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XVIII. ANNEE. VOLUME I.

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X" 9.

SAMEDI, 3 mars 1866.

MESSAGE du

Conseil fédéral à l'Assemblée fédérale concernant une demande de crédit supplémentaire pour les constructio

militaires à Thoune.

(Du 16 février 1866.)

Tit., Par décision du 25 juillet 1863), l'Assembleo federalo a alloué un crédit, de fr. 850,000 pour les constructions militaires à exécuter sur la place d'armes de Thoune. Cette décision a été prise sur un message du Conseil fédéral du 1er juillet 1863*), dan?

lequel les frais des nouvelles constructions sont évalués comme suit : Caserne, avec bâtiment d'administration .

fr. 480,000 Ecuries .

» 160,000 Deux manèges .

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. 70,000 Arsenal » 60,000 Magasin d e pontons .

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. 10,000 Nivellements, clôtures, etc.

» 70,000 fr. 850,00a Ces calculs se fondent sur une expertise de M. Simon, architecte, et de MM. les colonels Stelilin et Wolff qui ont procédé au *) Recueil officiel, tome VIF, p. 045.

*«) Feuille fédérale de 1863, vol. III, p. 91.

Feuille fédérale suisse. Année XVII'J,

Vol. I.

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travail de la fixation des chiffres en prenant pour point de départ les dimensions supposées des constructions, qu'ils ont multipliées par les prix d'unité admis par eux.

Dans le but d'obtenir une évaluation aussi exacte que possible de ces prix d'unité, ils se sont procurés les devis des frais de toutes les constructions militaires déjà exécutées, et ont complété leur récapitulation par les devis de celles qui étaient encore à l'état de projet.

Bien que ^la commission' eût déjà, pour déterminer- les dimensions des bâtiments, dressé un programme des localités à construire, en utilisant notamment celui de 1858, elle recommanda, néanmoins, préalablement à la confection des plans, l'élaboration d'un projet rédigé avec soin et aussi détaillé que possible, attendu que celui de 1858 était, en tout cas, trop concis.

Les crédits, pour les constructions, une fois votés, le Département militaire fit, avant toute chose, élaborer un programme aussi complet que possible. A cet effet, il recourut à la coopération de deux hommes de l'art, M. l'architecte Kubly et M. l'ingénieur Blotnitzky, ainsi que des chefs d'armes et d'autres experts encore.

MM. Kubly et Blotnitzky furent chargés d'élaborer les plans sur la base du nouveau programme. Ils s'acquittèrent de leur mission avec diligence, de sorte que le plan de situation général put déjà être présenté, le 12 octobre 1863, au Conseil fédéral et que les plans du bâtiment principal, les esquisses des écuries, ainsi que le programme général pour toutes les constructions purent être soumis à son approbation pour le 30 novembre.

Cette approbation fut prononcée le 30 novembre après quu tons les chefs d'armes et plusieurs experts eurent donné préalablement leur adhésion au programme définitif et aux plans.

Les cahiers des charges et devis furent, approuvés le 4 décembre, et ce fut sur la base de ces documents que les travaux de fondation, de maçonnerie et de pierre de taille furent mis au concours. Ces travaux ont été adjugés le 30 décembre à MM.

Tschiffeli et Merz qui avaient fait un rabais de 8°/0 sur les priv d'unito.

Le môme jour, M. l'ingénieur Blotnitzky, de Genève, fut nommé directeur des constructions et il a été passé avec lui un contrat stipulant en sa faveur un honoraire de 5 °/0 du prix de la construction.

Le 1er juin 1864, les travaux de charpente ont été adjugés k

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Kummer et Ernst, de Langenthal, qui avaient fait un rabais de 15 °/osur les P"* d'unité.

Les écuries et les manèges ont été adjugés aux mômes entrepreneurs.

L'élaboration définitive et la présentation des plans et devis pour les autres bâtiments ont eu lieu dans le courant de l'année.

Déjà, lors de la préparation des détails du programme, et surtout lors de celle des plans d'ensemble, on eut lieu de se convaincre que le programme de 1858 que la commission d'experts avait admis en majeure partie pour ses supputations, ne tenait pas suffisamment compte des conditions que présente la place d'amies centrale de Thoune. On n'avait notamment pas pu prévoir, à cette époque, les développements et l'extension que l'établissement de la 'régie des chevaux prendrait successivement.

Les proportions des bâtiments avaient dès-lors dû être, à plusieurs égards, fixées dans une mesure plus grande qu'il n'avait été implicitement admis. Cette circonstance, jointe à d'autres encore, notamment au fait que, lors de l'élaboration des devis, il s'est constaté que divers facteurs n'avaient pas été suffisamment mis en ligne de compte dans le calcul primitif des frais, nous mettent dans le cas de vous présenter, aujourd'hui, une demande de crédit supplémentaire pour les constructions de la place d'armes de Thoune.

C'est cette demande que nous avons l'honneur de vous soumettre et de motiver comme suit : I.

Au mois d'août dernier, lorsqu'on s'occupait de préparer le budget de 1866 et qu'il s'agissait de fixer le chiffre qui devait y figurer pour la caserne, construction ou mobilier, notre Département militaire chargea, sur le désir du Directeur des travaux, une Commission de faire sur cet objet un rapport détaillé, après avoir pris une connaissance exacte des travaux accomplis et de ceux qui restaient à faire.

Cette Commission, composée'de MM. Wolff, Kubly et Sulzberger, conseiller national, s'adjoignit le directeur de la construction et se réunit à Thoune au commencement de septembre. Elle s'en tint strictement au mandat qu'elle avait reçu, c'est-à-dire qu'elle rechercha et décrivit les constructions qui restaient à faire pour achever la caserne et qu'elle indiqua ce qui, à ses yeux, devait figurer au budget de 1866 et ce qui pouvait être remis à

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nue période suivante. Elle partit de l'idée de s'en tenir aux exigences d'une simplicité toute républicaine et d'éviter, dans ses propositions, ce qui s'en écartait, mais en reconnaissant, néanmoins, que la construction dont il s'agit, sans jamais tomber dans le luxe, devait revêtir un caractère de solidité et de perfection digne do la Suisse et répondant aux idées d'une Nation qui honore son état et ses institutions militaires.

Elle se plut, d'ailleurSj à constater dans son rapport, daté du 9 septembre 1865, que, d'après l'examen qu'elle avait fait, la construction lui semblait jusqu'ici convenablement exécutée et qu'elle répondait à ce que l'on, pouvait raisonnablement attendre des sacrifices accomplis. Mais elle ajoutait 'que, si l'on comparait le programme du 31 août 1863 avec les devis qui peu auparavant avaient été établis (voir rapport des 27 et 29 mai 1863 de MM. Stehlin et Wolff*) et qui servirent de base aux propositions dxi Conseil fé7 dorai et aux résolutions de l'Assemblée fédérale (arrêté du 25 juillet 1863), on arrivait à la conviction que le programme du 31 août, qui a été à la base de la confection des plans et a dominé toute l'exécution, contient des demandes qui vont fort au-delà des sxippositions du projet primitif, et qu'il le complète à divers égards · et cela d'une manière utile et avantageuse. En outre, ajoute le inôme rapport (p. 3), l'expérience a montré ici ce qu'on avait déjà observé dans beaucoup de grandes entreprises : c'est qu'en général, et c'est en particulier aussi le cas du programme du 31 août, quelque soigneusement préparé qu'il ait été, tout ne saurait être minutieusement prévu et infailliblement calculé et qu'il échappe des choses qui -appartiennent cependant à l'exécution, si l'on veut qu'elle soit achevée d'une manière satisfaisante.

Ce serait une erreur, pense-t-elle encore, que de ne pas utiliser le temps présent pour achever ici ce qui doit l'otre, car ce serait aller contre les règles môme d'une saine économie, vu que certaines parties ne pourraient se reprendre et se terminer plus tard, ou recevoir les améliorations désirables, qu'à des conditions .plus onéreuses.

, Partant de ces considérations, dont on ne saurait contester la justesse et le bien-fondé, la Commission examine ensuite, dans son rapport, les travaux qui restent à achever et dont les uns se présentent, en regard du projet primitif, du programme du 31 août 1863 et des devis subséquents, comme n'ayant pas été prévus, ou comme ne l'ayant pas été d'une manière suffisante, ou bien qui, envisagés à un autre point do vue, sont d'une exécution en quelque sorte indispensable ou d'autres seulement d'une exécution utile et · désirable.

'*) M. Simon a fait un rapport spécial, nous nous en tiendrons à celui de MM. Stehlin et WolfF qui paraît surtout avoir servi de base à l'arrêté du 25 juillet 1863.

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Nous renvoyons au rapport circonstancié de cette Commission pour l'énumération et la justification des travaux divers qu'elle énumère et que nous rencontrerons en détail, plus tard, lorsque nous en serons arrivés à formuler nos propositions.

Ce rapport contient aussi un premier travail sur le mobilier, comprenant une mention détaillée de tous les objets nécessaires tant pour le bâtiment principal que pour les manèges, écuries et dépendances, pour les cantines et pour l'arsenal, avec l'indication de ce qui paraît devoir être acquis à nouveau et de ce qai semblt: pouvoir être emprunté à l'inventaire actuel du mobilier de uaserne. Nous reviendrons également sur ce sujet.

Parallèlement à ce rapport, nous en avons reçu un du Directeur de la construction, .qui avait été mis en demeure de s'énoncer aussi tant sur les causes des excédants, en regard de sei* devis qui avaient donné l'espoir de rester, sans écarts considérables, dans les limites des allocations, que sur le chiffre des sommes à demander et la justification à produire. Il attribue principalement la dépense à l'agrandissement des dimensions.

