948

Agréez, Messieurs, l'assurance de notre considération distinguée.

Berne, le 7 Décembre 1663.

Au nom du Conseil fédéral suisse, Le Président de la Confédération : C. FORNEROD.

Le Chancelier de la Confédération : SCHIESS.

# S T #

M

e

s

s

a

g

e

du Conseil fédéral à la haute Assemblée fédérale, concernant l'augmentation de la subvention pour l'Ecole polytechnique suisse.

(Du 3 Décembre 1863.)

Tit., Par l'exposé ci-joint, du 28 Octobre 1863, le Conseil d'école suisse à Zurich s'adresse à nous en vue d'un nouveau changement à apporter à la loi fédérale du 7 Février 1854 concernant l'Ecole polytechnique, et propose de porter à fr. 250,000 la subvention annuelle de la Confédération en faveur de cette école, subvention qui est fixée à fr. 192,000 par l'article 2 de la loi supplémentaire du 29 Janvier 1859.* Cette proposition a sa première cause dans votre décision rendue le 23 Juillet 1862 à l'occasion de la discussion du budget et communiqué plus tard au Conseil d'école, conçue en ces termes : «Le Conseil fédéral est invité à présenter un rapport et des » propositions sur la question de savoir si et dans quelles mesures » on doit admettre la possibilité de donner des allocations per» sonnelles pour de bons et longs services à l'Ecole polytechnique » suisse, ou pour y attirer et conserver des professeurs distin» gués. » Un autre motif consistait pour le Conseil d'école dans les 0

Voir Recueil officiel, tome IV, page 1.

, ,, VI, ,, 153.

949

exigences croissantes dont le dit établissement est l'objet, et notamment dans une requête qui nous a été adressée le 20 Mai 18f>2 par la Société pédagogique suisse, demandant que le cercle des études des candidats à l'enseignement fût plus complet. A cela vient se joindre le chiffre toujours augmentant des élèves de l'Ecole polytechnique, dont les ressources ne sont plus suffisantes, en ce qui concerne les répétitions, travaux de concours, laboratoires, etc. ; de plus, les efforts que font d'autres pays dans le but de disputer à notre établissement fédéral le rang auquel il s'est élevé, sans compter que les dimensions des locaux du nouvel édifice exigent de plus grands frais d'éclairage et de chauffage; que par suite de l'accroissement des collections il y a augmentation de dépense pour l'entretien du mobilier, le service et les réparations. Si l'année dernière déjà la somme mise au budget n'a plus suffi aux besoins de l'Ecole, bien qu'elle n'eût pas de charges extraordinaires à supporter, au point qu'il a fallu reporter de 1862 à 1Ï63 un déficit de près de 2000 fr., l'insuffisance des moyens pécuniaires disponibles s'est fait sentir d'autant plus vivement dans le courant de cette année lors de la prise de possession du nouvel édifice, ainsi que l'avait d'aillleurs prévu le Conseil d'école lors de la présentation de son projet de budget du 31 Mars dernier pour 1864.

Nous sommes parfaitement d'accord que dès qu'il s'agit d'une révision de la loi supplémentaire sur la subvention annuelle de la Confédération à l'Ecole polytechnique, on ne saurait s'en tenir aux questions posées en première ligne, soulevées en dehors de l'établissement, mais qu'il faut voir au-delà et tenir compte de la nécessité de pourvoir à d'autres besoins, nécessité constatée par l'expérience des autorités scolaires dans les divers détails, si l'on veut que notre unique établissement fédéral d'enseignement soit pour longtemps assuré quant à son existence, à sa destination et à son développement naturel.

L'accroissement incessant du nombre des élèves et auditeurs à l'Ecole polytechnique depuis son ouverture se présente comme suit : Cours d'été prépar. 1855 Année scolaire 1855-56 » » 1856-57 » » 1857-58 » » 1558-59 » 1859-60*

Elèves

Auditeurs

Total.

50 68 94 98 103 195

19 115 120 109 136 86

69 183 214 207 239 281

'"·' C'est avec celte année scolaire que commence le cours de mathématique préparatoire établi par la loi supplémentaire du 29 Janvier 1859.

950 Elèves

Aediteurs

Total.

Année scolaire 1£60-6I 336 108 444 » » 1801-62 434 112 546 » » 1862-63 510 112 622 » » lb63-64 535 115 650 Pour avoir une base plus sûre dans l'appréciation des besoins, le Conseil d'école a fait examiner cet objet par plusieurs Commissions. En présence du résultat qui lui a été soumis, et no perdant pas de vue notre situation financière, il a jugé devoir écarter des demandes qui ne lui paraissaient pas suffisamment fondées et en a examiné d'autres à la mesure de ce qui est indispensable.

Le résultat de toutes ces délibérations aussi complètes que circonstanciées du Conseil d'école et des Commissions, en vue de l'édifice financier et organique de l'Ecole polytechnique, constate le surcroît de dépenses suivant : A . Frais d'administration .

.

.

. fr.

8,000. -- En 1862, d'après le compte d'Etat, les dépenses o n t comporté .

.

.

.

.

. 26,292.05 Elles s'élèveront à l'avenir probablement à environ fr. 34,292:05 L'Ecole polytechnique quitte successivement les locaux étroits et restreints qui lui étaient précédemment assignés, pour en occuper d'autres plus eu rapport avec son développement. Le surcroit de dépense consiste dès-lors essentiellement en frais de chauffage et d'éclairage. Abstraction faite de ce que les rapports ont cessé, d'après lesquels, dans l'ancien bâtiment de l'Université, la moitié des frais de chauffage et d'éclairage incombait, à cause de la co-jouissance, au Canton de Zurich ; il ne faut paia oublier que la contenance cubique des locaux de la nouvelle maison exclusivement destinés à l'Ecole polytechnique, est de 1,954,763 pieds, tandis que celle du Palais fédéral n'est que de 1,041,500, partant 913,269 de moins. Si l'on y ajoute les 79,409 pieds cubes de locaux qui sont destinés à l'usage commun de l'Ecole polytechnique et de l'Université de Zurich, et doivent, de temps à autre du moins, être éclairés et chauffés aux frais de l'Ecole polytechnique, il en résulte un espace de 2,034,178 pieds cubes. Ce qui, au Palais fédéral, est diminué par les deux demeures officielles qui s'y trouvent, est, à Zurich, à peu près compensé par l'observatoire fédéral non compris dans le compte ci-dessus de la contenance cubique. Il suit de là que les frais de chauffage et d'éclairage des bâtiments de l'Ecole polytechnique reviendraient à environ le double de ceux du Palais fédéral, qui en 1862 se sont élevés à fr. 6635. 74 et sont budgetés pour 1863 à fr. 10,000.

951 De ces fr. 6635. 74 pour chauffage et éclairage du Palais fédéral en 1862, il a été dépensé pour chauffage fr. 5I47.84 (compris fr. 500 de salaire pour dexix chauffeurs) et fr. 1487. 90 pour l'éclairage. Si d'un côté les mois de fériés de l'Ecole polytechnique contribuent à diminuer les frais d'éclairage, tandis que plusieurs des locaux ne doivent pas en hiver être chauffés tous les jours, il n'eu est pas moins vrai d'un autre côté que les salles des Conseils législatifs et dépendances demeurent sans chauffage ni éclairage l'année durant, sauf 1-2 mois au plus. Par contre, il y a ceci à l'avantage de l'Ecole polytechnique, que chaque élève ou auditeur n'emploie pas autant de lumière qu'un buraliste, que les premiers réunis en masses ont besoin de moins de chauffage, et qu'ici le chauffage nécessaire à une chambre peut être plus facilement isolé de l'autre au moyen d'appareils de fermeture, et que le gaz est à meilleur marché, en ce qu'à Zurich il est livré aux édifices publics moyennant un rabais de demi pour cent, savoir cent. 1,25 au lieu de cent. 1,84 le pied cube comme au Palais fédéral.

