# S T #

FEUILLE FEDERALE SUISSE

XVIIIe ANNEE. VOLUME I.

N° 23.

MERCRDI, 30 mai 1866.

Abonnement p'ar année (franco de port dans tonte la Suisse) 4 francs.

Prix d'insertion: 15 cent, la ligne.--Les insertions doivent être transmises franco à l'expédition. -- Imprimerie et expédition de C.-J. Wyss, à Berne.

# S T #

RAPPORT présenté

à la haute Assemblée fédérale par le Conseil fédéral suisse sur sa gestion pendant Tannée 1865.

Département militaire.

Indépendamment de l'expédition des affaires ordinaires, le Département militaire a eu à s'occuper en 1865, de l'exécution d'une série d'importants décrets votés par l'Assemblée fédérale, tels que la transformation du matériel d'artillerie, l'introduction d'un nouveau fusil d'infanterie, la construction des routes alpestres et de la caserne de Thoune, essais sur les armes se chargeant par la culasse, etc. Il sera parlé en temps et lieu dans le cours de ce rapport de ce qui a été fait pour chacun de ces décrets.

I. Lois, ordonnances et règlements.

Il n'a été rendu dans le cours de cette année qu'une loi militaire : Loi fédérale concernant l'établissement d'un Bureau fédéral d'état-major du 13 novembre 1865 (Eecueil des lois VIII, 559).

Les Conseil fédéral a pris les arrêtés suivants : Feuille fédérale suisse. Année XYI11. Vol. 1.

58

898

  1. Ordonnance sur l'escrime du sabre, du 15 février, envoyée aux Cantons pour l'instruction des contingents.
  2. Eèglement sur la promotion des sous-officiers d'artillerie au grade d'officier, du 20 mars 1865 (Recueil officiel VIII, 380).

Ce règlement a eu pour but de faciliter Ta promotion des sousofficiers sans passer par le système des aspirants.

3. Il a été pris des dispositions pour de nouvelles éditions'des règlements d'exercice suivants : a. Ecole de bataillon et de brigade, décision du 24 mars 1865, du Couseil fédéral.

&. Règlement d'exercice pour l'artillerie fédérale, et école de batterie et de brigade (arrêté du 18 août 1865).

c. Règlement d'exercice pour la cavalerie fédérale (arrêté du 27 février 1865).

4. Règlement spécial sur l'usage des chemins de fer pour transports militaires, du 15 septembre 1865.

Il n'existait jusqu'alors aucune instruction sur l'emploi de moyens de transports aussi importants que les chemins de fer, cette lacune vient d'être comblée.

5. Arrêté du Conseil fédéral sur l'indemnité de route attribuée au colonel de cavalerie, 10 novembre 1865 (Recueil VIII, 558).

Le changement apporté à l'arrêté existant a eu pour but de mettre le colonel de la cavalerie, quant aux indemnités de route, sur le même pied que les autres inspecteurs.

6. Instruction pour l'adjoint au Département militaire pour le personnel et instructeur en chef de l'infanterie, 13 décembre 1865 (VIII, 594).

L'institution d'un bureau d'état-major a permis de décharger l'adjoint du Département d'une partie de ses fonctions, notamment la préparation des plans de campagne; de môme, une partie de ce qui a rapport' au personnel a été réservée au Département.

7. Une instruction pour le chef du bureau d'état-major a été arrêtée le 22 décembre 1865, concordant avec celle du paragraphe ci-dessus et avec la loi sur la matière (VIII, 652).

En outre, le Département militaire a émis : 8. Une instruction pour donner aux troupes à cheval la connaissance du nouvel équipement de cheval : Nomenclature des diverses parties du dit équipement, avec une instruction pour brider, débrider, seller, desseller, paqueter et arranger l'équipement du cheval (6 janvier 1865).

9. Instruction pour la connaissance et le maniement du nouveau fusil d'infanterie. Ce supplément à l'instruction pour le tir a été nécessité par l'introduction du dit fusil.

10. Instruction sur l'emploi de la tente-abri, du 10 mai 1865.

Lois militaires cantonales.

Les lois et ordonnances suivantes ont été soumises dans le courant de l'année, à l'examen et à l'approbation du Conseil fédéral : 1. Une modification à quelques articles de- la loi sur l'organisation militaire de Baie-Ville, principalement en ce qui concerne l'armement de l'infanterie. Approuvée le 13 février (Recueil officiel VIII, 366).

2. Modification à quelques ai-ticles de la loi sur l'organisation militaire du Canton de Vaud, concernant en particulier les revues cantonales, approuvée le 27 février 1865 (Recueil offic. VIII, 372).

3. La nouvelle organisation militaire du Canton de Soleure a reçu notre approbation le 9 juin 1865 (Recueil off. Vili, 400).

4. La nouvelle organisation militaire du Canton d'Appeneéll jRli. Ext. a été approuvée de même le 5 septembre 1865 (Recueil off. Vili, 553).

5. La réorganisation militaire du demi Canton Unterwaldenle-Haut a aussi été approuvée, mais à la condition qu'il y aurait dans l'élite ainsi que dans la réserve un nombre de surnuméraires suffisant pour combler les vides qui s'y feraient sentir, et en outre que les exercices de tir au Stand, mentionnés dans la loi, ne remplaceront pas les exercices de tir prescrits par la loi fédérale (Arrêté du 9 octobre. Recueil off. Vili, 555).

II. Subdivisions et fonctionnaires de l'Administration militaire.

Les fonctions de l'adjoint au Département militaire, pour le personnel et l'instruction supérieure de l'infanterie, avaient été exercées dans le conrant de l'année, en partie par le Département militaire lui-même, en partie par quelques officiers supérieurs d'étatmajor, mais vers la fin de l'année l'occasion se présenta de repourvoir à cette place et M. le colonel fédéral Hoffstetter, jusqu'alors instructeur en chef du Canton de St. Gali, fut chargé de ces fonctions. L'activité que cet officier, si capable, a déployée, soit dans sa sphère d'action cantonale, soit dans les écoles ou exercices fédéraux auxquels il a été appelé, nous est un sûr garant de l'impulsion qu'il saura donner au service important qu'il doit diriger.

M. le lieut.-colonel Siegfried de Zofingue fut provisoirement nommé chef du bureau topographique lors de la translation de ce dernier à Berne.

Lorsque la loi sur l'organisation d'un bureau d'état-major fédéral (dont le bureau topographique doit être une subdivision) fut rendue, M. le colonel Siegfried a été définitivement nommé chef du bureau d'état-major.

900

II a été fait mention plus haut des instructions qui ont été émises pour le chef du personnel et le chef du bureau d'état-major.

L'entrée officielle en fonctions des deux nouveaux fonctionnaires est datée du 1er janvier 1866.

M. le colonel fédéral Aubert, inspecteur du génie, avait déjà ' au commencement de l'année réitéré sa demande en démission, alléguant ses nombreuses occupations particulières. Sa démission lui a été accordée en tout honneur, et M. le colonel fédéral Wolff fut choisi pour exercer ces fonctions.

Plus tard, en automne, nous avons eu à déplorer la perte de M. le colonel fédéral Ott, chef de la cavalerie. M. le colonel fédéral Quinclet de Vevey a été nommé colonel de la cavalerie en remplacement.

M. le major fédéral Leemann, chef du laboratoire à Thoune, a demandé sa démission qui lui a été accordée en tout honneur.

Vu la grande quantité de besogne qui incombait à la direction du laboratoire, il a été nécessaire de lui procurer un adjoint, cette place a été occupée par M. Staliel de Turbenthal, alors instructeur d'artillerie, et qui fut promu à la place de directeur lors de la démission du titulaire, tandis que la place d'adjoint fut confiée à M. Bussmann de Liestal.

La place de teneur de livres du commissariat supérieur des guerres, étant devenue vacante par suite de la résignation du titulaire, le Conseil fédéral y a pourvu en nommant M. Henri Mieter de Winterthour.

III, Commissions spéciales.

  1. Nous renvoyons au paragraphe XXXI pour ce qui concerne les travaux de la Commission permanente d'artillerie.
  2. La Commission permanente des pensions a, comme à l'ordinaire, donné son préavis sur les nouvelles demandes de pensions ainsi que sur les modifications à apporter aux anciennes pensions.

Cette Commission a entrepris l'élaboration d'un nouveau projet de loi sur les pensions, mais elle n'a pas encore terminé ce travail.

3. Nous renvoyons au chapitre XXVIII pour ce qui concerne les travaux de la Commission permanente chargée de surveiller le service des chevaux de l'armée.

4. La Commission nommée l'année dernière pour examiner la question des dépenses militaires, a eu des séances au commencement de cette année et s'est partagé la besogne entre plusieurs souscommissions. Son travail n'est pas encore terminé.

5. La Commission chargée, il y a déjà quelques années, de la révision du règlement de service (MM. Schwarz, Hoffstetter et

901

x

Schädler) a terminé la rédaction du projet de règlement sur le service de garde et d'avant-postes, de façon à en faire faire l'épreuve par les troupes. M. le colonel de la cavalerie, M. l'instructeur en chef du Canton de Zurich et le 1er secrétaire du Département militaire fédéral ont pris part à ce travail.

6. Une Commission composée de MM. les chefs d'armes et de plusieurs officiers supérieurs (MM. Bontems, Egloff, Isler, Ed. Salis, Denzler, Ott, Schwarz, Aubert, Herzog, Scherz, Lecomte) a eu à s'occuper du projet d'une nouvelle organisation de l'armée, élaboré par le Département militaire; projet basé sur une division plus territoriale de l'armée. Cette Commission s'est déclarée d'accord sur les principes fondamentaux du projet, qui a été encore remanié. La tâche de cette Commission peut ótre considérée comme accomplie ; mais le Conseil fédéral ne s'est pas encore occupé de cette affaire.

7. La Commission chargée de procéder à la rédaction définitive du règlement sur l'habillement (MM. Veillon, Schwarz, Stadier) ·A, remis l'accomplissement de son travail à la Commission dont nous avons parlé plus haut sous n° 4 et dont une section est spécialement chargée de la question des habillements.

8. La Commission chargée d'établir un modèle de tente-abri {MM. Schwarz, Schädler, Schumacher) a terminé sa tâche de telle sorte que la nouvelle tente-abri a pu être éprouvée lors du rassemblement de troupes.

9. La question de l'introduction des armes se chargeant par la culasse a été soumise à l'appréciation d'une Commission spéciale (MM. Herzog, Wurstemberger, Welti, van Berchem, Vonmatt) qui doit s'occuper aussi des modèles qui ont été présentés. Les travaux de cette Commission rentrent dans l'année 1866.

10. Avant de présenter à l'Assemblée fédérale nos propositions sur l'armement de l'infanterie, nous avons dû rechercher le préavis d'une Commission spéciale (MM. Benz, Wurstemberger, Schwarz, Arnold) ; la tâche do cette Commission est terminée.

11. Une Commission composée d'officiers du génie (MM. Aubert, Schumacher, Siegfried, Kündig, Cuénod, 2 capitaines de sapeurs et 2 capitaines de pontonniers) a préparé un règlement sur l'instruction que devront désormais suivre les officiers du génie.

Le Conseil fédéral ne s'est pas encore prononcé sur cette question.

12. Enfin, nous avons dû confier à quelques expertises l'examen des demandes de crédits supplémentaires pour les casernes de Thoune et l'inspection des nouveaux bâtiments. Nous vous renvoyons pour cette question à notre message spécial du 16 février 1866 (Feuille fédérale 1866, I, 165).

902

IV. Personnel d'instruction.

Le corps des instructeurs fédéraux a subi dans le cours de cette année les modifications suivantes : Sont nouvellement entrés : Dans l'artillerie: 2 instructeurs de IIe classe, 1 sous-instructeur.

Dans la cavalerie : 2 sous-instructeurs et 1 trompette-instructeur. Ils sont nommés provisoirement.

La place de 2e instructeur a été occupé de nouveau.

Augmentation totale : 7 hommes.

Sont sortis : 1 sous-instructeur du génie, sorti volontairement ; 1 instructeur d'artillerie, sa démission Ini a été envoyée pour cause de négligence dans le service.

Les deux instructeurs de l re classe de la eavalerie. Le 1er est sorti de l'instruction parce qu'il a été promu aux fonctiont de chef de l'arme. L'autre s'est retiré du corps, en alléguans ses nombreuses occupations particulières.

1 sous-instructeur et 1 trompette-instructeur de cavalerie, tous deux sortis volontairement.

Diminution : 6 hommes.

A la fin de 1864 le corps des instructeurs comptait 60 hommes ; à la fin de 1865 il en compte 61. Augmentation de 1 homme.

Deux sous-instructeurs du génie qui avaient été provisoirement appelés l'année dernière, ont été définitivement nommés cetet année-ci.

Après la mort de M. le colonel de la cavalerie, le plus âgé des deux instructeurs supérieurs, M. le colonel Quinclet, fut nommé chef d'arme, le plus jeune, M. le colonel Scher r er, fut nommé instructeur en chef; mais ce dernier, alléguant ses occupations particulières, demanda sa démission qui lui fat accordée par le Conseil fédéral. Cependant comme il s'offrit à remplir de nouveau les fonctions d'instructeur en chef pendant cette année encore, le Conseil fédéral a accepté cette offre avec reconnaissance.

Monsieur l'instructeur en chef des carabiniers demanda et obtint un congé de quelques mois, à l'époque de l'ouverture des écoles, et ne s'est pas présenté avant la fin de l'année scolaire.

Ce n'est qu'au commencement de l'année présente qu'il a demandé sa démission qui lui a été accordée en tout honneur.

Cette place étant ainsi devenue vacante, le Conseil fédéral ne tardera pas davantage à faire examiner la question, qui lui fut

903

proposée le 18 novembre 1865 *), de savoir s'il ne conviendrait pas de réunir les fonctions d'instructeur en chef des carabiniers à celles de l'instructeur en chef de l'infanterie.

V. Places d'armes fédérales.

Les constructions sur la place d'armes de Thoune ont relativement fait de rapides progrès pendant le cours de l'année qui vient de s'éconler, quoique les travaux n'aient pu, à cause du mauvais temps, être commencés qu'au mois d'avril.

La caserne que doit occuper la troupe a pu être couverte à la fin d'octobre, à l'exception de la partie centrale. A la fin de l'année le quart du crépissage intérieur a été terminé ainsi que tous les faux planchers. Le premier manège a pu être mis à la disposition de l'Ecole centrale, dès le 10 mai, et le deuxième a été occupé par la Régie des chevaux dès le mois de novembre.

Les écuries sont maintenant construites, à l'exception de la partie centrale; la rangée postérieure est crépie et assez avancée pour pouvoir être utilisée vers le milieu de mai de la présente année. Les fondations de l'arsenal n'ont pu être commencées qu'au mois de septembre, mais elles ont cependant été terminées avant le commencement de l'hiver.

Nous pensons que, au commencement de la belle saison, les constructions pourront commencer, attendu que tout ce qui est piei-re de taille et charpente est terminé et prêt à être posé.

Deux cent soixante hommes, en moyenne, ont été occupés tout l'été à cette construction, les uns aux casernes à Thoune, les autres au chantier d'Ostermundingen.

Nous renvoyons pour le reste à notre message imprimé du 16 février 1866.

Les négociations antérieurement entamées avec le Gouvernement du Canton de Vand, au sujet de l'installation, sur la place d'armes de Bière, de constructions militaires et d'une nouvelle ligne de tir, ont été amenées à bonne fin. Aux termes de cette convention, le Canton de Vaud doit fournir une caserne pour au moins 400 hommes, 30 soiis-officiers, 40 officiers, des écuries pour 300 chevaux, 2 manèges, les dépendances nécessaires, entr'autres un hangar pour remiser le matériel ; la surface du champ de manoeuvre doit être augmentée d'une étendue de 49 arpents et la ligne de tir doit atteindre à une longueur de 3500 pas.

*) Postulat adopté à l'occasion de la discussion du budget. Recueil oft'.

Vili, 580, chiffre 1.

904

La Confédération s'engage, de son côté, à payer pour se servir de ces bâtiments, un loyer équivalant à 3 °/0 du coût des dits bâtiments, sans que toutefois cela puisse dépasser la somme de 12,000 francs par an.

Le payement du prix de location est assuré pour un laps de 25 années. De cette façon, il sera désormais facile de pourvoir aux besoins pressants des troupes à Bière, et l'on pourra, dans la Suisse occidentale, répondre aux exigences actuelles de l'artillerie et lui fournir un champ de manoeuvre et une ligne de tir suffisante, avec les magasins nécessaires pour le matériel.

Le Département s'est aussi entendu avec le Conseil administratif de la Commune de Frauenfeld pour établir un règlement de caserne.

Des contestations s'étant élevées entre les Gouvernements de Soleure et d'Argovie, à propos de réclamations faites par deux villages soleurois pour des dommages causés, par les exercices de tir d'artillerie sur la place d'armes d'Aarau, une conférence entre des délégués de ces Cantons dut avoir lieu, par devant le Chef du Département militaire, pour arriver à un arrangement.

Cette conférence n'aboutit à aucun résultat définitif, cependant afin d'éviter de nouveaux conflits, il a été convenu qu'il n'y aurait plus d'exercices de tir avec pièces rayées, sur la place d'armes d'Aarau. Attendu que ,les deux Gouvernements se sont mis d'accord, cette affaire sera terminée d'une manière satisfaisante.

Outre Nidau, où il a eu un cours de répétition de guides, une nouvelle place d'armes a été établie à Hérisau, dans la nouvelle caserne qui s'y trouve. Il a dû être payé, pour la location de cette place d'armes, suivant d'autres conventions analogues, 10 centimes par officier et 7 par soldat, plus une indemnité pour le champ de manoeuvre.

Le Conseil fédéral a du faire occuper, de préférence dans ces derniers temps, l'une ou l'autre de ces places d'armes, des demandes à ce sujet s'étant présentées plus fréquemment qu'auparavant. Si l'on ne peut répondre à ces exigences comme cela serait à désirer, le Conseil fédéral s'efforcera, autant que les intérêts du service le permettront, de tenir compte des places d'armes bien organisées, à teneur de l'article 69 de l'organisation militaire fédérale.

Le tableau ci-joint donne rémunération des places d'armes qui ont été utilisées, ainsi que le nombre des troupes et des chevaux qui les ont occupées.

VI. Ecoles da Génie.

  1. Recrues.

Sapeurs. L'école de recrues qui a eu lieu à Thoune, comptait 113 recrues et 13 aspirants de Ire classe, dont 4 pour l'état-major

A page 904.

Places d'armes.

Troupe.

Arau .

.

.

.

.

Baie .

.

.

.

.

.

Bellinzone .

.

.

.

.

Berne .

.

.

.

.

Bière Brougg Coire .

.

Frauenfeld .

.

.

.

.

Fribourg .

.

.

.

.

St. Gali Genève .

.

.

.

Herisau .

.

.

.

.

Liestal .

.

.

.

.

Lugano .

.

.

.

.

Lucerne .

.

.

.

i.

Luziensteig .

.

.

.

Neuchâtel .

.

.

.

.

Neunkirch .

.

.

.

.

Nidau .

.

.

.

.

Payerne .

.

.

.

.

Schaffhouse .

.

.

.

Schwyz .

.

.

.

.

Sion .

.

.

.

.

.

Soleure .

.

.

.

.

Thoune .

.

.

.

.

Vaud, inspection des dragons de réserve .

.

.

.

.

Winterthoùr .

.

.

.

Zofingue .

.

.

1,640 483 322 487 1,456 415 45 1,714 156 247 960 205 207 36 902 817 16 312 36 579 44 20 296 417 4,125

1,146 159 139 . -407 1,097 2 46 878 156 163 84 -- 16 36 145 -- 16 325 37 -- 44 20 87 189 839

117 950 18 800

117 332 -- 588

Exercices d e t i r .

.

.

.

Eeconnaissances .

.

.

.

Rassemblement de troupes .

3,378 39 6,103

40 126

27,342

7,234

Total a

Chevaux.

Journées de route y compris le rassemblement et le licenciement.

6,571 2,524 644 927 6,153 1,657 99 8,160 192 935 4,528 820 963 ' 108 3,551 3,738 -- 1,644 144 2,518 -- -- 434 1,157 18,532

Journées de séjour.

Total.

27,347 33,918 10,260 7,736 3,593 2,949 1,732 2,659 30,692 24,539 8,417 10,074 144 243 29,183 37,343 668 476 3,528 *, 4,463 24,648 20,120 1,025 1,845 7,662 6,699 144 252 13,191 9,G40 12,484 16,222 16 16 4,480 6,124 144 288 10,532 13,050 44 44 20 20 4,111 3,677 5,187 « 6,344 100,667 82,135 117 13,779 ' 340 13,172

117 17,539 340 15,923

172 24,426

6,750 333 72,511

6,750 505 96,937

97,108

369,400

466,508

-- 3,760 -- 2,751 ^_

905

du génie. Les cadres se composaient de 4 officiers et de 20 sousofficiers. Le recrutement, en ce qui concerne le choix des professions aptes à l'arme, a donné un résultat plus satisfaisant que celui des années précédentes ; il peut être évalué comme suit : Zurich 37 °/0, Berne 85 %, Argovie 56 °/ 0 » Tessi)1 60 °/o> Vaud 86°/0.

Pontonniers. L'école eut lieu à Brougg ; elle a compté 51 recrues et 10 aspirants de Ire classe, dont 8 pour l'état-inajor. Les cadres comptaient 4 officiers et 10 sous-officiers. Ici nous pouvons aussi compter un taux plus fort en ce qui concerne le recrutement des bateliers, sauf pour Argovie. Les détachements peuvent être évalués de la manière suivante : Zurich 54 %, Berne 50 °/0, Argovie 20 %.

Plusieurs recrues, cependant, dont ce n'était pas le métier que d'être bateliers, ont, après l'entrée à l'école, été bien vite au fait de la manoeuvre de la rame et de la gaffe. Afin d'encourager les exercices de ce genre et assurer un bon recrutement, le Département a décidé d'employer à l'avenir une partie des prix, destinés aux exercices de tir, à établir des prix eu faveur des bateliers les plus habiles.

b. Cours de répétition.