Lors de la confection des premiers projets, la place à bâtir était supposée de 11 poses ; elle se trouve en avoir, aujourd'hui, plus de 17, par suite de l'adjonction de quelques terrains, de la maison Humer, avec celui qui l'entoure et d'une parcelle de l'Allmend. Ensuite, quant aux bâtiments, leurs dimensions effectives dépassent de beaucoup celles qui sont à la base de l'évaluation faite dans les rapports de mai 1863 et l'arrêté de l'Assembleo fédérale.

Ainsi, le bâtiment principal, construit à deux étages au lieu de trois, permettra de recevoir plusieurs centaines d'hommes de plus qu'on ne l'avait supposé ; l'infirmerie a été agrandie, elle a 4 chambres à 10 lits avec toutes les dépendances, de façon à pouvoir servir, pendant une école centrale, à la troupe campée comme à la troupe casernée ; le nombre des salles de théorie a été ' accru pour répondre aux besoins et aux demandes réitérées des chefs d'armes et des officiers d'instruction; plusieurs localités nouvelles ont été ménagées, comme chambre à laver, chambre de bains, chambre à calendrer (Rollkammcr), réservoir d'eau dans la partie supérieure du bâtiment; les escaliers, les allées, les cuisines sont plus spacieux. Les manèges sont plus longs et plus larges; le programme du 31 août les a voulus plus grands pour faciliter l'instruction et permettre à la fois de gagner du temps et de ménager le personnel. Les écuries sont faites pour 400 chevaux, comme l'a voulu l'arrêté du 25 juillet 1863, mais elles sont vastes, en parties voûtées et pourront l'être toutes plus tard ; elles contiennent des ateliers, des magasins et des locaux nécessaires pour vétérinaires et surveillants; elles contiennent aussi, dans la partie

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centrale, bureaux, logement et salles nécessaires tant pour l'administration de la régie que pour les besoins de l'instruction militaire, si variés pendant une école centrale et si nombreux lorsque toutes les armes sont réunies. 'Enfin, le dessus des écuries a été disposé de façon à recevoir les approvisionnements et h servir encore de logement à plus de 800 à 1000 hommes, ce qui fait que toute une école centrale pourra, à peu de chose près, trouver à se loger dans les nouveaux bâtiments.

Le plan d'exécution a fondu dans le bâtiment principal l'accessoire prévu dans le premier projet et dans le programme du 31 août, et intitulé Bâtiment d'administration, destiné à fournir des chambres au commissariat, une habitation au casernier, des salles de théorie, une salle de modèles, une salle de bibliothèque et de lecture.

Le bâtiment principal contient ces localités, à l'exception du logement pour le casernier qui a été mis dans la maison Hurner.

Mais il est d'autres bâtiments accessoires non prévus dans le premier projet et demandés par le programme du 31 août, qui occasionneront une augmentation de frais, la forge, l'infirmerie des chevaux et les remises. L'établissement des cantines dans la maison Hurner n'est pas moins coûteux.

Telles sont, suivant la Direction, les causes principales do l'augmentation des frais (voir son rapport du 11 octobre) et il n'a rien été accordé, dans aucun projet ni devis, pour frais imprévus, immanquables cependant dans une entreprise qui sera classée parmi les plus considérables de notre pays ! Le chauffage, l'éclairage, l'établissement de fontaines, le mobilier, n'ont également figuré dans aucune des évaluations primitives. Le rapport de la Direction indique encore quelques facteurs de l'augmentation de la dépense sur lesquels nous aurons l'occasion de revenir et il explique que pour l'établissement du devis supplémentaire, on a pris les mêmes prix d'unité que pour les constructions faites. Pour d'autres parties, comme éclairage au gaz, établissement à laver, chauffage, tnobilier, on s'est fait donner des prix par des fournisseurs ou des entrepreneurs connus.

Quant au devis lui-même, dressé comme il vient d'6tre dit, pour l'exécution finale des travaux de construction, le chauffage, l'éclairage au gaz et le mobilier, il s'élève à une somme de 395,000 fr. qui aurait dû figurer en grande partie au budget de 1866 et pour une partie être réservée à 1867, après les règlements de compte et la reconnaissance des travaux; pour le mobilier, il aurait été porté en 1866 ou plus tard, suivant que l'on aurait procédé plus ou moins promptement à son acquisition.

Le Conseil fédéral ayant pris connaissance de ces études pré-

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liminaires et s'étant transporté sur les lieux pour faire une inspection des travaux exécutés et se rendre compte de ceux qui restaient encore à, faire, put se convaincre qu'il y avait possibilité d'opérer des diminutions et que parmi les travaux mentionnés comme utiles et désirables, il y en avait dont on pouvait se passer tout-à-fait, ou que l'on pouvait réduire ou ajourner sans inconvénient. Il estima qu'en tout cas, ce qui se rapporte au mobilier devait être séparé de la construction proprement dite, qu'il fallait le traiter d'une manière distincte et que la question dont il fallait s'occuper principalement aujourd'hui était, après s'ôtre rendu exactement compte de la situation, l'achèvement de la construction de façon à rendre la caserne habitable, en faisant à cet effet les travaux nécessaires clans les limites d'une sage économie.

Le Département militaire écrivit, en conséquence, au directeur des travaux pour l'inviter à dresser un nouveau devis, en sortant le mobilier qui n'appartient pas à la construction et en se préoccupant uniquement de l'idée de rendre les bâtiments utilisables suivant leur destination, avec ajournement de ce qui pouvait être renvoyé sans nuire à l'ensemble.

Le directeur des travaux élabora effectivement un nouveau devis qui s'élève à la somme de fr. 255,000 sans le mobilier, sauf qu'il reprend une somme de fr. 12,484, appartenant, il est vrai, au mobilier, mais qui ne saurait être, suivant lui, omise sans préjudice et qui est affectée à des étagères et des crochets dans les chambres, à des bancs fixés sur les galeries, etc., dont l'établissement lui paraît dès à présent avantageux. Mais le devis ajourne d'autres objets, comme par exemple, l'éclairage, et il en réduit d'autres à leur plïis simple expression, comme par exemple, le chauffage.

En présence de ces données, nous eussions sans doute pu nous présenter à vous, déjà, dans votre session d'octobre et novembre dernier. Mais comme, en regard de la somme qui était encore disponible sur le crédit voté le 25 juillet 1863, il y avait possibilité de suivre aux travaux, et comme il n'y avait pas urgence, nous avons proféré attendre votre prochaine réunion pour vous présenter cette affaire.

Nous avons, pendant cet intervalle, utilisé le temps à faire examiner de rechef la question sous d'autres points de vue encore, afin d'en éclairer le plus possible toutes les faces.

Et, d'abord, pour la meilleure intelligence du sujet, il a paru qu'il y aurait un grand avantage à classer les travaux faits et à faire et les dépenses passées et à venir, suivant les groupes auxquels ils appartiennent. Le résultat peut ne pas être différent de ce qui

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ressort des devis que nous venons de mentionner; mais une pareille analyse doit avoir pour effet de jeter tout le jour désirable; sur le rapport des dépenses avec les crédits accordés et ceux qui sont encore nécessaires. Ainsi, les crédits alloués par l'Assembleo fédérale l'ont été pour la caserne proprement dite ; pour les écuries et manèges ; pour l'achèvement de la place ; pour arsenal et magasin de pontons.

Donc, quatre groupes, pour chacun desquels il peut ótre clairement établi, ce qui a été construit; ce qu'il reste à faire pour achever ; ce qui a été dépensé et ce qui est encore disponible ; d'où ressort la fixation du chiffre à demander à nouveau.

Ce qui concerne le mobilier et la question de savoir s'il y a, lieu de s'en occuper actuellement ou d'en ajourner la tractation trouvera sa place après; il en est de même d'autres objets tenant à la direction des travaux et à leur exécution, sur lesquels nous serons amenés à vous faire quelques communications.

Partant de là, notre Département militaire a provoqué sur les points que nous venons de mentionner, de nouvelles expertises, dont les résultats nous ont paru décisifs. Les rapports en soni joints aux actes : nous nous bornons à en donner le contenu principal dans l'ordre et la classification qui suivent.

IL 1»

Quelle est la différence qui existe, d'une manière générale, entre le premier projet, d'après l'expertise des 27/29 mai 1863 de MM.

Stehlin et Wolff, qui a servi de base au crédit voté par l'Assemblée fédérale, et le programme, les plans et devis d'après lesquels les constructions ont été faites ?

Les nouveaux experts, MM. Wolff, JLubly et Doeliler s'énoncent, après un examen qu'ils déclarent eux-mêmes avoir fait consciencieusement, comme suit, sur cette première question (voir leur rapport du 6 novembre 1865, pages 2-13.)

Bâtiment principal.

« Le rapport de MM. Stehlin et Wolff des 27/29 mai 1863 ii'iii» dique, relativement aux dimensions de ce bâtiment, que sa cou» tenance cubique approximative évaluée à 1,500,000 ; mais il pré-

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« « « « « « « « « «

voit, en outre, un bâtiment accessoire pour l'administration, de 200,000 p. c., qui doivent être ajoutés aux 1,500,000 p. e. du bâtiment principal, si l'on veut faire une comparaison exacte, attendu que les plans approuvés pour l'exécution ont été modifiés plus tard, en ce sens que les locaux que devait comprendre le bâtiment accessoire se trouvent aujourd'hui complètement fondus dans le bâtiment principal. La contenance cube de ce dernier, maintenent construit, établie de la même manière, est de 2,325,000 pieds cubes au lieu de 1,700,000 du projet primitif, ce qui fait une augmentation de 625,000 pieds cubes.