Les laboratoires seuls ont coûté, le premier hiver, fr. 1690 pour chauffage et éclairage, y compris le salaire des chauffeurs.

L'éclairage revient plus cher que précédemment, parce que jusqu'ici on ne s'est servi de gaz que dans le bâtiment du Chapitre (Stift), et que dans aucune des salles de dessin on ne pouvait travailler à la lumière. La salle des antiques et l'auditoire non compris, il y a maintenant à alimenter 540 becs de gaz dans les auditoires, salles de dessin, chambres d'administration et collection, et dans les corridors du nouvel édifice. Bien qu'ils ne soient pas allumés tous à, la fois ou pour longtemps, puisque quelques auditoires ne sont ouverts en général que de jour et sont presque tous fermés à 7 heures du soir, on peut admettre cependant pour environ 2r>0 becs pendant 4 i/2 mois, soit 140 jours d'école du semestre d'hiver, 2 heures de lumière en moyenne qui, d'après l'expérience acquise, consume quatre pieds cubes de gaz par heure, ce qui fait par an 4 pieds cubes à 5 cent., 3500 fr. Si l'on y ajoute les frais de réparations incombant au consommateur, ce n'est pas aller trop loin que de porter pour le tout une somme ronde de fr. 4000.

Les frais de concierge comporteront désormais près de fr. 5000.

La totalité des frais de service du Palais fédéral s'est élevée d'après le dernier compte d'Etat à fr. 9000 pour 6 huissiers, et 4495 pour d'autres prestations (concierges). Un édiffce si vaste et si fréquenté que l'est l'Ecole polytechnique ne saurait être laissé sans une surveillance et une vigilance continuelle, si l'on veut que la propreté, l'ordre et la sûreté y régnent incessamment, et que chaque commission à exécuter, et chaque service d'intérieur se fasse régulièrement. Cette tâche exige le concours de toute une

952

famille, une attention et une activité continuelles. Un salaire de fr. 2000 pour un concierge sûr et pour sa femme (la place est déjà provisoirement occupée) n'est pas trop élevé, si l'on tient compte des énormes proportions du nouveau bâtiment qu'il y a à desservir. Les fr. 700 de dépense en sus sont portés essentiellement en prévision d'aides nécessaires et d'une plus forte cousommation de matériaux.

Les frais de Chancellerie s'accroissent en raison de la plus grande extension de l'administration. Le surcroît de dépense provenant surtout de la comptabilité plus étendue, frais de copie, etc., inévitable par suite de la fréquentation croissante de l'établissement.

Les fr. 8000 portés en sus pour l'Administration se décomposent comme suit : I. Chauffage du bâtiment principal fr. 6,000. -- II. Eclairage . » 4,000. -- III. Chauffage et éclairage de l'observatoire » 500. -- En somme fr. 10,500. -- Jusqu'à présent 5000-6000; d'après le compte d'Etat pour 1862 . » 5,192.85 Dépense en sus pour chauffage e t éclairage .

.

.

.

fr. 5,397.15 IV. Salaire du concierge et nettoyage des locaux .

.

.

. fr. 4,755.25 Jusqu'à présent, c'est-à-dire 'd'après le dernier compte d'Etat » 2,055.25 Dépense en sus pour l'avenir .

-- » 2,700. -- V. Frais de Chancellerie : buraliste, commissionnaires, fournitures

de bureau, etc.

.

.

. fr. 4,133.05 D'après le dernier compte d'Etat » 3,833.05 Dépense en sus pour l'avenir, environ .

.

.

.

» 300. -- En somme fr. 8~,307.15 B. Entretien du mobilier, dépensesen sus .

.

.

.

.

f r . 5,000. -- D'après le dernier compte d'Etat, sous le titre « Imprévu » .

» 998.90 En tout pour l'avenir, environ .

fr. 5,998. 90 Ce n'est que depuis l'occupation du nouveau bâtiment que l'Ecole polytechnique se trouve en possession d'un mobilier considérable et d'effets de toute espèce. Aussi longtemps que l'Ecole occupait provisoirement divers bâtiments épars, le cours prépara-

953 toire ouvert en 1859 devait, par la Confédération, être pourvu des objets nécessaires, vu que les bâtiments assignés aux autres divisions qui étaient nussi utilisés par l'Université et l'Ecole cantonale étaient déjà meublés aux frais du Canton de Zurich. Mais, le 31 Janvier 1863, l'Assemblée fédérale a alloué à l'Ecole polytechnique pour se procurer son propre mobilier, les sommes suivantes: a. Pour les collections publiques, c'est-à-dire celles dont une partie appartient au Canton ou à la ville de Zurich fr.

35,000. -- b. Pour le reste de l'ameublement du nouveau bâtiment » 240,000.-- en tout fr.

après qu'en 1859 il eut été alloué pour l'ameublement du cours préparatoire .

. » le 15 Décembre 1860 pour l'arrangement des laboratoires .

.

.

.

.

.

.

le 26 Juillet 1862 pour le même but .

. »

275,000.-- 1,200.-- 51,090.-- 12,728.15

en tout fr. 340,018.15 Si des sommes allouées antérieurement à 1863, l'on défalque les 5 °/0 par .

, » 5,840.7 prescrit par le règlement de la comptabilité de l'Ecole polytechnique du 8 Janvier 1857, il reste une valeur en mobilier de fr. 334,177.39 Pour le resté de l'administration fédérale, l'ordonnance du Conseil fédéral du 26 Avril 1859 statue qu'il sera défalqué anuuelment 10 pour cent comme moins-value. Si l'on s'en tient au 5%, cela fait, avec l'état actuel du mobilier de l'Ecole, sans le contenu des collections, fr. 16,708. 97 par an. Si, pour couvrir ce déficit, on demande annuellement moins de la moitié, on peut attendre de l'Ecole les plus grands soins et la plus stricte économie en vue de la conservation de son mobilier. Le mobilier du palais fédéral n'a, d'après le compte d'Etat pour 1862, qu'une valeur de fr. 116,547. 3l, tandis que pour son entretien ou sou complètement figurent fr. 6400 au budget de 1863.

G. Occupation et augmentation des chaires d'enseignement de la VIe division et de l'école des constructeurs .

fr. 21,000.

Des deux chaires prévues au règlement de l'Ecole polytechnique (art. 61) »pour l'histoire générale et l'histoire suisse « celle d'histoire générale est occupée, mais non celle d'histoire suisse.

Il en est de môme des deux chaires d'économie nationale et de statistique, dont une seulement est pourvue, et cela par un professeur enseignant en français, Mr. Gaulieur, nommé au début professeur d'histoire suisse, n'a jamais occupé cette place. Depuis

954

lors des questions plus importantes ont appelé, l'attention de l'Autorité scolaire. Dans le courant des dernières années, l'on a dû souder à augmenter quelques traitements, soit pour engager des professeurs à ne pas accepter d'engagements ailleurs, soit pour repourvoir des places vacantes. Il en est résulté que l'on n'est jamais arrivé à pourvoir les deux chaires vacantes; quelque urgence et opportunité qu'il y ait, pour un établissement si fréquenté et tendant à une culture technique et scientifique supérieure, d'avoir une seconde chaire d'économie nationale et de statistique; quelle que soit, pour un établissement d'un caractère éminemment suisse, l'utilité de posséder une chaire bien pourvue pour l'histoire de la Suisse ; quelque propres que soient ces deux branches à en rattacher les études spéciales à l'ensemble de l'économie sociale, ou à placer sous les yeux des élèves de toutes les divisions les mobiles les plus nobles de toute l'activité civile dans la marche de notre histoire, les engagements contractés sont déjà si élevés que sans une augmentation de la subvention annuelle de la Confédération on ne peut pas même pourvoir ces deux chaires, à plus forte raison en créer de nouvelles.