Sapeurs, La compagnie N° 1 de Vaud a passé la première partie de son cours de répétition à Thoune en même temps que la compagnie de réserve N° 9 de Berne, puis elle s'est rendue à Buren où, pendant la seconde partie du cours, elle a été occupée à profiler les ouvrages de fortification qui avaient été projetés en 1860. Cette opération a été aussi instructive pour les officiers que pour la troupe.

Deux compagnies ont pris part, comme à l'ordinaire, à l'école centrale, ce sont : la compagnie !N° 7, de Zurich, employée de préférence à l'établissement du camp; l'autre était la compagnie N° 5, de Berne, employée aux manoeuvres. La compagnie N° 11 du Tessin a eu son cours de répétition à Bellinzone. La compagnie N° 4 de'Berne, a pris part au rassemblement de troupes après avoir eu un cours préparatoire à Brugg.

Voici quelle était la force des compagnies à l'entrée au service :

906 SousCompagnie. Officiers, officiers. Soldats.

  1. Vaud Berne Berne Zurich Berne Tessin

» 4.

» 5.

» 7.

» 9.

» 11.

97

121

1863

76 89 48 49 43

98 111 65 69 . 67

1864 1863

5 5

19 17 18 18 15 19

28

101

402

531

. 5 . 5 . 4 . 4 .

Dernier service.

Total.

» »

»

'

120 114 117 62 76 62 551

Au total, cette année-ci l'effectif, à l'entrée au service, était plus faible que Tannée dernière.

En fait de compagnie d'élite, au-dessous du chiffre réglementaire, il n'y avait que celle de Berne, elle avait été en service l'année passée. Il manque aussi quelques hommes aux compagnies de réserve pour être complet.

Pontonniers. La compagnie N° 1 a eu son cours de répétition à Brougg, la compagnie N° 3 a pris part au rassemblement de troupes et la compagnie N° 5 à l'école centrale.

Voici quel a été l'effectif de ces compagnies, comparé à celui de l'année dernière : Officiers.

Sous-officiers.

Soldats.

N° 1. Zurich » 3. Berne

5 5

91

» 5. Berne

5

22 17 18

15

57

243

Compagnies.

Total

94 58

Total.

Dernier service

81

130 115 72

315

317

118 116

L'ensemble des. compagnies présente un chiffre supérieur à l'état normal, ce n'est que dans la compagnie de Zurich que l'on trouve une diminution, tandis qu'auparavant elle comptait trop de surnuméraires.

e. Aspirants.

Jusqu'à présent, la règle a été que les aspirants du génie de I. classe fissent une éjole de pontonniers et ceux de II. classe une école centrale.

Afin de leur donner, à l'avenir, la faculté de s'exercer en premier lieu aussi bien dans le service de sapeurs que celui de pontonniers, et de se rendre familiers avec les exercices de la troupe des deux armes, l'Inspecteur du génie a proposé, sur le préavis d'une

907 Commission d'officiers du génie, de faire passer désormais aux aspirants du génie line école de sapeurs et une école de pontonniers en qualité d'aspirants de Pe classe, et ensuite de les appeler pour six semaines à l'école centrale en qualité d'aspirants de IIe classe.

Ce projet a été approuvé par le Conseil fédéral, et sur les 7 aspirants de Ire classe qui ont suivi l'école de recrues de pontonniers, il y en a eu 5 qui ont suivi l'école de sapeurs.

Il y eut en outre 2 aspirants de pontonniers et 8 aspirants da sapeurs qui ont suivi lés écoles de leurs armes respectives. Sur les 9 aspirants de IIe classe qui ont pris part à l'école centrale, 2 étaient pour l'état-major, 4 pour les sapeurs, 3 pour les pontonniers.

Tous les aspirants de IIe classe ont été reconnus aptes à être promus au grade d'officier.

VII. Ecoles d'Artillerie.

  1. Ecoles de recrues.

Les écoles de recrues suivantes ont eu lieu en 1865 : A Thoune, une école d'artillerie de campagne, combinée avec l'école centrale; A Bière et à Frauenfeld, trois écoles pour batteries de campagne et compagnies de position; A Aarau, une école" pour batteries de fusées et compagnies de parc, avec une division du train de parc; A Sion, une école pour artillerie de montagne.

Les états de situation de ces diverses écoles comportent une force de 1405 hommes et de 766 chevaux. La troupe se partageait en 309 hommes de cadres, 27 aspirants de Ire classe et 1069 recrues.

L'état général des recrues a été satisfaisant sous le rapport des qualités physiques et intellectuelles. Un certain manque d'instruction scolaire s'est fait remarquer parmi les recrues des Cantons de Lucerne, Tessin, Fribourg et Valais. La visite sanitaire de ces divers détachements ne paraît pas se faire avec le même soin dans tous les Cantons. Nous avons encore à nous plaindre cette annéeci dii manque de bonne vue, défaut qui s'était déjà fait sentir l'année passée, ce qui nous engage à de nouvelles et pressantes recommandations de faire attention à cet inconvénient dans le choix des recrues. Le plus grand nombre des recrues appartient aux années 1844 et 1845, cependant on peut voir que les Cantons se sont empressés d'appeler au service des recrues d'années antérieures.

908

Le recrutement a donné un assez bon résultat en ce qui concerne les professions civiles relatives à l'arme. Cette circonstance, réunie'à l'esprit militaire et au degré d'instruction assez élevé, répandu parmi le peuple suisse, fait que, malgré le peu de temps que l'on a à donner à l'instruction et au service, l'arme de l'artillerie peut faire d'assez grands progrès chez nous.

Depuis quelque temps l'empressement pour la levée des recrues d'artillerie n'est pas dans quelques Cantons aussi général et aussi important qu'il serait à désirer dans l'intérêt d'un bon recrutement. C'est en particulier pour le train que dans la plupart des Cantons le recrutement est le plus difficile. Il sera nécessaire de rechercher les voies et moyens de parvenir à composer le train d'éléments plus nombreux et plus capables.

L'instruction dans les diverses écoles de recrues a donné en général des résultats satisfaisants. Le travail s'est fait consciencieusement et avec succès ; les canonniers et les soldats du train se sont monti-és assez capables dans les différentes parties de leurs services respectifs.

La brièveté du temps de l'instruction et le fait que par le tir des nouvelles pièces rayées les distances sont au moins doublées, n'a pas permis de donner à l'enseignement sur l'appréciation des distances, ainsi qu'à l'école de peloton et de compagnie tout le temps qui serait nécessaire pour une instruction tout-à-fait satisfaisante. On peut être satisfait des manoeuvres en général et des progrès de plus en plus notables du tir avec les pièces rayées, dont l'efficacité et le maniement sont toujours mieux appréciés des officiers et de la troupe, de telle sorte que l'emploi des tabelles de tir est devenu plus judicieux et la correction de la ligne de tir se fait d'une manière plus rationnelle.

Le tir avec les projectiles explosifs de 4 %6 est devenu plus régulier et plus efficace dans ses résultats et fait preuve d'un perfectionnement dans l'amorce et d'un tir plus juste.

En général on peut dire que la discipline a été remarquable dans les écoles de recrues, quoiqu'il y ait eu quelques cas de punitions au cachot et qu'un homme ait dû passer en jugement pour le vol d'une montre.

Le service des chevaux ne donne pas lieu cette année à d'observations particulières, et, sauf dans un seul cas, les rapports témoignent des soins et des ménagements dont les chevaux ont été l'objet.

La plus grande partie des officiers appelés aux écoles de recrues appartenait à la classe de ceux qui ont été nouvellement brevetés, lesquels ont, cela va sans dire, besoin d'acquérir de l'ex-

90$ périence et de la confiance dans le service. Tous se sont montrés à différents degrés capables pour le service et peuvent en général être employés à l'instruction. 11 est nécessaire de recommander aux Cantons d'envoyer de jeunes officiers aux écoles de recrues pour y apprendre le service pratique. Le Canton de Zurich mérite une mention particulière pour ses envois d'officiers aux écoles de recrues au-delà du nombre exigé.

Les sous-officiers, dont le corps est composé d'excellents éléments, se sont montrés en général capables sous le rapport des connaissances et d'une bonne conduite; cependant le défaut d'initiative se fait toujours sentir parmi eux, pour donner les ordres et faire observer les règlements. Plusieurs d'entre eux ne se sentent pas d'autorité vis-à-vis des soldats, en qualité d'aides des officiers. Cet inconvénient peut être attribué en partie au degré de compétence assez faible qui leur est réservé pour- infliger les punitions. Il faut s'efforcer à l'avenir de débarrasser les sous-officiers de cette fâcheuse influence et de leur rendre la place qu'ils doivent occuper dans l'intérêt du service.

Le règlement, émis le 20 mars 1865, sur les matières exigées des sous-officiers pour être promus au grade d'officier, aura une heureuse influence sur l'esprit de corps des sous-officiers et sur la composition du corps des officiers, et il est à désirer que les Cantons s'efforcent de compléter leurs corps d'officiers au moyen de leurs sous-officiers les plus capables.

Une des choses qui contribuent le plus à troubler la marche de l'instruction dans les écoles et à déranger les sous-officiers, ce sont les nombreuses exemptions de service qui ont lieu dans les Cantons. Les graves inconvénients produits par un tel état de choses ont été trop souvent rappelés pour qu'il soit nécessaire des'étendre de nouveau là-dessus.

Quant à ce qui concerne les ouvriers, la disette de bons maréchaux-ferrants commence à se faire sentir, soit à cause de la.

réduction du nombre des chevaux, soit que dans la plupart des Cantons l'état de maréchal-ferrant ne soit pas soumis à un examen ; il se présente souvent de soi-disant maréchaux qui ne sont nullement à la hauteur de leur mission.

Une école de maréchalerie qui serait réunie à la régie des.

chevaux à Thoune et convenablement dotée pourrait rendre de grands services non-seulement à l'armée, mais encore au pays entier.

Quoique le sentiment musical soit assez répandu dans notre pays, il se présente encore trop souvent comme recrues de trompettes des hommes n'ayant ni connaissances ni oreille musicales. Il

910 serait à désirer, pour éviter que de tels musiciens ne' tombent pas à la charge de leurs corps ou des instructeurs, que les Cantons fissent donner une instruction préparatoire aux aspirants-trompettes, d'après le § 3, litt, a, b, N° 4 du règlement du 25 novembre 1857, et n'admettent que des aspirants parfaitement aptes à cette vocation.

L'absence d'un fourrier, d'un maréchal et d'un sellier dans les écoles de train do parc fait particulièrement sentir le défaut de l'organisation du train de parc de l'élite, en conséquence il serait nécessaire d'aviser à la réorganisation du train de parc.

b. Cours de répétition.

En 1865, 21 batteries, 5'/a compagnies de position, 6 compagnies de parc et 9 divisions de train de parc ont pris part aux ·cours de répétition. Ces diverses divisions formaient ensemble une force de : Elite Réserve

Officiers.

81

82

163

Sous-officiers.

627 563

.

1190

1178

Total.

2001 1823

2471

3824

Soldats.

1293

Parmi lesquels 30 officiers d'Etat Major ont rempli les fonctions de commandants et d'adjudants..

L'Etat de présence des corps de l'élite justifiait de: 6 unités tactiques au complet 7 » » avec des surnuméraires, 5 » » non au complet.

"Ï8~ <et pour la réserve; 1 unité tactique au complet.

4 unités tactiques avec des surnuméraires.

10 » » non complètes HT Ainsi c'est encore la moitié des corps qui entre au .service sans ·être au complet, à quoi on peut ajouter, par exemple : que la batterie N° 13 de Fribourg a dû prendre 13 hommes du train de parc, et la batterie de réserve N° 47 de Soleure a dû prendre 29 hommes de la batterie, N° 14 pour se tenir au complet.

En outre plusieurs corps sont entrés au service sans avoir leurs cadres au complet, et les vides n'ont été comblés que vers la clôture, ou même après, des cours de répétition. Le moyen le

911

plus propre de compléter les cadres, serait de prendre pour base les observations antérieures faites par les officiers ainsi que l'avis des sous-officiers les plus capables au commencement du service, afin que ceux qui ont été avancés aient l'occasion de se familiariser immédiatement avec leurs nouvelles fonctions dans le cours de répétition.

La troupe possédait en général les qualités physiques et intellectuelles voulues, sauf les soldats du train venant de quelques parties du pays, où la population est plutôt adonnée à l'industrie, comme dans les villes, où ils exerçaient des métiers peu en rapport avec le service du train.

D'après les prescriptions de l'organisation militaire fédérale, les soldats de cette arme peuvent être maintenus dans l'élite depuis l'âge de 20 ans à celui de 34, et dans la réserve jusqu'à l'âge de 40 ans accomplis, ce qui fait que les cours de répétition en 1865 ont pu être fréquentés par les classes d'hommes des années de 1826 à 1845, et particulièrement l'élite de 1845--1832 la réserve de 1831--1826.

Nous pouvons voir par les rapports que les Cantons fournissant de l'artillerie, prolongent -les uns jusqu'à l'âge de 30 ans le service de l'arme dans l'élite, les autres seulement jusqu'à 28 ans, la même proportion existe pour la réserve. Naturellement le nombre des années de service constitue un élément important pour l'état complet des corps.

L'habillement, l'équipement et l'armement étaient en général au complet et en bon état (quoique ne répondant pas, toujours et dans tous les détails, au règlement), à l'exception des tenues de quartier qui sont presque toujours sales et eu mauvais état et ceci ayant lieu dans la réserve plus que dans l'élite et dans le train plus que parmi les canonniers.

L'introduction de la blouse d'écurie dans toutes les places d'armes est le seul moyen de préserver la tenue de quartier dans le train.

L'introduction du système des pièces rayées, d'un nouvel équipement de cheval et de divers règlements, tels que ceux sur le service intérieur, le service de garde, le service des pièces, les écoles de batterie et de brigade, ont rendu plus difficile la tâche incombant à l'instruction dans les cours de répétition, tâche qui consiste à perfectionner les connaissances élémentaires et à élever le niveau de l'éducation militaire.

A l'exception de la
batterie N° 21 du Tessin, toutes les batteries légères de l'élite ont été exercées avec les pièces de 4 %.

Mais les 12 jours d'exercices ou plutôt les 10 jours effectifs sont

912

loin de suffire pour qu'elles puissent acquérir une instruction suffisante. A. plus forte raison peut-on douter que les 6 ou 5 jours d'exercices effectifs assignés aux cours de répétition de la réserve puissent donner des résultats satisfaisants. Il sera en conséquence nécessaire, lors de la révision de nos institutions militaires, d'étudier la question de la prolongation de la durée des cours de répétition.

La troupe du train de parc de l'élite ayant à passer tous les trois ans son cours de répétition, celle de la réserve tous les quatre ans et les cadres un peu plus fréquemment, cela nuit à l'instruction du parc, et devrait être changé, ajoutant qu'il y a des Cantons où aucun contrôle sérieux n'a lieu, où les dispensations de service s'accordent facilement, ce qui fait que l'on voit parfois des hommes qui n'ont pas fait de service depuis 6 années.

. Dans la plupart des cas, les officiers d'état-major désignés pour le commandement des cours de répétition, se sont acquittés de leurs fonctions avec tact et intelligence et plusieurs d'entr'eux même, d'une manière remarquable.

Les batteries de campagne, surtout celles de l'élite, peuvent 'être considérées comme propres au service de campagne, à l'exception de celle du Tessin N° 21, laquelle a à souffrir de difficultés locales, du manque de bons chevaux,. de bons instructeurs et de bons moyens d'instruction, ainsi que de règlements d'instruction en langue italienne; ajoutez à cela la grande difficulté de réunir cette batterie aux autres batteries du reste de la Suisse en cours de répétition, sans que cela occasionne une grande dépense de temps et d'argent et enfin le peu de disposition des hommes à observer la discipline et à remplir leurs devoirs militaires, toutes ces causes "réunies contribuent à laisser cette batterie loin en arrière des autres. Au reste on s'efforce de combattre par tous les moyens possibles cet état de choses.

Les batteries de campagne et de fusées appartenant à l'élite et à la réserve se sont en général bien montrées sous le rapport de Tordre, de la tenue militaire, de la discipline, du service des pièces et leur intelligence des manoeuvres, cependant les officiers manquent en partie de certaines connaissances tactiques. Les soldats du train ne se laissent pas arrêter par les difficultés du terrain, les cannoniers sont intelligents et leur adresse au tir devient plusgrande d'année en année.

A peu d'exceptions près, le service des chevaux a été bien conduit, les exceptions viennent de la part de quelques soldats du train pendant le rassemblement de troupes.

Le ferrage et l'harnachement ont donné lieu ci et là à quelques plaintes, quant au dernier, cela provient de ce que dans quelques arsenaux ou magasins on n'apporte pas à l'entretien des harnais, toute l'attention qu'il faudrait, ce qui a pour résultat de

913

blesser les chevaux. Les attelages ont été satisfaisants dans la plupart des cours de répétition, surtout là où l'on avait des chevaux de régie. Ceux du parc de division et du train de pontons qui ont pris part au rassemblement de troupes étaient mauvais.

Notre organisation militaire, traite un peu en marâtre, l'artillerie de position, attendu qu'elle est considérée plutôt comme une dépendance de l'artillerie de campagne que comme un corps ayant sa vie propre. C'est pour cela que jusqu'à présent, il n'y a pas eu d'écoles de recrues spéciales pour ce corps, mais cela aura lieu dès qu'il sera en possession de pièces rayées de gros calibre. Le maniement de ces pièces ainsi qu'une connaissance raisonnée de la construction des batteries, justifieront pleinement la séparation complète de l'artillerie de position d'avec l'artillerie de campagne et l'organisation d'une école spéciale de recrues.

Le défaut d'officiers fait que la plupart de nos compagnies de position ne sont pas arrivées actuellement h la hauteur de leur tâche.

La plupart des compagnies de parc sont suffisamment propres à faire le service de parc de campagne et le service d'escorte, par contre elles sont moins capables de remplir l'office de compagnies d'ouvriers. A cet égard elles ont en quelque sorte perdu de leur importance depuis que l'on a eu lieu de reconnaître leur insuffisance clans ces cours de répétition où des travaux techniques ont été exécutés. L'existence d'un laboratoire et des ateliers a Thoune offrant d'ailleurs une grande ressource eu cas de guerre, fera disparaître une partie des ces inconvénients.

Eu égard à son -oi'ganisation actuelle, à la capacité et à l'instruction de son personnel, le train de parc n'est pas a la hauteur de sa tâche et a besoin d'une réorganisation complète.

Le tir des fusées pendant les écoles et cours de répétition de 1865 a été inférieur, quant à la sûreté et à la'justesse, à celui des dernières années ; cependant comme dans le rassemblement de troupes de 1863 , leurs avantages tactiques avaient été assez démontrés, il ne faut pas épargner les sacrifices pour perfectionner cette arme et lui rendre la confiance des troupes.

c. Instruction des cadres de l'artillerie à l'école centrale.

Pendant toute la durée de l'école centrale, l'artillerie a eu 16 officiers, pendant les 6 dernières semaines, 46 sous-officiers de canonuiers et trompettes, pendant les 5 dernières semaines, 12 sousofficiers du train et pendant les 4 dernières, 26 appointés et ouvriers du train, à quoi on peut ajouter, pour l'école d'application, 5 officiers qui avaient passé de l'état-major général à l'état-major d'arFeuille fédérale suisse. Année X V I J Ì . Vol. 1.

59 ·

914

'

tillerie, plus la troupe des écoles de recrues qui avaient lieu en même temps à Thoune.

Pour l'instruction d.es officiers et sous-officiers à l'école préparatoire on s'en est tenu pour l'essentiel au plan précédent. L'instruction donnée aux officiers a, indépendamment des branches d'artillerie, porté sur leur perfectionnement militaire en général et sur la tactique. Quant aux sous-officiers d'artillerie les plus élevés en grade on s'attacha à les instruire dans leur service spedai et à développer leurs capacités pour pouvoir remplacer les officiers absents.

On a apporté beaucoup de soins à l'instruction des sous-officiers de canonniers et du train et non sans succès , les appointés surtout ont été instruits en qualité de conducteurs de pièces.

Les exercices de tir, qui ont été basés d'abord sur une instruction théorique préliminaire, puis sur des exercices de pointage, ont donné en général ,des résultats très-satisfaisants.

Les manoeuvres de batteries et de brigades, grâce au temps favorable, à de bons attelages, à des commandants de brigades entendus et capables et aux nouveaux règlements sur les écoles de batterie et de brigade, ont atteint un degré de perfection plus.

élevé.

L'artillerie, pendant les manoeuvres de tactique avec les autres troupes, s'est distinguée par sa mobilité et la promptitude de coup d'ceil des commandants de brigades. L'ordre n'a jamais cessé de régner pendant les marches et dans les bivouacs et les rapports avec les autres armes ont toujours été ce qu'ils doivent être.

d. Cours pyrotechnique.

Ce cours, dirigé par Monsieur le major fédéral Leemann, chef du laboratoire fédéral, a été suivi par : 3 officiers d'état-major d'artillerie, 1 lieutenant, 4 sous-officiers et 5 canonniers de parc de la compagnie N° 40 de Vaud, plus un aspirant d'artillerie de l1'6 classe des Grisons en qualité de volontaire.

L'instruction roula essentiellement sur les mêmes bases que celles du programme de 1864 et a donné d'excellents résultats, attendu que tous les hommes, à l'exception d'un seul eanomiier, étaient' intelligents et bien choisis pour cela.

e. Cours spécial du train.

Sept officiers ont pris part à ce cours dirigé par Mr. le colonel fédéral de Linden.

C'est la première fois que, pour ce qui concerne l'équitation, l'instruction a eu lieu avec celle de la cavalerie; le cours a duré

915 3 semaines. La 4e semaine a été spécialement affectée à l'école de ·charrois et aux exercices sur le service du train. Malheureusement ces exercices ont été contrariés par la neige. Néanmoins, le résultat a été très-satisfaisant surtout pour ce qui a rapport a l'équitation.

Ce cours qui a une existence de 4 années, a fourni à l'artillerie environ 30 bons cavaliers, .dont le bon effet s'est fait sentir dans le service des chevaux de batteries.

f. Cours de balistique.

Ce cours, organisé pour la première fois pour les officiers de troupe et dirigé par Mr. le lieutenant-colonel Siegfried, a été suivi par 8 jeunes officiers de troupe.