« Avant de passer à la comparaison des frais de construction, « il nous paraît nécessaire d'examiner les causes qui ont amène « cette augmentation de dimensions.

« Le programme admis dans les rapports de mai 1863 diffère « essentiellement de celui que le Département militaire a établi ù « la date du 31 août de la même année et qui a servi de base « aux plans approuvés et exécutés.

« Le Département demande un nombre de locaux plus consi« dérable. (Le rapport compare ici les localités d'après le projet primitif et d'après le programme du 31 août.)

« Le groupement des divers corps de bâtiment en un tout ora. ganique a fait, d'ailleurs, ajouter au plan de nouveaux locaux « consistant en deux chambres de soldats à 20 lits chacune et 10 « chambres d'officiers, avec 44 lits en tout.

« Si le besoin d'emplacements a dû exercer une influence mara. quée sur les dimensions totales du bâtiment principal, l'excédant « de 625,000 pieds cubes ne saurait, toutefois, pas être attribué » uniquement à cette circonstance.

« Le système de construction introduit par le programme du «, 31 août 1863 exige en soi, pour le môme chiure d'hommes, une « surface carrée plus étendue et conséquemment aussi, un espaco « cube plus grand que ne le demande le système de construction « généralement appliqué jusqu'ici aux casernes et sur lequel se base « le préavis de MM. Stehlin et Wolff.

« II n'est pas besoin d'être expert dans la matière pour com« prendre que pour la superficie aussi bien que pour la contenance « cube d'un bâtiment, il n'est pas indifféi'ent qu'un nombre donné « de locaux soit placé dans 2 ou dans 3 étages. Or, le mode de « construction qui a été adopté demandait absolument que l'on no « donnât que deux étages aux ailes intermédiaires du bâtiment « principal, en sus du rez-de-chaussée, attendu que sans cela l'édi» fice aurait perdu en majeure partie le caractère particulier qui le « distingue.

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« De plus, les doubles galeries au lieu de simples corridors « sur toutes les faces du bâtiment, réclament une augmentation no« table de dimensions.

« Ces facteurs pris ensemble, justifient, selon nous, parfaite« ment la différence déjà indiquée de 625,000 pieds cubes.

« Passant à la question des frais, le préavis de MM. Stehlin « et Wolff admet que le pied cube du bâtiment principal reviendra « à 26 centimes.

« Le calcul du coût du bâtiment principal, nouvellement « dressé par la Direction et vérifié par les experts, donne la somme « approximative de fr. 603,098. 65, et si on divise cette somme « par le chiffre des pieds cubes, soit 2,325,000, on obtient le prix »i de revient de chaque pied cube, soit quelque chose comme 26 cen« times. Dans cette somme de fr. 603,098. 65 figurent môme en« core quelques articles de mobilier, qui ne doivent pas être portés « dans les frais de construction des bâtiments, et qui ne laissent « cependant pas d'avoir une influence sur la valeur du pied cube, « de sorte que le revient en est, en réalité, inférieur à 26 « centimes.

« L'évaluation de MM. Stehlin et Wolff et le coût effectif du « pied cube se rencontrent ainsi parfaitement.- Ce résultat, nous « le signalons, en tout cas, comme étant très-favorable, car il suffit « de jeter un coup-d'oeil sur le plan ou sur le bâtiment lui-même « pour montrer clairement à chacun que le mode de construction « adopté impose uno forme architecturale plus recherchée que ce « n'est le cas dans les casernes ordinaires et que l'exécution de« vait nécessairement être plus compliquée et plus coûteuse. Il ne « faut, d'ailleurs, pas perdre de vue que la nouvelle caserne a « quatre façades complètes, également conformées, se correspon« dant exactement, tandis que dans d'autres constructions de « ce genre, les façades de la cour sont ordinairement beaucoup « plus simples, ce qui constitue encore une économie considérable.

« Or, si malgré tous ces facteurs le prix de 26 centimes par pied « cube n'est pas dépassé, ce résultat avantageux n'a pu être ob« tenu qu'à la faveur d'accords conclus à des conditions très bon« nés et parce que la direction des travaux a été aussi habile que « bien entendue. Aussi, les soussignés ont-ils eu "lieu de se con« vaincre que les prix d'unité stipulés dans les accords sont en « moyenne inférieurs à ceux qui sont, en général, stipulés à Thoune « pour les mômes travaux.

« En résumé, l'excédant des frais de construction vis-à-vis des « prévisions de MM. Stehlin et Wolff provient soit de l'augmenta« tion d'emplacements réclamée par le programme du 31 août, « soit de celle qui est la conséquence de la disposition du plan ; elle

175 ; provient, enfin, de l'ornementation architecturale, plus ou moins ; imposée par le système pour les façades des bâtiments.

« Ecuries et manèges.

« En ce qui concerne ce groupe de bâtiments, l'expertise de « MM. Stehlin et Wolff admet que des écuries pour 300 chevaux « et deux manèges avec un minimum pour chacun de 60' de lar« geur sur 120' de longueur, suffisent aux besoins/Le programme « du 31 août, a prescrit, par contre, comme l'arrêté du 25 juillet « 1863 des écuries pour 400 chevaux; il a demandé aussi une plus « grande superficie pour les deux manèges.

« Le plan répond, pour les écuries, aux conditions du pro« gramme, et quant aux manèges, ils ont reçu une longueur nette « de 150' 6" et une largeur nette de 68', calculées à l'intérieur.

« C'est un premier accroissement de dimensions.

« Une autre augmentation est résultée des besoins de la régie « fédérale des chevaux, qui ont engagé à pourvoit1, dans le plan, à « ce qu'on obtienne un nombre suffisant de localités dans les deux « constructions centrales et relevées des écuries, ainsi que des « chambres de garde et des ateliers dans les parties attenantes « aux deux manèges.

« Dans les rapports de mai 1863, les fraie ont été supputés à « fr. 400 par cheval, ce qui aurait dû donner pour toutes les écu« ries, construites dans l'hypothèse de 400 chevaux, une somme de « fr. 160,000. Or, les calculs vérifiés de la Direction des travaux « élèvent ces frais à fr. 237,800, soit à fr. 594 par cheval, et l'on doit « attribuer cette augmentation aux causes ci-après : « D'abord, une moitié des écuries seront voûtées, mesure qui « se justifie complètement en ce que ces écuries seront constam« ment et pendant tout l'hiver occupées par les chevaux de régie ; « de plus, il a été pris dans les écuries du sud toutes les disposi« tions nécessaires pour pouvoir, incontinent aussi, les voûter en « cas do besoin. Enfin, on a adopté généralement, en conformité « du programme, des crèches et des râteliers en fer, tandis que > MM. Stehlin et Wolff avaient admis que tous ces objets étaient « en bois.

« II faudra, en outre, construire des hangars pour le panse« ment des chevaux dans la cour des écuries. Enfin, l'augmenta« tion des localités pour les besoins de l'administration, et l'exausse-

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« ment des parties centrales, qui en a été la conséquence, n'ont « pas peu contribué à l'accroissement des frais.

« Afin de pouvoir, dans l'occasion, loger de la troupe aut. dessus des écuries, les murs ont dû être haussés de 6 !/4 pieds, « de façon k relever ces appartements ; il a fallu, de plus, poser « des escaliers en pierre, ce qui a occasionné aussi une dépense en « plus qui se justifie, du reste, pleinement par un grand avantage « obtenu au prix d'un sacrifice relativement peu considérable.

« Le rapport de MM. Stehlin et Wolff n'a prévu pour les ma« néges que fr. 70,000, tandis que ceux qui sont construits d'a« près le plan reviennent à fr. 96,000. Cette augmentation trouve « son entière justification dans les grandes dimensions qui ont été « obtenues.

« L'architecture extérieure des écuries et des manèges qui « naturellement influe aussi sur la question du coût, est plus ri« che qu'elle ne l'est, par exemple, à Zurich et à Frauenfeld : « on comprend qu'il ait fallu éviter un trop grand contraste avec « le bâtiment principal qui se trouve en face ! Enfin, les prix d'u« nité des cahiers des charges cotés un peu bas pour les ouvrages « de charpente, et la substitution de l'ardoise à la tuile pour les « toitures ont aussi contribué, pour leur part, à amener le résul« tat négatif que nous avons signalé.»

Nous n'avons rien à ajouter aux observations qui précèdent.

Elles signalent clairement les différences qui existent entre le premier projet et les constructions. Le système admis dans le programme et dans le plan réclame de l'espace ; il impose de plus .grandes dimensions; il a des formes et un caractère extérieur qui lui appartiennent en propre et qui ne sont pas l'effet de l'arbitraire.

Ce système une fois admis, et il ne l'a point été sans de bonnes raisons, il était impossible de se soustraire à ses conséquences !

2o

Le rapport des experts donne une énumération des différents travaux particuliers, exécutés ou projetés en dehors du projet primitif. Ce sont, pour le bâtiment principal, outre les formes et Jes ·dimensions générales déjà mentionnées comme étant la conséquence du système adopté, a. le platrissage dos plafonds; 6. l'adoption .de poutres en fer et d'un plafond exceptionnel pour les cuisines, les chambres de bains, la chambre à lessive et le , séchoir ;

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e. la couverture des toits en ardoise; d. la fermeture des escaliers par des portes vitrées donnant sur les galeries; c. la couverture de l'atrium ; f. l'aménagement de l'infirmerie et de ses dépendances ; g. l'établissement- de paratonnerres ; A. un logement pour concierge; l. le chauffage; /;. le remplacement des descentes en fer-blanc par celles en fonte.