Le règlement pour l'Ecole polytechnique, publié le 29 Septembre 1S54 par le Conseil d'école et approuvé par nous, renferme pour les sciences mathématiques, indépendamment de la chaire pour les mathématiques établie plus tard au cours préparatoire, seulement deux chaires pour les mathématiques et une pour la géométrie descriptive. A cette époque-là ou ne pensait guère à l'importance d'une école pour les candidats à l'enseignement. Mais déjà en 18.~>8 cette branche avait acquis une importance satisfaisante et attiré l'attention spéciale des Conseils. A cet égard, la Commission du Conseil des Etats, dans son rapport du 15 Juin 1858, concernant notre gestion, s'exprime comme suit : » II est venu s'y joindre dernièrement l'école dite de l'enseignement qui est assez suivie. On peut annoncer un bel avenir à cette dernière école si on l'organise de manière à ce qu'il y ait rapport de transition entre elle et les meilleurs séminaires des Cantons. Jusqu'à présent il y a eu, en effet, manque presque absolu d'établissements propres à former des candidats pour l'enseignement supérieur, même des maîtres pour les écoles dites secondaires., écoles de district ou écoles moyennes, de même qne pour les écoles supérieures d'industrie. Les universités préparent convenablement les candidats pour l'enseignement littéraire ; mais on n'a pas songé jusqu'ici aux candidats pour renseignement dans les écoles réaies.

Les séminaires ne sont organisés en grande partie que pour former des instituteurs primaires et, bien qu'il soit désirable que les aspirants à l'enseignement supérieur suivent jusqu'à la fin des cours des séminaires, ces établissements ne peuvent et ne doivent pour-

955

tant être qu'une école préparatoire que doit suivre encore quelque chose de plus relevé. En l'état actuel il n'est pourvu à ce besoin que d'une manière extrêmement insuffisante par les académies et institutions analogues, et le secours convenable et suffisant ne saurait guère provenir que de l'Ecole polytechnique suisse. Cette section spéciale devrait maintenant être organisée de manière k ce qu'elle basât son premier enseignement sur celui donné dans les meilleurs séminaires, de sorte qu'il y aurait développement régulier de l'instruction donnée. Cet arrangement aurait en même temps Tavautage de produire un heureux effet rétroactif sur les séminaires qui devraient par là s'efforcer d'atteindre un certain niveau sans qu'il fût pourtant trop élevé. Nous recommandons cet objet à un sérieux examen du Conseil fédéral et du Conseil d'école du polytechnicurn. « (Feuille fédérale de 1858, vol. II, p. 53.)

Un tel examen eut lieu, en effet, parce que la Société suisse des instituteurs, dans son mémoire du 20 Mai 1862, demandait H que les candidats à l'enseignement de la VIe division de l'Ecole polytechnique suisse pussent recevoir une instruction qui embrasse à la fois les besoins pratiques et scientifiques de leur carrière, de sorte que l'école pour les candidats à l'enseignement fût appropriée en même temps pour former des maîtres pour les écoles moyennes.

La loi du 7 Février 1854 s'exprime comme suit touchant l'Ecole pour les candidats à l'enseignement: »L'Ecole polytechnique peut être utilisée aussi à former des maîtres pour les écoles techniques.» Bien que nous ne soyons pas d'avis qu'au nombre de ces établissements il faille comprendre les écoles moyennes comme les écoles secondaires ou de district, mais que les établissements pour l'enseignement technique ne commencent qu'avec le degré des écoles industrielles proprement dites ou des écoles réaies complètes, nous sommes d'accord toutefois qu'il faudrait faire davantage en leur faveur à l'Ecole polytechnique comme des écoles industrielles cantonales d'un degré supérieur. On veut donc obvier au manque d'instituteurs dans ces écoles industrielles n\\ cantonales par la création d'une troisième chaire de mathématiques à la VIe division de l'Ecole polytechnique. D'après l'expérience les candidats à l'enseignement fréquentant cet établissement se vouent plutôt aux mathématiques qu'aux sciences naturelles. Ceux de la première catégorie ont coutume de suivre pendant les deux premières années les leçons de mathématiques simultanément avec les élèves des divisions pour les ingénieurs et pour les mécaniciens.

Quelque avantageux que cela puisse être pendant la première année pour le développement de leurs capacités pratiques, il est cependant tout aussi indispensable que dans la deuxième ou au plus tard dans la troisième année, leurs cours de mathématiques soient séparés de ceux des ingénieurs et des mécaniciens, afln qu'on

956

puisse mettre la dernière main à l'instruction de ces candidats, avant de les pouvoir estimer capables d'occuper des places de maîtres de mathématiques dans une école moyenne ou une école industrielle supérieure. Quand on aura créé en faveur de ces cours les moyens pour appeler un homme de capacité dans les mathématiques, il appartiendra à l'organisation réglementaire de réunir les candidats des deux catégories, mathématique et scientifique, pour leurs études pendant les deux dernières années en un séminaire où ils commenceraient dans des exercices de vive voix et par écrit la préparation pratique ene vue de leur future vocation, un pourra donner ainsi à la VI division cet enchaînement rte l'ordre et de la surveillance qui lui ont fait défaut jusqu'à présent, à elle seule, et une discipline complète comme c'est d'ailleurs dans les vues du Conseil d'école.

Les deux chaires pour l'architecture ne suffisent non plus aux besoins actuels. Les possesseurs de ces deux chaires sont trop mis à contribution pour la direction des ingénieurs et de la technologie mécanique dont les élèves doivent suivre les leçons de construction soit orales, soit de dessin architectural. Deux professeurs d'architecture avec un cours triennal suffisent à peine pour les élèves de la première classe si l'on a égard à la variété des branches d'enseignement dans cette classe. De simples palliatifs et l'augmentation du nombre des agrégés laissent par trop à désirer pour une organisation forte et une durée fixe de cette division.

Il n'est pas admissible que ces deux dernières chaires, l'une pour les mathématiques supérieures et l'autre pour l'architecture, principalement la théorie de l'art de bâtir, qui exigent toutes deux des capacités pratiques et théoriques égales, puissent être pourvues conformément aux besoins à moins de fr. 6000 d'appointements annuels chacune. Il resterait donc encore une somme de fr. 9000 pour la chaire d'histoire suisse et la seconde chaire d'histoire nationale et de statistique.

D. Professeurs auxiliaires fr. 10,000 D'après le compte d'Etat pour 1863 .

.