On y a enseigné la partie de la géométrie relative aux trajectoires ; les observations sur le tir, la dérivation et l'usage des tabelles de tir, la théorie de la balistique accompagnée de calculs et d'exercices pratiques.

' Ce cours a donné d'assez bons résultats, eu égard aux capacités des officiers qui y ont assisté. Deux d'entr'eux étaient faibles et auraient pu être mieux choisis par leurs Cantons.

g. Cours sur la connaissance des armes à feu portatives.

Le nouvel armement de l'infanterie suisse, les grands progrès faits dans l'art de la fabrication des armes, ont rendu nécessaire de procurer à l'état-major d'artillerie, les connaissances voulues dans cette branche. 10 officiers de divers grades ont pris part à ce cours qiii a duré quinze jours, il comprenait : la métallurgie du fer et tout ce qui y a rapport, un abrégé historique des développements successifs des armes à feu portatives, la connaissance des diverses armes à l'ordonnance, épreuves, etc. Fabrication des armes, inspection des armes de la troupe, réparations dans les corps, connaissance des outils et des caisses de matériel pour armuriers.

Confection et paquetage des munitions. Tir à la cible avec différentes armes.

Ce cours a été suivi avec intérêt par les officiers et avec profit pour l'arme.

h. Aspirants-officiers d'artillerie.

32 aspirants de 1e classe ont suivi ce cours, dont 7 , pour l'artillerie de montagne et 2, pour le train de parc. L'organisation de l'école et l'instruction ont été essentiellement dirigées d'après les bases déjà adoptées.

916

Le résultat en a été en grande partie satisfaisant et 28 aspirants ont été proposés pour être brevetés, 3 ont dû être rayés de la liste des aspirants et 1 a été autorisé à refaire un second cours.

Le règlement émis dans le courant de l'année, sur l'admission, après examen, de sous-officiers dans le corps des officiers, aura pour avantage d'amener des éléments, dans un sens, très-capables quoique peut-être un peu moins instruits et empêchera le corpsdes officiers de se recruter exclusivement dans une certaine classe de la société et d'être considéré comme une caste fermée aux sousofficiers.

i. Aspirants-vétérinaires.

Ce cours a été ouvert pour la première fois dans l'année qui vient de s'écouler et a été réuni à l'école des aspirants-d'artillerie, de manière que les aspirants-vétérinaires formant une classe spéciale ont été pendant 3 semaines placés sous le commandement de cette école et, ont reçu l'instruction militaire nécessaire, par le personnel d'instruction.

Le nombre de ceux qui y ont pris part a été de 10, desquels 4 étaient déjà brevetés et 6 étaient aspirants-vétérinaires.

Les diverses branches de la médecine vétérinaire ont été enseignées par Mr. le major fédéral Eychner et Mr. le capitaine fédéral Bièler, et en considérant le mode d'instruction suivi jusqu'à présent, où les aspirants-vétérinaires étaient isolés et disséminés ça et là dans les différentes écoles, le résultat de l'école a été assez satisfaisant pour faire conclure en faveur de l'établissement définitif d'une école spéciale de vétérinaires.

Tous les aspirants ont pu être proposés pour être brevetés.

k. Cours pour armuriers.

Il y a eu de nouveau en 1865 , sous la direction de Mr. le colonel Müller d'Aarau,' un cours pour les armuriers, dans les ateliers de réparation et dans les bataillons. Sur 29 hommes ordonnés pour ce cours il n'y en eût que 18 qui y prirent part, ce qui est d'autant plus à regretter , qu'il devient toujours plus difficile de trouver des ouvriers habiles pour pouvoir maintenir au complet le chiffre de 255 armuriers nécessaires à l'armée ; considérant surtout que la plupart des armuriers de corps actuellement répartis sont des serruriers et des mécaniciens plutôt que des armuriers proprement dits.

Il est à désirer que les Cantons prennent des mesures pour remédier à ce fâcheux état de choses et pour que ce cours dont l'utilité ne peut être contestée soit plus fréquenté.

917 VIII. Instruction de la cavalerie.

  1. Recrues.

Quatre écoles de recrues ont eu lieu en 1865, savoir : deux sur la place d'armes d'Arau, une à Bière et une à Winterthour, dans lesquelles 249 recrues de dragons ont été instruits ; 34 guides ont été à l'école de recrues qui a eu lieu à Genève.

23 officiers et 125 sous-officiers, ouvriers et trompettes ont été appelés à ces écoles, auxquelles ont aussi pris part 12 aspirants de Ire classe, dont 3 de guides et 9 de dragons, et 12 aspirants de IIe classe.

Les recrues possédaient en général les qualités intellectuelles et physiques requises. Pour ce qui concerne les chevaux, il est hors de doute que, quoique beaucoup d'entr'eux fussent très-bons et qualifiés pour le service, un nombre beaucoup trop considérable est trop éloigné de pouvoir mériter la qualification de cheval à deux mains qui est nécessaire pour notre cavalerie. Sous ce rapport, on continue à remarquer depuis les cinq dernières années, un progrès sensible, surtout dans quelques Cantons, et il y a lieu d'espérer que l'amélioration de la race chevaline et l'augmentation de l'élevage en Suisse fera disparaître, peu à peu ces lacunes.

A part quelques pistolets, l'armement n'a donné lieu à aucune observation. Cependant il est à désirer, dans l'intérêt du service, que le sabre soit rendu plus léger. Le nouvel équipement du cheval répond à ce qu'on en attendait, mais si on ne veut pas perdre une partie de ses avantages, il est de la dernière importance qu'on emploie de très-bon cuir dans sa confection, que les dimensions soient très-exactes et le travail particulièrement bien soigné. Le contrôle qui a lieu avant l'entrée au service contribuera certainement à ce que les équipements de cheval soient conformes aux prescriptions réglementaires.

Les officiers qui ont été appelés aux écoles ont bien profité de ce qui leur a été enseigné, quelques-uns d'entre eux ont pris une part active à l'instruction de la troupe.

On remarque de notables progrès dans l'instruction des sousofficiers, ce qui doit être attribué indubitablement aux nouvelles écoles des brigadiers.

Dans l'instruction des recrues, on a voué une attention toute particulière au travail individuel de l'homme et du cheval; ce système a déjà eu de bons résultats pour les diverses branches du service et particulièrement pour l'équitation.

89 dragons et 10 guides ont été instruits en qualité de remontes pendant les dix derniers jours de l'école à laquelle ils ont été appelés.

918 II est nécessaire que les Cantons tiennent sévèrement la main à ce que les cavaliers qui ont changé de cheval passent à une école de remonte, ce qui est d'une grande importance, quoique le temps qii'on peut y cçnsacrer soit fort restreint.

&. Ecole des sous-offlciers.

Un lieiitenant et 28 brigadiers y ont pris part. A côté de l'instruction théorique, toutes les branches du service pratique ont été passées en revue et les sous-officiers ont été appelés à commander eux-mêmes à leur tour. Le résultat général a été très-satisfaisant.

En même temps que cette école offre aux sous-officiers l'occasion de se former dans les diverses branches de service, essentiellement dans l'équitation, mieux que cela ne peut avoir lieu dans les écoles de recrues, elle leur fait acquérir les connaissances et l'aplomb qui leur sont indispensables vis-à-vis de leurs subordonnés.

c. Cours de répétition.

Elite.

Les compagnies d'élite ont pris part à leur cours de répétition dans 15 cours sur 13 places d'armes différentes.

Les compagnies de dragons Nos 1, 3, 9, 14 et la compagnie de guides N°. 2 ont été appelées au rassemblement de troupes, après avoir fait un cours préparatoire à Neunkirch.

Les compagnies de dragons N° 11 et 13 et la compagnie de guides N° 7, ont pris part à l'école centrale; la compagnie de dragons N° 21 et la compagnie de guides N° 9, au rassemblement de troupes cantonal à Buren.

La compagnie de guides N° 6 a été employée 'à la reconnaissance en Valais, par petits détachements qui se relayaient.

Les cours de répétition ont été bien dirigés et les rapports sur leurs résultats sont favorables, en sorte que nous n'avons pas d'autres observations à présenter.

Les compagnies d'élite sont entrées en ligne avec un effectif total de 1794 hommes et 1832 chevaux, tandis qu'en 1864 il était de 1718 » » 1756 » ce qui fait une augmentation de 76 hommes et 76 chevaux.

Malgré cela, l'effectif reste de 143 hommes en dessous de la force réglementaire.

L'effectif normal était dépassé par les compagnies de dragons Nos 3, 12 et 19 de Zurich, 15 et 17 de Vaud et par deux compagnies de guides N° 1 de Berne et N° 5 des Grisons.

919

Réserve.

Les compagnies ont eu leurs inspections par compagnies et par détachements. D'après les rapports, le personnel était satisfaisant; quant aux chevaux, ils laissaient à, désirer clans quelques compagnies, soit sous le rapport de la dressure, soit sous celui de leur qualité.

L'effectif présentait 983 hommes et 984 chevaux, ainsi 115 hommes et 116 chevaux de plus que l'année dernière et 51 hommes de plus que l'effectif normal.

11 résulte des chiffres qui précèdent, que le contingent fédéral de la cavalerie n'est plus, pour l'année courante, que de 74 hommes au-dessous de l'effectif normal.

d. Aspirants.

12 aspirants de Ire classe (9 de dragons et 3 de guides) et 12 aspirants de IIe classe ont pris part aux diverses écoles; 9 aspirants de lve classe ont pu être recommandés pour la IIe classe et tous les aspirants de IIe classe ont été reconnus aptes à ótre brevetés.

IX. Instruction des carabiniers.

  1. Recrues.

Les écoles de recrues ont eu lieu, cette année aussi, sur les places de Thoune, Luziensteig, Payerne et Liestal.

L'Instructeur en chef de l'arme ayant obtenu un congé pour se rendre à l'étranger, n'a pu commander qu'une partie de l'école de Thoune. Des officiers de l'état-major général ont été chargés du commandement des diverses écoles, savoir: M, le colonel fédérai Jaques de Salis de celle du Luziensteig, M. le lieutenant-colonel fédéral Wieland de celle de Payorne et le chef de l'arme, M. le colonel fédéral Isler, a eu sous ses ordres celle de Liestal.

Les recrues qui y ont été instruits sont au nombre de 765, plus 31 officiers, 168 sous-officiers, ouvriers et trompettes. Le recrutement a présenté en général des résultats très-satisfaisants. La majorité des hommes avait l'âge de 20, 21 et 22 ans.

L'habillement, l'équipement et l'armement étaient en général à l'ordonnance. Les .Glaronnais et les Grisons avaient encore le waidsac, tous les axitres possédaient la giberne, qui, du reste, pourrait être arrangée d'une manière plus pratique, car les effets du petit équipement et les munitions s'en échappent parfois ; la même plainte a été formulée par l'infanterie.

920

Le calibre des carabines était en moyenne conforme aux prescriptions réglementaires; quelques armes de St. Gali, Argovie et Baie-Campagne ne pouvaient pas se servir de la munition d'ordonnance.

L'instruction cantonale préparatoire était en général satisfaisante et la plupart des branches du service ont donné de très bons résultats.

La direction intelligente des écoles, la bonne conduite qui n'a cessé d'y régner, le zèle des instructeurs, des officiers et de la troupe méritent une mention particulière.

A la fin du service, le tir individuel a donné une moyenne des coups en cible à 400 pas de 63°/0, » 600 » » 48%, » 800 » » 40°/0, et le tir de vitesse de 47 % à 300-1000 pas.

b. Cours de répétition, a. .Elite.

Des 23 compagnies qui ont été appelées au cours de répétition, trois (1, 45 et 75) ont pris part à l'école centrale et six au rassemblement de troupes (9, 31, 33, 35, 41 et 43) après avoir fait un cours préparatoire à Winterthour.

Quatre compagnies (5, 15, 19 et 21) ont pris part pendant 33 jours à l'occupation de Genève.

L'effectif total de ces 23 compagnies se monte à 2418 hommes, par conséquent 118 surnuméraires. Les compagnies 7, 33, 43 et 45 n'ont pas présenté la force réglementaire.

L'habillement et l'équipement ont gagné sensiblement sous le rapport de l'uniformité, sur l'année dernière.

Huit compagnies étaient entièrement habillées d'après le nouveau règlement, et les autres au 3/r L'équipement a progressé dans la même proportion.

L'armement était réglementaire et en général en bon état, à l'exception de la compagnie N° 7 du Valais, dont les carabines étaient presque toutes dans un mauvais état, il en est de même do la compagnie N° 23 de Schwyz, parmi laquelle on trouvait un certain nombre d'armes négligées, ce qui ne peut toutefois pas être imputé aux soldats, mais bien au défaut de soins dont elles sont l'objet dans les magasins.

La tolérance du numéro du calibre, n'a pas été observée avec toute l'exactitude désirable dans toutes les compagnies, c'est à quoi

921

il faut remédier ' énergiquement si l'on veut maintenir la bonne portée de l'arme et développer l'aptitude du tir des hommes.

Au tir à la cible, la moyenne du tir individuel a été de 51% .à 400 pas, de 48 % à 600 et de 40 % à 800 pas ; au tir de vitesse elle a été de 39% à 400-1000 pas.

Le plus grand nombre de ' coups en cible pour les divers tirs a été mis par la compagnie N° 15 d'Argovie qui a fait 57,1% et le plus bas, par la compagnie N° 23 de Schwyz, avec 36 % b. Réserve.

Les 14 compagnies qui ont pris part aux cours de répétition, sont entrées?au service avec un effectif de 1161 hommes, soit 119 hommes au-dessous de l'effectif réglementaire.

.Les compagnies N° 47 de Zurich, 51 de Schwyz, 53 de Fribourg, 55 de St. Gall, 61 et 73 de Vaud, 63 du Valais, 65 de Lucerne, 67 d'Uri et 71 de Baie-Campagne sont celles dont l'effectif est moindre.

La cause qui amène chaque année au cours de répétition un si grand nombre de compagnies de réserve avec un effectif en dessous de ce que prescrit le règlement doit être attribué, d'une part, à la trop grande facilité avec laquelle on paraît accorder les dispenses, et ensuite au passage prématuré à la landwehr.

A ce dernier égard, les états démontrent, que le temps de service de la réserve n'est exigé au delà de 34 ans, que dans peu de Cantons, tandis que d'après la loi fédérale il peut être prescrit jusqu'à l'âge de 40 ans révolus. Les conséquences inévitables decet état de choses, sont les demandes des Cantons de pouvoir faire un recrutement plus fort.

Les rapports ne signalent aucune observation nouvelle au sujet du personnel, de l'instruction, de l'habillement et de l'équipement; quant à l'armement, on remarque que les déviations relatives à la tolérance du calibre, sont encore plus fréquentes que pour l'élite.

La Compagnie N° 47 de Zurich a encore deux carabines à l'ordonnance la plus ancienne, avec un calibre de 51 1/2 IV, malgré l'arrêté du Conseil fédéral du 13 mai 1851*), qui prescrit la balle conique pour les anciennes carabines. La compagnie N° 53 de Eribourg avait un certain nombre de carabines dans un état si déplorable, qu'on n'a pas pu s'en servir pour le tir à la cible.

») Recueil officiel, II, 306.

922

Les résultats du tir, donnent pour le tir individuel 50 % à 400 pas, 39 % à 600 pas, 36 % à 800 pas, le tir de vitesse 46% à 300-1000 pas.

<:. Exercices de tir.

Les exercices de tir ont été suivis par 20 compagnies de l'élite avec un effectif de 2232 hommes et 11 .compagnies de réserve avec 1146 hommes.

Le nombre de 76 surnuméraires, sur le total des compagnies de réserve qui n'out pris part" qu'à l'exercice de tir, nous confirme dans l'opinion énoncée plus haut, que lors des cours de répétition il y a des soldats qui échappent au service, ou qui eu sont dispensés trop libéralement.

Résultats du tir : à 400 -.> 600 » 800

Elite. .

pas de 68%; » » 55%; » » 46%.

Réserve.

à 400 pas de 65%; » 600 » » 56%; ;> 800 » » 45%.

ri. Aspirants.

Les aspirants de Ie classe qui ont pris part aux écoles de recrues avec les détachements de leurs Cantons respectifs sont au nombre de 23, dont 22 ont pu être avancés à la IIe classe.

16 aspirants de IIe classe ont fait une seconde école de recrues, et 13 d'entr'eux ont pu être recommandés pour le brevet, à la fin du dit service.

Le cours spécial des officiers récemment brevetés, a été réuni, pour la première fois cette année, avec la môme école pour les officiers d'infanterie à St. Gall. Dix-neuf officiers de carabiniers et 3 aspirants de IIe classe, y ont pris part.

X. Ecole des instructeurs d'infanterie.

Cette école a eu lieu à Baie, sous les ordres de M. le colonel fédéral Hoffstetter.

Comme l'année dernière, elle a été divisée eu :

923 Officiers

Cours Cours Cours Cours

des aspirants .

detir .

.

de gymnastique de répétition

.

.

.

.

.

.

Sous-ofßciers.

Total.

12 10 7 23

25 7 7 11

37 17 14 34

52

50

102

L'époque de l'année (février) à laquelle cette école a lieu ordinairement, n'est pas toujours propice aux exercices pratiques; on ne peut cependant pas choisir un autre moment, sans détourner les instructeurs de leurs fonctions cantonales.

Les écoles d'instructeurs sont d'une grande importance, pour maintenir le degré d'instruction acquis et pour répandre dans l'infanterie les améliorations qui doivent être introduites, non-seulement les instructeurs en sortent au printemps retrempés, mais ce n'est que par ce moyen qu'on peut obtenir dans les Cantons l'uniformité dans l'application des règlements, et que le corps des instructeurs cantonaux peut se perfectionner.

Eelativoment à l'organisation de l'école, nous mentionnerons que les subdivisions qui étaient établies pour l'enseignement de la gymnastique et du tir ne le seront plus à l'avenir, parce que des instructeurs en nombre suffisant, ont été formés spécialement dans ce but.

En revanche l'école sera, comme précédemment, divisée en cours d'aspirants et cours de répétition, sans qu'on cesse de veiller assiduement à l'instruction de la gymnastique, qui est maintenant introduite partout, et à celle du tir, puisque des armes de qualité supérieure ont été données aux soldats.

Il serait fort à désirer qu'on étendît aussi cette école aux instructeurs tambours, parce que dans quelques Cantons seulement ces instructeurs sont à la hauteur de leurs fonctions, tandis que dans la plupart des autres, cette instruction est tout-à-fait insuffisante.

Ce qui serait encore plus utile que l'instruction d'un nombre trop considérable d'instructeurs-tambours, qui n'ont du reste pas un cercle d'action suffisant dans les petits Cantons, serait indubitablement que la Confédération se chargeait de l'instruction des tambours, d'une manière analogue à celle des sapeurs de bataillon, ce qui aurait lieu si les recrues tambours, du moins ceux des petits Cantons, étaient appelés à l'école fédérale des instructeurs.

M. le colonel fédéral Schwarz a été chargé de l'inspection et il a exprimé sa satisfaction sur les bons résultats de l'école.

924

XI. Ecole des officiers d'infanterie et des aspirants.

Pour la première fois, il y a eu cette année trois écoles au lieu de deux, pour les officiers nouvellement nommés et les aspirants d'infanterie. C'est ce qui a permis de réunir dans une école à part les officiers déjà brevetés.

Cette dernière école a eu lieu à St. Gali, sous les ordres do M. le colonel fédéral Hoffstetter; les deux écoles d'aspirants ont été placées, l'une sous le commandement de M. le colonel Stadler à Zurich, et l'autre sous celui de M. le colonel Schadler à Soleure.

L'école de St. Gali comptait 64 officiers d'infanterie, celle de Zurich 81 aspirants et celle de Soleure 83, soit ensemble 228 officiers ot aspirants. Le nombre de ceux qui ont été instruits depuis 1860 s'élève' à 1283.

Dix-huit officiers de carabiniers et quatre aspirants de IIe classe ont pris part à l'école de St. Gali, outre le nombre indiqué ci-dessus.

L'introduction d'une école à part pour les officiers était nécessaire, par la raison que le mélange des officiers et des aspirants avait des inconvénients au point de vue hiérarchique et de bonne . camaraderie, et parce qu'il se rencontrait ordinairement des divergences très-sensibles dans l'âge et dans le degré d'instruction des deux catégories.

Il y a un grand avantage à appeler les officiers de carabiniers nouvellement nommés dans les écoles des officiers d'infanterie. · Par ce moyen on leur procure un degré d'instruction, qui leur est d'autant plus nécessaire, qu'ils doivent ordinairement occuper une position plus indépendante, et ils trouvent l'occasion de se perfectionner dans le service de l'infanterie, auquel on ne peut pas vouer toute l'attention désirable dans les écoles de carabiniers, à cause des soins particuliers qu'exigé ce qui concerne particulièrement, le tir.

Quoique les résultats de ces écoles aient été généralement satisfaisants et que de tous côtés on commence à reconnaître que les officiers qui y ont été formés, rendent de meilleurs services et cela principalement dans les Cantons qui n'ont pas à leur disposition les moyens d'instruction suffisants pour préparer leurs officiers au service de campagne, et quoique la réunion d'élèves des divers Cantons soit importante pour stimuler le progrès dans notre système militaire, cependant on doit signaler aussi le côté faible qui ·diminue quelque peu l'utilité et le profit de ces écoles. C'est l'absence de troupe. Sans elle le service intérieur et celui de campagne ne seront jamais assez exercés et les élèves n'ont pas assez l'oeca^

925

sion de commander des pelotons ou des sections, parce qu'ils ne peuvent fréquemment être employés que comme guides |ou portecordes. Les élèves de l'école de St. Gali, eurent seuls l'avantage de pouvoir manoeuvrer pendant dix jours avec cinquante caporaux de ce Canton, nouvellement nommés.

Cet inconvénient pourrait être écarté au moyen d'une augmentation peu conséquente du budget fixé pour les écoles d'officiers et d'aspirants d'infanterie, car il y aurait sûrement des Cantons, qui mettraient une partie de leurs caporaux nouvellement nommés, à la disposition de l'école, moyennant qu'elle se chargeât de la solde et des subsistances. Les sous-officiers de leur côté, tireraient un.

grand avantage d'une école semblable.

L'inspecteur de l'école des officiers à St. Gali, M. le colonel Egloff, a déclaré que l'instruction avait été dirigée sérieusement et de telle sorte que les résultats en ont été sensibles. Un rapport favorable a été présenté aussi par M. le colonel Benz quant à l'école des aspirants à Zurich.

