres ayant droit au subside de fr. 3 .

.

.

, 48,992 48,739 Le subside fédéral alloué aux sociétés .

s'est élevé à .

.

.

. fr. 146,976. -- fr. 146,217 Nombre des militaires qui ont tiré dans les sociétés ou dans des réunions spéciales .

.

.

.

54,551 72,630 II leur a été payé un subside fédéral de fr. 98,191. 80 fr. 130,735 Les dépenses de la Confédération pour le tir volontaire se sont ainsi élevées aux sommes ci-après :

1882

1881

  1. Aux sociétés .

.

.

. fr. 146,976. -- fr. 146,217 Ì). Aux militaires astreints aux exercices d e t i r .

.

.

» 98,191. 8 0 » 130,735 Total fr. 245,167. 80

fr. 276,952

825 La diminution dans le nombre des subsides payés aux militaires astreints aux exercices de tir, provient de l'introduction des cours de répétition de la landwehr, car les hommes appelés aux cours de répétition n'avaient plus à prendre part aux exercices de tir spéciaux.

8. Ecoles centrales.

Il y a eu 3 écoles de ce genre, savoir : Ecole centrale I, à Thoune, suivie par 57 officiers subalternes d'infanterie, 3 de cavalerie, 5 d'artillerie et 2 du génie = 67 officiers (56 officiers de troupes et 11 adjudants). Ecole centrale II, à Thoune, avec 32 capitaines d'infanterie. Ecole centrale III, en deux subdivisions successives, a Baie, suivies par 53 majors d'infanterie d'élite, 2 de landwehr et 1 capitaine d'infanterie d'élite = 56 officiers. Deux de ces officiers seulement avaient déjà fait cette école en 1878.

Les résultats obtenus dans les trois écoles étaient satisfaisants.

9. Missions à'T étranger.

Nous avons envoyé les officiers ci-après aux manoeuvres d'automne d'armées étrangères : En Allemagne : MM. les lieutenants-colonels Roth et Fahrländer.

En France : MM. le colonel Coutau, le lieutenant-colonel Hungerbuhler, le major Thélin et le lieutenant de Wattenwyl.

En Italie : MM. le colonel-divisionnaire Ceresole et le capitaine de Planta.

En outre, M. le major Gutzwiller a été admis pour une année dans un régiment d'infanterie autrichien, et quelques autres officiers d'instruction ont été autorisés, non à titre~ officiel, mais avec un subside de la Confédération, à assister à des manoeuvres de campagne de quelques armées étrangères.

10. Instruction au polyteclimcum.

lie rapport comprend la fin du semestre d'hiver 1882, le semestre d'été 1882 et le semestre d'hiver 1882-1883.

Les cours ont été suivis comme suit par les élèves et les auditeurs :

826

  1. Semestre d'hiver 1881-1882.

Organisation de l'armée .

Balistique .

.

.

.

Connaissante des armes .

Fortification .

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

' 20 hommes 14' S» 18 » 20 »

x b. Semestre d'été 1882.

Tactique .

.

.

.

.

.

. 1 4 hommes Théorie de tir 32 » Exercices .

.

.

.

. · .

. 48 » Fabrication de bouches à feu et de fusils . -13 »

c. Semestre d'hiver 188.2/1883: Organisation de l'armée .

Balistique.

.

.

.

Théorie de tir .

.

.

Connaissance des armes .

Fortification .

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

. 2 7 hommes . 16 » .18 » . 19 » 13 »

Les examens ont été suivis : 1. par 11 élèves à la clôture du semestre d'hiver 1882 ; 2. » 9 ».

» » d'été 1882.

Les notes générales ont été délivrées comme suit : 1. A la clôture du semestre d'hiver 1881/82 : à 1 élève la note J.

II.

à 2 la clôture du semestre d'été 1882 : à 1 élève la note I.

à 3 » » V I'/g.

II.

à 2 Afin de préparer suffisamment les élèves pour les exercices de tir, la théorie de tir a été renvoyée au semestre d'hiver. L'enseignement de la balistique a été réparti entre le semestre d'hiver et le semestre d'été, à raison de 1 heure par cours clans chaque semestre.

La section des sciences militaires rentre dans la rubrique des « branches libres * à l'école polytechnique suisse. Les heures mises à la disposition de toutes les « branches libres » sont celles du soir, de 5 à 7 heures, parce que toutes les heures de jour, jusqu'à 4 heures du soir, sont consacrées aux branches d'études obligatoires.

827 En revanche, le nombre des heures consacrées aux branches libres comprend 97 branches d'instruction, enseignées par plus de 50 professeurs et agrégés, avec 220 heures par semaine. Si l'on tient compte de cette concurrence extraordinaire et surtout de la diminution du nombre d'élèves, les résultats de la fréquentation de la section des sciences militaires, peuvent être qualifiés de favorables.

La, section compte, du semestre d'hiver 1878/79 à celui d'hiver 1882, dans les branches principales, 270 élèves et auditeurs inscrits, sur lesquels (y compris le semestre d'hiver 1882/83) 102 élèves ont subi volontairement l'examen.

Si, malgré des circonstances défavorables, cette institution, de date récente, a su se procurer une valeur semblable, il faut espérer qu'en continuant de se développer, la section réalisera de plus en plus le but qui lui est assigné, de devenir une école centrale de sciences militaires.

C. Cavalerie.

  1. Achat des chevaux.

'· II n'est survenu aucun changement dans le mode de procéder à l'acquisition des chevaux, dont la qualité continue d'être bonne pour notre service et notre climat. Cependant, suivant les places d'armes, la qualité des chevaux est tantôt meilleure, tantôt moindre, suivant l'époque où les chevaux ont dû être achetés. Ce fait s'est produit, en particulier, parmi les chevaux achetés au mois de juin.

En augmentant le maximum du prix d'achat pour cette série de chevaux, le choix de ces derniers a été évidemment meilleur que les années précédentes pour les recrues de guides auxquelles ils ·étaient destinés.

De 1875 à 1881, on a acheté dans le pays 424 chevaux, à l'étranger 3336, et pour cette année » 24 » » 519 Total dans le pays 448 chevaux, à l'étranger 3855.

Il résulte de nouveau de ces chiffres que la plupart des chevaux élevés et présentés dans le pays, ne possèdent toujours · pas encore, dans une mesure suffisante, les qualités d'un cheval de cavalerie, et que par conséquent la commission d'achat est obligée de les refuser.

Nous croyons devoir répondre ici au postulat voté par les ·chambres fédérales, le 22 décembre 1882, à l'occasion de la discussion du budget de 1883.

828

Ce postulat est ainsi conçu : «Le conseil fédéral est invité'à veiller à ce qu'à l'avenir les publications pour la fourniture de chevaux militaires soient plus complètes, que la possibilité de présenter les chevaux dans un plus grand nombre de localités, soit donnée, que les bons chevaux croisés du pays (article 36 du règlement d'administration) soient compris dans les choix de la commission' et que la vente à la Confédération en soit facilitée aux fournisseurs. » En exécution de ce postulat, nous ayons invité notre département militaire à augmenter pour l'avenir, et déjà, pour les chevaux qui doivent être achetés dans le pays au commencement de 1883, le nombre des places où ils doivent être présentés, et de les transférer, autant que possible, dans les contrées riches en chevaux et où l'on s'occupe de l'élevage de la race chevaline. Outre cette mesure, nous avons encore prescrit que les chevaux achetés ou acceptés devaient être dirigés immédiatement sur le dépôt respectif, afin d'éviter une double course aux propriétaires de ces chevaux. Le chef d'arme de la cavalerie a été chargé de l'exécution de ces mesures, ainsi que de donner à la commission d'achat les ordres nécessaires pour que l'on soit moins exigeant à l'égard des chevaux qui seraient présentés par les recrues, et cela alors même que l'on s'exposerait par là à en recevoir quelques-uns de qualité inférieure dans les escadrons.

En revanche, les experts fédéraux doivent être invités à maintenir les exigences du passé vis-à-vis des chevaux présentés par les marchands, comme elles continuent de l'être vis-à-vis des chevaux importés de l'étranger.

Enfin, nous avons délégué notre vétérinaire en chef pour assister autant que possible à ces achats dans le pays.

Nous espérons qu'en présence des ordres donnés, les chambres fédérales voudront bien considérer le postulat comme étant liquidé.

2. Cours de remonte.

Après un temps d'acclimatation de 35 à 40 jours, les chevaux de recrues et de rechange ont été dressés dans 4 cours de 90 jours chacun et les remontes des cavaliers incorporés avant 1875, dans 3 cours de 20 jours chacun. Le résultat du dressage des chevaux fédéraux a été fort différent, suivant leur état de santé, sur les 4 places d'armes de cavalerie.

Au point de vue sanitaire, Zurich a eu beaucoup à lutter avec la grippe (catarrhe épidémique), qui s'y est de nouveau déclarée

829

cette année, comme l'année dernière ; cette maladie aâaiblit tellement les chevaux, qu'elle est un grave empêchement pour leur dressage, ensorte qu'on a dû remettre aux recrues entrées à leur école, quelques chevaux insuffisamment dressés. Il fallait qu'il en soit ainsi, parce qu'on ne disposait pas d'autre moyen pour monter les recrues présentes. Le dressage complémentaire de ces chevaux a été fait pendant l'école, par les soins d'écuyers désignés pour cela.

L'état sanitaire des chevaux a été anormal sur la place d'armes d'Aarau, car les maladies qui y régnent, et en particulier la gourme et les affections catarrhales, y ont pris un caractère épidomique. Grâce aux mesures de précaution qui ont été prises, soit quant à l'effectif des chevaux, soit quant à leur traitement, on a pu éviter la perte d'un trop grand nombre de chevaux.

3. Ecoles de recrues.

  1. Cours préparatoires.

A teneur de la loi fédérale du 16 juin 1882, les recrues de cavalerie doivent assister- en hiver à une instruction préparatoire qui leur est donnée dans 4 cours successifs de 20 jours de durée chacun, et qui commencent au mois de novembre pour finir au mois de mars. Deux cours de cette nature ont encore pu avoir lieu cette année pour les recrues de 1883.

Le Ier cours a été suivi par 108 recrues et le IITM » » » » 98 » Total 206 recrues.

L'instruction s'est principalement étendue à l'équitation au manège, à l'école de soldat, à l'escrime et aux exercices de gymnastique, à la connaissance du cheval, seller et paqueter, instruction sur le harnachement et l'attelage des chevaux. Le résultat a été favorable dans les différentes branches mais surtout dans l'équitation avec le simple filet d'école. Cette préparation dans les branches ci-dessus mentionnées aura pour les écoles de recrues proprement dites le grand avantage de pouvoir mieux achever la première partie de l'école, que cela n'était le cas antérieurement. De cette manière, on gagne plus de temps qu'auparavant pour l'équitation en plein air et pour les manoeuvres du service de campagne, et les hommes se développent encore mieux. On pourra aussi constater un résultat considérablement meilleur dans l'équitation et une plus grande initiative de la part du cavalier.

830

lì. Ecoles de recrues proprement dites.

Les recrues ont été instruites clans trois écoles de dragons et dans une école de guides.

Ont achevé leur instruction dans ces écoles : Cadres.1*

Ecole » » »

de dragons de Zurich » » Berne » » Aarau » guides Lucerne

. 28 . 26 . 26 . 16

Recrues.

103 88 126 58

96 375 On a instruit cette année 64 dragons de plus, niais 12 guides de moins que l'année dernière. "

On avait recruté pour 1883 : 286 dragons, 6 trompettes, 2 maréchaux-ferrants, 2 selliers 54 guides, 3 » 8 » -- » Total 340 cavaliers, 9 trompettes, 5 maréchaux-ferrants, 2 selliers, ainsi en totalité 296 recrues de dragons et 60 recrues de guides, soit 37 recrues de dragons -de moins et 3 recrues de guides de plus que pour 1882.

Les qualités des recrues laissent encore toujours à désirer, il y a cependant amélioration vis-à-vis des années antérieures. On recrute encore toujours pour la cavalerie des jeunes gens qui ont à peine une taille de 155 cm. et qui par conséquent, avec la meilleure volonté, ne peuvent pas satisfaire aux exigences du service.

Le service demande une taille de 158 cm. au moins comme minimum.

Les résultats des différentes branches d'instruction étaient en général satisfaisants dans toutes les écoles. Les moins satisfaisants ont été constatés dans l'équitation et dans les manoeuvres du service de campagne ; les cours préparatoires y remédieront toutefois notablement à l'avenir.

4. Cours de répétition.

Les manoeuvres de la VI me division de l'armée ont été suivies par le 6me régiment de dragons, les escadrons 23 et 24 du 8me régiment et la compagnie de guides n° 6. Les manoeuvres de brigade de la VIHme division ont été suivies par l'escadron n° 22 et par les compagnies de guides n03 8 et 12. Les escadrons du 2 me

831 régiment ont été détachés aux manoeuvres de campagne des régiments d'infanterie de la IIme division de l'armée.

Les régiments de dragons nos 1, 3, 4, 5 et 7 ont fait leur cours de répétition ordinaire par régiment ; la compagnie de guides n° 7 l'a fait isolément, les compagnies nos 3 et 10, 1, 2 et 9, et 4, 5 et 11 l'ont fait par compagnies réunies dans l'ordre indiqué.

Les cavaliers qui ne se sont pas présentés avec leurs corps au cours de répétition, ont été appelés à 2 cours de retardataires à Berne et à Winterthour.

Pour cent des hommes Nombre Effectif Nombre des entrés au service de contrôle. hommes entrés. des absents. comparé à l'effectif de contrôle.

2337 228 Dragons 2565 91,1% 409 92 Guides 501 81.6%.

3066

2746

320

89,5%

Le service de la cavalerie a été satisfaisant dans les cours de ,yépétition, les chevaux étaient généralement en bon état.

Dans les cours où la cavalerie est réunie à l'infanterie, les commandants supérieurs de ces cours devraient pourvoir à ce que la cavalerie ait plus de temps dans le cours préparatoire pour s'exercer au service de cavalerie proprement dit, et non pas la faire agir avec d'autres armes dès le 2e ou 3e jour.

Dans l'emploi des guides, pendant les manoeuvres de division, on n'a pas assez d'égards pour les chevaux, car ils sont surmenés dès l'ouverture des manoeuvres, en quelque sorte sans résultat; on obtiendrait mieux en les ménageant un peu plus et ils resteraient constamment propres au service. Le rôle de la cavalerie dans les manoeuvres de l'infanterie par régiment est sans importance, et il vaudrait mieux se .borner à y avoir recours dans les cas où l'instruction préparatoire n'en souffrirait pas, afin que la, cavalerie ait l'occasion de s'exercer davantage elle-même par régiment.

Les cours de retardataires ont été suivis par 127 hommes. Les recherches qui ont été faites à ce sujet ont démontré que dans quelques cas seulement, des hommes assistaient au cours pour la seconde fois, et que la plupart da, ceux qui avaient manqué le cours de répétition de leur corps, s'y étaient vus forcés par des motifs réels.

Feuille fédérale swsse. AmÀe XXXV,.

Vol. IL

58

832 5. Ecole préparatoire

d'officiers.

Cette école a eu lieu en même temps que l'école de recrues à Aaratt et elle a été suivie par 13 élèves, Ils ont tous obtenu le certificat de capacité pour le grade d'officier de cavalerie; 9 ont été nommés lieutenants de dragons etJ4 lieutenants de guides.

6. Ecole de cadres.

:

Oette école a été suivie par: · · · , . t ; , : , ,.3. .premiers-lieutenants,de dragons, , : , , . . , , , ....

. 31 brigadiers de dragons: · .·>

-.

Total 43 hommes.

Les officiers ont pu être recommandés pour l'avancement.

7. Inspections, de la landtvehr. .

Le nombre des hommes qui ont assisté à ces inspections et de ceux qui y ont fait défaut, est le^suivant: Officiers, sous-officiers et soldats.

.

Zurich .

Berne .

Lucerne .

Priboürg Soleùre .

Baie-Ville Bàie-Campagne Schaffhöuse St-Gall Grisons . .

Argovie Thurgovie .

Vaud....

Neuchàtel .

Genève

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Présents.'

Absents.

2102

202

. 285 s 22 . 386 50 .123 ' 20 1 2 7 - 1 0 . ' 65 6 : . 34 : . 40 ' 2 . 98 5· .155 16 . 31.

.1 . 167 14 . 104 .

16 .406 .

36 . 3 5 2 46 2

<

833 Le canton du Tessin n'a pas ordonné d'inspection cette année ; l'autorité militaire du canton de Schwyz 'n'a envoyé aucun rapport à ce snjet.

D. Artillerie.

  1. Ecoles de recrues.

Il y a eu 11 écoles de recrues sur les places d'armes de Bière, Frauenfeld et Thoune, savoir : 3 pour recrues de batteries attelées, exclusivement, 3 .-» » » » » et de-colonnes de parc, 1 » » d'artillerie de position, 1 » » de compagnies d'artificiers, 3 » » du train d'armée.

Il n'y a pas eu d'école de recrues d'artillerie de montagne; cette école a été renvoyée à l'année suivante, afin de pouvoir former, avec les recrues de deux années, une école plus forte en 1883.

Les deux écoles d'artiîlêrie dé position et d'artificiers ont été réunies sous un seul commandement.

Pour égaliser le nombre des recrues des 6 écoles d'artillerie de campagne, on a dû, comme l'année dernière, envoyer des recrues de langue allemande, à l'une des deux écoles de recrues de langue française à Bière ; ce sont les détachements de recrues des batteries de Lucernê et de Soleure qui ont été eavoyés à Bière cette année.