» 15,025 A l'avenir environ fr. 25,025 Une augmentation d'auxiliaires est nécessaire dans les six divisions. Ce besoin se fait naturellement sentir le plus vivement dans les cours spéciaux les plus fréquentés, à savoir dans l'école des ingénieurs et celle de technologie mécanique, bien que souvent le môme cours doive être suivi par des élèves d'autres divisions. Tandis que, par exemple, pour le calcul différentiel et intégral, le cours de première année compte 140 élèves, celui de seconde 115; pour la géométrie descriptive, le premier cours a

957

151 élèves, le second 60; le premier cours de mécanique 1)3 et celui de la théorie des machines 73 élèves, les professeurs de ces branches déjà très-occupés n'ont à leur disposition pour les répétitions qui doivent se faire en groupes d'élèves peu nombreux, ainsi que pour la surveillance, l'inspection et la critique des travaux des concours mensuels, que deux maîtres auxiliaires qui, non-seulement doivent coopérer à tout l'enseignement des mathématiques supérieures, de la mécanique et de la géométrie descriptive, mais encore en partie aux exercices de dessin. Ces exercices exigent beaucoup d'auxiliaires pour la surveillance et la direction. Le cours de première année, par exemple, pour le dessin des machines occupe 136 élèves et celui pour le dessin architectural 72, tandis que les exercices de construction des ingénieurs occupe 75 élèves et celui pour la construction des machines 110 élèves. Le besoin d'un plus grand nombre d'assistants s'est également fait sentir dans les deux nouveaux grands laboratoires où l'affluence a rendu nécessaire d'élever le nombre des places de 72 à 80. Sans une augmentation de forces permettant à chaque élève de s'approprier au point de vue intellectuel et technique la somme de connaissances et de la porter à la perfection, il n'est plus possible de maintenir à sa hauteur actuelle la moyenne des résultats des examens et des exercices, résultats qui ont fondé la réputation de l'établissement et qu'on ne devrait abandonner à aucun prix. Ils se basent sur l'opinion fondamentale qu'à côté de l'amour de la science elle-même qui fait l'éloge des Allemands, l'esprit pratique de la tendance des études françaises ne doit pas faire défaut et qu'il faut par conséquent vouer une atteutiou soutenue à l'élaboration des matières d'enseig-nement, à l'application, à la préparation et à la perfection. Ce but peut être atteint le plus aisément par l'appel d'environ cinq maîtres auxiliaires chacun avec un traitement de fr. 2000, soit un maître auxiliaire en sus : I. pour le dessin, principalement le dessin architectural ; II. pour l'école des ingénieurs; III. pour la technologie mécanique; IV. pour l'assistance dans les deux grands laboratoires, pour la géométrie descriptive, les mathématiques, etc.

On a à cet effet en vue des assistants de première classe qui possèdent les matières d'enseignement et sont à la hauteur de leur tâche, parce que dans le choix des assistants de deuxième classe on se bornera autant que possible au nombre des meilleurs' élèves diplômés qui, pendant les premiers semestres, se contentent d'appointements de fr. 400 à 700 ou qui ne séjourneront pas longtemps dans l'établissement.

758

E. Gratifications et indemnités pour remplaçants fr. 4,000 D'après le dernier compte d'Etat » 12,85'J A l'avenir environ fr. 16,850 Les maîtres principaux qui, pour combler des lacunes, se sont prêtés k un plus grand nombre de leçons, n'ont pas pu être rémunérés convenablement jusqu'ici, et les fonds disponibles n'ont pas suffl non plus dans des cas semblables pour rémunérer les professeurs agrégés comme ils le méritaient. Il n'est pas sans importance d'occuper davantage les professeurs agrégés et de les pouvoir encourager, surtout lorsqu'une branche d'enseignement menace de languir, soit ensuite de décès où il faut acquitter le trimestre usité en pareil cas, soit ensuite de démissions, de maladies ou de relâchement de zèle.

F. Collections fr. 10,000. -- D'après le dernier compte d'Etat, après déduction des fr. 10,000 pour les premières acquisitions pris sur le crédit spécial » 40,342. 88 A l'avenir environ fr. 50,342. 88 Le 19 Juillet 1854, l'Assemblée fédérale a alloué en faveur des premières acquisitions pour les collections eu sus de la subvention ordinaire annuelle de la Confédération une somme totale de fr. 144,000 qui, après emploi des fr. 10,000 portés au budget de 1863 seront absorbés jusqu'à fr. 23,388. 14 près et qui seront épuisés complètement avant la fin de l'année 1866, en poursuivant les acquisitions dans la môme mesure que nous les avons estimées pour l'année 1864, abstraction faite de la circonstance que ce crédit est destiné à l'établissement do collections et non pas pour leur entretien, il cesse dès lors dès les premières années, de sorte que le Polytechnicum est privé d'une ressource financière qui, répartie sur douze années, va au-delà de fr. 10,000 demandés, c'est-à-dire à fr. 12,000.

Eu égard à l'activité qui règne aujourd'hui dans le domaine de la science, au développement qu'ont acquis surtout les recherches des sciences naturelles, aux efforts qu'on fait ailleurs pour enrichir les collections scientifiques et artistiques, eu égard enfin à l'assentiment général qu'a obtenu l'enseignement intuitif dans les établissements d'instruction, on comprendra aisément que l'Ecole polytechnique a besoin pour ses collections d'un crédit annuel ordinaire plus considérable. Les différentes divisions de cet établissement demandaient à cet effet uu montant plus grand jusqu'il concurrence de fr. 16,000 que la Commission du Conseil d'école a réduit aux fr. 10,000 ci-dessus. Une partie des collections ne

959

pouvait se développer jusqu'ici avant l'achèvement du nouvel édifice et faute de place, ou bien elle était trop restreinte jusque dans ces derniers temps pour que des frais considérables fussent nécessaires en vue de leur conservation ou de leur surveillance.

Le laboratoire de physique ne sera ouvert que dans le nouveau bâtiment qui, seulement, pourra recevoir une collection archéologique ; et de môme l'observatoire ne pourra acquérir tout son développement que par l'achèvement de sa construction. Pendant que le Canton de Zurich procède dès maintenant déjà aux constructions pour l'agrandissement du jardin botanique qui sera utilisé en commun, dans quel but la convention du 18 Octobre 1860 lui accorde un délai jusqu'à la fln de 1867, la Confédération ne peut rester en arrière pour l'établissement des autres collections qui lui incombent et leur entretien convenable. Indépendamment de la subvention pour le jardin botanique, ce sont l'entretien et l'emploi de substances de deux grands laboratoires chimiques trèsfréquentes, les ateliers pour les travaux en terre, gyps, bois et métaux; les instruments et les collections de modèles pour les écoles d'architecture, des ingénieurs, des mécaniciens et l'école forestière ; les collections technologiques, les modèles de dessin de toutes les classes y compris ceux pour le dessin académique, de paysage et d'ornement ; la collection des instruments de physique utilisée par toutes les 6 divisions, la collection minéralogique, géologique et botanique, les collections zoologiques, les échantillons de marchandises pour l'enseignement technologique et pharmaceutique, enfin la bibliothèque arrangée pour les besoins de toutes les divisions. Le crédit pour les collections n'est pas seulement destiné aux frais de leur entretien, mais encore à payer les appointements de leurs concierges, puis ceux du conservateur de la collection geologico-paléontologique'. et! en partie ceux du surveillant de la collection, entomologique, enfin les débours pendant les exercices de mesurage sur le terrain qui s'augmentent dans la proportion de l'accroissement du nombre des élèves.

Ensuite des besoins qui s'y rapportent, il y a à couvrir une augmentation annuelle de dépenses pour les objets suivants : I. Bibliothèque fr. 2500.