L'école des aspirants à Soleure a eu le malheur de voir éclater le typhus dans son sein. Dès que le Département en a eu connaissance il a envoyé sur les lieux le médecin en chef de l'armée et sur son rapport, il a levé l'école immédiatement, ce qui a eu lieu quatre semaines après son ouverture.

Cette mesure s'est d'autant mieux justifiée, qu'il a été prouvé plus tard, par le triste sort de quelques-uns des aspirants, que la maladie était bien plus maligne qu'on n'aurait pu le supposer lorsqu'elle a surgi, car sur 42 malades il n'en est pas mort moins desept.

Dans le but de rechercher les causes de l'apparition soudaine du typhus, le Conseil fédéral a ordonné deux enquêtes différentes.

D'un côté, l'inspecteur de l'école, M. le colonel fédéral Barman, a été chargé d'examiner avec soin la manière dont l'école a été dirigée, afin de pouvoir constater, si les reproches faits au commandant étaient fondés ou non, entr'autres s'il était vrai qu'il eût exigé des aspirants des fatigues excessives ce .qui aurait entraîné' la maladie d'une pai'tie d'entr'eux.

D'un autre côté M. le Dr. Leumann, médecin en chef, M. le colonel Wolff, inspecteur du génie et M. le professeur Schwarzenbach ont reçu la mission de procéder à une sévère expertise sanitaire de la caserne de Soleure et à l'analyse chimique de l'eau potable. Il est résulté de l'enquête faite par M. le colonel Barman qu'on ne peut attribuer en aucune manière la moindre faute au commandant de l'école, et le Conseil fédéral s'est empressé de lui donner satisfaction à cet égard.

Les résultats de l'expertise de la Commission n'ont pas été de.

·!)26 nature à pouvoir attribuer avec certitude l'apparition de la maladie à des locaux défectueux ou à l'eau des fontaines; cependant elle a prouvé qu'il y avait à remédier à ces deux choses, et le Gouvernement de Soleure auquel le rapport des experts a été transmis, s'est engagé à procurer les améliorations demandées.

La continuation de l'école n'a pas été reprise, mais on a laissé les Gantons libres d'appeler les aspirants au moins pendant deux semaines à une école de recrues cantonale ou à une école d'officiers, afin de terminer leur instruction, ou bien encore, de les envoyer pendant quelque temps dans une des écoles fédérales d'aspirants en 1866.

XII. Cours des sapeurs de bataillon.

Cette école a eu lieu de nouveau à Soleure et a été dirigée, comme les précédentes, par M. le lieutenant-colonel Schumacher, .instructeur du génie de lre classe. Cinq officiers, dix sous-officiers et 64 sapeurs, fournis par quatorze Cantons, y ont pris part.

Ces cours ont une grande importance, non seulement parce qu'ils perfectionnent les sapeurs dans leur profession civile, mais surtout parce qu'ils permettront aux bataillons d'agir sur le terrain d'une manière indépendante, lorsqu'ils auront avec eux un certain nombre d'hommes experts dans les travaux des pionniers.

C'est pourquoi il est nécessaire, que chaque bataillon possède au moins un officier et quelques sous-officiers auxquels ces travaux soient familiers, parce que lorsqu'ils sont établis sur une grande échelle, ils ne peuvent être conduits et achevés que sous la direction et la surveillance des cadres. Le nombre de cadres qui prend part à ces écoles est donc trop restreint; les Cantons devraient sentir le besoin d'envoyer, plus souvent que cela n'est le cas, des officiers qui soient déjà un peu au fait de ce genre de travail.

Ce que nous déplorons en outre, c'est que dans plusieurs Cantons on ne puisse pas môme s'entendre pour l'envoi des sapeurs et il arrive que dans quelques-uns d'entr'eux les sapeurs ne reçoivent pas d'autre instruction préparatoire que celle des recrues d'infanterie et qu'on ne les emploie dans les cours de répétition que pour jalonner parfois, ou ordinairement pour tenir les chevaux, ou pour toute autre espèce de service en sous-ordre, qui souvent n'est pas dans leur sphère d'action.

Il ne pourra être remédié complètement à cet inconvénient, que si la Confédération se charge entièrement des frais de ces écoles et que les Cantons ne puissent plus éluder l'envoi de sapeurs, par la raison qu'il leur occasionnait des frais de solde et de .subsistance.

927

XIII. Ecoles de tir de l'infanterie.

Quatre écoles de tir ont eu lieu pendant le courant de l'année' à Baie, sous les ordres de M. le lieutenant-colonel fédéral vo»Berchem, dont deux pour les officiers et deux pour les sons-officiers.

Chaque bataillon et demi-bataillon a maintenant fourni un officier et un sous-officier à cette école.

MM. les colonels fédéraux Schudler et Stadlcr ont fait l'inspection, chacun d'une école d'officiers et d'une de sous-officiers.

Leurs rapports sur les deux cours d'officiers constatent que les connaissances théoriques (nomenclature et théorie du tir), laissaient à désirer au commencement de l'instruction et que, quant au maniement de l'arme, à la charge, à la mise en joue, à la prestesse et à la régularité des mouvements, il y avait encore beaucoup à gagner. Les examens qui ont eu lieu à la fin des cours, ont démontré qu'il y a eu des progrès marquants dans ces diverses branches, et que chaque officier avait acquis une connaissance exacte de lu théorie du tir.

Le choix des élèves donne aussi lieu cette année à des observations qu'il est nécessaire de mentionner. Ü se présente sou-, vent des officiers avec une vue si courte, que dans le second cours, par exemple, il y avait quatorze officiers qui ne pouvaient pas tirer sans lunettes, môme à 400 pas.

Quant a ce qui concerne les écoles de tir des sous-officiers, les inspecteurs et le commandant de l'école de ces cours, sont unanimes à déclarer l'utilité et même l'absolue nécessité de les faire participer à une instruction sur le tir. Les progrès qui ont été faits sur tous les points, après une instruction de deux semaines-, ont été encore plus frappants que ceux du cours des officiers.

Les examens sur la nomenclature qui ont eu lieu à- la fin des deux cours ont été très-satisfaisants ainsi que les progrès faits dans le maniement de l'arme, et l'instruction mutuelle sur des sujets relatifs au tir ont été surprenants, vu le peu de durée des cours.

Il est de notre devoir de reconnaître que les excellents résultats des écoles des soiis-officiers doivent être attribués en partie au bon choix du personnel qui y a été envoyé.

Nous ajouterons à ces observations générales, que dans chaque cours, on n'a négligé aucune occasion de faire appliquer les prescriptions du service intérieur et des autres branches du service qui, quoique n'ayant pas de rapport direct avec le tir proprement dit, sont cependant inhérents à tout service militaire.

MM. les Inspecteurs vantent les talents pratiques et le zèle du commandant de ces écoles et reconnaissent que le succès obtenu est dû principalement à ses capacités eminentes.

Les résultats du tir sont intéressants a examiner et ils ont line certaine valeur, parce que c'est la première fois qu'on a con-

928 fié le nouveau fusil d'infanterie -aux mains de la troupe. Les tabelles de tir des divers détachements offrent une remarquable analogie et démontrent qu'au moyen d'une instruction bien dirigée, on peut arriver à des résultats normaux. C'est ce qui est un avantage important de l'institution des écoles de tir, parce que par ce moyen nous obtiendrons des données normales, fondées sur l'expérience, sur les effets de nos armes. Sous ce rapport, il ressort des résultats du tir que le nouveau fusil d'infanterie ne reste nullement en arrière du fusil de chasseur pour la sûreté du tir à toutes les distances.

Nous en donnons ici les résultats comparatifs. Le premier tableau indique quel était le degré de capacité de la troupe à l'entrée au service, ensuite les progros qui ont été faits après la théorie et les exercices sans munition et enfin le résultat à la fin de» écoles.

Le second tableau donne le résultat comparatif d'un tir de vitesse de cinq minutes, indiquant non-seulement les progrès faits pendant le courant de l'école, sous le rapport du plus grand nombre de coups portés, mais aussi sous celui de l'aptitude du tir et du rapide maniement de l'arme. Il est à remarquer que d'après ce tableau, le détachement qui le premier jour, dans l'espace de cinq minutes a mis 185 coups en cible dont 54 mannequins, a mis, k la fin de l'école pendant le même espace de temps et avec une température moins favorable, 337 coups en cible, dont 97 mannequins. La rapidité du tir a donc augmenté de 1 1/2 et le résultat presque doublé.

Tir comparatif : 10 coups au tir individuel à 400 pas, cibledé 6'Q.

Epoque où le tir a eu lieu. J. cours. IL cours. III. cours. IV. cours.

Premier exercice (le premier jour de chaque cours) Second exercice (après l'instruction préliminaire) Troisième exercice (à la fin de chaque cours).

la; *\

ni

101 139

sa/

181 /65

19/

23/ /67

t9l /62

23l

ni

as/

50 / /77

/5l >

las

lai

/se

161

/7l

/AS

*) Là où les pour cent sont exprimés en fraction, le premier nombre indique les coups au mannequin; le second les coups en cible.

929

Résultats comparatifs du tir de vitesse pendant cinq minutes à 400 pas, cible de 6' Q-

Epoque où le tir a eu lieu

Le premier jour du cours .

Après l'instruction préliminaire A la fin du cours .

Nombre Nombre Nombre de Moyenne Moyenne de coups des des coups d'hommes coups. en cible.

coups. en cible.

43

324

54; '185

42 43

382

485

73 / lì 18 97; 7337

7. 5

1.3/4-3

9. 1 l."/,. 9 11. 3 -2-3/r 8

XIV. Cours du Commissariat.

Il y a eu de nouveau deux cours cette année, un pour les' aspirants et un autre de répétition.

Neuf aspirants ont pris part au premier; ils ont pu être tous brevetés.

Neuf officiers du commissariat ont pris part au second cours, pendant lequel on s'est attaché à leur donner une instruction plus complète que cela ne peut avoir lieu dans le premier cours sur leurs devoirs comme comptables chargés de la subsistance des troupes.

Le. cours des aspirants a été commandé par M. le lieutenantcolonel fédéral Schenk, le cours de répétition par M. le lieutenantcolonel Jenny. Les rapports qu'ils ont présentés sont tout à fait satisfaisants.

Soixante et onze officiers du commissariat ont été en outre employés .dans les diverses écoles fédérales.

XV. Instruction du personnel sanitaire.

Pendant le courant de l'année, trois cours sanitaires ont eu lieu à Zurich et quatre à Lucerne, dans lesquels on a instruit 29 médecins, 5 commissaires d'ambulance, 120 fraters et 64 infirmiers.

Les résultats ont été pleinement satisfaisants, et lors-même que les inconvénients déjà signalés d'une instruction préparatoire insuffisante et du choix défectueux des fraters et des infirmiers se sont encore présentés, ils étaient moins sensibles qu'autrefois. Il a Feuille fédérale suisse. Année XVIII.

Vol. 1.

60

930

été appelé dans les divers cours de l'année : 3 médecins de divi. sion, 36 médecins d'ambulance, 5 commissaires d'ambulance, 80 médecins de corps, 161 fraters et 75 infirmiers. En outre, on a employé pour le service sanitaire dans les écoles : un instructeur, comme médecin d'école, un sous-instructeur comme infirmier et 18 médecins civils.

Quoiqu'on cherche toujours davantage à employer les médecins qui habitent la place d'armes où ils sont appelés au service, on a dû disposer d'un nombre relativement assez fort de médecins militaires.

Les trois cinquièmes des infirmiers de l'élite ont été mis de réquisition, en sorte que si les Cantons ne s'efforcent pas de recruter un grand nombre de surnuméraires, il faut s'attendre à ce que cela occasionnera des difficultés pour l'avenir.

Sauf quelques exceptions, les rapports sur le service du personnel sanitaire dans les écoles ont été satisfaisants et ces exceptions ne concernent surtout que le personnel en sous-ordre qu'on doit choisir sans trop de rigueur.

IVI. Reconnaissances des officiers de Pétat-major fédéral.

Une reconnaissance en Valais a eu lieu du 3 au 16 septembre, sous les ordres de M. le colonel Borgeaud. Neuf officiers d'état-major y ont pris part ainsi qua la compagnie des guides N° 6, de Neuchâtel.

Le fait de la division de la reconnaissance en quatre brigades a permis de visiter dans toutes ses parties le territoire qu'elle avait à explorer, et de donner des résultats plus complets que ceux des précédentes reconnaissances dans cette contrée, ce qui a comblé les lacunes qui subsistaient encore.

Les rapports qui nous sont parvenus à ce sujet, permettent de dire que le but de la reconnaissance a été atteint et qu'elle a rendu tout le service qu'on était en droit d'espérer, vu le peu de temps mis à sa disposition.

Le cadre de la tâche qui était imposée à chaque brigade et qu'elle a remplie d'une manière satisfaisante, ne laisse aucun doute sur la valeur réelle de cette reconnaissance pour l'instruction des officiers fédéraux qui y ont pris part.

Le but de cette exploration, qui était de reconnaître au point de vue militaire un certain territoire, a été mené à bonne fin, car les nombreuses et importantes observations dont il a été l'objet et le jugement qui a été porté sur sa valeur stratégique, démontrent

931

que les résultats de cette reconnaissance seront utiles au pays dans un moment donné.

XVII. Ecole centrale.

Cette école a eu lieu du milieu de mai au milieu de juillet, avec la même organisation que jusqu'ici, sous le commandement de M. le colonel fédéral Denzler.

Les instructeurs qui y ont été appelés sont : M. le colonel fédéral Hoffstetter, remplissant provisoirement les fonctions d'instructeur en chef de l'infanterie; MM. les colonels Hammer et Schädler, MM. les lieutenants-colonels Wieland et Siegfried, major Vögeli, capitaine Huber et lieutenant Altorfer. L'équitation a été sous la direction de l'établissement de la régie. Les officiers d'étatmajor des bataillons qui devaient prendre part à l'école centrale ou au rassemblement de troupes ont été appelés, comme d'habitude, à suivre l'école pendant les trois premières semaines, et ils ont mis à profit l'occasion qui leur était offerte d'accroître leur instruction, mieux que cela ne peut être le cas dans leur service ordinaire. Avec l'aide d'un bon personnel d'instruction, ces officiers apprennent à connaître non-seulement le terrain de manoeuvre et diverses branches de l'art de la guerre, mais ils reçoivent en même temps une instruction militaire complète et soignée, et entre autres dans une branche qui est d'autant plus importante que les officiers d'état-major, qui ne savent pas monter à, cheval, perdent nécessairement tout aplomb, abstraction faite de ce que la confiance des troupes dans ces officiers en souffre.

Quelques officiers de cavalerie et de carabiniers ont été adjoints au cours spécial des officiers d'état-major d'infanterie ; cette mesure nous paraît être d'autant mieux justifiée qu'il a été suffisamment démontré que ces chefs d'unités tactiques destinées à agir d'une manière indépendante, sont peu développés sur la tactique.

Dix-sept officiers, dont la plupart étaient nouvellement nommés, ont pris part à l'instruction théorique de l'école d'état-major -général. Le fait que deux d'entre eux ne parlaient qu'une seule langue, a entravé l'instruction. Eu égard à nos institutions, on peut considérer comme une grande lacune dans l'instruction d'un officier de Tétat-major général qu'il ne connaisse pas au moins deux de nos langues nationales. En somme, les nouveaux choix faits pour l'état-major général, quoique n'étant pas tous trèssatisfaisants, ne peuvent cependant pas être signalés comme mauvais.

Touchant l'organisation de l'école, il y a deux inconvénients à signaler, que le Département cherchera à écarter pour l'avenir;

932

c'est l'appel simultané à la même école, d'officiers supérieurs et d'-officiers subalternes, et ensuite, la surabondance d'officiers de l'état-major général pendant l'école d'application.

La réunion des officiers supérieurs aux subalternes dans la môme classe d'instruction entrave l'enseignement, car ce qu'on dit trop en détail pour les uns, est trop peu pour les autres. On ne peut pas non plus faire une classe pour chaque grade, parce que le personnel des instructeurs nécessaires manque. Cet inconvénient serait écarté facilement, si à l'avenir on appelait à la partie théorique de l'école les officiers supérieurs seuls une année, et les officiers subalternes la suivante.

Le grand- nombre des officiers de l'état-major général à l'école d'application provient de ce qu'on y appelle ordinairement ceux qui viennent de prendre part à la partie théorique. Les étatsmajors de la division et des brigades ont alors trop d'adjudants, et cela entraine l'inconvénient que ces officiers, étant peu occupés, se laissent aller à chercher leurs aises et se créent de fausses idées pendant leur premier service pratique, parce que leur chef s'en tient ordinairement au meilleur d'entre eux.

Le corps du génie, représenté à la partie théorique, comme à l'ordinaire, par des aspirants et des officiers nouvellement nommés, paraît avoir fait de bonnes acquisitions. Les officiers ont aussi assisté aux cours de l'état-major général.

Tous les travaux que les troupes du génie ont exécutés pendant l'école d'application ont remporté le suffrage des connaisseurs.

Notre corps du génie sera toujours à la hauteur de sa tâche, parce qu'il ne contient que des hommes du métier.

Pour la première fois depuis longtemps une compagnie de pontonniers a été appelée au service dans l'intérêt de l'école.

L'artillerie, par la force de son effectif et son habileté, est l'arme qui donne le ton à l'école centrale. Ses progrès, la bonne composition de son corps d'officiers, son énergie dans l'équitation et pour surmonter les obstacles, se sont encore montrés dans cette école.

Lors des manoeuvres de division, l'artillerie, qui forme quatre batteries, est beaucoup trop fortement représentée pour quatre bataillons réduits, et, afin qu'on ne se fasse de fausses idées à leur ·sujet, il faudrait laisser complètement de côté à l'école centrale les manoeuvres de division, qui ne peuvent avoir lieu que lors des rassemblements de troupes et organiser des manoeuvres d'artillerie, l'infanterie remplissant T office de soutien.

La cavalerie ne le cède en rien aux autres troupes pour le

L

933

bon esprit, la discipline et le sérieux, avec lequel elle remplit son devoir. Elle s'est trouvée dans une position difficile pendant les fortes chaleurs, et cependant il n'y a eu comparativement que peu de chevaux blessés.

Les officiers des guides ne seront à la hauteur de leurs fonctions que lorsqu'ils auront pris part à l'école d'état-major, auquelils sont attachés de toute manière pour leur service, et afin qu'ils apprennent à se servir de leurs guides comme aides de l'état-major, et non point comme simples ordonnances ou comme piqueurs, ce qu'ils ne doivent pas être.

Les trois compagnies de carabiniers ont été réunies en un demi-bataillon, sous le commandement d'un lieutenant-colonel fédéral. La compagnie N° 75 de Vaud a remporté un témoignage flatteur, celui des deux autres compagnies était moins favorable.

L'infanterie se composait de quatre bataillons réduits (N° 10 de Vaud, N° 41 d'Argovie, N° 22 des Grisons et N° 53 du Valais).

Les bataillons entrent au service fédéral toujours mieux préparés et facilitent ainsi les progrès qu'on doit faire sur le terrain de manoeuvre de ces grandes écoles.

L'habillement, l'équipement et l'armement, la tenue générale, le calme sous les armes, la discipline et la persévérance par une chaleur presque tropicale ont laissé peu à désirer.

Les bataillons étaient bien conduits et commandés, particulièrement ceux d'Argovie et de Vaud. Le commandant de l'école dit dans son rapport qu'il aurait désiré un pas plus rapide et une plus grande mobilité dans le service des chasseurs. Il mentionne également que lors des manoeuvres de campagne la bonne instruction tactique des officiers argoviens ressortait visiblement, ce qui montre clairement que les fréquents cours de tactique, auxquels on les appelle dans ce Canton, ont porté àes fruits.

L'inspection de l'école a été faite par le chef du Département militaire, accompagné des chefs de corps. Comme à l'ordinaire, il s'est exprimé d'une manière flatteuse sur la tenue et la mobilité des corps de troupes, ainsi que sur la marche de l'école.

Le tableau ci-après indique l'état de l'école dans ses deux parties.

'3 co

33 O

^ jj CO -f3

CO OQ

H

'ÜB <î M

o

S

13

0) | 'o 1 CÖ

.1.

^

·a»

ÊJ "^

00

<!

934

0>

02 ÏH 03

1

en 3

£,

M 0 §· >

CQ

-4-3

-S cl

"ëa

-4->

0

H

,,

03

é

A." Partie théorique.

Officiers de F état-major fédéral Officiers de l'état-major de bataillon, de cavalerie et de carabiniers (cours théorique préparatoire) Division d u génie .

.

.

.

.

.

Division d'artillerie .

.

.

.

.

, ' B. Ecole d'application.

Officiers de l'état-major fédéral Deux compagnies de sapeurs Nos 5 et 7 Une compagnie de pontonniers Ecole d e s recrues d'artillerie .

.

.

.

' Une compagnie de guides et deux de dragons Trois compagnies de carabiniers Quatre bataillons d'école .

.

.

.

Musique militaire .

.

.

.

.

.

Personnel sanitaire .

.

.

.

.

.

26 47 5 17 95

-- '-- 9 -- 9

-- 35 -- 8 5 · -- 7 -- -- 11 -- 12 -- 96 · -- -- -- -- 174 --

--


--


-- 3 -- -- -- 4 -- 7

--

-- _ '

--

84 84 -- 31 18 57 41 70 508 -- -- 725

--

26


47 14 101 188

--

137 58 226 100 207 961 32 2 1723

35 176 81 293 152 289 1565 36 2 2629

195 195

35 -- -- 141 154 -- 14 -- -- 344

i

935 XVIII. Rassemblement de troupes.

Le territoire des manoeuvres du rassemblement de troupes de cette année était désigné entre la Thur et la Tb'ss.

Afin de mettre en pratique la nouvelle répartition de l'armée, qui, contrairement à l'ancienne, repose sur le principe territorial, on choisit la division qui est la. plus rapprochée du territoire de manoeuvre, c'est-à-dire la Ve division, qui fut mise sur pied, du moins en grande partie.

