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Message du Conseil fédéral à l'Assemblée fédérale concernant l'agrandissement des Ecoles polytechniques fédérales et des établissements qui leur sont rattachés (Du 6 mai 1970)

Monsieur le Président et Messieurs, Nous avons l'honneur de vous soumettre, par le présent message, un projet d'arrêté fédéral concernant l'agrandissement des Ecoles polytechniques fédérales (EPF) et des établissements qui leur sont rattachés. Ce message comprend des demandes de crédit pour les objets suivants : A. Projets de construction de l'EPF de Zurich 1. Nouveaux bâtiments pour les instituts d'enseignement et de recherche des sections du génie civil ainsi que du génie rural et de la topographie, y compris les installations centrales de l'école au Hönggerberg; 2. Climatisation et découplage du réseau de l'installation d'ordinateurs pour le centre de calcul RZ-1 ; 3. Nouveau restaurant universitaire et salle à usages multiples; 4. Aménagement du trafic à l'EPF du centre; 5. Travaux d'aménagement des locaux dans le bâtiment principal de l'EPF, B. Projets de construction de l'EPF de Lausanne Agrandissement de l'institut d'électrotechnique.

:

C. Laboratoire fédéral d'essai des matériaux pour l'industrie, la construction et les arts et métiers (EMPA), Dubendorf Crédit supplémentaire dû au renchérissement.

869 D. Achats de terrains et d'immeubles 1. EPF du centre, Zurich; 2. EPF au Hönggerberg, Zurich; 3. EMPA - département principal C, à Saint-Gall, E. Planification et élaboration de projets

I. Introduction 1. Généralités

1.1. Le développement des Ecoles polytechniques fédérales jusqu'à ce jour Les Ecoles polytechniques fédérales ont toutes les deux une histoire plus que centenaire. Comme l'importance croissante de la science et de la technique le demandait, elles se sont fortement développées et ont agrandi leur rayon d'action depuis leur création dans les années cinquante du siècle dernier.

Indépendantes l'une de l'autre, mais suivant des routes parallèles, les deux écoles se sont développées pour devenir les centres de formation les plus importants pour les ingénieurs et les architectes en Suisse. On y enseigne également les sciences naturelles.

Par le transfert de l'ancienne Ecole polytechnique de l'Université de Lausanne (EPUL) à la Confédération le 1er janvier 1969, la responsabilité des deux Ecoles polytechniques incombe maintenant à la Confédération. Le rejet de la loi sur les EPF de 1968 ne mettait pas en cause la reprise de l'EPUL par la Confédération. Personne n'a contesté la nécessité de développer et d'agrandir les Ecoles polytechniques fédérales en vue de les adapter aux exigences actuelles.

Vu l'évolution scientifique et technique toujours plus complexe, l'enseignement de la plupart des sections a été fragmenté: au niveau des semestres supérieurs, il existe plusieurs champs de spécialisation différents. Il est actuellement impossible d'enseigner à un étudiant toutes les disciplines classiques d'une section pendant les huit semestres sur lesquels s'étendent généralement les études. Dans la mesure où l'enseignement suit les mêmes orientations à Zurich et à Lausanne, les études de base seront parallèles comme jusqu'ici. Les programmes d'études seront conçus de façon que les étudiants puissent passer d'une école à l'autre. Une importance particulière sera attachée à la coordination des études du troisième cycle.

Parmi les tâches de l'université, la recherche est d'une importance égale à l'enseignement. Tout enseignant s'efforce de se mettre au courant des nouvelles découvertes de la science et de la technique dans son domaine, ce qui n'est possible que s'il fait lui-même de la recherche. En tant qu'institutions de recherche, les EPF sont d'une grande utilité à l'économie suisse. D'une part,

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les résultats de leurs recherches profitent souvent au développement industriel; d'autre part, ceux qui se destinent à l'industrie sont préparés, par le contact avec la recherche universitaire, aux tâches difficiles qui les attendent. Il est indispensable que les professeurs et les assistants consacrent une partie considérable de leur travail à la recherche, liée intimement à l'enseignement.

1.2. La conception du développement futur Pour le développement des deux EPF, il importe que toutes les branches à Zurich et à Lausanne disposent en temps utile de locaux adaptés aux besoins de l'enseignement et de la recherche. Le Conseil des écoles et la Direction des constructions fédérales estiment en outre que, selon un principe essentiel, il faut planifier et construire les bâtiments des EPF de manière à pouvoir les adapter continuellement aux exigences nouvelles. Il est indispensable de se fonder sur les considérations économiques et sur l'évolution constante des structures et des formes d'organisation, pour prendre des décisions en matière de planification et de construction.

1.3. L'organisation et les méthodes de planification Les EPF, y compris les institutions annexes, ont pris les dimensions d'une grande entreprise. Au total, elles occupent environ 14 000 personnes (étudiants, corps enseignant, collaborateurs); les dépenses annuelles s'élèvent à environ 170 millions de francs et les investissements dans les constructions sont actuellement de l'ordre de 100 millions par an. La planification et la direction d'une telle, institution doivent être conçues selon des principes modernes pour permettre un rendement maximum. La planification comprend une analyse systématique de la situation existante ainsi que l'observation des tendances du développement. Les besoins futurs doivent être évalués constamment en fonction des exigences de la politique suivie en matière d'enseignement et de recherche, de personnel, de finances et de construction. Pour ce qui est des constructions, c'est le Conseil des écoles qui, en vertu de l'ordonnance en vigueur sur les constructions de la Confédération (du 4 décembre 1959), exerce la fonction de maître d'oeuvre; ses organes sont les directions des écoles, suivant le cas les directions des instituts annexes. L'organe technique est la Direction des constructions fédérales. Pour donner le développement nécessaire à la planification, le maître d'oeuvre a créé tout d'abord, en 1961, un bureau de coordination pour les constructions de l'EPF de Zurich. Puis, en 1968, une commission de planification a été instituée en tant qu'organe consultatif. En même temps on mettait à contribution les instituts de l'EPF de Zurich, en leur confiant certaines études, par exemple les instituts d'organisation industrielle, de recherche opérationnelle et de technique des transports, ainsi que, dernièrement, l'institut de recherches dans le domaine du bâtiment.

Un centre de planification a été récemment institué auprès de l'administration de l'EPF de Zurich. Il est chargé de résoudre, de manière autonome, des problèmes de planification selon les directives du président de l'EPF de

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Zurich. La planification générale, la préparation des bases nécessaires à l'élaboration des projets et la collaboration à ces projets sont au nombre de ses tâches. Pour éviter de prendre une ampleur excessive, il fera exécuter autant de travaux que possible par des instituts et des établissements spécialisés avec lesquels il passera des contrats.

En même temps, on a décidé d'agrandir la commission de planification existante et de réunir quelques-uns de ses membres en un groupe qui s'occupera intensivement des tâches et de l'activité du centre de planification. La commission de planification agrandie fonctionnera dorénavant comme organe consultatif du centre de planification et formera le lien entre celui-ci et les autres cercles intéressés à la planification.

Pour l'EPF de Lausanne, le Conseil des écoles a délégué ses prérogatives à un groupe de travail dont fait partie, entre autres spécialistes, le directeur de l'EPF de Lausanne et vice-président du Conseil des écoles, le professeur Cosandey. Ce groupe s'occupe de questions de planification et de la réalisation future des grandes constructions à Dorigny.

Dans la phase actuelle des études et au stade de la réalisation, ce groupe de travail sera secondé par un état-major technique dont la mission sera, outre la planification, l'établissement de contacts permanents avec les futurs usagers, la Direction des constructions fédérales, le bureau de l'Université de Lausanne ainsi qu'avec l'Office de construction de la Conférence universitaire suisse et les organes de planification de l'EPF de Zurich, dont l'expérience doit être mise à profit. La planification est coordonnée au niveau du Conseil des écoles.

Pour la planification, le maître d'oeuvre fait appel aux méthodes en usage actuellement chez nous et à l'étranger. L'addition des demandes individuelles a fait place à l'estimation globale des besoins qui se fonde sur des critères permettant de comparer les besoins de place afférents aux différentes disciplines.

Ces besoins comprennent les locaux spécifiques pour l'enseignement (auditoires, laboratoires, salles d'exercices), les locaux pour le corps enseignant, les installations de recherché, les services techniques et administratifs ainsi que les locaux à usage commun comme la bibliothèque, le service social des étudiants, etc. Pour la planification globale qui détermine le besoin total de locaux d'une école, la surface brute par étudiant convient particulièrement comme élément de comparaison. Ce chiffre varie dans les universités européennes entre 40 m2 et 80 m 2 par étudiant. Pour les écoles polytechniques comme l'EPF de Zurich et l'EPF de Lausanne, une surface d'environ 50 m2 par étudiant nous semble être un minimum dans les conditions actuelles. Vu le développement continu des exigences, il faut compter 60 m2 par étudiant pour agrandir la surface disponible dans le cadre fixé par la planification.

On peut, à l'aide de ces critères, établir la surface nécessaire, compte tenu des possibilités urbanistiques (règlements de construction, taux d'utilisation, etc.).

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2. EPF de Zurich 2.1, Structure actuelle Depuis 1935, l'EPF de Zurich comprend quatorze sections, soit: I architecture, II génie civil, IIIA mécanique, IIIB électrotechnique, IV chimie, V pharmacie, VI sciences forestières, VII agriculture, VIII génie rural et topographie, IX sciences mathématiques et physiques, X sciences naturelles et cours de gymnastique et de sports, XI sciences militaires, XIIA section des cours libres, sous-section «lettres, histoire, philosophie et sciences politiques», XIIB section de cours libres, sous-section «sciences mathématiques, naturelles et techniques».

Elle comptait, le 30 septembre 1969, 216 professeurs (ordinaires, extraordinaires et professeurs assistants), 758 assistants, environ 6000 étudiants réguliers ainsi qu'environ 800 auditeurs des semestres supérieurs et candidats au doctorat.

Les professeurs disposent actuellement d'environ 650 collaborateurs scientifiques et techniques qui s'occupent de travaux de recherche.

2.2. Le développement des constructions jusqu'à ce jour L'aperçu ci-après donne de brefs renseignements sur l'état des projets de construction les plus importants pour lesquels des crédits ont été accordés depuis 1959.

2.2.1, Objets installés et déjà mis en service 2,2.1.1. EPF du centre Bâtiment principal: cour intérieure sud, auditoires IH à VI, bibliothèque principale Bâtiment des sciences naturelles : transformation et surélévation, y compris la cour intérieure « FF 1965 II 901

Messagedu: 9.1. 1965 D 9. 7. 1965 x>

873 Message du :

Ancien bâtiment de physique: surélévation 1,2. 1961 2> Institut de géobotanique: agrandissement 28. 2.19643) Institut d'organisation industrielle, nouveau bâtiment . 6. 2. 19594' Centrale de chauffage et d'électricité: agrandissement . 28. 2, 19643> 2.2,1.2. EPF au Hönggerberg Acquisition de terrain Laboratoire de physique nucléaire, nouveau bâtiment .

Institut de physique technique et département de recherche industrielle, nouveau bâtiment Installation d'alimentation en énergie Services auxiliaires

6. 2. 19594) 7. 2. 19612) 9. 7. 19651) 9. 7. 19651) 9. 7. 1965 *>

2.2.2. Objets en construction 2.2.2.1. EPF du centre Bâtiment principal: cour intérieure nord, restaurant universitaire, bibliothèque principale 9. 7. 19651> transfert et agrandissement de la centrale téléphonique ...

5. 6. 1967 5) Bâtiment de chimie: agrandissement 5. 6. 19675> Laboratoire des machines II, nouveau bâtiment 9. 7. 19651} Terrain du vieux bâtiment de physique : agrandissement de la section de l'électrotechnique 5. 6. 1967 5> Centre de calcul: nouveau bâtiment 28. 2. 19643) Centrale de chauffage et d'électricité: extension du réseau de conduites 5. 6.19675) 2.2.2.2. EPF au Honggerberg Laboratoire de physique des corps soudes, nouveau bâtiment 9. 7. 1965 « Institut de biologie moléculaire, nouveau bâtiment....

9. 7. 1965 " 2.2.2.3. Domaines d'essais de zootechnie de Chamau, agrandissements

5. 6. 19675'

2.2.3. Objets autorisés, mais ne se trouvant pas encore en construction 2.2.3.1. EPF du centre Bâtiment principal: Auditorium Maximum, aménagements divers 2.2.3.2, EPF au Honggerberg Institut de géophysique et de physique de l'atmosphère D FF 1965 II 901

«) FF 1959 l 2UU

2

5

> FF 1961 1281 » FF 1964 I 621

> FF 1967 I I 193

9. 7. 1965 « 9. 7.1965 v

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2.3. Le développement futur 2.3.1. La double localisation géographique de l'EPF de Zurich La décision concernant la séparation de l'EPF en deux établissements a été prise il y a dix ans. Le 3 juin 1959 (message n° 7752 du 6 février 1959), vous avez approuvé les directives du Conseil des écoles au sujet de la planification de l'agrandissement à long terme de l'EPF et accordé un crédit de 33 500 000 francs pour l'acquisition d'un terrain de 46 hectares au Hönggerberg. Nous avons toujours été conscients du fait que la création d'une station annexe au Hönggerberg suscitait de nombreux problèmes qui devaient être résolus le mieux possible. Il s'agit surtout d'empêcher la scission des deux établissements, qui éveille de nombreuses craintes, en assurant la meilleure liaison possible entre eux. Pour ce qui est des transports, il est nécessaire avant tout : a. De rattacher l'EPF du Hönggerberg au réseau des transports publics de la ville, afin que les enseignants, les étudiants et les collaborateurs puissent atteindre leur lieu de travail en utilisant les transports publics ; b. De créer un service navette indépendant entre le centre et le Hönggerberg pour le transport de personnes et de matériel. La direction des transports publics s'est déclarée d'accord en principe d'organiser ce service navette pour l'EPF. Les transports publics, grâce à leur potentiel, seraient sans doute à même d'effectuer cette liaison indispensable pour l'EPF; c. De créer un nombre suffisant de places de stationnement au centre et au Hönggerberg ; d. D'assainir le trafic dans la zone de l'EPF du centre; e. De créer des voies sans croisement et à grande capacité reliant l'EPF du Hönggerberg aux routes principales de la ville ainsi qu'une voie d'accès particulière pour le trafic de livraison ; /. D'aménager des routes publiques. Les routes d'accès au Hönggerberg (Emil-Klöti-Strasse, Schauenbergstrasse, Glaubtenstrasse, et une partie de la Gsteigstrasse) vont être aménagées très prochainement. Le Conseil municipal de Zurich a adopté un projet de crédit d'environ 17 millions de francs et le soumettra au vote populaire. La contribution de la Confédération s'élève à 5 millions de francs, soit 2 020 000 francs suivant l'arrêté fédéral du 10 mars 1966, et 2980000 francs suivant l'arrêté du Conseil fédéral du 16 avril 1969. Elle devra être compensée par des économies faites sur le crédit accordé de 444 millions (message du 10 mars 1966).

Le 8 décembre 1968, les électeurs de la ville de Zurich ont approuvé des crédits d'un montant total de 72,1 millions de francs pour des constructions qui faciliteront considérablement le trafic entre le centre et le Hönggerberg: transformation de la Bucheggplatz avec trafic sur trois niveaux, une grande importance ayant été attachée à la voie d'accès au Hönggerberg conformément aux besoins de l'EPF; passage de la tangente ouest sous la Wehntalerstrasse, ce qui facilitera l'accès au Hönggerberg par Affoltern.

Les travaux de construction ont déjà débuté.

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En outre, afin que la coordination entre le centre et le Hönggerberg joue bien et que la division de l'école ne porte pas préjudice à l'enseignement et à la recherche, il a été prévu que l'aménagement de toutes les communications seraient particulièrement soigné: a. Le téléphone. Tant le centre que le Hönggerberg seront munis d'installations téléphoniques très modernes combinées avec des installations de recherche de personnes, lesquelles permettront des communications internes directes entre toutes les stations de l'EPF, sans passer par les deux centraux.

b. Les téléscripteurs. Une communication par téléscripteurs existe déjà entre le laboratoire de physique nucléaire et l'institut de physique technique, d'une part, et la bibliothèque principale à l'EPF du centre, d'autre part; elle donne satisfaction. L'installation de nouvelles communications par téléscripteurs entre d'autres services atténuera les inconvénients de la dis. tance qui les séparera.

c. La télévision. Il est projeté d'établir une liaison par télévision pour la projection «Eidophor». Le projet est à l'étude.

2.3.2, L'emplacement des sections et des instituts Les directives sur la planification de 1959 prévoyaient le développement des sections et instituts suivants à l'EPF du centre: génie civil, mécanique, électrotechnique, chimie, pharmacie, génie rural et topographie, mathématiques, sciences militaires, les instituts de géologie, de cristallographie et de pétrographie. Les bâtiments du Hönggerberg étaient prévus pour les sections d'architecture, des sciences forestières, de l'agriculture, les instituts de biologie et de physique, ainsi que pour des logements d'étudiants. Jusqu'à présent, l'aménagement s'est fait selon ces directives.

Lors de l'examen du message n° 9711 du 5 juin 1967, des postulats ont été présentés au Conseil des Etats, le 3 octobre 1967, et au Conseil national, le 12 décembre 1967; ils ont eu - ainsi qu'on l'a constaté plus tard ~ une influence décisive sur le choix de l'emplacement de différentes sections. Ces postulats exigeaient que l'élaboration des projets du bâtiment des sections du génie civil et de la mécanique soit accélérée de manière que les travaux puissent débuter en 1970 et que les locaux de la section du génie civil soient prêts d'ici à 1975 au plus tard.

Des l'établissement de l'avant-projet,
avant même ces interventions parlementaires, on s'est aperçu que le terrain prévu (ancien terrain de l'EMPÀ de 0,9 ha à la Leonhardstrasse/Tannenstrasse) dans les directives sur la planification pour les nouvelles constructions des sections du génie civil et de la mécanique auraient tout juste suffi pour la réalisation de ces projets, à condition toutefois qu'on obtienne pour la construction des dérogations très étendues.

De plus, des entretiens avec les organes responsables des constructions de la ville de Zurich ont montré qu'il n'était pas possible, pour des raisons d'urbanisme, de construire des bâtiments trop massifs à cet endroit exposé à la vue sur l'épaulement de la colline et à proximité de la façade de Semper protégée

876 comme monument historique. Les programmes de construction des sections II et IIIA auraient dû être réduits pour qu'il soit possible de présenter un projet acceptable dans des délais utiles; les enseignants et les instituts n'auraient pas pu admettre cette réduction, car l'agrandissement nécessaire des deux sections aurait été entravé dès le début, et le développement ultérieur aurait été rendu pratiquement impossible pour des années.