Le nombre des recrues qui ont achevé leur instructiou dans les 11 écoles de recrues de toute l'artillerie, est le suivant: 379 recrues oanonniers de batteries attelées, 461 » de train » » » 90 » canonniers de colonnes de parc, 160 » de train » » »' 77 » ouvriers et trompettes d'artillerie de campagne, 127 » d'artillerie de position, dont 11 recrues ouvriers et trompettes, 41 » artificiers, dont 1 recrue trompette, 291 » de train d'armée, dont 13 recrues ouvriers et trompettes.

Total 1626 hommes, auxquels il faut encore ajouter 13 retardataires qui se trouvaient dans les différentes écoles.

834

68 recrues ont dû être licenciées, en partie immédiatement après l'ouverture, en partie pendant la durée même des écoles, la plupart pour cause de maladie et d'infirmités.

Le nombre total des recrues exercées est de plus de 100 hommes inférieur à celui de l'année dernière, déduction faite même des recrues d'artillerie de montagne qui n'ont pas été appelées au service cette année. La diminution s'est produite essentiellement dans le nombre des recrues de batteries attelées et de colonnes de parc; dans le nombre de ces recrues, ce sont les recrues ouvriers et trompettes qui présentent la plus forte réduction.

Une amélioration sensible a été remarquée dans l'habillement .et l'équipement des recrues, et cela alors même que quelques effets d'équipement fussent de qualité inférieure et que la nuance du drap de pantalon ait été différente.

Les cadres appelés pour servir comme tels dans les écoles de recrues et y recevoir eux-mêmes leur instruction, sont les suivants : 3- majors d'artillerie de campagne pendant la 2° moitié des écoles de recrues d'artillerie de campagne, 94 premiers-lieutenants et lieutenants des divers genres 225 sous-officiers de tout grade d'artillerie et du 20 appointés et train d'armée.

61 ouvriers et trompettes Total 403 hommes.

La plupart des appointés, des ouvriers et des trompettes n'ont fait que la lre moitié des écoles; d'autres ont été relevés pour la 2e moitié. Il faut y ajouter le personnel sanitaire, vétérinaire et d'administration nécessaire, ainsi que 2 capitaines de l'état-major général qui, pour se familiariser encore plus avec l'artillerie, avaient été commandés à des écoles d'artillerie de campagne.

Les écoles étaient suffisamment pourvues d'officiers et de sousofficiers; ce personnel était bon, à l'exception des jeunes fourriers dont la plupart ont reçu des notes défavorables.

Parmi les officiers, il s'en trouvait 8 de l'artillerie de campagne qui ont été commandés à une école de train d'armée pour se perfectionner dans -le service du train; 12 premiers-lieutenants ont obtenu le certificat de capacité pour la promotion au grade de capitaine. 33 sous-officiers ont été promus à un grade supérieur dans le courant des écoles.

Toutes les écoles de recrues ont eu une marche régulière et normale, mais elles n'oat pas toujours été favorisées par le temps.

835Dans l'école de recrues d'artillerie de position, le nombre des recrues de langue française n'était pas suffisant pour former une classe d'instruction séparée; cet inconvénient ne pourra être évité qu'en n'appelant ces recrues que tous les deux ans à une école, ce qui a été prescrit à titre d'essai pour 1883.

L'instruction a été donnée suivant les mêmes plans et de la môme manière que l'année dernière et elle a eu de bons résultats, à l'exception des cours spéciaux pour ouvriers. L'instruction des trompettes n'a pas donné non plus les résultats qu'on en attendait, malgré tout ce qui a été fait pour cela; c'est trop demander, que d'exiger qu'un homme soit formé en 8 semaines comme soldat, cavalier et musicien, car cette instruction présentera nécessairement des lacunes, sous un rapport ou sous un autre.

2. Cours de répétition.

Outre les cours de répétition de l'élite, il y a eu aussi, pour la première fois cette 'année, des cours de répétition de landwehr, savoir pour les batteries nos 6 et 8 et pour la lre division d'artillerie de position avec les compagnies de position n08 12 à 15.

  1. -Cours de répétition d'élite.

1 cours pour la VIme brigade d'artillerie réunie, comme cours préparatoire au rassemblement ds division.

1 cours pour le 1er régiment de la VIIIme brigade d'artillerie qui a pris part aux manoeuvres de la XVI me brigade d'infanterie.

4 cours pour chacun des régiments 1, 2 et 3 de la IIe, et 2 de la VIIIme brigade d'artillerie avec les 4 régiments d'infanterie de la IIme division.

7 cours pour les régiments 1, 2 et 3 de la IIIme et 3 de la VIIIme brigade d'artillerie, ainsi que pour le parc de division II, III et VIII, qui ont fait leur cours isolément.

1 cours pour le régiment d'artillerie de montagne qui à pris part aux manoeuvres de la XVme brigade d'infanterie.

2 cours pour les divisions II et III de l'artillerie de position.

1 cours pour la compagnie d'artificiers 1.

1 cours pour le bataillon du train VI réuni, comme cours préparatoire au rassemblement de division.

18 à reporter.

836 ° 18 report.

'-' ' - ' 6 cours pour les divisions des bataillons du train II, III et VIII savoir: l e s divisions d u génie d e s IIme e t IIIme divisions d'administration avec l'école de recrues d'administration et la 2me compagnie d'administration, et les - deux divisions du VIIIme bataillon, avec les compagnies · ' d'administration 3 et 8, aux manoeuvres de brigade de la - , XVme et XVIe brigade d'infanterie.

" '2 cours pour le train de ligne de la IIme et IIIme division, 1 réuni chacun dans un cours de répétition spécial de 12 jours de durée seulement, tandis que le train de ligne de la VIme et VIIIme division a pris part, pendant toute leur durée, aux cours de répétition des corps de troupes auxquels il appartient.

i'.,

Total 26 cours de répétition isolés qui ont été dirigés par les chefs des corps de troupes respectifs, à l'exception d'un cours de train de ligne commandé par un instructeur de IIe classe. On avait en outre détaché du parc de la VIIIe division, 2 détachements de train qui ont fait leur cours de répétition conjointement avec la 2e partie de l'école préparatoire d'officiers d'artillerie, et du train de ligne de la IIme et IIIe division, 3 petits détachements pour les transports à effectuer aux cours du lazaret de campagne N° 2 et de la IIme et IIIme division de l'artillerie de position.

b. Cours de répétition de la landwehr".

2 cours séparés pour les batteries nos 6 et 8.

2 » » » chacune des deux moitiés delà Ire division d'artillerie de position, compagnies nos 12 et 15 et 13 et 14.

Total 4 cours, ceux des batteries, placés sous la direction supérieure d'instructeurs de lre classe et ceux des compagnies de position sous le commandement des chefs de ces unités.

L'effectif avec lequel les unités de Y élite sont entrees au service, était assez exactement conforme à celui prévu par le budget, mais il était très différent dans les batteries et les colonnes de parc ; tandis que dans quelques batteries, il dépassait le chiffre de 160 hommes, dans d'autres, il descendait au-dessous de 110. et même à 84 dans la batterie du Tessin. L'effectif réduit de nombre d'unités est moins le fait d'un recrutement faible que des dispenses de service accordées trop libéralement ; dans quelques cas. l'émigration paraît aussi avoir subitement produit de fortes lacunes.

837

Les corps se sont présentés, dans la règle, avec leur cadre d'officiers et de sous-officiers au complet ; toutefois, dans la plupart des cas, le corps d'officiers n'avait été rendu complet qu'en détachant des officiers d'autres, unités.

Les corps sont en général entrés an service mieux organisés et préparés que précédemment ; on a aussi constaté une amélioration dans l'état de l'habillement et de l'équipement, c'est pourquoi on a aussi été plus sévère, dans le service môme, quant à l'entretien des effets ; cependant, clans quelques cours où les manoeuvres de campagne ont été longues et fatigantes et où elles n'ont pas été favorisées par le beau temps, il n'a pas été possible .de ménager l'habillement et de l'empêcher de s'user très fortement. On demande toujours plus vivement de tous côtés le remplacement, pour les soldats du train, de la blouse qui s'use trop rapidement dans le service d'écurie, par un sarreau d'écurie. Les habits de travail qui ont été achetés pour l'équipement de la place d'armes de Thoune, pour ménager l'uniforme, ont été si utiles dans l'artillerie de position, qu'il serait très-désirable d'en augmenter encore l'approvisionnement actuel.

La marche des cours de répétition a été favorable ; à peu d'exceptions près, tout le monde a fait preuve de beaucoup de zèle et de bonne volonté, aussi le travail a-t-il été excellent, la tenue et la discipline de la troupe ont été exemplaires ; l'état sanitaire a toujours été très bon, malgré la température souvent mauvaise et les grandes fatigues ; c'est à peu près sans .exception que les rapports s'expriment favorablement sur la marche et les résultats des cours, ainsi que sur les. progrès qui ont été faits. Dans les manoeuvres d'autres armes auxquelles l'artillerie a pris part, elle n'a obtenu que des louanges pour sa tenue et ses services, jet elle a prouvé de môme suffisamment qu'elle était apte au service de campagne.

Si les corps de l'artillerie qui, dans les deux années précédentes, ont fait leur 3me cours de répétition depuis l'entrée en vigueur dé l'organisation militaire actuelle, n'ont pas fait de progrès bien marquants, on peut cependant constater que dans leur quatrième cours de répétition, il y a une amélioration générale sous ce rapport. Il y a réellement progrès, on sent que les expériences faites jusqu'ici ne sont pas restées infructueuses, qu'au contraire, on a su en tirer parti, que les corps de troupes ont gagné en bons éléments et que pour la plupart, il y a une augmentation de connaissances et d'aptitudes militaires. Les commandants des unités et des corps de troupes composés n'ont pas été changés aussi fréquemment depuis quelques années, la plupart occupent leurs places depuis quelque temps déjà, en sorte qu'ils sont complètement à la

838

hauteur de leur tâche et tiennent mieux leurs troupes en mains.

Tout, en un mot, marche mieux, chacun est plus sûr. Ce n'est pas sans succès que l'on a cherché à fournir aux officiers supérieurs d'instruction l'occasion d'intervenir davantage dans la marche de l'instruction ; à cet effet, il était attaché à chaque commandant de cours un instructeur supérieur, ayant un grade plus élevé ou tout au moins plus d'ancienneté de service, et qui, sans trop s'immiscer dans les attributions du commandant, était chargé de la surveillance de l'instruction. Cette situation exigeait naturellement beaucoup de tact des deux côtés.

Dans un seul des cours de répétition, le cours préparatoire au rassemblement de division, un commandant de brigade et son chef d'état-major ont eu l'occasion d'exercer le commandement ; dans l'intérêt de l'instruction des commandants de brigade et deleurs chefs d'état-major, il sera nécessaire de leur fournir plus souvent à l'avenir l'occasion d'exercer leur commandement.

Les divisions des bataillons du train attachées aux troupes du génie et d'administration, n'ont été réunies dans la règle avec elles que pour les jours de manoeuvres où l'on avait besoin de leurs services ; mais pour que les deux parties s'habituent mieux l'une à l'autre et que les divisions du train s'habituent elles-mêmes au commandement sous lequel elles entreraient au service de campagne, les divisions du train devraient être réunies complètement et aussi. souvent que possible, dans les cours de répétition, avec . les troupes du génie et d'administration et rester ainsi sous un seul commandement pendant toute la durée du service.

Les chevaux ont encore donné lien à des observations, mais peu nombreuses, toutefois, quant à leurs qualités, à leur aptitude au service et aux moyens de se les procurer ; la plupart des cours avaient de bons attelages ou tout au moins suffisants.

La révision à laquelle la munition d'artillerie a été soumise ces dernières années a eu une bonne influence sur les exercices de tir ; ces derniers ont pris un nouvel essor, grâce à une munition meilleure et plus uniforme et grâce surtout à l'instruction publiée à la suite des cours de tir ; l'agrandissement de la place de tir de Frauenfeld a contribué aussi à cet essor pour les batteries envoyées sur cette place d'armes ; quant à celles envoyées sur la place d'armes de Bière, il est à désirer que la place de tir soit agrandie le plus vite possible, afin que les batteries puissent convenablement s'y développer pour le tir.

Les deux batteries de landwehr et les trois compagnies de position de Vaud et de Genève sont entrées au service avec un effectif relativement plus élevé que celui prévu par le budget ; en revanche,

839

la compagnie de position du Tessin avait un effectif inférieur à celui ·prévu. Le corps des officiers des compagnies de position et surtout de celle du Tessin, a dû être complété par îles officiers pris dans l'élite.

L'habillement et l'équipement de la troupe, après avoir été remplacé ou complété, était dans un état satisfaisant, et tout au moins de nature à pouvoir s'en servir. La troupe a fait une trèsbonne impression quant à son aptitude au service, à son zèle, à sa bonne volonté, à sa tenue et à sa discipline.

En présence de la durée réduite des cours, l'instruction a dû se borner essentiellement aux éléments de l'instruction militaire générale, au point de vue de l'artillerie en particulier ; on a dû s'y vouer avec insistance pour obtenir au moins quelques résultats.

C'est pourquoi les cours ont été dotés d'un personnel d'instruction plus nombreux, parcequ'on ne pouvait pas trop compter sur une grande participation des cadres à l'instruction de la troupe. Il a, en effet, été possible de se convaincre que, dans les compagnies de position en particulier, les officiers et les sous-officiers étaient le moins à la hauteur de leur tâche et de leurs attributions. Dans les batteries qui, de tout temps, ont possédé Tin personnel plus choisi,, l'instruction a été un travail plus facile que dans les compagnies de position avec leur personnel moins bien choisi, sortant en grande partie des batteries et par conséquent encore trop peu familiarisé avec l'artillerie de position.

·Les cours de landwehr ont fourni à leur personnel l'occasion de demander avec instance des cours préparatoires de cadres ; ils seraient évidemment très utiles pour l'instruction, surtout pour les compagnies de position. Mais la landwehr gagnera plus en instruction et en aptitude militaires, si l'on pourvoit déjà dans l'élite à ce qu'elle reçoive de ce' contingent des soldats, des sous-officiers et des officiers capables, que par tous les cours de répétition. Les cours de landwehr n'ont qu'un but et qu'une tache à remplir, c'est de pourvoir à ce que les unités tactiques soient convenablement organisées et à ce qu'elles conservent cette organisation.

3. Ecoles de cadres.

Comme d'habitude, il y a eu deux écoles de cadres savoir : 1 école générale de sous-officiers et 1 école préparatoire générale d'officiers, en deux parties. L'école générale des sous-officiers a été suivie par 2 maréchauxdes-logis d'artillerie de montagne en retard avec cette école, et par 190 appointés de l'artillerie de campagne et de position, des arti-

840

ficiers et du train d'armée qui avaient été choisis pour être promus au grade de sergent, maréchal-des-logis ou brigadier du traiu, plus par 11 officiers de troupes de l'artillerie de campagne et de position. Cette école a, en outre, été suivie par 4 officiers subalternes du génie, pendant 3 semaines, pour se familiariser encore davantage avec l'artillerie. 15 appointés ont été licenciés pour cause de maladie, de circonstances de famille ou comme impropres au service.

Le choix des sous-officiers a été plus satisfaisant que les dernières années. Leurs qualités n'étaient pas précisément bien meilleures que l'année dernière, mais il y avait plus d'homogénéité clans ce personnel. La différence entre les appointés cfes batteries et des colonnes de parc et du train d'armée, était encore visible, mais elle n'était plus aussi frappante qu'autrefois.

L'école a eu une marche régulière et favorable et, comme l'année dernière, on( y avait joint un cours de tir. A la fin de l'école, sur 190 appointés, 185 ont pu être recommandés sans conditions pour l'avancement, 4 à la condition de faire avec succès une école de recrues, et 1 seul a échoué. Sur les 4 appointés recommandés conditionnellement, un a pu être encore promu, ensorte qu'en totalité il est sorti de l'école des sous-officiers 186 sergents et brigadiers nouvellement nommés ; quoique ce chiffre soit un peu inférieur à colui de l'année dernière, il est cependant suffisant pour doter largement de cadres les écoles de recrues et pour compléter le corps des sous-officiers d'artillerie auquel il faut encore ajouter 4 sergents et brigadiers du train provenant d'autres cours.

La lre partie de l'école préparatoire d'officiers d'artillerie ne comptait, après le licenciement d'un élève pour cause de maladie, que 52 élèves de l'artillerie de campagne et de position, des compagnies d'artificiers et du train d'armée. La diminution, vis-à-vis de l'année dernière, concerne exclusivement les élèves de langue allemande, tandis que ceux de langue française étaient plus nombreux que précédemment. Quant à leurs qualités et à, leurs aptitudes, la classe de langue française était supérieure à l'autre ; la première était une des meilleures de toutes celles antérieures, tandis que la dernière était une des plus faibles. Sur les 52 élèves, on n'a pu en définitive en admettre que 34, sans conditions, à la Ilme partie de l'école; pour 7 autres, l'admission n'a pu être que conditionnelle, et 11 élèves n'ont pas obtenu le certificat de capacité pour être admis à la IIme partie de l'école, soit parce qu'ils n'étaient pas assez avancés pour cela, soit qu'ils ne fussent pas qualifiés ponr revêtir le grade d'officier. Sur i:es derniers, 3 purent au moins être déclarés aptes comme sous-officiers et recommandés pour la nomination à ce grade.

841 L'effectif de la UTM6 partie de l'école comptait dans le principe 48 hommes. 3 élèves ont été licenciés pendant la durée de l'école.

Les 45 élèves restants ont été formés comme suit : 36 pour l'artillerie de campagne, 3 pour l'artillerie de position, 1 pour les artificiers et 5 pour le train d'armée.

