Le Conseil fédéral arrête : La loi fédérale ci-dessus sera publiée, en vertu de d'article 89, alinéa 2, de la constitution fédérale et de H'article 3 de la loi du 17 juin 1874 concernant les votations populaires sur les lois et les arrêtés fédéraux.

Berne, le 22 décembre 1916.

Par ordre du Conseil fédéral suisse : Le chancelier de la Confédération, SCHATZMANN.

Date de la publication : 27 décembre 1916.

Délai d'opposition : 27 mars 1917.

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Assemblée fédérale.

Au. Conseil national, M. le président Dr A. Büeler a rappelé en ces ternies la mémoire de M. Henri Roten, député »au Conseil des Etats, décédé à Rarogne, le 18 décembre 1916.

Messieurs les députés, Une douloureuse nouvelle nous.arrive de Rarogne : Henri Roten, député au Conseil des Etats, est mort.

Ce deuil est d'autant pins pénible pour votre président -qu'il était attaché au défunt par des relations de bonne cama-raderie qui remontaient à nos études communes au gymnase ·de Schwytz et qui s'étaient développées au service militaire.

J'ai eu l'occasion d'apprécier tout particulièrement son caractère aimable et loyal, sa baute conception du droit, sa vie privée impeccable et son dévouement aux affaires publiques de son canton et du pays tout entier.

Henri Roten était né le 15 février 1856 à Rarogne. Il était issu d'une de ces anciennes familles valaisannes dont les Feuille .fédérale suisse. 6Se année. Vol. IV.

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membres semblent être destinés par la tradition à jouer um rôle important dans les affaires publiques. Son père avait; déjà fait partie pendant presque une génération soit du Conseil national soit du Conseil des Etats.

Il fit ses études au gymnase de Schwytz où l'on gardeencore le souvenir de son caractère aimable et jovial et.

de la cordialité de ses manières. Après avoir fait son droit .à Sion et à Paris, il rentre à Rarogne. Sa carrière est tracée par les dates suivantes : de 1880 à 1891 greffier de tribunal, de 1891 à 1904 juge d'instruction, dès 1880 député au Grand Conseil, 1903 président de ce corps, de 1904 à 1906 député au Conseil national, dès 1906 député au Conseil desEtats. D'une stature haute et élancée, la tête caractéristique, tout son être dégageait une impression de noblesse et de sympathie.

Bien qu'il n'intervînt pas fréquemment dans les débats, Henri Roten jouissait aux Chambres fédérales d'une autorité justifiée. Il donnait immédiatement l'impression d'un hommeanimé des meilleures intentions qui s'efforçait de détournerles maux de son pays et de développer sa prospérité.

Mais c'est dans le canton du Valais que son action sur la vie publique laissera le plus de traces, notamment danssa chère commune de Rarogne où tous ceux qui avaient besoin d'aide et de protection trouvaient en lui un bienfaiteur; empressé et désintéressé.

Henri Roten était profondément attaché à ses convictions religieuses, ce qui ne l'empêchait pas d'être lié d'amitiéavec des hommes d'autres confessions, d'autres conceptions, religieuses.

Justus ut palma florebit !

Tous ceux qui ont connu Henri Roten, notamment ses; concitoyens valaisans, lui garderont un, pieux et durable souvenir.

Il reposera dans le simple et fruste cimetière de sou cher, village. Parva domus magna quies !

" Nous adressons nos sincères condoléances à sa familleéprouvée, au canton du Valais et au peuple valaisan, et nous conserverons un souvenir fidèle de cet excellent collègue.

Je vous prie, Messieurs, de vous lever pour honorer sa.

mémoire.

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Au Conseil des Etats, M. le. vice-président Bolli-a-rendu hommage au défunt par les paroles suivantes:;.

: Messieurs, La présidence du Conseil des Etats vient de recevoir la triste nouvelle du décès de notre collègue valaisan, M. Eoten. Il a succombé hier soir, à Barogne, à la maladie qui l'avait empêché déjà de s'associer à nos travaux pendant la présente session.

' '] Henri Eoten est né à Earogne le 15 février 1856. Dans sa carrière il a suivi fidèlement les traces de son père, qui fut, lui aussi, membre de notre Conseil. Eoten fit ses études aux facultés de droit de Sion et de Paris. De retour. au pays« il entra dans la magistrature et dans la politique.; De 1880 à 1891 il exerça les fonctions de greffier près le tribunal di» district de Earogne puis celle de juge informateur dans le même district. Il a rempli ces dernières fonctions jusqu'à èon décès.

Dès sa jeunesse Eoten fut appelé par la confiance de ses concitoyens au Conseil législatif du canton du Valais; il n'avait que 24 ans quand il y entra; il a présidé cette autorité en 1903.

Le Conseil des Etats a compté Eoten au nombre de ses membres depuis 1906 et à toujours apprécié en lui ,uti, còlla-; borateur zélé et un aimable collègue. Nous garderons un bon souvenir de cet homme aimable, de ce Valaisan de bon aloi.

Messieurs, je vous prie d'honorer la mémoire de notre collègue défunt en vous levant de vos sièges.

·

Au Conseil national M. le président Dr A. Büeler a.clos la session par .les paroles, suivantes : Messieurs les députés, · Nous sommes à la veille de Noël, la grande fête de l'amour et de la paix.

,.

.

.

Lorsque les cloches sonneront dans la nuit sainte, nous ne pourrons les entendre sans songer avec tristesse que c'est le troisième Noël que les grands peuples de l'Europe, aux-

4& quels noussommes liés par tant de relations d'amitié, passent dans les combats.

Puisse toutefois l'étoile étincelante qui conduisit jadis les trois mages de l'Orient à la crèche du grand pacificateur montrer cette année aux mages de l'Occident le chemin de la paix.

.le vous souhaite, messieurs, à vous, aux êtres qui vous sont chers et à tout notre cher peuple suisse de joyeuses et bienheureuses fêtes de Noël.

' ' Les conseils législatifs de la Confédération ont clos, le 2â<décembre 1916, la première partie de leur session ordinaire d'hiver.

te Résumé dea délibérations sera publié prochainement comme annexe à la Feuille fédérale.

Le 19 mars 1917 s'ouvrira la seconde partie de la session ordinai re d'hiver 1916.

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EXTRAIT DES DÉLIBÉRATIONS DU CONSEIL FÉDÉRAL (Du 16 décembre 1916.)

Sont de nouveau mis sur pied pour le 15 janvier 1917 : la compagnie du génie de landsturm 3, à 9 heures du matin, à Payerne; la compagnie du génie de landsturni 7, à 9 heures du matin, à Tavannes; le détachement du génie de landsturm du Valais, à 9 heures du matiu, à Brigue.

Durée probable da service : environ 4 à 5 semaines.

La mise sur pied intéressé tous les officiers, sous-officiers et soldats de ces unités, excepté ceux des classes 1866, 1867 el Ì868.

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1916

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4

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52

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Numéro d'affaire Numero dell'oggetto Datum

27.12.1916

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689-692

Page Pagina Ref. No

10 081 177

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