Pour pouvoir donner suite aux postulats, il a fallu trouver une solution qui puisse être réalisée rapidement. Avec l'accord de tous les professeurs de la section des ingénieurs civils, le Conseil des écoles a décidé, le 6 juillet 1968 d'établir les nouveaux bâtiments de cette section au Honggerberg et non plus au centre. Seul ce transfert garantit la réalisation des plans de la section II dans les délais prévus. Cette décision a eu des répercussions sur l'emplacement de la section parente de génie rural et de topographie (section VIII). Se fondant sur des propositions faites par les conférences des sections II et VIII, le Conseil de l'école a deciderle 1er mars 1969, de transférer la section VIII au Honggerberg et d'abriter l'enseignement et la recherche de cette section dans les nouveaux bâtiments de la section II.

Ces deux dérogations aux directives de 1959 décidées par le Conseil des écoles ainsi que l'interpénétration des différentes disciplines qui s'est fortement accentuée au cours de ces dernières années ont exigé que l'on examine à nouveau la question des emplacements. Le regroupement nécessaire vise en premier lieu à développer le plus possible au même endroit les sections sans les diviser, et en les reliant aux domaines qui leur sont apparentés. On doit cependant tenir compte des bâtiments existants, dans la mesure où ils ne peuvent pas être affectés à un nouvel usage sans frais excessifs.

La commission consultative de l'EPF de Zurich pour les questions de planification a examiné à fond le problème de l'emplacement. La grande majorité de tous les comités consultés est d'avis que la répartition des sections entre les deux EPF (centre et Honggerberg) selon le schéma suivant satisfait le mieux aux exigences.

EPF du centre 1. Orientation «chimie et sciences nanaturelles» chimie pharmacie sciences forestières biologie sciences des sols

EPF du Honggerberg 1. Orientation «bâtiment et génie civil» architecture génie civil génie rural et topographie cartographie urbanisme (institut d'aménagement du territoire = ORL)

2. Mathématiques mathématiques ihéoriques mathématiques appliquées

2. Physique physique théorique physique appliquée physique expérimentale

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EP F du centre 3. Sciences humaines et sociales 4. Mécanique 5. Electrotechnique 6. Chaires de mécanique technique 7. Centre de calcul 8. Bibliothèque principale

EPF du Honggerberg 3. Centre de calcul-satellite 4. Bibliothèque-satellite

2,4, Le but de la planification et la surface nécessaire Le message du 9 juillet 1965 a fixé pour la première fois l'effectif final de l'EPF de Zurich à 10 000 étudiants, à savoir 8000 étudiants pour le diplôme et 2000 étudiants du troisième cycle d'études. Pour fixer l'objectif d'une planification, il faut tenir compte en premier lieu des considérations suivantes: Une grande école permet une gestion plus économique, notamment dans la mise à contribution des moyens techniques (appareils de recherche, computer, bibliothèque, etc.). D'autre part, elle favorise la concentration des efforts. Finalement, l'étendue et la structure de la zone dans laquelle se recrutent les étudiants ainsi que les possibilités de réalisation sont déterminantes. Sous ces aspects,' nous considérons toujours qu'il convient de limiter l'effectif final de l'EPF de Zurich à 10 000 étudiants. Il est impossible de prédire quand ce chiffre sera atteint, l'accroissement du nombre des étudiants ne pouvant pour ainsi dire pas être influencé. Il n'empêche que toute planification implique la nécessité de se demander à tout instant si les surfaces nécessaires pourront être mises à disposition. Le besoin est évalué au moyen des valeurs indicatives mentionnées au point 1.3. Selon celles-ci, près de 600 000 m2 de surfaces brutes de planchers devraient finalement pouvoir être réalisés. L'EPF de Zurich dispose actuellement d'environ 230 000 m2 dans les bâtiments existants. La question de savoir quelles surfaces de planchers peuvent encore être obtenues sur les terrains de la Confédération soit au centre, soit au Honggerberg, dépend des prescriptions de construction de la ville de Zurich.

Des critères d'utilisation ont été fixés pour les terrains du Honggerberg et, plus récemment, pour ceux du centre; ils limitent les possibilités de construire. En collaboration avec les autorités compétentes du canton et de la ville de Zurich, on s'efforce à long terme d'établir une réglementation spéciale de la construction, afin de rendre possible une utilisation plus intensive et plus rationnelle des terrains à disposition, répondant aux besoins particuliers de l'école. Il résulte d'une estimation qu'il ne sera possible de réaliser que 500 000 m2 environ de surface brute de planchers, si l'on tient compte des règlements en vigueur. D'ores et déjà, nous avons pris en considération une éventuelle augmentation ultérieure du taux d'occupation dans les construc-tions réalisées et celles qui sont à l'étude. Il n'en reste pas moins qu'il faut encore agrandir le secteur de l'école. Le secteur d'extension défini dans le message du 5 juin 1967 comprend principalement des constructions anciennes, d'une valeur vénale minime, mais qui ont une grande importance pour l'école en tant que bâtiments auxiliaires.

Faillit fédérale-, 122« tnnte. Vol.I.

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3. EPF de Lausanne

3.1. La structure actuelle Depuis sa fondation en 1853, l'EPF de Lausanne a changé de statut et de dénomination à plusieurs reprises. En 1946, elle a été constituée en établissement autonome au sein de l'Université de Lausanne. ' L'EPF de Lausanne comprend neuf départements, à savoir: - département d'architecture, - département du génie civil, - département de mécanique, - département d'électricité, - département de chimie, - département du génie rural - géomètres - département de mathématiques, - département de physique, - département des matériaux.

A l'exception des départements de mathématiques et des matériaux, tous les départements ont une section d'étudiants pourvue d'un plan d'études.

Le département des matériaux s'occupe principalement de la formation des étudiants ingénieurs mécaniciens dans le domaine de la métallurgie. Il est question d'introduire ultérieurement un plan d'études dans ce département afin de former des ingénieurs des matériaux.

Dès l'automne 1970, il sera possible de faire des études de mathématiques appliquées au département de mathématiques.

Le 1er novembre 1969, l'EPF de Lausanne comptait environ 1300 étudiants, 61 professeurs et 174 assistants. Un numerus clausus a été introduit en 1963 pour les étudiants étrangers. L'EPF de Lausanne comprend en outre une équipe de collaborateurs, notamment à l'administration centrale: la direction, le secrétariat général, la bibliothèque et divers autres services.

3.2. Le développement des constructions jusqu'à ce jour Jusqu'à ce jour, les constructions ont été implantées principalement sur le terrain des Cèdres, entre l'avenue de Cour et l'avenue de Rhodanie. Abstraction faite du bâtiment principal et de quelques constructions récentes, on est frappé par le grand nombre de baraques qui abritent des parties importantes de l'école. Il en résulte indubitablement des conditions intenables qui doivent être éliminées au plus vite. Déjà à l'occasion de la reprise de l'EPF de Lausanne par la Confédération, il a été question d'accélérer le déplacement de l'école à Dorigny. 11 faut compter toutefois encore beaucoup de temps avant que ce déplacement soit entièrement réalisé. Le terrain des Cèdres restera donc longtemps encore le centre de l'école. Les dernières constructions édifiées sur la parcelle des Cèdres sont un important institut de machines hydrauliques et le pavillon de l'institut de photogrammétrie. Jusqu'à ce jour, la Confédération n'a fait aucune construction pour l'EPF de Lausanne.

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3,3. Le développement futur 3,3.1, Déplacement de l'EPF de Lausanne à Dorigny Selon la convention signée entre la Confédération et le canton de Vaud (message du 4 mars 1968 concernant la reprise de l'EPUL par la Confédération : convention entre la Confédération et le canton de Vaud concernant la reprise de l'Ecole polytechnique de l'Université de Lausanne (EPUL) par la Confédération, du 12 mars 1968/14 mars 1968), ont envisage de développer l'EPF de Lausanne de façon qu'elle puisse accueillir finalement 6000 étudiants. Dans une première étape, l'école sera développée de manière à recevoir 2000 étudiants le plus tôt possible.

Selon l'article 11 de la convention, le déplacement projeté de l'EPF de Lausanne à Dorigny sera achevé en 1994. Dans une première étape particulièrement urgente, tous les instituts, les laboratoires et les chaires souffrant particulièrement de manque de place seront transférés. Pour que les diverses phases de cet aménagement puissent se dérouler harmonieusement, un plan directeur a été établi par là «Communauté de travail pour la mise en valeur des terrains de Dorigny» en 1967.

Un certain nombre de bureaux d'architectes ont été chargés d'élaborer des projets pour l'aménagement de l'ensemble des constructions. La documentation et le plan directeur de la communauté de travail sont à la disposition de tous les architectes.

L'élaboration des projets et la réalisation de cette première étape auront lieu dans des délais tels que les premiers bâtiments devraient être terminés entre l'automne 1973 et 1976. Ces projets feront l'objet de messages ultérieurs.

Les travaux d'études pour le projet de Dorigny se sont poursuivis normalement en ce qui concerne l'Université de Lausanne. Un certain nombre de problèmes sont communs aux deux écoles; ils demanderont des décisions ayant des conséquences financières avant la présentation du message concernant la première étape. Il s'agit essentiellement de l'achat de terrain et de la construction d'une centrale thermique.

3.3.2. Constructions sur le terrain «des Cèdres» En automne 1960 déjà, le Conseil d'Etat du canton de Vaud a présenté au Grand Conseil une demande de crédit pour la construction de l'institut d'électrotechnique sur le terrain dit «des Cèdres».

Lors des pourparlers relatifs au transfert de l'école à la Confédération, il avait été envisagé d'agrandir l'institut d'électrotechnique, en tant que seul grand projet de construction, sur le terrain de l'ancienne EPUL. On a pourtant examiné si un déplacement éventuel de l'institut à Dorigny dès la première étape ne serait pas plus rationnel. La conclusion est négative pour les raisons suivantes : a. Selon la conception générale élaborée en 1960, on se proposait d'agrandir plus tard Finstitut sur le terrain «des Cèdres». Lors de la première étape

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-

de construction déjà, on a tenu compte de ce fait dans l'aménagement de l'équipement intérieur.

b. La construction d'un nouvel institut d'électronique à Dorigny ne pourrait guère être achevée avant 1975. Les bâtiments nécessaires entretemps devraient être loués. Il en résulterait une dépense annuelle de 400 000 à 450 000 francs.

c. La section d'électronique serait divisée en deux, ce qui aurait une influence néfaste sur l'enseignement et la recherche.

d. Au moment du retour du terrain «Les Cèdres» au canton de Vaud (dans 20 à 25 ans), les nouvelles installations seront amorties.

L'agrandissement sur le terrain actuel est la solution la plus économique parce que les installations générales ont déjà été faites lors de la première étape.

IL Projets de construction A. EPF de Zurich 1. Nouveaux bâtiments pour les instituts de recherche et d'enseignement de la section du génie civil et de la section du génie rural et de la topographie, y compris les installations centrales de l'école au Hönggerberg

1.1. Généralités 1.1,1. Importance du génie civil pour l'économie suisse Le génie civil, tout comme les autres branches de l'économie, s'est fortement développé au cours de ces 25 dernières années. L'industrie de la construction occupe une place primordiale dans l'économie du pays. Ses 12 milliards de francs, qui représentent 20 pour cent du produit social brut, en font le secteur le plus vaste de l'économie suisse. De 1955 à 1965, le nombre des entreprises de construction a augmenté de 40 pour cent, passant de 5700 à 7800.

Pendant la même période, le nombre des personnes occupées dans ce secteur est monté de 145 000 à 500 000, soit une augmentation de 250 pour cent. La rationalisation et la mécanisation ont exigé des investissements de capitaux très élevés. Le parc des machines des entreprises de construction est aujourd'hui cinq fois plus grand qu'il y a dix ans. La valeur d'investissement (valeur à l'état neuf) était de 6,6 milliards de francs en 1965. Les nouveaux investissements sont évalués à environ 1 milliard par année. De 3,4 milliards de francs en 1954, le cubage des constructions est monté à 11,9 milliards en 1966. Ainsi les dépenses annuelles pour les constructions s'élèvent à 2000 francs par habitant.

1.1.2. Statistique des étudiants Le tableau suivant donne l'évolution du nombre des étudiants des sections du génie civil (section II) et du génie rural et de la topographie (section VIII):

881

EPF, total...

....

Section du génie civil Section du génie rural et de la topographie Total des deux sections ..

1937/38

1947/48

1957/58

1962/63

1967/68

1791 100%

4141 231%

3384 189%

4498 251%

5735 320%

245 100%

670 273%

623 254%

708 289%

952 389%

80 100%

80 100%

65 81%

123 154%

216 270%

325 100%

750 231%

688 .212%

831 256%

1168 359%

La section du génie civil, qui compte à peu près 1000 étudiants réguliers, est la plus grande de toutes les sections de l'EPF de Zurich. Au cours de dix ans, le nombre des étudiants a augmenté de presque 50 pour cent.

Le nombre des étudiants de la section du génie rural et de la topographie a plus que triplé en dix ans.

Au cours de ces dernières années, la section II comprenait en moyenne 17 pour cent du total des étudiants réguliers, la section VIII, 3,5 pour cent.

Une fois la construction terminée, la capacité sera de 8000 étudiants et de 2000 candidats au doctorat et étudiants du 3e cycle. Si les pourcentages restent les mêmes, cela fera 1600 étudiants pour les deux sections. A ce chiffre s'ajoutent les auditeurs des semestres supérieurs, les candidats au doctorat et les étudiants du 3e cycle.

1.1.3. Développement de l'enseignement et de la recherche Lés sections II et VIII sont responsables de la formation des cadres universitaires d'ingénieurs pour la construction, le génie rural et la topographie dans l'industrie et l'administration, ainsi que de la relève scientifique, cadres qui doivent suffire aux exigences présentes et futures.

Le développement rapide de la technique oblige d'adapter les plans d'études normales à des exigences qui changent constamment. Il appelle la création d'un 3e cycle d'études. Celui-ci permettra aux diplômés de se spécialiser dans une ou plusieurs directions. Ses trois objectifs principaux sont: l'élargissement des bases de la formation, les études interdisciplinaires et la spécialisation dans un domaine précis. De plus, il est nécessaire de créer des cours de perfectionnement pour les ingénieurs exerçant une activité pratique, afin de leur permettre de s'adapter à l'évolution de la technique.

Outre l'enseignement, les instituts doivent s'occuper de la recherche. Seule une liaison intime et constante de l'enseignement et de la recherche permet d'atteindre ce but.

Le corps enseignant des deux sections participera à l'activité de huit instituts de recherche et d'enseignement. Ces unités, organisées en fonction des domaines d'activité, se chargeront des tâches suivantes:

882

  1. Enseignement dans le cadre de plusieurs programmes d'étude.
  2. Formation d'étudiants du 3e cycle et de candidats au doctorat.
  3. Recherche fondamentale et recherche appliquée, les commandes de l'industrie et de l'administration ne devant être exécutées que dans la mesure où elles contribuent à atteindre les objectifs de la formation et de la recherche. En ayant un contact étroit avec la pratique, les instituts s'efforceront, d'une part, de transmettre rapidement les résultats de leurs recherches aux ingénieurs qui exercent une activité pratique et, d'autre part, de traiter les problèmes généraux sur des bases scientifiques.
  4. Préparation de cours de perfectionnement.

Outre les huit instituts des sections II et VIII, les instituts suivants, qui s'occupent de recherches ou fournissent des services et qui sont annexés ou rattachés à l'EPF, se chargent partiellement ou entièrement d'étudier des problèmes de construction et participent, par leurs collaborateurs, à l'enseignement dans les domaines ci-après : ' .

EMPA Laboratoire fédéral d'essai des matériaux technique des matériaux pour l'industrie, la construction et les arts et métiers EAWAG Institut fédéral pour l'aménagement, l'é- aménagement urbain des puration et la protection des eaux eaux VAWE Laboratoire de recherches hydrauliques et problèmes de recherches de mécanique des sols hydrauliques et de mécanique des sols ÖRL Institut d'aménagement du territoire planification HBF Institut de recherches dans le domaine du planification bâtiment Afin d'éviter que des installations de recherche ne soient aménagées en double, les instituts de recherches et d'enseignement des sections II et VIII se concentreront surtout sur l'enseignement et la recherche universitaire proprement dite, tandis que les instituts mentionnés plus haut se chargeront, à côté de la recherche de base, avant tout de faire des recherches pour des tiers et de fournir des services. La coopération entre les instituts amènera un enrichissement mutuel et évitera, dans la mesure du possible, que des travaux ne se fassent en double. Il est bien entendu que les installations coûteuses où peu utilisées ne seront acquises qu'une seule fois.

1.1.4. Nécessité de l'agrandissement des sections II et VIII Si l'on considère leur importance, les sections II et VIII sont particulièrement mal dotées sur tous les plans : corps enseignant, instituts, crédits et locaux.

Elles sont contraintes d'enseigner surtout des matières théoriques, laute de place pour les appareils et les travaux expérimentaux. Dans de telles conditions, les instituts des deux sections ne peuvent donner que d'une manière insuffisante

883

l'enseignement qui leur incombe selon le programme d'études et pour le 3e cycle d'études. Le manque de place entrave l'activité de recherche des deux sections.

L'agrandissement des sections II et VIII est donc urgent. Dans l'enseignement et la recherche, les objectifs envisagés ne pourront être atteints que lorsque les instituts seront dotés de personnel et de locaux dans une mesure qui réponde aux exigences actuelles.

Le programme d'agrandissement de la section II doit être réalisé jusqu'en 1975 en passant par les étapes suivantes: - entrée en vigueur intégrale des nouveaux programmes d'études, - développement du 3e cycle d'études et des cours de perfectionnement, - préparation de l'enseignement et de la recherche au Hönggerberg, - début de l'activité au Hönggerberg.

7.2; Section du génie civil (section 11) Les besoins de la Suisse dans le domaine de la construction continueront d'augmenter au cours des années à venir. Pour résoudre les problèmes posés par la construction de voies de communication (routes nationales, tunnels alpins, etc.), il faudra satisfaire à des exigences très élevées. On note un retard important dans le secteur du logement et de l'infrastructure (aménagement et épuration des eaux, aménagement du terrain à bâtir). Enfin, la construction des bâtiments publics et des bâtiments industriels doit arriver à suivre l'évolution.

Le travail d'élaboration, de planification et de réalisation des ingénieurs civils de formation universitaire dans l'industrie privée et dans l'administration est primordial ; c'est de leur capacité que dépend en 'grande partie le succès économique de l'industrie suisse de la construction. La qualité de leur formation est donc d'une importance décisive.

De nouvelles connaissances théoriques et de nouveaux matériaux de construction ont permis de découvrir des possibilités techniques et des méthodes de construction nouvelles. Des travaux de recherche intenses ont contribué à une meilleure connaissance et à une meilleure utilisation de matériaux déjà connus. Malheureusement, le développement de la section II n'a pu suivre cette évolution et est resté trop longtemps au stade d'avant-guerre. Le manque de personnel et de place a atteint un degré qui entrave considérablement la recherche et l'enseignement.

Le nouveau programme adopté récemment par le Conseil de l'école sur proposition de la conférence de section et qui a été introduit au cours du semestre d'hiver 1968/69 a pour but de former des ingénieurs civils pour les activités suivantes: élaboration des projets, direction des travaux, direction d'entreprise, fonctions de direction dans l'administration, l'enseignement et la recherche. Six spécialisations sont prévues: construction, construction de fondations et de routes, recherches hydrauliques, planification et trafic, organisation de chantiers et entreprises, et technologie des matériaux. L'introduction d'un 3e cycle d'études est en préparation.