Actuellement la bibliothèque ne dispose que d'une somme annuelle de fr. 4000 avec laquelle il faut couvrir encore les frais de concierge. Les autres bibliothèques de Zurich sont naturellement le moins pourvues en ouvrages de ces branches que l'on n'enseigne qu'au Polytechnicum. On sait que les ouvrages sur l'architecture, le génie, la mécanique, etc., ainsi que ceux sur les sciences naturelles sont les plus coûteux. L'abonnement seul aux écrits périodiques les plus importants pour la salle de lec-

960

ture exige une somme considérable. En général, l'allocation actuelle ' pour l'augmentation de la bibliothèque qui doit servir à toutes les divisions de l'Ecole polytechnique, n'est nullement en rapport avec les sacrifices que l'on fait dans d'autres établissements analogues pour la littérature.

II. Laboratoire de physique fr. 1200.

Depuis que la collection d'instruments de physique du Polytechniouui s'est accrue et qu'on a trouvé dans le nouvel édifice un espace pour son placement, sa fusion avec la collection de l'Ecole cantonale de Zurich cessa, de sorte que pour sa conservation il ne suffit plus de contribuer pour une part aux appointements du concierge, parce que dans ces circonstances il faut nommer un concierge spécial entièrement salarié par le Polytechnicum. Au reste, il faut aussi tenir compte des besoins multipliés par un usage plus général de cette collection.

III. Collections pour les écoles d'architecture, des ingénieurs et des mécaniciens fr. 4000.

Le crédit alloué jusqu'ici pour l'entretien de ces collections ne suffisait plus depuis longtemps, de sorte qu'on dut recourir au crédit spécial pour leur établissement ou les premières acquisitions, crédit dont le montant de fr. 10,000 fut dans le dernier temps consacré en grande partie à réparer les déchets ou les déterriorationsi IV. Collections archéologiques, des sciences naturelles et collection astronomique fr. 2^00.

Puisqu'il l'Ecole polytechnique de Zurich seulement il existe une, chaire d'archéologie et de l'histoire des arts qui est occupée, la Confédération ne peut se refuser à l'entretien de la collection archéologique utilisée par les élèves de l'établissement. On peut d'autant moins la perdre de vue que les subventions volontaires auxquelles une société d'agrégés s'était obligée précédemment, cessent avec l'abandon de la collection. Il faut en outre lenir compte des besoins multipliés des nombreuses collections pour les sciences naturelles. Jusqu'à présent rien n'avait été prévu pour l'entretien des instruments de l'observatoire, parce qu'il manquait un bâtiment dans lequel on eût pu placer la collection d'instruments astronomiques.

G. Augmentation des appointements . . .

fr. 20,000.

Si l'on prenait pour base le résultat du dernier compte d'Etat qui alloue fr. 123,000 pour les appointements des professeurs, cette augmentation en ferait un peu plus que les 15 °/0. Même en pour-

961

voyant aux deux chaires demandées de l'art de bâtir et des mathématiques supérieures avec les deux chaires d'histoire suisse et d'économie nationale et de statistique, en y consacrant fr. 20,000, les appointements fixes d'un professeur à l'Ecole polytechnique ne dépassent pas actuellement la moyenne de fr. 3863.

Les appointements de quelques professeurs varient entre fr. 3400 et fr. 5500. Peu de professeurs arrivent à une augmentation sensible de leurs revenus par leur part aux écolages, parce que ceux-ci sont minimes. Au moyen de l'augmentation de fr. 20,OCO du crédit, les appointements fixes de chaque professeur atteindraient en moyenne à la somme de fr. 4390. L'augmentation du mouvement à Zurich fait aussi renchérir les prix des loyers et des autres besoins de la vie. La plupart des profeseurs de l'Ecole polytechnique touchent maintenant des appointements à peine suffisants pour pouvoir vivre convenablement avec leurs familles, bien moins encore pour pouvoir faire chaque année quelques économies. Il faut attacher la plus grande importance aux choix des maîtres principaux, afin que chaque école spéciale ait à sa tête des hommes capables et qu'on puisse confier l'enseignement des branches obligatoires à des hommes qui satisfassent non-seulement aux exigences élevées de la science, mais aussi à l'activité dans l'enseignement et aux connaissances pratiques et sachant stimuler à l'étude les jeunes gens, se les attacher et les perfectionner. Il est d'autant plus difficile d'attirer ou de conserver au Polytechnicum suisse de tels hommes que parfois des positions brillantes leur sont offertes, soit dans la vie pratique, surtout en ce qui concerne les ingénieurs, mécaniciens où architectes, soit dans d'autres établissements analogues de l'étranger, pour lesquels à côté de la France, l'Autriche, la Prusse et fa Bavière déploient, en particulier, maintenant une grande activité. Les universités se contentent d'ordinaire, lors de l'engagement des professeurs, d'un nombre de leçons moins grand que n'ont les professeurs du Polytechnicum.

D'après ce qui vient d'être dit sub lit. A--G, il faudrait porter en compte pour les divisions actuelles de l'Ecole polytechnique une augmentation annuelle de dépense d'au moins fr. 78,000.

Cependant d'accord avec le Conseil d'école, nous sommes d'avis que cette augmentation de dépenses ne doit pas être couverte par la Caisse fédérale seule. Lorsque dans le projet de règlement élaboré par la Commission d'experts, nommée en 1854, pour l'Ecole polytechnique, nous réduisîmes l'écolage de fr. 80 à fr. 50, c'était dans la pensée qu'il fallait encourager la fréquentation de l'établissement qui était encore alors très-peu assurée. Mais ce motif en> faveur d'un écolage très-minime n'a plus aucune importance mainFeuille fédérale. XV. année. Vol. 11.

71

962 tenant, en raison de la réputation que s'est acquise le Polytechnicum; si l'on pouvait éprouver quelque crainte relativement à la fréquentation, ce serait plutôt celle de voir les salles remplies et le personnel enseignant, ainsi que l'administration trop occupés.

L'écolage pour le cours préparatoire, créé en 1859, est déjà élevé afr. 100. Il va de soi qu'on en fait la remise aux élèves capables, mais tout-à-fait pauvres. Loin d'en vouloir rendre l'accès plus difficile sous le rapport économique, ou d'en altérer le caractère démocratique, nous trouvons néanmoins équitable que le nombre relativement restreint de nationaux, à qui il doit profiter tout d'abord de même que les étrangers qui le fréquentent et forment actuellement la majorité des élèves, contribuent pour une plus forte part au paiement des frais.

L'Ecole centrale de Paris, quoiqu'elle soit aussi un établissement public, exige un écolage annuel de fr. 775, l'Ecole polytechnique de Carlsruhe fr. 141. 90, ceJle de Dresde fr. 148 des nationaux et fr. 222 des étrangers, pareillement l'institut industriel de Berlin; l'Ecole polytechnique à Hanovre exige pour la fréquentation du cours préparatoire fr. 114 et de fr. 88. 80 jusqu'à fr. 133. 20 ou 5 à 16 écus par cours pour la fréquentation des classes supérieures. L'écolage qui ne s'élève qu'à fr. 32. 25 par élève du Polytechnicum à Stuttgart, sera doublé l'année prochaine.

Même dans les écoles moyennes en Suisse les élèves des classes supérieures paient en général au-delà de fr. 50. En élevant l'écolage pour l'Ecole polytechnique fédérale, ces taxes d'indemnités pour les laboratoires et les ateliers resteront cependant bien au-dessous des exigences de ce genre de la part des établissements analogues de l'étranger. C'est ainsi que la taxe pour les exercices dans le laboratoire de chimie à Carlsruhe se monte à fr. 94. 60, à Berlin fr. 185, à Zurich fr. 40. Si l'on y crée deux nouvelles chaires, le règlement de l'Ecole polytechnique éprouve quand même quelques modifications, et après une expérience de neuf années il a besoin d'être révisé à d'autres égards encore. Ce qui jusqu'à présent restait des écolages à la caisse d'école ne dépassait pas fr. 18,000 par an. Mais si de fr. 50 Ton élevait l'écolage à fr. 100 et si l'on réduisait de 2/3 à la moitié la part des maîtres, le produit pour la caisse d'école s'en accroîtrait d'environ fr. 20,000 par an. Il suffirait donc pour couvrir le surcroît régulier de dépenses précité pour l'Ecole polytechnique d'élever de fr. 192,000 à fr. 250,000 la subvention annuelle de la Confédération.