La diminution du nombre d'élèves, vis-à-vis de l'année dernière, s'est de nouveau produite au préjudice des élèves de langue allemande, dont les qualités sont de nouveau restées inférieures à celles des élèves de langue française et qui, dès lors, sont restés faibles. A la clôture du service, 43 élèves ont été déclarés aptes au grade d'officier, les 2 autres élèves (1 pour l'artillerie de campagne et 1 pour les artificiers) n'ont pas pu obtenir le certificat de capacité pour le grade d'officier, mais seulement pour celui de sousofficier.

Les deux parties de l'école ont eu lieu de la même manière que précédemment et elles ont eu une marche normale.

Comme d'habitude, l'école préparatoire des officiers du génie a eu lieu conjointement avec la IIme partie de celle d'artillerie à laquelle on avait réuni en outre les cours de répétition de deux détachements du train du parc de la VIIIme division pour fournir 'à l'école les * attelages nécessaires pour les exercices de l'école de batterie et les exercices de tir.

A l'occasion des exercices de tir de la IIme partie de l'école, on a soumis les nouvelles bouches à feu de 8,4 cm. à un essai approfondi et l'on a procédé avec ces pièces à une série variée d'essais de tir.

Sur les 43 élèves déclarés aptes à devenir officiers, on en a instruit : 35 pour l'artillerie de campagne (20 de langue allemande, 15 de langue française) ; 3 » » » position (de langue française) ; 5 » le train d'armée (1 de langue allemande, 4 de langue française).

L'artillerie et le train d'armée de la Suisse française ont obtenu, à la suite de l'école de 1882, la plus forte et la meilleure augmentation qu'ils aient reçue jusqu'ici, soit quant à la quantité, soit quant à la qualité ; en revanche, cette augmentation de nouveaux officiers pour l'artillerie et le train d'armée de la Suisse allemande ne dépasse pas la moyenne au point de vue de la qualité, et elle est absolument insuffisante quant à la quantité, surtout en ce qui concerne le train d'armée, l'artillerie de position et quelques cantons dont le corps d'officiers est sans cela à peine complet ou

842 n'est pas complet. Il faut espérer que l'année prochaine, l'augmentation de nouveaux officiers de langue allemande sera plus forte.

Pour l'artillerie de campagne et pour l'artillerie de position, cet espoir se réalisera, mais pour le train d'armée, les prévisions sont défavorables. Pour compléter son corps d'officiers, il ne restera pas autre chose à faire qu'à incorporer temporairement dans le train d'armée les sous-officiers capables de l'artillerie de campagne, là où ils seraient surnuméraires.

4. Cours spéciaux.

Outre les cours spéciaux qui ont déjà été mentionnés dans les écoles de recrues, il y a eu, comme l'année dernière, un cours de tir de 13 jours de durée pour les officiers de l'artillerie de campagne et un cours semblable pour ceux de l'artillerie de position.

Le cours de tir pour artillerie de campagne a de nouveau eu lieu conjointement avec l'école de sous-officiers, mais avec 14 officiersseulement (1 commandant de régiment et 13 commandants de batterie). Le cours de tir pour artillerie de position a eu lieu conjointement avec les essais de tir que la commission d'artillerie avait fixés à Thoune, du 1er au 13 mai, avec des pièces de position ; ce cours a été suivi par 5 officiers d'artillerie de position. La bonne marche et les bons résultats de ce second cours de tir ont de nouveau fait reconnaître l'utilité de ce nouveau moyen d'instruction, surtout par sa réunion avec l'école de sous-officiers, et il n'y a plus qu'à en prolonger un peu la durée et de la fixer à 15 jours au moins. Il sera aussi plus opportun de réunir pour l'avenir le cours de tir des officiers d'artillerie de position avec *celui des officiers de l'artillerie de campagne, au lieu de le fixer à une autre occasion.

Outre l'instruction donnée dans les écoles et les cours d'artillerie même, un certain nombre d'officiers d'artillerie ont encore eu l'occasion de perfectionner leurs connaissances dans les écoles centrales et dans les écoles de tir. L'école centrale I a été suivie par 5 premiers-lieutenants et lieutenants d'artillerie de campagne ; 1 premier-lieutenant et 3 lieutenants de colonnes de parc ont assisté aux écoles de tir de l'infanterie. Enfin, le commandant de la IVe brigade d'artillerie s'est joint au groupe des officiers supérieurs · qui avaient été commandés pour suivre les manoeuvres du rassemblement de division.

843

E. Génie.

  1. Ecoles de recrues.

Il y a eu 4 2 écoles 1 école 1 »

écoles de recrues cette année, savoir : de sapeurs, de pontonniers et » pionniers.

Elles ont été suivies par

Total

40 officiers, 129 sous-officiers et 688 soldats.

857 hommes.

Il a été recruté en totalité pour 1882 751 hommes.

Ont fait défaut ou ont été licenciés au commencement d e s écoles .

.

.

. 104 » = 13,8% Instruit et incorporé dans les corps .

Provenant d'années antérieures .

.

647 hommes 41 »

ensorte qu'en totalité les corps ont rec,u . 688 hommes = 14,8°/0,, II faut encore y ajouter 16 tambours transférés de l'infanterie dans le génie.

L'instructeur en chef étant tombé gravement malade a dû être remplacé dans le commandement des écoles de recrues par des officiers supérieurs de l'arme. La marche des écoles a été normale et les résultats de l'instruction, satisfaisants.

2. Cours de répétition.

->

  1. Elite.

L'instruction a suivi sa marche régulière dans les cours de répétition ; les résultats obtenus ont été aussi satisfaisants que la discipline qui n'a jamais laissé quelque chose à désirer. Ces faits sont confirmés par tous les rapports d'inspection et ils constatent avec satisfaction l'activité déployée par le personnel d'instruction et le succès auquel leurs efforts ont abouti.

Le tableau ci-après indique l'effectif de contrôle des bataillons du génie n03 2, 3, 6 et 8, appelés aux cours de répétition, comparé avec leur effectif de présence à ces cours.

844

Nos des bataillons.

lotal.

2

6

3

8

Effectif de contrôle, Etats-majors . . . .

e

Comp' de sapeurs . .

9

6

8

8

31

244

219

211

219

893

»

» pontonniers

151

153

169

119

592

»

» pionniers

123

loi

131

112

467

527

479

519

458

1983

Total

Présents aux cours de répétition, 8

Cornjb' - de 'sapeurs .

..

!

v

» ^pontonniers -·

»

'5-

·fi'

'25'

139

132'! .

'97-.'

522

: 9 3 : ,109 t ·

«O '·

389

61' '

275

·7

Etats-majors .

» pionniers Total

154 ·

,107 58

r

58

98

-326); ai296. ..i344- .-,245:<

a211-,

Ont fait défaut.

Etats-majors . . .

8

Comp' de sapeurs .

»

» pontonniers

»,-.

» pionniers, Total

'2 ' h

90 <i '

; V^y '

"80

1

3

122

79

6 371

44""'

60 '

60'

39>'' ' -"203

.65,! ,

43

33.j,

51. .,,,192,

'tirila i

2,01,

1^7, ;.i75;; ,, .^? .VW;

·

845

Sur un effectif de contrôle de il en est entré aux cours de répétition .

.

.

. 1983 hommes . 1211 »

ensorte qu'il y a ainsi .

.

.

ou le 38,9°/0 qui y ont fait défaut.

.

. 7 7 2 hommes

.

L'effectif des pionniers d'infanterie de la IIme, IIlme, VIme et Vlll division qui ont été appelés aux cours de répétition, était le suivant : me

IIme division .

IIIme » .

.iiym« » .

Effectif de contrôle.

. 242

. 228 . 224

vinr.

Tota]

m

ß,L5'

Présents aux cours.

133 139 160

"h

'503

Absents Hommes.

109 · ' 89 64

o/u.

45 39,5 28,6

,,, 5,0,,

41,3;

3,12

38,3

Suivant les communications des cantons, le °/0 ci-dessus, des absents se répartit à peu près comme suit: Bataillpns du génie'.

°/o.

Pionniers d'infanterie.

%.

2,31

2,18

0,74 5,80 '

3,70 2/62

4,22 4,22 14,80 6,25 -- 0,56

7,40 6,25 10,25 " 5,10 0,58 0,15

dispensés pour motifs spéciaux par les auitorités, .militaires.

recrues de l'année.

exemp'tés"ën'yer'tu de l'article'2'd# l'organisation militaire.

ont fait le service prescrit.

dispensés médicalement..

à l'étranger.

motifs inconnus.

décédés.

exclus du service.

b. Landwehr.

Les année et os n 1 et landwehr ci-après :

cours de répétition ordonnés pour la première fois cette auxquels on a appelév les cadres des bataillons du génie 4 de landwehr, plus ceux des pionniers d'infanterie.de de la l re et IVme division, ont été suivis par le personnel

846

Cadres.

Bataillon du génie n° 1 Pionniers d'infanterie de Ire division .

.

Bataillon du génie n° 4 Pionniers d'infanterie de IVme division .

.

Effectif de contrôle.

.

44 la .

5 .

42 la .

3

Total

94

Présents.

Hommes.

25

Absents.

Hommes.

19

43,2

5 34

-- 8

-- 19,0

2

1

33,3

66

28

33,6

c. Cours spéciaux.

Le cours spécial pour les serruriers et charrons a eu lieu à Thoune sous les ordres du directeur des ateliers de construction. Il a été suivi par 8 hommes des bataillons nos 2, 3, 6 et 8, ainsi que par un certain nombre d'appointés qui doivent fonctionner dans les compagnies comme sous-officiers du matériel et qui doivent, par conséquent apprendre comment on s'en sert et comment on doit l'entretenir.

Le cours spécial des armuriers d'infanterie et du génie qui a eu lieu à la fabrique d'armes fédérale à Berne, n'a été suivi que par les armuriers du bataillon du génie n° 2.

3. Ecole préparatoire

d'officiera.

Cette école qui, comme d'habitude, a eu lieu en même temps que celle des officiers d'artillerie, a été suivie par 1 adjudant-sous-officier (aide-instructeur), 19 sergents et 6 appointés.

Total 26 hommes, sur lesquels 24 ont obtenu le certificat de capacité pour le grade d'officier, savoir : 11 dans les sapeurs, 6 » pontonniers et . 7 » pionniers.

Afin de ne pas être obligé de garder à l'école, pendant toute sa durée, des hommes qui par leur éducation ne sont pas qualifiés pour devenir officiers, on a procédé, pour la première fois cette année, à la fin de la première moitié de l'école, à un examen préparatoire à la suite duquel 2 hommes ont été licenciés immédiatement.

847

Le commandement de l'école a été exercé par ,1 instructeur de l re classe de l'arme, auquel on a attaché encore quelques officiers du génie comme aides-instructeurs.

Les élèves n'atteignaient pas, en général, la moyenne de l'instruction générale et technique que l'on doit exiger pour l'avenir des officiers du génie. Il est nécessaire de recruter pour le génie tous les éléments capables dont cette arme a besoin pour compléter et conserver son corps d'officiers.

4. Cours technique.

La partie d'application de ce cours, destiné aux jeunes officiers qui ont besoin de perfectionner les connaissances qu'ils ont acquises à l'école préparatoire des officiers, n'a pas eu lieu cette année pour les motifs indiqués antérieurement; en revanche, on a envoyé, aux frais de ce cours, 4 officiers à l'école des sous-officiers d'artillerie.

Pour les travaux de subdivision, on a appelé successivement 12 officiers au bureau du génie ainsi qu'à des travaux pratiques sur le terrain. Ces officiers avaient pour mission de résoudre des travaux techniques de différente nature. Ils ont élaboré des projets de fortifications et fait les levés de terrain y relatifs, sur la base des projets généraux qni sont résultés des différentes études faites sur la fortification du pays.

Feuille fédérale suisse. Année XXXV.

Voi. H.

59

5. Inspections de la landwehr.

·

Numéros des bataillons.

Total.

1

2

3

4

5

6

7

8

5 99 .81 --

2 122 1 --

Présents à l'inspection.

Etats-majors Compagnie t cle » » » »

5 100

.

sapeurs pontonniers pionniers Total

105

116

184

127

131

231

185

125

1204

En pour cent

72,0

82,5

73,5

81,0

64,0

90,0

93,0

75,0

79,6

.

Total

00

26 835 343

--

Etats-majors .

.

.

Compagnie de sapeurs » » pontonniers » » » pionniers

GO

4 115 112 --

4 111 1 --

En pour cent

' 41

1 24

3 106 75 --

3 94 30 --

88 43 --

--

Absents de l'inspection.

1 1 19 39 21 11 34 36 9 14

41

25

56

30

74

25

28,0

17,5

26,5

19,0

36,0

10,0

8 6

14 7,0

2 40

1.

5 203 99 1

43

308

25,0

20,4

849 6. Sociétés volontaires.

Le nombre de ces sociétés s'est augmenté d'une qui a été fondée à Wangen s/A.

L'effectif et les exercices de ces sociétés sont indiqués dans le tableau ci-après : Participation

Effectif.

Différence.

Sociétés.

1881.

1882.

.

.

.

63 15 23 15 21 24 18 59 23 25 17 -- 20 --

57 16 29 18 9 25 23 47 29 41 15 15 24 15

-- 6 + 1 + 6 + 3 -- 12 + 1 + 5 -12 + 6 ·+16 -- 2 + 15 .

+ 4 + 15

Total

323

363

+ 40

  1. Berne . .
  2. Thoune . .
  3. Genève . .
  4. Aarbourg .
  5. Klingnau .
  6. Mumpf . .
  7. Brougg . .
  8. Zurich . .
  9. Eheinfelden 1 0 . Bàie . . .
  10. Schaffhouse 12. Sisseln . .
  11. Aarau . .
  12. Wangen. .

.

.

.

.

.

.

.

.

.

à 6 exercices au moins.

Hommes.

29 15 6 16 9 25 21 · 45 17 34 15 15 15 15 277

%

50,8 93,7 20,7 89 100 100 91,, 95,, 58,8 82)9 100 100 62,5 100 76)3

JP. Troupes sanitaires.

I. Section médicale.

  1. Ecole d'instructeurs.

Il n'y a pas eu d'école semblable cette année.

2. Ecoles de recrues.

Les écoles de recrues ont eu lieu en 4 séries, chacune précédée d'un cours préparatoire de 11 jours. La troupe a ensuite été divisée en 3 détachements d'école, répartis sur deux places d'armes chacun.

850 Les hommes recrutés eu 1880 et 1881 dans le Tessin ont été appelés à une école spéciale qui a eu lieu à Lugano, ce qui pourra être évité à l'avenir par suite de l'ouverture du chemin de fer du Gothard.

Snr les 399 recrues instruites, 242 ont été inscrites comme brancardiers, 124 comme infirmiers et 33 comme aspirants sousofficiers. Avant leur avancement, les sous-officiers nouvellement nommés et les infirmiers doivent faire le cours d'hôpital ; les premiers doivent faire ensuite l'école de sous-officiers.

3. Cours d'hôpitaux.

Ces cours de trois semaines de durée ont été suivis comme suit : à l'hôpital cantonal de Genève.

9 hommes.

» » » Lausanne 16 » » des bourgeois de Pribourg 3 » 7 » » du district de St-Imier .

26 » » de l'Isle à Berne 14 » » ' des bourgeois à Lucerne.

7 » » » » Soleure .

» » » Baie 10 » » de Königsfelden 11 2 » » de la ville de Sshaffhouse 25 » » cantonal de Zurich .

. » » » St-Gall 11 » 12 à l'infirmerie de Hérisau . à l'hôpital cantonal à Altdorf .

5 » » de la ville de Coire 4 » » communal de Lugano 6 ·» Total

168 hommes.

Le chiffre normal de 180 hommes n'a pas été atteint parce que des circonstances particulières ont empoché les cours de décembre d'avoir lieu dans les hôpitaux de Lausanne, Soleure et StGall.

Les intendances et les médecins des hôpitaux méritent aussi cette année toute notre reconnaissance pour le bon accueil fait au personnel envoyé à ces cours. · 4. Ecoles de sous-ofßciers.

Dans 3 écoles de cette nature, on a instruit 49 infirmiers.

Sur ce nombre 43 ont pu être nommés sous-officiers brancardiers.

851 Les 6 autres n'étaient pas suffisamment capables pour cela. Quelques brancardiers et infirmiers ont suivi avec succès l'école de fourrier.

5. Ecoles préparatoires

d'officiers.

Il y a eu 3 écoles semblables, suivies par 60 médecins et 4 pharmaciens qui tous ont pu être nommés officiers de santé.

6. Cours d'opérations.

Ces cours ont été suivis par 47 médecins d'un certain âge ; ils ont eu lieu à Zurich, Berne et Genève.

Ces cours d'opérations sont toujours très appréciés. Le nombre nécessaire de ces cours parait assuré depuis que l'école spéciale de Genève a été réorganisée.

7. Cours de répétition d'ambulances.

On a pu appeler 10 ambulances au service cette année, savoir: du lazaret de campagne II, les ambulances 7 et 10 avec le 5me et le 8me régiment d'infanterie ; » » » » VIII, les ambulances 36 et 37 avec la XVme brigade d'infanterie et les ambulances 38 et 39 avec la XVIme ; » »" » » VI, les ambulances 27, 28, 29 et 30, avec le rassemblement de division.

Il serait à désirer que le nombre des cours de répétition annuels soit augmenté, attendu que si l'on veut que les ambulances conservent leur aptitude pour le service de campagne, il est nécessaire" de réduire encore plus le temps qui s'écoule entre les cours de ces ambulances.