884 1.3. Section du génie rural et de la topographie (section Vili) La section du génie rural et de la topographie est issue en 1921 de la section du génie civil. Sa création apparut nécessaire du fait qu'il n'a pas pu être tenu suffisamment compte des exigences d'ordre agronomique dans la section du génie civil, où ce furent surtout les branches concernant la construction qui se développèrent. Vu son caractère interdisciplinaire, la section VIII s'occupe, à côté du génie rural, surtout de topographie, discipline qui intéresse non seulement les ingénieurs, mais aussi les géographes, les géologues, les archéologues, les forestiers et les agronomes. La plupart des problèmes que doivent résoudre les ingénieurs ruraux et topographes découlent de tâches fixées par la loi, telles que l'amélioration des bases de la production par des moyens techniques (loi sur l'agriculture), le remaniement parcellaire dans les régions rurales et montagnardes (dans le cadre du programme général d'amélioration et de l'aménagement du territoire) et, pour une bonne part aussi, les mensurations cadastrales. De ce fait, l'activité des ingénieurs ruraux et topographes contribue de façon sensible au développement technique et économique de notre pays.

Dans les domaines spéciaux traités par la section Vili, la recherche fondamentale et la recherche appliquée ont aussi été intensifiées. Les buts principaux de l'enseignement et de la recherche sont d'une part la planification dans les régions rurales et montagnardes, en particulier le remaniement parcellaire, l'aménagement des eaux à la campagne et dans les villes, ainsi que les problèmes de construction et les problèmes y relatifs, la géodésie, y compris la topographie et les mensurations cadastrales. Il sera dûment tenu compte des problèmes des pays en voie de développement.

Le programme d'études des ingénieurs ruraux a été revisé en 1968/69 dans le dessein de décharger les étudiants par l'introduction de champs de spécialisation, et d'adapter la formation aux exigences changeantes de la vie professionnelle.

Faute de possibilités d'agrandissement, la section se heurte à des difficultés toujours plus grandes dans l'enseignement et la recherche. Les directives du Conseil de l'école entendaient développer la section VIII dans le bâtiment principal du centre de l'EPF. Toutefois, après qu'il eut été décidé, en été 1968, de transférer la section II au Hönggerberg, il parut logique d'y transférer aussi la section VIII, afin de coordonner le plus possible la recherche et l'enseignement. Ce regroupement est favorable financièrement puisqu'il permet l'utilisation en commun d'installations et d'appareils coûteux pour l'enseignement et la recherche. Les liens avec les autres sections, notamment les sciences forestières, l'agriculture et les sciences naturelles, sont moins étroits; les contacts nécessaires pourront être maintenus après le transfert de la section au Hönggerberg.

1.4. Les instituts des sections 11 et Vili

Les huit instituts d'enseignement et de recherche des deux sections qui doivent être installées au Hönggerberg sont les suivants :

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-

construction, construction de fondations et de routes, recherches hydrauliques, planification et trafic, organisation de chantier, génie rural, géodésie et photogrammétrie, cartographie.

1.4.1. Institut de construction

Jusqu'au transfert de la section II au Honggerberg, les instituts actuels de statique de construction et de constructions massives ainsi que de statique de construction et de constructions métalliques, fondés en 1930, devront être réunis en un institut de construction qui, selon l'orientation donnée à son activité en 1968, réunira l'enseignement et la recherche dans las domaines suivants : statique, constructions massives et légères, constructions en acier et en bois. Les domaines principaux du nouvel institut seront les suivants : a. Méthodes de calcul: Application des machines à calculer électroniques aux problèmes de statique, prise en considération du comportement réel des matériaux de construction ainsi que des conditions de service et des conditions-limites qui sont au-dessous des conditions réelles de sollicitation, pour servir de base à la conception des ouvrages.

b. Recherche expérimentale statique: Recherche en matière de matériaux nouveaux et de méthodes nouvelles de construction (béton partiellement précontraint, béton léger, constructions mixtes, aciers à haute résistance, matières synthétiques, matériaux à base de bois, alliages légers) ainsi que des procédés d'assemblage correspondants; recherches sur le comportement d'éléments de construction et d'ouvrages entiers (propriétés statiques et dynamiques, problèmes de stabilité).

c. Nouvelles méthodes de fabrication : Problèmes de construction en rapport avec la préfabrication, la production en série (en collaboration avec l'institut d'organisation de chantiers).

1.4.2. Institut de construction de fondations et de routes En 1935, une section de mécanique des sols a été créée à l'institut de recher.ches hydrauliques, qui existait depuis 1930. Parallèlement à la fondation de la section de mécanique des sols, le titulaire de la chaire de construction de routes et de chemins de fer installa dans le bâtiment principal de l'EPF un laboratoire de recherches sur les revêtements bitumineux de routes. Dans les années 50, ce laboratoire a été transformé en institut de construction de routes et ses tâches ont été circonscrites à nouveau.

886

La construction de routes, de fondations et de tunnels est un domaine qui a une importance toujours plus grande en théorie et en pratique. Les bases de ce domaine scientifique sont la mécanique théorique des sols et des roches ainsi que la géologie. C'est pourquoi il était utile d'introduire, comme nouvelle spécialisation, la construction de fondations et de routes dans le programme d'études. L'institut d'enseignement et de recherche résultant du regroupement des instituts susmentionnés en sera le complément logique.

Les tâches principales de cet institut sont les suivantes : a. Elargissement des bases théoriques de la mécanique des sols et des roches et leur application aux fondations et à la construction en rocher; b. Examens théoriques et expérimentaux des propriétés mécaniques et générales du sol et des roches en tant que sols de fondation et matériaux de construction ; c. Application des bases, avec le concours de la géologie des ingénieurs, à des cas concrets de construction de fondations, de routes et de tunnels; élaboration de méthodes correspondantes.

1.4.3. Institut des recherches hydrauliques La tâche de l'ingénieur en recherches hydrauliques a changé au cours des dernières années ; il ne" s'agit plus en premier lieu de l'utilisation de l'eau, mais de son exploitation rationnelle en vue de rendre les réserves d'eau utiles à l'homme sans trop perturber le cycle des eaux souterraines et de surface.

Ces nouvelles tâches exigent que l'ingénieur de recherches hydrauliques reçoive une formation plus vaste et plus approfondie.

Les tâches de formation et de recherche de l'institut de recherches hydrauliques peuvent être résumées comme il suit : - élargissement des bases en matière de mécanique des courants sur le plan théorique et expérimental ; - application de machines à calculer électroniques aux problèmes de l'économie des eaux; - introduction de méthodes modernes dans l'étude de problèmes hydrauliques; - traitement de problèmes de recherches en matière de constructions hydrauliques, c'est-à-dire le transport de sédiments, l'aménagement des cours d'eau et des torrents, la construction de barrages et de digues et l'irrigation; - aménagement urbain des eaux, c'est-à-dire la planification, l'élaboration et la réalisation d'installations pour l'aménagement des eaux et la canalisation, de stations d'épuration, de centres pour l'élimination des déchets solides ainsi que d'autres mesures pour la protection des eaux.

On veut ainsi satisfaire non seulement les besoins futurs du pays, mais également ceux des entreprises suisses travaillant à l'étranger.

1.4.4. Institut de planification et de trafic Depuis longtemps déjà, différents services s'occupent dans notre pays de questions de planification et de technique du trafic: à l'EPF, par exemple, la

887

chaire d'ingénieur du trafic, l'institut de construction de routes et la section «trafic» de l'institut d'aménagement du territoire. Les nombreuses consultations demandées par les autorités compétentes et les associations en matière de recherches fondamentales sont une preuve que ces institutions sont nécessaires.

Dans ce domaine, les trois points principaux à prendre en considération en matière de formation et de recherche sont les suivants: ; a. Aménagement général du territoire; .h. Trafic; c. Chemins de fer.

Les disciplines de base seront enseignées en commun dans ces trois domaines, afin d'éviter une spécialisation excessive de l'enseignement et de la recherche.

Dans sa forme actuelle, c'est en principe l'institut d'aménagement du territoire qui se charge essentiellement de la recherche en matière de planification et de formation de planificateurs, au moyen d'études et de recherches interdisciplinaires. La planification du trafic en fait partie elle aussi. La chaire d'ingénieur du trafic s'occupe, en collaboration avec la section «trafic» de l'institut d'aménagement du territoire, des tâches suivantes : a. Elle assure l'enseignement dans le domaine spécial «planification et trafic» ; b. Elle s'occupe des étudiants du 3e cycle de la section IT (orientation «trafic») ou de l'institut d'aménagement du territoire (ORL); c. Elle s'occupe des candidats au doctorat ; d. Elle s'occupe de recherche fondamentale dans le domaine de la planification du trafic; e. Elle s'occupe de recherche fondamentale dans le domaine de la technique du trafic proprement dite; / Elle donnera des conseils dans des cas tirés de la pratique et fera de la recherche appliquée.

1.4.5, Institut d'organisation de chantiers En introduisant une nouvelle spécialisation, l'organisation de chantiers, dans le plan d'études normales de la section II revisé en 1968, on a pu répondre à un ancien désir de l'industrie de la construction et de l'administration. La création d'un institut de recherche en matière d'organisation de chantiers y est liée. L'activité de cet institut dans le domaine de l'enseignement et de la recherche comprend surtout les aspects suivants: économie d'entreprise, technique de l'organisation de chantiers et planification de la construction.

Cette activité n'en est qu'à ses débuts.

1.4.6. Institut du genie rural Les tâches de cet institut, créé en 1920, comprennent actuellement l'enseignement selon le plan d'études de la section VIII, plus la charge de quelques

888

cours aux sections de sciences forestières et d'agriculture, l'activité dans le cadre du 3e cycle d'études de l'aménagement du territoire et la recherche dans les domaines suivants : a. Planification rurale ; b. Recherches en matière de constructions hydrauliques agricoles dans les zones tempérées et tropicales ; c. Améliorations foncières dans les régions de montagne; d. Aménagement rural des eaux et économie générale des eaux, y compris la protection des eaux.

L'institut dispose d'un laboratoire pour les recherches de physique du sol et de technique d'amélioration, qui sont en partie combinées avec des exercices sur le terrain.

La.recherche est de caractère fondamental. La recherche expérimentale s'occupe, en liaison avec les services d améliorations foncières du pays, de questions touchant la rationalisation et la rentabilité pour l'ensemble des travaux d'améliorations foncières et, en collaboration avec l'industrie, de standardisation. La réorganisation de la propriété rurale ainsi que l'ensemble des activités en matière d'améliorations foncières n'avaient jadis pour but que le perfectionnement de la structure agraire et en particulier l'augmentation de la production agricole. Au cours de ces dernières années, les améliorations foncières générales sont devenues, en coordination avec l'aménagement du territoire, un moyen très efficace de planification. Ces derniers temps, les questions hydrauliques et techniques en matière d'améliorations foncières gagnent toujours plus en importance dans les pays en voie de développement.

1.4.7. Institut de géodésie et de photogrammétrie D'une part, l'institut de géodésie et de photogrammétrie est un institut d'enseignement pour les futurs ingénieurs civils, ruraux et topographes, ainsi que pour les géologues. D'autre part, il s'occupe de recherche dans toutes les branches de la géodésie théorique et pratique. D'après ses tâches, l'institut comprend les sections suivantes : a. Géodésie physique : gravimétrie, observations des satellites, forme de la terre; b. Géodésie mathématique : astronomie de position, topographie; c. Science topographique : mensurations, cadastre, mensurations pour ingénieurs ; d. Photogrammétrie: principales méthodes de levé de plans et de cartes; e. Bases mathématiques: théorie des erreurs, méthodes statistiques.

Dans le domaine de
la topographie et de la cartographie, la Suisse jouit d'une excellente réputation. A un moment où l'étranger attache de plus en plus d'importance à une topographie exacte, il faut faire des efforts pour con-

889

server cette réputation. L'importance croissante de la géodésie se reflète dans le fait qu'elle est à la base de tous les travaux de planification et de construction et que, de ce fait, elle est aussi un élément essentiel de l'assistance aux pays en voie de développement.

Il incombe donc à l'institut de géodésie et de photogrammétrie de former assez déjeunes gens pour la relève scientifique, d'une part, et pour favoriser le développement de la géodésie et de la photogrammétrie par des études et des recherches, d'autre part. D'autres tâches découlent, en matière de recherches, de la collaboration avec les offices et les entreprises de mensurations et les fabriques d'instruments.

L'institut actuel de géodésie et de photogrammétrie est issu de la fusion des anciens instituts de géodésie et de photogrammétrie. Ses origines remontent à la collection géodésique qui existe depuis la fondation de l'Ecole polytechnique et qui n'a cessé de se développer. Aujourd'hui déjà, l'institut forme une sorte de petit département qui a un caractère interdisciplinaire, car ses travaux intéressent non seulement les ingénieurs, mais aussi les naturalistes, les médecins et les archéologues.

En Suisse, c'est la Commission géodésique suisse qui définit les problèmes de géodésie théorique à traiter, et c'est en grande partie l'institut de géodésie et de photogrammétrie de l'EPF de Zurich qui les résout, tandis que des bureaux de topographie privés sont chargés des problèmes de géodésie pratique.

1.4.8. Institut de cartographie L'institut de cartographie, créé en 1925 et issu de l'ancienne collection de plans et de cartes, forme la base de tout l'enseignement donné dans le domaine de la cartographie, des dessins de plans, de la représentation graphique et de la technique de reproduction cartographique par les sections du génie civil, du génie rural et de la topographie, ainsi que des sciences naturelles. La recherche en cartographie a pour but de trouver pour tous les types de carte la forme graphique la meilleure et la plus efficace quant au contenu et à la représentation graphique, et de développer des méthodes de fabrication adéquates.

L'institut a acquis un renom international en tant que centre de cartographie. Ses travaux de recherche et ses expériences dans le domaine de la graphique générale des cartes, de la représentation du terrain, en particulier des cartes en relief et de la cartographie des atlas, ont été à la base d'une nouvelle méthode d'enseignement de graphique de cartes. L'institut de cartographie de l'EPF est actuellement la seule institution en Suisse à offrir une formation spécialisée complète sur le plan universitaire. Elle est destinée principalement aux ingénieurs topographes et aux géographes de l'EPF, mais est l'objet d'un vif intérêt à l'étranger, raison pour laquelle deux cours internationaux de cartographie ont déjà été organisés.

A côté de l'activité intense qu'il exerce en donnant des conseils en matière de réalisation graphique de cartes au sein de l'EPF de Zurich, l'institut a

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des liens étroits avec des institutions officielles, dos autorités scolaires et des entreprises privées. L'institut se voit constamment confier des travaux de recherche et de perfectionnement en raison de cette collaboration.

D'utiles relations résultent de la collaboration de l'institut à la rédaction de 1'«Atlas de la Suisse». De l'avis de la commission de rédaction, cette oeuvre devra constamment être mise à jour et développée. La conservation d'un important matériel et de nouveaux travaux de rédaction s'ajouteront aux tâches de l'institut.

1.5. Installations centrales de l'EPF au Hönggerberg 1.5.1. Nécessité

Quand les nouveaux bâtiments des sections du génie civil et du génie rural et de la topographie seront occupés, approximativement un quart de tous lés étudiants, des candidats au doctorat et des étudiants du 3e cycle seront au Hönggerberg. Il s'y ajoutera quelques centaines de personnes appartenant au corps enseignant (professeurs et assistants) ainsi qu'à l'état-major des collaborateurs scientifiques, techniques et administratifs.

Il ne saurait être question d'installer au Hönggerberg une administration universitaire complète, mais il sera nécessaire de prévoir des succursales pour les bureaux administratifs où l'affluence est très forte, afin que les requêtes des professeurs, des étudiants et des collaborateurs puissent être traitées de façon expéditive. Dans les plans des nouveaux bâtiments pour les sections II et VIII, des locaux ont été prévus poui les services suivants: rectorat, caisse, caisse-maladie, office des stagiaires, conseiller des étudiants, service de l'administration.

Toute une série d'autres installations centrales et de services de l'EPF devront être mis sans restriction à la disposition de l'école du Hönggerberg.

Ce sont les organismes suivants : 1.5.2, Succursale de la bibliothèque Les étudiants du Hönggerberg doivent pouvoir accéder aussi facilement à la bibliothèque principale que ceux du centre de l'EPF. Il est projeté de développer l'installation de téléscripteurs fonctionnant actuellement à titre d'essai entre les bibliothèques et d'assurer le transport rapide des livres par une organisation efficace. En sus, des installations spéciales seront aussi aménagées au Hönggerberg pour les usagers de la bibliothèque de l'EPF venant de l'extérieur. Ce projet intéressera tout particulièrement les usagers appartenant aux entreprises souvent importantes des vallées de la Limmat, de la Glatt et de la Furt et déchargera sensiblement la bibliothèque principale.

1.5.3. Centre de calcul L'EPF au Hönggerberg doit être reliée au centre de calcul de l'EPF du centre par un système-satellite efficace. L'importance, des ordinateurs pour les calculs qu'exigé la iéalisalion des projets de recherche et les travaux techniques et scientifiques sera traitée dans le chapitre 3 relatif aux nouveaux bâtiments du centre de calcul.

891

1.5.4. Locaux poui le service technique de l'EPF et ses installations auxiliaires En sus des locaux pour les services administratifs et techniques de l'EPF au Honggerberg, une place importante a dû être prévue pour un centre postal avec réception et distribution du courrier et envois en masse, ainsi que pour un centre de polycopie, de photocopie et d'héliographie. Des ateliers de reproduction bien installés sont établis à proximité immédiate de l'EPF du centre; il sera nécessaire de mettre aussi de très bons services auxiliaires à la disposition des étudiants au Honggerberg.

1.5.5. Locaux pour l'Association des étudiants de l'EPF (VSETH), ses associations de section et leurs services d'entraide On peut admettre aujourd'hui avec certitude que, dans l'organisation future de l'école, une importance plus grande sera accordée aux organisations d'étudiants et aux associations de section. Aussi bien l'association générale que les associations de section en sont venues à élire des présidents et des secrétaires à plein temps. Ces organisations ne se contentent pas de défendre les intérêts des étudiants, elles participent d'utile façon à la préparation et à la distribution de cours polycopiés et vendent du matériel scolaire bon marché.

Le Conseil d'école tient à encourager ces initiatives en mettant des locaux appropriés à la disposition de ces associations.

1.5.6. Restaurant universitaire pour les étudiants, le corps enseignant et les collaborateurs L'établissement de bonnes conditions de restauration au Honggerberg est d'une importance toute particulière. La possibilité de se restaurer dans des cafés, des restaurants, des kiosques et des self-services fait complètement défaut au Honggerberg et aux alentours. Un premier pas vers la création de possibilités de se restaurer vient d'être fait. On construit actuellement une grande cuisine et un restaurant universitaire de 600 places environ dans le secteur des nouveaux bâtiments de physique. Dans les nouveaux bâtiments des sections II et VIII, on a prévu un autre restaurant universitaire d'environ 480 places, qui sera également approvisionné par la grande cuisine centrale. Il sera question en détail, au chapitre 3, du plan général élaboré en matière de restauration, avec le concours de spécialistes expérimentés.