Dans la supposition que l'écolage pour les six divisions actuelles des écoles spéciales de l'Ecole polytechnique suisse puisse

963 tien être élevé de fr. 50 à fr. 100, nous proposons en conséquence d'élever de fr. 192,000 à fr. 250,000 la subvention annuelle de la Confédération pour subvenir aux besoins réguliers précités.

Si l'on met à notre disposition pour l'Ecole polytechnique la somme demandée de fr. 20,000 par an à l'effet d'élever les appointements de ses professeurs, nous pouvons pour le moment nous dispenser de formuler d'autres demandes encore dans le sens du postulat du 23 Juillet 1862 touchant les gratifications personnelles pour des services signalés pendant plusieurs années ou pour des capacités distinguées dans l'enseignement. Si plus tard des circonstances surviennent qui dans le but indiqué, exigent des ressources plus considérables, on pourra alors prendre les mesures opportunes.

Le Conseil national, sous date du 13 Janvier 1860, nous transmit pour rapport et proposition une pétition du 5 du même mois adressée à l'Assemblée fédérale par la Société jurassienne d'émulation pour la création d'une section agricole à l'Ecole polytechnique. Depuis lors trois pétitions analogues nous sont parvenues de la Société des agronomes suisses et de la Société centrale suisse d'agriculture pour l'extension de l'enseignement polytechnique. Or ce sont principalement des considérations financières qui nous ont empêchés de donner suite dans ce moment h ces demandes et d'introduire une nouvelle branche d'enseignement, de sorte que nous devons renvoyer à une époque plus favorable la réalisation de ce beau projet.

En soumettant à votre sanction le projet d'arrêté ci-annexé, nous saisissons cette occasion, très-honorés Messieurs, pour vous assurer de notre considération distinguée.

Berne, le 3 Décembre 1863.

Au nom du Conseil fédéral suisse, Le Président de la Confédération : C. FORNEROD.

Le Chancelier de la Confédération: SCHIESS.

961

Loi supplémentaire concernant

l'Ecole polytechnique fédérale.

L'ASSEMBLEE FEDERALE DE LA CONFEDERATION SUISSE

arrête : er

Art. 1 . La subvention annuelle de la Confédération pour l'Ecole polytechnique est fixée à fr. 200,000.

Art. 2- La présente loi entre en vigueur dès le 1er Janvier

1864.

Art. 3. Le Conseil fédéral est chargé de l'exécution.

A page 964.

IV.

Etudiants de l'Université de Zurich parmi les 1053 auditeurs mentionnés.

1855 1855/56 1856/57 1857/58 1858/59 1859/60 1860/61 1861/62 1862/63 1863/64

-- 46 51 52 70 40 50 65 66 71 Total

51 i

:

1855/56.

.'.

i \ j i

1858/59.

1857/53.

1859/60.

1860/61.

1861/62.

1862/63.

1863/64.

Audi,,., AudiEleve8 ' teurs.i Elèves. teurs.

AudiElèves. teurs.

CM! teu AudiElèves.

,.s

Audi.Elèves. teurs.

AudiElèves. teurs.

AudiElèves. teurs.

1 t

AudiElèves/ teurs.

i; Suisses.

Report

:, ·

65

99

88

99

95

103

91

110

72

137

193

.

Allemagne Pologne .

Finlande Autres parties d e l a Russie Hongrie Suède et Norwège . . .

Italie Angleterre France Espagne Grèce Pays-Bas Principautés du Danube Danemark Portugal Befaioue Amérique .

.

Indes orientales

.

. . .

.

.

.

. i l 3 '* -- · -- . l ' " -- . ·! -- . '·· -- . h

9

6

--

2

--

3 2

1

'·· 10

1

|

3

;

3

_9

'?

8

1 1 1 ~~

1 1

1 2

13 2

35 2

6 1

3

6 2 7 t

2

3 2

--

.

| 1 : ji ' j!

1 1 1


1

~1

92 ' ^3 9 2 11 2 2 3 4 1

2

' I -'

i i --

!

i

80

230

83

265

sa

;

13

i , 1 i : j 1 ; -- i --

i -- i _

124 13 8 20

.i1 2 4 1

16 5 1 2

1 7

;i

152 13 7 20 12 11 4 1 2

27 1 2 6 2

9 3

1

1

2

3

2

26 110

58 137

14 72

1 i i

184 7 6 22

2

l

6 1 2

1

4

253

75

1417

804 : 2221 I

i ii

--

1

;

TOTAL.

Audi- : Elèves. leurs, i

i

j

-- . . .

Totaux.

!

AudiElèves. teurs.

-

1856, 57.

26 3 3 13 2 4 1 1

1 7 4 1 I 1 6

4

1

613 130 42 y 24 5 77 36 41 4 48 6 18 .12 7 9 11 2 4 . ~~1 31 9 1 1 · _ 1 ~U 31 2 --

743 1 51 29 113 45 54 30 16 11 2 5 44 10

·

;

' j i j

Ì

ï!

!1

8 1

1

10 1

15 80

204 230 i

25 83

245 265

39 83

279 253

59 75

963 1417

230 804

1193 2221

95 _

43^4 . 108 ~

510

122

532

134

2380 50

1034 19

3414 69

2430

1053

-

45 1 2

i Etrangers Suisses ci- dessus . . . .

l ' | 3 ' 65

16 99

7 88

i i

21 99

12 95

15 103

12 91

143 193

i i

Plus dans le cours preparative d'été 1855 .

i li j

.!

ì

68 --

115

95

1 120

107

118

103

136 ~

195

86

336 _

j , j i

'

3483 1

A page 964.

IL

CANTONS.

Zurich Berne Lucerne Uri Schwyz Uuterwalden ZoU2

.

.

1855/56.

1856, 57.

1857/58.

1858/59.

1859/60.

1860/61.

.

Audi; Elèves. teurs.

AudiElèves. teurs.

AudiElèves. teurs.

AudiElèves. teurs.

AudiElèves. teurs.

AudiElèves. teurs.

16 5 4

.

.

!

.

Fribourg .

Soleure Baie SchafThouse St. Gali (irisons Tessiti Vaud .

52 5 4

!

i

. .· : .

. . .

. . . .

Neuchâtel

1 2 2 1 6 4 5 9 2 2 2

3 2 2 1 1 1 2 6 2 2 12 3 1

4 Suisses.

Transport

65

99

1861/62.

1862, 63.

1863/64.

Totaux.

AudiElèves. teurs.

AudiElèves. teurs.

AudiElèves. teurs.

TOTAL.

24 8 4

. . .

.

Nombre des élèves de l'école polytechnique.

2 1 4 2 5 4 2 4 3 10 3 5 4

47 4 4

19 12 5

1 1 2

1

1 3 1 1 2 5 4 3 4 5 8 1

1 1 2 3 4 6 1 4 3 6 5 8 9

34

r 4

15 12 3

45

7

1

1

1

2 1 2 2 3 6 5 15 9 1 6

1 1 2 3 4 6 1 4 3 6 5 8 9

5 15 9 1 6

2 1 2 2 3 />

3

2

4 3

3 2

4 3

3 2

88

99

95

103

91

110

25 15 5 2 1 2 1 -- 1 10 8 1 5 6 10 4 9 13 .