Ces cours ont été suivis comme suit : du lazaret de campagne » » » »

II VI .

VIII .

par le personnel sanitaire de corps

Officiers. Troupe.

.12 46 . 23 85 . 21 93 . 21 286

Total

77

510

Comme les années précédentes, une partie du personnel sanitaire de corps a été appelé aux cours préparatoires des ambulances.

852 Les ambulances qui ont fait leur premier cours de répétition en 1875 n'avaient plus l'habitude du service, ce qui a été clairement constaté lors des manoeuvres de campagne, malgré la bonne volonté dont elles étaient animées. Trois ambulances se trouveront encore dans le même cas, lors des manoeuvres de 1883, et la dernière s'y trouvera en 1884. Quelques ambulances ne feront leur troisième cours de répétition qu'en 1885.

8. Sociétés volontaires.

Les sociétés militaires sanitaires mentionnées dans notre dernier rapport ont continué leur oeuvre avec zèle. Outre ces sociétés,, il s'est formé une société centrale de la croix rouge qui pourvoit à l'organisation personnelle et matérielle des secours volontaires.

II. Section vétérinaire.

  1. Ecoles de recrues.

L'instruction des vétérinaires militaires leur a été donnée, comme d'habitude, dans les écoles pour batteries attelées. Deux vétérinaires ont exceptionnellement reçu leur première instruction dans les écoles d'infanterie.

2. Ecole préparatoire

d'officiers.

Cette école a été suivie par 17 vétérinaires; elle a eu. lieu à Zurich. Le certificat de capacités a été délivré à 14 élèves qui ont pu être brevetés. Les 3 autres élèves ne remplissaient pas les conditions voulues pour être nommés.

3. Cours de répétition.

Sur 12 vétérinaires d'un certain âge appelés au service, il s'en' est présenté 10. Outre quelques branches d'instruction pratique et technique, ou s'est principalement occupé de l'étude du nouveau règlement d'administration, en ce qui concerne du moins le service des chevaux.

4. Cours de mar écliaux-ferrants.

Les recrues maréchaux-ferrants de cfavalerie ont été appelés au cours d'Aarau ; les recrues maréchaux-fendants d'artillerie ont assisté aux cours de Frauenfeld, Thoune et Bière. Les 10 recrues maréchaux-ferrants de cavalerie et les 18 d'artillerie qui se trouvaient au service, ont tous pu être^ nommés et incorporés en cette qualité.

853 Gr. Troupes d'administration.

  1. Ecoles de recrues.

Cette école a été suivie par 8 officiers, 12 sous-officiers et soldats, et 96 recrues (52 boulangers, 31 bouchers, 1 menuisier, 5 charpentiers, 1 charron, 2 serruriers, 3 maçons et 1 potier), 116 hommes.

Les qualités intellectuelles des recrues étaient en général satisfaisantes, mais comme les années précédentes, les qualités physiques ont' laissé à désirer. -Une partie de la troupe était trop faible, d'autres recrues n'avaient pas la taille prescrite. Nous considérons comme un inconvénient que l'on incorpore dans l'administration des hommes qui, en partie, sont de faible constitution et sur les- .

quels on ne peut pas compter comme troupes à pied. Chacun sait que le service des troupes d'administration est pénible, c'est pourquoi on ne devrait les doter que d'hommes exclusivement vigoureux.

On a procédé à des essais avec de nouveaux chariots de boulangers au modèle autrichien ; les résultats obtenus ont été absolument satisfaisants. Les tentes de boulangers contenues dans ces chariots permettent une exploitation indépendante de la boulangerie, en sorte que par l'emploi de ce matériel de tentes, la question de mobilisation des boulangeries de campagne peut être considérée comme résolue. Le moment n'est donc pas éloigné ou l'on pourra considérer comme un fait accompli l'introduction de ces chariots avec quelques modifications ainsi que le matériel de tente qui les accompagne.

Les fours de campagne en fer, système Peyer, ont donné d'aussi bons résultats cette année que l'année dernière.

2. Cours dS répétition.

Le tour de rôle des cours de répétition appelait au service les compagnies nos 2, 3, 6 et 8.

La compagnie n° 2 a fait un cours de répétition de 10 jours à Thoune et elle a été chargée de la subsistance en régie et en magasin des troupes logées en caserne. Cet essai a donné un bon résultat.

Les compagnies nos 3 et 8 ont pris part aux manoeuvres de la XVme et XVIme brigade d'infanterie. La 6me compagnie a été

854

chargée de la subsistance de la VImo division pendant son ^rassemblement.

L'effectif des compagnies était le suivant :

Compagnie 2 *

n3

» . '6 8 Total

Effectif de contrôle.

96 106 97 87

Présents.

54 80 88 64

386

286

Ont fait défaut.

42 26 9 23 100

°/o.

43,7 24,5

9,2 26,4

25,9

L'effectif de contrôle dépasse l'effectif réglementaire pour (les motifs indiqués dans notre dernier rapport de gestion.

On a été surpris du faible effectif de présence de la 2me compagnie ; nous attribuons cet inconvénient à ce qu'il n'y a pas de cours de retardataires pour les troupes d'administration, mais nous pourvoirons à ce que les hommes qui ont fait défaut l'annéedernière, fassent le service qu'ils ont manqué, dans les cours de répétition de cette année.

La compagnie n° 6 comprenait les recrues de l'année, c'est ce qui explique son effectif relativement élevé.

Les services rendus par la 3mD compagnie d'administration à la XVme brigade d'infanterie méritent d'ôtre signalés. Du 1er au 8 septembre, cette compagnie a pourvu à la subsistance en régie à& la brigade pendant sa marche de Coire par l'Oberalp à Andermattr temps pendant lequel les établissements et les magasins de subsistance de la compagnie d'administration ont dû ótre fréquemment disloqués. Les difficultés éprouvées par les transports ont mis toute l'énergie de la compagnie à contribution pour venir à bout de sa tâche. Les services rendus par cette compagnie ont aussi été l'objet de la reconnaissance générale et ils sont d'autant plus dignes de remarque que la question de mobilisation des établissements et des magasins de subsistance n'a été résolue dans aucun cas d'une manière aussi satisfaisante.

La 8me compagnie a eu moins de difficultés de pourvoir à la subsistance de la XVIme brigade à Reichenau, et elle s'en est aussi acquittée à la satisfaction générale.

Quant à la 6me compagnie, nous nous référons' au rapport fait sur les manoeuvres de la VIme division de l'armée, à page 35 cidevant.

855<i Pour assurer le service des subsistances de la division, l'effectif de la 6 mc compagnie qui est de 88 hommes a dû être renforcé de 60 boulangers et de 20 bouchers pris dans l'infanterie.

Total 168 hommes, en sorte qu'on peut fixer de 170 à 180 le nombre d'hommes nécessaire pour effectuer la subsistance d'une division en campagne.

Afin de pouvoir suffire à la tâche qui leur incombe, les compagnies d'administration devraient en conséquence être dotées de l'effectif de troupes mentionné ci-dessus, et en attendant on doit continuer le recrutement extraordinaire pour cette arme.

3. Ecoles préparatoires

d'officiers.

Les deux écoles ont été suivies par 2 officiers d'infanterie, 11 fourriers et 28 sous-officiers de différentes armes, soit en tout par 41 hommes, dont 3 ont échoué.

» Nous constatons de ^nouveau cette année qu'aucun officier n'a été transféré comme quartier-maître dans les troupes d'administration ; nous considérerions .cependant comme un avantage important que des officiers de corps, spécialement de l'infanterie, se décidassent à se vouer au service de quartier-maître.

4. Ecoles de

sous-officiers.

Il y a eu 3 écoles de ce genre, 2 à Thoune pour troupe de langue allemande, et 1 à Genève pour troupe de langue française, et elles ont été suivies comme suit : 92 sous-officiers et soldats d'infanterie 6 » » » de cavalerie 22 » » » d'artillerie 3 » » » du génie 5 » » » sanitaires 5 » » » d'administration 133 hommes.

Tous les élèves ont pu être recommandés pour la promotion au grade de fourrier.

33 hommes ont été choisis pour assister aux écoles préparatoires d'officiers, savoir 22 d'infanterie, 3 de cavalerie, 1 du génie, 1 des troupes sanitaires et 2 des troupes d'administration = 24,8 % (1881 : 19 %).

S56 5. Ecoles

d'officiers.

Il y a eu 2 écoles d'officiers, savoir : 1. pour officiers supérieurs, soit 7 lieutenants-colonels et 12 majors = 19 officiers, pendant 14 jours, sous la direction du commissaire des guerres en chef, à Thoune. Cette école avait pour but d'introduire uu procédé uniforme pour les officiers supérieurs d'administration lors des grandes manoeuvres . de troupes, et, en général, de familiariser les commissaires des guerres de division et leurs remplaçants avec la tâche qui leur incombe.

Le résultat de cette école se fera certainement sentir dans le service d'administration, lors des manoeuvres des corps de troupes combinés; . 2. le second cours a eu lieu à Thoune pour les officiers d'administration de corps de troupes composés ; il a eu 6 semaines de durée.

Cette école a procédé, à titre d'essai, à la reconnaissance du terrain dn rassemblement de division de l'année prochaine et y a pris les renseignements statistiques nécessaires. L'expérience démontrera quelle est la valeur de ce travail.

Cette école a été suivie par 19 officiers, savoir: 11 capitaines, 7 premiers-lieutenants et 1 lieutenant.

a

Nous ferons ressortir que depuis l'entrée en vigueur du nouveau règlement d'administration, il y a une amélioration évidente ·et considérable dans les différentes branches du service d'administration. Le règlement a comblé nombre de lacunes importantes, et il a été accueilli avec joie aussi bien par les officiers de troupes en général que par les officiers d'administration en particulier.

VIL Service sanitaire.

I. Service de santé.

  1. Service médical.
  2. Hygiène.

Les chambres fédérales ayant pris acte de la votation populaire du 30 juillet 1882 par laquelle la loi sur les épidémies avait été rejetée, nous avons, 'sur la proposition de notre département militaire, rendu l'arrêté ci-après, sous date du 29 décembre 1882 :

857

  1. .Les prescriptions contenues dans la circulaire du conseil fédéral du 17 mars 1873, ainsi qu'au § 11, 4me alinéa et au § 20 de l'instruction du 22 septembre 1875, concernant la revaccination des militaires, sont abrogées.
  2. Le département militaire fédéral est autorisé à fournir aux recrues qui pourraient en exprimer le désir, les moyens de se faire revacciner à leur entrée au service.

Les mesures prises pour pourvoir à l'exécution de cet arrêté, rentrent dans l'exercice de 1883.

Il est entré 3080 recrues non revaccinées aux écoles de recrues ·de cette année, sur lesquelles il en a été revacciné 1914 pendant la durée des écoles. L'année dernière, ces chiffres s'élevaient à 4054 et 2480.

Les mauvaises conditions sanitaires de la caserne de Liestal, signalées dans le dernier rapport de gestion, n'ont pas encore disparu complètement, mais il y a été remédié autant qu'il était encore possible de. le faire, par une transformation et une amélioration considérable des locaux, en sorte qu'ils sont de beaucoup meilleurs à ceux de toutes les anciennes casernes et de quelques-unes de celles de récente construction. Si malgré cela, il s'y est de nouveau produit cette année quelques cas de typhus, ils doivent être attribués au fait que la caserne ne possède pas de caves ou de sous-sol; elle est simplement bâtie sur le sol môme, l'aile nord du bâtiment, principal foyer de l'épidémie, repose même sur des terres amassées, et non sur le sol naturel, en sorte que les gaz qui s'en dégagent pénétrent librement dans l'intérieur du bâtiment. Sans faire des frais considérables, il sera difficile de remédier à cet inconvénient.

Question de la chaussure. Après avoir reçu un rapport de la commission qui avait été chargée de cette affaire, notre département militaire a ordonné des essais en grand, afin de résoudre la question de savoir si l'on doit adopter la botte ou le soulier, et éventuellement quel système, comme première chaussure.

Dans ce but, on a élaboré un programme exact, afin d'éviter les fautes qui avaient été commises lors des précédents essais. Les ·essais ont eu lieu dans cinq écoles de recrues d'infanterie avec la botte ordinaire, le soulier lacé sur le côté et le soulier lacé sur le devant, ces deux derniers confectionnés de manière à pouvoir y introduire le bas du pantalon. A l'ouverture de chaque école, deux experts techniques ont pris la mesure des pieds de toutes les re·crues, cette mesure a été inscrite pour chaque homme sur une feuille à part, après quoi chacun d'eux reçut deux paires de chaussures avec l'ordre de les porter pendant 14 jours chacune, en sorte

858

qu'à la clôture de l'essai, chaque homme devait s'être fait, par expérience, un jugement sur chacune de ces deux paires de chaussures.

Il ne devait se laisser' influencer par personne dans ce jugement et il devait l'inscrire lui-même sur un formulaire de questions. A l'ouverture et à la clôture des essais, on a procédé à une inspection médicale exacte des pieds, et les résultats ea ont de même été inscrits.

Les commandants des écoles et les médecins de place avaient été chargés de la direction des essais, et à la clôture de chaque série d'essais, ils devaient se concerter entre eux pour présenter un rapport.

Le résultat de ces essais n'est pas encore concluant, mais on peut dire dès maintenant que les trois chaussures ont été reconnues pratiques, quoiqu'elles aient encore besoin de quelques améliorations.

491 hommes ont pris part aux essais qui ont eu lieu dans cinq écoles de recrues d'infanterie à Zurich, Berne, Lucerne, St-Gali et Lausanne.

Sur ces 491 hommes, 437 se sont prononcés comme suit ponila première chaussure.

pour l a botte .

.

.

.

' .

.

.

2 2 0 = 50, 3 % pour le soulier lacé sur le devant .

.

.

134 = 30,7% pour le soulier lacé sur le côté .

.

.

83 = 19,0°/0 Pour la seconde chaussure, 337 hommes seulement se sont prononcés comme suit : pour le soulier lacé sur le devant .

.

.

128 = 38,,,% pour la botte 102 = 30,3 °/0 pour le soulier lacé s u r l e côté .

.

.

7 8 = 23,,% pour une chaussure libre .

.

.

.

.

29 = 8,6 °/0 La Suisse française, la Suisse allemande, la montagne (cantons primitifs, Valais, Oberland bernois) et la plaine étaient représentées dans les écoles, et partout les chiffres entre eux ne varient pas sensiblement de ceux ci-dessus.

De nouveaux essais sont encore nécessaires pour résoudre des questions secondaires, avant que l'on puisse donner un jugement définitif sur toute l'affaire. Nous croyons cependant qu'il sera possible de la terminer l'année prochaine.

b. Service des malades.

Le service sanitaire des corps de troupes, qui sont entrés au service avec leur propre personnel sanitaire a été fait par ce personnel ; dans les autres corps, dans les écoles et dans les cours

859

spéciaux, ce service a été fait par des médecins de place, ou par des médecins d'école, des infirmiers et des brancardiers appelés spécialement au service à cet effet. On a employé dans les écoles et dans les cours à durée réduite 20 médecins de place, 26 médecins d'école, 117 infirmiers et 100 brancardiers.

Le nombre total des hommes tombés malades est de 11,375, savoir 6030 hommes dans les écoles de recrues, 5006 dans les cours de répétition et 339 dans les cours spéciaux.

Guéris e t rentrés a u x corps .

.

.

.

10,004 hommes, évacués sur les ambulances et les hôpitaux .

846 > renvoyés dans leurs foyers .

.

.

.

521 » Le nombre total des cas de maladie est plus élevé que celui de l'année dernière. Il est décédé 4 hommes dans les corps, dont 3' par submersion; en totalité 15 hommes, dont 11 à l'hôpital.

Le nombre des jours de dispense? de service dans, les corps s'est élevé à 13,452; celui des jours deHraitement de 701 hommes dans 29 hôpitaux a été de 9762. Sur ces 701 hommes, 363 ont été guéris, 320 étaient mieux et ont été licenciés sur leur demande ; le reste est encore en traitement.

Quant sa, la nature des maladies, le rapport, du médecin en chef donne les renseignements nécessaires ; ce rapport est aux actes.

II. Pensions et indemnités.

L'état des pensions pour 1882 comprenait au commencement de l'année : 7 2 invalides .

.

.

.

.

.

avec f r . 19,935. -- 1 3 6 survivants .

.

.

.

.

.

» » 27,665. -- 2 0 8 pensions .

.

.

.

. avec total f r . 47,600. -- Augmentation : 2 pensions d'invalides . avec fr. 1200 4 de survivants .

.

» » 970 6 pensions .

.

.

.

.

.

avec » 2,170. -- Total fr. 49,770. Diminution : 3 pensions d'invalides . avec fr. 1000 5 » de survivants et réduction de quelques autres » 1125 8< pensions .

.

.

.

.

.

avec > 2,125. -- Reste pour 1883 : 2 0 6 pensions, a u chiffre total d e ...

f r . 47,645.- --

860

savoir 71 à des invalides, avec fr. 20,135. -- et 135 à des survivants, avec » 27,510. -- A l'exception de quelques demandes d'indemnités qui ont été liquidées par le paiement des frais de traitement, on a accordé, dans 35 cas, des indemnités aversales, pour une somme totale de fr. 11,779. 55 (1881 = fr. 7637). 4 demandes d'indemnités ont été refusées ; une est encore pendante.

M. le colonel-brigadier v. Buren a été remplacé comme membre de la commission des pensions par M. le colonel-brigadier Züricher, à Berne.