M. le colonel fédéral Schwarz, d'Aarau, qui sera placé à la tête de cette division, fut chargé du commandement.

Voici le tableau résumé de l'organisation et de la force numérique des états-majors et des corps qui ont pris part à ce rassemblement :

Grand état-major Guides Etat-major de la division . . .

Etat-major du génie Compagnie de sapeurs N° 4 deBerne Etat-major d'artillerie . . . .

Batterie d'obusiers de 24 U N° 1 de Zurich Batterie attelée de 4 U NO 15 de Baie-Campagne Batterie de fusées N° 29 de Berne Compagnie isolée N° 17 de BaieVille '/«.-Compagnie isolée N° 18 de BaieCampagne . .

.

Compagnie de parc N° 39 d'Argovie Bataillon de carabiniers N° 1 (compagnies N°s 9, SI", 33) . . .

Bataillon de carabiniers N° 2 (compagnies N°8 35, 41, 43) . .

re J brigade: Etat-major . . .

Bataillon N° 9 de Zuricli . . .

» N° 60 de Berne . .

'/a » N° 49 de Thurgovie .

Section d'ambulance N° 1 . . .

II" brigade: Etat-major . . .

Bataillon N° 17 d'Argovie . .

N° 34 de Zurich . .

Va » N° 49 de Thurgovie .

Section d'ambulance N° 2 . . .

IIIe brigade: Etat -major . . .

Bataillon N° 24 de Lucerne . .

N° 28 de St. Gali . .

V2 » N° 76 de Schwyz . .

Section d'ambulance N° 3 . .

A réporter

OJ

§* o EH

'S -p £

Chevaux.

Officiers. 1

936

-- 93 --

21 29 12 2 98 5

19 29 13 3 1 7

7

145

152

100

7 6

158 125

165 131

100 69

4

96

100

2

49

51

5

61

66

5

11

308

319

13 5 33 31 16 -- 4 32 33 16 -- 4 32 34 19 --

290 1 595 595 292 8 1 588 591 293 8 1 586 585 291 8

303 6 628 626 308 8 5 620 624 309 8 5 618 619 310 8 615,6

-- -- 8 6 6 3 1 7 5 6 3

16 2 11 2 5 5

355

5 27 1

5801

7 5 6 5 -- 414

Keport Brigade combinée Etat-major d u génie . . . .

Compagnie de pontonniers N° 3 de Berne Etat-major de l'artillerie . . .

Batterie attelée de 12 & N° 7 de Baie-Ville .

'/a-Compagnie isolée N° 1 8 de BaieCampagne Etat-major de la cavalerie . .

Compagnies de dragons N09 1, 3, 9 et 14 Bataillon N° 43 de Berne . .

» N° 74 d'Unterwalden .

Section d'ambulance N° 4. . .

Train de parc d'artillerie, division Salis Train de parc d'artillerie, brigade combinée \

Total

355 8 4

c5

&o

£

3 £

5801 6156 1 9 4

Chevaux.

Officiers.

937

414 9 5

5 3

111

116 3

1 4

8

136

144

91

2 4

48

50 4

6

18 31 28

265 582 492 12

283 613 520 12

296 6 5 7

4

138

142

197

470

7586

8056

1041

Par motif d'économie, les bataillons furent réduits à 600 hommes. Cette faible réduction n'a aucun inconvénient, car en campagne nos bataillons réglementaires de 700 hommes, seraient en peu de temps ramenés à cet effectif, et si un commandant de bataillon sait mener 600 hommes dans toutes les positions et dans tous les terrains, il ne se trouvera pas embarrassé de commander 7 à 800 hommes.

En outre il est très important pour les manoeuvres avec des masses d'infanterie, de laisser en arrière les hommes les plus âgés et de n'avoir à instruire que des bataillons formés de jeunes soldats.

Pour les manoeuvres qui ont terminé le rassemblement on a formé deux corps opposés, soit une division de trois brigades

938

(Brändlin, Meyer et Bachofen) sous les ordres de M. le colonel fédéral Jaques de Salis, et une brigade indépendante soxis les ordres de M. le colonel Scherer. L'état sommaire de ces derniers corps est indiqué dans le tableau de l'effectif donné plus haut.

En adjoignant toute la cavalerie à la brigade combinée qui figurait l'ennemi, on a voulu donner plus d'action à cette arme, plus de mobilité au corps > entier et le mettre ainsi en état d'opposer à la division une résistance plus énergique. A cette occasion nous faisons remarquer que ce système d'organisation peut être considéré comme un progrès, vis-à-vis de l'ancien, qui était d'opposer deux corps de force à peu près égale, quoique cependant il ne réponde pas encore à toutes les exigences. Les nouvelles expériences faites lors de cette concentration de troupes, qui a du reste fort bien réussi, ne laissent aucun doute sur le fait, que deux corps manoeuvrant l'un contre l'autre, ne fournissent pas aux officiers supérieurs et aux troupes, l'occasion de s'instruire autant qu'on pourrait le supposer.

En établissant deux corps ennemis, on oblige le commandant de la division de diriger les deux antagonistes et au lieu de la commander personnellement lui-même, il reste en dehors de la direction immédiate, de telle sorte qu'il joue davantage le rôle d'organisateur, de surveillant et d'instructeur en chef, et n'intervient ainsi que momentanément dans les manoeuvres.

Malgré la forte dépense occasionnée par la mise sur pied d'une division de l'armée, on n'a pas l'occasion de la conduire comme unité, si elle est chaque fois répartie ,en deux corps ennemis, et nos colonels fédéraux n'apprennent pas à manoeuvrer avec des masses.

Le système de diviser la troupe en deux parties a de plus le désavantage qu'il donne de fausses idées sur la guerre aux officiers et à la troupe, car dès que les dispositions préliminaires ont été prises et que les troupes sont engagées, on ne fait plus aucune attention à l'effet qui serait produit par le feu, à cause de l'absence de tout danger.

Par tous ces motifs, il est temps de renoncer à tous ces combats inutiles, et d'adopter le seul système rationnel, celui qui est en usage au camp de Châlons et consistant à jalonner purement et simplement l'ennemi, soit par de la cavalerie, soit par un escadron et quelques bouches à feu, ou par un bataillon d'infanterie et un détachement de cavalerie.

Le cours préparatoire du rassemblement de troupes a été divisé comme suit : Quatre jours pour les travaux préliminaires, l'organisation des

939

bureaux, la dislocation des troupes et la reconnaissance du terrain de manoeuvre; huit jours pour "les exercices avec la troupe, et les quatre derniers jours pour les manoeuvres de campagne proprement dites.

Quoique le système suivi dans ces manoeuvres ait fort bien réussi et qu'il soit tout à fait pratique, il rentre cependant dans l'ancien système, qui nous paraît devoir être entièrement mis de côté en faveur de celui que nous invoquons, qui consiste à manoeuvrer avec des unités stratégiques. Cette amélioration peut être d'autant plus facilement réalisée que les unités tactiques de tous les Cantons ont fait depuis quelques années des progrès sérieux, que le corps des officiers a élevé sensiblement son niveau, et que soit l'école centrale, soit les rassemblements de troupes cantonaux suffiront à habituer les troupes au service de sûreté en campagne, et à l'école de brigade, de sorte qu'il devient possible de restreindre le temps employé aux concentrations de troupes et d'en appeler un plus grand nombre à la fois.

Partant de ce point de vue, il serait à désirer que le prochain rassemblement de troupes fût composé d'un petit corps d'armée de deux divisions avec une petite réserve d'artillerie et de cavalerie, avec lequel on entreprendrait, pendant une semaine, des manoeuvres tactiques sur une plus grande échelle.

Lorsqu'on aurait a quelques reprises procédé de cette façon, on pourrait alors tenter le dernier pas, en réunissant, au moyen de la suspension de tous les cours de répétition fédéraux et cantonaux de l'année, toute l'élite de l'armée fédérale, pendant 2 jours. Une imposante réunion de ce genre prouverait aux yeux de tous l'existence d'une armée toujours prête à combattre, et démontrerait la possibilité d'une rapide mobilisation, aussi bien à l'étranger qu'aux nationaux.

Notre pays en acquerrait une foi plus profonde dans nos forces défensives, nos chefs seraient mis à une épreuve réelle, ainsi que les services que peuvent rendre le commissariat, les chemins de fer, et d'autres branches de nos moyens militaires.

Le choix du territoire où les manoeuvres ont eu lieu a été très-judicieux, aussi bien au point de vue stratégique et tactique qu'à celui de l'administration; on l'a vu par le résultat généralement satisfaisant, et par la somme remarquablement minime, qui a dû être payée, à titre d'indemnité, pour les dommages causés aux propriétés.

Ce résultat a été essentiellement dû à la circonstance que les intéressés ont fait des prétentions très modérées, ainsi qu'aux efforts des commissaires. L'accueil réservé aux troupes par la population mérite aussi toute reconnaissance.

Le plan de campagne était basé sur l'hypothèse que l'ennemi o

940

cherche à s'avancer avec ses forces principales par Eglisau contre Zurich, en couvrant son flanc gauche au moyen d'un corps, qui doit en même temps occuper Winterthour, point central des lignes ferrées, et dont la ligne principale d'opération est sur la route d'Andelfingen. Ce corps détaché porte le nom de «Corps de l'Est.» La Ve division de l'armée suisse est spécialement chargée de surveiller et de défendre la ligne inférieure de la Thur; dans ce but, elle se porte à temps sur la Thur, repousse divers détachements ennemis qui avaient passé sur la rive gauche et prend position à un endroit convenable. La Ve division est désignée sous le nom de « Corps de l'Ouest. » Ce plan était basé sur les événements de 1799 et le corps de l'Est représentait l'avant-garde autrichienne sous Nauendorf, lorsqu'au mois de mai, elle fut poussée jusqu'à Oerlingen, après que l'Archiduc eut cherché à passer le Rhin à Schaffhouse.

Le corps de l'Ouest figurait la division française Tharreau, établie à Wintherthour.

En basant ses suppositions sur des données réelles, le commandant en chef du rassemblement de troupes coupait court à de longues dissertations de stratégie et de tactique.

L'inspection de la troupe faite le jour d'entrée au service a été satisfaisante, les attelages de l'artillerie étaient convenables, celui de la batterie d'obusiers de 24 U de Zurich était excellent; ceux de la batterie de 4 % N° 15 de Baie-Campagne et du train de parc, étaient en revanche médiocres.

La chaussure des troupes à pied était généralement défectueuse ; c'est un · objet auquel, dans beaucoup de Cantons, on ne voue pas assez d'attention, car on tolère souvent des bottines fines complètement insuffisantes pour un service de campagne, ou de lourds souliers de montagne, qui ne le sont pas moins.

Les bataillons entrèrent en ligne suffisamment instruits pour une place d'exercice, mais il leur manquait presque à tous la connaissance exacte et la simple compréhension des formations élémentaires sur le terrain, ce qui est encore une conséquence de la méthode suivie dans les cours de répétition, d'exercer le service de campagne en formant deux divisions qui se combattent, au lieu de faire de l'école de bataillon sur le terrain contre un ennemi supposé ou simplement jalonné. Le service de sûreté a laissé beaucoup à désirer au commencement, mais le rassemblement a perfectionné peu à peu la troupe sur cette partie du service, de telle sorte que le commandement a pu, à la fin, se déclarer entièrement satisfait.

Nous extrayons du rapport général les appréciations suivantes sur les divers corps et les diverses armes : ,,

941

L'Etat-major fédéral a incontestablement acquis des éléments utiles.

Le service des bureaux est plus régulier qu'il ne l'était auparavant, quoiqu'on puisse encore souhaiter une expédition plus prompte des affaires. Les officiers de l'état-major ont agi pendant le service de campagne, avec intelligence et discernement, et d'une manière indépendante. Les troupes du génie ont montré qu'elles sont habiles et infatigables; elles sont indubitablement à la hauteur de leur tâche. La mobilité et l'aptitude de l'artillerie à la -manoeuvre, même avec les batteries de gros calibre, laissent peu à désirer; au point de vue tactique elle devrait faire plus de cas que cela n'a eu lieu, de l'appui des autres armes. Les détachements de train de parc se sont montrés généralement au fait de leur service ; on n'obtiendra cependant l'ordre et la discipline désirables que lorsque ce corps sera organisé en compagnies.

La cavalerie a fait son service d'une manière surprenante, si on tient compte des grandes difficultés qu'elle a eu à vaincre; elle a montré de la hardiesse, quoique l'aptitude mécanique du cheval ne correspondait pas tout à fait à celle du cavalier, et elle a de nouveau démontré qu'elle est absolument indispensable dans notre organisation militaire.

L'esprit de corps ne se trouve nulle part plus vivement représenté que dans les carabiniers, cependant leur instruction générale et tactique laisse toujours à désirer, et le commandant du rassemblement insiste de nouveau pour la création de bataillons de carabiniers.

L'infanterie a le même côté faible que les carabiniers; c'est le peu d'intelligence pratique du service d'infanterie légère en campagne. Une des fautes principales qui est toujours commise, c'est que les tirailleurs se mettent à chai'ger sans s'inquiéter s'ils ont des réserves ou s'ils sont soutenus. A d'autres égards l'infanterie a laissé une impression favorable, principalement dans les manoeuvres , où elle a montré une grande mobilité , jointe à un ordre parfait, et une rare ténacité contre la fatigue, en même temps qu'une frugalité exemplaire.

Le rassemblement de troupes fut inspecté par une délégation du Conseil fédéral et par le Chef du Département militaire fédéral.

XIX. Instruction dans les Cantons.

D'après les rapports, l'instruction s'est répartie dans les Cantons de la manière suivante :

942

  1. Instruction préparatoire des recrues des armes spéciales.

Génie .

.

.

.

.

1 6 6 hommes.

Artillerie .

.

.

.

873 » Cavalerie .

.

.

.

311 » Carabiniers .

.

.

.

816 » Jours de Ensemble 2,166 hommes.

service.

En comptant la moyenne de la durée du service à cinq jours 10,830 2. Instruction des recrues d'infanterie.

Recrues de chasseurs 2,576X35= 90,160 » du centre 7,789X28=218,092 10,365 hommes.

Plus les cadres les ouvriers les tambours et trompettes

812 hommes, 211 » 506

»

1529 hommes.

En moyenne 20 jours de-service 30,580 338,832 3. Cours de répétition.

Hommes.

  1. Elite

39 bataillons, 7 demi-bataillons et 1 compagnie isolée . . . .

Les exercices de tir compris, comptés à 10 jours de service .

b. Réserve.

22 bataillons, 5 demi-bataillons et 10 compagnies isolées . . .

Les exercices de tir compris, comptés à 6 jours de service .

c. Landwehr. En tout Comptés à 2 jours de service Total

, 31,691 316,910 19,076 114,456 34,743 69,486 99,570

850,514

Les inspecteurs des arrondissements militaires fédéraux ont inspecté : 29 écoles de recrues, 32 cours de répétition des bataillons d'élite, . 14 » » » » » de réserve.

11 bataillons de Landwehr.

943

Le Canton de Berne et celui de Soleùre ont organisé ensemble un rassemblement de troupes cantonal, dont le commandement a été confié à Mr. le colonel fédéral Scherz, de Berne.

Les troupes suivantes y ont pris part : 3 bataillons de Berne, 1 bataillon » Soleùre, 2 compagnies artillerie de réserve, 2 » de cavalerie.

Les Cantons intéressés renoncèrent à une allocation de la part de la Confédération.

<r> h^ 1^

XX. Résumé général des hommes instruits et des jours de service.

Pendant l'année 1865, ont pris part à des écoles fédérales et à des exercices (le rassemblement de troupes y compris, Jours de Total.

Chevaux.

Jours de Jours de Troupe.

service.

service.

466,508 ' 7,234 116,462 1865 (avec rassemblement de troupes) 27,342 369,400 "97,108 110,224 186£ (sans l'occupation de Genève) 21,745 284,538 77,248 361,786 6;975 354,432 107,172 461,604 1863 (avec rassemblement de troupes) 27,310

On a instruit dans les Cantons : Hommes.

1865 1864 1863

99,570 97,933 -113,445

Jours de service.

850,514 842,361 976,351

945 En comptant le service fédéral et le service cantonal, il y a eu en 1865 au sei-vice 126,912 hommes, ayant fait 1,317,022 jours de service, ce qui correspond à un corps de 3608 hommes, qui aurait été sur pied toute l'année.

Chaque homme a fait en moyenne 17 jours de service fédéral; les jours de route, dans lesquels sont compris les jours de rassemblement et de licenciement cantonaux, font le 28 °/0 de ce temps de service; cette proportion était en 1864 de 21,a °/0 et en 1863 23,4 %· Ainsi, malgré la grande concentration de troupes qui a eu lieu lors du rassemblement, le résultat se montre toujours plus favorable, ce qui s'explique par le soin qu'on a eu de faire instruire les troupes sur des places d'armes aussi rapprochées que possible.

XXI. Subvention aux sociétés volontaires de tir.

L'année dernière 224 sociétés composées d'un total de 8074 membres ont recouru à l'allocation fédérale; ce nombre s'est élevé cette année a 257 sociétés et 9968 membres, dont 7335 ont tiré le nombre réglementaire de 50 coups, parmi lesquels 853 avec le fusil d'infanterie transformé et 6482 avec la carabine et le fusil de chasseurs.

La somme totale qui a été allouée, s'élève à fr. 8571. 75. -- Un résumé statistique établi par les soins du Département démontre que, parmi les société qui se servent exclusivement des armes de guerre, un grand nombre n'ont pas eu recours à l'allocation fédérale. D'après ce résumé il existe -à l'heure qu'il est 438 sociétés de tir aux armes de guerre composées de 20,773 membres.

XXII. Mise sur pied extraordinaire pour l'occupation de Genève.

Tout en nous référant au rapport de l'année dernière qui traite ce sujet, nous donnons ici un aperçu des troupes qui entrèrent en service après le 1 janvier 1865.

Jour d'entrée,

Comp.

» » »

de carabiniers N° 5 de Thurgovie » » » 15 d'Argovie » » » 19 de Baie-Campagne » » » 21 » Zurich

Feuille fédérale suisse. Annie XV111. Vol. 1.

Jour de licenciement.

10 janv. 10 févr.

10 » 10 » 10 » 10 » 10 » 10 » 61

946

Le dernier service de garnison a donc été fait par quatre compagnies" de carabiniers, qui devaient sans cela prendre part à un cours de répétition à Genève , quoique à une époque plus reculée, ainsi que l'indiquait Je tableau des écoles. Mr. le lieutenant-colonel, Fratecolla a été chargé du commandement.

Ces troupes, de même que celles qui furent appelées à ce service l'année précédente, se sont acquittées de leur tâche à l'entière satisfaction de leurs chefs.

XXII. Administration do commissariat.

  1. Subsistances.

Comme les autres années la fourniture des subsistances a été mise au concours et elle s'est accomplie d'une manière satisfaisante, du moins aucune plainte digne de mention n'a été adressée au commissariat des guerres en chef.

947 Les prix suivants ont été payés sur les diverses places mes :

d'ar-

Fourrage Ration Ration pour de pain de viande Total. chevaux de 5 selle et de à 1 Va S" /8 S.

trait.

Cent.

Cent. Cent.

Cent.

Arau . . . . lò'/, 26 1543/4 avec abandon du fumier 42«/5 3 7 52'/ id.

Baie 20'A 172 fl 31 / /8 a /4 /8 *· ' " //, 4 id.

Bellinzone . . . 20 49 29 158 sans fumier.

Bière . . . . 18 49 31 150'/4 Brugg . . . . 18 47 29 avec le fumier.

Bliren . . . . 2l'/, 233/4 45'/4 295 id.

Coire . . . . IS'/, 27 200 45V, 3 1 3 sans le fumier.

Frauenfeld . . . 20 49 / 8 "S /, 29 /8 avec le fumier.

Fribourg 22 52 30 136 id.

St. Gali . . . 221/* 28'/8 503/8 162 id.

Genève . . . . 20'/4 154 88V, 533/4 Herisau . . . . 21 52 31 -- Liestal . . . . 18 28 46 -- Luziensteig . . 22V, 27 49V, -- id.

30 Lucerne . . . 20V, 148 »O«/, id.

Neunkireh . . . 20 25 45 190 Payerne 50'/4 198/4 80V, 7 -- id.

Sion 22'/o 34818 /0 5 6 le /0 280 /ï "" id.

Soleure .

21 29 50 199V« sans fumier.

Thoune . . . . 21 25 46 1863/4 id.

Winterthour . . 17 31 48 166«/5 id.

Zurich . . . . 17 32 49 1673/4 Bassemblement de 46 id.

troupes . . 20 26 197 Prix moyen 1865 l»Vio 29 183 «Vio 1864 22V« 33 167V, 55V,

948

X

La ration de vivre reste par conséquent en-dessous de la bonification réglementaire de 5l 1/10 ct., tandis que la ration de fourrage la dépasse de 3 ct., ce qu'il faut attribuer au pris, élevé des fourrages, par suite de la sécheresse qui a duré pendant l'été.

b. Service vétérinaire.

Le nombre des chevaux qui ont fait du service pendant l'année s'élève à 7,028 O n t é t é e n traitement .

.

.

.

2860 » dépréciés 1841 » vendus à l'enchère .

.

.

33 Ont péri 14 Sont restés intacts .

.

.

.

.

2280 Total

7028

Les frais des chevaux de service se répartissent comme suit : Frais de taxe et de dépréciation .

.

fr. 5,870. 85 Frais d e traitement .

.

.

.

.

. 18,125. 9 5 Dépréciations » 79,018. 23 Bonification de ceux qui ont été vendus a u x enchères .

.

.

.

.

. 18,368. -- 5. Bonification de ceux qui ont péri .

.'

» 8,750. --

1.

2.

3.

4.

fr. 130,133. 03 Ce qui donne une moyenne de .

.

fr. 18. 51 1/2 par cheval employé au service.

Si nous répartissons ces frais entre les chevaux appartenant à, chacune de ces subdivisions, nous trouvons les moyennes suivantes : Chevaux traités.

  1. Frais de taxe par cheval .

2.

» de dépréciation par cheval 3.

» » traitement .

.

4. Dépréciations .

.

.

.

5. Bonification pour un cheval venda à l'enchère .

.