1.5,7. Places de parcage La situation quelque peu excentrique du Honggerberg et le fait que les moyens de communication resteront moins abondants qu'au centre de l'EPF, même après l'achèvement des travaux, exigent que les autorités responsables attachent tout l'importance voulue au parcage des voitures, si l'on ne veut pas qu'une situation aussi désastreuse que celle qui règne aujourd'hui au centre de l'EPF se produise à plus ou moins brève échéance. Les autorités municipales responsables de la construction ont très clairement imposé dans toutes les autorisations de construire l'obligation de créer simultanément des places de parcage en nombre suffisant. Environ 400 professeurs, assistants et collaborateurs ainsi qu'approximativement 1600 étudiants travailleront, une fois le

892 but de la planification atteint, dans les bâtiments des sections II et VIII. Pour ce nombre de personnes, auquel s'ajoutera celui des visiteurs, un total de 700 places de parc vont être aménagées. Grâce à une utilisation adroite des constructions et de l'aménagement routier projeté, une grande partie de ces places de parc pourront être aménagées sous terre. Cela permet de tenir compte des exigences des autorités municipales, qui n'auraient pas admis, pour des raisons d'esthétique, un parcage étendu à ciel ouvert dans le secteur de verdure du Käferberg-Hönggerberg, très fréquenté par les promeneurs. Vous avez déjà reconnu le bien-fondé de ces exigences lorsqu'il s'est agi des projets de construction du bâtiment de physique.

1.5.8. Locaux pour l'installation de services généraux Les expériences faites jusqu'ici au Honggerberg ont montré à quel point l'installation de quelques-uns des services d'utilisation journalière dans les bâtiments du Honggerberg était désirable. C'est un besoin dont il a été tenu compte dans la plupart des campus universitaires qui ont été visités ou étudiés. Le projet a réservé, à proximité de la station d'autobus et au centre des bâtiments servant à l'enseignement, une surface de 400 m2 pour l'établissement de ces services. On a pensé à une librairie et à une papeterie, à un kiosque à journaux disposant d'un vaste choix de publications, à un bureau de change et à un salon de coiffure. Des enquêtes sont actuellement faites en vue de déterminer les besoins'et la possibilité de les satisfaire, étant bien entendu qu'un loyer suffisant devra être payé à la Confédération pour les locaux nécessaires.

1.6. Utilisation future des locaux occupes aujourd'hui par les sections II et VIII dans le bâtiment principal La surface utile qui deviendra disponible dans le bâtiment principal à la suite du départ des sections II et VIII couvre 2500 m2. Elle sera mise à la disposition des sections d'architecture, de mathématiques et des cours libres, sections qui manquent particulièrement de locaux, avant tout de bureaux pour le corps enseignant et les collaborateurs, ainsi que de salles pour les séminaires et les travaux pratiques. De nombreux professeurs et même des instituts entiers par exemple l'institut de théorie et d'histoire de l'architecture, l'institut de recherche dans le domaine du bâtiment ainsi que l'institut de recherches mathématiques - ont dû être logés à l'extérieur, dans d'anciens appartements privés munis d'installations de fortune. Les différents services de l'administration -manquent également de place. Les agrandissements urgents exigeront également des locaux de travail supplémentaires.

1.7. Description des nouveaux bâtiments pour les sections du génie civil et du génie rural et de la topographie 1.7.1. Bases de la planification 1.7.1.1. Plan d'études Les considérations qui sont à la base des projets relatifs aux nouveaux bâtiments pour les sections du génie civil ainsi que du génie rural et de la

893

topographie découlent en grande partie du plan d'études. Celui-ci montre combien les liens entre les deux sections et les différents instituts sont étroits.

Prenons par exemple les études normales de la section II. Elles se répartissent en deux groupes.

Dans les études de base, ce sont les branches propédeutiques qui prédominent (mécanique, géologie, physique), tandis que dans la partie subséquente des études, l'étudiant se décide pour un champ d'activité principal (construction, constructions hydrauliques, construction de fondations et de routes) et un champ de spécialisation secondaire, choisi dans les cinq autres domaines.

Les matières sont enseignées de trois façons différentes: dans des cours, des colloques et des exercices. Pour la planification, il en résulte quatre exigences fondamentales : a. L'interpénétration de leurs plans d'études s'oppose à ce que les sections II et VIII soient logées dans des locaux séparés.

b. Le mode d'enseignement exige que les bureaux du corps enseignant soient à proximité des locaux de travail des étudiants, c. Pendant les études de base, l'ensemble des étudiants suit les cours de tous les professeurs. En conséquence, les différents instituts doivent être étroitement groupés, mais la distribution des locaux doit être très souple. Le résultat en est une architecture compacte, concentrée.

d. H existe de nombreux rapports avec d'autres spécialisations. Les nouveaux bâtiments des deux sections ne peuvent donc être conçus comme des ensembles isolés. Ils doivent être en rapport avec les bâtiments environnants, qu'ils existent déjà ou soient seulement projetés, 1.7,1.2. Liste des locaux Ls surface globale nécessaire aux deux sections se subdivise en cinq groupes de locaux. Leur superficie - surface nette -- est indiquée dans le tableau suivant :

a.

b.

c.

d.

Auditoires Locaux de travail pour les étudiants Bureaux du corps enseignant Installations de recherche

Projet m!

Réserve m"

2 900 5 900 7 400 8 500

1 500 1 500 1 900 4 600

24700 e. Installations centrales - des sections et de l'école - du service technique (garages, installations de protection civile, tuyauterie, sous-stations électriques et sanitaires) Besoin total de locaux Feuille fédérale, 122- année. Vol. I.

5 400

25 400 55 500

8 000 60

894

1.7.1.3. Groupement des locaux pour l'exploitation L'ordonnance des groupes de locaux doit être déterminée par les relations des groupes entre eux et par les principales exigences qui en découlent sur le plan de l'organisation. Le trafic le plus dense se déroulera entre les locaux de travail du corps enseignant et ceux des étudiants ainsi qu'entre ces locaux et les auditoires. Entre ces groupes de locaux, les distances devront être aussi courtes que possible, tandis qu'une zone moins parcourue sera choisie avec avantage pour les installations de recherche.

Les auditoires, le restaurant universitaire et la bibliothèque des sections seront utilisés aussi bien par ceux qui appartiennent aux deux sections que par des personnes venant de l'extérieur.

1.7.1.4. Groupement suivant le type de local Pour des raisons économiques, les travaux seront répartis en deux groupes selon le type de local : a. Il sera avantageux de grouper les locaux offrant des conditions semblables quant à la surface, les installations, la charge, etc., par exemple les locaux de travail pour les étudiants, les bureaux, etc., dans des bâtiments de plusieurs étages. Ces bâtiments seront aménagés sur une trame de construction.

b. Les locaux de dimensions différentes, avec des installations et des charges très diverses, tels que les auditoires, le restaurant universitaire et les grandes halles de recherche, ne peuvent pas être superposés. Quelques-uns sont très fréquentés et ne devraient de ce fait pas dépendre de communications verticales. Ces corps de bâtiment seront suffisamment séparés et ne devront pas être éloignés du niveau du sol.

1.7.1.5. Structure de l'utilisation L'utilisation de nombreux locaux conçus de manière particulière dépend dans une large mesure de leur nature et ne devrait subir aucun changement.

En revanche, des bâtiments d'enseignement et des installations de recherche devront être prévus pour des besoins variables. Les instituts se développeront de manière différente. Il faut aussi s'attendre à des changements au sein des instituts. Pour cette raison, on doit pouvoir échanger librement les bureaux et les locaux de travail. Ce qui, surtout, ne peut pas être prévu, c'est le développement futur de la recherche. Pour cette raison, la planification ne devra pas déterminer une forme d'utilisation précise pour les différents étages. Une grande latitude doit être assurée en ce qui concerne l'utilisation des locaux, ce qui influence d'une manière décisive la forme du bâtiment.

1.7.1.6. Terrain Le terrain de l'EPF au Hönggerberg comprend 46 hectares de prés. Sa situation sur la croupe des collines séparant les vallées de la Limmat et de la Glatt est caractéristique; de vastes surfaces boisées s'étendent à l'est et à l'ouest.

. 895

Une réglementation spéciale de la construction existe dans toute cette région.

Elle fixe un coefficient d'utilisation de 0,425 et s'efforce de donner à la région un caractère de parc. Le secteur doit rester accessible au public et des chemins pour piétons doivent être créés entre les bois du Käferberg et du Honggerberg.

Jusqu'à ce jour, un quart environ du terrain a été attribué aux nouveaux bâtiments de physique. Une surface d'environ 7,5 hectares est à la disposition des sections II et VITI dans la partie nord-ouest du terrain. L'accès au terrain de la tangente urbaine sans croisement qui contourne le secteur de l'EPF à l'ouest, s'effectue par une arrivée principale centrale. Les communications avec l'EPF du centre et avec les gares principales seront établies par des lignes de bus des transports publics de la ville.

Pour l'ensemble du Honggerberg, 2800 places de parc environ devront être créées; un quart le sera dans le cadre du présent projet. Les installations auxiliaires importantes telles que la centrale d'énergie et l'atelier central ont été construites en même temps que les nouveaux bâtiments de physique, de sorte que tous les raccordements sont déjà là.

1.7.2. Commentaire du projet 1.7.2.1. Considérations d'urbanisme Les sections seront relativement proches l'une de l'autre, ce qui exige de la tolérance mutuelle et une cohabitation harmonieuse. Les bâtiments doivent être conçus et groupés de manière à faire apparaître l'EPF au Honggerberg comme un tout. Il fallait donc chercher une solution qui, par la forme donnée aux constructions, ne préjudicie ni ne complique la planification future; un volume d'une hauteur modérée satisferait le mieux à ces exigences.

La concentration des bâtiments adoptée pour des raisons d'exploitation est certainement aussi avantageuse du point de vue de l'urbanisme, car elle permet d'aménager de plus grands espaces verts.

1.7.2.2. Situation En raison de la place restreinte dont on dispose et des faibles distances à parcourir entre les sections de l'école, il est naturel d'envisager la création d'un centre commun. Le centre du Honggerberg doit, d'une part, souligner l'unité de l'activité universitaire et être le lieu de rencontre des étudiants appartenant à des branches différentes, d'autre part permettre aux visiteurs de l'extérieur d'acquérir une vue d'ensemble sur la situation des différentes sections.

Un centre doit être établi d'après des critères d'ordre fonctionnel et architectural. Du point de vue fonctionnel, un centre ne peut être créé que s'il s'agit de réunir des installations fortement utilisées en une zone d'intense activité.

Dans une université, c'est avant tout le secteur de l'enseignement, puis tous les locaux d'usage général tels que les restaurants, les cafés, les magasins, etc. qui comptent parmi les zones les plus fréquentées. Du point de vue architectural, il faut s'efforcer d'avoir des volumes gardant l'échelle humaine et excluant toute .monotonie.

896

Pour qu'un véritable centre puisse naître au Hönggerberg, il est toutefois nécessaire que la future planification des constructions universitaires continue de tenir compte de l'interpénétration des activités et de la nécessité d'assurer une flexibilité suffisante dans l'utilisation des locaux.

La disposition des nouveaux bâtiments des sections II et VIII ne fait que créer les bases sur lesquelles le centre sera établi. La liaison avec les nouveaux bâtiments de physique est possible sur le plan architectural grâce à la communication directe avec le bâtiment des auditoires. La fonction des instituts de physique relève cependant de la recherche, et non de l'activité du centre, de sorte qu'il est préférable ne de pas chercher à les y intégrer.

C'est pourquoi il faudra surtout tenir compte, en implantant les bâtiments prévus, des constructions qui seront édifiées à proximité ainsi que de la planification d'ensemble. H convient de laisser à la construction future de larges possibilités de développement et de combinaison.

Ainsi, dans son ensemble, le projet tient compte du cadre donné et répond à des préoccupations d'urbanisme. Les locaux les plus fréquentés, tels que les auditoires et le restaurant universitaire, qui sont aussi utilisés par dés personnes venant de l'extérieur, sont groupés à proximité du centre envisagé. Un centre commun très fréquenté pourra ainsi se développer en connexion avec de futurs bâtiments. Le corps de bâtiment d'entrée, peu élevé, présente une alternance de halls et de cours, et crée une ambiance attrayante.

Le bâtiment d'enseignement, qui est directement relié au centre des auditoires, suit immédiatement ; il abrite les bureaux des instituts et les locaux de travail des étudiants. Les installations de recherche se trouvent dans la partie postérieure du terrain, où la circulation est faible. L'accès à l'ensemble des bâtiments est assuré par une entrée principale et une entrée secondaire. La concentration des bâtiments assure la brièveté des voies de communication et permet de réserver le plus de surface possible pour les constructions futures.

1.7.2.3. Accès L'accès aux bâtiments est conçu de manière à séparer le trafic piétons du trafic motorisé. Les transports publics conduisent les piétons jusqu'au centre.

Le reste du trafic motorisé est séparé dès l'entrée. Une route circulaire extérieure absorbe le trafic de livraison et de service. Des garages souterrains ainsi que des places de parcage à la périphérie sont à la disposition des voitures privées.

1.7.2.4. Organisation a. Bâtiment d'enseignement Deux mille personnes environ vont travailler dans le bâtiment d'enseignement, qui comprendra les huit instituts des sections II et VIII, les salles de travail des étudiants, ainsi qu'une grande partie des installations centrales. Ce

897

bâtiment doit contenir exclusivement des locaux superposables, ne comportant pas d'installations complexes, et dont une partie peut se dispenser d'un éclairage naturel. Les données de base du programme posent une exigence essentielle: pouvoir disposer d'une grande liberté dans les possibilités d'utilisation des surfaces.

Les études entreprises ont abouti dans le cas particulier à la conception d'un corps de bâtiment contenant 3 rangées de locaux au même étage, sur une trame de 9,6 x 9,6 m, permettant d'obtenir des locaux de la profondeur et des dimensions recherchées, simplement par une disposition adéquate des corridors. Les bureaux, les salles de travail et de colloque peuvent être combinés ou subdivisés, ou encore intervertis au gré des besoins. Le contact direct avec l'extérieur est assuré pour les petits locaux et le rapport entre les surfaces d'étage et les surfaces des façades est économique. Le regroupement et la redistribution des instituts, ainsi que l'établissement des liaisons nécessaires entre eux peuvent être réalisés d'autant mieux que les surfaces d'étage d'un seul tenant sont plus grandes et que le nombre d'étages est plus réduit. Il serait erroné de répartir sur des étages différents des groupes de locaux qui doivent avoir des rapports étroits. Telles sont les raisons, auxquelles s'ajoutent des considérations d'ordre urbanistique, pour lesquelles la solution de l'immeuble haut a été abandonnée.

Sous la forme proposée, avec ses 6500 m2 répartis sur 4 ou 5 étages, le bâtiment répond dans la plus large mesure possible aux exigences de la flexibilité, c'està-dire des possibilités d'adaptation à des besoins nouveaux. Les circulations horizontales ne sont pas immuables; elles peuvent s'adapter à l'utilisation désirée. La profondeur relativement grande du bâtiment permet en effet de redistribuer et de regrouper les locaux avec autant d'aisance que dans les bâtiments conçus pour les grands bureaux collectifs.

Pour que la distribution d'un plan puisse être facilement modifiée, il faut que la continuité des surfaces utiles ne soit pas interrompue par des ouvrages fixes. C'est la raison pour laquelle les liaisons verticales ont été groupées dans le noyau central.

Les accès intérieurs sont assurés par deux escaliers principaux et deux escaliers secondaires, qu'il est facile de trouver. Toutes les installations sont groupées en 5 points, de manière à ne pas interrompre la continuité des surfaces utiles.

La forme générale du plan est caractérisée par deux décrochements, qui provoquent à l'intérieur la formation d'unités bien définies. Elle offre aux regards des échappées vers l'extérieur et, à l'intérieur, une vue d'ensemble plus claire. D'autre part, elle permet une liaison très étroite avec le centre des auditoires. A l'extérieur, ces décrochements évitent le caractère de monumentalité qu'aurait un volume massif. De nulle part le bâtiment n'apparaît dans son ensemble. En particulier, du centre on ne voit que les volumes de la partie de l'entrée, bas et décomposés eu éléments d'échelle agréable. L'exigence de la flexibilité intérieure a pour conséquence une expression extérieure neutre des façades, sans affirmation individuelle des fonctions.

898

b. Secteur d'intense fréquentation Le programme demande un auditoire de 450 places, trois auditoires de 350 places et neuf salles de cours plus petites, ce qui représente au total 1900 places. Les auditoires forment la partie du bâtiment la plus fréquentée et constituent, avec d'autres groupes de locaux d'utilisation générale, tels que les restaurants universitaires, la bibliothèque, etc., le secteur d'intense fréquentation qui, eu égard à son importance, occupe une position centrale dans le complexe.

Le groupement de tous les auditoires importants en un point central est la conséquence de différentes considérations: les parcours menant à tous les locaux de travail sont brefs. Les visiteurs trouvent aisément le centre. Le centre des auditoires, avec ses dégagements, encadre la cour d'entrée et donne son caractère architectural au bâtiment des sections II et VIII.

Sous les auditoires, au niveau de la place, se trouveront le restaurant universitaire et des boutiques. Tout le service de restauration au Hönggerberg sera assuré par une cuisine centrale. Le restaurant universitaire pour les sections II et VIII ne nécessite donc qu'une installation pour la distribution des repas. On a prévu 240 places pour les repas et autant pour la consommation de boissons.

Il est possible de servir au total environ 1200 repas (en 5 services). Une succursale de la bibliothèque de l'EPF fait aussi partie du secteur d'intense activité, On y accède facilement par la partie postérieure de la cour d'entrée.

c. Bâtiments de la recherche La même flexibilité dans l'utilisation des locaux se retrouve à un degré particulièrement élevé en ce qui concerne les installations de recherche; cela est d'autant plus nécessaire que le développement de la recherche est très difficile à prévoir. C'est pourquoi l'agrandissement prévu est de 4600 m2 supérieur, en surface nette, à celui qui est envisagé pour tout le bâtiment d'enseignement.

La liste des locaux prévoit deux parties qui doivent avoir l'une avec l'autre des rapports étroits: celle des petits laboratoires et des bureaux et celle des halles. Ces locaux comptent beaucoup plus d'installations que le bâtiment de l'enseignement ; en outre, une partie des locaux doit être directement accessible aux véhicules de livraison, ce qui est pleinement assuré par le système routier prévu. Les constructions consistent en un corps de bâtiment en deux parties et à trois étages, qui est relié aux halles sur toute la longueur du rez-de-chaussée.

Pour garantir la flexibilité voulue dans l'utilisation de ces constructions, on a prévu en principe deux halles de 24 m sur 40 et d'une hauteur libre de 8,40 m.

Un pont roulant permet d'atteindre tous les points de la surface des halles.