B. Section vétérinaire.

  1. Service vétérinaire.

27 officiers vétérinaires de l'élite ont été appelés à un service extraordinaire en .dehors de leur corps. Les lacunes importante» qui existent encore dans le personnel des vétérinaires militaires -- il en manque encore 30 au moins -- ont obligé notre administration militaire à avoir recours à des vétérinaires civils pour le traitement de quelques chevaux militaires et pour la direction d'infirmeries ; on a, du reste,. été satisfait de leurs services.

2737 chevaux militaires malades ont été en traitement cette année, savoir : a. dans les corps : 1. Infanterie .

.

.

3 chevaux, 2. Cavalerie .

.

.1144 » 3 . Artillerie .

.

.

765 » ; 4. Autres armes .

.

123 » 2035 chevaux.

1). dans les infirmeries : 1. Infanterie .

.

.

50 chevaux, 2. Cavalerie .

.

.

340 » 3. Artillerie .

.

. 2 6 1 » 4. Autres armes .

.

25 » 676 » c. chez les vétérinaires civils : 1 . Infanterie .

.

.

8 chevaux, 2 . Artillerie .

.

.

11 » 26 » Total 2737 chevaux.

Dans ce nombre, sont péris, ou ont été abattus, chevaux fédéraux y compris :

861 1.

2.

3.

4.

Infanterie, l cheval, valeur fr.

450. -- Cavalerie, » 2 chevaux, » » 1,600. -- Artillerie 18 » » » 10,600. -- Autres armes 3 » » » 2,420. <--Total 24 chevaux, valeur fr. 15,070. -- (1881 : 36 chevaux, d'une valeur de fr. 26,800. --) On a repris et vendu aux enchères les chevaux ci-après, à l'exception des chevaux de la Confédération : ^ 1. Infanterie, 2 chevaux, qui ont produit fr. 670. -- 2. Cavalerie, 2 " » » » » » 630. -- 3. Artillerie, 6 » .

» » » » 1495. -- 4. Autres armes, 1 cheval, » » » » 260. -- Total 11 chevaux, qui ont produit fr. 3055. -- (1881: 29 chevaux à fr. 8915. --).

b. Dépréciations.

Au licenciement du -service, on a accordé les dépréciations ciaprès : 1. Infanterie, .

. · pour 143 chevaux, fr. 7,431. -- 2. Cavalerie, .

.

.

» 133 » » 6,938. -- 3 . Artillerie, .

.

.

» 828 » » 31,706. -- 4. Autres armes, .

.

. - » 60 » » 2,136. -- Total 1164 chevaux, fr. 48,211. -- 141 dépréciations supplémentaires ont été accordées pour une somme de .

.

.

.

.

. » 10,770. -- ensorte que pour 1305 chevaux, le total des dépréciations s'est élevé à » 58,981. -- (1881 : 1575 chevaux, avec fr. 62,049. --) Les pièces justificatives dont le paiement a été ordonnancé sont au nombre de 2008, non compris celles pour les chevaux de la Confédération; ces comptes, qui représentent les frais d'expertises, les médicaments, les frais des enchères, les dépréciations, etc., se montent au chiffre total de fr. 139,035. 85, sur lesquels on a payé fr. 137,655. 15 (1881 : 2267 comptes avec fr. 189,887. 53).

VIII. Commissariat.

  1. Subsistance.

La ration de vivres et de fourrages a été fournie aux prix suivants sur les différentes places d'armes :

·862

Places d'armes.

Pain.

Viande.

1881. 1882. 1881. 1882.

Aarau Baie Berne . . .

\ Bière . .

. . .

Brpugg . . . . .

Coire Frauenfeld Fribourg St-Gall

. . . .

1 Liestal .

. . .

; Lugano i Lucerne Luziensteig . . . .

Moudon Schaffhouse . . . .

! Sion Soleure Thoune Wallenstadt . . . .

i Winterthour . . . .

i Yverdon . . . .

Zofin<me i Zurich * . . . . . .

Manoeuvres de' brigade: a. Fournisseurs . .

&. Compagnie d'administration Rassemblement de division : a. Fournisseurs . .

b. Compagnie d'administration . . .

24.5 27 25.a 24 27 25 24 24.3S 27 27.5 26 6 23 -30 23.6 21 27

24 25.5 28.5 23.25 27 25 26 26 26 26 26 25 27 24.9 20 26 25.Î5 28 28 29

25.5

41-5 37.5 35 39 37 35 42 37.5 42 36 43.5 40 45 38 35.6 41

33.75

38 45 35 35.5 40.4 36 44 37- 75 40.5 37 42., 43 * 42.5 37-25

1881.

1882.

1.84

1.97.75 1.94.50 1.91.« 2.20 2.21.« 2.25. 6 2.31

2.24 ; 1.75.7 1.88.«

2.10

2.06.ao 2.24

2.24 3^375 35 39-s 2. 09.8. 2.12.,,5 40.96 40 47 1.65*: 43

22 23 22.s 29 26 24 25 24 ' 24.5 24. 75 24.75 25 25

33.75 45 44 40 36 39

353I5

27

41

40

27-33

Fourrage. !

l

2. 22 2.27 45 46 1.90 41 43.5, 37-50 1. 79.j 2.33.73

1.81 2.16

22.98 24.75 48.43 47.8 26

26-u 44

42.4

45

46.4

24 M3 23.3

[1.65 1.85

863 Le prix du fourrage est celui de la forte ration (5 kg. d'avoine, 6 kg. de foin et 3 */2 kg. de paille).

Il a été consommé : Pain 1,303,902 rations, fr.

Viande 1,393,041 » » Avoine, kg. 1,272,156 » » Foin, » 1,614,979 » » Paille, » 1,006,344 » »

345,886.

549,468.

300,543.

178,063.

75,437.

23 03 17 99 65

Total fr. 1,449,399. 07 Les prix moyens sont les suivants :

1881 100 100 100 1 1

kg.

» » » »

d'avoine de foin .

de paille de pain de viande

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

fr.

» » » »

22. 46^ 9. 80.9 7. 24.4 0. 33.21 1. 27.81

1882 fr.

» » » »

23. 62.47 11. 02.68 7. 49.88 0. 33.09 1. 23.25

Ou par ration :

1881 Pain Viande Ration entière .

Faible ration .

Forte ration .

.

.

.

Prix moyen de la ration

1882

fr. --. 24.0, » --. 39.94

fr. --. 24.0

"

.

.

.

..

.

fr. --. 64.85 » 1. 63.7 » 2. 02.7

fr. --. 64.!6 » 1. 75.g » 2.. 11.8

.

.

fr. 1. 83.2

fr. 1. 93.7

En comparant les prix des deux années, il en résulte pour 1882 une diminution de 0,59 centimes pour la ration de vivres, mais,, en revanche, une augmentation de 10,5 centimes pour la ration moyenne de fourrage, vis-à-vis de 1881. En présence de ces chiffres, nous fixons à fr. 1. 90 pour 1882, le montant de l'indemnité à payer aux officiers et aux fonctionnaires militaires qui ont droit à la bonification de rations de fourrage.

Dans deux- écoles d'artillerie, on avait donné l'ordre de procéder à des essais avec de la litière de tourbe ; ils ont donné de bons résultats. Il n'en est résulté aucun inconvénient pour la santé des chevaux ; en revanche, et si l'on tient compte que le fumier de cette litière a, à peine, la valeur du fumier ordinaire, le seul avantage de ce genre de litière, c'est d'être préférable quant au prix, lorsque la paille coûte plus de fr. 6. 50 les 100 kilos.

Feuitte fédérale suisse. Année XXXV. Vol IL 60

864

Nos magasins à fourrage renfermaient, au 31 décembre 1882, les approvisionnements ci-après : Avoine.

Foin.

Paille.

kg.

kg.

kg.

Thoune .

.

.

.

15,612 9033,5 103,167,5Berne .

.

.

.

545,412 -- -- Bière .

.

.

.

67,971 -- -- L u c e r n e . . . .

23,150 -- -- Bomanshorn .

.

.

371,958 -- -- Rorschach .

.

.

-- -- --· Luziensteig .

.

.

346 372 173 Winterthour .

.

.

113,725 -- -- Aaran .

.

.

161,385 -- -- Total 1,299,559 9405,5 103,340,5 La valeur de ces approvisionnements est la suivante : Avoine kg. 1,299,559 à fr. 20. 70 les 100 kg. = fr. 269,008.

Foin » 9,405 » » 10. 25 » = » 964.

Paille » 103,340,5 » 7. 80 » = » 8,060.

fr. 278,033.

II faut y ajouter le montant de l'inventaire de dépôt, déduction faite du 70 °/0 du chiffre d'estimation, plus les sommes non rentrées ; l'inventaire de dépôt indique 17,412 sacs à avoine, à 30 centimes le, sac » 8,387.

Total fr. 286,421.

Le crédit de l'administration des finances pour approvisionnements de fourrage, est de .

. » 285,638.

II y a ainsi un* excédant de .

.

.

. fr.

782.

71 06 56 33

94 27 42 85

Le trafic des-magasins a été le suivant: Avoine.

Foin.

Paille.

Approvisionnement au er 1 janvier 1882 . . kg. 1,188,747 95,391 ' 23,892 Achats en 1882 .

. » 960,423 280,027 333,771 kg. 2,149,170 375,418 357,663 Ils ont fourni aux cours d'instruction .

. » 840,517,5 365,985,5 253,621,5 Déchet .

.

. » 9,093,5 27 701 Etat à fin 1882 .

. kg. 1,299,559 9^405,5 103,340,5

865 Les frais d'administration ont été les suivants: loyer, assurance contre l'incendie, entretien des dépôts, frais de transport par chemin de fer, des stations frontières aux magasins et de ceux-ci aux cours d'instruction, déduction faite du produit du fumier à Thoune (fr. 7712. 20) .

.

.

. fr. 27,091. 82 auxquels il faut ajouter :1. Perte sur le poids, avoine kg. 9093,5, foin 27, paille 701 kg., perte-sur les fleurs, etc.

. » . 2,392. 65 2. Réduction de 30 % sur les acquisitions pour compte de l'inventaire en 1882 .

.

. » 678. 62 Total fr. 30,163. 09 somme couverte par la différence entre la valeur des fourrages au 1er janvier 1882 et le prix auquel ils ont été vendus aux cours d'instruction.

b. Chevaux de cavalerie.

Le résultat du compte de ces chevaux pour 1882 est le suivant: II a été acheté pour les recrues de l'année 1882 ainsi que pour les cavaliers astreints à se remonter .

.

. 543 chevaux Péris avant la remise des chevaux aux recrues 30 restés a u dépôt .

.

.

.

.

. 23 53 ».

Il reste ainsi

490 chevaux

qui ont été répartis comme suit : 1.

2.

3.

4.

5.

Eemis aux recrues .

.

.

Chevaux de rechange .

» d'officiers .

.

.

Vendu à la r é g i e . . . .

Réformés (dont 4 juments portantes)

Chevaux.

Produit.

351 103 1 8 27.

fr. 335,435. -- » 80,375. -- » 1,000. -- » 10,475. -- » ,,15,795. --

490

fr. 443,080. --

866

Report fr. 443,080. -- Autres recettes : Produit des chevaux repris, dont on a disposé comme suit : Remis à des recrues 13 chevaux pour fr. 8,950.-- Chevaux de rechange, 23 chevaux ,, pour .

.

.

.

. » 14,145. -- Vendu à des officiers nouvellement nommés, 7 chevaux pour » 5,427.50 Vendu à la régie 11 chevaux pour » 11,625. -- Réformés 119 chevaux pour . » 41,882. -- » 82,029. 50 1 des chevaux achetés pour 1883 a dû être réformé avant de boucler le compte .

. » 575. -- recettes diverses .

.

.

.

.

.

.

629. -- Total des recettes pour 1882

fr. 526,313. 50

La récapitulation de ces recettes par rubriques, donne le résultat suivant:

  1. Chevaux de dépôt b.

» repris .

.

.

.

Par cheval.

Nombre.

  1. Produit des chevaux de recrues: .

351 13

fr. 335,435. -- » 8,950. -- ^

2. Produit des chevaux de rechange: a. Chevaux de dépôt &.

» repris .

.

3. Produit des chevaux a. Chevaux de dépôt &.

» repris .

103 23

d'officiers: .

.

4. Produit des chevaux vendus à la régie: a. Chevaux de dépôt &.

» repris .

.

.

5. Produit des chevaux réformés : a. Chevaux de dépôt de 1882 » .

» » 1883 o.

» repris .

.

.

.

» »

1 7

» »

8 11

» »

27 1 119

» » »

fr 314 385

80,375. -- 14,145. --

.

.

'

»

«

Q ß

4

5-

94 590 --

-

750 l fi

6 427 50

-

S

1,000. -- 5,427. 50

0a

AA

!

'1

10,475. -- 11,625. 3

15,795. 575. 41,882. -- T

6. Divers .

fr

»

°2 100

sx

1163 l ß

?;g 353 -- 629. --

v,

aoy 9ß

fr. 526,313. 50

oe

en -3

868

Les 364 chevaux remis aux recrues avaient été estimés à fr. 546,750 sur lesquels les recrues en ont payé la moitié par fr. 273,375, mais le produit de la vente aux enchères a dépassé de fr. 71,010 la moitié de l'estimation, ce qui fait fr. 195. 08 palcheval (1881: fr. 166. 66).

Ce produit a été de fr. 10,120 pour 126 chevaux de rechange, ou fr. 80. 32 par cheval (188.1: fr. 53. 55).

Quant à la recette de la rubrique n° 3 « Produit de la vente des chevaux aux officiers », nous ferons remarquer que les chevaux remis à des officiers de cavalerie nouvellement nommés, n'y figurent pas pour le chiffre total de l'estimation, mais seulement pour le montant de ce que les officiers avaient à payer, après avoir réglé compte avec eux.

Nous faisons suivre le compte moyen des frais des chevaux achetés à l'étranger, sur le crédit de 1882. Il s'agit du IIIme et IVme achat pour 1882, et du Ier et II010 achat pour 1883.

Nombre des chevaux 509.

O Achat des chevaux .

.

Frais d'achat des chevaux .

Equipements de chevaux .

Logement et subsistance .

Frais d e transport .

.

.

Frais de la commission d'achat Frais d e bureau .

.

.

. fr. 650,018. 65 . » 9,656. 22 » 297. 49 . » 8,932. 01 » 35,431. 5 0 . » 10,075. 03 » 260. 4 2

Par cheval.

fr. 1277. 05 » 18. 97 » --. 58 » 17. 55 » 69.^61 » 19. 79 » --. 5 1

fr. 714,671. 32

fr. 1404. 06

c. Résumé des comptes de l'administration militaire.

1

I. Recettes.

Budget.

Rubrique du budget.

Fr.

6. Chevaux de cavalerie

. -.

553,100

7. Règlements, ordonnances et formulaires .

·

1,200

8. Livrets de service. . . .

. 1,200

9. Feuilles de l'atlas suisse

18,000

j 10. Divers

.

C.


3,000 576,500 551,015

En plus.

Recettes.

-- 97

25,484- 03

En moins.

C.

Fr.

C.

--

26,786

50

73

50

--

--

20

388

20

20,584

80

2,584

80

1,255

97

1,744

03

551,015

97

28,530

53

3,046

50

25,484

03

C.

Fr.

526,313

50

--.

1,273

50

1,588

Fr.

3,046 --

--

0

-- Recettes en moins

50 --

to

II. Dépenses.

Rubrique du budget. \

I. Secrétariat IL Administration : A. Personnel d'administration B. Personnel d'instruction . .

C. Instruction Da. Habillement Db. Armement et équipement .

E. Chevaux de cavalerie . .

P. Indemnité d'équipement aux officiers G. Primes de tir . .

.

A reporter

Budget et crédits supplémentaires.

Dépenses.

CD ~J O

Crédits restants.

Excédant de dépenses.

Fr.

C.

28,300

-

Fr.

C 26,250 80

Fr/ 2,049

C.

20

Fr.

C.

427,109 -- 709,008

402,674 53 679,216 77 6,572,888 89 1,905,266 60 837,590 20 1,278,595 37

24,434 29,791

47

--

--

39,615

89

4,370 3,367 153,544

40 80 63

--

--

76,668 10 249,416 60

115,931

90

12,028,567 86

333,489

6,533,273 1,909,637 840,958 -- 1,432,140 -- 192,600 227,000 12,300,025

--

'

23

63

22,416

60

62,032

49

II. Dépenses.

Rubrique du budget.

Budget et crédits supplémentaires.

I. Etablissements militaires et fortifications K. Bureau d'état-major (section topographique) . . . .

L. Pensions militaires . . .

M. Commissions et experts . .

N. Frais d'impression . . .

C.

63 89

62,032

49

--

--

9,596

30

--

148,700 -- 34,186 28 5,645 50 57,583 85

-- -- 4,354

-- -- 50 15

-- 4,186

13,213,568 30

382,053 66,218

G.

12,028,567 86 901,481 11

333,489 32,196

47,000

37,403 70

148,700

G.

12,300,025

-- 933,678 --

30,000 -- 10,000 -- 60,000 -- 13,529,403 -- 13,213,568 30 315,834 70

Excédant de dépenses.

1 Fr.

Fr.

Fr.

Report H. Matériel de guerre . . .

Crédits restants.

Dépenses.

G.

Fr.

--

Crédits restants

2,416

47 77-


66,218

:--

28 -- --

77

315,834 70 co

·<j

872

II résulte de la récapitulation qui précède, qu'à l'exception des résultats des comptes de la régie des chevaux et des ateliers militaires fédéraux, le compte annuel de l'administration militaire boucle avec une diminution de recettes de fr. 25,484. 03, un excédant de crédit de fr. 315,834. 70, soit ainsi avec une dépense en moins de fr. 290,350. 67.