Comme il nous est possible de nous réféi'er, pour la justification de ces travaux, tant au rapport de la première commission (du 9 septembre 1865) qu'à celui de MM. Woltf, Kubly et Dähler (du 6 novembre 1865), nous nous efforcerons de nous résumer.

·Quelques-uns sont exécutés, les autres ne le sont point encore. Ils nous donnent ensemble les détails de l'augmentation du coût.

Ad a. Les chambres gagneront par là en clarté, on propreté et en tranquillité.

Ad b. C'était le seul moyen d'obtenir pour ces locaux, qu'il n'était pas possible de voûter, la résistance suffisante contre l'humidité et de parer aux dangers du feu.

Ad c. La svibstitution de l'ardoise a eu pour raison première la qualité souvent médiocre de la tuile fournie par la contrée.

Dans ces conditions, c'est une économie.

Ad cl. Le but de ces portes est de préserver les homme s contre les effets des courants d'air, pernicieux suivant les circonstances : toutes les Commissions ont été d'accord à reconnaître leur nécessité au point de vue sanitaire.

Ad e. On voulait, d'abord, laisser découvert l'atrium, mais on a reconnu que l'intérêt de la conservation du bâtiment, comme la convenance d'en maintenir la cour intérieure sèche et propre, recommandaient de lui donner une fermeture.

Ad y. La pose de paratonnerres n'a point besoin de justification. Le système suivi est avantageux au point de vue économique et "il s'adapte bien à la forme du bâtiment.

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Ad h. Ce logement sera placé au rez-de-chaussée, dans un endroit qui permette de remplir facilement cet office, indispensa.ble surtout pendant l'hiver.

Ad i. Les études ont engagé à renoncer au système d'un chauffage on grand, à l'air ou à la vapeur: On a donc le projet de se servir simplement de poêles en fer, dont les tuyaux auront leur issue à travers la toiture. Nous ne pensons pas que l'on ait rien à objecter, en principe, contre le chauffage d'une partie de la caserne. Vouloir la chauffer tout entière serait superflu, car il n'est pas probable que de forts détachements de troupes soient à l'or·ditiaire appelés à y séjourner l'hiver; pourvoir, par exemple, une moitié de la caserne de moyens de chauffage sera plus que suffisant pour les besoins à venir. Mais quelle moitié de la caserne?

sera-ce un côté tout entier, ou seulement un étage, mais dans toutt> la longueur du bâtiment ? Nous croyons, avec la Commission, quu ce dernier mode doit avoir la préférence.

Ad k. Les descentes en fonte servent, en môme temps, de conducteur aux paratonnerres et elles ont permis d'épargner de la pierre de taille dans les angles.

Un mot des cuisines, quoiqu'elles ne figurent pas dans le» causes d'augmentation. Le rez-de-chaussée doit contenir deux grandes cuisines de soldats. Il y aurait peut-être avantage à y introduire le système des chaudières à vapeur, plus prompt et plus économique. Mais les Commissions se sont prononcées pour le maintien des chaudières ordinaires, par des raisons tirées d'un autre ordre d'idées et nous n'avons pas l'intention de faire ici apporter des changements.

En ce qui concerne les tnanéges et les écuries, les facteur» particuliers qui y occasionnent \a\ surplus de dépense sont les .suivants : a. l'agrandissement des manèges; 6. l'architecture extérieure des bâtiments; c. la construction quelque peu relevée de la partie centrale, qui pourra être affectée à des destinations diverses suivant les convenances de l'administration ou les besoins des écoles; d. le voûtage des écuries de la première rangée et les dispositions pour le voûtage de la seconde rangée, suivant les convenances futures.

Cela était fort à désirer pour mieux pouvoir utiliser les localités supérieures, comme magasins ou logements. Mais c'est surtout avantageux pour les écuries même, dont une partie sera habitée, .l'hiver, par les chevaux de régie. Elles y gagneront en chaleur et en bonne ventilation. La construction y gagnera en solidité et en duré«.

179

e, rétablissement des râteliers et mangeoires, en fer et en fonte de fer, au lieu de bois. C'est, si l'on veut, une dépense plus forte pour le premier établissement, mais comme il n'y a plus aucuns frais d'entretien par la suite, elle ne tarde pas à être couverte.

f. la bonne construction des fenils situés au-dessus des écuries, qui a eu pour effet de donner là des emplacements vastes et sains.

L'administration a besoin de magasins considérables pour ses ·approvisionnements. Les localités situées au-dessus des écuries voûtées seront surtout précieuses pour cet usage. Mais la majeure partie pourra en être convertie en logements et c'est pour cela qu'il a été convenable de quelque peu les élever, afin que les hommes puissent s'y tenir debout près des fenêtres et d'agrandir celles-ci afin qu'elles donnent suffisamment d'air et de lumière.

g. Les escaliers en pierre.

Dès le moment que le dessus des écuries était habitable et.

que l'on pouvait prévoir que peut-être un millier d'hommes seraient momentanément logés dans ces emplacements, il ne fallait négliger aucune garantie de sûreté. De là des escaliers en pierre, afin que jamais, en cas de sinistre, les communications avec ces localités, ne puissent être interrompues.

h. Les abris de pansement.

11 est nécessaire que le pansement des chevaux puisse se faire, en tout temps, dans la cour, pour n'avoir pas lieu dans les écuries. La propreté y gagnera, le service se fera mieux. A cet effet, il sera construit deux abris pour pansement, ayant chacun 90 pieds de long sur 22 de large, et pouvant contenir deux rangées du chevaux. On pourra même les utiliser avantageusement pour d'autres besoins du service.

Les améliorations et agrandissements que nous venons de mentionner ont tous été prévus dans le programme ou indiqués dans le plan ; ils ont été conseillés par les hommes compétents et ils sont approuvés par les Commissions.

Une observation finale, applicable à tous les bâtiments, concerne les fondations. Dans quelques-unes de leurs parties on a été forcé, vu la nature du sol, de les faire très profondes et de les bétonnei', ce qui a eu pour conséquence une augmentation de frais; pareille éventualité n'avait pu être prévue dans les devis.

Quelles sommes sont nécessaires à l'achèvement de l'entreprise ? Quels sont les travaux dont l'abandon ou l'ajournement est possible ?

180

Pour traiter cette question, les experts se sont t'ait donner par la Direction un tableau général et complet, avec estimation de tous les travaux appartenant à chaque groupe de construction, classés d'après les divisions principales, comme : caserne ; manèges et écuries ; terrassements et nivellements, etc. ; arsenal. Pour chacune des divisions, il y a une enumeratici! détaillée des espèces de travaux, avec leur évaluation.

Pour chaque espèce de travaux, les experts ont fait alors un examen minutieux destiné à voir ce qu'il serait possible d'y retrancher ou d'y réduire (voir leur rapport pages 6, 7, 8, 9 et 10, voir annexe n° X).,lls sont arrivés aux résultats suivants: Bâtiment principal.

La Direction calcule pour son complet achèvement une somme de fr. 622,038*), dans laquelle sont compris, entre autres, tous les travaux indiqués sous n° 2 qui précède, ainsi qiie le chauffage.

Cette somme se subdivise comme suit : a. Maçonnerie et pierre de taille .

.

b. Charpente c. Gypserie il. Menuiserie, serrurerie et vitrages .

«. Grosse serrurerie .

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/'. Fonte rj. Toiture .

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h . Ferblanterie .

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i. Travaux divers, y compris le chauffage

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fr. 234,678 » 87,076 » 17',576 » 42,610 . 35,646 » 7,400 » 12,100 .

19,151 » 64,800

Total fr. 622,098 Passant aux réductions à opérer, les experts ont estimé que les sommes portées pour les travaux mentionnés sous a, b, d, e i f> 9i A, étaient suffisantes à l'achèvement, mais qu'il ne serait pas possible de les amoindrir.

En ce qui concerne les travaux de gypserie (litt, c), ils n'ont pas été prévus aux devis, parce qu'on avait supposé qu'on s'en tiendrait à des poutres et à de faux planchers rabotés. La Direc-

*) Cette somme est de fr. 603,097, calculée sans le clintifFage, d'après le tableau de la Direction. .

181 tion propose, pour cet objut, une somme de fr. 17,576, que les experts réduisent à fr. 11,276 par le retranchement de quelques ouvrages dans les galeries et les chambres d'officiers.

La rubrique « Divers » (litt, i), comprend, avec le chauffage, une somme de fr. 64,800 que les experts modifient comme suit : Us en retranchent, en tant que n'appartenant pas à la construction, une somme de fr. 13,684 pour des objets mobiliers, comme horloges, bancs sur les galeries, tablars, crochets dans les chambres de soldats, ameublement des chambres à lessive et à bains.

us réduisent à fr. 3,000 une somme de fr. 11,000 destinée à des arrangements pour le chauffage et le séchoir. La totalité de leurs retranchements est de fr. 27,984. Par contre, ils maintiennent au chauffage une somme de fr. 24,000 qui leur parait suffire pour la moitié des chambres de soldats, la moitié des chambres d'officiers et celles destinées à l'administration, aux théories, à l'infirmerie, etc. C'est à cela qu'ils limitent le chauffage. Nous sommes de l'avis que la proportion indiquée par les experts suffit entièrement pour le chauffage.

Cela étant, la somme nécessaire à l'achèvement du bâtiment principal se trouve fixée par les experts, chauffage compris, à fr.