2 10 7

137

36 6 3

1 2 1 3 3 1 5 1 3 3 1 1 1

39 28 6 1 2 1 4

42 3 1

0

2 1 2 7 j 2 4 5 3

5 11 9 3 10 7 17 5 11 16 n

1 1

1

9 5

2

1

72

193

80

Elèves.

Auditeurs.

45 42 6 1 4 1 6 1 6 7 9 10 5 10 10 18 6 10 15 3 7 8

52 3 3

62 48 12

36 3 3

57 45 12

36 6 2

1

6 1 6 1 4 9 11 10 6 15 11 17 8 8 12 3

1 o 3

4

1

230

83

1 1 1 2 3 2 1 2 7 3 1

*T

8

265

1 2 1 5 1 5 2 6 6 3 -- 3

."

83

4 2 4 10 13 15 7 14 11 20 6 10 8 1 6 4

253

3 A 2

i

3 5 2 6 1 3

!

75

302 215 57 2 20 4 27 10 26 41 73 68 26 68 59 113 44 71 88 11 47 45

380 44

:

"i

6 i 4 14 3 13 13 15 25 17 37 31 62 40 20 32 3 12 i 8

;

682 1 259 81 3 26 8 41 13 39 54 88 93 43 105 . 90 175 84 91 120 14 59 53

2221

!

!

1

f

i

A page 964.

I.

Dépenses pour les collections en 1862.

.-.,........-

  1. Collection de modèles etc.

Fr.

1 ) Modèles eu plâtre .

.

.

.

.

.

.

.

2 ) Modèles architectoiiiqu'es .

.

.

.

.

.

.

3 ) Modèles pour l e s sciences d u &énie .

.

.

.

.

4 ) Modèles d e mécanique .

.

.

.

.

.

.

o) Modèles pour le dessin de la figure et du paysage 6 ) Construction e t matériaux à bâtir .

.

.

.

.

7) Modèles de machines .

.

8) Instruments de physique 9) Concierge pour la physique 1 0 ) Instruments astronomiques .

.

.

.

.

.

.

11) Instruments géométriques 12) Exercices de mesurage et aides aux -travaux pour les diplômes 13) Collection d'instruments .

. · » . .

.

.

.

14) Marchandises pour renseignement de la technologie mécanique 15) Marchandises pour renseignement pharmaceutique .

16) Marchandises pour l'enseignement de la technologie chimique .

t

Ct.

[

t

.

·

t t

.

.

.

.

.

.

, .

.

, t

.

-

.

Fr.

Ct.

117 594 1,857 1,324 254 45 2,116 1,908 720 250 30 955 1,700

50 45 30 20 50 25 32 -- 42 -- 60

.

.

.

|

-- 158 --

Fr.

Ct.

19 031

ÛO Ï/A

1i <j^ f\j\j<j OQQ

OR vO

-- 38 --

I -tlf\JÌJ

i

B. Collection des scienses naturelles.

·:· "

  1. Collections combinées.
    1. Collection minéralogique, géologique et paléontologique : a. Acquisitions fr. 1/tOO. -- &. Concierge , 1,200. -- c. Traitement du conservateur : .

.···..

« 2,000. -- 2). Collection géologique, de grands animaux ,, petits animaux Concierge de la collection géologique .

.

.

.

3 ) Collection botanique .

.

.

4) Subvention pour, .le jardin botanique

.

.

finn 4 ,OUU

fr.

902. 92 , 740. 28 ,, 1,200. --

')^/OIO 843

b.

.

.

.

.

2,711 3,000

.

.

. . . .

on .cU 89

m 1 O f i'i5 L \J\J

f)Q \jy

i1 i 94'-} v HO

00 v t7

Collections polytechnique séparées.

  1. Musée Escher-Zollikofer : a . Acquisitions .

.

.

.

.

b. Contribution au traitement du concierge

.

.

2 ) Collection pour l e s forecstiers

.

f r . 487. 1 9 , 500. -- OQ7 i/o t

.

.

.

.

Transport

956

.

.

1Q I \J 80

(

*

27,131

!

Fr.

Ct.

Fr.

Ct.

157 1,724 836 650

53 36 73

3,368

62

Transport

Fr, 27,131

Ct.

4» 1K.4 l^tf iOl

no UJ

K OQ'-t O,vî/O

15 U

2,367

64

50,342

88

C. Ateliers et laboratoires.

  1. Atelier d e modelage .

.

.

2) Atelier pour les ouvrages 011 bois

.

.

.

.

3i "/

.

.

.

.

·

e

f

métal C lut'iai

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

4 ) Concierge pour l e s trois ateliers ci-dessus

.

.

.

.

5 ) Laboratoire pour l e s analyses chimiques 6) Concierge

.

.

.

.

7 ) Laboratoire pour l a chimie industrielle 8) Concierge

.

.

.

.

5,700 900

97

4,081 700

50

6f\j\)\) finn 07 J4 A 701 **f »01

Kf) v\J

D. Bibliothèque.

  1. Acquisitions sur le crédit ordinaire 2) ,, « a » extraordinaire 3) Traitement du concierge .

.

.

.

.

. . .

.

.

4,400 1,043 650

15 6

f

Aoq

UtfO

«1KJ

E. Imprévu.

Imprévu

.

.

.

.

.

.

.

.

.

.

Dépenses totales pour collections

.

, '

·

·

·

Les dépenses pour les laboratoires se sont élevées, d'après les indications ci-dessus y compris les a. pour le laboratoire des analyses fr. 6,600. 97 b. ,, , , technique , -- -- Dans ces dépenses sont comprises les contributions des élèves et auditeurs pour l'usage des laboratoires.

Elles se sont élevées pour le laboratoire des analyses .

.

.

.

.

. 1,600. -- , , , technique , -- ~En conséquence, subvention de la caisse fédérale pour les laboratoires .

. fr. 3,000. 97 Lab. anal.

concierges : fr. 4,781. 30

1,316. -- fr. 3,465. 30 Lab. teclm.

fVft--öans^Ja ~somnnr ci-dessus de fr. 00,312. 88V~sont compris les ^r. -10,000--da -crédit -extraordinaire-qui-a--été-- alloué.

A pago 964.

III. TABLEAU des élèves qui ont obtenu des diplômes à Ecole polytechnique suisse.

.!

.

1

'

| i

'

<

1

!

> . . . . !

, - . . || il ·· - - - , ' . . .

'

;

'i , · ' ·; . . . .!

. . . .i

Total des Suisses

, t .

.

:

i ; i 1 i1

' i · i .

11

1

*1 r

-i

l '< ' i i 1

!'

3! Ó:

1

1

--

--

i i 1

i

~""~

'

!

1!

j

i

i

i

i

:

i

ì

1

,

;

!

:

1

_

1

!

|

t

; t i

i;--

--

i i 1

l

1

--

--

'2

1

'

,

1

\

i '

;

1

l i

>

'.

3

i

·

i

! \ '

:

<

'

'

1

i

i

'

14

-- :0

Ss, I O

_ :

1 : --: -- ' _

1

_. _ 2 i - ; 2

.j

4

; i ' i

i

.

|

' i

!

4

·.

1' 0 !

-!