La recette en moins, de fr. 26,786. 50 dans la rubrique « chevaux de cavalerie », provient de ce que le nombre des chevaux remis est inférieur jl celui prévu par le budget, ce dont on peut se convaincre par le compte ci-dessus de cette rubrique.

Les excédants de dépenses, dans les rubriques générales du budget, sont les suivants : G. Instruction .

.

.

. fr. 39,615. 89 G. Primes de tir .

.

. ' » 22,416. 60 L. Pensions militaires .

. » 4,186. 28 La dépense en plus de la rubrique « Instruction » est plus élevée, dans les rubriques secondaires, que la somme ci-dessus, et elle se répartit- comme suit : Eecrutement .

.

. fr. 4,106.32 Ecoles de recrues d'artillerie . » 15,661. 56 » du génie . t> 11,912. 29 Cours de répétition d'infanterie » 87,845. 47 » de cavalerie » 6,972. 54 » d'artillerie » 6,699. 64 Frais extraordinaires .

Ce fait a aussi eu pour conséquence de faire augmenter de 5000 francs le crédit porté au budget de 1883.

L'excédant de dépenses auquel les écoles de recrues d'artillerie et les cours de répétition de cavalerie ont donné lieu, doit être attribué à un plus grand nombre d'hommes entrés au service, que celui prévu par le budget.

Dans les premières, il est entré. 75 recrues de plus, et dans les seconds 68 hommes de plus que lé budget ne l'avait prévu.

873

L'unité de prix pour les écoles de recrues du génie a dépassé de 50 centimes le chiffre prévu par le budget et dans les cours de répétition d'artillerie, le louage des chevaux, budgété à fr*. 3. 10 s'est élevé en réalité à fr. 3. 26.

L'excédant de fr. 87,845. 47 dépensé pour les cours de répétition d'infanterie, concerne aussi bien les cours des bataillons d'élite que de landwehr, les premiers pour la somme de fr. 61,019. 65 les derniers pour fr. 26,825. 82. Dans l'élite, l'unité de prix s'est élevée à 24 centimes, et dans la landwehr à 21 centimes de plus que le budget ; en outre, il y a eu 2300 jours de service de plus, tandis que les unités de l'élite étaient de 1164 hommes plus faibles que le budget ne l'avait prévu. L'augmentation du prix d'unité dans l'élite provient du surcroit de frais auquel les manoeuvres de brigade «de la VIIIme division ont donné lieu et qui doit ótre attribué essentiellement aux plus fortes indemnités de route dont nous avons déjà parlé ci-dessus sous le titre de v. Recrutement ».

Les frais extraordinaires pour les manoeuvres de corps de troupes composés se répartissent comme suit : 1. Etats-majors .

.

. fr, 89,201. 49 2 . Cantonnements .

.

.

» 5,223. 1 5 3. Transports . » 33,242. 45 4. Dommages aux propriétés . » 15,574. 65 5. Subistance extraordinaire . » 15,409. 44 fr. 158,651. 18 .

Il y a ainsi un excédant de fr. 10,651. 18 vis-à-vis du budget et une dépense de fr. 24,341. 90 de plus qu'en 1881 ; ce sont les rubriques secondaires « 1. Etats-majors » et « 4. Dommages aux propriétés » qui ont donné lieu à ces" excédants, tandis que dans les autres rubriques, il a été fait des économies, savoir 2000 francs dans chacune des rubriques 2 et 5 et 900 francs dans la rubrique 3.

Le surcroît de frais qui s'est produit dans les états-majors provient de l'appel d'officiers supérieurs d'autres divisions aux manoeuvres de la VIm» division et des brigades de la VIIIme division, puis de l'augmentation de l'indemnité de cheval aux officiers, portée de 4 à 5 francs pendant la durée des manoeuvres dont il s'agit, et enfin de l'augmentation de l'indemnité de domestique payée aux officiers, et que le règlement d'administration a fixée à fr. 3. 50 au lieu de fr. 1. 80. En outre, l'indemnité de route plus élevée qui a été payée dans la VIIIme division, a contribué, aussi à cet excédant de dépense ; enfin le prix de-la paille et dû foin était très élevé sur le territoire des manoeuvres de brigade.

874

Les frais des dommages aux propriétés se sont élevés à fr. 15,574. 65, vis-à-vis de fr. 10,465. 01 en 1881. Ces frais se répartissent comme suit : Manoeuvres de la VIme division .

. fr. 8,097. 80 » de brigade de la VIII"'« division » 5,890. 55 » de régiment de la IIme division » 1,586. 30 Nous devons encore signaler un excédant de dépense de 1000 francs, dans la rubrique secondaire E. 3 « Indemnités aux cavaliers t> et qui provient de ce que le nombre des cavaliers ayant droit à cette indemnité était pins élevé que celui admis par le budget.

G. Primes de tir. L'excédant de fr. 22,416. 60 est une conséquence de l'augmentation du nombre des ayants-droit au subside dans les sociétés de tir et dans les réunions volontaires, et qui s'est élevé à, environ 12,500 hommes.

L. Pensions militaires. L'excédant de dépense de fr. 4186. 28 est justifié surtout par une augmentation des demandes d'indemnité et des cas dans lesquels elles ont été liquidées par le paiement d'indemnités aversales.

Le crédit restant de fr. 315,834. 70, doit être attribué aux motifs ci-après concernant les différentes rubriques du 'budget : Personnel d'administration. La non repourvue momentanée de quelques places, les frais peu élevés des inspections de l'élite et du matériel de guerre, et enfin l'économie résultant de ce que quelques divisionnaires et chefs d'armes ne se sont pas montés.

Personnel d'instruction. La non repourvue des places vacantes dans le corps d'instruction ainsi que le fait que quelques instructeurs ayant droit à la bonification de rations de fourrage pendant toute l'année ne se sont pas montés.

Chevaux de cavalerie. Le crédit restant de fr. 153,544. 63 se répartit principalement entre les rubriques suivantes : Achats .

.

.

.

f r . 93,173. 3 8 Dépôt de remontes .

.

» 27,583. 76 Amortissements .

.

.

» 12,914. 5 0 Eeprise de chevaux .

.

» 18,478. 29Comme l'année dernière, l'économie qui a été faite s'explique par l'achat d'un nombre de chevaux de remonte moins élevé et par une diminution correspondante des frais des dépôts de remonte; en outre, le nombre des cavaliers ayant droit à l'amortissement, et celui des chevaux repris par la Confédération, étaient tous deux inférieurs à celui prévu au budget.

875

Indemnités d'équipement aux officiers. Ensuite d'une instruction rendue sur l'emploi de ce crédit, le chiffre de l'inventaire des sabres, des équipements de selles, des revolvers, etc., a été porté au compte du crédit de Ï882. ce qui explique le crédit restant qui en est résulté.

Matériel de guerre. Des commandes de bouches à feu et d'ustensiles de cuisine n'ayant pas été effectuées avant la clôture des comptes, il n'a pas été possible de les régler sur les crédits de 1882 ; il en résultera que nous serons obligés de vous demander un crédit supplémentaire pour cela en 1883.

/ d. Pensions militaires étrangères.

Nous avons reçu les sommes ci-après de MM. Meuricoffre & G'9, à Naples,'et de MM. Wagnière & Cle, à Rome; pour les pensionnés du service de Naples, fr. 204,314. 85 » » » » » » Rome, » 7)250. 50 Total fr. 211,565. 35 soit fr. 7586. 40 de moins qu'en 1881.

Notre administration a été avisée de 33 cas de décès.

Pour procéder à une épuration de ses contrôles, le ministère des finances d'Italie a fait faire en 1882 un recensement général de tous les pensionnés du service de Naplos et de Rome habitant la Suisse. Le résultat de ce recensement général est le suivant : Nombre des ayants-droit vivant et habitant la Suisse : Officiers .

.

.

.

155 Veuves d'officiers .

.

.

26 Orphelins d'officiers .

.

13 Sous-officiers et soldats .

392 Veuves d e soldats .

.

.

9 Orphelins de soldats .

.

5 Total ' 600 pensionnés.

876

IX. Administration de la justice.

Les cas traités sont les suivants : Six désertions, soit abandon du service d'instruction. Un de ces cas, 'compliqué d'un autre délit, a été déféré au tribunal militaire, les autres ont été liquidés disciplinairement.

Un cas de simulation d'infirmité, compliqué de désertion, a été puni par le tribunal militaire de 6 mois d'emprisonnement.

TJne fausse déclaration médicale sur l'état de santé d'un homme astreint au service, a été renvoyée devant le juge civil où elle a été réprimée par une amende en conséquence.

Trois cas de mauvais traitement. Deux de ces cas ont été réglés disciplinairement, le troisième a été déféré au tribunal militaire cantonal.

Deux cas de viol. L'nn de ces cas a été puni par le tribunal militaire de deux ans de réclusion ; l'autre cas a été renvoyé au tribunal militaire cantonal auquel l'accusé avait été déféré après sa sortie du service, mais devant lequel la plainte avait ensuite été retirée.

Une offense à l'honneur. Réglée disciplinairement.

Vingt-trois vols. 8 de ces cas ont été jugés par les tribunaux militaires fédéraux et deux autres cas ont été déférés aux tribunaux militaires des cantons. Les 13 autres cas ont dû être abandonnés, soit parce que les faits n'avaient pas été suffisamment établis, soit parce 'que l'instruction n'avait pas fourni à l'accusation des bases suffisantes pour donner-suite à la plainte.

Deux cas de malversation. L'un a été puni par le tribunal militaire, l'autre a été suspendu faute de preuves suffisantes.

Trois cas de fraude. Deux de ces cas, compliqués d'autres délits, ont été punis par les tribunaux militaires; quant au 3me, la juridiction militaire ne lui était pas applicable.

Il y a eu ainsi 42 cas traités en totalité, soit 7 de plus que l'année dernière.

La peine la plus forte prononcée par les tribunaux militaires a été celle de deux ans de réclusion pour cause de viol.

Il est parvenu deux demandes en grâce, mais elles ont été rejetées par l'assemblée fédérale.

877

X. Matériel de guerre.

  1. Equipement personnel, a. des officiers.

La vente des équipements de selle, de sabres et de jumelles de campagne, faite aux officiers, au prix de revient, a eu lieu a peu près dans les mêmes proportions cette année que la précédente.

Il a été fait droit au désir exprimé par les officiers non montés de posséder un revolver à dimensions réduites, par l'adoption d'un modèle de revolver d'ordonnance, au calibre de 7,5mm, sous date du 5 mai 1882.

Cette arine ne pourra commencer à être fournie que vers le milieu de l'année 1883, et cela aux mêmes conditions que le revolver, modèle de 1878, c'est-à-dire à raison de 60 °/0 environ des frais de fabrication.

I). des recrues.

^

Habillement. Le zèle que l'on mettait autrefois dans quelques cantons à faire confectionner des effets d'habillement, aussi exactement que possible, et à les faire essayer avec les plus grands soins, commence à se relâcher. La raison peut en être attribuée, en partie, aux réclamations, souvent mal fondées, des inspecteurs qui, en matière de confection d'habillement, ne sont naturellement pas des experts.

La qualité des draps ne parait pas avoir donné lieu à des observations, ou elles n'ont pas été nombreuses, à en juger du moins par les rapports des écoles. Il est vrai de dire aussi que les draps continuent d'être contrôlés avec les plus grands soins.

Equipement. Après des essais de longue durée, nous avons décidé de remplacer la gamelle actuelle de l'infanterie et de la cavalerie, par une marmite où l'on peut cuire pour un homme ou pour deux. L'acquisition de cette marmite se fera peu h peu et commencera en 1883.

Armement. Les recrues de fusiliers ont été armées du nouveau fusil à répétition, dernier modèle. Les recrues de carabiniers ont de même reçu le dernier modèle de carabine. Les nouvelles carabines Sistantes, à l'ancien modèle, ont été transférées dans les approvisionnements de la réserve de guerre. On a dû délivrer des armes remises à neuf aux recrues de cavalerie. Les fusils Peabody destinés aux recrues d'artillerie de parc et aux recrues du génie,

878

'ont également été remis à neuf, ce qui, comme jusqu'ici, a généralement eu lieu Jaus les meilleures conditions.

Les recrues clé troupes d'administration ont encore reçu cette année des fusils à répétition pendant la durée des écoles de recrues.

Les nouvelles armes à feu portatives fournies par la fabrique d'armes ont été distribuées aux cantons dans la proportion du nombre de recrues qu'ils fournissent. Ces nouvelles armes n'ont donné lieu à aucune plainte, mais bien les cartouches d'ancienne ordonnance que l'on emploie encore au service d'instruction. A l'exception -d'une petite partie dont la transformation a été ordonnée, les approvisionnements de cartouches dont il s'agit ont été épuisés, en sorte qu'à partir de 1883, on ne délivrera plus que des cartouches nouvelles avec enveloppe de papier. La consommation considérable de cartouches, qui se fait en dehors du service, nous permettra ainsi d'utiliser nos plus anciens approvisionnements de munition, au plus tard dans le délai de trois ans, et pour une grande partie, après deux ans.

p. de la troupe incorporée.

Habillement. Par arrêté fédéral du 10 juin 1882, vous nous avez accordé les moyens de régulariser sur de nouvelles bases, la question de l'entretien de l'habillement, et de créer une modeste réserve de guerre de nouveaux effets. Les ordonnances d'exécution y relatives ont déjà été rendues, mais elles rentrent dans le rapport de l'exercice prochain.

Armement. Les inspections d'armes dans les communes ont continué d'avoir lieu de la même manière que jusqu'ici, soit quant à la marche* des inspections elles-mêmes, soit quant au temps qui y a été consacré.

' .

Le nombre de jours demandé pour cela dans les divers arrondissements de division, varie, suivant les circonstances, entre 80 et 120, et le nombre des armes contrôlées s'est élevé en moyenne à 163 par jour, chiffre qui peut être considéré comme assez normal.

La troupe .a été appelée à ces inspections de la même manière que précédemment et les officiers qui avaient reçu des armes de l'état, devaient aussi s'y présenter. Dans plusieurs divisions, les officiers ·étaient cependant peu nombreux.

L'état des armes était .moins satisfaisant que lors des deux dernières années, dans quelques divisions, ce qui doit être Attribué à la température très défavorable de l'époque où les cours de répétition ont eu lieu. Sur les 142,847 fusils qui ont été contrôlés dans les 8 arrondissements' de division, il en a été retiré 13,245

879 pour être réparés, ce qui fait 9,29 %> au ^eu de ^,8 °/0 l'année ·dernière. Sur ces fusils à réparer, le 40,5 % était endommagé par la rouille, tandis qu'en 1880, il y en avait 60,6 °/oCe qui surprend en général, c'est que la landwehr entretienne mieux son arme que l'élite ; c'est du moins ce qui èst certifié par les contrôleurs d'armes.

Quoique les cas de négligence flagrante deviennent de plus en plus rares et que l'entretien des armes se soit amélioré partout, il n'en est pas moins vrai que, d'après les rapports des contrôleurs d'armes, nous ne sommes pas encore arrivés sous-ce rapport au degré de perfection qui se justifie aussi bien par la valeur de nos armes, que par la nécessité de les maintenir toujours propres au service de campagne; il faut donc profiter de toutes les occasions pour faire sentir à l'homme portant fusil la responsabilité qu'il a contractée vis-à-vis de l'état, et que l'on insiste sans relâche dans le service d'instruction sur le bon entretien des armes à feu portatives.

On constate une très grande différence entre les capacités des armuriers de l'élite et celles des armuriers de la landwehr. Celles de ces derniers ne suffisent pas môme aux exigences les plus modestes. Cet inconvénient serait des plus graves dans un service de campagne, c'est pourquoi il est nécessaire d'y remédier sérieusement.

Résultats.

Arrondissement A--,,«, Armes retirées Armes endomde pour magëes par présentées.

division.

être réparées.

la rouille.

I.

701 19,853 478 II.

14,423 988 385 III.

15,549 1326 1133 IV.

18,704 991 717 V.

1746 20,220 1139 VI.

2099 19,735 425 VII.

17,965 2705 315 VIII.

16,398 2689 776 Total 142,847

13,245

5368

Des plaintes se produisent dans tous les arrondisse'ments contre l'armement actuel des sergents-majors d'infanterie, et il est devenu indispensable de remplacer le sabre dont ils sont pourvus par un autre sabre plus convenable et plus pratique.

Feuille fédérale suisse. Année XXXV.

Vol. IL

6l

880

2. Equipement de corps. Matériel des corps de troupes composés.

L'ouverture du chemin de fer_ du Gothard a permis de disloquer Je matériel de guerre qui était déposé à Bellinzone, en sorte que tout l'équipement de corps de l'élite se trouve maintenant dans ses dépôts définitifs, conformément à la nouvelle division ter-ritoriaie.

La répartition du matériel de position a été soumise à une révision, essentiellement dans le but de faciliter une mobilisationéventuelle. Dès que les chambres fédérales se seront prononcées sur le renouvellement projeté du matériel de l'artillerie de position, il pourra être procédé à une répartition définitive de ce matériel.

On a commencé, dans la seconde moitié de l'année, à orga-niser l'équipement de corps de la landwehr ; dans ce but, il a étéprocédé, tout d'abord, à une inspection des voitures de guerre encore disponibles, après l'équipement complet de l'élite, après quoi,, et suivant l'état dans lequel ces voitures se trouvaient, elles ont été 'affectées à la ligne ou au parc de la landwehr. Une partie de ces voitures qui proviennent ' de toutes les périodes possibles defabrication, et en particulier les caissons d'infanterie, ont atteint le degré de vétusté à partir duquel une voiture de guerre n'est plusen état de servir en campagne, et nécessiterait des frais relativement très-élèves pour être remontée à fond. Il sera dès lors nécessaire de faire, l'année prochaine et les suivantes, l'acquisition d'un certain nombre de caissons d'infanterie pour la landwehr, c'est-àdire pour l'élite.