599,114. La différence avec le projet primitif qui ne prévoyait le chauffage que pour- les locaux d'administration est de fr. 119,000, et il nous semble que les conditions réunies de forme, de dimensions et d'achèvement du nouveau bâtiment expliquent et justifient cette différence. L'excédant sur le devis d'exécution de MM.

TCubly et Blotnitzki n'est que de fr. 50,000, si on laisse en dehors de la comparaison le chauffage qui n'avait pas été prévu par eux : les développements déjà donnés feront comprendre sans peine qu'un pareil écart est possible, dans une construction d'une étendue plus qu'ordinaire, avec un système tout nouveau et alors que rien ne figurait pour l'imprévu.

Manèges et écuries.

Le tableau dressé par la Direction énumère, d'après leur nature, les ouvrages nécessaires à l'achèvement de ce groupe de constructions, dans les conditions qui ont été énoncées sous les numéros 1° et 2° qui précèdent. La somme en est de fr. 333,843. 23.

Cela fait vis-à-vis du crédit alloué (fr. 230,000), une différence en plus de fr. 101,843.

Mais nous ferons observer que la dimension des .écuries est de 1,400,000 pieds cubes au lieu de 800,000 et que leur prix de reFeuille federale suiiae. Année XV111. Vol. 1.

13

182 vient est de 17 centimes par pied cube, au lieu de 20 centimes, admis dans les rapports de mai 1863.

Quant aux manèges, s'ils coûtent au total i'r. 96,000 au lieu de 70,000, leur dimension est aussi de 22,120 pieds carrés au lieu de 17,400 et leur prix de revient est, par pied carré, le môme que celui d'un manège exactement construit dans les conditions des rapports de mai 1863.

Les experts déclarent qu'ils ne sauraient apporter ici de réduction dans les chiffres.

Quant au troisième groupe, abords des bâtiments, nivellement, clôtures, chemins, plantations, puits, canaux d'écoulement, etc., pour lequel la Direction a calculé fr. 84,000, les experts maintiennent les i'r. 70,000 qui ont été accordés à l'origine, espérant qu'ils pourront suffire moyennant une grande économie et une stricte simplicité. Nous mentionnerons, au reste, que déjà dans le courant de 1863, il a été payé au compte de ce crédit une somme de fr. 13,596 pour terrassements.

Il est porté pour l'arsenal et le magasin de ponton s une somme de fr. 71,100 qui ne dépasse que de 1,100 la somme accordée. Les experts admettent cette différence sans s'y arrêter.

La Direction des travaux propose, enfin, dans le môme tableau, de combler une omission qui s'est produite soit dans le devis primitif, soit dans les devis subséquents, et elle demande qu'il soit alloué une somme pour l'imprévu. Une pareille précaution, 11 laquelle on manque rarement dans les entreprises ordinaires, ne devrait pas faire défaut dans une oeuvre aussi considérable.

Malgré le soin minutieux avec lequel deux Commissions viennent de vérifier le sujet, il serait téméraire d'affirmer que, néanmoins, tout a été prévu et qu'il no se présentera pas, avant l'achèvement, quelque lacune à combler ou peut-être quelque amélioration à faire et pour laquelle il serait utile de disposer d'un modique crédit.

Les deux Commissions sont de l'avis qu'il y a convenance de faire figurer une somme pour Vimpi-évu et nous proposons, avec MM. Wolff, Kubly et Dähler, d'admettre le chiffre de fr. 19,962, demandé par la Direction.

Telle est rénumération et la justification des sommes qui paraissent réclamées pour l'achèvement des constructions et que nous admettons comme base de la fixation du crédit encore nécessaire.

Mais ou avait projeté d'autres constructions encore, ou d'autres établissements complémentaires, que nous croyons préférablu de laisser de côté pour le moment.

183

Le programme du 31 août 3863 prévoyait, en effet, deux bâtiments accessoires destinés à se faire pendant et placés aux extrémités opposées du grand bâtiment de la caserne. L'un de ces accessoires est venu à disparaître à la suite de décision déjà prise en 1863 et de la réception dans le bâtiment principal des bureaux du commissariat, des salles de théorie, de la salle des modèles et de la bibliothèque.

Reste l'autre accessoire, la maison Humer qui, d'après le programme du 31 août, devait être restaurée et contenir la cantine des officiers, celle des soldats, une cuisine pour les cantines avec les dépendances nécessaires, deux logements, l'un pour le cantinier et l'autre pour le casernier. Ainsi, d'après la supposition du programme, les cantines étaient séparées de la caserne, ou, en revanche, il devait y avoir au rez-de-chaussée deux grands réfectoires pour la troupe.

De plus, le programme prévoyait de petites constructions voisines du nouvel arsenal, affectées à des destinations spéciales. Ainsi, au n° 51, il mentionne une infirmerie pour les chevaux, pouvant en recevoir environ 40, soit un dixième de la contenance totale des écuries. Aux n09 52, 53, 54 et 55 il mentionne une forge, une remise pour chars et pompe à incendie, ainsi qu'un local pour les approvisionnements de charbons.

Il est indubitable qu'il y aurait avantage à posséder, d'une manière distincte et dans des bâtiments construits ad hoc, les établissements que nous venons de citer.

Les cantines placées dans un local séparé auraient l'avantage de ne jamais être une occasion de bruit ou de désordres pour la caserne. On en retirerait probablement un loyer plus élevé que ce ne sera le cas autrement.

La forge pourrait être organisée d'une manière pins satisfaisante et l'idée d'y appeler à une instruction spéciale los maréchaux ferrants des corps, pourrait plus tôt se réaliser.

Quant à l'infirmerie, nous reconnaissons qu'il y aurait plus de facilité et de sûreté à l'avoir dans un établissement propre, séparé des écuries.

Sous ce point de vue, les desiderata du programme du 31 août sont aussi légitimes aujourd'hui qu'ils l'étaient cri 1863.

Mais nous remarquerons, par contre, que dans les devis successifs, il n'a rien pu être ménagé pour ces constructions qui n'étaient pas contenues dans les évaluations primitives et qu'en couséquence il y aurait aujourd'hui besoin de nouveaux crédits pour les exécuter. Or, ces crédits se montent à une somme de fr. 42,000, savoir fr. 20,000 pour la reconstruction de la maison Hurner,

184 fr. 12,000 pour une infirmerie pouvant contenir seulement 20 chevaux et fr. 10,000 pour la forge et la remise.

Les experts, dans leur rapport du 6 novembre 1865 (pages 17 ot 18), donnent à entendre qu'à leur avis ces constructions pourraient être ajournées.

Nous partageons cette opinion. Nous ne croyons pas qu'elles fassent nécessairement partie du plan des casernes et qu'elles soient une condition essentielle de leur bon achèvement. Elles n'étaient point contenues comme établissements distincts, dans les premières évaluations, qui sont à la base de l'arrêté fédéral du 25 juillet 1863. Nous avons la conviction qu'avec de la bonne volonté et en utilisant avec savoir faire les. moyens dont on dispose, on pourra sans ces constructions, faire face aux besoins du service et à ceux de l'instruction, d'une manière entièrement satisfaisante.

Voici comment nous entendons la chose: Les cantines seraient dans le bâtiment principal. Celle des soldats, dans un des deux réfectoires du rez-de-chaussée, où il y a place, dans un seul, pour 500 personnes; l'autre réfectoire subsisterait comme tel. Cette distribution pourrait convenir pendant toute l'année, à l'exception des 3 dernières semaines de l'école centrale où les deux réfectoires pourraient être utilisés comme cantines.

Celle des officiers pourrait être placée dans quelques salles du 1er étage, par exemple dans un des pavillons de l'Ouest. Un pareil arrangement pourrait subsister pendant de longues années et ne nécessiterait que des frais d'aménagement peu considérables.

La maison Hiirner ne serait point restaurée. Elle a deux logements qui suffisent pour le casernier et le cantinier ; il n'y aura que quelques réparations à y faire.

Nous pensons, d'après les évaluations de la Direction, qu'une somme de fr. 5000 suffirait entièrement pour les deux objets.

L'infirmerie peut, sans inconvénients majeurs, à notre avis, ótre reléguée dans une partie écartée des nouvelles écuries, et pour les affections dangereuses ou les cas de contagion, il y aura toujours possibilité de se procurer un local dans les environs ; à moins qu'on ne préfère louer quelqu'une des anciennes écuries pour l'utiliser comme infirmerie ou qu'on n'emploie à cet usage l'écurie de la maison Humer. Pour la forge, nous estimons qu'un ou deux hangards couverts pourront servir à Thoune comme c'est le cas ailleurs ; mais il y aura peut-être possibilité d'utiliser pour le ferrage des chevaux les forges de l'atelier de réparation et d'organiser quelque chose de très simple en rapport avec cet établissement.

Nous aurons soin que cette idée soit étudiée en temps opportun.

185

Quant aux remises, nous pensons que la grange de la maison Hurner, qui sera vacante, offre tout ce que l'on peut désirer à cet égard.

En conséquence, nous sommes d'avis d'ajourner ces constructions pour les reprendre plus tard, si les besoins ou les circonstances en font vivement désirer l'établissement.

On trouve dans les actes qui vous sont soumis la mention, et, en partie, l'évaluation d'autres ouvrages qui, sans rentrer absolument dans le cadre de l'achèvement de la caserne compléteraient cependant, sans aucun doute, la construction. Ces objets n'ont pas été compris dans les calculs faits en 1863, lors de la fixation du crédit; quelques-uns même ne le pouvaient pas. Il n'a donc été affecté aucune somme à leur intention et il faudra des crédits nouveaux si l'on se trouve dans le cas de les entreprendre.