Les dimensions de celles-ci peuvent être modifiées pour faire face à des exigences plus élevées ; ainsi la hauteur peut être augmentée de 4 m par le déplacement d'éléments du sol démontables. Une extension horizontale est possible en largeur et en longueur.

899

Les livraisons peuvent se faire aussi bien par le sous-sol que par le rez-dechaussée.

d. Garages et locaux de protection 700 places de parc environ sont prévues pour les sections II et VIII. Elles se répartissent sur trois étages et sont attenantes au bâtiment d'enseignement et aux installations de recherche, ce qui fait qu'il n'y a* pas de perte de temps.

L'arrivée et le départ ont lieu par la route circulaire. On a prévu ce qui suit pour rationaliser la construction et l'exploitation : Les garages et la route circulaire d'accès devront être construits en même temps. L'écartement des piliers diffère de la trame du bâtiment; il est adapté aux dimensions des places de parc (8,50 m). La moitié des places à peu près est destinée aux petites voitures (2,25x4 m). Une partie du dernier sous-sol sert en même temps à la protection civile. Une grande partie du garage est ventilée par aération naturelle. La couverture sera traitée en jardin, de manière qu'il soit satisfait aux prescriptions concernant les surfaces vertes.

1.8. Devis (Prix d'avril 1969, indice 331,4/104 points) Francs

0. Terrain , Raccordement pour l'eau, le gaz et l'électricité ...;.....

Raccordement routier, routes d'accès . . . .

Honoraires 1. Travaux préparatoires Levé de l'état des lieux Déblaiement, préparation du terrain Mesures de sécurité, installations provisoires ,....

Installation générale des chantiers Adaptation à des bâtiments existants . . . .

Adaptation aux conduites existantes Adaptation au réseau routier existant....

Fondations spéciales et enceinte de la fouille Honoraires 2. Bâtiments, honoraires inclus Bâtiment de l'enseignement et des bureaux 187022m 3 (242fr./m 3 ) Auditoires et cafétéria 40 846 m3 (265 fr. 50/m3) A reporter

Francs

2 738 400 .1285000 1 160 000 293 400 2 016 000 50 000 300 000 200 000 150 000 400 000 300 000 100000 300 000 216 000 78 439 100 45259300 10 477 000 83 193 500

900 Francs

Report Bâtiment des laboratoires de recherche 35 608 m3 (265 fr./m3) Halle et magasins, recherche 43 298,3 m3 (130 fr./m3) . . . , . : .

Parcage 59 629 m3 (100 fr./m3) Dépenses supplémentaires pour la protection civile 3500 m 3 (460 fr./m3) 3. Equipement d'exploitation Gros oeuvre 1 et 2 Installations électriques Installations de chauffage Climatisation et ventilation , .

Installations sanitaires ;.

Installations de transport Aménagement intérieur 1 et 2 Honoraires 4. Aménagements extérieurs Travaux de terrassement Travaux de construction Jardins Routes et places Canalisations Installations électriques Chauffage et installations sanitaires Divers Honoraires 5. Frais secondaires 6. Imprévus 7. Ameublement Meubles, rideaux compris Appareils, instruments, petit inventaire (sans machines de bureau et machines à cartes perforées) Total du crédit

Francs

83193500 9 436 120 5 693 780 5 962 900 1 610000 22 979 960 1 203 000 2 729 000 1 241 000 8 300 000 2 594 600 1 330 000 2 585 000 2 997 360 6 877 200 80 000 245 000 1 500 000 3 500 000 450 000 327 000 100 000 50 000 625 200 2 261 040 5 768 800 21 149 500 8 252 800 12 896 700 142 230 000

1.9, Agrandissement de la, centrale d'énergie en vue de l'alimentation des nouveaux bâtiments des sections II et VIII 1.9.1. Production de chaleur Installation d'une quatrième chaudière à tubes pour eau chaude supplémentaire d'un rendement de 18 Gcal/h.

901 1.9.2. Production de froid Agrandissement d'une unité frigorifique, un turbocompresseur d'un rendement de 5 Gcal/h.

1.9.3. Installations sanitaires Installation d'un troisième groupe d'échangeurs de bases pour environ 30 m3/h, d'une installation pour dessalement partiel supplémentaire pour environ 8 m3/h et d'une installation de désionisation à Ht mixte. Installation d'un compresseur à air comprimé additionnel d'un débit d'environ 1000 m3/h.

1.9.4. Agrandissement du réseau de conduites des canaux existants Prolongement des conduites à distance jusqu'aux sous-stations des sections II et VIII.

1.9.5. Devis (Prix d'avril 1969, indice 331,4/104 points) Francs

  1. Travaux préparatoires, honoraires inclus ..
  2. Equipement d'exploitation Gros oeuvre 1 Gros oeuvre 2 Installations électriques Production et distribution de chaleur Production et distribution de froid, installations d'insonorisation comprise Installations sanitaires Conduites sanitaires Installations de transport Installations intérieures 1 Installations intérieures 2 Honoraires pour 3 3. Frais secondaires 4. Imprévus

:..

Total du crédit

Francs

150 000 9 788 000 700 000 60 000 500 000 1 830 000 4 500 000 200 000 685 000 60 000 45 000 160 000

8 740 000 1 048 000 230 000 502 000 10670000

2. Climatisation et découplage du réseau de l'installation d'ordinateurs pour le centre de calcul RZ-1 .

Une fois seulement le système d'ordinateur choisi, en février 1969, l'architecte et l'Inspection fédérale des constructions ont été en mesure d'établir les données nécessaires pour la mise au concours de la climatisation des machines et de la centrale d'approvisionnement électrique. L'évaluation des ordinateurs

902

et la détermination des exigences en matière de construction qui dépendent du choix de l'ordinateur étant une affaire complexe et prenant du temps, nous vous demandons un crédit pour les travaux d'installation suivants : Estimation des dépenses supplémentaires (Prix d'octobre 1963, indice 284,1 points)

Frang8

Climatisation pour locaux de machines et convertisseur Agrandissement des installations frigorifiques Dépenses supplémentaires pour conduites sanitaires et électriques et pour l'insonorisation Groupe convertisseur Honoraires ".

Imprévus

357 000 173 000 204 000 103 000 66 000 40 000

Total du crédit supplémentaire réévalué à l'indice d'avril 1969 (331,4/104 points)

943 000 1 100 000

3. Projet de construction «terrasse du Polj » 3,1. Besoin d'un nouveau restaurant universitaire d'une capacité supérieure II va aujourd'hui de soi que toute grande entreprise mette, pour la restauration de ses employés, des locaux appropriés à leur disposition. Un premier restaurant universitaire est en construction au Hönggerberg et un autre est prévu dans le cadre des bâtiments projetés pour la section du génie civil et celle du génie rural et de la topographie. A l'EPF du centre, par contre, la capacité du foyer et des cafétérias annexées est épuisée. Dans l'année d'exploitation 1968/69, le nombre des consommations servies au foyer des étudiants («Studentenheim», à la Clausiusstrasse) a dépassé pour la première fois le million. Le chiffre d'affaires du foyer et des cafétérias qu'il approvisionne a atteint 2,9 millions de francs au total. En novembre 1969, 4000 repas ont été servis en moyenne par jour. S'y ajoutent les collations dans le même ordre de grandeur approximativement. A midi avant tout, le manque de place est tel que les étudiants doivent attendre une place assise leurs plateaux en main.

Des estimations faites avec soin prévoient qu'il faudra nourrir, dans quelques années, un nombre de 5500 personnes à l'EPF de Zurich, ce qui ne sera possible que si la capacité des restaurants est augmentée à temps.

Le restaurant pour étudiants de l'université ouvert dernièrement, qui peut servir environ 2000 repas à midi, n'a pas réduit la fréquentation du foyer des étudiants de l'EPF, L'installation intérieure de l'immeuble du fuyer, une ancienne imprimerie, ^date des années 1929/30 et laisse quelque peu à désirer. Pour ce qui est des locaux, il est certain que l'association «Studentenheim» de l'EPF, qui patronne

903 ce restaurant universitaire, s'est sans cesse efforcée de rendre l'atmosphère des salles à manger et des salles de séjour plus plaisante par de nombreuses rénovations. L'augmentation constante de la fréquentation a néanmoins contraint l'association à consacrer ses modestes moyens financiers avant tout à des améliorations techniques.

La direction et le personnel du foyer se donnent toute la peine possible pour faire de leur mieux dans ces conditions. Une amélioration rapide et sensible des conditions de travail et de production est néanmoins indispensable si le foyer doit, dans l'avenir également, remplir sa tâche importante à la satisfaction de tous.

3.2. Service de restauration à l'EPF du centre Compte tenu d'observations faites lors de visites dans des restaurants universitaires et des cantines d'entreprises industrielles en Suisse et à l'étranger, l'aménagement du service de restauration a été étudié en collaboration avec la direction de l'union suisse «Volksdienst», chargée du ravitaillement de l'EPF de Zurich, et avec des spécialistes expérimentés. Cette étude a abouti aux résultats suivants : a. Pour des raisons inhérentes à l'exploitation, il ne peut être question que d'une cuisine centrale équipée selon les données les plus modernes pour la préparation des repas chauds et des collations. Des établissements secondaires en dépendront.

b. Cette cuisine sera annexée à un restaurant universitaire de grandeur moyenne, où tout un choix de mets, allant de la collation au repas chaud en passant par l'assiette froide, le menu diététique ou même le repas à la carte, sera disponible. On pourra y prendre un repas avec des invités dans une atmosphère détendue.

c. Outre ce restaurant universitaire principal, il sera nécessaire d'en installer d'autres, plus petits et décentralisés, à certains endroits s'y prêtant particulièrement et situés à proximité des auditoires. De cette façon, on pourra, d'une part, maîtriser les pointes d'affluence pendant les récréations et disposer, d'autre part, d'un, nombre de places suffisant pour le repas de midi. Le menu chaud unique et tous les autres mets seront préparés et livrés par la cuisine centrale, qui disposera de sa propre boulangerie, d. Dernier point de la conception d'ensemble, des salles de séjour seront installées dans les principaux bâtiments. On pourra ou bien utiliser des automates distribuant des boissons chaudes ou froides et des collations simples, ou bien disposer d'installations et de couverts permettant de préparer et de consommer une soupe ou un repas simple et de tenir au chaud ou au froid ce que l'on a apporté.

Grâce à cette décentralisation des établissements de restauration, d'une part on obtient une meilleure exploitation des cafétérias établies dans la plupart des centres de l'EPF situés dans le quartier des écoles et, d'autre part, on crée une atmosphère détendue et bienfaisante pour les étudiants et le personnel.

904 La Cafeteria du bâtiment de chimie, déjà établie selon cette conception, est un exemple de la façon dont on peut résoudre le problème en évitant une solution de masse déplaisante. Il faut avoir visité d'immenses restaurants universitaires à l'étranger, munis des derniers perfectionnements, pour réaliser quels sont les problèmes qui se posent.

Le service de restauration au Hönggerberg est organisé d'une manière indépendante.

L'aménagement des établissements de restauration à l'EPF du centre s'effectuera selon le plan suivant : Capacité du restaurant universitaire central et des restaurants universitaires secondaires Restaurant universitaire central

Places Occupation Capacitò Repas Café repas repas

600

600

5x

3000

160

160

4x

640

Bâtiment de chimie 100 Construction sur l'ancien emplacement del'EMPA1' 200

100

4x

400

200

4X

800

200 100-150 4x

800

Bâtiment d'électrotechnique

Bâtiment principal

1260

1160

Remarques

Objet de ce message Objet d'un prochain message En exploitation Objet d'un prochain message En voie d'aménagement

5640

En fixant une proportion d'à peu près 1:1 entre les places réservées aux repas et celles des cafétérias utilisables à midi, on obtient sans peine une succession de 4 à 5 services par place.

3.3. Emplacement du restaurant universitaire H y a quelques années déjà, quatre emplacements ont été étudiés pour le restaurant universitaire projeté. Ces études ont clairement démontré que le jardin de l'asile des vieillards de la ville, augmenté de la terrasse du Poly appartenant à la Confédération, se prêterait le mieux à la réalisation de cet important projet, qui doit contribuer au bien-être des étudiants. Les raisons en sont les suivantes : a. Utilisation optimale du terrain disponible, le bâtiment projeté ne devant recevoir la lumière du jour que sur l'une de ses faces (construction dans Fépaulement); comme il n'est pas construit au-dessus du niveau du sol, il !> Laboratoire fédéral d'essai des matériaux pour l'industrie, la construction et les arts et métiers .

905

respecte la cote de hauteur valable pour le jardin de l'asile et la défense de bâtir sur la terrasse du Poly; b. Accès facile, situation centrale dans le quartier universitaire, accès aux voies de communication pour piétons prévues par la ville ; c. Situation tranquille; d. Vue et soleil; e. Entourage de verdure et d'arbres ; /. Revalorisation de la terrasse du Poly en tant qu'espace libre et lieu de récréation.

Le choix s'est porté, pour la construction du nouveau restaurant universitaire, sur le secteur «jardin de l'asile/terrain du Poly», surtout en raison des avantages qu'offre ce terrain par rapport aux autres emplacements possibles.

3.4. Utilisation optimale du terrain «jardin de l'asite/terrasse du Poty» Le restaurant universitaire et la cafétéria s'étendront horizontalement, pour des raisons relevant de l'urbanisme, des prescriptions sur les constructions et des exigences de l'exploitation. Le terrain peut être utilisé au mieux grâce à cette disposition et à sa situation sur Fépaulement. Le niveau de la rue d'accès à l'EPF (Leonhardstrasse) devant de toute façon être abaissé, l'exécution de ce projet en sera facilitée.

Le volume qui ne sera pas réservé au restaurant et à la cafétéria servira à aménager une salle à usages multiples. L'aménagement de cette salle sur deux étages permet de gagner 7000 ma de surface brute de planchers. Cette surface peut servir à différents usages et est précieuse pour l'école.

Il est utile de rappeler ici qu'un cours annuel complet de la section d'architecture est logé actuellement, faute de place, dans le bâtiment nommé «GlobusProvisorium», situé sur l'île de la Papierwerd. A échéance plus ou moins rapprochée, la ville de Zurich utilisera l'ancien terrain du grand magasin Globus à d'autres fins. De ce fait, il faudra pouvoir fournir d'autres locaux à la section d'architecture à ce moment-là. La salle à usages multiples se prêtera particulièrement bien à l'installation de salles de dessin et d'exposition.

3.5. Etat actuel des pourparlers avec la ville de Zurich concernant l'acquisition du jardin de l'asile et situation juridique actuelle en ce qui concerne la construction d'un restaurant universitaire et de locaux à usages multiples situés sous celui-ci Les autorités compétentes de la ville ayant accepté en principe le projet présenté, le contrat de vente du jardin de l'asile (1938 m3) a pu être conclu devant notaire. La Confédération doit entrer en possession du terrain acheté lorsque les autorités compétentes auront approuvé le contrat, mais au plus tard le 31 mai 1970. Selon le contrat de vente, aucune partie du bâtiment projeté ne peut dépasser la cote de 460 m. De plus, l'interdiction de bâtir sur la terrasse

906

du Poly a été confirmée. Dans le contrat, la ville a subordonné la vente à la condition que le restaurant universitaire soit vraiment construit. Le prix d'achat s'élève à 2 140 000 francs.

La Commission fiduciaire de la ville de Zurich n'a approuvé la vente qu'après avoir été dûment renseignée sur le projet et après que le Conseil municipal eut ramené, par une lettre datée du 9 juin 1969, la cote maximale prévue dans le contrat de 460 à 451 m. Le projet présenté tient compte de cette nouvelle limitation. Le Conseil municipal ayant confirmé l'interdiction de bâtir sur la terrasse du Poly, le Conseil communal de la ville de Zurich a approuvé le projet. Selon arrêté du 28 novembre 1969, la section des constructions II du Conseil municipal a finalement donné l'autorisation nécessaire de bâtir le restaurant universitaire à la Direction des constructions fédérales. Il est à noter ici que l'autorisation de bâtir ne pourrait plus être accordée selon le règlement des constructions qui est entré en vigueur entretemps.

3.6. Description de l'ensemble des constructions sur la terrasse du Polyjjardin de l'asile 3,6.1. Intégration dans le plan d'urbanisme et conception d'ensemble Les deux terrains «terrasse du Poly et jardin de l'asile» se situent sur un épaulement dominant la vieille ville et font partie d'une grande zone de verdure et de récréation dans laquelle^se trouvent aujourd'hui le restaurant de l'université, le jardin du «Rechberg», le conservatoire ainsi que le parc «Rämibühl» et où l'on projette de bâtir le nouveau théâtre (Schauspielhaus). Des promenades relieront ces différentes installations. Si le jardin de l'asile a été cédé à la Confédération, c'est à condition qu'il serve au bien-être des étudiants et à d'autres activités universitaires. Avant qu'on n'établisse les projets, toute une série de questions relevant de la planification urbaine doivent être étudiées, telles que le problème des piétons qui doivent traverser la Ramistrasse, où le trafic est très dense, l'accès au métro projeté, au garage de la place centrale et à cette place elle-même, le respect du site, le maintien de la vue sur la ville de la terrasse du Poly. De plus, il s'agit de ne pas porter atteinte à la façade principale de l'EPF, oeuvre de l'architecte Semper, qui est protégée. Il importe aussi · d'intégrer le projet dans la nouvelle conception du trafic.

Pour respecter l'autorisation accordée, le volume des constructions projetées, qui comprennent 12000 à 13000 m2 de surface brute de planchers (s.b.pl.), suivant la grandeur qu'on donnera à la salle à usages multiples, a été presque complètement placé sous le niveau actuel de la terrasse du Poly. De cette façon, tous les locaux qui doivent avoir un éclairage naturel donneront sur l'occident, avec vue sur la vieille ville. La nouvelle terrasse du Poly, d'un tracé orthogonal et flanquée de corps de bâtiment se décrochant par degrés, sera aménagée en jardin. Le volume construit au-dessous est traité en ossature ou en halle, ce qui garantit une flexibilité optimale dans l'utilisation.

907

3.6.2. Liste des locaux Le besoin de surfaces pour le restaurant universitaire principal, soit environ 5000 m3 de s.b.pl. (4 m2 par place assise), ainsi que pour la grande cuisine, soit environ 1000 m2, a été établi en commun avec l'Union suisse «Volksdienst» et sur la base d'études approfondies portant sur des cantines et de grands restaurants universitaires comparables. Le restaurant principal fait office de centrale dans la conception d'ensemble du service de restauration à l'EPF du centre. La relation de 1:1 entre les 600 places de restaurant et les 600 places de la cafétéria permet une occupation maximale des places. L'installation d'une cuisine collective rend possible d'importantes économies de personnel, de place et d'investissements dans les petites cafétérias situées dans les différents bâtiments de l'école.

7000 ma de s. b, pi. sont réservés à la salle à usages multiples de deux étages, située sous la terrasse du Poly et complétée au sud par un petit corps de bâtiment abritant des bureaux. Cette salle se prête à l'installation de grands bureaux de salles de dessin, de salles d'exposition et de collection, d'ateliers ainsi que de locaux pour les clubs d'étudiants et leurs administrations. On a étudié, à titre de variante, la possibilité d'aménager ultérieurement dans cette salle un auditoire à usages multiples, comprenant 1200 places, pour dés cours donnés par des professeurs invités, des cours de perfectionnement, des congrès et des manifestations culturelles.