Le matériel nouvellement acquis a été remis aux corps detroupes, conformément à sa destination. Ce matériel est le suivant:' 1. Un* certain nombre de caisses de bureau pour l'état-major de l'armée; 2. Les outils de pionniers dont les fourgons doivent être pourvus, et qui existent maintenant poni- 'tous les bataillons d'infanterie de l'élite; : 3. Matériel de remonte et de campement pour la cavalerie; 4. Un certain nombre de canons frettés de 8,4cm pour une brigade d'artillerie, en sorte que deux brigades sont maintenant pourvues du nouveau matériel; 5. Les chariots de pionniers d'infanterie nécessaires pour compléter l'équipement de corps-des parcs de division de l'élite -T 6. Un certain nombre de voitures comme matériel d'instruction; 7. Caisses de transport de munition pour les parcs de dépôt, et ·8. Quelques cuisines volantes.

881 Dans le génie, on a complété les approvisionnements de bois pour matériel de pontonniers et on a fait équarir et préparer les bois qui étaient en dépôt, en sorte que le train peut maintenant être équipé de pontons absolument neufs.

On a commencé à combler les lacunes existantes dans le matériel sanitaire de la landwehr, et l'on a continué de faire l'acquisition de fours de campagne, au système Peyer, pour les troupes d'administration, ainsi que de bâches pour voitures de réquisition.

Une révision de la munition d'artillerie, prescrite l'année dernière, a pu être achevée cette année jusqu'aux batteries de la lr* division et à quelques batteries de la landwehr.

3. Matériel d'hôpital et de caserne.

Quelques petites acquisitions ont été faites pour compléter le matériel d'hôpital à Thoune.

Quant au matériel de caserne, nous ferons remarquer que la Confédération étant devenue propriétaire de la caserne de Hérisau, le matériel assez considérable qui s'y trouvait a passé entre les mains de l'administration fédérale. Nous possédons maintenant du matériel de caserne à Thoune, Luziensteig et Hérisau, et en quantité moindre à Winterthour et Zofingue.

L'achat de couvertures en laine a été continué, les approvisionnements existants atteignent maintenant le chiffre de 17,820 couvertures qui sont réparties comme suit: a. dans les dépôts fédéraux: Thonne .

. 3632 couvertures Zurich .

.

. 3204 » Lucerne .

. 2213 » Coire .

.

. 1447 » Aarau .

.

. 820 » 11,316 couvertures b. dans les cantons : St-Gall .

. 1000 couvertures Appenzell Rh.-Ext. 1500 » .

Valais .

.

. 1079 » Uri ... .

. 550 » Tessin .

.

. 1625 » Schaffhouse .

. 750 » 6,504 Total

17,820 couvertures.

882

4. Dépôt de munition.

Les cours de répétition nouvellement introduits pour les bataillons de landwehr ont eu pour conséquence de faire augmenter · la munition nécessaire pour les cours militaires; en revanche, et pour les mêmes motifs, la consommation des sociétés volontaires de tir a subi une diminution correspondante. Les'commandes de munition que nous recevons de l'étranger augmentent toutefois constamment, ce qui prouve que les armes et la munition fabriquées dans le pays sont appréciées à leur juste valeur.

Les écoles et les cours d'artillerie, n'ont reçu que de la munition révisée, et cela, en commençant, comme pour l'infanterie, par les plus anciens approvisionnements.

Etat de la munition consommée pendant l'année 1882.

  1. Munition brûlée dans les écoles mïlitaires et dans les cours, a. Munition d'artillerie.

Munition.

Obus chargés . .

» lestés .

» vides . . '.

Shrapnels . . .

Boîtes à mitraille .

Charges de tir . .

» d'exercice .

Bombes, chargées .

7 )5. cm

383 182 -- -- -- 1528 --

gern

5,792 1,328

-- 5,105 306

gern

frettés.

558 92 -- 719

-- 12,239 1337 -- --

12°m

10om

15om

16om

Charges

22°m A

2149 508 -- 1898 100

. 1100 257 -- 290 26

5930

19

33

à 500 gr.

129

17

'198 -- -- --

/

-- -- 155 58 342 --


--


-- -- -- -- -- 9571

-

i

00 GO CO

oo oo

ô. Munition pour armes à feu portatives.

Cartouches métalliques, petit calibre, à balle : »

»

»

»

»

.»"·,»

» »

»

3,067,079

d'exercice

1,742,330

(d'exercice) charge par le magasin .

.

7,540

.

68,990

.

.

9,550

de revolver à balle »

»

d'exercice

.

.

.

.

.

.

.

2. Autres livraisons de munition.

Cartouches métalliques petit calibre.

à balle. _de cadets. d'exercice.

  1. Aux débitants de cartouches

.

.

.

9,919,100

l. Aux sociétés de tir de l'étranger

.

.

665,600

c. Aux arsenaux et aux particuliers

.

.

218,435

36,550

Total 10,803,135

38,900

Cartouches de revolver, à balle, d'exercice.

2,350

16,240

73,280

--

--

--

--

--

110,880

1,820

80

127,120

75,100

80

5. Amélioration du matériel de guerre et de l'équipement.

La question des ustensiles de cuisine pour l'infanterie a été résolue par l'adoption d'une nouvelle "ordonnance à teneur de laquelle le matériel nécessaire pour un bataillon est renfermé dans 4 caisses pour la troupe, et dans une caisse pour les officiers. Ces caisses suivent les bataillons dans des voitures de réquisition.

La selle de train en usage jusqu'ici pour le harnachement des chevaux du train, et dont la confection et l'entretien sont difficiles, .a été remplacée par la simple selle danoise qui; depuis nombre d'années, rend de bons et réels services dans la cavalerie et aux sous-officiers d'artillerie.

Dans les cours de répétition de l'artillerie de montagne, on a continué, sur une grande échelle, les essais avec les selles de bât, au système en usage dans l'île de Java; ils ont donné des résultats très satisfaisants.

La commission d'artillerie a procédé à de nombreux essais de tir, soit à l'occasion de ses séances, soit aussi dans quelques écoles d'artillerie.

Ces essais avaient tout d'abord pour but de résoudre la question des pièces les plus convenables pour l'artillerie de position ; à <cet effet, on a soumis à des essais de tir comparatifs la pièce frettée de 10 cm. de Krupp, les pièces frettées de 12 et de 15 cm. et le mortier de 15 cm., rayé, de Krupp, avec un canon de 15 cm. en bronze comprimé, les vitesses initiales et les pressions des gaz, avec -différentes charges, ont été calculées, la hausse, la durée du parcours et les résultats de précision des diverses bouches à feu, à plusieurs distances et jusqu'à celle de 6100 m» environ, ont été fixés, -ainsi que l'efficacité d'obus chargés, contre des parapets, et de shrapnels tirés par des canons de 10 cm. et des obnsiers, rayés, -de 15 cm.

' Le résultat de ces essais a engagé la commission d'artillerie à ·proposer pour l'armement futur de l'artillerie de position, le canon de 12 cm. en partie en fonte d'acier frettée et en partie en bronze ·comprimé, comme pièce lourde de position, puis un mortier de 12 cm. et enfin un canon de 8,4 cm. comme la nouvelle pièce de campagne de même calibre, mais toutefois en bronze comprimé.

Les essais de tir comparatifs qui avaient déjà eu lieu eu 1881 entre les shrapnels à chambre et à tube en acier, de 7,5 et' de 8,4 cm., ainsi que les essais avec obus à simple paroi, en fer de différentes épaisseurs, et avec des obus à anneaux des deux calibres, ont été continués, et l'on a de même comparé l'effet des

886

divers genres d'obus et de shrapnels dont l'explosion est produitepar les fusées à percussion.

Des essais comparatifs ont de même eu lieu entre l'effet de l'amydogène et celui de la poudre ordinaire à grains ronds, comme charge d'éclatement des obus, ainsi que sur l'effet des projectiles contre des ouvrages en maçonnerie.

La méthode d'inflammation avec des cartouches, proposée par M. le lieutenant-colonel Gressly, a encore été essayée de nouveau cette année, et elle a été adoptée pour être adaptée à toutes lèspièces frettées de 8,4 cm.

Pour les shrapnels des pièces de montagne de 7,5 cm. et pour les canons frettés de 8,4 cm., on a recommandé l'introduction de la fusée à double effet de Rubin-Fornerod, et l'on a aussi amélioré la fusée à percussion.

Les essais de tir ordonnés dans l'infanterie ont eu principalement pour but d'éprouver un système de nouvelle direction des projectiles, proposé par M. Rubin, directeur du laboratoire.

Les essais ont été étendus à divers degrés de calibres, et à diverses charges, projectiles et pas de rayures, proposés par M.

Rubin.

Les résultats obtenus, soit quant à la trajectoire, soit quant à la précision, ont été tout à fait satisfaisants, ensorte que les essais doivent être continués.

Un essai comparatif qui a eu lieu avec un fusil de M. le professeur Hebler, a de même donné d'excellents résultats quant à la trajectoire ; la précision était moins favorable. Ces essais n'ont pas donné lieu à d'autres conclusions, car ils n'ont pu avoir lieu qu'avec un seul fusil. Quant à ces essais, avec les fusils Rubin et Hebler, nous nous référons à un rapport détaillé du chef d'arme de l'infanterie, rapport dont le manuscrit est aux actes.

Les essais qui ont eu lieu sur la dérivation des projectiles, ont établi que les écarts (à droite) jusqu'à 600 m. sont sans importance ; on complétera ces essais à l'occasion, avec des moyens perfectionnés.

XI. Topographie du pays.

Des négociations ont été entamées avec les cantons de Lucerne, Zoug et Schwyz pour la conclusion des conventions nécessaires à la publication de l'atlas des levés topographiques, dans le sens de la loi fédérale de 1868, mais jusqu'à présent elles n'ont abouti à aucun résultat.

887

Conformément à l'ordonnance du 7 mars 1881, on a créé à Schaffhouse un nouveau dépôt pour la vente des cartes topographiques suisses. 11 existe maintenant 10 dépôts de vente, savoir un dans chacune des villes d'Aarau, Bâle, Berne, Coire, Genève, Lausanne, Lucerne, Schaffhouse, St-Gall et Zurich. Le dépôt de Lausanne a une succursale à Montreux et à Vevey.

  1. Triangulation.
  2. Base géodésique.

Les observations qu'il restait à faire depuis 1881 dans lèsstations du Chasserai, Monto et Röthifluh, pour réunir la base géodésique près d'Aarberg à la ligne Chasserai-Röthi, ont été achevées, ensorte que la réunion de cette ligne est maintenant un fait accompli.

Toutes les observations nécessaires ont ensuite été faites pour réunir la ligne géodésique près de Weinfelden, au réseau HörnliHerrsberg. Dans ce but, il restait à achever les observations dans les stations de : Bisegg, Nollen, Homburg, Hohentannen, Hörnli et Herrsberg.

Il reste encore à, achever la réunion de la base près de Bellinzone au triangle Menone-Ghiridone.

2. Triangulation pour les nouveaux levés on la révision des feuilles topographiques, et triangulation de la zone forestière fédérale.

Les calculs et les travaux de triangulation ont été continués dans les -cantons de Schwyz et de Zoug, ainsi que les triangulations dans les cantons de St-Gall, Appenzell et Valais.

Dans le canton de Zurich, les observations ont été continuées dans les signaux de IIme ordre, et les signaux ont été assurés dans le canton de Fribourg.

La triangulation du canton de Glaris sera terminée sur leterrain, dans le courant de l'été 1883.

. La triangulation a été recommencée dans le canton des Grisons sur le territoire de Landwasser et de l'Albula.

«88

B. Levés topographiques et révision d'anciens levés.

On a terminé : dans le canton de Berne, les levés des.feuilles : 127 Mschi, 473 Gemmi, 129 Koppigen, 492 Kippel.

dans le canton de Lucerne, la révision de la partie lucernoise des feuilles de frontières : 168 Beiden, 187 Hochdorf, 169 Triengen, 189 Eschenbach, 172 Reinacb, 192 Meierskappel.

173 Merenschwand, dans le canton de Soleitre, les levés du territoire soleurois des feuilles : 127 fischi, 162 (Ensingen, 129 Koppigen, 164 Aarwaugen, «nsorte que les levés topographiques sont terminés dans ce canton.

dans le canton d'Appensell, les levés des feuilles : 224 Appenzell, 238 Sehwandi.

dans le canton de St-Gàll, les levés des feuilles : 267 Mels, 269 Weisstauuen.

dans le canton A^Argovie, les levés des feuilles : 171 Bunsen, 187 Hochdorf, 173 Merenschwand, 189 Eschenbach, «e qui termine aussi les levés topographiques dans ce canton.

dans le canton du Valais, les levés des feuilles : 473 Gemmi, 492 Kippel.

dans le cinton de Neuchâtel, on a complété les feuilles : 85 Chaux-du-Milieu, ' .

280 Fleurier, 287 La Brévine, 309 Neuchâtel.

C. Gravure et impression.

  1. Atlas des minâtes.

La XXme livraison a paru en juin et la XXII m< > au commencement de décembre. La gravure des feuilles XXI et XXIII est assez avancée pour qu'elles puissent paraître dans le milieu de l'année Ï883.

889 La XXIVme livraison est à la gravure ; elle contiendra les feuilles suivantes : 69 Aadorf, . 155 Bohrdorf, 71 Bickelsee, 214 Sternenberg, 111 Balsthal, 219 Hérisau; 113 Wangen, · 221 Schwellbrunn, 146 Höllstein, 222 Teufen, 148 Langenbruck, 230 Wald.

On a commencé la gravure de la XXV rae livraison qui contiendra principalement les feuilles au '/25>ooo ^es cant°ns de Zürich et de Berne, ainsi que celle de la XXVI me livraison avec feuilles aux deux échelles du '/25>ooo et '/50>ooo- Cette dernière livraison se composera essentiellement de feuilles au '/ss>ooo du canton de Schaffhouse et de feuilles au '/«o'ooo ^es cantons des Grisons et du Valais.

2. Carte topographiqne au 1 : 100,000.

On a complété et rafraîchi la gravure de la feuille XVII qui est, maintenant terminée, et le môme travail a été commencé pour la feuille XII.

D. Etat des levés et des publications à fin 1882.

(Voir la carte annexée.)

E. Nombre des cartes imprimées en 1882.

Il a, été imprimé: Feuilles. Feuilles.

Impression sur cuivre : Carte générale Vsso'ooo · 2,692 » topographique '/wo'ooo 6>354 Atlas » Vss-ooo 36,389 45,445 11,323 Lithographie : Atlas topographiqne '/so'ooe 152 Garte d'ensemble de la Suisse Vioo'ooo » oro-hydrographique de la Suisse 2,000 13,475 aU /SUO'OOO · 5,313 Reproductions : an Vss.ooo · · 4,165 * /SO'OOO · · · · 14,224 * /iOO'OOO · . · · · · " 5,000 28,702 . ?

/SSO'OOO · ; · Diverses (cartes d'ensemble) ; .

.

3,112 . 90,724 " ' ·' - ' ' ' ": " ' Total

890

XII. Etablissements militaires.

  1. Régie des chevaux.

A fin décembre 1882, l'effectif des chevaux était de 172 chevaux, estimés à .

.

.

.

.

. fr. 158,400 (Sans les dernières remontes.)

A fin décembre 1881, il était de 169 chevaux, estimés à .

.

.

.

.

» 161,000 3 chevaux d'augmentation, mais diminution de . fr.

2,600 du chiffre de l'inventaire, provenant de la réduction de l'estimation.

/ L'effectif moyen des chevaux, remontes y compris, était de 187 ; le nombre des jours de service s'est élevé à 46,326, soit environ 248 jours de service par cheval, chiffre qui est le même que celui de l'année dernière.

L'augmentation des chevaux a été de 35 et la diminution de 3V2, vendus en partie aux officiers, en partie réformés ou bonifiés.

A son compte, la régie a perdu 10 chevaux, abattus ou péris.

Outre les écoles et les cours ordinaires, auxquels la régie fournit tout ou partie des chevaux, elle en a loué 204 à des officiers.

Elle a pu également en remettre comme d'habitude aux cours d'équitation volontaires, quoique la moitié environ des chevaux de la régie aient été employés aux cours préparatoires de cavalerie.

L'excédant de recettes pour 1882 est de fr. 3963. 34. Dans les dépenses, on a fait une économie de fr. 1104. 14.

Au moyen des derniers achats, le nombre des chevaux de la régie est remonté à 195 au commencement de 1883, mais il est déjà redescendu assez considérablement par la remise d'un certain nombre dé chevaux de selle aux instructeurs de lre classe d'infanterie et à d'autres officiers.

.

b. Fabrique de munition.

Avec une moyenne journalière de 398 ouvriers, la production de l'établissement, en 302 jours de travail, a été la suivante : 1. Ponr armes à feu portatives.

16,888,640 cartouches à balle, , . . 1,850,,000 » d'exercice, , ^ 152,000 » de revolver, de 10,4mm, à balle, 16,000 . » » / :·> » ' » d'exercice, 10,000,000 de projectiles d'infanterie transformés.

8»!