Ces objets sont, particulièrement, l'éclairage au gaz, l'établissement de fontaines, la fermeture des galeries du bâtiment principal.

'L'éclairage au gaz n'est pas une nécessité et l'on peut longtemps encore se contenter des moyens que l'on possède. Il sera toujours facile de l'introduire, le gaz étant, déjà aujourd'hui, conduit au-delà de la caserne, jusqu'aux ateliers de l'Allmend. La dépense a été évaluée à fr. 14,000, et nous estimons qu'on peut la renvoyer.

La possession de Veau et surtout d'eau courante dans une caserne est une condition d'agrément, de bien-être et de santé. Ce qu'il faut, ce sont des fontaines abondamment alimentées d'une bonne eau de source. On s'est préoccupé de l'eau dès l'origine; lu programme du 31 août a demandé même un réservoir dans les combles et il y a été pourvu. On a eu l'espoir, qui n'est point encore abandonné, de trouver sur le domaine de la Muhlematt une quantité suffisante d'excellente eau pour fournir l'Allmend et la caserne. Les fouilles se continueront et si elles réussissent, l'on pourra sans trop grands frais subvenir aux besoins. Mais si l'on ne réussit pas, il faudra se tourner d'un autre côté. Or, il parait possible d'amener depuis la Stockernqiielle, dans le Heuttvngermooss, une source abondante, capable de donner à la caserne 150 pots d'eau par minute et d'en fournir même pour l'Allmend.

La ville de Thoune est aussi à la recherche d'eau pour son usage : une entente avec elle serait ce qu'il y aurait de mieux pour tout le monde; mais il n'est pas problable que l'on puisse y arriver de sitôt.

L'établissement de conduites depuis la Stockernqiielle serait un rtavail de longue haleine, et avant de s'y engager il faut savoir

186 au juste ce que donnera la Mühlematt. Le pins sûr est donc, en attendant, de profiter de la situation favorable de la caserne près du lac et de l'Aar, et de l'alimenter au moyen de puits en suffisance. Cet arrangement peut durer même de longues années, pendant lesquelles on prendra un parti.*) La fermeture des galeries de la caserne, au moins du côté du Nord, est annoncée par quelques personnes comme une nécessité.

Nous pensons qu'il faut attendre l'expérience avant de se former un jugement.

Si l'on devait reconnaître plus tard qu'il y a effectivement lieu de faire quelque chose pour se garantir contre le vent, la pluie ou le soleil, il faudra voir encore quel genre de fermeture on veut établir. En attendant, la caserne sera parfaitement habitable.

Nous estimons, en conséquence, qu'il n'y a point lieu de s'occuper aujourd'hui de ces objets qui ne sont pas indispensables pour que la caserne soit achevée et qu'elle puisse très bien recevoir nos troupes. Il est sûr, qu'ici comme dans d'autres établissements, il pourra y avoir encore des perfectionnements à apporter ou des embellissements à faire; mais il faut réserver cela aux convenances futures.

III.

Les sommes pour l'achèvement de tous les groupes de bâtiments, et des travaux reconnus nécessaires pour que les établissements puissent être utilisés conformément à leur destination, sont, après la vérification et l'apuration faites par les experts, et dans le sens de leurs propositions, les suivantes : Pour le bâtiment principal .

.

.

t'r. 605,000.**) Pour les écuries » 333,843. 23 Pour les places et abords » 70,000. -- Pour l'arsenal et magasin de pontons .

» 71,100. -- Pour imprévu .

.

.

.

.

.

19,962. --Total fr71,099,905. 2J La somme des crédits alloués en 1863 pour tous ces objets est de fr. 850,000. Les experts ont recherché et vérifié à quel chiffre se montaient les paiements effectués, au moment de leur tra*) Le plan de l'arrangement de lu place prévoit le creusage de 6 puits, qui ne manqueront pas d'être abondamment pourvus d'eau. Ces frais rentrent sous le crédit des 70,000 fr., pour les abords de la caserne.

**) Cette somme est formée comme suit : fr. 599,114 auxquels sont arrivés les experts, arrondis en fr. 600,000 et fr. 5,000 pour aménagement 'les cantines dans la caserne et réparation de la maison Humer.

187

vaii, et ils ont constaté que les dépenses s'élevaient alors à la somme de fr. 589,387. 72, ce qui laissait disponible une somme de fr. 270,612. 28.

Si, de la somme totale, calculée pour l'achèvement des constructions, nous retranchons la somme des crédits accordés, nous aurons le montant du crédit supplémentaire que nous devons vous demander, c'est à dire en chiffres arrondis, fr. 250,000.

C'est, avec la somme encore disponible sur le premier crédit, celle qui parait rigoureusement requise pour l'achèvement des constructions.

C'est celle à laquelle nous sommes arrivés, en suivant pas à pas la marche des experts, et en admettant leurs modifications et leurs retranchements. Nous avons autorisé notre Département militaire à faire suivre aux travaux dans ce sens, jusqu'à votre réunion actuelle. Nous attendons maintenant les décisions qu'il vous plaira de prendre et le chiffre que vous jugerez bon de fixer, de lui devant dépendre la question de savoir si les retranchements et ajournements que nous projetons seront ou non, maintenus.

Le crédit que nous demandons suppose donc l'abandon, ou an moins l'ajournement des ouvrages mentionnés a la fin du n° 3 qui précède.

Il laisse également en dehors les frais d'administration et le mobilier. Nous allons en donner les motifs : a. Les frais d'administration comprennent, d'abord, ceux des études et expertises qui ont été faites pour la préparation des projets et des plans et, pendant les travaux, ceux de leur surveillance et de leur direction. Ces frais se montent, déjà pour l'année 1863, à une somme de près de fr. 10,000 et aujourd'hui le chiifre en ascende à fr. 38,000. Il est à espérer qu'une partie de ces frais, que nous ne pouvons pas déterminer encore, pourra être couverte au moyen des rabais opérés par les entrepreneurs sur les devis.

D'iin autre côté, le montant des honoraires de la Direction ne peut se préciser qu'après l'achèvement de l'entreprise. Nous pensons donc qu'il convient d'attendre le moment du décompte. (Abrechnung) avec les entrepreneurs, de la reddition des comptes par la Direction et de la réception des ouvrages, pour fixer le chiffre des frais d'administration et allouer le crédit qui sera nécessaire pour parfaire la différence. Ces frais, d'ailleurs,, n'appartiennent pas nécessairement au compte de la construction. Les experts ne les y font point rentrer et s'ils en ont tenté l'évaluation (à fr. 65,000), c'est pour avoir une appréciation approximative de l'ensemble du covlt. Enfin, au point de vue de la comparaison avec les autres constructions militaires en Suisse, il est préférable de traiter à part cet article.

188 6. Le mobilier. Les experts l'ont sorti du compte de la construction et, dans leur apuration, ils ont même retranché, comme appartenant au mobilier, quelques articles que la Direction avait fait figurer dans son tableau général (voir rapport du 6 novembre page 17 et Annexe X. A. Divers).

La première Commission (rapport du 9 septembre) a fait sur la question du mobilier un travail circonstancié dans lequel elle a enumerò tout ce qui lui paraissait nécessaire. Elle a distingué, dans les objets mobiliers, ceux qui ont une destination générale, devant servir à tout l'établissement, ou restant les mêmes dans toutes le.s localités. Puis, elle a enumerò les objets mobiliers particuliers, par exemple, aux chambres d'officiers, à la chambre de garde des officiers, aux chambres de soldats, aux corps de garde, à l'infirmerie, à la salle des modèles, aux salles de théorie, aux réfectoires, aux cuisines, aux caves,) aux écuries, aux ateliers de sellerie, aux chambres de garde dans les écuries, aux cantines,*) aux galeries et à l'arsenal.

Après la constatation des besoins des diverses localités, la Commission a aussi examiné ce que la Confédération possède en mobilier, afin de voir ce que l'on pourrait utiliser pour les nouveaux établissements. Elle a trouvé que les meubles en bois sont difficilement transportables dans les appartements de la nouvelle caserne. C'est, en particulier, à son avis, le cas des tables, des chaises et des bois de lit. Par contre, le linge lui paraît, utilisable, mais elle voudrait que des personnes du métier examinassent et triassent soigneusement ce qui est bon de ce qui ne l'est pas suffisamment. Elle voudrait aussi que le même examen s'étendît aux autres catégories d'objets, le compte des acquisitions pouvant être, à la suite d'une pareille enquête, sensiblement accru ou réduit.

*) Une question importante en pratique se présentera, savoir : Si IH Confédération veut acheter elle-même les vins et les livrer au «intimer avec obligation pour lui de les vendre à un prix fixé; ou bien, si elle veut laisser au cantinier le soin des approvisionnements moyennant une surveillance et un contrôle suffisants. Le premier mode offre plus de garanties pour le soldat, mais le second exige moins d'acquisition de mobilier et cause moins d'embarras pour l'administration.

**) Même observation qu'à propos des caves. Le mobilier des cantines peut être fourni par la Confédération qui pourra, dans ce cas, en tirer un plus fort loyer; ou, il peut être imposé au cantinier qui devra trouver une compensation dans un loyer plus modique.

189

Nous croyons aussi qu'il faudra faire un pareil travail avec soin et discernement. Jusque là, il n'est pas possible de fixer avec quelque apparence de sûreté le compte des acquisitions de mobilier. C'est pourquoi le chiffre de fr. 90,437 qui est donné par la Direction des travaux et qui a' passé dans le rapport des experts, ne peut rien avoir de certain.