3.6.3. Description Des deux côtés de la nouvelle terrasse du Poly, des rampes d'escaliers symétriques mèneront au hall d'entrée sous la terrasse, où se trouveront les vestiaires, le guichet d'information des organisations d'étudiants ainsi que le magasin de l'association d'entraide (SAB). Il y aura, devant ce hall, une cafétéria de 600 places qui pourra être subdivisée et donnera sur une terrasse couverte. Derrière le hall d'entrée, à un endroit où la Leonhardstrasse couverte s'élargit, se trouve l'entrée des fournisseurs du restaurant universitaire et de la salle à usages multiples. Du hall où sont placés les vestiaires, en direction nord, on accède au buffet en descendant un demi-étage, puis à la salle à manger en terrasse. En dessous sont aménagés la cuisine, les magasins et les locaux techniques. Les deux escaliers nord et sud, disposés symétriquement des deux côtés de la terrasse du Poly, relient l'étage du restaurant à la salle à usages multiples s'étendant sur deux étages et sont reliés entre eux par un couloir passant derrière les vestiaires. Le couloir donne directement accès à l'ascenseur ouest et aux escaliers du bâtiment principal. Des deux côtés, des escaliers auxiliaires mènent à la rue d'accès et à la terrasse du Poly.

3.6.4. Principes de construction Le bâtiment ne devant pas être visible pour des raisons d'urbanisme et d'esthétique, il sera enterré à raison de 95 pour cent environ et ne recevra d'éclairage naturel que par une unique façade donnant sur la vieille ville. Excep-

908

tion faite des circulations verticales constituées par des escaliers et des ascenseurs des deux côtés de la terrasse, le restaurant universitaire sera formé d'une ossature sur une trame de 6,30 x 8,40 m. Les dalles formant plafond sont libres de toute nervure, ce qui assure un maximum de facilités pour l'aménagement du plan horizontal aussi bien que pour l'emplacement des installations de ventilation. Les locaux à usages multiples seront insérés dans une construction en halle, de sorte que l'on pourra prévoir des parois non portantes. On garantit ainsi une exploitation très rationnelle et un maximum de flexibilité dans l'utilisation.

3.6.5. Installations et équipements techniques La capacité de la cuisine principale centrale, dotée des installations les plus modernes, est évaluée à environ 5600 repas. En sus, elle doit assurer la préparation des collations, si importantes au point de vue de la physiologie de l'alimentation, qui sont servies au cours de toute la journée et dont le chiffre est légèrement supérieur à celui des repas. L'aménagement terminé, la moitié au moins de la production de la cuisine sera livrée aux restaurants secondaires de l'EPF du centre. L'exploitation comprend: La cuisine pour les mets chauds,, la cuisine pour les mets froids, la préparation, la pâtisserie, l'administration, l'entrepôt et l'expédition. Ces différentes branches occupent environ 120 personnes en tout. De grands locaux frigorifiques et de congélation permettent d'acheter les vivres au moment où les prix sont les plus favorables. La production de la pâtisserie, qui influence favorablement la formation du prix dès repas, a été intégrée en tant que service autonome dans l'organisation de la cuisine principale.

La structure particulière de cette grande cuisine -- environ la moitié des repas et 60 pour cent des collations sont livrés aux différentes cafétérias de l'EPF du centre - exige que l'entrée des fournisseurs soit aménagée de manière à pouvoir servir de place de transbordement; elle doit être accessible aussi bien aux remorques des trains routiers frigorifiques qu'aux chariots servant à l'usage interne.

Une installation de filtrage à charbon actif est prévue pour l'élimination des mauvaises odeurs inévitables.

Les repas sont distribués selon le système intitulé «Shopping». A la différence de l'installation linéaire de buffets de type traditionnel, où chaque client est obligé de passer par toutes les stations, la distribution des différents menus et des assiettes spéciales se fera, selon ce système, à plusieurs endroits spécialement aménagés. Le client ne passera qu'aux stations qui délivrent le repas qu'il a choisi dans la vitrine; il paiera à un groupe de caisses séparé. Cette méthode permet de réduire considérablement l'attente.

Le couvert circule dans un système à sens unique: le client prend son plateau et son couvert à l'entrée et les rendent à la sortie, d'où le tout est transporté directement sur ruban transporteur jusqu'à la laverie située derrière l'accès au «Shopping».

909 Grâce à l'aménagement de la salle à manger en plusieurs groupes de terrasses, les places peuvent être libérées successivement, selon l'affluence. La cafétéria est contigue au hall d'entrée, d'où les escaliers mènent au restaurant universitaire au nord et au grand auditoire au sud. En cas de besoin, des parties ' de la cafétéria peuvent être séparées passagèrement de celle-ci aux fins d'agrandir le restaurant ou d'autres salles.

La plupart des locaux seront climatisés. Il est à remarquer ici que la disposition souterraine de l'ensemble du bâtiment aura un essai favorable sur les frais d'installation et d'entretien, en raison de la faible influence de la température extérieure.

Le revêtement du sol des grands locaux à usages multiples sera continu ; les parois de séparation, d'une hauteur inférieure à celle des locaux, pourront facilement être déplacées. Un plafond lumineux simple éclairera le tout. Les parois de séparation de hauteur réduite simplifieront de beaucoup le problème de la ventilation, car il faudra aérer quelques grandes salles seulement et non d'innombrables petits locaux. Le plancher intermédiaire est démontable et pourra facilement être réutilisé ou vendu plus tard.

3.7. Devis du projet «restaurant universitaireIsalie à usages multiples» (Prix d'avril 1969, indice 331,4/104 points) Francs

1.

2.

3.

4.

5.

6.

7.

Travaux préparatoires Bâtiment Equipement d'exploitation Aménagements extérieurs Frais secondaires Imprévus, environ 3 pour cent Equipement pos. 90-92, 95-99 (mobilier, lampes, textiles, appareils de transport, automates, y compris les honoraires) pos. 93, 94 (instruments, appareils, petit inventaire)

1 514 000 15 923 500 4 404 900 600 000 450 000 573 800

Total

25110000

1 023 800 620 000

67000 m3. Prix au mètre cube: 375 francs.

3.8. Répartition des frais de construction selon la fonction des locaux Restaurant universitaire principal

9,9 millions de francs

Vestiaire, 600 places café, 600 places repas, distribution-shopping, cuisine chaude et froide, boulangerie, bureau, vestiaire du personnel, locaux frigorifiques, entrepôt, 4800 m2 s.b.pl, 3000 repas de midi (chiffre de comparaison: 8250 fr./place).

Feuille fédérale. 122' année. Vol. I.

61

910

Part des dépenses pour les livraisons à l'extérieur de la cuisine centrale 3,0 millions de francs 2600 repas chauds (= 45 % de la capacité totale de 5600 repas) livrés aux cafétérias, de même qu'environ 60 pour cent des collations (cuisine froide et pâtisserie) (chiffre de comparaison: 1150 fr./portion).

Voie d'accès des fournisseurs 0,6 million de francs La Leonhardstrasse devant être mise en souterrain dans le secteur du bâtiment principal, une voie d'accès de 60 m est nécessaire afin que les camions frigorifiques et les camionnettes de l'Union suisse «Volksdienst» puissent accéder au bâtiment. En outre, un garage pour 3 voitures de service et des mesures de protection contre le bruit et les vibrations sont prévus. 350 m3 s. b. pi.

Organisations d'étudiants 1,6 million de francs Guichet d'information, local de club, magasin du SAB, bureau, entrepôt.

800m 3 s.b.n.

Aménagement de la terrasse du Poly 0,8 million de francs Place et jardins publics de deux côtés de la terrasse; la dalle de couverture doit pouvoir porter des véhicules à moteur (urgence, pompiers); entretien des monuments, plantations, mobilier, projecteurs pour la façade principale de Semper. 4400 m2 de place et jardins.

Salle à usages multiples 9,2 millions de francs Deux grands locaux à usages multiples de 2250 m2 de s. b.pl. chacun, surfaces de communication et locaux auxiliaires, bureaux, entrée sud. Grosoeuvre et installation des locaux auxiliaires, plancher intermédiaire provisoire et installation des locaux à usages multiples pour une utilisation flexible.

7150m 2 s.b.pl.

4. Aménagement du trafic à l'EPF du centre '

4.1. Planification du trafic dans le. quartier universitaire La voie de communication très fréquentée Universitätsstrasse-Rämistrasse passe à travers le quartier universitaire de Zurich. Cet axe de circulation vers la Bellevueplatz et la rive gauche du lac est croisé au centre du quartier universitaire par une voie de communication radiale allant de la City au Zürichberg (Leonhardstrasse/Gloriastrasse). De plus, le déroulement du trafic est entravé par trois stations des lignes de tram 6, 9 et 10 situées à proximité immédiate du bâtiment principal de l'EPF.

Déjà lors de l'établissement des plans relatifs au bâtiment destiné à l'agrandissement du laboratoire des machines à la Tannenstrasse (ML-2), la. ville a demandé qu'on accorde une attention toute particulière aux voies de passage et d'accès. Des conditions importantes ont dû être remplies. En collaboration étroite avec les autorités de planification de la ville, la Confédération, le canton et la ville de Zurich ont créée en 1962 le «Groupe de planification du quartier universitaire», qui s'occupe avant tout des difficiles problèmes du trafic dans

911 le quartier universitaire et de leur solution. Sur la demande de ce groupe, le titulaire de la chaire d'ingénieur du trafic, le professeur M. Rotach, a élaboré pour le déroulement du trafic dans le quartier universitaire une nouvelle conception d'ensemble, réalisable par étapes. Cette nouvelle conception prévoit avant tout : a. Des mesures approuvées par les autorités de la ville pour régler le déroulement du trafic aux embouchures critiques de la Tannenstrasse et de la Künstlergasse dans la Rämistrasse; b. Une amélioration importante des accès aux secteurs de l'EPF suivants: bâtiment central, chimie, agriculture et sciences forestières, secteur Clausiusstrasse.

En même temps, le groupe a étudié les passages pour piétons dans les relations internes ainsi que les problèmes de la circulation des piétons dans tout le quartier et a proposé des solutions.

4.2. Accès des véhicules au bâtiment principal de l'EPF et au bâtiment du restaurant universitaire L'absence d'une véritable voie d'accès des véhicules au bâtiment principal de l'EPF est considérée depuis longtemps comme une grave lacune. Avec l'accroissement constant des transports entre l'EPF du centre et l'EPF au Honggerberg, la situation s'aggrave à vue d'oeil. Les livraisons - par exemple des containers de livres provenant des stations extérieures ou qui leur sont destinés - doivent s'effectuer par des escaliers secondaires et être portées jusqu'aux camions. Des véhicules motorisés ne peuvent guère s'arrêter à proximité du bâtiment principal sans entraver la circulation. Des études faites avec soin ont montré que la création d'un accès convenable était possible si l'on abaissait le niveau de la Leonhardstrasse dans le secteur de la terrasse du Poly.

Le bâtiment principal serait ainsi accessible sans escaliers. De grands avantages résulteraient d'un tel abaissement : le bruit du trafic de passage devant la façade de Semper serait très amoindri. En même temps, la circulation des piétons allant du bâtiment a la terrasse du Poly et au nouveau restaurant universitaire pourrait s'effectuer sur une dalle formant passerelle à l'air libre; de plus, l'accès direct au restaurant universitaire et à la salle à usages multiples serait assuré d'une façon rationnelle. Des deux côtés de la Leonhardstrasse abaissée (sens unique), les bus de l'EPF vers le Honggerberg et les stations extérieures pourraient s'arrêter sur des pistes d'environ 50 m de longueur.

Ce projet d'aménagement routier prend aussi tout particulièrement en considération les exigences de la protection des monuments et facilite l'accès au bâtiment principal de l'EPF par voie carrossable. La terrasse du Poly, zone de récréation et point de vue sur la ville, s'en trouvera revalorisée.

Le compte des frais qui suit contient aussi ceux qui ont trait à tous les travaux d'aménagement rendus nécessaires par la nouvelle entrée au sous-sol du bâtiment principal.

La ville de Zurich a promis une contribution appropriée.

912 Estimation des dépenses (Prix d'avril 1969, indice 331,4/104 points) Francs

  1. Travaux préparatoires , Déblaiement, préparation du terrain Mesures de sécurité, installations provisoires Installation générale des chantiers Adaptation à des bâtiments existants Adaptation aux conduites existantes Fondations spéciales, etc Divers Honoraires 2. Bâtiment 19 150 m 3 (206 fr. 40/m3) 3. Equipement d'exploitation 4. Aménagement extérieur 5. Frais secondaires 6. Imprévus Déduction : participation minimale de la ville . . . .

Total du crédit

Francs

1 193 500 80 000 85 000 110 000 410 000 30 000 350 000 20 000 108 500 3 953 000 466 500 129 500 95 000 462 500

6 300 000 965 000 5335000

5, Travaux d'aménagement des locaux dans le bâtiment principal de l'EPF

5.1. Généralités Selon l'arrêté fédéral du 10 mars 1966 (message du 9 juillet 1965), un crédit d'ouvrage de 51,875 millions de francs a été accordé pour l'agrandissement et l'aménagement du bâtiment principal de l'EPF. L'aménagement des deux cours intérieures nord et sud ainsi que la surélévation et l'aménagement des deux corps de bâtiment circulaires des deux côtés du hall principal ont permis de gagner un volume construit de 100 000 m3, où ont été prévus en tout 16 nouveaux auditoires avec un total de 3200 places assises et deux salles de dessin avec 100 places de travail chacune, et qui est en partie achevé, en partie en voie de construction. L'aménagement des étages E et F, complété par les deux derniers étages des corps de bâtiment surélevés et par de grands entrepôts de livres dans deux des sous-sols des bâtiments accessoires dans les cours nord et sud, a permis de moderniser et d'agrandir la bibliothèque principale de l'EPF.

Ainsi, on a contribué de façon importante à surmonter deux obstacles au développement de l'Ecole polytechnique, le manque d'auditoires, presque catastrophique il y a deux ans, et l'adaptation aux exigences et aux besoins toujours accrus de la bibliothèque principale, indispensable à l'enseignement et à la recherche.

913 Au début du semestre d'hiver 1969/70, les quatre auditoires et la salle de dessin dans la cour sud ont pu être occupés; les nouveaux auditoires III-VI avaient pu déjà être mis successivement à disposition de l'enseignement au cours des deux années passées. On peut constater aujourd'hui avec satisfaction que l'aménagement des cours intérieures, indépendamment de son utilité matérielle indéniable, apporte, par sa forme et sa conception architecturale, un enrichissement au bâtiment principal.

5.2. Travaux d'aménagement Dans notre message du .9 juillet 1965, nous nous sommes longuement étendus, sous chiffre 2.2.3, sur la nécessité de travaux d'aménagement des locaux dans le bâtiment principal. Nous avions annoncé que des demandes de crédit supplémentaires seraient présentées pour les étapes postérieures.

Entretemps, les besoins ont en partie changé. Dans différentes sections et instituts, le manque de place a pris un caractère si aigu que des solutions transitoires ont dû être trouvées à court terme. Ainsi la location de deux étages du bâtiment provisoire du Globus adjacent au pont de la gare a permis le transfert d'un cours annuel de- la section d'architecture. Quelques instituts et branches administratives de l'EPF souffrant particulièrement de manque de place ont pu provisoirement être placés dans des immeubles privés aux alentours immédiats du bâtiment principal de l'EPF, La suite des travaux d'aménagement s'en est trouvée modifiée. Aujourd'hui, c'est l'adaptation des locaux de l'étage A (ancien sous-sol) aux besoins du service technique, du service du concierge et d'autres branches de service qui prime. Cet étage se prête fort bien au regroupement des services et il sera facile d'y accéder du dehors. Beaucoup de locaux situés au sous-sol et se prêtant mal à l'enseignement et à la recherche conviennent au contraire fort bien aux services qui ont besoin de beaucoup d'espace.

Ce projet ne pourra être réalisé qu'étape par étape: on a commencé par aménager quelques bureaux du service technique à l'étage A, côté Leonhardstrasse, tandis que le nouveau central téléphonique interne pour toute l'EPF a été installé à l'étage A également, au coin de la Tannenstrasse/Leonhardstrasse.

Dans les années à venir, les locaux de travail et installations suivants devront être aménagés à l'étage A : 5.2.1. Locaux du concierge: bureau du concierge et de son remplaçant. Central de surveillance et de commande des installations électriques et des installations de climatisation, infirmerie, bureau des objets trouvés, guichet d'information.

Ces locaux ont été prévus à proximité immédiate de l'entrée principale, côté Leonhardstrasse.

5.2.2. Locaux des services : les locaux des services suivants doivent être placés et aménagés de façon définitive : tous les services de distribution du matériel de bureau avec dépôt de papier, distribution postale avec locaux pour

914 le triage et la distribution, locaux pour la centrale de polycopie avec bureau pour les envois en masse. Un local pour l'entrepôt des marchandises entrant et sortant chaque jour.

Ce groupe de locaux aura une communication directe avec l'accès de la Künstlergasse, Un quai de chargement avec élévateur pour colis spéciaux sera établi. Au centre de ce groupe de locaux se trouvera le grand montecharge sud desservant tous les étages.

5.2.3. Devis (Prix d'avril 1969, indice 331,4/104 points) 1. Aménagement de locaux existant à l'étage A pour le service technique

Francs

Magasin de papier, local pour la distribution postale et les envois en masse, centrale de polycopie, locaux pour le concierge et la centrale du service technique interne Frais de construction

Francs

760 000

2. Travaux d'adaptation dans le bâtiment Panneaux d'orientation, cloisons de verre, inscriptions et verrouillage

190 000

3. Equipement d'exploitation Travaux d'adaptation et climatisation pour l'ordinateur-satellite Frais supplémentaires relatifs aux locaux sousjacents abritant les moteurs du groupe d'ascenseurs est

280 000

Aménagement cour nord, monte-charge pour les magasins

45 000

Installations électriques centrales, centrale d'alarme, horloges et avertisseurs d'incendie Installations de climatisation des locaux de la bibliothèque au-dessus de la verrière cour sud, frais supplémentaires d'une installation à deux canaux dépassant le minimum exigé par la police des constructions, studio du son compris 4. Imprévus et frais secondaires

1 010 000 230 000

.215 000

240 000 40 000

Total

2000000

915 B. EPF de Lausanne Agrandissement .de l'institut d'électrotechnique 1. Généralités

Les locaux de la première étape, d'un volume de 21 240 m3 et d'une surface utile d'environ 2900 m2, ont pu être entièrement occupés au début de 1965.