6. Bonification pour un cheval péri

Prix total.

fr. --. 47'/2 » --.36 » 6.34 » 42.92

fr. --. 47'/2 --.36 » 2. 58 » 11.24

» 556.61

»

2.62

» 625.--

»

1.24

fr. 18. 51 1/2

'949

Les frais de dépréciation s'élevant à fr. 79,018. 23 se répartissent entre les diverses armes comme suit : Ecoles et cours.

Ecoles d'artillerie et cours de répétition Ecoles de cavalerie et cours de répétition Ecole centrale à Thoune .

Cours de répétition du commissariat Cours de répétition des carabiniers à Lucerne .

Beconnaissance en Valais .

Eassemblement de troupes

Nombre Montant des chevaux des dépréciés, dépréciations.

934

fr. 35,149. -

803 9

» >

36,399. 98 844. --

3

»

220. ....

3 5 84

» »

40.

735.

5,530. -- 25

1,841

Moyenne par cheval.

fr. 37. 63

» 45. 33 » 93.78 »

73. 33

» 13.33 » 147.» 65.84

fr. 79,018. 23. fr.

42. 92

' Pour de plus amples détails, nous devons renvoyer au rapport du vétérinaire en chef.

Ce sujet se trouve en quelque sorte coïncider avec celui que traite la Commission des chevaux de service dont nous nous occupons au chapitre XXVIII.

950

c. Matériel du Commissariat.

L'inventaire des magasins, bouclé à la fin de 1865, donne l'état suivant du matériel du commissariat : Etat au 31 décembre 1864.

Thoune Luziensteig .

Winterthour

fr.

»

94,386. 44 18,520. 31 7,780. 40

fr. 120,687. 15

Augmentation.

fr.

» »

20,755. -- 492. 90 4,042. 60

fr. 25,290. 50

Diminution. -

Déduction IO»/«

Etat au 31 décembre 1865.

4. -- 96. 55 -- --

fr. 11,513. 74 » 1,891. 66 » 1,182. 30

fr. 103,623. 70 » 17,025.

» 10,640. 70

fr. 100. 55

fr. 14,587. 70

fr. 131,289. 40

fr.

»

951

Le crédit de fr. 10,000 pour le matériel du commissariat, a été employé en partie à des réparations et des achats de fournitures de literie pour ces trois places d'armes et en partie à des caisses de vétérinaire avec annexe d'après le dernier modèle, dont le total n'a pu être porté en augmentation dans le tableau ci-dessus, parce qu'a la clôture de l'inventaire elles n'avaient pas encore toutes été livrées et qu'une partie d'entre elles étaient encore en ouvrage.

d. Résumé général des comptes de l'Administration militaire.

  1. Recettes.

Elles se sont montées en tout à fr. 73,398. 15 et se répartissent comme suit : Porté au budget.

Règlements vendus . fr. 10,000 Cartes topographiques vendues .

. » 12,000 Divers .

.

. » 10,000

Receltes.

Différence en plus.

fr. 11,978. -- fr.

1,978. --

·» 36,837. 60 » 24,582. 55

» 24,837. 60 » 14.582. 55

fr. 32,000 -- fr. 73,398. 15 » 41,398.15

fr. 41,398. 15

fr 73,398.15 Le fort excédant de recettes de fr. 24,837. 60 pour cartes topographiques, provient de ce que, d'un côté, la feuille N° XIII de l'Atlas topographique a été terminée, et a pu être vendue pour compléter les collections déjà acquises, et de l'autre côté parce que l'Atlas a été accordé à moitié prix aux écoles, ce qui a occasionné un débit considérable.

Parmi les recettes indiquées sous «divers» que le budget ne portait qu'à fr. 10,000 pour le loyer des bateaux à vapeur, sont comprises, entr'autres, celle de fr. 18,680, pour loyer de ces bateaux jusqu'au moment de leur vente, fr. 2,473 pour des fumiers vendus, fr. 2,174 pour des fourrages donnés à des chevaux en dehors du service.

952

2. Dépenses.

Les dépenses générales de l'Administration militaire s'élèvent à fr. 4,113,410. 28 Par contre les crédits portaient .

.

» 4,379,109. 71 II y a donc eu une économie de .

.

fr.

265,699. 43

Les sommes allouées et celles qui ont été dépensées se répartissent d'âpres les divers chapitres comme suit :

Budget ordinaire.

Dépenses.

Crédits.

a.

b.

c.

d.

e.

Personnel de l'Administration .

Personnel d'instruction .

Cours d'instruction .

.

.

Matériel de guerre .

iEtablissements militaires, forti.

fications f. Travaux trigonométriques .

.

g. Commissions, experts .

h. Frais d'impression .

.

i. Frais de justice .

11. Imprévu Dépenses en moins

fr. 121,570.

» 167,088.

» 2,063,100.

» 130,580.

» » » » » »

fr. 2,567,800. -- » 219,152. 03 fr. 2,567,800. --

Dépenses en moins.

fr. 107,855.

» 155,452.

» 1,885,279.

» 122,435.

08 55 31 18

-- -


fr. 13,714.

» 11,635.

» 177,820.

» 8,144.

92 35 69 82

»

23 -- 17 60 58 27



» » » » » »

77

-

--

-- 10 -- --

17,900. -- 31,100. -- 9,000. -- 15,000. -- 2,000. -- 10,461. 90

Dépenses en plus.

»

14,124.

31,100.

8,427.

14,990.

1,747.

7,236.

fr. 2,348,647. 97

3,775.

-- 572.

9.

252.

3,225.

83 40 42 63

fr. 219,152. 03

de fr. 10,800, pour travaux trigonométriques et de fr. 10,000 pour est par la culasse, sont déjà compris dans les crédits indiqués ci-dessus; le L Matériel de guerre. » «o Ui CS

954

Budget extraordinaire.

Dépenses.

Crédits.

Route de la Furka fr.

Eoute de l'Axenberg . » » Casernes de Thoune » Achat de fusils .

Achat de canons rayés » Essais avec des canons » rayés 7. Occupation de Genève )>

1.

2.

3.

4.

5.

6.

230,000.

30,000.

500,000.

700,000.

165,000.


40,000. -- 146,309. 71

fr. 1,811,309. 71 » 1,764,762. 31

fr.

46,547. 40

fr.

» » » » fr.

293,644.

9,211.

446,117.

696,747.

139,514.

Dépenses en plus.

40 fr. 63,644. 40 46 ' » -- -- 95 » -- -- 02 » -- -- 95 » -- --

33,216. 82 146,309. 71 1,764,762. 31

» »



fr. 63,644. 40

Dépenses en moins ff

» »

» »

20,788.

. 53,882.

3,252.

25,485.

54 05 98 05

6,783. 18 --

fr. 110,191. 80 » 63,644. 40 fr.

46,547. 40

955

On voit par ce résumé que les comptes de l'Administration militaire pour cette année sont très satisfaisants, et pour ce qui concerne le budget ordinaire ils se présentent sous un jour encore plus favorable que celui de l'année dernière, car les dépenses en ·moins se sont élevées cette année à fr. 219,152, tandis qu'en 1864 elles n'étaient que de fr. 186,695. 83. L'ensemble des comptes se présente donc vis-à-vis du budget, sans adjonction des crédits supplémentaires, comme suit : Recettes.

Budget Comptes

fr. 32,000. -- » 73,398. 15

,

Dépenses.

2,547,000. 2,348,647. 97

Recettes en plus fr. 41,398. 15 Dépenses en moins fr. 198,352. 03 Donc, par le fait de l'Administration militaire, le fisc a été grevé de fr. 239,750. 18, °de moins, que le budget ordinaire ne le prévoyait. Nous laissons ici les dépenses extraordinaires de côté, parce que les dépenses faites en moins sur divers chapitres seront reportées sur l'année prochaine. Quelques subdivisions do la rubrique «Instruction» ont un excédant de dépense. Les plus importants sont : fr. 2,814, pour les cours de répétition d'élite du génie ; fr. 3,666, pour les écoles de tir; fr. 8,489 , pour l'école centrale et fr. 3,200 , pour indemnité d'équipement aux officiers de l'étatmajor nouvellement nommés. Le premier de ces excédants provient de ce que la compagnie de pontonniers a été appelée à un service préparatoire pour le rassemblement de troupes, ce qui a augmenté le temps de service de cette compagnie d'une semaine. -- On a acheté pour les écoles de tir 50 nouveaux fusils d'infanterie , dont le paiement devait être réparti sur plusieurs années. Prévoyant le résultat favorable de la passation des comptes, et pour la simplifier , on a payé tous ces fusils à la fois, ce qui a occasionné cet excédant de dépense.

L'écart relatif à l'école centrale provient en partie de ce que la bonification pour les bouches à feu qui se trouvent sur la place d'armes, a été portée au crédit d'autres cours , ce qui est plus rationnel ; d'un autre côté, il provient aussi de ce que le tour de service a appelé ceux des corps qui, pour la plupart, étaient éloignés de la place d'armes ce qui a occasionné de plus grands frais de transport et enfin parce qu'il a fallu payer des indemnités très-considérables pour des terrains foulés.

Quant à ce dernier point le commissariat a été avisé qu'il doit s'opposer énergiquement à toute demande exagérée de la part des propriétaires fonciers ; ce qui contribuera aussi à diminuer le montant des indemnités, c'est de placer l'école à une époque où

956.

l'état des cultures permettra plus facilement des excursions, ce qui aura lieu pour 1866. Les indemnités pour équipements sont la conséquence de la nomination d'un plus grand nombre d'officiers d'état-major, qu'il n'était prévu.

Les principales dépenses en moins proviennent des circonstances suivantes : Un des facteurs- principaux est le nombre plus restreint d'hommes et de chevaux dans quelques subdivisions et principalement dans l'artillerie qui a envoyé un nombre moins considérable d'hommes qu'on ne le prévoyait, aussi bien aux écoles de recrues qu'aux cours de répétition de l'élite et de la réserve; il en est de même pour les compagnies d'élite de cavalerie, ainsi que pour les écoles de recrues et les cours de répétition des carabiniers. Dans cette dernière arme, les frais relatifs aux quatre compagnies qui ont été employées à l'occupation de Genève ont été portés aux dépenses extraordinaires et. extraits des prévisions du budget.

Un autre facteur, qui a exercé une heureuse influence sur les comptes, c'est le bas prix <des subsistances.

Dans les cours, spéciaux, le crédit de fr. '6000 affecté à la préparation du livret pour l'artillerie, n'a été employé qu'en partie, soit fr. 1,030.

Il a été réalisé une économie de fr. 10,800 sur le crédit alloué aux écoles d'aspirants d'infanterie, parce que celle de Soleure a dû être levée quinze jours plus tôt.

Le crédit porté .pour primes de tir n'a pas été épuisé, d'abord parce qu'un certain nombre de bataillons n'ont pas eu d'exercice de tir., ainsi ceux qui ont pris part au rassemblement de troupes ot à l'école centrale, et ensuite parce qu'une partie seulement des sociétés volontaires de tir ont réclamé le subside fédéral.

On a fait une économie de fr.^10,746 sur le crédit alloué au rassemblement de troupes parce que les indemnités pour dommage aux propriétés ont été remarquablement peu conséquentes et parce qu'on a réduit le nombre dés troupes et diminué d'un jour le temps des manoeuvres.

Le résultat des comptes pris dans son ensemble et comparé au budget donne la certitude que ce dernier repose maintenant sur des données fixes et rationnelles.

XXIV. Pensions de Naples.

Notre dernier rapport portait le nombre des pensionnés à 1,793.

Il faut en déduire :

957 1 . celles q u i sont éteintes .

.

.

.

2. celles qui sont décrétées, mais non encore payées 3 . Inscrites, mais non payées .

.

.

.

32 135 25

Eeste à la fin de 1864

192.

1,601

Pendant le courant de cette année, il est encore survenu lesmutations suivantes : ' Existant à la fin de 1864 1,601 1. Morts .

.

.

46 2. Quitté le pays 14 3 . Déchu d e leurs droits .

.

.

.

.

5 4 . Refusés .

.

.

.

.

.

.

.

7

72, Restent 1,529 En outre deux nouvelles pensions décrétées, qui n'ont pas été payées, par suite de décès arrivé avant, le décret.

Nous faisons observer que ces mutations ne sont qu'approximatives, surtout celles qui se rapportent aux décédés, parce que nous ne sommes pas avisés de chaque décès.

La somme totale des pensions qui ont été payées en 1865, s'élève à fr. 444,355. 50, qui ont été transmis aux Cantons en.

314 envois. En revanche en 1864 on a payé fr. 492,656. 60, y compris un paiement de fr. 9,512. 94 qui n'est parvenu qu'en janvier 1865.

Les paiements de cette année comportent ainsi fr. 48,301. 10 de moins, différence qui provient de mort ou d'émigration des pensionnés.

XXV. Administration du service de santé.

  1. Traitement des malades.

La statistique détaillée, qui est établie et continuée depuis l'année dernière , donne matière à des comparaisons intéressantes, principalement en ce qui concerne la proportion entre les malades, en général, et quelques maladies en particulier.

Quelques circonstances ont entr'elles un rapport frappant et permettent par conséquent de déduire les causes originelles et laissent espérer qu'au moyen de dispositions hygieniques on pourra diminuer le nombre des cas de maladie.

958

Voici les principaux résultats exprimés en chiffrés :

1865.

1864.

1863.

  1. Total de l'effectif des écoles et des cours 26,255 24,011 25,963 2) Nombre total des malades .

. 4,526 4,803 3,541 3) Rapport °/0 des malades avec l'effectif par semaine .

.

.

7,6 6,9 13,6 r

4) Nombre des malades à l'hôpital .

257 5) Rapport °/0 entre les malades à l'hôpital et l'effectif, par semaine .

0,4 6) Rapport entre les malades à l'hôpital e t l'effectif total .

.

.

5,6 7) Nombre des jours d'exemption de service .

. ' .

.

. 6,628 8) Jours d'exemption de service par malade .

.

.

.

.

1,4 9 ) C a s -de mort .

.

.

.

6 Six autres Sont morts chez eux, donc 12 morts en tout.

10) Diarrhées, % . . . .

18,4 11) Embarras d'estomac, % .

. 12,8 12) Furoncles et abcès, °/0 .

.

.

7,4 1 3 ) Pieds blessés .

.

.

.

14) Pour cent de malades, Génie R. i C.deR.i 15) Id., Artillerie . R. , C.deR.i 16) Id., Cavalerie. R. , C.deR.i 17) Id., Carabiniers. R. , C.deR.i Carabiniers.

(en tout).

234

139

0,19

--

4,8

5,0

--

--

1,4 4

-- 2

18,0 13,3 8,1


Î8,T~ " ~f3,4 70

*'* 7,5 7,7 8,4 10,9 9,5 10,7

Recrues · 17,7 Cours de répétition 20,6



22,0 25,7

De, même que Tannée dernière, en regard de 1863, le chiffre des malades a augmenté en regard de -1864, de 0,7 par semaine.

La proportion des décès est plus forte que dans aucune autre année.

L'école des aspirants d'infanterie à Soleure, l'école des recrues d'infanterie à Zurich, et les expériences qui ont été faites pendant l'occupation de Genève, ont démontré qu'on doit vouer une plus

959

grande attention à l'eau potable et à diverses circonstances locales des places d'arme fédérales, que cela n'a été le 'cas jusqu'ici, et nous avons résolu d'en faire l'objet d'une surveillance particulière.

Au commencement de l'année, une épidémie de petite vérole paraissait vouloir prendre de l'extension; il y avait surtout à craindre qu'elle n'éclatât dans les écoles militaires et que par ce moyen elle se répandît plus facilement dans tout le pays. C'est pourquoi on recommanda aux autorités militaires des Cantons, de faire revacciner tous les militaires qui entreraient au service. Autant que cela fut possible, on revaccina encore les hommes à leur entrée à l'école. Il n'est pas improbable de dire que ces mesures ont empêché que l'épidémie ne se répandit davantage, et en tout cas la rëvaceination a une utilité qui aura toujours son effet, surtout si la petite vérole venait à éclater au milieu d'une mise sur pied plus considérable.

Sur chaque place d'armes, des dispositions furent prises pour les soins éventuels à donner aux malades de la petite vérole.

b. Indemnités et pensions.

Il existait au commencement de l'année 192 pensions, se montant à fr. 42,717. 50.

103 d'entr'elles sont bonifiées à des invalides ; 89 à la famille de ceux qui sont morts.

A cette époque, il existait trois cas pendants, dont deux concernaient des malades encore en traitement.

Pendant le courant de l'année, trente-quatre demandes d'indemnité ou de pension, nous sont, parvenues.

  1. Neuf ont été formulées par des anciens pensionnés. Elles ont été liquidées pendant le courant de l'année.
  2. Vingt-huit nouvelles demandes, qui avec les deux non encore liquidées, ont été décidées comme suit : a . refusées .

.

.

.

.

.

.

.

. 10 &. indemnité pour cure d e bains .

.

.

.

.

1 c. indemnités payées u n e fois pour toutes .

.

.

9 Ensemble 32 pensions. Montant total des indemnités aversales (sans compter fr. 400 pour des mains et pieds artificiels) fr. 3,137. 77.

d. Trois ont été pensionnés, ensemble fr. 1000.

e. Six sont encore pendantes.

La Commission des pensions a pour tous ces cas proposé une indemnité à payer une fois pour toutes.

960 Le résultat de la révision de toutes les pensions entreprise la fin de 1865 est le suivant : Sont éteintes e n suite d e décès .

.

.

.

3 Eteintes p a r suite d e l a limite d'âge .

.

.

7 » » » mariage .

.

.

.

0 » pour d'autres motifs (n'avait pas droit) .

1 Total 11 Les pensionnés qui restaient donc en jouissance de leur pension, étaient au nombre de 181, dont 180 sont restées les mêmes.

3 d'entr'elles se sont éteintes pendant le 1er semestre.

1 a été augmentée.

3 nouvelles ont été accordées.

184 pensions existaient ainsi au commencement de 1866 et se montaient à fr. 42,007. 50, ce qui indique une diminution de huit pensionnés vis-à-vis de 1865, et de fr. 710.

c. Matériel sanitaire.

1° Matériel appartenant à la Confédération.

L'inventaire du matériel sanitaire fédéral fait au commencement de l'année était évalué à ...

fr. 150,452. 60 Augmentation .

.

,,.

.

.

.

» 22,360. 47 fr. 172,813. 13 Diminution .

.

fr.

5,247. 60 Déduction de 10 % .

» 16,756. 48 » 22,004. 08 Etat à la fin de l'année fr. 150,809. 05 On a établi deux nouveaux fourgons, d'ambulance complètement équipés, une ambulance de montagne complète, un char de transport pour les malades,' cent bois de lit en fer et deux cents matelas en crin végétal.

Dans peu d'années notre matériel d'ambulance sera mis entièrement sur le pied réglementaire.

Par contre, pour ce qui concerne le matériel d'hôpital, nous ne pouvons que difficilement avoir l'approvisionnement nécessaire.

Dans quelques armées on l'évalue au 10 °/0 des malades et blessés, tandis que chez nous, en ne comptant l'armée qu'à 100,000 hommes, nous n'avons que 1 '/a % en paillasses, 3 */4 °/0 en couvertures de laine, 3/5 °/0 de draps de lit, 2/5 °/0 en matelas et t/3 °/0 en bois de lit. C'est pourquoi en cas de besoin, nous serons obligés de recourir aux nombreux .établissements publics et au patriotisme des citoyens.

961 2° Matériel des Cantons.

Le nouveau cycle d'inspection a été continué par Baie-Ville et Baie-Campagne.

A très peu .d'exceptions près, on peut dire que le matériel sanitaire de tous lés contingents est dans un état réglementaire.

/

XXVÏ. Administration·*. de la jastice.

Afin d'assurer la prompte exécution des cas de punitions qui peuvent survenir pendant le service de l'instruction, le Conseil fédéral a -établi au commencement de l'année scolaire trois grandsjuges et auditeurs sur les trois juridictions militaires, savoir: un pour les places d'armes de l'ouest de la Suisse, un pour celles du centre et iin pour celles de l'est. Les commandants d'école reçurent l'ordre de convoquer, le cas échéant, immédiatement les auditeurs que cela concerne et de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer une prompte solution des cas spéciaux qui surgiraient. Cette manière de procéder s'est éprouvée dans le petit nombre de cas qui se sont présentés cette année.

Les causes suivantes ont été jugées par les tribunaux militaires ; 1) Un infirmier de l'école centrale, s'étant rendu coupable de soustractions, a été sur le verdict du jury, condamné à une année de maison de force.

Dans ces deux dernières causes, le jury n'a pas été appelé à intervenir.

Trois cas punissables ont été renvoyés devant les tribunaux cantonaux d'après l'art. 209 du code pénal, à savoir : Un cas de vol à l'école d'artillerie à, Bière renvoyé aux autorités du Canton de Berne a été puni de 3 mois de prison.

Un autre cas de soustraction à l'école de recrues d'artillerie à Frauenfeld et renvoyé devant le tribunal militaire de Bâle-Campagne, n'a pas été jugé avant la fin de l'année, des observations à ce sujet ont été faites au Gouvernement cantonal.

Un. frater de Baie-ville et un infirmier de Baie-Campagne, accusés d'avoir par leur négligence causé la mort d'un malade qui dans un accès de délire so précipita par la fenêtre, furent acquittés par le tribunal militaire de Bâle-yille devant lequel ils avaient été renvoyés.

Feuille fédérale suisse. Année XVIII.

Vol. I.

62

962

Quelques manquements au service, peu importants, furent réglés par le Département comme infractions à la discipline.

L'Assemblée fédérale a eu à se prononcer sur trois recours en grâce. Deux desquels furent rejetés, ce sont les cas 1 et 3 mentionnés au commencement de ce paragraphe. Un homme condamné en 1860 et dont le temps de punition était presque écoulé, présenta un recours pour demander l'annulation du jugement qui l'avait déclaré indigne de servir ultérieurement. Sa grâce lui fut accordée par l'Assemblée fédérale.

XXVII. Etablissement de la Régie à Thoune.

Attendu que ce rapport n'est que le deuxième que nous avons à présenter depuis la réorganisation de cet établissement, nous croyons devoir nous étendre un peu là-dessus.

Les deux employés de cet établissement, le directeur et l'adjoint, ont été chargés d'enseigner l'équitation dans les cours suivants : Les deux ensemble, dans le cours des aspirants au commissariat, dans le cours spécial pour le service du train et pour les officiers de cavalerie, au cours de répétition du commissariat et à l'école centrale. Le directeur fut seul chargé de l'instruction pendant le cours des aspirants vétérinaires et en partie de celle de l'école des aspirants d'artillerie; l'adjoint fut employé pour le cours sanitaire.