Quant à nous, nous croyons que. l'on pourra utiliser dans une beaucoup plus large mesure l'inventaire actuel du mobilier de Thoune, et nous ferons ce qui dépendra de nous pour qu'il eh soit ainsi. (Un double de cet inventaire est joint aux actes). Nous pensons que les premières acquisitions de mobilier devront uniquement se limiter à des objets que l'administration ne possède pas ou à d'autres qui sont d'une nécessité évidente ou d'une haute convenance, et que l'on doit, au moins dans le commencement, se servir de ce que l'on a d'ancien, sauf à le remplacer ou à le compléter par des acquisitions successives, suivant les besoins.

Nous croyons, du reste, que cette question doit être traitée d'une manière distincte et ne pas être mêlée à celle des constructions. Nous l'examinerons avec soin et nous vous présenterons un rapport spécial dans une session prochaine.

rv.

Après l'élaboration et l'adoption des premiers plans, après la confection des cahiers des charges et du devis pour le bâtiment principal, après l'adjudication des travaux de fondation, maçonnerie et pierre de taille, nous avons désigné, comme il a été dit, un Directeur pour présider à l'exécution, et ses obligations ont été spécifiées dans la convention déjà mentionnée, du 30 décembre 1863. M. l'architecte Kubly a été, en outre, adjoint à la Direction comme expert, pour prendre part avec elle à l'élaboration des autres plans et des devis, et son concours et son avis ont été requis dans toutes les questions importantes qui se sont présentées dans le cours de la construction.

Quant aux plans de détail et d'exécution, ils ont été faits par la Direction elle-même, qui y a consacré un grand travail : le nombre de ces feuilles de plans s'élève présentement à 560. Il a fallu pour cela, tout comme pour la surveillance suivie des travaux, les écritures et la comptabilité, un personnel de bureau qui a été presque constamment de cinq employés fixes et de deux volontaires, à la charge de la Direction.

190

Le Commissariat des guerre a organisé, de son côté, un contrôle sur tous les paiements effectués au compte des travaux et suivant leurs diverses rubriques.

Des concours publics ont été ouverts pour tous les ouvrages importants : dans quelques cas de livraisons spéciales, ou d'ouvrages peu considérables, la Direction a provoqué une concurrence entre des entrepreneurs ou des établissements de différente? parties de la Suisse, réputés pour leur travail et pour leurs prix. Les accords faits jusqu'ici sont favorables; ils sont joints à la collection des actes.

Les experts MM. Wolff, Kubly et Dähler se sont énoncés, dans un second rapport, des 5, 7 et 9 décembre dernier, on termes, rassurants sur la manière, dont s'exerce la Direction des travaux.

Ne pouvant reproduire, en entier, ce document (voir les actes), nous en donnerons au moins quelques passages. Il s'exprime on ces termes sur la Direction: « Nous faisons observer, en général, qu'une construction or« dinaire d'une caserne de cette dimension aurait déjà suffi à tenir « en haleine l'architecte chargé de faire marcher de front tous les « travaux nécessaires à l'exécution et de les mener à bonne fin, « dans le court espace de temps qui lui était donné. Or, ces tra« vaux ont dû être d'autant plus considérables pour l'architecte, « qu'il s'agissait ici d'appliquer un système nouveau de construc« tion, système qui, sans parler de sa forme extérieure, devait en« traîner un grand nombre d'ouvrages importants, pour lesquels il Y avait à faire de sérieuses études.

« Pour autant que nous avons pu inspecter les constructions et « juge'r des travaux dans leur état actuel, nous avons acquis la « conviction rassurante que, pour leur parachèvement, il aura été « satisfait à toutes les exigences qu'on est en droit d'avoir.

« Les éventualités imprévues qui se sont produites dans le « cours de la construction ont été heureusement surmontées : c'est « ainsi, par exemple, qu'à l'angle sud-est du bâtiment principal, le « terrain ne présentant pas la fermeté nécessaire, les fondations ont « dû être solidement bétonnées. Il a fallu aussi placer, ainsi que « nous l'avons déjà mentionné dans notre précédent rapport, des « poutres en fer aux plafonds des cuisines et des chambres à les·< sivo et à bains, parce que ces pièces n'étaient pas assez élevée» « pour qu'on eût pu les voûter.

191

« 'Au point de vue technique, nous mentionneront! comme par: iaitement réussis les tirants en fer qui relient les galeries : au corps principal, ainsi que la charpente des toits des mané; ges, travaux qui témoignent suffisamment des connaissances rares : de l'architecte dans cette branche de construction.

« En ce qui concerne la question économique, il résulte des comptes établis dans notre dernier rapport qu'en prenant pour base la contenance du. bâtiment principal, le pied cube ne revient pas tout à fait au prix de 26 centimes qui avaient été admis comme règle, de telle sorte que le surplus des frais nécessaires doit être considéré comme provenant des dimensions plus considérables du bâtiment. Si l'on considère, en outre, que dans le devis il n'avait rien été compté pour l'imprévu, objet qui vu la grandeur de la construction, aurait pu être mis en ligne de compte à raison de 10 °/0 du coût total présumé, on arrive à la conclusion quiïl ne se serait produit dans ce cas là aucun excédant de dépense pour le bâtiment principal.

« Nous estimons, du roste, avoir démontré d'une manière in« contestable qu'en présence des exigences du programme du 31 « août, il y avait impossibilité absolue de construire les écuries à « raison de fr. 400 par cheval, tout comme aussi de s'en tenir aux « limites des fr. 70,000 pour les manèges, dès le moment que leur « agrandissement avait été demandé.

« Toutes ces circonstances, jointes à celles qui ont été men.« tionnées ailleurs, nous ont amené à la conviction que l'architecte « a, dans toutes ses dispositions, fidèlement sauvegardé les intérêts -< de la Confédération tant au point de vue technique qu'au point « do vue économique. » « « « « « « « « « « «

La disposition intérieure des manèges et des écuries a une grande importance, d'elle devant dépendre les avantages du nouvel établissement pour plusieurs branches de service et d'instruction.

L'on a fréquemment réclamé pendant la durée des écoles de Thounc,.

l'avis des officiers experts qui se trouvaient momentanément en service sur cette place d'armes, afin de réunir et d'utiliser, le plus possible, les expériences faites ailleurs, en faveur de cette division des bâtiments. Les opinions ont souvent varié, et les conseils donnés ont rarement harmonisé, ce qui fait qu'il n'était pas aisé à la direction et à l'administration de choisir toujours le mieux au milieu de ces nombreuses divergences.

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Eemarquons, du reste, ici qu'il ne s'agissait pas de mettre en question des objets déjà contenus au programme du 31 août, mais de la fixation de points de détail qui n'y sont pas prévus.

Au commencement de cette année, notre Département militaire crut devoir faire encore officiellement intervenir la Commission hippique, pour connaître sa manière de voir sur cette partie des établissements.

11 lui a demandé un rapport sur les questions suivantes : a) Les manèges et écuries sont-ils exécutés conformément au programme et aux plans?

6) Ces établissements répondent-ils à leur but et rendront-ils les services qu'on est eu droit d'en attendre? Quelle est leur valeur, comparés aux établissements analogues existant en Suisse?

c) La Commission a-t-elle, dans les limites des plans et du programme, des desiderata à énoncer encore sur les détails de l'exécution?

Une délégation de la Commission hippique, composée de MM. les colonels Wehrli, Karlen et Fornaro, a répondu à ces questions, dans un rapport du 29 janvier dernier, comme suit : A la première question, oui, sans restriction; à la seconde, oui, également sans restriction. En ce qui concerne les avantages comparatifs des écuries et manèges de Thoune, cette Commission les voit, entr'autres, dans la proximité du champ des manoeuvres; dans la possibilité de conduire les chevaux des écuries au manège sans qu'ils soient exposés aux intempéries ; dans la séparation complète de la cour des écuries de celle de la caserne ; dans les hangars de pansement qui permettront de sécher en tout temps les litières hors des écuries et même d'occuper la troupe h couvert dans la cour ; dans les économies qui résulteront des râteliers et crèches «n métal; dans le système de macadam pour le couloir intermédiaire des écuries, bien supérieur à un pavé, etc.

En réponse à la troisième question, la Commission a présenté une série d'observations sur des détails d'exécution relatifs à, la disposition des stalles, des barres de séparation, des crèches et des râteliers, des crochets, des anneaux d'attaches, etc. Ces observations ont été immédiatement communiquées à la Direction des travaux, avec l'invitation d'y faire droit autant que la chose était possible.

·Ces propositions ne concernent rien d'essentiel, mais l'autorité et la grande expérience, en ces matières, des membres de la Commission, leur ont permis de trancher, pour le plus grand bien du service, des points sur lesquels on n'était pas d'accord. La Direction :a annoncé qu'il pouvait ótre fait droit à la presque totalité de ces observations et que les autres feraient l'objet d'un examen et de rapports ultérieurs.

193 Les points recommandés par la Commission et qui rentrent dans cette seconde catégorie, sont les suivants: a. Des stores pour les fenêtres des deux rangées d'écuries tournées du côté du Sud. C'est une dépense peu considérable et son utilité n'est pas contestable ; mais c'est un objet qui appartient au mobilier et il faudra y pourvoir, lorsqu'on s'occupera de ce dernier.

b. des coulisses en dalles de pierre dure, dans les écuries, au lieu de coulisses pavées. Ce serait assurément une amélioration et les observations que fait à ce sujet le rapport de MM. Wehrli, Karlen e Fornaro paraissent fondées. Mais c'est une dépense de fr. 2,200 en sus du coût des coulisses pavées et le crédit pour les écuries ne permet pas d'y faire face d'une manière certaine. Nous ne manquerons pas, toutefois, de faire examiner avec attention cette demande.

c. la translation des fosses à fumier hors de la cour des écuries, en faisant, à cet effet, l'acquisition d'une parcelle de terrain.