Ces nouveaux locaux bien aménagés ont donné satisfaction. Mais avec l'augmentation du nombre des étudiants et des collaborateurs, la place disponible par personne est devenue toujours plus petite. Le manque croissant de place a rendu nécessaire le déménagement des deux chaires de machines électriques et d'une partie de la chaire d'installations électriques dans des locaux provisoires qui ne suffisent malheureusement pas aux exigences actuelles de l'enseignement et de la recherche. Le manque de place est devenu encore plus critique à la suite de l'entrée en vigueur successive de nouveaux plans d'études et de la création d'un troisième cycle d'études. L'agrandissement prochain de l'institut d'électrotechnique, tel qu'il était prévu dans le projet cantonal de 1960, s'impose.

2. Description L'agrandissement comprend cinq étages qui sont dénommés pour des raisons topographiques: rez-de-chaussée, 1er, 2e, 3e et 4e sous-sol. Surface utile totale: 2000 m2 environ; volume: 14 000 m3 environ.

Rez-de-chaussée: 1er sous-sol: 2e sous-sol : 3e sous-sol: 4e sous-sol:

Construction :

Auditoire de 78 places, salles de séminaire, bibliothèque spécialisée et sept bureaux de professeurs, d'assistants et collaborateurs.

Locaux pour la recherche en électrométrie, une salle de séminaire et bureaux à usages divers.

Agrandissement de l'atelier, une salle de séminaire et huit bureaux.

Agrandissement de la cafétéria, onze bureaux.

Locaux d'essais pour machines électriques, climatisation.

Les locaux d'essais, avec dalle indépendante des fondations du bâtiment, sont particulièrement urgents, en raison des recherches en cours dans les domaines des moteurs linéaires, des phénomènes transitoires dans les machines synchrones et du comportement du matériel en enceinte climatique.

Béton armé, façade en aluminium et en acier. Cet ensemble forme une cage de Faraday protégeant les laboratoires des champs électromagnétiques perturbateurs. Les installations sanitaires et l'éclairage sont du type courant. Le chauffage est assuré par radiateurs.

916 3. Devis (Prix d'avril 1969, indice 331,4/104 points) Francs

  1. Travaux préparatoires Adaptation aux bâtiments existants Adaptation au réseau de conduites existant Analyses géotechniques Enceinte de la fouille et divers Installations générales de chantier Honoraires 2. Coût du bâtiment.

Terrassements Gros oeuvre I Gros oeuvre II Installations électriques Chauffage, ventilation Installations sanitaires Aménagement intérieur I Aménagement intérieur II Honoraires

167 500 49 000 40 000 25 000 31 000 5 000 17 500 3 407 500 186 000 952 000 461 000 258 000 113500 65 000 571 000 405 000 396 000

':

3. Equipement d'exploitation Gros oeuvre 1 Installations électriques Installations de chauffage Climatisation et ventilation ; Installations sanitaires Aménagement intérieur Honoraires 4. Aménagement extérieur

774 000 25 000 35 000 150 000 460 000 20 000 15 000 69 000 :

33 000

5. Frais secondaires

63 000

6. Imprévus 7. Ameublement Meubles, rideaux Appareils, instruments, petit inventaire

325 000 1 030 000 ....

Total

180 000 850 000

5 800 000

917

C. Laboratoire fédéral d'essai des matériaux pour l'industrie, la construction et les arts et métiers (EMFÂ), Dübendorf Crédit supplémentaire dû au renchérissement

Crédits accordés jusqu'ici : Arrêté fédéral du 6 décembre 1956: nouveaux bâtiments Arrêté fédéral du 10 mars 1966: bâtiment d'essais de résistance au feu (crédit supplémentaire)

Francs 62 500 000 2 650 000 65150000

er

L'évaluation des crédits du I août 1955 se basait sur un indice de 201,2 points. Au début des travaux, au printemps de 1958, l'indice atteignait déjà 231,2 points, il est monté dans la suite jusqu'en 1965 à 311,3 points et a atteint, en avril 1969, 331,4 points. Le renchérissement atteindrait donc, selon l'indice, environ 13,45 millions de francs.

Le 12 juillet 1966, la Direction des constructions a été autorisée à passer les contrats encore nécessaires, provisoirement jusqu'à concurrence d'un montant de 5 millions de francs.

Les travaux ont été poursuivis entretemps et achevés pour une grande partie. L'état des dépenses fait apparaître que les 5 millions accordés provisoirement suffiront pour les derniers travaux de finition.

Nous vous proposons donc d'accorder un crédit supplémentaire de 5 millions de francs pour faire face au renchérissement.

D. Crédit pour l'achat de terrains et d'immeubles 1. Rapport sur les achats d'immeubles à la charge du crédit global de 10 millions de francs

(accordé par l'AF du 12 décembre 1967) Ce crédit global a permis l'acquisition des objets suivants en 1968 et 1969 : Schmelzbergstr. 28 Démolition, en été 1970, pour faire place au nouveau bâtiment de laboratoires de la section IIIB. Utilisation actuelle : installations provisoires pour les chaires de mathématiques appliquées, de sciences économiques agricoles et d'économie rurale.

Clausiusstr. 33 Installations provisoires pour l'institut de construction de routes, la chaire de chimie de l'ingénieur civil, l'enseignement touchant l'aménagement urbain des eaux et l'Association des ingénieurs diplômés, Nelkenstr. 11 Installations provisoires pour l'institut de recherche dans le domaine du bâtiment, l'institut de théorie et d'histoire de l'architecture, les chaires de droit ainsi que le service de presse et d'information de l'EPF.

918

Haldeneggsteig 4

Installations provisoires pour les chaires de sciences appliquées relatives aux ordinateurs ainsi que pour les chaires et postes d'assistants en mathématiques, l'Association internationale pour la construction de ponts et le bâtiment et l'institut de géodésie et de photogrammétrie.

Universitätsstr. 19 Installations provisoires pour la chaire du génie forestier, le laboratoire de biométrie ainsi que pour différentes associations estudiantines de section.

Weinberg-/Hochfarbstr. Nouveau bâtiment pour l'institut d'aménagement du territoire.

Ekkehardstr, 6 «Studentenheim»: chambres pour le personnel.

Turnerstr. 21 «Studentenheim»: chambres pour le personnel, Alp Weissenstein, Alpage de la station d'essais de zootechnie.

Preda (GR) La somme d'achat pour tous les objets, frais de mutation compris, s'est élevée à environ neuf millions de francs. Le reste de la somme suffira probablement pour l'achat de l'immeuble situé à la Sonneggstrasse 33. Les immeubles à la Nelkenstrasse 11, l'Ekkehardstrasse 6 et la Turnerstrasse 21 serviront comme biens d'échange lors d'acquisitions futures dans le secteur de développement.

2. Nouveau crédit global

Pour l'acquisition d'immeubles, des crédits d'un montant total supputé à 25 millions de francs vont être nécessaires dans les années à venir.

1er degré d'urgence

Clausiusstr. 45,47,49 et 51 Terrain à bâtir pour le projet d'agrandissement, côté nord, du centre de calcul.

Jardin de l'asile des vieil- Terrain à bâtir pour le nouveau restaurant unilards de la Leonhardstrasse versitaire.

2e degré d'urgence

Les immeubles dans le secteur de développement entre la Weinbergstrasse et l'Universitätsstrasse, qui devront être acquis à long terme, représentent une surface de 30 000 m2. En admettant un prix par m3 de 1500 francs (bâtiments compris), on en arrive à des besoins supputés à 45 millions de francs. Pour les années à venir, on devrait pouvoir disposer d'un tiers de cette somme environ.

Il nous appartiendra de décider de l'emploi de ce crédit global. Le compte d'Etat renseignera dans chaque cas sur sa mise à contribution. S'il le faut, on pourra également y recourir pour financer des achats urgents de terrains en faveur de l'EPF de Lausanne.

919

3. Crédit supplémentaire pour l'achat de terrain au Honggerberg Par arrêté du 3 juin 1959 (message du 6 février 1959), vous avez accordé un crédit da 35,5 millions de francs pour l'acquisition de 459 869 m2 de terrain au Honggerberg. A cette époque, 287 869 m2 seulement, achetés pour 21 854 587 francs, étaient la propriété de la Confédération. On se proposait d'acquérir les quelque 172 000 m2 qui restaient à un prix moyen de 78 francs le m3.

Des obstacles imprévus ont toutefois surgi. Si l'on n'a dû recourir que dans un cas à l'expropriation de biens privés, l'acquisition n'a été possible, dans la plupart des autres cas, qu'au prix de contrats d'échange. Pour ces échanges, il a fallu d'abord trouver et acquérir du terrain en dehors du secteur de l'EPF.

La ville de Zurich, elle aussi, n'a consenti jusqu'ici à céder du terrain que sur la base d'échanges adéquats, ne portant chaque fois que sur les besoins de terrain les plus urgents. En 1969 et 1967, deux contrats d'échange d'une certaine importance ont pu être conclus avec la ville de Zurich. En 1965, un contrat de vente et d'échange a pu être passé avec cinq des sept propriétaires fonciers restants. En outre, il a également été nécessaire d'acheter du terrain qui devra être utilisé plus tard pour l'aménagement des routes d'accès.

Depuis 1959, le prix du terrain a sensiblement augmenté au Honggerberg.

Le crédit accordé en 1959 ne suffit de loin pas à l'acquisition des terrains restants. 89 300 m3 environ doivent encore être achetés à la ville de Zurich et 3840 m2 environ à un propriétaire privé. Le crédit supplémentaire nécessaire s'élève à 11 500 000 francs.

4. Laboratoire fédéral d'essai des matériaux pour l'industrie, la construction et les arts et métiers, département C, à Saint-Gall Le manque de place au département C de l'EMPA, à Saint-Gall, est aigu.

On essaie, depuis plusieurs années, d'acquérir les terrains attenants. L'achat de ces terrains est devenu nécessaire parce que la possibilité de construire un bâtiment d'agrandissement sur le terrain appartenant à la Confédération, à l'ouest du bâtiment de l'EMPA, a été mise en question par des projets routiers de la ville.

; Le 6 juin 1969, le service des immeubles de l'Administration fédérale des finances est parvenu à passer un contrat avec le propriétaire de l'immeuble attenant, à l'est, n° de cadastre 31.15, Teufenerstrasse 20, après que celui-ci eut pu, à la suite de longues démarches, trouver un terrain pour réaliser ses plans de construction. Le terrain et l'immeuble presque centenaire peuvent être acquis pour la somme de 1,5 millions de francs, envisagée il y a quelques années déjà.

Pour un terrain de 1050 m2, cela fait 1428 francs le m2, ce qui peut être considéré comme avantageux. Ces dernières années, on a dû payer, à Saint-Gall, des prix sensiblement plus élevés lors de l'acquisition de biens-fonds dont la situation était semblable. La conclusion du contrat d'achat de l'immeuble de la Teufenerstrasse 20 (n° de cadastre 3115) devait avoir lieu, selon entente, en juillet 1969 et le prix versé en septembre de la même année, On'pourra prendre

920 possession de l'immeuble le 1er janvier 1971 seulement, parce que le propriétaire actuel utilise encore les locaux jusqu'à l'achèvement de son nouveau bâtiment.

L'achat de l'immeuble entraîne les frais suivants : Francs Prix d'achat (bâtiment compris) pour 1050 m2, n° de cadastre 3115 Participation aux droits de mutation et aux frais d'inscription ...

Démolition du vieux bâtiment

1 500 000 30 000 70 000

Crédit d'ouvrage

1 600 000

L'ancien propriétaire a pris l'impôt sur les gains immobiliers à sa charge.

En vue d'arrondir la propriété sise dans le triangle formé par le Teufenerstrasse et la Unterstrasse, à Saint-Gall, des pourparlers vont être entamés sans tarder avec la propriétaire au sujet de l'achat du terrain dont on a encore besoin, numéro de cadastre 3113, L'acquisition des deux terrains est une mesure de prévoyance; le but est de s'assurer le terrain en vue d'un agrandissement éventuel du département C de l'EMPA.

E. Crédit global pour la planification et l'élaboration de projets 1. Mode de procéder actuel Actuellement, les crédits nécessités pour la planification et l'établissement de grands projets de construction sont compris dans la mesure du possible dans les budgets annuels. Dans les cas urgents, on s'efforce d'obtenir un crédit supplémentaire.

2. Désavantage du système actuel

2,1. Le cadre rigide du budget Très souvent, lors de l'établissement du budget, la Direction des constructions fédérales connaît déjà les obligations financières qu'entraîné l'élaboration de certains projets de construction. Toutefois, dans nombre de cas, le montant de la dépense ne peut être calculé, parce que la liste des locaux et le cubage du bâtiment projeté ne sont pas encore connus. Ainsi, lors de projets de construction urgents - au nombre desquels il faut surtout compter ceux qui ont trait à des bâtiments destinés à l'enseignement et à la recherche -, force est de demander, par la voie d'un srédit supplémentaire, des montants qui auraient dû être compris dans le crédit principal.

2.2. Les deux étapes de l'élaboration de projets II arrive de plus en plus fréquemment qu'il faille procéder à des examens préalables parfois très étendus avant de pouvoir établir les bases nécessaires à l'établissement du projet proprement dit. Ceci a pour conséquence que les crédits doivent être demandés en deux fois, si l'on veut les calculer avec plus ou moins de précision. Dans la première étape, on ne peut qu'évaluer les frais pour

921 les examens préliminaires, par exemple l'ouverture d'un concours ou des mandats donnés à un ou plusieurs architectes. Ce n'est que sur la base d'un avantprojet issu de ces examens préliminaires que le crédit nécessaire a l'élaboration des projets pourra être calculé avec quelque précision dans la deuxième étape.

Donnons quelques exemples : la cité universitaire au Hönggerberg, le laboratoire hydrobiologique de l'EAWAG, à Kastanienbaum, le plan d'ensemble de l'EPF du centre et de l'EPF au Hönggerberg, les nouveaux bâtiments de l'EPF de Lausanne, à Dorigny, et le nouveau bâtiment de l'institut d'électrotechnique de l'EPF de Lausanne. A ces projets en cours vont s'ajouter d'autres projets de construction, pour lesquels les listes de locaux sont en voie d'élaboration, de sorte que les frais d'élaboration des projets ne peuvent pas encore être calculés.

Citons parmi ceux-ci la construction sur l'ancien terrain de l'EMPA, l'agrandissement du domaine agricole d'essais du Rossberg, près de Kemptthal, la construction d'une station d'essais de production végétale et l'agrandissement de la Station d'écologie alpine, à Zuoz, 2.3. L'accroissement constant des frais d'élaboration des projets de construction Les frais causés par l'établissement des projets de construction relatifs à de grands bâtiments posant des problèmes complexes ont sensiblement augmenté ces derniers temps, d'abord parce qu'il faut confier des études approfondies à des ingénieurs spécialisés dans la phase des avant-projets, ensuite parce que les dimensions et le coût des objets sont devenus plus grands. Ajoutons qu'en raison du nouveau tarif des honoraires des architectes et des ingénieurs, entré en vigueur en juin 1969, l'exécution d'avant-projets, de projets et de devis doit être mieux rétribuée. Des calculs exécutés à l'occasion de l'établissement du présent message ont montré que les frais qu'entraînent ces prestations atteignent 2 à 4 pour cent du total prévisible des frais de construction lorsqu'il s'agit de bâtiments pour l'enseignement ou la recherche. C'est dire que, selon le système actuel, le crédit qu'exigé l'élaboration des projets pour un bâtiment de 25 à 30 millions de francs (env. 900 000 à 1 200 000 fr.) devrait vous être demandé avec un message à l'appui, une solution qui serait trop compliquée, 3. Propositions pour une réglementation plus flexible

On pourrait supprimer les désavantages décrits ci-dessus en ouvrant des crédits d'ouvrage assez importants pour des études et l'élaboration de projets, lorsqu'il s'agit de projets de construction intéressant les Ecoles polytechniques fédérales ainsi que les établissements et instituts qui leur sont rattachés, lesquels exigent, en règle générale, des études techniques approfondies et un important travail d'élaboration de projets. Les conditions pour l'octroi de tels crédits nous semblent aussi bien remplies ici que dans le cas de constructions militaires, pour lesquelles un crédit global de 3 millions de francs a été accordé en dernier lieu par l'arrêté fédéral du 3 octobre 1967 (message du 23 décembre 1966) pour l'élaboration de projets. Vu l'importance du volume des constructions à projeter, nous considérons un montant global de 7,5 millions de francs

922

-

comme approprié. L'accord de l'Administration fédérale des finances serait requis pour l'utilisation de montants partiels de plus de 200 000 francs.

F. Récapitulation des crédits demandés 1. EPF de Zurich

1.1. Nouveaux bâtiments pour les instituts d'enseignement et de recherche des sections du génie civil ainsi.que du génie rural et de la topographie, y compris les installations centrales de l'école . . . ; ·...

Francs 142 230 000

1.2. Agrandissement de la centrale d'énergie pour l'alimentation des nouveaux bâtiments des sections II et Vili

10 670 000

1.3. Climatisation et découplage du réseau de l'installation d'ordinateurs pour le RZ-1

1 100 000

1.4. Nouveau restaurant universitaire et salle à usages multiples

25 110 000

1.5. Aménagement du trafic, accès du bâtiment principal

5 335 000

1.6. Travaux d'adaptation dans le bâtiment principal

2 000 000

2. EPF de Lausanne

Agrandissement de l'institut d'électrotechnique

5 800 000

3. Laboratoire fédéral d'essai des matériaux, Dubendorf

Crédit supplémentaire pour faire face au renchérissement.

5 000 000

4. Achat de terrains et d'immeubles

4.1. Acquisition d'immeubles dans l'intérêt du développement futur des écoles polytechniques fédérales

25 000 000

4.2. Acquisition de terrains au Hönggerberg

11 500 000

4.3. Acquisition des immeubles à la Teufenerstrasse, à SaintGall, pour la section principale C du Laboratoire fédéral d'essai des matériaux

2 300 000

Crédit global

7 500 000 Total

243 545 000

923 C. Projets en préparation Le développement de l'EPF de Lausanne, à Dorigny, rendra probablement la rédaction d'un nouveau message nécessaire d'ici deux ans. On envisage d'inclure dans ce message d'autres projets de construction en préparation concernant l'EPF de Zurich et les établissements qui lui sont rattachés. Il s'agit surtout des projets suivants : EPFde Zurich: - agrandissement de l'atelier central au Hönggerberg; - agrandissement des bâtiments de l'agriculture et des sciences forestières, transformations ; - nouveaux bâtiments pout le centre de calcul, 2e étape; - agrandissement de la section d'électrotechnique, modification du projet; - aménagements supplémentaires dans le bâtiment principal ; - centre de parcage du Rämihof ; - aménagement du trafic à l'EPF du centre; - construction sur l'ancien emplacement du Laboratoire fédéral d'essai des matériaux (EMPA) ; - agrandissement des domaines d'essais agricoles du Rossberg, commune de Kemptthal; - construction d'une station d'essais de l'institut de production végétale dans la commune d'Eschikon (ZH) ; - agrandissement de la station d'écologie alpine de Zuoz ; - cité universitaire, Etablissements rattachés: Laboratoire fédéral d'essai des matériaux, Dübendorf: - agrandissement du bâtiment d'acoustique.

Institut fédéral de recherches en matière de réacteurs, Wurettltngen : - agrandissement du bâtiment de la cantine; - construction d'un bâtiment de décontamination.