2. Pour bouches à feu.

200 68 1-54 999 2,725 5,695 9,660 56 4,230 1,681 7,750 949 310 10,329 671 2,907 300 27,820 142 158 2,400 2,600 5,500

charges de 7,5om, à 400 grammes, obus lestés, de 8,4cm, avec chemise de plomb; charges de 8,4om, à 840 grammes, obus lestés, de 8,4om, à ceinture de cuivre, ? chargés, » frettés, shrapnels, » à ceinture de cuivre, charges, » à 1400 grammes, obus lestés, de 10cm, » chargés, » shrapnels » charges » à 1062 grammes, obus chargés, de 12cm, shrapnels, » charges dl'exercice, à 500 grammes, vis-porte-feu d'obus, modèle 74, » » » 79, charges de 16om, à 1250 grammes, étoupilles, pétards, but d'artillerie, » » d'infanterie, » avec détonation, » pour fumée, étoupilles.

3. Parties de munition, service pour les travaux de révision de la munition d'artillerie.

71,800 étoupilles, 23,470 régulateurs, 51,700 tampons-porte-amorce pour fusées à temps, 73,818 » > » percutantes.

.Pour transformer les 10 millions de projectiles d'infanterie, ancien modèle, du dépôt des projectiles bruts, en projectiles de plomb durci, avec enveloppe de papier, et pour satisfaire aux commandes supplémentaires de cartouches d'infanterie, le laboratoire a de nouveau été obligé cette année de faire marcher sans interruption pendant 18 heures, et cela du 3 avril au 31 août, les machines destinées à la fabrication des projectiles d'infanterie et d'y occuper deux escouades successives d'ouvriers.

Les projectiles d'artillerje qui ont continué encore cette année d'être pris momentanément au dépôt des projectiles bruts, y ont été provisoirement remplacés par des rondelles de tombac servant à la fabrication des cartouches d'infanterie. Dès que la nouvelle

892

ordonnance sur la munition des pièces frettées en acier fondu, de 8,4 et de 12ero, aura été définitivement établie, les nouveaux projectiles de ce genre y seront versés en remplacement des rondelles de tombac et des anciens projectiles dont ou s'est servi.

Les recettes nettes se sont élevées en 1882 à, fr. 1,755,684. 58.

Le compte annuel boucle par un excédant de recettes de fr. 88,017. 10, soit le 5 °/0 des recettes nettes, économie qui provient essentiellement des prix réduits des métaux et des achats très-avantageux de matières premières.

c. Contrôle de la munition et de la poudre.

Le contrôle de la munition d'ordonnance et d'essai, livrée par la fabrique de munition pour les bouches à feu et les armes à feu portatives, s'étend à ses divers degrés de fabrication et d'achèvement. Les parties de fusées et d'amorces destinées à la munition d'artillerie et les projectiles bruts provenant des fonderies, ont en outre été soumis à un contrôle préparatoire.

La poudre de guerre soumise à l'examen et à l'acceptation du contrôle, était représentée par 20 livraisons du poids total de 151,998 kg. Cette poudre, exclusivement fabriquée au laminoir dans les moulins à poudre de Lavaux, Worblaufen et Coire, comprend les quantités et les sortes suivantes, provenant de ces trois établissements : Sorte de poudre.

Lavaux. Worblaufen.

kg.

kg-

Poudre n° 1 pour revolver e t shrapnels . . . .

Poudre de guerre n° 4 . -30,500 Poudre a canon n° 5 .

» » » de5à9moe 30,200 ·o siliceuse

!

.60,700

Coire.

kg-

Total.

kg.

1,048 37,250

39,050

1,048 106,800

13,950

--

52,248 . 39,050

·

·44,150 151,998

La poudre de guerre acceptée, soumise à une épreuve comparative avec la poudre normale ou poudre modèle, a présenté les qualités balistiques suivantes : La vitesse du projectile, calculée à 25 m. de distance de la bouche du canon de fusil, a donné comme moyenne de tous les calculs :

89»

pour la poudre normale ]/ 25 m. = 407,0 m.

» » » acceptée ]/ 25 m. -- 407,5 m.

ainsi, différence en faveur de cette dernière -j-

0,5 m;

La précision obtenue de cette poudre, éprouvée avec des arme» d'ordonnance, à la distance de 100 et de 300 m., donne la moyenne arithmétique suivante de la gerbe de tous les essais de tir : Radins.

A la distance de 100 m.

pour la pondre normale » » » acceptée

cm.

4,97 4,95

50 % d'écart en : Hauteur. Latéralement. a^g^Jj

cm.

3,21 2,82

cm.

2,34 2,48

cm.

4,00 3,80

A la distance de 300 m.

pour la poudre normale 15.58 9,33 8,11 12,52 » » » acceptée 15,87 9,29 8,13 ' 12,51 ou si l'on représente par ^ 100 les qualités de la pondre normale, on obtient comme gerbe moyenne de la poudre de guerre acceptée : Radius.

à 100 m. de distance 99,7 % à 300 m. » » 101,9 °/0 Les 934 63 432 210 330 177

Hauteur. Latéralement.

j°oï 94 8 87,6 % 106,0 % . % 99,6% 100,2% 99,9%

armes blanches contrôlées sont les suivantes : sabres de troupe montée, » » pionniers, sabres-scie, sabres de sergents-majors d'infanterie, pièces de rechange (lames et fourreaux), sabres d'officiers présentés par eux-mêmes au contrôle.

Outre les essais de nature chimique qui ont eu lieu, nous mentionnerons encore les travaux et essais spéciaux ci-après : Contrôle de la munition d'artillerie, soit de ses parties de fusées,, révisée dans les magasins à munition ; essais de- tir avec des fusils Peabody pourvus de différents pas de rayures, et avec des fusils à répétition, dont le calibre avait été réduit jusqu'à 10,25 mm.; épreuve de deux armes américaines.

894

d. Atelier de construction.

Le chiffre moyen des ouvriers a été de 52 hommes.

Il a été construit : 6 affûts de campagne, de 8cm, 12 caissons de campagne, de 8om, ·600 caisses à charges de 8cm, 1 forge de campagne de parc, comme modèle, 1 chariot de parc, comme modèle, 1 affût de position de 15cm, avec flasques d'acier, .20 cuisines volantes, Equipement pour pièces de position.

16 chariots de pionniers d'infanterie, avec équipement complet, 4 nacelles, divers matériel de ponts, 1 chariot de mineur comme modèle, 100 essieux pour demi-caissons d'infanterie, "330 pics-hoyaux pour demi-caissons d'infanterie, 14 caisses de bureau, 24 » » quartier-maître, 1 char pour le dressage des chevaux au trait.

En outre, réparations, transformations et fournitures d'équipement aux arsenaux et aux écoles militaires.

Les recettes nettes se sont élevées à fr. 172,289. 40. Les «comptes présentent un excédant de recettes de fr. 5125.

e. Fabrique d'armes.

Le nombre des ouvriers a été en moyenne de 114.

On a fourni : I. A des administrations fédérales.

5857 fusils à répétition, modèle de 1881, avec sabre-bayonnette, fourreau et accessoires, à fr. 82.

1538 carabines à répétition, modèle de 1881, avec sabre-bayonnette, fourreau et accessoires, à fr. 94.

Pièces de rechange, outils, calibres, réparations (y compris -transformation de 618 fusils Peabody, et remise à neuf de 300 fusils à répétition, 50 carabines et 490 mousquetons), pour une valeur totale de fr. 51,114. 17.

895 II. A des administrations cantonales.

Armes, pièces détachées, outils, calibres, réparations et divers, pour fr. 11,933. 71.

III. A des particuliers.

Armes, pièces détachées, calibres, réparations et divers, pour fr. 32,157. 78.

Outre la fabrique même, les établissements ci-après ont contribué à la fabrication des nouvelles armes : 1 établissement étranger, par la fourniture de canons bruts, et 15 ateliers suisses, par la fourniture de pièces d'armes détachées.

Le compte de la fabrique d'armes boucle par un bénéfice net de.fr. 610. 52.

XIII. Places d'armes.

Eu exécution de l'arrêté fédéral du 28 janvier 1882, concernant l'application de la loi sur les expropriations, à l'agrandissement et à l'acquisition de places d'armes fédérales, nous avons nommé une commission d'estimation qui a déjà eu l'occasion de · fonctionner à différentes reprises, soit à ïhoune, soit à Hérisau.

Les autorités supérieures du canton de Vaud veulent bien faire construire, sur la place d'armes de Bière, contre une augmentation équitable du prix de location, les magasins nécessaires pour remiser les voitures de guerre de l'artillerie ; de cette manière, la Confédération éviterait les frais de transport qui se renouvellent chaque année, et il' en résulterait en outre cet avantage que le matériel serait convenablement magasiné à l'avenir, au lieu d'être exposé en plein air pendant l'été. Si l'on veut utiliser toute la place pour les exercices de tir de l'artillerie, il ne sera pas possible d'éviter un agrandissement de la ligne de tir ; cet agrandissement est, du reste, de plus en plus sollicité et recommandé par- les chefs supérieurs de l'arme.

Quant à Berne, on n'est pas encore parvenu à obtenir le déplacement, si nécessaire pour la sécurité de la circulation, de la grande route d'Ostermundigen à Stettlen, et son transfert en dehors .des limites de la place de tir ; notre administration militaire a cependant insisté à plusieurs: reprises auprès des autorités compétentes, pour que cette affaire reçoive une prompte solution.

Feuille fédérale suisse. Année XXXV.

Vol. IL

62

896

Vers la fin de cette année, le conseil d'administration do là commune bourgeoise de Frauenfeld a offert de céder la place d'armes. Les négociations n'ont pas encore pn être ouvertes à cesujet.

Ensuite de l'acquisition de lu place d'armes de Hérisau par la Confédération, la convention conclue avec St-Gall, pour l'emploi dela place d'armes de cette ville, a été soumise à une révision.

Pour mettre un terme aux contestations soulevées par les propriétaires des terrains attenant à la place d'exercices et de tir du Breitfeld près Hérisau, on a dû recourir à la voie des expropriations par suite de prétentions exagérées de la part de quelques uns de ces propriétaires.

Sous la réserve d'achever encore quelques travaux complémentaires à la caserne de Lausanne, ces constructions et les places d'exercices et de tir 'de la place d'armes ont été reconnues, la Confédération en a pris possession et des troupes ont déjà pu y être envoyées au commencement d'avril. La grande place de tir de Mauverney a été agrandie ; sous certaines conditions, les sociétés de tilde Lausanne ont été autorisées à utiliser le stand et les installations de tir de la Ponthaise.

Le gouvernement de Baie-Campagne nous a également offert d'acquérir la place d'annes de lÀestal. Les négociations seront ouvertes à ce sujet l'année prochaine.

Un troisième manège en bois, couvert, niais à jour d'un côté,, a été construit sur la place d'armes de Tlioune.

Qnant à la ligne de tir de l'artillerie, nous mentionnerons que conformément à l'arrêté fédéral du 27 janvier 1882, sur l'agrandissement de la place de tir de Thoune, la Confédération a fait l'acquisition de plusieurs immeubles et de quelques parcelles de terrain qui se trouvaient dans la zone dangereuse ; elle a aussi conclu, soit renouvelé les contrats de -servitude avec les propriétaires des terrains attenant à la ligne de tir, ou situés à proximité immédiate de cette ligne, ainsi que derrière le lac d'Uebesehi.

Il est un fait certain, c'est que les efforts et les mesures prises par l'officier de tir, ont beaucoup contribué à restreindre les dommages aux propriétés, ainsi que le danger auquel la vie humaineest exposée dans les environs d'une ligne de tir. Le rapport de ce fonctionnaire est aux actes et donne à cet égard de nombreux renseignements.

897

XIV. Fortifications.

On a restitué à la commune de Maienfeld le montant total des frais de construction do la cantine du Luziensteig, par 26,824 francs 40 centimes.

L'entretien des ouvrages existants s'est borné au strict nécessaire.

Nous vous avons dit, dans notre dernier -rapport de gestion, que la grande commission d'officiers supérieurs qui avait été nommée pour s'occuper de la question de la fortification du pays, n'était pas parvenue à s'entendre sur le système de fortification à choisir, sur l'importance, le lieu et le genre des ouvrages à élever.

Dès que notre département militaire a été en possession des rapports y relatifs, il a nommé une nouvelle commission, plus réduite, à laquelle il a remis tout le dossier de cette affaire, en l'invitant à l'examiner de nouveau et à formuler ses propositions. Les travaux de cette commission et les nombreuses inspections qu'elle a faites des parties de territoire qui sont en cause dans cette question, l'ont mise en mesure de proposer un projet de fortifications plus limité.

Ce projet a été transmis, au commencement de 1883, à notre département militaire, avec un préavis et des croquis à l'appui. Nous espérons pouvoir vous faire l'année prochaine les propositions nécessaires pour terminer cette affaire.

XV. Postulats.

Sous date du 30 juin 1882, vous avez voté plusieurs postulats, auxquels nous avons l'honneur de répondre comme suit, quant à ceux qui concernent le département militaire : 1. «, Lé conseil fédéral est invité à présenter un rapport sur la question de savoir quelles seraient les mesures à prendre pour que l'effectif des unités tactiques de l'infanterie et de la cavalerie des huit divisions soit maintenu au chiffre normal fixé par la loi. > Ce postulat a été traité immédiatement et nous y avons répondu par notre message du 19 décembre même année. Le 22 même mois, vous avez rendu l'arrêté fédéral concernant la réduction des bataillons" d'infanterie des cantons de Lucerne et de Fribourg.

L'exécution de cet arrêté a été ordonnée immédiatement; nous indiquerons dans notre prochain rapport de gestion de quelle manière il y a été pourvu.

898

2. «Le conseil fédéral est.iuvite à examiner si les résultats de la visite sanitaire des recrues ne devraient pas être publiés chaque année sous forme de tableaux statistiques, ainsi que cela se pratique pour les résultats des examens pédagogiques. » Ce postulat est, dans sa teneur essentielle, une reproduction de celui voté le 23 décembre 1875, sous N° 63. Nous reconnaissons qu'il est complètement fondé et nous regrettons que les circonstances nous aient empêchés jusqu'à présent d'y donner suite.

Les médecins de division comprennent les résultats de la visite sanitaire dans leurs rapports sommaires (Ordonnance du 25 février 1878, formulaire I, B), et le médecin en chef fait une récapitulation de ces rapports. C'est tout ce qui a eu lieu régulièrement jusqu'ici. On n'a publié que les résultats des années 1875 et 1878, et cela dans le rapport annuel du médecin en chef, dont l'impression séparée avait été autorisée par le département militaire. Le rapport du médecin en chef ne peut-pas être compris in extenso dans celui du département militaire, en raison de ses tableaux trop étendus.

L'augmentation des affaires a empêché le médecin en chef d'achever le travail commencé et de le livrer à l'impression ; il possède, en revanche, les tableaux pour les années 1875 à 1882, et ils seront remis à l'impression, dès que le texte explicatif aura été achevé.

Ces tableaux sont très instructifs, mais ils ne peuvent pas avoir la prétention d'être une statistique technique approfondie des contrôles de visite sanitaire ; ce travail ne pourrait être fait que par un bureau de. statistique possédant un personnel suffisant, et surtout technique. Un programme détaillé, devant lui servir de base, avait déjà été élaboré en 1876, de. concert avec notre bureau de statistique. Pour 1875 et 1878, ce dernier s'était chargé de ce travail, mais il ne fut pas très satisfaisant. Ce qui le rend difficile, en effet, c'est, d'une part, le formulaire de contrôle I, A, qui est défectueux, et, d'autre part, le fait que dans les deux premières années de l'existence de la nouvelle organisation militaire, la tenue des contrôles laissait,, ici et là, beaucoup plus à désirer que cela n'a été le cas dès lors.

De nouveaux formulaires I A et I B remédieront aux inconvénients des anciens; ils seront introduits pour le recrutement d'automne 1883, et une entente a déjà eu lieu à cet égard avec le bureau de statistique et les médecins de division.

Nous avons, en conséquence, l'honneur de proposer:

899

  1. de se contenter pour 1875 à 1882 des publications que le bureau de statistique a déjà fait paraître, et des tableaux que le médecin en chef remettra prochainement à l'impression ; 2. de publier; à partir de 1883, les résultats de la visite sanitaire des recrues, et cela de la manière suivante : d'une part, le médecin en chef publierait ces résultats sur la base des rapports des médecins de division, et au moyen du nouveau formulaire I, B ; d'autre part, le bureau de statistique les publierait sur la base des nouveaux contrôles originaux (formulaire I, A), et suivant un programme simplifié et facile à exécuter, programme qui resterait à déterminer ; 3. de réunir ces deux publications en une seule, et d'accorder le crédit nécessaire pour livrer ce travail à la publicité.

En acceptant ces propositions, il pourra être tenu complètement compte du postulat; qui serait ainsi considéré comine" liquidé.

Enfin, sous date du 22 décembre 1882, vous avez encore voté le postulat ci-après : « Le conseil fédéral est invité à veiller à ce qu'à l'avenir les publications pour la fourniture de chevaux militaires soient plus complètes, que la possibilité de présenter les chevaux dans un plus grand nombre de localités soit donnée, que les bons chevaux croisés du pays (article 36 du règlement d'administration) soient compris dans les choix de la commission et que la vente a la Confédération en soit facilitée aux fournisseurs. » Nous avons répondu, à ce po'stulat, au chapitre VI, 0, 1, « Achat des chevaux de cavalerie » du présent rapport. .

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RAPPORT présenté à l'assemblée fédérale par le conseil fédéral sur sa gestion en 1882.

In

Bundesblatt

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Foglio federale

Jahr

1883

Année Anno Band

2

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28

Cahier Numero Geschäftsnummer

---

Numéro d'affaire Numero dell'oggetto Datum

26.05.1883

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783-899

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10 066 895

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