Les chevaux ont été tenus au dressage, ceux qui étaient fourbus ont été rétablis et de nouvelles remontes ont été employées.

Aucune plainte n'a été formulée contre les palefreniers, cependant on considère comme fâcheux que, vu l'absence des chevaux pendant une partie de l'année, une partie de ces hommes n'ait pas un emploi continuel.

Le service vétérinaire a été fait par un vétérinaire d'Etatmajor demeurant à Thoune. L'état ordinaire de la santé a été satisfaisant, attendu que seulement 29 chevaux ont dû être soignés pour des maladies extérieures et 22 pour des affections intérieures, 2 de ces derniers ont péri. Au commencement -'de l'année une attaque de grippe ayant un certain caractère de malignité se déclara en partie parmi les chevaux nouvellement acquis, en partie parmi les anciens.

Le besoin d'un établissement de ferrage se fait toujours plus sentir, vu qu'il ne se trouve plus sur la place de maréchal ferrant habile, et comme dans tout lé pays on ne trouve'pas assez de maréchaux-ferrants habiles et entendus, un semblable établissement ne contribuerait pas peu à subvenir à ces besoins.

23 chevaux ont été acquis dans l'automne de 1865 à des conditions favorables, 22 sont de très bonnes juments qui pourront être avanta-

963

geusement placées dans le pays, pour faire d'excellentes poulinières : de cette façon l'établissement pourra efficacement contribuer a l'élevage des chevaux parmi nous. 18 chevaux furent vendus comme impropres au service, de sorte que, en comptant les 2 chevaux péris, cela fait une diminution de 20 chevaux.

L'emploi des chevaux dans les écoles a été très inférieur cette année-ci, parce que la place d'armes de Thoune n'a pas été fréquentée par l'artillerie autant qu'à l'ordinaire et que les places d'armes de l'est n'ont fait usage des chevaux autant qu'on s'y attendaitr ensorte qu'une certaine quantité est restée inoccupée.

Les jours de service payés, pendant les écoles et les cours, ont été cette année-ci de 17,813 (l'année passée de 23,285) et pour les charrois 237. Les jours de service non payés pour charrois et pour cours d'équitations cantonaux ont été de 1845, en tout 19,900, soit 162 jours par cheval au lieu de 204 jours pour l'année dernière.

Les cours cantonaux, à la disposition desquels les chevaux furent remis à titre gratuit, ont eu lieu à St. Gali, Eapperschwyl, Coire, Fribourg, Soleure, Thoune et Aarau.

964

Voici le compte-rendu de l'établissement:

Recettes.

Budget.

  1. Louage des chevaux de régie .

.

.

fr. 74,115. -- &. Bonifications sur les chevaux: 1. Dépréciations » 11,000. -- 2. Chevaux vendus ou péris .

.

.

» 5,000. -- 3. Augmentation de l'effectif .

.

.

» --. -- c. Divers: 1. Vente du fumier » 9,916. -- 2. Bonification de la caisse fédérale pour mobilier » --. -- Frs. 100,031. --

"

.

Recettes.

55,196. --

.

6,336. 65 4,125. -- 14,400. -- 8,852. 78 11,198. 55 100,108. 98

Dépenses.

  1. Frais d'administration b. Fourrages c. 1. Ferrage 2. Frais de vétérinaire .

.

.

d. Frais de transport e . Fournitures d'inventaire .

.

f . Intérêt d u capital d'exploitation .

g. Divers

' .

.

.

.

.

.

.

.

Total

fr.

» » » » » » » Frs.

Budget.

19,500. -- 45,540. -- 1,000. -- 2,500. -- 6,000. -- 20,000. -- 4,320. -- 1,171. 100,031. --

Dépenses.

22,204. 60 34,174. 40 1,061. 60 3,510. 88 4,118. 95 27,999. -- 3,872. -- 2,401. 63 99,343. 06

965

Ce qui fait paraître le résultât du compte rendu de l'établissement si défavorable, c'est que la diminution des recettes provenant du défaut d'emploi des chevaux coïncide avec une augmentation de dépenses, en ce que dans ce cas l'établissement a à supporter les frais de fourrage et de pansement.

Il est hors de doute que cet amoindrissement des recettes ne sera que passager et l'organisation des écoles viendra assurer l'emploi constant des chevaux.

*·"?

Une certaine partie dès chevaux n'ayant pas été utilisée il a fallu maintenir une plus forte proportion du personnel de service, ce qui, par conséquent, a donné lieu à un chiffre de dépenses plus fort à là rubrique « personnel d'administration. » L'augmentation de dépenses pour le matériel trouvé une compensation dans un inventaire plus fort qui figure dans les comptes de l'Etat pour une somme de fr. 11,198. 55.

L'état de situation des chevaux au 1er janvier-1865 était de: 120 têtes évaluées à . fr. 104,050. -- Ajoutant a cela une plus-value, survenue pendant le. cours de l'année, sur les anciennes têtes'de fr. 450 et sur les nouvelles de .

. » 200 . ~ -- 23 chevaux nouvellement acquis .

.

143 têtes.

.

650. -- 24,635. 75

fr. 129,335. 75 Déchet.

Perte par dépréciation .

Perte sur vente .

.

.

2 chevaux péris .

.

.

18 chevaux vendus et bonifiés . .

123

» »

. fr. 4550. -- . » 5175. -- » 2400. -- . » 4125. --

. ' · Augmentation de capital

»

16,250. --.

f r . 113,085. 7 5 » 9,035. 75

966

XXVIII. Commission do service des chevaux.

Ensuite du postulat du 22 juillet 1863, qui demandait au Conseil fédéral, de porter toute son attention sur le service des chevaux de l'armée et de porter remède aux inconvénients que ce service comportait, il fut nommé dans la même année une Commission qui devait s'imposer la tâche de résoudre cette question. Cettç) Commission, qui en 1864 avait été déclarée .permanente, avait, déjà dans cette année-ci, élaboré quelques projets pour le service des chevaux de l'armée et pour l'amélioration des races.

Un des plus essentiels était un préavis sur des changements importants à apporter au règlement administratif surtout en ce qui concerne l'estimation et la dépréciation des chevaux en service. Le Conseil fédéral présenta à l'Assemblée fédérale un projet de loi sur ce sujet, dont toutefois elle ne s'occupa point, attendu qu'elle concluait à demander la révision totale du règlement d'administration.

Bien que la Commission regardât la sanction de ses propositions, comme une condition essentielle d'une véritable amélioration dans le service des chevaux, elle n'en continua pas moins à rechercher les voies et moyens de parer aux défectuosités signalées.

Sur une proposition émanant d'elle, les commandants des écoles et cours de répétition de l'artillerie et de la cavalerie furent tout particulièrement invités à porter toute leur attention au ferrage et aux soins à donner aux pieds des chevaux, puis de faire distribuer la forte ration de fourrage pendant la seconde moitié des écoles et cours de répétition; cette dernière recommandation a dû être faite parce que l'expérience avait appris que partout où cette mesure n'avait pas été prise, les chevaux dépérissaient et donnaient lieu à de fortes dépréciations.

Comme un nombre assez important de chevaux de service restaient dans les infirmeries ou entre les mains des vétérinaires civils pour être soignés après le cours, le Département invita la Commission à rechercher les moyens de remédier à un tel état de choses et de lui présenter ses propositions à cet égard. La Commission fut d'accord que sur ce point, ainsi que sur les autres, on ne pourrait arriver à une solution satisfaisante que par une révision totale dû règlement d'administration.

Une statistique des maladies des chevaux, établie avec beaucoup de soins, rendra de très-grands services a mesure que les années s'écouleront; maintenant déjà on peut tirer des données que l'on possède -la conclusion certaine que ce sont les chevaux de quatre ans qui ont le plus à souffrir des maladies et dépréciations au service militaire.

.-, ,,

967

Chevaux âgés de 4 ans » ' » »' 5 » '» » » .6 » » » » 7 » » » 8 » » » .» 9 »

Malades.

Dépréciés.

54,83% -25,46 39,32 16,20 25,71 17,39

61,29%.

47,36 35,22 26,50 32,43 40,26

Les membres de la Commission firent une visite a, l'exposition des chevaux à Arau, en vue de la question de l'amélioration des races ; elle ne présenta cependant pas de proposition, voulant attendre la publication des projets et propositions auxquels cette exposition ne manquera de donner lieu et émanant des sociétés agricoles, et afin de mettre le plus grand accord possible dans cette question qui intéresse également à un haut degré et l'agriculture et l'armée.

XXIX. Matériel de guerre.

  1. Appartenant à la Confédération.
  2. Matériel du génie.

Maintenant que le matériel des trois compagnies de pontonniers de l'élite, consistant en trois grands équipages de ponts, est au complet, il reste encore à faire le nécessaire pour compléter celui des ' trois compagnies de la réserve. Il a été acquis un demi-équipage dans le courant de l'année, toutefois sans le eharriot, pour le matériel d'une compagnie de réserve. Le matériel nécessaire à l'instruction des sapeurs a reçu une augmentation dont le besoin se faisait vivement sentir.

2. Matériel de l'artillerie.

On compte en fait de nouvelle fourniture : 6 pièces rayées de 4 H pour la batterie W 13 , 10 affûts en tôle pour canons de 4 U, '15 caissons pour canons de 4 j#, ce qui a servi à compléter le matériel des batteries d'élite N0818 et 22 , les voitures de la batterie N° 13 , de sorte qu'en 1866 le matériel des 4 dernières batteries rayées de l'élite sera complet et prêt à être livré.

24 pièces de 6 % destinées aux 4 batteries de réserve N08 43, 45, 49 et 53 ont été refondues, de même 8 pièces fédérales de 6 ft ont été transformées en pièces de 4 U rayées, en même temps on

968 a opéré le changement des affûts et des caissons pour l'usage de ces pièces et le transport des munitions. Il a été construit un nouvel affût en tôle pour pièces d'épreuves de 8 %.

  1. la fin de 1866, la transformation de 27 batteries de 6 tt de l'élite 'et de la réserve en pièces de 4 ti rayées sera terminée ainsi que la préparation des munitions.

En outre on a fabriqué 3 chariots pour artifices et 2 chariots à outils pour .retranchements, tout équipés, ainsi que 27 paires de harnais.et 700 couvertures de chevaux.

3. Laboratoire, d'artifices à Thoune.

Le laboratoire, qui se trouve maintenant sous la direction de Mr. le lieutenant Stahel, a eu beaucoup à faire cette année et a pu occuper de 80 à 100 ouvriers.

Outre un grand nombre de projectiles et de cartouches pour les nouvelles batteries de 4 U on a aussi confectionné les munitions nécessaires aux essais avec les pièces rayées de gros calibre et celles pour les écoles et cours de répétition de l'artillerie, eu outre plus d'un million de cartouches pour le nouveau fusil d'infanterie, les carabines et le fusil de chasseur ont été fournies aux écoles et aux arsenaux des Cantons ainsi qu'un grand nombre de projectiles en plomb comprimé.

On devrait procéder à la construction d'un petit bâtiment, destiné à la confection des produits dangereux, à une certaine distance du laboratoire principal et des ateliers. Ce bâtiment était déjà recommandé l'année dernière et la construction n'en devrait plus être retardée.

4. Ateliers de réparation à Thoune.

70 ouvriers en moyenne ont été occupés dans cet établissement, autant à la confection du nouveau matériel fédéral, qu'à la transformation des affûts et caissons et aux réparations à faire au matériel de guerre endommagé pendant l'instruction.

Il a été construit 5 fourgons et chars de transport destinés au service sanitaire et aux arsenaux cantonaux ainsi qu'une grande quantité .de pièces séparées pour ferrage et équipements devant servir à la transformation du matériel des anciennes batteries de 6 ït.

Le besoin s'est fait sentir d'un plus fort approvisionnement en bois, afin d'en assurer la siccité nécessaire pour la mise en oeuvre, en conséquence il est nécessaire d'avoir un plus grand magasin,, et un local pour la confection des charrois, l'ajustage des fers, etc.

969 5. Ateliers pour les fusées à Berne.

Dans le courant de l'année 1865 , il a été confectionné 826 fusées de 12 i#, y compris les baguettes qui ont été en grande partie employées dans les écoles et les cours de répétition. Il serait à propos de profiter de la première occasion qui se présentera de supprimer cet atelier en- le joignant au laboratoire principal de Thoune, ainsi que de faire des essais avec les nouvelles fusées à rotation qui paraissent devoir être bien préférables aux fusées à baguettes.

Les difficultés signalées dans le rapport de l'année dernière existent encore cette année-ci dans la fabrication des armes à feu.

Le nombre de nos ouvriers nationaux qui ont pris part à cette oeuvre, n'a pas été aussi grand qu'on l'aurait désiré, de sorte, qu'il a fallu enrôler passablement d'ouvriers étrangers. Le changement continuel d'ouvriers et leur peu de capacité pour travailler vite et bien, ont rendu la tâche du contrôle difficile et on a produit un assez grand nombre de fusils qui malgré la justesse du tir, et qu'ils soient capables d'un bon usage, ne répondent pas aux exigences souvent difficiles à concilier, et même en partie contradictoires. Cependant à la fin de l'année les progrès de la fabrication ont été assez remarquables et on peut s'attendre que les expériences que nous avons faites porteront de bons fruits.

Aux 720 fusils faits en 1864 on peut en ajouter: 10,341 fabriqués en 1865, soit: 11,061 fusils, dont 10,366 ont été complètement finis avant la fin de 1865.

Les Cantons ont reçu là-dessus en tout 8,793 fusils.

On pourra apprécier les difficultés qu'éprouvé le contrôle, par les données ci-après : Chaque canon de fusil non rayé est soumis à l'épreuve de résistance au moyen de la forte charge (3 charges de poudre et 2 projectiles). Chaque pièce particulière de l'arme est visité de 2 à 4 fois et aucune pièce n'est admise, qui n'ait subi à satisfaction, l'épreuve de justesse. Le nombre des pièces d'armes, qui ont subi la visite des contrôleurs fédéraux pendant l'année 1865, est de 190,569.

B. Matériel appartenant aux Cantons.

Il résulte des états envoyés par les Cantons, qu'il existe, encore cette année, des lacunes importantes dans le matériel de guerre

970

et surtout parmi les voitures de guerre et les approvisionnements de munitions. En fait de voitures de guerre il manque à : Zurich, élite, 5 voitures à fusées, 1 voiture à fusées de rechange, 1 forge de campagne et 1 fourgon pour batterie de fusées.

Réserve, 2 fourgons de batterie.

Berne, élite, 1 voiture à fusées de rechange, 8 caissons pour pièces de position.

Réserve, 8 fourgons de bataillons d'infanterie.

Lucerne, élite, ï fourgon de batterie et 3 fourgons de bataillons · réserve 1 ».

» » » 2 id.

Schwyz, réserve, 1 » » bataillon Fribourg, 1 » » » de l'élite.

Baie-Ville, 1 » » batterie » » Baie-Campagne, 1 » » ».

» » St. Gali, 1 » ·» ·» » l a réserve.

Grisons, 1 » » bataillon » » » Argovie, élite, 5 voitures de fusées, 2 fourgons de bataillons.

réserve 3 fourgons de bataillons.

Tessin, élite, 1 fourgon de batterie.

Vaud, 3 fourgons de batterie de l'élite et 2 fourgons de batterie de la réserve.

Valais, réserve, 2 caissons de carabiniers et 5 demis-caissons.

BTeuchâtel, 1 fourgon de batterie de réserve.

Genève, élite, 1 voiture de fusées à rechange, 5 voitures dé fusées, 1 charriot de bagage, 1 forge de campagne.

Plusieurs Cantons ont un approvisionnement de munitions trop faible, aussi bien pour carabiniers que pour les fusils de guerre, pour lesquelles ils ont cependant reçu de la Confédération la bonification entière.

Comme il faut passablement de temps et beaucoup de soins pour préparer la munition lorsque l'on veut en obtenir de bons services, on ne peut assez recommander aux Cantons de tenir à ce que les lacunes existantes soient promptement comblées.

Une autre particularité assez importante à signaler, c'est que malgré les ordonnances du Département militaire fédéral, il se présente toujours des carabines de calibre trop fort ou trop petit de telle sorte que les hommes qui s'en servent ne peuvent utiliser la munition réglementaire, ce qui rend ces armes parfaitement impropres au service de campagne.

XXX. Contrôle de la pondre.

Il ne s'est rien passé d'extraordinaire pendant le courant de l'année 1865, dans l'exercice du contrôle des poudres.

971

Les quantités suivantes ont été présentées au contrôle et acceptées : Moulins à poudre.

Pondre de chasse

N. l et 2.

¥6

Pnudi-p Nr 8li Nr>

m

8,600 5,100 Lavaux . . . .

-- Worblaufen . .

-- · -- .

Lucerne . . .

-- 6,747 Marsthal . . . · 4,312 -- Coire . . . .

-- Total ^2,9iïT 11,847

Poudre de suerre.

Nr. 4.

U

Poudre à canon.

Kr. 5.

tt

1,300 -- 5,250 -- 6,800 -- 8,188 15,360 4,100 6,273 25,638^21,631$

Totaux.

'&

15,000 5,250 6,800 34,607 ' 10,373 72JM)~

En général la qualité de la poudre a été bonne. Une commission avait été chargée de préparer quelques modifications à apporter à l'instruction sur le mode d'essayer la poudre, modifications qui ont été adoptées. Des négociations ont été entamées pour l'usage de la- place de tir du Wylerfeld près Berne pour faire les épreuves de poudre avec le mortier, et pour l'emploi du nouveau champ de tir, pour les épreuves avec la carabine ; négociations dont on se promet un bon résultat.

Le contrôle des étoupilles à friction a été mené avec beaucoup de soin; sur 83,000 pièces, il y en a eu 1,702 d'éprouvées, sur lesquelles 1,697 ont détonné ce qui réduit à 5 les défectueuses, preuve concluante du soin avec lequel ces étoupilles à friction sont confectionnées.

Il y a eu aussi des négociations entamées avec le Département des finances, 'dans le but de soumettre de même les capsules de guerre à des épreuves faites par le contrôleur des poudres.

XXXI. Commission d'artillerie et essais d'artillerie.

La commission a .eu dans le courant de l'année, 4 réunions différentes qui ont duré plusieurs jours chacune. Elle s'est livrée à de nombreux essais dont le principal but était le perfectionnement des boîtes à mitraille et des shrapnels de 4 % , des affûts et des caissons du nouveau matériel qu'une ordonnance supplémentaire est venue arrêter définitivement. En outre il y eut des essais d'amorces à percussion, de fusées incendiaires perfectionnées, d'obus incendiaires pour pièces de 4 U, la révision de l'instruction pour le contrôleur des poudres, instruction pour les épreuves de capsules, épreuves et essais partiels des projets de canons rayés, présentés par divers inventeurs.

Toutefois la principale question soumise à la commission était celle des canons rayés de gros calibre et des pièces de position

972

rayées. Après des essais nombreux la commission s'est décidée à l'unanimité pour la pièce rayée de 8 $ en acier fondu se chargeant par la culasse, pourvue de l'obturateur Broadwell et pour la pièce de 12 % transformée avec l'obturateur à coin.

Des essais., faits avec ces deux genres de pièces, ainsi qu'avec une pièce de 8 H en bronze, se chargeant par devant, rayée d'après le système des raies doubles, ont eu lieu par devant les commissions des deux Conseils.

Ces épreuves témoignèrent de la façon la plus éclatante, de la grande précision et de la force de destruction de ces pièces ainsi que de la facilité avec laquelle elles peuvent être maniées, de la rapidité du tir et de l'effet prodigieux des grenades, shrapnels et boites à mitraille.

De plus les épreuves suivantes ont été faites en partie par la commission d'artillerie, en partie par des officiers spécialement désignés : Epreuves avec l'amorce pour pièces se chargeant par la culasse présentées par M. l'inspecteur du laboratoire badois, Freiheit.

Epreuves comparatives de la poudre américaine et celle de Schulze.

Epreuves d'étoupilles à friction perfectionnées.

Epreuves de la force de résistance et la solidité des diverses espèces d'acier fondu, employées pour canons de fusils.

Enfin', de nombreux essais faits des diverses armes se chargeant par la culasse, envoyées par le gouvernement américain.

M. le prof. Schwarzenbach a continué ses analyses des produits de la combustion de diverses compositions de poudre.

XXX1Ì. Travaux topographiques.

Après que la dernière feuille de l'Atlas eût été imprimée dans les premiers mois de cette année et que la collection avec l'inventaire eurent été préparés pour être remis au Département militaire fédéral, le bureau topographique a été transféré dans le mois de juin de Genève à Berne.

Comme il en a été fait mention dans le rapport de l'année dernière, Monsieur le Général Dufour, à l'expiration de ses fonctions de directeur du bureau topographique, a présenté un rapport détaillé sur l'exécution des travaux de la carte topographique. Ce rapport a été publié dans la Feuille fédérale, et à cette occasion le Conseil fédéral l'a remercié dans des termes honorables pour l'achèvement de son bel ouvrage.

L'Administration précédente a pu mettre à la disposition du Département militaire fédéral, comme résultat de ses travaux de plusieurs années, la collection suivante :

973

1° Toutes les feuilles originales des relevés faits par la Confédération, ainsi que les copies des mesurages cantonaux.

2° Les registres des observations et calculs géodésiques.

3° Les planches gravées des 25 feuilles ,de l'atlas, accompagnées d'une reprodruction gaivano-piasti que sur cuivre, an moyen de laquelle 2 planches sont mises à disposition, pour la réimpression des feuilles.

A cette double collection sont, jointes les 4 planches commencées d'une carte réduite.

Avec cette remise, une période de trente ans de travaux a vu sa fin, période pendant laquelle les Autorités fédérales ont exécuté, l'oeuvre nationale de la mesuration géodésique et de la représentation topographique de notre pays. Par là a été atteint le but principal, consistant à procurer dans l'intérêt militaire des.

notions plus complètes sur la topographie du pays et les mesurages ont aussi avancé d'une manière très-étendue les aspirations du temps actuel dans l'établissement des routes et des chemins de fer, et sous bien des rapports, ce travail dont on aurait de la peine à se passer,, a facilité les travaux scientifiques qui se rattachent au sol national.