Institut fédéral pour l'aménagement, l'épuration et la protection des eaux: - agrandissement du laboratoire hydrobiologique de Kastanienbaum.

H, Conséquences financières et répercussions sur le personnel 1. Généralités Sur le plan des finances, du personnel et de la construction, les répercussions du présent message, ainsi que des messages passés et futurs, dépendent

924

dans une large mesure de la question de savoir dans quels délais les objectifs de la planification de l'EPF de Zurich - 8000 étudiants réguliers ainsi que 2000 candidats au doctorat et étudiants du 3e cycle, 6000 étudiants à l'EPF de Lausanne - peuvent et doivent être réalisés. D'autre part, le développement de la science et de la technique est d'une importance égale. Dans ces conditions, il est très difficile d'établir des pronostics sûrs quant aux dépenses probables de l'EPF de Zurich pour la construction, le personne] et l'exploitation. A longue échéance, toutes les sections des Ecoles polytechniques de Lausanne et de Zurich devront être équipées de locaux, de personnel et d'appareils de façon, à pouvoir remplir leurs tâches le mieux possible dans les domaines de renseignement et de la recherche, et ce dans l'intérêt de l'économie suisse. Les deux EPF jouissent depuis toujours d'un grand prestige dans le monde entier. Afin de conserver leur renom, elles ont besoin de chercheurs et d'enseignants éminents qu'elles ne peuvent avoir que si elles sont à même do leur offrir des conditions de travail - locaux, personnel,finances- satisfaisantes.

2. Investissements pour la construction

Les crédits d'ouvrage demandés dans ce message s'élèvent à 243 545 000 francs. Pour réaliser les projets de construction de l'EPF de Zurich et des instituts qui lui sont rattachés, on dispose actuellement, selon le plan financier, d'environ 100 millions de francs par année. En supposant que les travaux de construction projetés ou en voie de construction puissent être achevés d'ici à 1976 environ, on obtient le plan de financement de la page suivante pour les dépenses de construction.

3. Répercussions sur le personnel

Le 27 juin 1969, le Conseil de l'école nous a soumis un plan détaillé d'emploi du personnel pour les années 1970 à 1975. Pour fixer le besoin de personnel jusqu'en 1975, on se base sur les facteurs suivants: 3.1. L'estimation du nombre des étudiants (étudiants réguliers jusqu'au diplôme, candidats au doctorat et auditeurs des semestres supérieurs, étudiants du 3e cycle) forme la base pour l'évaluation des besoins de professeurs et d'assistants.

3.2. Sur la base de valeurs indicatives fournies par des recherches faites en Suisse et à l'étranger, la relation «professeurs/étudiants» devrait être portée à 1:20 à l'EPF de Zurich d'ici à 1975 (1:31 pendant l'année universitaire 1967/68) et à 1:17 à l'EPF de Lausanne (1:21 actuellement).

3.3. Pour pouvoir suivre consciencieusement les étudiants, il doit y avoir en moyenne trois assistants par professeur.

3.4. Pour le personnel de service dans l'enseignement et la recherche, il n'est guère possible de prévoir exactement les besoins supplémentaires. En sus d'un taux d'augmentation normal, il faut surtout tenir compte de la dotation de personnel nécessaire pour les nouveaux domaines de la recherche

I

Plan de financement Total Dépenses jusqu'en 1966 1967

^

Mio Fr.

t

/. EPF de Zurich 1 . Crédits accordés 1.1, Centre 1 2 Hönggerberg 2. Message 1970 2 1 Centre 2 2. Höoggerberg 3. Crédits pour l'élaboration de projets1^ Total EPF de Zurich a>

284,4

1976

1977

1978 plus lard

234 30,1 37,5 31,3 33,8 32^9 29,0 21 1 21 3 234 257 2l 8 18 1 139

38,0 107

12,5 71

5,0 40

0,8 15

17,7

59 8 3 78 7 5 7 5 7,5 5 6 2 5 30 11 5 160 23,5 23,0 28,0 26,0 20,2 13,2

2,8

4,0

fil. Etablissements annexes 1 Crédits accordés 2. Message 1970 toial établissements annexes .

141,6 73 148,9

1970

1972

1973

1 0 1 0 1,0 1,0 37,6 44,5 51,4 67,0 75,4 80,9 83,3 74,4 64,2 53,1 34,8 18,0

5,8

77,0

1971

31

798,1 93,0

3,5 93

y. Total final®

18 S i<> 1

1975

1969

58 5 164,4

//. EPF de Lausanne 1 Message 1970 . . . . . . . .

2. Crédits pour l'élaboration de projets ...

Total EPF de Lausanne

IV. Devis

11,6

2868 81 4

1974

1968

1 5 15

7,5 2,1 9,6

2,0

3,0

0,8

2,0 40

30

08

20,5

7 i 184 166 277 30,4 22,3 11,2 1 <ï 0 8 01 2 8 9,0 19,2 16,7 30,5 30,4 22,3 11,2 4,6

4,6

1033,3 102,6 51,2 68,3

7,0

7,5

7,5

72,7 104,7 116,3 112,7 102,3

81,9

71,7

4,6

5,7

6,5

6,5

!> Comprend également des crédits pour les projets des établissements annexes 1) Un montant de 16,8 millions de francs pourra probablement être économisé sur la somme totale

7,5

7,5

7,5

60,6 42,3 25,5

20,5

«

926

3.5.

3.6.

3.7.

3.8.

et les nouvelles chaires, ainsi que de l'agrandissement des secrétariats des sections. Le taux d'augmentation annuel ne devrait pas être inférieur à 10 pour cent.

L'effectif du personnel administratif et des services (centre de calcul et traitement de l'information, bibliothèques, service technique, service intérieur) est déterminé avant tout par le nombre total des étudiants, des assistants, des professeurs et du personnel de la recherche. Le taux d'augmentation de cette catégorie de personnel ne devrait pas non plus être inférieur à 10 pour cent.

Les réductions faites ces dernières années aux demandes de personnel se traduisent surtout par un besoin supplémentaire de personnel administratif, de personnel des services et de personnel de la recherche, dont il faut dûment tenir compte dans la planification des effectifs.

L'augmentation du personnel est limitée par la place disponible et, en outre, par la planification financière de la Confédération, Les augmentations de personnel désirées tiennent compte raisonnablement de ces deux facteurs décisifs. Elles sont adaptées aux étapes de développement dans la mesure où celles-ci devraient être réalisées d'ici à 1975 selon des messages approuvés ou en préparation; elles prennent en outre en considération les objectifs et les taux de croissance fixés dans le cadre de la planification financière.

Pour les années à venir, la situation se présente donc comme il suit: en moyenne, l'effectif autorisé pour FEPF de Zurich était, en 1969, de 216 professeurs, 674 assistants et 1071 employés. Jusqu'en 1975, cet effectif devrait atteindre 375 professeurs, 1200 assistants et 1895 employés.

A la fin de l'année 1969, l'EPF de Lausanne comptait 61 professeurs, 174 assistants et 237 employés. Les chiffres de 107 professeurs, 321 assistants et 630 employés devraient être atteints en 1975. Cette augmentation du personnel devrait s'effectuer progressivement.

4. Répercussions financières Les facteurs déterminant les dépenses courantes de l'enseignement et de la recherche ainsi que des services généraux sont : le nombre des étudiants, des professeurs, des assistants et des collaborateurs de toutes les catégories ; l'agrandissement des locaux, la durée des études et les formes de l'enseignement ainsi que l'évolution de la science et de la technique, c'est-à-dire des facteurs qui, vu les nombreuses inconnues, ne peuvent être estimés que très difficilement pour une planification à moyen terme et, à plus forte raison, pour une planification à long terme. Des indications plus ou moins exactes sur les besoins financiers probables ne peuvent être faites que pour les années budgétaires 1970 et 1971. Il faut remarquer surtout à cet égard que les moyens mis à disposition de l'enseignement et de la recherche dans le passé ont été tout juste suffisants, raison pour laquelle on n'a pas pii tenir dûment compte du développement toujours plus rapide de la science et de la technique. La recherche

927

scientifique moderne n'est possible qu'avec des appareils très modernes et un personnel suffisant. D'après les estimations du Conseil de l'école, des crédits de l'ordre suivant (en milliers de francs) seront nécessaires en 1970 et en 1971, sans compter les frais de personnel et le traitement du corps enseignant : Crédit

EPF de Zurich Enseignement et recherche Service intérieur, personnel auxiliaire, frais d'exploitation Dépenses administratives, remboursement de frais, commission de planification, service de presse et d'information Ameublement et installations Bibliothèque principale Autres crédits Total des dépenses Crédit

Budget 1970

Compte 1969

Estimation 1971

En milliers de francs

18238

22000

24000

3 985

4185

4630

536 1004 1 149 1 646

680 980 1 700 1 787

1050 1 700 1 953

26558

31 332

34053

Compte 1969

Budget 1970

EPF de Lausanne

720

Estimation 1971

En milliers de francs

Enseignement et recherche Service intérieur, personnel auxiliaire, frais d'exploitation Dépenses administratives Ameublement et installations Bibliothèque principale Autres crédits

4 242

5 600

7 000

700 67 93 130 338

1030 189 445 250 584

1435 259 552 292 412

Total des dépenses

5570

8098

9950

En ce qui concerne l'évolution ultérieure des dépenses, des pronostics sûrs ne peuvent être établis pour les raisons indiquées. Jusqu'à l'aménagement complet de l'école, il faut toutefois compter chaque année avec des dépenses supplémentaires par rapport au montant de l'année précédente.

I. Effets d'ordre conjoncturel On peut se demander, comme pour tous les autres projets de construction et d'acquisition de terrains ou de matériel, s'il se justifie, en raison de ses effets

928

d'ordre conjoncturel, de vous soumettre ce projet d'arrêté! Il est d'autant plus indiqué d'examiner la question que les projets de construction en cause ne seront pratiquement exécutés que dans des régions où la situation est particulièrement critique dans le domaine de la construction sur le plan de la demande et quant à la capacité des entreprises. Pour permettre de réduire le plus possible les effets des goulets d'étranglement prévisibles, nous avons diminué, par décision préalable, d'environ un quart les crédits demandés et avons ramené ceux-ci de 332,7 millions à 243,5 millions de francs. De la sorte, il sera mieux possible d'adapter les besoins financiers annuels, provoqués par l'exécution du programme de construction qui vous est soumis, aux chiffres fixés par la planification à long terme des finances de la Confédération. Ainsi, l'aménagement des deux Ecoles polytechniques fédérales n'entraînera pas de gonflement du volume des travaux de construction. Sans doute ne faut-il pas perdre de vue que les projets annoncés ne pourront guère être mis à exécution à brève échéance en raison de l'importance des travaux déjà mis en chantier. A titre de mesure supplémentaire dé caractère conjoncturel, nous prévoyons, comme pour d'autres projets, une réserve expresse concernant la mise en chantier des travaux de construction. Après avoir été accordés, les crédits resteront temporairement bloqués. Ils ne seront libérés que par décision du Département fédéral des finances et des douanes, et cela de concert avec le Délégué aux questions conjoncturelles. De la sorte, il sera possible, pour chaque projet, de tenir compte des conditions existant au moment voulu et d'assurer une exécution des travaux suffisamment étalée dans le temps, de manière à ne pas mettre excessivement à contribution la capacité des entreprises.

K. Constitutionnalité du projet Le présent message se fonde sur l'article 27 de la constitution.

L. Avis du Conseil suisse de la science Le Conseil suisse de la science approuve les objectifs de la planification tels qu'ils sont exposés dans le présent message.

M. Classement de postulats L'octroi des crédits pour l'agrandissement de la section du génie civil de l'EPF de Zurich (cf. chap. II/l) répond au postulat nq 9711 du Conseil des Etats du 3 octobre 1967 concernant de nouveaux locaux pour la section du génie civil, et au postulat n° 9711 du Conseil national du 12 décembre 1967 concernant l'agrandissement de l'EPF de Zurich. Nous vous proposons de classer ces deux postulats.

929

Vu ce qui précède, nous avons l'honneur de vous recommander d'adopter le projet d'arrêté qui suit.

Veuillez agréer, Monsieur le Président et Messieurs, l'assurance de notre haute considération.

Berne, le 6 mai 1970

ä

Au nom du Conseil fédéral suisse: Le président de la Confédération, Tschudi Le chancelier de la Confédération, Huber

930 (Projet)

Arrêté fédéral concernant l'agrandissement des Ecoles polytechniques fédérales ainsi que des établissements qui leur sont rattachés L'Assemblée fédérale de la Confédération suisse, vu l'article 27 de la constitution ; vii le message du Conseil fédéral du 6 mai 1970, arrête: Article premier 1

Les projets de construction, les acquisitions d'immeubles et les demandes de crédits supplémentaires proposés dans le message du 6 mai 1970 sont approuvés.

2 Les crédits d'ensemble suivants sont accordés pour un montant total de 243 545 000 francs, à savoir: Francs a. Projets de construction selon la liste des objets figurant dans l'appendice I 191 145 000 b. Acquisition d'immeubles et établissement de projets selon la liste des objets figurant dans l'appendice II 46 300 000 c. Demandes de crédits supplémentaires selon la liste des objets figurant dans l'appendice III 6 100 000

Art. 2 Le Conseil fédéral est autorisé à procéder à des déplacements de peu d'importance entre les différents crédits d'ouvrage, dans le cadre du crédit d'ensemble prévu à l'article premier, 2e alinéa, lettre a. Il dispose en outre du crédit global de 25 millions de francs compris dans le crédit d'ensemble prévu selon l'article premier, 2e alinéa, lettre b.

2 Les crédits annuels de paiement seront inscrits au budget.

1

Art. 3 Les différents crédits d'ouvrage compris dans le crédit d'ensemble prévu par l'article premier, 2e alinéa, lettre a, sont bloqués. Le Département fédéral des finances et des douanes décide, avec l'accord du Délégué aux questions conjoncturelles, de leur mise à disposition.

Art. 4 Le présent arrêté, qui n'est pas de portée générale, entre immédiatement en vigueur.

2 Le Conseil fédéral est chargé de son exécution.

1

931 Appendice I

Liste des projets de construction 1. EPF Zurich a. Nouveaux bâtiments des instituts d'enseignement et de recherche des sections du génie civil ainsi que du génie rural et de la topographie, y compris les installations centrales de l'école b. Agrandissement de la centrale d'énergie pour l'alimentation des nouveaux bâtiments des sections II et VEII c. Nouveau restaurant universitaire et salle à usages multiples :...'

d. Aménagement de l'accès au bâtiment principal e. Travaux d'aménagement des locaux dans le bâtiment principal ...., 2. EPF Lausanne Agrandissement de l'institut d'électrotechnique

Crédita d'ouvrage

Francs 142 230 000 10 670 000 25 110000 5 335 000 2 000 000

5 800 000

Appendice II Liste des acquisitions d'immeubles projetées et des travaux d'établissement de projets

  1. Crédit global pour l'acquisition d'immeubles en vue de constituer des réserves de terrains dans les secteurs intéressant les EPF de Zurich et de Lausanne

Francs 25 000 000 (Crédit global)

2. Acquisition de terrains pour le département principal C de l'EMPA

2 300 000 (Crédit d'ouvrage)

3. Acquisition de terrain au Hönggerberg. Arrêté fédéral du 3 juin 1959 (FF 1959 I 1585) Crédit d'ouvrage

Crédit supplémentaire

Nouveau crédit d'ouvrage

35 500 000 11 500 000 4. Crédit pour l'établissement de projets relatifs à l'agrandissement des deux écoles polytechniques ainsi que des établissements rattachés

47 000 000

7 500 000 (Crédit d'ouvrage)

932 Appendice HI Liste des demandes de crédits supplémentaires 1. EPF Zurich, centre de calcul I (climatisation et découplage du réseau de l'installation d'ordinateurs). Arrêté fédéral du 3 juin 1964 (FF 1964 I 1262) Crédit d*ouvrage

Crédit supplémentaire

12 998 000

1 100 000

Francs Nouveaji crédit d'ouvrage

14 098 000

2. EMPA Dubendorf, nouveaux bâtiments. Arrêté fédéral du 6 décembre 1956 (FF 1956 II 1066) et arrêté fédéral du 10 mars 1966 (FF 1966 I 594) dédit d'ouvrage

Crédit supplémentaire

65150000

5000000

Nouveau crédit d'ouvrage

70150000

933

Initiative populaire tendant à donner une nouvelle teneur à l'article 34^uater de la constitution fédérale (Initiative interpartis sur l'AVS)

Aboutissement Au vu du rapport du Bureau fédéral de statistique du 1er mai 1970 sur les résultats de l'examen des listes de signatures déposées le 13 avril 1970 à l'appui de 1'« initiative populaire fédérale pour un régime moderne de prévoyance vieillesse, survivants et invalidité», il est décidé: 1. L'initiative populaire tendant à donner une nouvelle teneur àl'article 34«aa(er de la constitution fédérale (institution d'un régime moderne de prévoyance vieillesse, survivants et invalidité), qui a été présentée sous la forme d'un projet rédigé de toutes pièces, a abouti, le chiffre de 50 000 signatures valables exigées par l'article 121, 2e alinéa, de la constitution fédérale, ayant été atteint.

2. Sur 150281 signatures, 139 131 sont valables.

3. Ces résultats seront communiqués au Comité interpartis pour une prévoyance vieillesse moderne, Bahnhofstrasse 8, 5000 Aarau, et publiés dans la Feuille fédérale.

Berne, le 6 mai 1970 Chancellerie fédérale suisse: 1

Le chancelier de la Confédération, Huber

934

Initiative interpartis sur l'AVS

Cantons

Signatures valables

Zurich Berne Lucerne Uri Schwyz Unterwald-le-Haut Unterwald-le-Bas Glaris Zoug Fribourg Soleure Baie-Ville Baie-Campagne Schaffhouse Appenzell Rh.-Ext Appenzell Rh.-Int Saint-Gall Grisons Argovie Thurgovie Tessin Vaud Valais Neuchâtel Genève

28 574 25 959 12 234 897 2 724 779 709 804 1 943 2 950 6 170 3 477 3 558 1 438 635 259 9 668 4 029 11 557 3 301 5 644 3201 3 118 1 956 3 547 Total

19241

139131

935

Complément

Arrêté fédéral concernant le crédit pour l'acquisition d'antiquités nationales

(FF 1970 I 540)

L'article 3, 1er alinéa, est complété comme il suit: ,, Le présent arrêté, qui n'est pas de portée générale, entre en vigueur le 1er avril 1970.

1

Berne, le 6 avril 1970 Chancellerie fédérale 19233

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

Message du Conseil fédéral à l'Assemblée fédérale concernant l'agrandissement des Ecoles polytechniques fédérales et des établissements qui leur sont rattachés (Du 6 mai 1970)

In

Bundesblatt

Dans

Feuille fédérale

In

Foglio federale

Jahr

1970

Année Anno Band

1

Volume Volume Heft

20

Cahier Numero Geschäftsnummer

10565

Numéro d'affaire Numero dell'oggetto Datum

22.05.1970

Date Data Seite

868-935

Page Pagina Ref. No

10 099 482

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