Ì

3

:

.

i i

4Ì 6 4 J 1 1 !

i1

!

i

Ì

'

Ol

'

i

1

1

i

·

2

i

3

Ì

i

i

t

i

:

!i

i

i

,

; i i

4

!

t

;

; '

!

i

'

|

1

!

l

... . jt --

i

1

1

ÌiJ i ]ï

--

-

i

-

1

j

!

ii . i --

4 14J 4 j 3

5j -

i

i !

i

1

|

i

;

!

!

i,

'

1

i. -- i

,

'

t

2. -- ' -- . -- 2 -- --' -

!

!

.

4

\

ì

.

i!

;

l'

4

--

-- -- -- : ',

Total des étrangers . . ' _ -- -- -- Plus tes Suisses . . . -- -- -- 1 Total des diplômes

.

.


1

1 1

--

-



1

--

2 5

--

_ . _ : _ · _

i

_· _ i -- -4 --

2

4

2

3

8 1 2

3

7

1

2 4

4

6

4.

·

*7

i

4 --

2 - 4

'·'-' dont 2 pte .raaaì·ier.is. ·

l

'-

1

i

l

i

~

i

< '-

--

-

-- --'·' -- : --

!

1

2. -

« 2 1 r 5 7

5

3 1

2 3

1 3 ---- - 4 6 4 5 2 3

2 2 16 3 2 2

4

1 2 4 |4

1

2 --

1

5 3 1

5

o. 9

8

4

5 16 10

i i

T

8

: i ! l j

4

5

2

3

5 3 2

!

:

·

S

6 4

2 2 2 1 2 5 1 2 5 1 5 4 19 6 4 12 1 5 5

137

;

j

:

24 25 4

!

| .!

·

1

--

SM

;

-- i -- ; 1; -- --.

'

·[ '

1

!_

2

'.

1

lì 2 ; '

6 3 2

. ._ :

:

;i

!I Ii

·) ; 4

; i 1 :_!_:_._

j

1

5

i

|

l

1 --! 1 _ 1 !

2

_

i

ij

2

|

i i -! -- j-

it

1 _ i

]

I l ' i

3 -i 2 Ì - Ì 4 1;-- ' 2 --

2 -- 11

' ' !: i i] 1 Ì 1 !· 'i 'Ì · i

1!

l : ' ii · - · ·

Candidats à l'enseignera.

^

|

I

1

·-gd -§^> ' 'Iga :- S 1 25 i =2«

<

i

li

1

2« 5 :-s ·' '-a ' '» 2 i 2« '^« 2 1 2 o · « -c -o

«ü &> o

!

" i l ' i

!

' l i

7 , 5

g . ,» -

1

i; ' ,-

i " ·

: ;> '.

i li

-2 -S 1 55 '? S · » . | 'O g . ^

_i

!

_ : _ , _ ' _| i _.

-.- i t i - 1

i i i

;!

\

·

11 i

1

"1 .S

Forestiers.

' e

|:i .S ' 'S

Chimistes industriels.

'S ?)

·3 ,5 [-s j3 ;£ io

i

1· 5

| 1 i 1

-

1

.

. .-Sili-i- USii-s.g 1

':

'

i 2; -- -- 1!

1i l i i t i i'

l|i

4

4

3

i

--

1 --

i i

·I

·)

i ' Ì .. · l i 1 -- 1' · ' Ì 1 1 1 1 I 1 i

l

2

i i ·

'

I

;


^>

.

i

: j i i ,, 1i 1 !

1 ,

1

!

  1. 1

{

!

c SO

è

,i

«

' .3 1 'C -C r «r;

.

·/?

--

;

1

--

'

, i

!

!

'

1

1

.

: 2 _, i _

:

i

1 f.

:

i

"

i

1

1 1

! , !;

d out 2 ph armaciem

i

--

!

j

2 Ì 4Ì 7.

-

1

1

|

i

1 ; Ì i Ì | l i 1-î

I

1

Ì 1

*5| 4 a

. .*

.

; s

« . J2 ·r 05

'-- 2 - 2 '~. 3Ï » .2 | .1 ' .1 1 -I 1 2 · .£ li .S i » ·§ . -a igP i .gto · 3ab :. 's'S . 'i& , =3?

·< i .3 | -- 1 O j &- · U

i

--

i

.

1 2

Ì

,'

--

l

!i ~ ii

2

;

;

1

I

'S)

0

1 !

t

1

'S.

SD

1

i

1

;

1

1

i

1

§

·£ tß

1 --

i i ·:' -- il1

!

2 *1

3

y a i £ '. '5 -33

!

--

S

»·

OJ

i

J. 1

!- };- = i

t i i

;

"2 « O

en

!

T.

1

:

i

!

-3

-S -5 S J» 3s tb ·= ; 3

!

!

**·

-rs r fi :3

. · := · -g · i S-r

.5 -S s > · 2 · .3 · a s c

1

£ =,

Ingénieurs machinistes.

oe · to

'--

'£ ·f.

^ T.

1 -3 .

< · J5 .£ - o j f a

i

"c

-j.

.

: * ·*

Ingénieurs civils.

«3

'--

i' -- !

--

1

S

v

1862/63.

Architectes.

aj

·~

-- £

i

'· ( 1

i

!

1-

!

.

--

-- ; --·

!

-

<D

'5 en

^ · ^ '

l

B. Elraugers.

Autrichr

--

--

. '\ -- ' -- , -- ;

---

:

! ""

' Ì i i i . ' i i !

_

S Ss

d ^ : = ·; j S 3 3 J S

2

-, i -i" I

1 - . -

-

;

-i

1

-

i || :|i

» t - - . .

CJ

3 "5 5c

°

ft

j

Unterwaiden Fribourg . .

Solare . , . , Bàie-Ville Bàie-Champagne SnhnfTtvHisp. - . Appenzell Rh. Ext .

Rh. Int St. Gali Grisons · · Arrmyjp . . .

Thnrgovie - , , Tessin .

Vaud Valais . . .

Neuchâtel Genève

C3

·5 c C3

-2

Candidats à l'enseignera.

S r/i

·r.

'ti ·

c; ' ·^ 'r.

1861/62.

1860/61.

1839/60.

-Forestiers.

'/;

's 2 ! f ·& «* i .5 .5 G

i Zurich Berno Lucerne Uri Schwyz Glaris '/ AOUU

i £ . £ 1a ; a i .2 .2 i e a

'f!

1838/39.

Architectes.

2 o 2 ·=

·s

Candidats à l'enseigueui.

1

Ì 'o i c

.

·i il!

i

'S

^n

1837/38.

Forestiers.

: à> 'ì 12 i·

1

Ingénieurs machinistes.

':

îfe

.2 'C

Chimistes indiistriuls et Pharmacien».

i

i

5

!' 2* '' i in \ jl£

Forestiers.

!·Ì

Pharmaciens.

·'

:

1836/37.

1833/36.

Architectes.

:

3 6 1 1 1 2 4 2 2 1 1

i !

i j i i l i

1 - :3 5 --

29 137 '

4

166

5 -

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

Message du Conseil fédéral à la haute Assemblée fédérale, concernant l'augmentation de la subvention pour l'Ecole polytechnique suisse. (Du 3 Décembre 1863.)

In

Bundesblatt

Dans

Feuille fédérale

In

Foglio federale

Jahr

1863

Année Anno Band

3

Volume Volume Heft

55

Cahier Numero Geschäftsnummer

---

Numéro d'affaire Numero dell'oggetto Datum

19.12.1863

Date Data Seite

948-964

Page Pagina Ref. No

10 059 377

Das Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv digitalisiert.

Le document a été digitalisé par les. Archives Fédérales Suisses.

Il documento è stato digitalizzato dell'Archivio federale svizzero.