Ainsi les Autorités fédérales ont créé un monument national qui sera l'objet de la reconnaissance générale, qui ne fera pas défaut non plus aux chefs et aux employés qui ont concouru à ce travail.

La direction du bureau a'été remise, à Berne, d'abord provisoirement à Monsieur le lieutenant-colonel fédéral. Siegfried.

Les travaux qui ont .été continués depuis l'installation du bureau topographique à Berne comprennent d'abord la carte réduite et le complément de l'Atlas, ensuite des points qui ont été ajoutés et des changements apportés depuis le premier relevé.

La gravure du terrain a été terminée pour la feuille N° 2 de la carte réduite, comprenant les Cantons Nord-Est.

Toutefois, l'impression de cette feuille n'a pas encore été entreprise, afin de pouvoir y ajouter les changements survenus depuis, dans la construction des routes.

Avant l'impression aura lieu encore une reproduction galvanique de la planche.

974

En exécution de son but de maintenir le grand Atlas à la hauteur de l'époque, le Bureau topographique fait reporter toutes les nouvelles constructions et changements survenus depuis le relevé, des. réseaux des routes et des localités, extraits des plans des bureaux des Travaux-Publics cantonaux, afin de pouvoir faire paraître les nouvelles éditions des feuilles avec les corrections et les adjonctions qui s'y-rapportent.

Ce travail a été commencé en 1865 pour la partie Nord-Est de la Suisse. Il est arrivé au point que les feuilles contenant les adjonctions relatives aux Cantons d'Argovie, Zurich, Schaffhouse, Thurgovie, St. Gali et Appenzell paraîtront prochainement.

En sus des feuilles de la partie du Nord-Est de la Suisse, la feuille N° 18 a aussi été pourvue des adjonctions nécessaires et a déjà été imprimée avec les corrections.

L'imprimerie a fourni près de 6000 exemplaires des différentes feuilles depuis qu'elle est établie a Berne.

Afin de pouvoir tenir compte de différents besoins qui réclament des éditions à meilleur marché de la carte topographique pour certaines parties du pays, le bureau topographique a fait faire des reproductions sur pierre.

Par ce moyen, des cartes à bon marché ont été livrées, entr'autres pour les rassemblements de troupe de l'année 1865.

Spécialement, il a été exécuté une carte du Canton de Vaud, qui a été demandée en grand' nombre pour les écoles de ce Canton.

Le postulat de l'Assemblée fédérale sur la réduction du prix de la carte topographique a été pris en sérieuse considération, seulement l'exécution n'a pu avoir lieu pendant cet exercice.

XXX1I1. Fortifications et routes des Alpes.

Cette année on s'est borné à l'entretien des fortifications.

Quant aux routes des Alpes, nous extrayons des rapports détaillés que nous avons reçu des proposés à la surveillance des travaux, les résultats suivants: Route de l'Axen. Les derniers travaux à faire sui- le territoire de Schwytz ont- été · exécutés promptement. Ensuite de la reconnaissance de cette route, qui a eu lieu le 3 juillet, le Canton a reçu le solde de la subvention fédérale.

Haute de la Furka. Les travaux ont été repris dans le mois de mai sur toute la ligne et ont été poussés avec une grande activité. Sur le territoire d'Uri, la route a pu être utilisée depuis le commencement du mois d'août. En octobre, elle a été terminée

975 ·de sorte que la reconnaissance a pu avoir lieu le 25 du même mois. Le solde de la subvention a, en conséquence, été payé au Canton d'Uri. Sur le territoire valaisan le tronçon OberwaldGletsch a été terminé. Quelques chars ont même pu passer la partie de Grletsch à, la frontière d'Uri pendant l'année 1865. Il est resté cependant "pour l'année 1866 quelques améliorations à faire, telles que les empierrements, le placement des bouteroues et le crépissage des murs.

XXXIV. Officiers envoyés en mission à l'étranger.

M. le colonel fédéral Paravicini et le major d'artillerie de Saussure, furent chargés d'assister aux manoeuvres d'automne du corps d'armée badois à Forchheim, près de Carlsruhe. M. le major Toller, du commissariat fédéral, s'adjoignit volontairement à eux.

Ces officiers ont trouvé un accueil qui les a mis à môme d'atteindre complètement le but de leur mission, en étendant leurs connaissances militaires et en nous fournissant des rapports et des mémoires qui pourront être utiles à l'occasion.

Nous avons été dans le cas d'envoyer M. le capitaine d'étatmajor de Meçhel, visiter la fabrique d'armes de Chatellérault d'où il a rapporté des observations dont nous pourrons profiter pour notre fabrique nationale.

En outre, plusieurs officiers ont, de leur propre mouvement, mais pourvus de recommandations des autorités fédérales, été visiter des armées et des établissements militaires étrangers et ont ·envoyé des rapports très-intéressants au Département qui leur en a témoigné sa reconnaissance.

Nous mentionnerons comme tels M. le lieutenant-colonel Lecomte qui, pour la seconde fois, a traversé l'Atlantique pour aller visiter les champs de bataille américains; M. le major fédéral d'Erlach qui, lors d'un voyage à Paris et à, Châlons, n'a pas manqué d'en visiter les établissements militaires ; M. le capitaine d'état-major Sacc qui s'est appliqué à étudier les institutions militaires du grand-duché de Bade et du VIIF corps d'armée, et M.

le capitaine fédéral Dapples, qui a visité le Danemark et la Suède.

Les divers rapports et mémoires présentés par ces officiers forment une collection intéressante et instructive ; elle est déposée au bureau d'état-major.

XXXV. Recrutement et situation de l'armée fédérale.

  1. Beerutement.

Le tableau ci-contre fait connaître le recrutement des diverses armes dans chaque Canton.

A.

A page 975.

Tableau comparatif du recrutement de l'année 1865.

Génie.

Répartis dans les corps.

Répartis dans les corps.

Infanterie.

Carabiniers.

Cavalerie.

Artillerie.

Répartis dans les corps.

Répartis dans les corps.

Répartis dans les corps.

Cantons.

Contingent.

Nombre.

En pour cent du

En pour

Contingent.

Nombre.

contingent.

Zurich . . . . .

Berne Lucerne . . . .

Uri Schwyz . . . .

Unlerwalden- lé-Haut .

Unterwalden-le-Bas .

Glaris Zous Fribourg . . . .

Soleure . . . .

Baie-Ville . . . .

Baie-Campagne . .

Schaffhouse . . .

Appenzell R. E. . .

Appenzell R 1 S t . Gali . . . .

Grisons . . . .

Argovie . . . .

Thurgovie . . . .

Tessin Vaud Valais Neuchâtel Genève TOTAL

200 300

200 100 100

900

27 60

36 12 29

164

13,50

20,o

18,o 12,o 29,o

18,22

En pour

Contingent.

Nombre.

cent du

6,171

'

129 187 52

23,08

33

5

15,02

17,14

6

~5

57 70 12

24,67

18,77

231 494 77

17,75

15,58

,

20,83

21,58

83

21,28

1,074

16,19

%

3 45 36 30 32 4 25

94 37 8 140 56 c 37 65

Nombre.

cent du

21,43 15,80 19,89 16,41 14,81

,

21 8 7 4 17

154 77

sa

32 77

13,;4 12,50

13,84

20,0 4,06 18,59

154 32 154 77 19 231

,

21 2 21 16 4 52

13,64

6,25 13.64 20,79 21,05

22,5i

35,90 19,88 21,81 17,40

*) 550 600 300 100 200 100 100 200 100 200

63 96 58 23 ' 33 19 34 38 18 27

11,45

16,o 19,33

23,o 16,50

19,o 34,o 19,o 18,o 13,50

_

100

16

16,0

22,08

13,81

32 32

7 3

21,88

1,937

327

16,oi

9,37

Nombre.

cent du

10,39 21,88

En pour

Contingent.

200

28

14,o

200 200 300 200 200 500 200 200 100

34 33 39 37 15 105 29 35 24

17,o

24

4,850

804

18,64

16,50

13,o 18,50

7,50 20,25 14,50 17,50

cent du contingent.

contingent.

contingent.

contingent.

727 !

1,091 277 i 2 26 2 2 24 14 283 181 139 195 27 181 1 390 155 679 185 197 t 753 156 186!

298 i

En pour

Contingent.

5,820 11,064 3,305 326 1,055 307 234 672 401 2,311 1,800 510 1,053 911 911 327 4,236 2,239 4,601 2,142 2,776 4,330 2,030 1,543 1,173

1,105 1,917 754 130 305 111 144 171 82 490 384 - 136 169 258 196 85 818 533 753 631 666 968 498 . 263 324

56,077

11,891

19,16 17,33

22,7i 39,88

28,02 36,i6 61,05 25,44 ·

20,45 21,20 21,33 26,65 16,05 28,32 21,51 25,99 19,31

23,80 16,37 29,46 23,99 ' 22,36 24,53 17,04 27,62

21,20

*) 50 desquels sont comptés pour la compagnie de réserve surnuméraire.

'9,76 On peut y voir que la proportion du recrutement, comparé à l'état normal, est la suivante : Proportion normale.

!

Génie . . .

Artillerie .

.

Cavalerie .

.

Carabiniers .

"Infanterie.

./

20% 18,50% 15 % 17% --

Recrutement de

. 186518,22 % 17,40 % 16,01 % 18,64% 21,20%

1864.

21,60% 16,84 % 15,44 % 16,46% 18,79%

La proportion normale du recrutement dans les Cantons, a été fixée comme maximum pour les armes du génie, de l'artillerie et de's carabiniers.

Quoique les Cantons aient présenté un chiare de recrutement aussi fort qu'il leur était possible, ils sont cependant restés audessous de la proportion maximale, ce qui peut provenir de ce qu'une partie des recrues ont manqué, soit pour cause de maladie, soit pour d'autres raisons. C'est pourquoi les Cantons seront à l'avenir invités à envoyer un nombre plus fort de recrues aux écoles fédérales afin de maintenir les unités tactiques au complet.

Quant à la cavale.rie, le chiffre des recrues présenté par les Cantons a été admis, le recrutement s'est ainsi trouvé être un peu plus fort que le chiffre normal.

b. Situation de l'armée.

  1. Etat-major fédéral.

Le tableau ci-contre indique la situation et les mutations qui y sont survenues.

2. Troupes.

Chiffre réglementaire.

Année XV111. Vol.-1.

Elite.

Réserve.

' ''

'

.

1er janvier 1865.

. Elite.

Késerve. Landwehr

31 décembre 1865.

Elite.

Réserve. Landw.

  1. Génie: Sapeurs Pontonniers Total .

Diminution .

Augmentation

600 300

21.0 420

919 463

566 286

558 92

916 447

632 306

539 80

900

630

1382

852

650

1363

938

619

--

--

-- .

-- ·

31

" 19

62 Ms

i

86 1 977

B.

A page 977.

Etat de situation de l'Etat-Major fédéral en 1865.

^·«^··^··^·(^·^^··^···^···^^····«^·^····VM

ol

«

.

36

2

i par démission ou décès ! par promotion . .

2

.

.

. ipar promotion . .

Augmentation^ar/dmissionsnouvel,es

C3

-o o C3

1 9

--

2

--

--

34

2

9

4

_

1

4

--

1

S'i 1a 4

-- 1 -- 4

t

SD

O

_

T3

O co *

E S Cd

s r3 o

o

'S -od .

t2 o t-

O

i i 11s É

3

a

CO

§ u.

C C3

E

^ -< 50

'5 *Q5

ob a

R KD tJ3 t-, O

T3

sa

cs

«n

t, O

Ù 'C <D

eo

-3

Ti

^ O

O

ca

C5

.

.

38

2

10

4

-0)

s

t.

.2 0 b

I .2 s

3 É » M

.« ·T3

-a .3,

«*

-o O W

^ t^

o

C5

E

O O .

t.« O !-

1.1s

·< f

3 fa H

a

95

49

17

26

26

53 201

6 11

4 10

2 4

6

1

i

i i

4

1 1

2 1

12

6

2

4

2

3

--

17

14

6

6

1

3

5

64

29

5

16

3

16

9

78

35

11

20

25

27

10 2

4

6

1

--

11 3

--

21 2

4 4

1 1

1 3

3

1 --

14

12

4

6

1

23

8

2

4

3

12

8

78

41

9

22

4

9 101 43

13

24

28

39

--

e ·3

2 H

2 4

--

C3

3 H

19

7 5

o

O

3 H

5

.--

·§,

S %

eo H

20

a

b

%

3 "O

7

76

Ï3

tu 'M

'C o

3

·a o S

T3

O

co" f

2 »

8

5

2

--

20 21

4

1

1

41

4

1

1

42 160

4

4

1

2

'5 ND

3 .

sS .« «

co

3 H

W

·o ä -3 ^ 0

a »

re

03

é

C

e

-33

c

a S o

i

·03 bß

«< EO

o

q>

&D

·3

3 *^J

C5 T3 Ui

0 1

CO

i

a

H

3 »

3 fa

3 fa

36

87

3

12

5

2 12

4 5

6 23

3

1 --

14

9

29

3

3

--

22

27

58

-

9

5

»3

3 fà

36

"O 9_^

1 a -o .

s l'i 3 U

0

£ 3

"E -à,

B C3

t* C3

^ <

G

O

'S

'C ^o

3 -O

« -C3

·§> 5

«'

! .0

o

É g

-a =!_

3 -3 L,

.

.S,'C i .-° ~ C3 C3

u %r

g

| Ü,

·<

·3

3

0 C-l

ï s

2

12

41 662

2

2 6

3

--

2

8

3 137

--

--

4

38 525

--

_

--

--

--

--

g

3 »

c-i

3 K

S j 5 0 jM

3 0

47

97

--

10

--

--

4 11

5 20

--

6

--

--

15

4

25

--

6

--

--

15

43

72

--

4

--

--

--

30

Se

i fc-

0

H

S Ë K

£ '3 S

£.2

1

^E

a

1

i

41

6

13

4

7

2 ~

3 3

2 1

2 1

-

--

2

6

3

3

1

51

35

3

10

4

7

5

4 3

1

4

1

1

7

1

1

2

<!

3

1

é

35

5

53

s

»j

'So o

2 "5 *Q3

S

H

--

v

--

1

_

TI

u

=1 ·o .

'C a)

2

0

u.

3 Ed

4

1 i

Effectif au 1er Janvier 1866

i

3 H

--

' --

"s

3 K

a

H

O

'i

O O

ciaire.

'I a 1

a

W

1 1i _

a >o

_2

ciaire.

~2

« ·= <- i ~ C3 .=, .i; ! j < | f 1 S

_ --

1

5

.g

II. Sous-Lieutenants.

i-4 CO

.

*o

e s w.

Effectif au 1er Janvier 1865

Diramutlon

0

e s

_. .

fcß

.22

£

I. Sous-Lieutenants.

Lieutenants.

ciaire.

·&

J.

Ê^

Capitaines.

ciaire.

1= 'S}

Ô

·c jy

Majors.

ciaire.

03

'5 -3J

ciaire.

Lieutenants-Colonels.

Colonels.

56

42

4

14

5

5

1

9

--

_ -- 16

30 3

12

11

11

5 1

23 12

3 3

3

6

35

6

48 195 10

--

--

--

--

1

11 2

3 20 1 7

5

3

1

13

4

27

5

7

2

35

31

85

5

--

i

--

--

--

1 --

9

8

6 23

6

1

9

8

29

15

6

24

6


!

--

51 101 -

2 2

6

-

_ i i

i

51 86

86 54

2

5

2

5 140

6

43 665

Chiffre réglementaire.

Elite.

b. Artillerie.

Batteries attelées ·» de montagne » de fusées Compagnies de position » de parc .

Train de parc .

Total .

Diminution Augmentation c. Cavalerie.

Dragons .

Guides Total .

Diminution Augmentation d. Carabiniers : Diminution Augmentation .

e. Infanterie : Diminution Augmentation .

4042 256 440 240 360 833 6171 --

1er janvier 1865.

Réserve.

Elite.

2275 256

4927 253 510 336 538 907 7471

736 240 740 4247 -- '

Réserve. Landwehr

2716 188 887 318 1043 5152

2163 1564 391

387 4505 --

780 152 932 --

4800

2590

56077

26687

=

--

1656 271 1927 --

1044 142 1186

5761 --

3289

69852

36850

Elite.

5004 · 2775 223 270 521 321 936 349 509 1099 909 5382 7534

230

1165 51 1216

1671 259 1930

980 150 1130 56

-- 4947

3 5784

--

23 68859 993

_

--

Réserve. Landwehr

63

--

1694 243 1937

31 décembre 1865.

53251

--

3403

114 37091 241

2425

1300 258 364 4347 158 1202 52 1254 38 4983 36 53346

95

x>-J oo-

Récapitulation.

31 décenibre 1865.

1 r janvier 31 décernb. Augment. Diminution.

.-- .-------- ·--·1865.

1865.

Surnumér. Manquants.

-

Elite

86393

85470

_

Réserve

47329

47944

615

Landwehr

64569

64549

--

20

--

198291

197963

615

943

--

--

--

--

328

--

Total Diminution

.

. 923

15585

_

--

13227



980

On voit d'après ces tableaux que l'état do situation présente des différences peu importantes avec celui de l'année dernière.

Si on ajoute aux chiffres ci-dessus celui de 665 hommes pour l'état-major fédéral, plus le personnel du service sanitaire (vétérinaires de parc, médecins d'escadron et les infirmiers), de 224 dans l'elite;- de 119 dans la réserve et de 83 dans la landwehr, l'état de l'armée comporte une force de 199,054 hommes.

Le contingent fédéral comporte 133,757 hommes et un chiffre de surnuméraires de 29,403 hommes. Si l'on ne comprend pas dans le contingent réglementaire (comme cela a lieu ci-dessus), les cinq compagnies de carabiniers que les Cantons de Zurich, Vaud et Genève offrent volontairement, alors le chiffre total des surnuméraires s'élève à 29,903 hommes.

La comparaison de l'état de situation, avec l'état de présence réel, tel qu'il ressort des états de service de chaque unité offre beaucoup d'intérêt.

Malheureusement nous ne possédons pas de données suffisantes sur la landwehr. Les différents corps du contingent fédéral ont présenté, au service des deux dernières années, les forces suivantes: Elite 71,602.

Eéserve 36,190.

Totaf~i07,792.

Il y a donc environ 25,965 hommes du contingent fédéral portés sur les contrôles qui n'ont pas suivi l'instruction de leurs unités respectives.

Ces chiffres démontrent mieux que toute autre raison, l'intérêt que les autorités fédérales ont à revoir elles-mêmes les contrôles des corps et à se faire donner tous les renseignements possibles sur les hommes qui n'ont pas fait de service.

Le Département militaire ne se lassera pas de rechercher activement les causes de ce fâcheux état de choses et d'y porter remède autant qu'il lui est possible.

XXXVI. Postulats de l'Assemblée fédérale.

En terminant ce compte-rendu de notre gestion, il nous reste encore à faire mention de l'accomplissement de quelques postulats se rapportant aux choses militaires.

La Commission nommée, ensuite d'un postulat du 17 décembre 1864 concernant les économies a faire dans les dépenses militaires, n'a pu terminer son travail dans le courant de l'année.

Cependant chaque section en particulier s'est occupée à résoudre .les. ,,questions., posées .dans le programme ; une "partie de leurs

981

rapports nous est parvenue et a été mise en civculniiun parmi les membres des autres sections. Jusqu'au moment où cette Commission présentera ses propositions, il sera nécessaire de renvoyer la solution de deux autres postulats qui se trouvent en étroite connexion1 avec l'objet dont s'occupe la Commission-,' c'est-à-dire la question des indemnités de route pour officiers (du 23 décembre 1863) et la question des dépenses pour les fortifications (mémo date).

Le postulat du 27 juillet 1863 concernant le système de magasinage, a reçu son accomplissement par un décret rendu à ce sujet le 24 février 1866.

Le postulat d« 21 juillet 1865 demandant au Conseil t'odorai de s'abstenir de changements trop fréquents aux règlements existants, a été satisfait, attendu qu'il n'a pas été fait dans les règlements d'innovation, qui ne fût pas rendue absolument nécessaire par le nouvel armement et par la révision du règlement général de service ordonnée par l'Assemblée fédérale elle-même.

Le postulat du 21 juillet 1865 concernant la réduction du prix de° vente de l'Atlas Dufour a été accompli par un arrêté pris en 1866 dont nous parlerons dans notre prochain rapport de gestion.

La question de la réunion des fonctions de l'instructeur en chef des carabiniers à celles de l'instructeur en chef de l'infanterie, présentée le 18 novembre 1865 est encore pendante. Depuis lors la place de l'instructeur en chef de l'infanterie a été repourvue, tandis que celle de l'instructeur des carabiniers est devenue vacante, niais cela ne préjudicie en rien la question et le Département s'occupe activement de la soumettre à un examen concluant.

' - Enfin la question de la transformation des deux batteries de 8 % et celle des batteries de 6 tt lisses, employées comme pièces de position (postulat du 23 décembre 1863) n'est pas encore terminée. Cette affaire pourra ótre en partie terminée dans la prochaine session de juillet, lorsque nous serons dans le cas de vous présenter la question de l'extension du système des pièces rayées a l'artillerie de campagne de gros calibre.

Berne, le 23 niai 1866.

Au nom du Conseil fédéral suisse, Lo Président de la Confédération : J. M. KNUSEL.

Le Chancelier de la Confédération : SCHIBSS.

Schweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften Archives fédérales suisses, Publications officielles numérisées Archivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali

RAPPORT présenté à la haute Assemblée fédérale par le Conseil fédéral suisse sur sa gestion pendant l'année 1865.

In

Bundesblatt

Dans

Feuille fédérale

In

Foglio federale

Jahr

1866

Année Anno Band

1

Volume Volume Heft

23

Cahier Numero Geschäftsnummer

---

Numéro d'affaire Numero dell'oggetto Datum

30.05.1866

Date Data Seite

897-981

Page Pagina Ref. No

10 060 179

Das Dokument wurde durch das Schweizerische Bundesarchiv digitalisiert.

Le document a été digitalisé par les. Archives Fédérales Suisses.

Il documento è stato digitalizzato dell'Archivio federale svizzero.