Nous sommes aussi de l'avis qu'elles doivent être placées hors de l'enceinte des bâtiments, et nous croyons que cela peut se faire, sans acquisition de terrain, en utilisant d'une manière convenable la lisière que l'on possède en dehors de la dernière rangée des écuries, du côté du Sud.

d. le lanibrissage intérieur des toits dans les localités situées au-dessus des écuries. Sans méconnaître l'avantage de cette mesure, nous croyons cependant qu'elle peut être rangée dans la catégorie de celles dont nous demandons l'ajournement. Ce n'est point une nécessité pour que ces appartements soient momentanément habitables, et comme il s'agit d'une dépense qui s'élèverait à environ 5000 francs, nous pensons qu'il y a toute convenance à la renvoyer.

Le Conseil fédéral ayant désiré d'être exactement renseigné sur la manière dont les travaux en maçonnerie, pierre de taille et charpente sont exécutés, et sur la valeur des matériaux employés à la construction, notre Département militaire a décidé, sans préjudice de l'examen final et approfondi qui sera fait lors de la re'connaissance des travaux, de charger MM. les architectes Wolff, Ryehner et Dähler d'examiner les constructions, particulièrement ù ce point de vue, et de signaler les défectuosités qu'ils y remarqueraient.

194

Le Département leur a, en conséquence, demandé si les ·constructions militaires à Thoune laissaient à désirer eu égard a« mode d'exécution, à leur solidité, à la qualité dos matériaux employés, et si les travaux étaient faits dans les conditions que la Confédération est en droit d'attendre?

Ces Messieurs ont déclaré, après une inspection des bâtiments, que la qualité des matériaux employés et, en particulier, celle du mortier ne leur paraissaient pas laisser à désirer et que la maçonnerie était bien exécutée ; mais qu'elle était supérieure dans lu bâtiment principal, sans que, du reste, dans les écuries, la solidité eût à souffrir d'un travail moins serré.

La pierre de taille est généralement de bonne qualité.

Ces Messieurs signalent ensuite quelques défectuosités dans des détails d'exécution, qui ont été immédiatement communiquées à la Direction pour y faire remédier par l'entrepreneur.

Quant aux travaux de charpente, ils ont été trouvés bien réussis, exécutés avec du bois sain et bien équarri. Les charpentes sont simples et cependant solides; celle du manège est élégante.

Les planchers sont travaillés proprement.

Ces Messieurs se prononcent, en conséquence, d'uno maniero satisfaisante sur l'exécution de la charpente, maçonnerie et pierre ·de taille, dans leur rapport des 11, 13 et 15 février 1866, qui est >oint aux actes.

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Le rapport du 6 novembre de MM. Wolff, Kubly et Dähler H comparé (page 3) les localités qui sont réclamées par le programme du 31 août avec celles qui étaient prévues dans le rapport de MM. Stehlin et Wolff, des 27 et 29 mai 1863. Il y a déjà entre les deux programmes de notables différences. De plus, l'élaboration du plan a amené encore des développements qui n'étaient pas prévus dans le programme du 31 août 1863. Il en résulte que la supposition formulée dans un des rapports de la Direction et qui nous faisait entrevoir la possibilité que toute une Ecole centrale pourrait, à peu de chose près, trouver à se loger dans les nouveaux bâtiments, se réalisera complètement. Il était désirable que dès le moment que la Confédération faisait le sacrifice de construire à grands frais des établissements militaires, l'on ne se trouvât pas uniquement en mesure de satisfaire aux besoins strictement mesurés du présent, mais que l'on laissât quelque espace pour ceux de l'avenir. C'est-là un cachet de prévoyance qui convient aux oeuvres publiques.

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En vue de se rendre bien exactement compte et plus facilement que cela ne peut avoir lieu par le seul examen des plans, do l'emploi des différentes localités et du nombre d'hommes qu'elles peuvent effectivement contenir, notre Département militaire a fait élaborer un projet provisoire de distribution. Il va sans dire que ·ce projet n'est point destiné a être mis tel qu'il est en vigueur et qu'il sera auparavant soumis à un examen réitéré et approfondi; mais il répond à son but en donnant rémunération des emplacements dont on pourra disposer dans les nouveaux bâtiments et l'indication de leur emploi présumé le plus utile. Ce travail dont a été chargé le commissariat fédéral des guerres (voir son rapport du 14 février 1866) présente les résultats suivants : Chambres d'officiers, 38, pouvant contenir . . . . 144 lits.

» de sous-officiers et soldats, 44, pouvant contenir 816 » Total 960 lits.

Tel est le nombre d'hommes qui peut être, en tout temps, normalement logé dans les locaux ordinaires de la caserne. Nous ferons, du reste, remarquer que rien n'empêchera de changer suivant les circonstances, les destinations ci-dessus et d'employer, par exemple, pour le logement de la troupe ou pour celui des aspirants, une ou deux chambres d'officiers, s'il en est besoin, et vice versa.

Le programme du 31 août demandait des emplacements pour environ 100 officiers et 800 sous-officiers et soldats; le plan a donc dépassé cette provision.

Nous avions exprimé l'espoir qu'une école centrale pourrait, en cas de besoin, être reçue en entier dans les nouveaux bâtiments; cela pourra se faire de la manière suivante.

Les deux réfectoires du rez-de-chaussée, mesurant chacun 3600 pieds carrés, peuvent être employés aisément à loger la troupe; pendant ce temps, l'on mangerait dans les chambres et sur les galeries du rez-de-chaussée et des étages. De cette façon, l'on pourra encore loger au moins 340 hommes.

Les emplacements au-dessus des écuries peuvent contenir aisément, après déduction de ce qui est réclamé pour les magasins du commissariat, 500 hommes. Cela fait déjà 1800 hommes, tous convenablement logés.

Mais l'on peut aussi disposer les manèges et s'il le faut une partie des galeries, qui ont 12 pieds de largeur, à recevoir de la -troupe, ce qui fait que plus de 1000 hommes peuvent encore trouver place de cette manière.

196 C'est plus que suffisant pour une école centrale, si, à l'avenir, on voulait renoncer au campement, ou si l'on se trouvait dans le cas de lever momentanément un camp.

Quant aux bureaux du commandant et du commissariat, aux salles de théorie, à la salle des modèles et à la bibliothèque, à l'infirmerie, aux magasins, etc., il leur sera affecté des localités commodes et spacieuses, à chacun suivant ce qui parait réclamé par ses besoins. Noxis renvoyons à ce sujet, pour les détails, au projet du commissariat et ail plan de distribution qui sont joints aux actes.

V.

Les travaux de construction ont commencé aussitôt qu'il a été possible, dans l'année 1864, et les deux premiers groupes de bâtiments, la caserne et les écuries, ont été attaqués à peu d'intervalle l'un de l'autre. Ils ont été poussés avec assez d'activité pour qu'un des manèges pût déjà être utilisé pendant l'école centrale de 1865, et le second, pour les écoles et cours de répétition qui ont suivi. En vertu des arrangements pris avec la ville de ïhoune, la Confédération s'est réservé la faculté d'avoir l'usage de l'ancienne caserne, des magasins, des écuries et du manège, aux conditions précédentes, pendant toute la durée des constructions et en tout cas jusqu'au 1er octobre 1866. Dans la convention du 30 décembre 1863, avec le Directeur des travaux, ceux-ci doivent être achevés pour le mois de juillet 1866, de façon à ce que jusqu'à la fin de l'année les comptes puissent être coinptètement établis. Nous avons l'espoir que ces délais seront observés et que, déjà pour l'école centrale de cette année, on pourra utiliser dans une large mesure plusieurs parties des nouveaux établissements. Il y a surtout grande importance à ce qu'il n'y ait pas de retard pour l'arsenal, l'ancien devant être évacué pour le 1er octobre prochain, à moins que la convention avec Thoune ne soit renouvelée, ce que nous tenons naturellement à éviter.

Dans le rapport final qui devra vous être présenté sur l'exécution de l'arrêté du 25 juillet 1863, nous serons dans le cas de nous étendre, plus que nous ne l'avons fait aujourd'hui, sur les études, sur les adjudications et accords, sur los conditions techniq\ies des constructioas, sur les formes architecturales, sur la marche des travaux, en même temps que de vous donner un aperçu financier complet, accompagné des comptes et des pièces justificatives.

197

Nous avons pensé que, dans un rapport préliminaire, les considérations qui précèdent, empruntées presque toutes à des expertises dont les prémisses comme les conclusions ne sauraient être mises en doute, suffisaient à motiver à vos yeux, la demande que nous avons l'honneur de vous présenter, d'un crédit supplémentaire de fr, 350,000 pour l'achèvement des constructions militaires de la place d'armes de Thoune, décrétées par arrêté fédéral du 25 juillet 1863.

Berne, le 16 février 1866.

Au nom du Conseil fédéral suisse, Le Président de la Confédération : J. M. KNUSEL.

Le Chancelier de la Confédération : ScHIESS.

Feuille fédérale suisse. Année XVIII.

Vol, J.

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MESSAGE du Conseil fédéral à l'Assemblée fédérale concernant une demande de crédit supplémentaire pour les constructions militaires à Thoune. (Du 16 février 1866.)

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